Bruno :
[
0:01] Jérôme Colombain à Paris, bonjour.
Jérôme :
[
0:03] Salut, Bruno Guglielminetti à Montréal.
Bruno :
[
0:06] Eh bien, bienvenue dans ce débrief transatlantique. Autre semaine, autre actualité, puis encore cette semaine, on peut dire qu'on est pas mal gâtés. Si tu me permets, je glisse le sommaire rapidement, question que les gens se retrouvent un peu dans les sujets qu'on va aborder. Il va y avoir un gros spécial Elon Musk parce qu'il était partout, de par ses propos, mais aussi de ses produits. On va parler de Berlin, qui accueille l'IFA pendant le week-end. On va revenir sur le géant Dyson, qui fait plus que maintenant nettoyer vos sols. Il nettoie votre bouche. Et puis, on va parler de changement à la direction.
Jérôme :
[
0:44] Pas avec le même appareil.
Bruno :
[
0:46] Ça, tu vas nous expliquer. Changement à la direction d'Apple, on fait quand même un clin d'œil sur la chose. Le statut de ChatGPT, Reddit et Roblox qui changent en Europe, ça a des conséquences importantes. On va parler un peu de politique nord-américaine avec cette saga du lac Ontario, lac America, dépendamment d'où on se trouve du côté de la frontière. Et puis aussi, dans notre besace, si on a du temps, on parlait d'une étude finlandaise concernant les cerveaux et les jeunes, les cerveaux des jeunes et les écrans. Et puis, tiens, Tamagotchi. Je vous ai dit juste Tamagotchi. Si vous ne connaissez pas, vous allez dire de quoi il parle. Il a appris du japonais, mais si vous savez, là, je suis sûr que j'ai attiré votre attention, bien, ça va être à la toute fin de notre discussion. antiques.
Bruno :
[
1:41] Cybercab, le robot taxi d'Elon Musk, ça te dit quoi?
Jérôme :
[
1:45] Ça y est, ça y est, enfin, enfin présenté officiellement par Elon Musk. C'est pas un an plus tard? Comment?
Bruno :
[
1:53] C'est presque un an plus tard?
Jérôme :
[
1:55] Oui, alors il l'avait déjà présenté, il y en a déjà plein apparemment qui roulent dans les rues de Houston, de Dallas au Texas, il y a des vidéos de gens absolument stupéfaits, qui sont postés. Super campagne de communication, d'ailleurs.
Bruno :
[
2:11] Il y en a d'autres qui ont l'air tellement blasés d'embarquer là-dedans. Je regardais les airs des gens, puis il y en a qui c'est vraiment « Oh, c'est la première fois ! » Mais je voyais des gens aussi qui avaient des paquets, puis c'était comme s'ils prenaient un Waymo ou autre chose.
Jérôme :
[
2:23] Oui, ils s'en foutaient. Ils sont déjà un peu habitués, c'est incroyable. Il faut rappeler ce que c'est ce Cybercab, c'est quand même la première voiture autonome sans volant, sans pédale, sans chauffeur, qui va circuler sur les routes, en tout cas dans certaines rues, dans certaines villes. C'était la promesse d'Elon Musk. Et en plus, ça fonctionne uniquement avec le système FSD, c'est-à-dire uniquement avec des caméras et de l'intelligence artificielle. Il n'y a pas de lidar, il n'y a pas de radar, il n'y a pas toutes ces choses qu'on peut trouver sur les véhicules Waymo, par exemple. Donc, il y a une particularité technologique.
Bruno :
[
2:59] Donc, on s'entend pour dire que s'il y a une tempête de neige qui tombe sur Austin, les voitures restent au garage.
Jérôme :
[
3:04] Oui, parce qu'a priori, c'est vrai que le FSD, c'est un peu sa limitation. Mais alors, attends, Elon Musk n'a pas dit son dernier mot, Bruno. Tu vas voir.
Bruno :
[
3:12] Ah, je suis persuadé.
Jérôme :
[
3:13] En triturant les données avec ses algorithmes, il va arriver un jour ou l'autre.
Bruno :
[
3:18] Oui, par mémoire, tu sais, retrouver avec le positionnement GPS où il est en train d'aller.
Jérôme :
[
3:24] Mais c'est vrai, t'as raison pour l'instant. Apparemment, sous la neige, sous la pluie, ça ne marche pas très, très bien.
Bruno :
[
3:29] C'est le problème au Canada.
Jérôme :
[
3:29] Sous la neige, ça va être un problème pour vous quand même.
Bruno :
[
3:31] Oui, c'est ça.
Jérôme :
[
3:32] Oui, bon.
Bruno :
[
3:33] C'est ça. Alors, Cybercab, c'est lancé. Mais ça veut dire quoi? Qu'est-ce que ça symbolise pour toi? C'est un nouveau chapitre? C'est...
Jérôme :
[
3:46] Je pense que c'est vraiment décisif. Maintenant, la question, c'est de savoir où ça va se déployer. Pour l'instant, il y a des choses qui ont été annoncées, mais nous, on attend de le voir arriver un jour en Europe. Pou, pou, pou. J'en doute fortement.
Bruno :
[
4:01] T'entends l'oiseau qui chante au loin.
Jérôme :
[
4:03] En tout cas, ça va se déployer dans l'immédiat, plutôt aux États-Unis, etc. Ça va faire concurrence à d'autres services. Quand même, ça y est, on rentre dans l'ère de la voiture autonome. sous forme de taxi. Donc ça, c'est une avancée incroyable. Il y aura des moqueries, il y aura des choses forcément. Ce Cybercab, je ne sais pas si tu as vu, en plus son design est quand même très spécial, très futuriste.
Bruno :
[
4:35] Récemment, je suis tombé sur des vieux livres des années 60 qui racontaient à quoi ressembleraient les années 2000.
Jérôme :
[
4:46] Oui, c'est vrai que ça ressemble à ça.
Bruno :
[
4:48] Oui, ça ressemble à ces bagnoles-là. Oui, tout à fait. À la différence qu'il n'y a pas vraiment d'endroit pour dormir. Non, et en plus.
Jérôme :
[
4:56] Ça n'emmène que deux personnes.
Bruno :
[
4:58] Oui.
Jérôme :
[
4:59] C'est bizarre, c'est une grosse voiture, il n'y a pas de chauffeur, mais tu peux emporter que deux personnes.
Bruno :
[
5:02] Oui, mais tu sais que Elon Musk qui est en train de travailler sur le bus ou la minivan, qui, elle, va prendre plus de gens.
Jérôme :
[
5:09] Ah, mais nous, on est plus en avance. En France, on a déjà ça, un bus autonome.
Bruno :
[
5:13] Ah oui, il y en a. Il y a un joueur français qui fait ça.
Jérôme :
[
5:15] Oui, il y en a au moins un, si ce n'est plusieurs. Bon, ce n'est pas la même chose parce que c'est sur des trajets très particuliers. C'est une boîte lyonnaise, si je ne m'abuse, qui fait ça. C'est sur des terrains et des circuits en site propre, etc. Mais c'est quand même des systèmes autonomes.
Bruno :
[
5:29] On en avait une de chez vous, à Montréal, comme ça, sur la rue Saint-Hubert, qui est une rue commerciale et qui faisait la navette, qui montait, qui reprenait la rue d'à côté, puis qui refaisait. C'était impressionnant ça. Pour ça, c'est l'idéal. Pendant tout un été, les gens ont pu tester cette chose-là.
Jérôme :
[
5:45] Bruno, rappelle-toi, tu étais à VivaTech à Paris cette année, et l'année d'avant aussi, il me semble. Et donc, tu l'as vu, le Cybercab, parce qu'il était...
Bruno :
[
5:54] Oui, il était là, il était exposé.
Jérôme :
[
5:55] Oui, il était exposé. Moi, je pense surtout, d'ailleurs, à VivaTech 2025, en fait.
Bruno :
[
6:02] L'année passée, pas cette année.
Jérôme :
[
6:03] Oui, c'est ça, pas cette année, l'année d'avant. L'année d'avant, il était en vedette. Bon, c'était juste pour le montrer, puisqu'il n'est pas question de le déployer.
Bruno :
[
6:09] Puis il n'était pas lancé.
Jérôme :
[
6:10] Il était un carton.
Bruno :
[
6:11] En simple.
Jérôme :
[
6:12] Non, non, il était en vrai, il y avait un monde fou autour, etc. Mais moi, je trouve, oui, je pense que c'est une étape importante. Je ne sais pas ce que t'en penses.
Bruno :
[
6:20] Oui, c'est un peu comme le nouveau chapitre de la voiture. C'est-à-dire qu'il y a eu l'époque, c'est effrayant de dire ça, mais l'époque des Waymo, des Zoox, de Google et d'Amazon. Et puis aujourd'hui, là, finalement, ça arrive. Évidemment, on s'entend. Là, c'est que quelques villes et ce n'est pas tout le monde qui va pouvoir mettre la main là-dessus. Ce sont des employés d'Elon Musk qui vont pouvoir les acheter dans un premier temps. Mais quand même, on les voit maintenant, ils sont en circulation, puis on va commencer. Mais ce que je trouve habile de cette démarche-là, puis je pense qu'on en a d'ailleurs parlé dans le grand, Grand Débrief avec François, c'est que oui, ça va servir le commun des mortels qui vont avoir les moyens de se le payer, pour avoir un véhicule comme ça qui va pouvoir se déplacer. Mais c'est aussi en pensant au transport en commun. et il a la possibilité de le mettre à la disponibilité de d'autres qui vont pouvoir l'utiliser et donc, dans un contexte environnemental, de devenir une solution au transport.
Jérôme :
[
7:23] Bien sûr, mais c'est d'ailleurs en grande partie et prioritairement, ça va être destiné, enfin en tout cas, c'était la vision d'Elon Musk au départ, c'était vraiment d'en faire un taxi pour les compagnies de taxi, pour faire des flottes. Donc, je ne sais pas en France, est-ce que G7, par exemple, la compagnie de taxi parisienne, va acheter des robots taxis d'Elon Musk quand ça sera autorisé à les faire circuler ? Je demande à voir parce qu'après… Mais il y a quand même un intérêt.
Bruno :
[
7:52] Parce qu'on l'a vu cette semaine. Elon Musk parlait avec un de vos ministres en vidéoconférence.
Jérôme :
[
7:58] Oui, absolument. Exactement. Il parlait avec le ministre des Transports, Philippe Tabarot, qui s'est empressé de publier sur X la photo de la discussion, avec Elon Musk pour dire que, oui, la France va enfin s'intéresser un peu à la voiture autonome. Donc, Elon Musk va donner deux voitures autonomes avec le fameux système FSD, les mêmes que celles qui circulent qui ont été autorisées à Amsterdam et ailleurs et il va y avoir des tests en France alors enfin, ouf on a envie de dire, enfin on se jette un peu sur le truc bon, on va voir ce que ça va donner il ne faut pas se leurrer, je pense que derrière il y aura des batailles de chiffres, des batailles d'appréciation et déjà on sait qu'Elon Musk fait passer des chiffres sur la, enfin Tesla, met en avant des résultats en termes de bénéfices par rapport au nombre d'accidents etc et qui sont contestés Donc, il y a toute cette bataille réglementaire derrière qui est assez importante.
Bruno :
[
8:52] Mais vous, on s'entend, ce ne sera pas dans l'immédiat, mais vous, c'est en train de débouler. Waymo qui a ouvert ses bureaux à Paris, les gens de Tesla qui font la belle part au gouvernement français, On sent que c'est en train de bouger.
Jérôme :
[
9:08] C'est en train de bouger, mais pour l'instant, rien n'est fait. À mon avis, on va encore en parler. Cette année, on aura l'occasion d'en parler.
Bruno :
[
9:15] Oui, mais tu te souviendras que la dernière fois qu'on a parlé d'Elon Musk et de la France, c'était pour dire qu'il n'avait pas accusé réception des demandes des juges de le rencontrer. Alors, tu sais, on voit que les choses sont en train de s'améliorer avec l'empire de Musk et la vôtre. Et puis, il s'est bougé très vite. Oui, mais Musk n'était pas, c'est vraiment le segment Musk avec lequel on débute cette semaine, mais Musk n'était pas seulement présent en vidéoconférence en France, il était aussi au G20. T'as suivi ça ?
Jérôme :
[
9:44] Oui. Il a fait beaucoup de vidéoconférences cette semaine, Elon Musk. Et il est apparu lors d'une réunion du G20 en Caroline du Nord, aux États-Unis. C'était mardi. Donc, il s'exprimait devant les ministres du G20 pour dire qu'il fallait plus de data centers partout dans le monde parce que c'était super important pour le futur. Et aussi, et ça, c'est intéressant pour dire qu'on allait vers un vrai problème en matière d'énergie qui n'avait pas assez d'électricité, notamment aux États-Unis, et on sait que les deux sont liés. Pour faire de l'IA, il faut des data centers et il faut de plus en plus d'électricité, ce qui d'ailleurs énerve, pas mal de gens parce qu'il y a des questions environnementales qui se posent, il y a pas mal de récupérations politiques aussi, et j'ai l'impression, mais tu en parleras peut-être mieux que moi parce que tu es un peu plus près que moi du problème, c'est la montée de l'opposition à l'IA et au data center sur le territoire américain de plus en plus.
Bruno :
[
10:42] Oui, et puis c'est intéressant parce que tu as même le président américain lui-même qui a senti, en tout cas, ou son entourage l'a avisé de la problématique, parce que là, il a senti qu'il devait ajouter son grain de sel à la discussion en disant tout simplement aux Américains, si vous êtes contre ça, vous êtes des perdants.
Jérôme :
[
11:01] Oui, ça me rappelle quelque chose. Emmanuel Macron avait traité les opposants à la 5G d'Amish.
Bruno :
[
11:11] Ça, c'est pas gentil pour les Amish, bon, mais bon.
Jérôme :
[
11:13] Non, mais c'est ni gentil ni méchant.
Bruno :
[
11:17] Mais il y en a encore ici en Amérique.
Jérôme :
[
11:19] Mais écoute, tant mieux pour eux.
Bruno :
[
11:22] Non, c'est ça, mais donc, le message partout est placardé. T'as une industrie qui pousse, qui pousse pour avoir des centres de données. T'as le gouvernement américain qui pousse aussi pour voir ces centres de données, apparaître parce que justement, avec ça, permet la possibilité de travailler avec les données, de développer l'intelligence artificielle. Et là, il y a un contexte. C'est la grande course contre la Chine ou avec la Chine. Et Donald Trump ne veut pas perdre ça. Et puis, les gros joueurs, que ce soit les Elon Musk, les Altman, mais aussi les gens qui sont derrière Microsoft, Amazon et Meta et Google, veulent et ont besoin de ces centres-là. Alors, il y a une énorme pression qui est en train d'être faite, sauf que les municipalités dans lesquelles elles arrivent.
Bruno :
[
12:14] Ces projets-là, ce n'est pas toujours. Non, c'est ça. Parce que, un, ils viennent, puis c'est toujours la promesse d'emploi et d'aide à l'économie locale, sauf qu'à un moment donné, qu'est-ce qu'on voit rapidement? C'est tout le besoin d'électricité. D'ailleurs, pendant un bon bout de temps, tu avais les citoyens des endroits qui se faisaient refiler la facture électrique, parce qu'ils n'avaient pas commencé. Mais là, les compagnies se sont engagées à prendre la facture de ce que ça allait coûter pour l'électricité. Mais c'est aussi tout le besoin en eau. Et moi, je me souviens, il y a encore récemment, je pense qu'il y a six mois, j'ai entendu parler d'un village au Texas, mais il y a deux ans, trois ans, on en parlait déjà. C'est ces petites municipalités qui, du jour au lendemain, se retrouvent sans eau potable.
Jérôme :
[
13:01] Non, mais OK, c'est arrivé, Bruno, mais bon, c'est l'Amérique, ça s'est toujours passé comme ça, la conquête de l'Ouest, la construction du chemin de fer, la révolution industrielle, ils foncent dans le tas, le pétrole, etc. Ils foncent dans le tas et puis ils discutent après. Je pense que ça va se réguler petit à petit, ces trucs-là, effectivement.
Bruno :
[
13:25] Et heureusement qu'il y a une protestation citoyenne.
Jérôme :
[
13:27] Oui, heureusement qu'il y a des protestations, bien sûr, c'est fait pour ça. Nous, c'est l'inverse. En général, on encadre tout à l'avance avant de faire le premier pas.
Bruno :
[
13:35] Pour s'assurer que rien ne soit fait.
Jérôme :
[
13:37] Non, mais tu vois, c'est intéressant parce que, par exemple, chez nous, l'actualité, c'est autre chose. C'est Free, en tout cas la filiale de Free spécialisée dans le data center, qui en début de semaine, râlait en disant que c'est trop compliqué de construire un data center en France. Il y a quatre ans de formalité, c'est trop compliqué. Donc, tu vois, il faut peut-être trouver un juste milieu. Il faut être entre les deux. Juste pour revenir aussi à la réunion du G20, ce qu'ils ont voulu faire également, c'était... En fait, ils s'en prennent à l'Europe et aux fameux I-Acts, les I-Acts.
Bruno :
[
14:13] Au passage, oui.
Jérôme :
[
14:14] Oui, que ce soit Musk relayant la position du gouvernement américain, s'est opposé et s'oppose à la réglementation, toujours pour les raisons qu'on sait, trop de réglementations, ça freine selon lui l'innovation, etc. Et ils ont voulu, je ne sais pas si tu as vu, ils ont essayé de faire adopter ce qu'ils appellent la résolution de Caroline, et qui est donc un texte par lequel, en gros, les États s'engageraient à ne pas surréguler, en tout cas pas maintenant. Donc voilà, il y a une dimension politique aussi derrière qui est de plus en plus forte.
Bruno :
[
14:51] Et puis, il y a aussi Sam Altman qui devait passer dans cette rencontre-là, mais je ne sais pas encore qu'est-ce qu'il va raconter.
Jérôme :
[
14:57] Oui, il n'est pas passé encore, c'est ça?
Bruno :
[
14:58] C'est ça, oui. On aura des échos, probablement que ça va aller dans le même sens parce qu'ils font partie du même club.
Jérôme :
[
15:05] Bien sûr.
Bruno :
[
15:06] Donc, écoute, est-ce que tu es d'accord pour qu'on arrête le segment Elon Musk et puis qu'on pense à autre chose?
Jérôme :
[
15:12] Parlons d'autre chose que d'Elon Musk. On en parlera la semaine prochaine dans le spécial Elon Musk.
Bruno :
[
15:20] Retour en Europe, cette fois-ci à Berlin, parce qu'il y a un grand événement qui est un peu le coup d'envoi de l'automne et de la nouvelle saison de la tech. C'est l'IFA de Berlin, l'édition 2026, qui est un rendez-vous auquel tu as souvent participé. Et cette année, je pense que ça nous réserve des choses intéressantes. En tout cas, de ce qu'on est en train de voir poindre à l'horizon, là.
Jérôme :
[
15:46] Oui, cette année, j'avoue que je n'y suis pas à l'IFA. Je n'ai pas pu y aller.
Bruno :
[
15:50] Tu as fait un choix. Ou tu étais avec moi ou tu étais à Berlin.
Jérôme :
[
15:53] Oui, exactement. J'aurais pu faire les deux, mais ce n'était pas seulement pour cette raison-là. Non, c'est aussi que paradoxalement, on a parfois beaucoup d'infos sur ce qui est annoncé, même sans se déplacer sur place. Sur place, évidemment, on peut voir les produits, discuter avec les gens, etc. Ce n'est pas pareil.
Bruno :
[
16:09] Surtout que c'est annoncé maintenant, un peu comme au CES, deux jours à l'avance.
Jérôme :
[
16:13] Oui, exactement.
Bruno :
[
16:14] Les journées médias, là.
Jérôme :
[
16:15] Maintenant. Oui, c'est ça, il y a une journée média. C'est assez amusant d'ailleurs, l'IFA, pour y être allé plusieurs fois, effectivement, je peux en parler, parce qu'à chaque fois, moi, j'y allais, on y allait, c'était souvent dans le cadre de voyages de presse et autres, et on arrive alors que le salon n'est pas ouvert. Et il est plus que pas ouvert, il est encore en construction.
Bruno :
[
16:30] Il est en montage.
Jérôme :
[
16:31] Il est complètement en montage, donc tu visites tous les stands au milieu des cartons, des pelleteuses, des fuites d'eau, des câbles, de la moquette qui n'est pas posée, qui est en train d'être posée, et c'est incroyable d'ailleurs de voir, parenthèse, Mais un salon comme ça, comme d'autres salons.
Bruno :
[
16:46] C'est… On voit les entrailles d'un salon.
Jérôme :
[
16:49] C'est incroyable quand même l'entreprise que ça représente à chaque fois, quel que soit le salon, c'est monstrueux. Mais c'est super, ça fait travailler plein d'entreprises, plein de gens et tout. Alors, les annonces, puisque c'est plutôt ça qui t'intéresse.
Jérôme :
[
17:04] Parlons-en, tu vas me dire ce que tu as remarqué. Moi, j'ai noté déjà des choses. Apparemment, il y a une marque qui revient, qui est une marque mythique, qui avait complètement disparu et qui refait son apparition, c'est Packard Bell.
Bruno :
[
17:15] Ah !
Jérôme :
[
17:15] C'est étonnant, ça !
Bruno :
[
17:16] Je ne l'ai pas vu, ça !
Jérôme :
[
17:17] Oui, c'est Packard Bell, mais qui était une marque américaine et qui est relancée par Acer. Et Acer, si je ne m'abuse, c'est une marque taïwanaise.
Bruno :
[
17:26] Oui, oui.
Jérôme :
[
17:27] Donc, j'ai l'impression que c'est encore un rachat de licence ou un truc comme ça.
Bruno :
[
17:30] Oui, un peu comme un...
Jérôme :
[
17:32] Comme Nokia, etc.
Bruno :
[
17:33] Kodak et compagnie.
Jérôme :
[
17:35] Et avec un positionnement qui est assez marrant parce que c'est des produits... Bon marché, pas trop cher, et fun, très fun, coloré, machin, etc. Alors, ils ont notamment annoncé un ordinateur portable à 500 euros, mon ami, le DotBook, un petit ordi de 14 pouces, et puis d'autres choses, voilà, on ne va pas trop s'étendre là-dessus. Sinon, il y a Samsung qui a également présenté un ordi portable bon marché, qui s'appelle, je ne sais plus comment, d'ailleurs, le Galaxy Book 6. et lui, il est à 800 euros quand même. Alors, c'est du marché un peu plus cher. Mais évidemment, si je te dis ordinateur portable, tu comprends pourquoi ces gens-là font ça. C'est clairement la réponse. C'est la réponse au MacBook Neo d'Apple.
Bruno :
[
18:23] Oui. Et puis aussi, tu as les Google Books qui sont dans le paysage, hein.
Jérôme :
[
18:29] Oui, mais les Chromebooks?
Bruno :
[
18:31] Oui, mais qui viennent remplacer les Chromebooks.
Jérôme :
[
18:32] Oui, mais qui ne sont pas des voisins, les Chromebooks.
Bruno :
[
18:35] Ah, bien là, on va avoir toute une discussion. À quoi te sert un ordinateur? Si c'est pour faire du travail, si le Google Book peut te servir à faire ça, comme un MacBook peut te servir, ça dépend. Si tu veux jouer, c'est sûr que ce n'est pas le bon.
Jérôme :
[
18:47] Non, non, mais je veux dire, c'est avec tous les trucs dans le cloud, etc. Ils en sont encore là. J'espère que je ne dis pas des bêtises. J'ai un peu lâché le... Je ne suis plus trop au courant de ça. Je vais me faire tuer s'il y a des spécialistes du Chromebook qui m'écoutent. Donc, mea culpa.
Bruno :
[
19:00] Mais c'est une nouvelle génération. C'est ça qui va être lancé très bientôt. Oui.
Jérôme :
[
19:04] Bon, puis sinon, j'ai vu qu'il y avait Xiaomi aussi. Alors, c'est pareil. Bon, je ne suis pas à l'IFA, mais franchement, j'ai vu dix fois le stand de Xiaomi, que ce soit à l'IFA ou ailleurs. Et ça se ressemble.
Bruno :
[
19:12] Et à chaque fois.
Jérôme :
[
19:12] C'est un peu pareil maintenant. Alors, tu as des voitures, des smartphones et de la maison connectée. Ça, c'est la nouveauté. Parce qu'ils ont un concept. C'est leur truc Human Car Home. Human Car Home.
Bruno :
[
19:24] Ça se traduit en français, c'est quoi ?
Jérôme :
[
19:26] Ça fait humain, voiture, maison.
Bruno :
[
19:29] OK, c'était vraiment Human Car Home.
Jérôme :
[
19:31] Oui, mais c'est affiché sur leur stand. Human Car Home. C'est intéressant l'idée.
Bruno :
[
19:36] Je pensais que c'était de l'allemand que tu me disais. Human Car Home.
Jérôme :
[
19:39] Human Car Home. Tu veux que je te le dise en allemand? Voilà, il est loin mon allemand. Je ne saurais même plus dire... Non, je ne sais plus. Mansion? Non, je ne sais plus. Bref. Donc, la voiture, c'est la SU7. La SU7 Ultra. Il y a aussi la SU7 Max. Et puis, il y a un concept car. mais franchement je pense que c'est ce qu'on a eu au CES de Las Vegas c'était pas sérieux.
Bruno :
[
20:01] Comme nom de voiture une sucette.
Jérôme :
[
20:03] Une sucette ça me fait toujours rire depuis le premier jour mais enfin faut pas trop rigoler parce qu'elle se vend comme des petits pains en Chine je sais c'est populaire, Et puis, ils ont des produits pour la maison connectée, qui est sous une sous-marque, un étendard qui s'appelle Mijia et qui va arriver en Europe. Alors, plein de produits pour la maison connectée, lave-linge connecté, réfrigérateur connecté, climatiseur connecté.
Bruno :
[
20:30] Ça, tu vas nous en parler dans ta série de connectés.
Jérôme :
[
20:32] Exactement. Je pense déjà à en parler dans mon podcast Maison Connectée.
Bruno :
[
20:37] Mais ça va faire mal.
Jérôme :
[
20:38] Parce que Xiaomi, ça va faire mal.
Bruno :
[
20:40] Oui, mais ils sont bons dans ce domaine-là, en particulier.
Jérôme :
[
20:43] Et c'est des produits pas chers.
Bruno :
[
20:44] Tu ne m'as pas encore parlé du truc que moi j'ai vu.
Jérôme :
[
20:49] Alors, vas-y.
Bruno :
[
20:50] Je veux t'entendre sur la Wi-Fi 8.
Jérôme :
[
20:54] La quoi ? Le Wi-Fi. Ça, c'est le dossier de François Sorel. Les gigabits et les...
Bruno :
[
21:01] Non, non, mais quand même, c'est intéressant. On s'entend, la norme n'a pas encore été adoptée.
Jérôme :
[
21:05] Tu as dit quoi là? Tu as dit la Wi-Fi?
Bruno :
[
21:08] Oui.
Jérôme :
[
21:08] Tu as dit la Wi-Fi?
Bruno :
[
21:09] Oui.
Jérôme :
[
21:10] Mais tu cherches quoi? Tu veux que je t'envoie le FBI chez toi ? Depuis quand on dit la Wi-Fi dans un podcast tech, Bruno ?
Bruno :
[
21:20] Toi, tu parlerais du Wi-Fi.
Jérôme :
[
21:23] Non, mais je dis le Wi-Fi. Le Wi-Fi, c'est un garçon, le Wi-Fi.
Bruno :
[
21:26] Ah oui, c'est un garçon.
Jérôme :
[
21:27] Mais oui. Franchement, c'est un combat qu'on est en train de perdre parce que je le vois partout. J'ai vu ce matin une vidéo sur les réseaux sociaux avec carrément le titre « La Wi-Fi ». Ben non, c'est...
Bruno :
[
21:40] Non, mais il n'est pas qu'on parlait du Wi-Fi.
Jérôme :
[
21:42] Oui, c'est le Wi-Fi. Non, mais on parlait du Wi-Fi. De toute façon, on ne sait pas ce que ça veut dire Wi-Fi. Ça ne veut rien dire parce que c'est un mot très bizarre qui a été construit, un peu en référence à la Hi-Fi. Mais en fait, ce n'est pas tout à fait vrai. Ça, c'est une explication qu'on a trouvée après. On a dit que ça veut dire Wireless Fidelity. C'est... Bon, enfin bref.
Bruno :
[
22:05] J'avais fait une capsule là-dessus sur le monde connecté. Je ne me souviens plus comment ça s'appelle.
Jérôme :
[
22:10] J'avais fait un épisode spécial. Bon, alors le Wi-Fi 8, vas-y, parlez du Wi-Fi 8.
Bruno :
[
22:13] Non, non, mais je voulais juste mentionner que c'est une des premières apparitions publiques en Occident. Mais c'est important de savoir que la norme n'a pas été encore acceptée. Sauf qu'on commence à voir poindre des produits qui nous annoncent qu'ils seront compatibles avec le Wi-Fi 8.
Jérôme :
[
22:29] Mais c'est toujours comme ça, en fait. Le Wi-Fi, c'est une norme qui est en discussion permanente. À chaque fois, ils sont en train de se pencher sur les versions successives. Et parallèlement, tu as les constructeurs qui, eux, bidouillent des trucs dans leur coin et ils anticipent souvent sur la norme.
Bruno :
[
22:46] Déjà, le Wi-Fi 7, ce n'est pas partout. Tu imagines parler du Wi-Fi 8, mais bon, c'est pour montrer dans quel chemin ça et dans quelle taille ça...
Jérôme :
[
22:55] Qu'est-ce qu'il aura de plus, le Wi-Fi 8, d'après toi?
Bruno :
[
22:58] Toujours plus rapide.
Jérôme :
[
23:01] Le truc, c'est toujours plus rapide, moins de... moins vulnérable aux interférences et plus de portée.
Bruno :
[
23:07] C'est ça? C'est ce que j'allais dire. Puis probablement qu'il y a un volet cybersécurité qui sera plus avancé.
Jérôme :
[
23:12] Ah oui, c'est pas mal ça.
Bruno :
[
23:12] Parce que rendu avec cette vitesse-là, tu peux te permettre d'avoir des trucs qui sont très bien chiffrés et plus qu'avec la norme actuelle.
Jérôme :
[
23:20] Oui, c'est vrai. Sachant qu'il y a toujours une difficulté technique, c'est que plus tu augmentes le débit et plus tu diminues la portée en général. Ça marche toujours inversement proportionnel. Pardon ? Non.
Bruno :
[
23:40] Pardon, Paris, Paris, ça coupe.
Jérôme :
[
23:43] Oui, Montréal, je vous entends. Oui, Montréal. Oui, nous avons des robots aussi, à l'IFA de Berlin. Heureusement, j'allais dire.
Bruno :
[
23:53] Genre Unitree, ou il va y avoir autre chose ?
Jérôme :
[
23:55] Unitree, AgiBot, Neura Robotics, etc. Voilà. Que du classique. tous ces robots humanoïdes qui font le show sur les salons.
Bruno :
[
24:06] Puis, il faut mentionner que, ça, c'est important de le mentionner, parce que quand on parle du CES, il y a bien des gens qui disent, ah, moi, un jour, je rêve d'y aller. Et le truc, c'est de leur dire, ouais, mais malheureusement, si tu n'es pas de l'industrie, tu ne peux pas rentrer. Mais la belle affaire avec l'IFA de Berlin, c'est que vous pourriez planifier des vacances, être à Berlin pendant le salon, parce que les portes sont ouvertes au public.
Jérôme :
[
24:29] Oui, tu as raison.
Bruno :
[
24:30] Et ça, c'est important de le dire, parce qu'il n'y en a pas tant que ça. la plupart de ces grandes rencontres-là internationales, c'est fermé au public.
Jérôme :
[
24:37] Bien, Viva Tech a une journée grand public aussi.
Bruno :
[
24:40] Oui. Tu parles de celle sur les Champs-Élysées, là?
Jérôme :
[
24:44] Non, non, non, non.
Bruno :
[
24:45] On parle des expositions.
Jérôme :
[
24:47] Il y a une journée ouverte au public. Mais en plus, Berlin est une super ville.
Bruno :
[
24:53] En plus.
Jérôme :
[
24:54] Oui.
Bruno :
[
24:57] Pendant que t'es tellement bien lancé sur les produits, parle-moi donc.
Bruno :
[
25:04] De la nouvelle bébelle qui coûte quand même cher de Dyson.
Jérôme :
[
25:07] Mais oui, incroyable. Dyson. Dyson, on connaît ses aspirateurs, ses sèche-cheveux, les ventilateurs, tout ça. Et voilà qu'il lance une brosse à dents. Mais alors attention, la brosse à dents. Une brosse à dents avec caméra.
Bruno :
[
25:23] C'est un centre de données, cette affaire.
Jérôme :
[
25:25] Écoute, moi, quand j'ai vu ça, d'abord, j'ai rigolé. Je me suis dit, mais c'est n'importe quoi. C'est vraiment, tu sais, je surf sur la vague, je te mets la technologie. Et puis après, en y réfléchissant, en regardant un peu en détail le truc, que je n'ai pas testé, et puis notamment en lisant l'excellent papier que tu as fait sur mon carnet.
Bruno :
[
25:45] Je l'ai fait en regardant plusieurs fois la même vidéo.
Jérôme :
[
25:47] Oui, mais finalement, c'est assez intéressant. D'abord, il y a l'aspect hygiène. C'est quoi? Pourquoi il y a une caméra? Parce que c'est une brosse à dents électrique, évidemment, qui, avec cette petite caméra, va regarder s'il n'y a pas des saletés entre les dents.
Bruno :
[
26:03] Déjà.
Jérôme :
[
26:03] Et s'il y a des saletés, elle envoie un jet.
Bruno :
[
26:07] Et c'est exactement le son qu'il fait.
Jérôme :
[
26:09] Ça fait comme ça? Oui. Voilà. Donc, techniquement, Wow, quoi! C'est une caméra de 0,1 mégapixel, c'est ça ?
Bruno :
[
26:22] On s'entend que ce n'est pas du HD, mais c'est assez pour reconnaître l'endroit, reconnaître s'il y a de l'obstruction. Non, je dis des bêtises.
Jérôme :
[
26:30] Ce n'est pas 0,1, c'est 100 000 pixels. Bon, c'est n'importe quoi, je ne sais pas. Joker, je ne sais pas combien de pixels.
Bruno :
[
26:41] Alors, cette caméra-là, elle permet justement de voir à l'intérieur. D'ailleurs, c'est quelque chose parce que la brosse à dents fonctionne en autonome, donc tu peux tout simplement la passer puis elle va faire son travail.
Jérôme :
[
26:51] Ça, c'est bien parce que moi, j'aime bien me promener dans la maison quand je me brosse les dents.
Bruno :
[
26:54] Bon, tu vois, mais évidemment, il ne faut pas que tu oublies de remplir la brosse à dents avec de l'eau.
Jérôme :
[
27:00] Oui, ça, c'est le casse-pied.
Bruno :
[
27:03] Sauf qu'une fois que ça s'est fait, donc tu peux y aller en autonome et te promener dans ton appartement en te brossant les dents et en faisant garrocher de l'eau dans la bouche. Ou sinon, ce que tu peux faire, c'est que tu peux ouvrir ton application et regarder le spectacle.
Jérôme :
[
27:18] C'est horrible.
Bruno :
[
27:19] Tu me dis.
Jérôme :
[
27:20] Tu regardes ce que tu as entre les dents.
Bruno :
[
27:22] Exactement.
Jérôme :
[
27:23] C'est dégueulasse. Pardon, mais je n'ai pas du tout envie de voir ce que… Mais c'est.
Bruno :
[
27:28] Aussi ce que ça te.
Jérôme :
[
27:29] Propose. Ah, ça me dégoûte.
Bruno :
[
27:31] On n'arrête pas la technologie.
Jérôme :
[
27:33] Ouais. Bon, après, on sait qu'il faut se nettoyer entre les dents.
Bruno :
[
27:39] Oui.
Jérôme :
[
27:39] Et voici maintenant notre rubrique hygiène pour tous. Alors, sachez-le, vous devez brosser les dents pour éviter la plaque dentaire, mais ça ne suffit pas, car il est très important également de nettoyer entre les dents. Vous pouvez pour cela utiliser une petite brossette, un petit fil dentaire ou bien un hydrojet. et l'hydrojet couplé à la caméra, eh bien, c'est le paradis et le futur.
Bruno :
[
28:04] Mais es-tu prêt à payer ? C'est combien ? As-tu vu le prix en euros ?
Jérôme :
[
28:09] Là, c'est Dyson qui va me payer pour la pub.
Bruno :
[
28:11] Non, mais j'espère que tu vas toucher quelque chose. Mais c'est 700 dollars canadiens.
Jérôme :
[
28:15] Probablement quelque chose comme 500 euros. Ça fait 479 euros.
Bruno :
[
28:19] Oui. Oui, c'est comme...
Jérôme :
[
28:21] La brosse à dents. Oui. Les produits Dyson sont très chers.
Bruno :
[
28:25] Oui, mais moi, j'attends le porte-clés Dyson à 528 dollars.
Jérôme :
[
28:28] Après, ce n'est pas des mauvais produits en général.
Bruno :
[
28:31] Non, c'est des très bons produits.
Jérôme :
[
28:33] C'est quand même des bons produits, oui.
Bruno :
[
28:35] Mais ce que je trouve dommage, et je le mentionnais dans l'article, c'est que le test comparatif qui a été fait, il n'a pas été fait avec des brosses à dents électriques. Il a été fait avec des petites brosses à dents manuelles, analogues.
Jérôme :
[
28:51] Des brosses à dents analogiques. Quelle horreur, comme on l'utilisait au 19e siècle.
Bruno :
[
28:57] Exactement. Mais là, tu te retrouves que, évidemment, c'est sûr que la performance est meilleure. Alors, donc, dans le comparatif, ça avantage sérieusement Dyson.
Jérôme :
[
29:06] Moi, tu utilises une brosse à dents électrique, toi?
Bruno :
[
29:09] Ça devient personnel, non?
Jérôme :
[
29:10] Oui, ça devient personnel, là. Très personnel.
Bruno :
[
29:15] Non, moi, je suis plus bambou ou fibre noire.
Jérôme :
[
29:18] Oh, ah oui, monsieur fait dans le bio équitable. Exactement, oui. Non, moi, j'ai une brosse à dents électrique, mais à ultrasons, de marque française.
Bruno :
[
29:27] OK. Ah, ça, ça doit être Whedon qui fait ça.
Jérôme :
[
29:30] Non, ce n'est pas Whedon. C'est une autre marque française. C'était deux jeunes qui avaient monté une start-up. J'avais commandé dès qu'il l'avait annoncé et c'est très bien. Je n'ai plus la marque en tête.
Bruno :
[
29:41] Mais tu parles au passé parce que l'entreprise existe encore ?
Jérôme :
[
29:43] Bien sûr. Et en plus, ils ont un système de... C'est comme les cartouches d'imprimantes. En fait, j'ai un abonnement et je reçois ma nouvelle brossette, c'est-à-dire la partie que tu changes tous les mois.
Bruno :
[
29:54] Est-ce qu'il y a un petit volet gamification où tu as des points ?
Jérôme :
[
29:58] Non, si. Et puis, on est vraiment sur la séquence brosse à dents. C'est incroyable. Alors, elle est très, très bien. Aussi parce que, d'abord, elle brosse très bien avec ce système de l'ultrason. C'est vachement bien. Ce n'est pas du tout, abrasif, violent et tout. Tu n'as pas besoin de faire des mouvements forcenés. Tu la passes juste sur les dents. Mon dentiste a dit que le résultat était très bien. Mais surtout, ce qu'elle a de bien, c'est qu'elle a une minuterie. Donc, en fait, quand tu la mets en route, elle te fait 4 séquences de 2 minutes. Non, 4 séquences de 30 secondes. Pardon, parce que ça ferait long de brossage.
Bruno :
[
30:32] Je comprends que tu te promènes dans l'appartement.
Jérôme :
[
30:34] Il faut un quart d'heure de brossage tous les jours. Non, non, non. Pour que ça fasse 2 minutes de brossage, en fait, tu as 4 fois 30 secondes. Donc, elle vibre pendant 30 secondes. Ensuite, elle s'arrête et elle revibre. Et quand elle s'arrête, tac, tu passes à un autre. Donc, tu fais en haut devant, en haut derrière, en bas devant. Tu vois, voilà, j'ai bien expliqué.
Bruno :
[
30:55] Oui, tu me permets de rappeler que ce passage ici n'est pas du tout commandité par aucun fabricant.
Jérôme :
[
31:02] Non, d'ailleurs, on ne dit pas la marque. Donc, si ça vous intéresse, vous irez la chercher. Mais pour que ce ne soit pas de la pub, on ne dit pas la marque. Mais je la recommande, elle est franchement très bien.
Bruno :
[
31:12] Permets-moi, Jérôme, de sortir de ce bourbier où on vient de s'enliser.
Bruno :
[
31:18] Est-ce que, puisque maintenant, on sait que tu as de belles dents, est-ce qu'on pourrait parler d'un changement à la tête d'Apple? Oui. Parce qu'on sait que...
Jérôme :
[
31:26] C'est beaucoup moins intéressant, mais...
Bruno :
[
31:28] Attends, une pomme par jour tient le médecin éloigné.
Jérôme :
[
31:32] Oui, c'est vrai. An apple a day. Ah, c'est joli. Très joli.
Bruno :
[
31:36] Voilà.
Jérôme :
[
31:37] Oui, Apple a un nouveau patron. Tout le monde s'est excité là-dessus en début de semaine, parce que c'est un événement qui a eu lieu entre le 31 août et le 1er septembre. C'était un événement annoncé quand même. John Ternus va succéder à Tim Cook. Son nom est connu depuis le printemps dernier et effectivement, ça s'est fait très officiellement. Tim Cook a quitté son poste le 31 août. John Ternus a pris ses nouvelles fonctions le 1er septembre. Tu as vu que...
Bruno :
[
32:09] Est-ce que tu as lu sa publication sur X ?
Jérôme :
[
32:11] Oui, il ne s'est pas foulé au niveau… Wow.
Bruno :
[
32:14] Il était inspiré ce jour-là. Hello.
Jérôme :
[
32:17] Voilà, hello. Si les keynotes, ça se passe comme ça, ça va être bien. Hello, this is the new product. OK. Amazing. iPhone 44. Amazing.
Bruno :
[
32:28] And one more thing.
Jérôme :
[
32:30] And one more thing. Non, mais il a l'air bien, ce John Ternus. En plus, il a dit qu'ils allaient annoncer un produit de fou le 9 septembre. semaine prochaine. On se demande ce que ça va être. Peut-être une voiture comme Xiaomi.
Bruno :
[
32:47] Mais c'est quand même, je ne dirais pas symptomatique, mais symbolique que le changement se fasse juste avant la keynote.
Jérôme :
[
32:56] C'est hyper bien réglé, moi, je trouve. Le timing depuis, le printemps dernier, tout s'est hyper bien enchaîné. Oui.
Bruno :
[
33:11] Puis tu vois, moi je passais pour un fou parce qu'il y a un an, je disais que Tim Cook allait partir. Et puis après, il avait dit : « Non, moi je ne pars pas », tatatata.
Jérôme :
[
33:23] C'est vrai qu'on on se posait la question rappelle-toi on en avait parlé ensemble et dans le Grand Débrief, moi ce que je disais c'est que de toute façon ils ne pouvaient pas dire oui peut-être t'imagines il dit ça le cours de Bourse part en vrille enfin etc, là l'action Apple a jumpé je ne sais plus combien mais waouh elle a grimpé, la synchronisation était parfaite ouais il a dit hello sur X l'action Apple a pris 6 %, même plus, je crois, je ne sais plus combien.
Bruno :
[
33:53] Oui, mais il faut dire qu'entre ça, ils ont laissé fuiter le communiqué qui a été envoyé aux employés.
Jérôme :
[
34:00] Bien sûr.
Bruno :
[
34:01] Où, justement, ils annoncent que le 9 septembre, c'est la merveille incarnée qui va être présentée. Ça va être amazing.
Jérôme :
[
34:09] Au passage, il y en a un autre qui peut se frotter les mains et qui sait frotter les mains. Je ne sais pas si tu as remarqué. C'est Elon Musk. On revient encore à Elon Musk.
Bruno :
[
34:19] On avait promis de ne plus en parler.
Jérôme :
[
34:20] Oui, c'est vrai.
Bruno :
[
34:21] Qu'est-ce que tu veux dire à son sujet ?
Jérôme :
[
34:23] C'est difficile. Elon Musk a réagi au tweet de John Ternus parce qu'il a dit « bienvenue », « welcome », je crois, ou un truc comme ça. Parce que, d'abord, c'est le grand patron qui parle à un grand patron, mais c'est aussi que ça fait une célébrité de plus qui annonce qu'il fait son arrivée sur X, parce que je crois qu'il n'y était pas, John Ternus, il n'y était pas du tout. Il arrive sur X et il annonce, il n'a rien annoncé mais quand même première prise de parole.
Bruno :
[
34:54] Sur X et pas.
Jérôme :
[
34:55] Ailleurs voilà donc c'est quand même voilà Elon Musk a encore marqué des points avec ce réseau que tout le monde voulait déserter il y a quelques mois.
Bruno :
[
35:05] C'est un peu ça, moi, que j'ai, dans le fond, de son message Hello, c'est ce que j'ai retenu. Puis, je pense que quand j'en ai parlé, c'est ça que je racontais dans mon carnet. C'est l'idée que ce petit mot de la part du nouveau patron d'Apple vient confirmer la place stratégique de X dans l'écosystème de communication sur Internet. C'est quoi? Le mois dernier, tu as votre Arnaud, à vous, qui a décidé de répondre au monde sur X aussi. et puis, tu sais, c'est... Alors, on a beau casser du sucre sur le réseau X, ça demeure que c'est un endroit quand tu veux t'adresser aux influenceurs, aux journalistes, aux médias et puis aux politiques.
Jérôme :
[
35:45] Non, non, mais c'est incontournable.
Bruno :
[
35:47] D'ailleurs, il y a une grosse discussion qui se tient au Canada où il y a des gens qui poussent le gouvernement, les ministres qui font partie du gouvernement de quitter X.
Jérôme :
[
35:58] Ah oui?
Bruno :
[
35:59] Et j'ai participé à... En tout cas, j'ai donné mon avis dans le journal, dans la presse parce qu'un journaliste a couvert cette histoire-là. Et moi, je dis que c'est une erreur parce que si le gouvernement disparaît de X avec ses représentants, ça laisse la place uniquement à l'opposition.
Jérôme :
[
36:15] Ben oui, bien sûr. Il disparaît tout court, en fait.
Bruno :
[
36:18] Ben oui, c'est ça.
Jérôme :
[
36:19] Mais quoi que tu fasses, voilà, X, c'est vraiment la place, c'est le forum, c'est le nouveau forum mondial planétaire.
Bruno :
[
36:28] Est-ce que tu me permets de refermer la porte sur Elon Musk ?
Jérôme :
[
36:31] Oui, oui, on ferme sur Elon Musk. Est-ce qu'on referme la porte sur Apple ? Parce que voilà, on pourrait aussi rappeler, une fois de plus, le bilan de Tim Cook, très positif.
Bruno :
[
36:40] Fais-toi plaisir, allez.
Jérôme :
[
36:43] Oui, mais...
Bruno :
[
36:44] Ben non, mais écoute, il a eu tout bon, mis à part le Vision Pro, il a tout réussi ce qu'il a fait.
Jérôme :
[
36:50] Il n'est pas super marrant comme mec, mais il n'est pas antipathique.
Bruno :
[
36:54] Mais un excellent gestionnaire.
Jérôme :
[
36:55] Et il a super bien fait le job, c'est un excellent gestionnaire. La valeur boursière d'Apple est passée sous Tim Cook de 350 milliards à 4 000 milliards de dollars, on le rappelle, accessoirement. Il a effectivement lancé des nouveaux produits et vraiment, je pense que le produit qui restera attaché au règne de Tim Cook, c'est l'Apple Watch.
Bruno :
[
37:15] Qui a pris le marché.
Jérôme :
[
37:18] Tout à fait. En tout cas, il a bien ouvert le marché, il a bien créé le marché et c'est un marché qui va aller croissant, on le sait, avec tout ce qui est santé, etc. Aujourd'hui, il y a de plus en plus de gens qui ont compris le truc et qui achètent des montres connectées pour des raisons médicales, pour surveiller une condition cardiaque et autres. Et puis, il va y avoir des nouveaux capteurs qui vont arriver. Il n'y a toujours pas de tensiomètre dans l'Apple Watch, mais ça arrivera un jour ou l'autre. Voilà, il y a aussi les AirPods Pro. Bon, le Vision Pro, oui, le Vision Pro, c'était un coup expérimental. On ne sait pas s'il est mort ou s'il renaîtra un jour. Mais je veux dire, il n'y a que les grands groupes qui, à la fois, peuvent se permettre ce genre de choses et qui ont le droit, finalement, de faire ce genre d'erreur. C'est un peu comme Google avec les Google Glass.
Bruno :
[
38:06] Oui, on a vu des entreprises qu'on n'aimerait pas investir 10 milliards dans un concept qui est finalement….
Jérôme :
[
38:13] C'est super ça. On devrait faire le catalogue. En fait, chacun de ces grands groupes, de ces big tech, a son vilain petit canard. Je ne sais pas comment on peut appeler ça, son mouton noir. Les Google Glass de Google, le métavers de Meta, le Vision Pro d'Apple. Qu'est-ce qu'il y a d'autre? Chez Elon Musk, il y a quoi ? Qui a vraiment complètement merdé ? Pour l'instant, rien, mais ça arrivera sûrement.
Bruno :
[
38:39] Il y a un modèle de chez Tesla qui a été… Oui.
Jérôme :
[
38:42] Mais c'est anecdotique. Tu vois, il n'a pas fait faire un… Ce.
Bruno :
[
38:45] N'était pas un produit.
Jérôme :
[
38:47] Voilà, il n'a pas quasiment fait prendre un cap à son entreprise pour un truc qui finalement s'est avéré bidon. Donc, oui, c'est pas mal. Donc, rendez-vous le 9 septembre.
Bruno :
[
38:57] Oui, pour la suite.
Bruno :
[
39:01] Mais entre-temps, on va rester quand même dans les gros joueurs, puis on retourne en Europe pour celle-là, parce que cette semaine, on apprenait que la Commission européenne a décidé, maintenant en regardant les chiffres d'utilisation sur votre territoire, qu'on changeait de statut pour ChatGPT, Reddit et Roblox. Maintenant, ils étaient classés parmi les grands et donc ils devaient montrer patte blanche.
Jérôme :
[
39:24] Et oui, et tu sais pourquoi? Parce qu'ils sont devenus trop gros. Plus de 45 millions d'utilisateurs, donc ils tombent sous le coup du DSA. Et ça veut dire qu'ils vont devoir se mettre en conformité avec toute la réglementation du DSA. Alors, ça concerne plein de choses.
Jérôme :
[
39:41] La diffusion de contenu illicite, les effets sur les mineurs, la désinformation, notamment en politique, etc.
Jérôme :
[
39:50] Et ils ont quatre mois pour se mettre en conformité, sinon il y aura des amendes. Et je trouve que c'est intéressant parce que, parallèlement à ça, il y a une étude qui a été publiée cette semaine, qui est une étude de Reporters sans frontières, et qui prouve que les chatbots d'intelligence artificielle ne sont pas neutres dans l'accès à l'information, et qu'ils peuvent contribuer à faire de la désinformation lorsqu'ils reprennent des infos, qu'ils sont allés piocher sur des sites qui, par ailleurs, sont interdits, chez nous en France ou en Europe, et notamment tout ce qui est Russia Today, Sputnik, etc., des sites russes qui sont, voilà, on ne va pas rentrer dans ce débat, mais on sait que sur ces sites-là, il y a du bon et du dégueulasse. Ce sont des sites de propagande. Ce ne sont pas des sites d'information, c'est des sites de propagande. Eh bien, ChatGPT, Claude et Grok, quand tu leur poses des questions, certaines questions sur certains sujets, ils te mettent les infos qu'ils ont trouvées sur Russia Today, sur Sputnik ou sur Izvestia, etc., sans aucune réserve. Et du coup, ils te balancent ça comme parole d'évangile. Ils se sont rendus compte aussi que Gemini de Google et même Le Chat, qui est le chatbot de Mistral, faisaient la même chose. Il n'y en a qu'un qui est à peu près, qui se tient à peu près bien, c'est Meta AI. Meta AI qui dit, qui refuse de fournir l'accès.
Jérôme :
[
41:12] À ces informations. Voilà.
Bruno :
[
41:15] En tout cas, on va voir. Alors, mais est-ce qu'il y a eu des répercussions par rapport à ce que les gens d'OpenAI ont dit : « Diantre, on va se retirer du marché. »
Jérôme :
[
41:25] Non, non, pas pour l'instant. Non, parce que, écoute, je pense qu'ils ont dû l'anticiper et puis ce n'est pas une raison valable. Bon, ben voilà, il va falloir qu'ils fassent un peu gaffe, mais c'était prévisible.
Bruno :
[
41:41] En parlant de, tu dis que ces différents objets-là peuvent dire des bêtises, j'ai vu passer en fin de semaine une étude qui a été faite par une boîte américaine et qui dit que, l'AI Mode de Google Search, donc ce qui te permet de faire des recherches, il y a bien des gens qui vont sur Google pour faire des recherches quand vient le temps d'acheter quelque chose, pour les prix.
Jérôme :
[
42:09] Moi, je le fais de plus en plus.
Bruno :
[
42:11] Écoute, sur l'histoire qui vient de sortir, et ça, c'est basé sur 2 millions, de fiches produits consultés, en, moyenne, l'AI Mode de Google va montrer des prix plus élevés de 21 % par rapport au prix réel.
Jérôme :
[
42:34] Quoi, que lui, il trafique? Comment ça se fait?
Bruno :
[
42:36] Oui, c'est ça. Mais là, ça fait partie de son hallucination, je présume. Et là, c'est ça. Il y a Google qui est challengé par rapport à cette information-là.
Jérôme :
[
42:44] Wow!
Bruno :
[
42:45] C'est un centre de recherche, puis ils ont vraiment regardé sur… Ils ont fait ça, évidemment, en utilisant l'IA, mais 2 millions de fiches produits. Alors, ils questionnaient l'AI Mode de Google Search. Et ça arrivait souvent avec des prix plus élevés. Puis après, quand ils revenaient sur les vrais prix, en allant sur le site web, ils se rendaient compte qu'il y avait toujours une différence de 21 %.
Jérôme :
[
43:08] Est-ce qu'il ne vaut pas mieux ça que le contraire, en tant que consommateur?
Bruno :
[
43:12] Là, tu rends les consommateurs heureux. Quand même, j'ai fait une bonne affaire.
Jérôme :
[
43:15] Ah oui, j'ai fait une bonne affaire. C'est moins cher que prévu.
Jérôme :
[
43:19] Sinon, tiens, je vais te raconter une petite remarque, une anecdote personnelle. Écoute, tu sais, moi, j'étais pas mal à l'étranger cet été. Et alors, j'étais tout content parce que… Ton voisin.
Bruno :
[
43:29] A l'air heureux.
Jérôme :
[
43:31] Oui on entend les pompiers il y a qu'est-ce que je veux dire ouais parce que j'avais Gemini intégré dans Google Chrome, et je trouvais ça génial je me suis dit ouais mais c'est top d'un clic tu peux répondre à un email formuler une réponse machin faire des trucs et des bidules, donc je pensais que enfin oui c'était quelque chose qu'ils avaient activé je rentre en France ça n'existe pas ça n'existe pas, mais j'étais fou de rage on me dit non ça n'existe pas dans certains pays alors, néanmoins je dois apporter quelques précisions parce que ça n'existe pas pour certaines personnes et notamment pour les gens comme moi, qui utilisent, et ouais, ça fait partie des malheureux, mais aussi des heureux. C'est parce que je suis un peu un privilégié. Moi, j'utilise encore Google Workspace, qui est donc le truc de Google, la suite de Google avec tous les outils Google, le traitement de texte, le tableur et surtout Gmail et compagnie. Mais c'est ce qu'on appelle le Workspace Legacy, c'est le vieux, qui est gratuit. Et oui, parce que je suis un très vieil utilisateur.
Bruno :
[
44:37] Bah ouais, toi, écoute, t'as commencé ça au tout début de Google.
Jérôme :
[
44:41] Exactement, au tout début de Google. Et donc, ce truc-là est gratuit. D'ailleurs, il y a un moment, un flottement, ils voulaient faire payer tout ça, puis finalement, ils sont restés sur le gratuit. Alors, OK, c'est super, ça ne coûte pas cher pour ce que c'est. Mais en revanche, ils ne veulent plus s'embêter à faire les mises à jour. Et donc, ils ont fait, face à la réglementation européenne, ils ont fait des transformations pour le Workspace payant, pour le Gmail normal.
Bruno :
[
45:04] Etc.
Jérôme :
[
45:05] Mais pour le Workspace legacy, eh bien, t'inquiète, les gars, bye bye. Donc, c'est, Mais tu vois, quelque part, c'est bien. C'est l'Union européenne qui fait le business de Google parce que là, face à ça, si je veux en changer, qu'est-ce que je fais? Je vais passer sur une version payante. Donc, je vais aller donner de l'argent à Google. Donc, merci l'Union européenne qui travaille contre mon porte-monnaie et pour le porte-monnaie des GAFAM. Non, c'est un petit coup de gueule facile.
Bruno :
[
45:30] Mais tu as quand même vécu un moment de bonheur quand tu étais dans les territoires qui permettaient justement de...
Jérôme :
[
45:38] Tu veux dire que la solution aussi, ça pourrait être de m'exiler ?
Bruno :
[
45:44] Je ne voulais pas aller jusque-là, mais effectivement, ça fait partie des solutions possibles.
Jérôme :
[
45:48] Non, je vais faire ça. Écoutez, ce n'est pas possible. Moi, je veux Gemini dans Chrome. Je quitte la France.
Bruno :
[
45:54] Ça ressemble à des acteurs, des personnalités françaises.
Jérôme :
[
45:57] Je vais vivre au Canada.
Bruno :
[
45:59] Ah oui. Bien, t'es bienvenu.
Jérôme :
[
46:01] Enfin, voilà. Fin de la parenthèse. Non, je ne vais pas quitter la France quand même parce que je peux te dire un mot aussi d'une actu française qui a fait un peu de bruit cette semaine. Et c'est vrai qu'elle est super intéressante. C'est encore une entreprise française de tech qui brille parce que souvent, on casse du sucre sur les entreprises françaises.
Bruno :
[
46:20] Est-ce que tu veux parler de Pasqal?
Jérôme :
[
46:22] Oui, je veux parler de Pasqal. Tu pensais me lancer sur le sujet?
Bruno :
[
46:27] Non, mais vas-y.
Jérôme :
[
46:29] Non, non, mais c'est vrai, on parle souvent de ce qui va mal en matière de technologie en France. La semaine dernière, on parlait de Hugging Face, qui n'est plus vraiment une entreprise française, mais qui est quand même rachetée par Nvidia pour 13 milliards de dollars. Donc, ce n'est pas rien. On va dire que la direction est française. La direction est française. Ce sont des Français. Oui, mais à ce moment-là, il y a plein de dirigeants. Il y a plein de Français qui ont monté des boîtes aux États-Unis, qui aujourd'hui sont millionnaires ou milliardaires. Il y en a plein, Datadog, Criteo, qui était la première, etc. Ben oui, qu'est-ce que vous voulez. Comme je voyais quelqu'un... À la télé qui disait, écoutez, tant mieux pour eux, tant pis pour nous. Bref.
Bruno :
[
47:14] Mais oui, reviens sur Pasqal.
Jérôme :
[
47:15] Oui, Pasqal. Donc, Pasqal, c'est quoi ? Pasqal, avec un Q, c'est une entreprise, d'informatique quantique. Je les connais parce que moi, j'étais allé voir leurs tout premiers ordinateurs quantiques. Ils étaient installés sur le campus de Saclay en région parisienne. Ils sont issus de la recherche publique française. Ils étaient dans les locaux de ce qu'on appelle l'Institut d'Optique, je crois, en face de Polytechnique, en fait. Et ils développent des ordinateurs quantiques basés sur la technologie des atomes neutres. C'est l'une des technologies d'informatique quantique. On sait qu'il y en a plusieurs. Et là, ils avaient besoin de plus d'argent. Donc, ils ont passé un deal avec un groupe qui s'appelle Bleichroeder, ce qui va leur rapporter, je crois, 360 millions de dollars de trésorerie. Donc, ça va leur permettre d'attaquer notamment le marché américain parce qu'ils vendent leurs ordinateurs. Ils en vendent des ordinateurs quantiques, même si c'est encore surtout utilisé un peu à titre expérimental pour voir ce qu'on peut faire avec. Et ils se sont introduits à la bourse de New York. Et ça s'est plutôt bien passé. L'action a fait plus 60 % au lancement. Enfin, ça a été monstrueux. Donc, tant mieux pour nous.
Bruno :
[
48:21] Tant mieux pour eux.
Jérôme :
[
48:22] Tant pis pour nous.
Bruno :
[
48:27] Restons en Amérique du Nord. Toi qui parlais de venir peut-être habiter au Canada,
Bruno :
[
48:32] tu vas choisir quel côté, le lac Ontario ou le Lake America?
Jérôme :
[
48:37] Mais ça, c'est tragique. Qu'est-ce qui se passe, Bruno? C'est la menace de Donald Trump qui est en train de devenir réalité. On en a plaisanté ensemble. Ce délire de vouloir renommer le lac Ontario Lake America, ça y est, c'est fait?
Bruno :
[
48:52] C'est fait. C'est une autre de ses tromperies. Il a décidé donc officiellement, il y a un décret qui a été signé et donc, il y a une organisation aux États-Unis qui s'occupe de la toponymie et eux se sont assurés de mettre à jour selon les directives présidentielles, de la nouvelle appellation de cette partie-là du lac qui est sur un territoire américain parce que l'autre grande partie qui est du côté canadien et donc ça s'appelle le Lake America. Je ne saurais plus arrêter cette histoire-là à ça. Sauf que nous vivons dans une vie très numérique et donc, il y a des outils qui, par la suite, doivent refléter cette chose-là. Notamment, le premier qui a fait grand bruit, c'est Google Maps. Google Maps qui a été le premier où on a vu apparaître Lake America. Lake America, si vous êtes aux États-Unis et que vous utilisez Google Maps, vous allez voir Lake America. Si vous êtes du côté canadien, vous allez voir le lac Ontario. Mais si vous êtes quelque part ailleurs qu'en Amérique du Nord, vous allez voir le lac Ontario et le Lake America, les deux appellations sont là.
Jérôme :
[
49:59] C'est vrai?
Bruno :
[
49:59] Oui. Et ça, évidemment, écoute, je ne sais plus combien d'entrevues que j'ai faites lundi et mardi sur le sujet.
Jérôme :
[
50:05] Je regarde. Ah oui, regarde. Je suis sur Google Maps, je tape Lake Ontario et il me met tout de suite, avant même de m'afficher le résultat, il me met entre parenthèses Lake America.
Bruno :
[
50:16] Et voilà.
Jérôme :
[
50:17] Il y a les deux. C'est pour vexer personne. Ah oui, c'est marqué entre les deux. Non, sur la carte, c'est le lac Ontario uniquement. C'est vous qui gagnez.
Bruno :
[
50:29] Merci. Mais donc, c'est le même principe qu'avec le golfe du Mexique, il y a quelques mois, qui avait été fait. Et donc, on s'est retrouvés avec ça. Mais ceux qui en ont payé le prix, c'est les Google. Parce que là, les gens se sont dit, ouais, mais c'est quoi? Google se plie au bon vouloir du président américain. Et là, eux, ont rétorqué en disant, non, nous, l'information qu'on prend, c'est à partir des bases de données de l'agence qui s'occupe de toponymie aux États-Unis.
Jérôme :
[
50:56] Donc, c'est automatique, en fait, c'est ça?
Bruno :
[
50:57] Automatiquement, ça a été fait. Sauf qu'entre-temps, ce qui est arrivé, c'est qu'il y a des gens qui ont profité de l'occasion pour dire, oui, mais vous voyez, Apple Maps, ils l'ont pas fait. Et MapQuest en a profité pour faire de la publicité en disant, nous, MapQuest, ça dit quelque chose? C'est un vieux truc.
Jérôme :
[
51:14] Ça? Non, c'est quoi? C'est quoi, MapQuest?
Bruno :
[
51:17] Un vieil outil de cartographie des années 2000. Et eux sont toujours là, mais il n'y a presque plus personne. Je m'excuse de dire ça, mais il n'y a presque plus personne qui l'utilise. Et eux ont dit, oui, mais nous, c'est le lac Ontario.
Jérôme :
[
51:29] C'est ceux qui sont sur MySpace aussi, qui sont sur MyQuest.
Bruno :
[
51:32] MapQuest. C'est le même type d'utilisateur. Sauf que MapQuest, ils en ont profité. Ils ont fait une campagne de publicité. Et là, c'est parti parce que là, au Canada, il y a eu une vague de dire, on va boycotter Google Maps et on cherche des alternatives. Alors, dans un premier temps, ça a été à Apple Maps, mais là, Apple Maps est passée aussi à Lake America. Alors, bien là, c'est MapQuest qui a le lead maintenant. Et là, ils sont en train de voir... MapQuest a été pendant deux, trois jours au top des téléchargements. Les gens allaient chercher la vieille application.
Jérôme :
[
52:05] Ah, c'est génial.
Bruno :
[
52:05] Oui. Alors, c'est l'histoire... Évidemment, bon, ça ne fait pas plaisir à tout le monde. Il y a une grande partie politique là-dedans. Mais du volet numérique, c'est l'anecdote de la chose.
Jérôme :
[
52:18] Dingue. Le lac Ontario, tout en haut de l'État de New York, c'est ça.
Bruno :
[
52:23] Oui.
Jérôme :
[
52:24] C'est là où il y a les chutes du Niagara, en fait. Oui, d'ailleurs… Ça s'appelle toujours les chutes du Niagara ou pas?
Bruno :
[
52:31] Non, bien là, il y avait des mauvaises blagues qui circulaient en disant peut-être qu'on devrait appeler la chute des Amériques. Ou les chutes… Ben oui.
Jérôme :
[
52:37] Hein.
Bruno :
[
52:37] La chute de l'Amérique. Oui, oui, oui.
Jérôme :
[
52:40] Mais c'est très drôle, ces chutes du Niagara, parce que…, Alors, on tourne dans le segment tourisme. Après le segment brosse à dents, on va faire le segment tourisme. Mais non, mais puisque les chutes du Niagara, on peut les visiter en venant des États-Unis ou en venant du Canada.
Bruno :
[
53:02] Oui, et on n'a pas le même point de vue ?
Jérôme :
[
53:05] On n'aura pas le même point de vue. Et puis après, quand tu prends le bateau pour... Parce que ce qui est sympa, c'est de faire la balade. Moi, j'ai fait ça il y a quelques années en famille et tout. Quand tu fais la balade vraiment dans le lac et tout, on te donne des imperméables parce qu'on s'approche très près des chutes. Donc, tu es trempé. Et il y a deux couleurs, en fait.
Bruno :
[
53:23] Oui, pour reconnaître qui part du Québec.
Jérôme :
[
53:26] Qui part du Canada.
Bruno :
[
53:26] Qui part des États-Unis. Voilà.
Jérôme :
[
53:28] Donc, le Canada, c'est rose, je crois. Et les États-Unis, c'est bleu. Si je ne dis pas de bêtises ou c'est l'inverse. Non, je pense que c'est ça.
Bruno :
[
53:34] C'est quelque chose comme ça.
Jérôme :
[
53:35] Donc, tu vois des grappes de touristes qui sont tous en bleu ou tous en rose. Mais les bleus, ils sont sur une rive et les roses, ils sont de l'autre. Voilà, ils se côtoient parfois.
Bruno :
[
53:44] Et c'est très amusant parce que... Mais c'est ça l'affaire, c'est qu'on dit toujours que les chutes du Niagara sont plus belles à être regardées du Canada.
Jérôme :
[
53:51] C'est vrai.
Bruno :
[
53:52] Parce que c'est les chutes américaines que tu vois.
Jérôme :
[
53:54] Oui.
Bruno :
[
53:55] Mais tu es sur le territoire canadien, tandis que les Américains, ce qu'ils voient, c'est moins agréable à regarder. Bref, si vous pensez venir voir les chutes du Niagara, Assurez-vous de passer par le Canada.
Jérôme :
[
54:05] C'est le milieu du Canada, tout à fait. Et c'est magnifique. Moi, j'ai adoré.
Bruno :
[
54:09] C'est le gigantisme. Deux nuits, trois jours, il y a plein de trucs à voir.
Jérôme :
[
54:13] Ah oui, c'est super. Puis la région est belle. Après, il y a d'autres choses à voir. Tous les abords du lac Ontario, pardon.
Bruno :
[
54:22] Celle-là, je ne verrai pas, mais bon.
Jérôme :
[
54:23] La région est très belle.
Bruno :
[
54:25] Je referme la partie tourisme.
Jérôme :
[
54:28] Oui, bien sûr.
Bruno :
[
54:30] On parle de Berlin, on parle du lac Niagara.
Jérôme :
[
54:32] Ah, mais on fait toutes les thématiques. Qu'est-ce qu'on pourrait faire? Une rubrique sexualité aussi, s'il le faut?
Bruno :
[
54:38] Non, non, non.
Jérôme :
[
54:39] On n'ira pas là-dessus.
Bruno :
[
54:41] Mais écoute, là, il reste deux sujets que je veux absolument traiter avec toi.
Jérôme :
[
54:45] Allons-y. Soyons sérieux un peu.
Bruno :
[
54:46] Ou avec ton grand sérieux légendaire.
Jérôme :
[
54:48] Oui, oui. Tout à fait.
Bruno :
[
54:49] Je te laisse deux secondes pour le retrouver. Je veux que tu me parles, tu m'es arrivé avec ça avant qu'on enregistre notre rencontre.
Bruno :
[
55:01] Tu as trouvé une étude finlandaise qui s'intéresse à l'impact des écrans et au cerveau des jeunes.
Jérôme :
[
55:08] Qu'est-ce que c'est que ça? C'est une étude qui est assez originale parce qu'elle va à l'encontre des idées reçues. Elle dit que finalement, les écrans n'auraient pas d'effet négatif sur le cerveau des jeunes. C'est plutôt étonnant. Alors, c'est une étude finlandaise, tu l'as dit, qui est intitulée PANIC. Ça veut tout dire. P-A-N-I-C, qui porte sur 260 personnes, des jeunes qui ont été suivis, c'est quand même assez sérieux, pendant 8 ans, de l'enfance à l'adolescence. Et cette étude révèle que la consommation intensive, on va dire, d'écrans.
Jérôme :
[
55:44] Serait même associée à de meilleures performances cognitives chez les adolescents. Alors, dit comme ça, on se dit, waouh, c'est pas possible, c'est le contraire de ce qu'on dit, les écrans rendent idiots, voilà, la fabrique des crétins, etc. Mais les chercheurs finlandais qui apparemment ne sont pas des rigolos sont assez sérieux, mettent quelques bémols, et j'en ai noté trois qui sont assez intéressants. D'abord, ils disent qu'attention, il n'y a pas forcément de lien de cause à effet. Ça veut dire qu'ils disent oui, les écrans ne nuisent pas au cerveau des jeunes, mais ça ne veut pas dire qu'ils rendent plus intelligents pour autant. L'étude ne conclut pas ça. Ensuite, ils disent que la nature de ce que les jeunes consomment sur l'écran est très importante. C'est-à-dire que quand on a une utilisation active, si c'est pour créer des contenus, résoudre des problèmes, apprendre des choses, faire des jeux de stratégie, etc., c'est mieux que de scroller TikTok pendant des heures et des heures. Il n'y a pas de doute. Et du coup, ils disent qu'en fait, il faut aussi qu'il n'y ait pas d'utilisation excessive au détriment d'autres choses et des choses essentielles comme l'alimentation équilibrée, le sommeil, le sport, etc. Donc, c'est... Voilà, cette étude me paraissait quand même assez intéressante.
Bruno :
[
57:05] Bref, utiliser l'écran avec parcimonie ou sans excès...
Jérôme :
[
57:10] Exactement. Mais c'est intéressant parce que ça ne dit pas que ça rend les enfants meilleurs, mais ça évite de diaboliser. C'est un peu un coup d'arrêt à la diabolisation des écrans.
Bruno :
[
57:23] C'est drôle, quand tu m'as parlé de ça, puis encore en t'écoutant, ça me fait penser à l'étude qui était sortie à l'époque de la pandémie par l'OMS qui reconnaissait finalement le côté bénéfique des jeux vidéo.
Jérôme :
[
57:33] Oui, bien sûr. Et après, ce qui est détestable et ce qui doit être dénoncé et ce qui doit surtout être évité, c'est les situations excessives. Tu vois, moi j'ai encore vu ça plusieurs fois cet été. Des parents qui vont au restaurant avec leurs enfants le soir, avec des enfants en bas âge et qui mettent l'enfant en bout de table avec une tablette et le gamin, il mange avec sa tablette devant les yeux. Mais qu'est-ce que ça va faire comme gamin, ça?
Bruno :
[
58:00] Mais encore là, écoute, tranche de vie, moi, je te dirais que les gens qui nous écoutent et qui me suivent depuis longtemps le savent. J'avais un de mes garçons qui souffrait, en tout cas, dont la santé était précaire. Et lui, la console de Nintendo l'a carrément sauvé parce que pendant qu'il était concentré à jouer, il ne pensait pas à se gratter. Il y avait un problème sévère d'eczéma et ça l'a sauvé et ça l'a changé. Et oui, je passais pour un mauvais parent. D'ailleurs, à un moment donné, on était à la télé pendant un téléthon. Et puis, il a fait amener sa tablette et il jouait. Puis, je disais, ben voilà, s'il n'était pas en train de jouer, il serait en train de se gratter parce qu'il était à la télé. Et c'est ça. Il y a des contextes où il y a des raisons. Mais c'est sûr que quand on regarde ça, on dit que la tablette, ce n'est pas une gardienne non plus. Non, ce n'est pas une gardienne. C'est ça, oui.
Jérôme :
[
59:05] Dis-moi, à propos d'écran et à propos de passe-temps, on termine avec cette news-là que tu as repérée qui est assez étonnante. C'est le retour du Tamagotchi.
Bruno :
[
59:16] Écoute, toi, avais-tu joué à ça ou est-ce que tu en avais eu un à l'époque, il y a 30 ans quand c'est sorti?
Jérôme :
[
59:21] Honnêtement, je crois que j'en ai rapporté un à la maison, mais c'était plus pour les enfants que pour moi-même.
Bruno :
[
59:25] Mais vous l'avez laissé mourir de sa belle mort?
Jérôme :
[
59:30] Oui, c'est possible. Dans d'affreuses souffrances, il me semble.
Bruno :
[
59:34] Il n'arrêtait pas de se plaindre. Mais je rappelle, le Tamagotchi, c'était un genre de petit médaillon qu'on achetait dans le commerce et l'idée, c'était qu'il fallait s'en occuper. Alors, il avait ses besoins, il le mentionnait, il fallait lui tenir compagnie, le faire manger, le faire boire en appuyant sur des boutons.
Jérôme :
[
59:50] Ça, c'était super chronophage aussi.
Bruno :
[
59:52] Oui, puis ça rendait les parents fous parce que les enfants se disaient, « Occupe-toi de mon Tamagotchi pendant que je vais à l'école. » Et puis là, bon. Tout ça pour dire qu'on pensait que c'était parti, puis de temps en temps, ça revient dans l'actualité. Imaginez-vous que 30 ans plus tard, il y a le fabricant de, j'oublie son nom, mais c'est les gens de Ben... Bandai, exactement. Qui ont la franchise, qui ont décidé de faire vivre la chose. Sauf que là, vous ne le chercherez plus, votre Tamagotchi, c'est une bague. Donc, c'est sous une forme de bague, il est là, et vous allez l'avoir au bout de vos doigts, c'est le cas de le dire. Par intérêt, C'est 42,68 $ canadiens. Et ça vous permet donc d'acheter cette petite bidule-là qui va vous demander de votre temps, de l'attention. Sérieusement, je ne comprends pas pourquoi on voudrait avoir ça encore dans nos mains. Mais c'est reparti de plus belle. Et je suis certain qu'ils vont en vendre quelques centaines de milliers, sinon des millions.
Jérôme :
[
1:00:52] Certainement. C'était un médaillon, en fait. Et maintenant, en fait, ils ont réussi à le miniaturiser encore plus.
Bruno :
[
1:00:59] Ça a pris deux ans pour travailler là-dessus et arriver à le miniaturiser. Mais on ne peut pas dire vraiment que ce sont des prouesses de technologie. Mais bon, bon. C'est à la fine pointe de la technologie.
Jérôme :
[
1:01:14] Bruno, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet, ton excellent podcast que la Terre entière nous envie?
Bruno :
[
1:01:23] Écoute, présenté comme ça, je me retrouve humble.
Jérôme :
[
1:01:28] Oui, vas-y, dis-nous tout.
Bruno :
[
1:01:30] Écoute, j'ai attiré l'attention des gens qui nous écoutent pour une seule chose. Il y a beaucoup d'éléments cette semaine, mais il y a une chose et ça va se retrouver à la presque fin de mon carnet, et c'est une histoire que Stéphane Ricoul commence à nous raconter, Stéphane Ricoul ça fait 9 ans que semaine après semaine il vient commenter l'actualité numérique, mais là il m'a dit Bruno, j'aimerais ça arrêter pour la 10e année, la 10e saison et j'aimerais ça raconter des histoires alors un peu à la Black Mirror, il a trouvé son talent et là il a décidé il a écrit, je pense que c'est 10 histoires. Il va nous décliner, un peu comme à l'époque des radioromans, il va nous décliner, semaine après semaine, quelques chapitres d'une histoire. Normalement, ça va tenir dans un mois, donc dans 4 épisodes. Et ça va nous raconter différentes histoires qui arrivent, et qui semblent anodines au début, mais parce qu'on y ajoute une composante du monde numérique, ça prend une tangente à laquelle on n'avait pas pensé, et ça nous amène ailleurs. Alors, je suis bien content de voir qu'il a décidé de proposer ça aux auditeurs, et on commence cette semaine, alors ça vaut la peine.
Jérôme :
[
1:02:46] Moi, j'ai toujours adoré, comment tu appelles ça, les radioromans? Radioromans, oui.
Bruno :
[
1:02:52] Ou les dramatiques radio.
Jérôme :
[
1:02:53] Des trucs comme ça. Oui, il y a plein de noms. Pendant très longtemps, il y a eu ça à la radio en France, sur France Inter, sur France Culture. Aujourd'hui, il y a des podcasts qui font ça, mais pas trop de fiction. Un petit peu, mais pas trop. Moi, j'ai toujours adoré ça.
Bruno :
[
1:03:07] Écoute, moi, j'ai eu la chance, parce qu'à Radio-Canada, à l'époque, j'étais réalisateur. Les gens me connaissaient comme M. Techno, mais j'étais réalisateur ; chez vous, ça aurait été producteur. Et j'ai eu la chance d'en faire quelques-unes pendant ma carrière. Et le plaisir de raconter des histoires comme ça, de travailler sur le son et d'amener les gens en immersion sonore, c'est quelque chose.
Jérôme :
[
1:03:27] Parce que l'évocation par le son peut être incroyable. Juste avec des effets sonores, etc., tu peux donner des images, comme la littérature, en fait, sans avoir besoin de les montrer réellement.
Bruno :
[
1:03:39] Regarde tout à l'heure, on va donner un exemple, regarde tout à l'heure, quand tu parlais de la fameuse brosse à dents de Dyson, tu as fait ton pschitt.
Jérôme :
[
1:03:47] C'était ça. Un petit pschitt vaut mieux qu'un grand choc.
Bruno :
[
1:03:53] Disait Coluche.
Jérôme :
[
1:03:55] Oui, méditez, méditez, braves gens.
Bruno :
[
1:03:57] Jérôme, toi, de ton côté, de quoi tu parles cette semaine? Qu'est-ce que tu vas offrir aux bonnes gens qui vont tendre l'oreille?
Jérôme :
[
1:04:04] Cette semaine, je donne tout, Bruno. Je donne tout.
Bruno :
[
1:04:06] C'est-à-dire?
Jérôme :
[
1:04:08] C'est la reprise de Monde Numérique dans un rythme normal, mais normal un petit peu relooké parce qu'il y a quelques petits changements. Par exemple, notre Débrief Transat que vous venez d'entendre, qu'on vient de faire, je vais le diffuser plus tôt. Je le diffuse dès le vendredi désormais. Voilà, histoire de mieux coller à l'actualité et tout. Donc.
Jérôme :
[
1:04:31] C'est tout de suite, là, ce vendredi. Les gens sont peut-être en train d'écouter ce vendredi. Évidemment, ça reste en ligne. On peut écouter, on peut aussi l'écouter le samedi, le dimanche, le lundi, etc. Et puis, sinon, c'est la reprise de L'Hebdo, donc le magazine du samedi avec de l'actu, des interviews, etc. Et en termes d'interview, écoute, il y a des choses intéressantes. D'abord, on va parler d'éducation et d'intelligence artificielle. Ça, c'était une interview que j'ai déjà diffusée en intégralité, mais les meilleurs morceaux seront diffusés également dans L'Hebdo. On va parler aussi de cybersécurité. On revient sur tout ce qui s'est passé cet été pour essayer de mieux comprendre et puis d'en tirer des enseignements, savoir, ce qu'il faut faire pour mieux se protéger pour les entreprises, mais même pour les particuliers, avec Benoît Grunemwald d'ESET.
Jérôme :
[
1:05:21] Et puis, alors là, C'est une pépite, comme tu les aimes. J'ai interviewé, j'ai rencontré un inventeur, qui a mis au point une main robotique. Alors, on sait que les mains robotiques, c'est très difficile à créer. C'est un vrai champ de la robotique au sein de tout ce qui compose la science des robots. Et lui, c'est un autodidacte et il a développé une main robotique qu'il présente comme une des plus perfectionnées du moment avec 24 degrés de liberté. Alors, il me l'a montré, etc. Elle est hyper souple, elle est hyper réaliste, elle n'est pas très grosse. Et donc, c'est une initiative totalement isolée. Mais c'est ça aussi l'innovation technologique. Parfois, ce n'est pas seulement du Google, du Apple, du machin. Ça peut être des gens.
Bruno :
[
1:06:13] Ça vient de chez un barouche.
Jérôme :
[
1:06:15] Oui, ça peut être des gens tout seuls dans leur garage ou en l'occurrence dans leur atelier qui font des trucs comme ça. Et je trouvais que ça avait l'air assez sérieux. Il a bossé cinq ans, je crois, là-dessus, et le résultat est pas mal. Il ne peut pas tout montrer parce que tout n'est pas breveté, etc. Enfin bref, voilà, tout est à découvrir dans L'Hebdo samedi. Et puis, la version longue et intégrale pour ceux qui voudront en savoir plus de cette interview, la version intégrale la semaine prochaine sur le fil du podcast Monde Numérique.
Bruno :
[
1:06:42] Ben voilà. Jérôme Colombain, je veux te confirmer que nous avons battu un record.
Jérôme :
[
1:06:49] Oh non, on ne me dit pas ça. Combien on a fait?
Bruno :
[
1:06:51] On a frappé l'heure et on est rendu beaucoup plus loin. Je ne l'ai même pas vu.
Jérôme :
[
1:06:56] Je n'ai même pas regardé le compteur.
Bruno :
[
1:06:57] Mais ce n'est pas grave parce que je veux dire que ça a été très intéressant et très agréable de passer cette heure avec toi pour revenir sur l'actualité.
Jérôme :
[
1:07:05] Un plaisir de partager.
Bruno :
[
1:07:07] Je ne veux pas menacer personne, mais j'ai l'impression que la semaine prochaine, ça ne va pas être mieux.
Jérôme :
[
1:07:12] Ça sera peut-être pire. On aura du Apple, on aura plein de trucs. Bon, ben voilà, on ne sait plus s'arrêter. Désolé et merci malgré tout de votre fidélité.
Bruno :
[
1:07:20] Alors, avec toutes nos excuses, on vous souhaite une bonne semaine et à la semaine prochaine.
Jérôme :
[
1:07:24] Salut Bruno, à la semaine prochaine.
Bruno :
[
1:07:26] Bye.