Jérôme Colombain (
00:00)
L'intelligence artificielle a-t-elle pété les plombs cet été ? Des agents IA ont brisé leurs chaînes pour aller mener plusieurs cyberattaques. Est-ce que la prophétie de l'IA diabolique est en train de se réaliser ? On va en parler dans cette émission mais on va en parler en souriant, vous allez voir.
À propos de cyberattaques aussi, en France, on va revenir quand même rapidement sur tout ce qui est arrivé. La France a pris cher ces derniers mois. Le plus gros piratage, c'est contre la direction des impôts, mais mes intervenants ont plein de choses à dire là-dessus. Les mineurs et les réseaux sociaux également à la une parce que cet été, il s'est passé plein de choses. En France, l'interdiction, le projet de loi pour interdire les réseaux aux moins de 15 ans a été balayé d'un revers de manche.
tandis qu'aux États-Unis, à l'inverse, Meta promet aujourd'hui de faire des efforts du côté de Facebook et Instagram. En Chine, les robots humanoïdes entrent en piste à l'occasion des jeux mondiaux de la robotique humanoïde. C'est spectaculaire. Et puis si on a le temps, bien, on jettera un coup d'œil aux nouveautés produites cet été, des nouveaux smartphones pliants en attendant, probablement celui d'Apple dans quelques semaines si tout va bien. Voilà, c'est le sommaire.
du grand débrief de monde numérique que je vous propose comme tous les mois et ça vraiment c'est une grosse édition puisque là on va faire le round up de tout l'été écoulé avec mes camarades, les incontournables, le vétéran de la tech française, le chouchou des start-up, l'homme aux mille micros et caméras, bronzé comme un figatellu, j'ai nommé François Sorel de Tech &Co
Bruno Guglielminetti (
01:32)
!
Jérôme Colombain (
01:33)
sur BFM Business. François tu es là ? Coucou, ne te cache pas !
Ne te cache pas, je sais que tu es là. Alors c'est pas du ChatGPT. Alors, ben justement
François (
01:38)
Il faut que tu arrêtes de faire des sommaires avec ta GPT, Jérôme. C'est pas bon, ça marche pas. Non, non, non.
Jérôme Colombain (
01:44)
non, désolé mais c'est du full Colombain. ben à 100%, ouais. Désolé. Absolument.
François (
01:47)
C'est du full Colombain ! merde ! Pardon, excusez-moi. Comment ça va les amis ? Je suis ravi de vous retrouver. Ça fait plaisir,
vraiment. Coucou mon Bruno !
Bruno Guglielminetti (
01:56)
Salut François !
Jérôme Colombain (
01:57)
Et voilà, il est là avec nous, lui aussi, la créature mythique du Saint-Laurent, l'idole des caribous, le pourfendeur des anglicismes et l'oracle du numérique québécois, j'en tape sur le micro de
François (
02:07)
merde.
Jérôme Colombain (
02:07)
joie, je vais nommer
Bruno Guglielminetti (
02:08)
Wow
Jérôme Colombain (
02:09)
Bruno Guglielminetti de Mon Carnet à Montréal.
Bruno Guglielminetti (
02:13)
Salut à vous deux.
François (
02:14)
crois qu'il faut une minute de silence après ce sommaire les amis. c'est... Ouais c'est ça. Moi je pense qu'il faut un feu d'artifice non ? Maintenant.
Bruno Guglielminetti (
02:16)
Ouais. T'as pas un générique à balancer, quelque chose, où qu'on se reprenne?
Jérôme Colombain (
02:16)
C'est beau non ?
Si, c'est tout de suite ! La pub... Ouais,
la pub est le générique pour ce Grand débrief du mois d'août 2026.
Bruno Guglielminetti (
02:26)
Merci.
Jérôme Colombain (
02:38)
Cette émission vous est proposée avec le soutien de FreePro, le meilleur de Free pour les entreprises. FreePro, c'est un opérateur pour les indépendants, les TPE, les PME, mais aussi les grandes organisations à travers leurs solutions expertes. Connectivité, cloud, télécom, cybersécurité, FreePro couvre l'ensemble des besoins numériques des entreprises avec des solutions souveraines. Les infrastructures, les technologies et les équipes sont opérées en France. FreePro maîtrise la chaîne de valeur des données de bout en bout.
En plus, des équipes d'experts dédiées accompagnent les projets au plus près grâce à une dizaine d'agences réparties sur le territoire. Expertise, proximité, simplicité... Pour en savoir plus, rendez-vous sur freepro.com et merci à FreePro de soutenir le grand débrief de Monde Numérique.
Jérôme Colombain (
03:22)
Voilà, je suis ravi de vous accueillir, merci de vous être libéré pour ce rendez-vous mensuel que le public mondial nous réclame à corps et à cris. La question traditionnelle, comment s'est passé vos vacances ? Comment se sont passées vos vacances en français ? Je commence par Bruno.
Bruno Guglielminetti (
03:43)
Tu veux vraiment te foutre de ma gueule? Ben, il en a pas de vacances. Ben non. Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,
François (
03:45)
Mais pourquoi ça, Bruno ? Je suis pas au courant moi, qu'est-ce qui s'est passé ? Y'a pas eu de vacances ? petit chat !
Jérôme Colombain (
03:49)
Mais Bruno est... Mais non, Bruno est un américain. Bruno est un américain, il ne prend pas de vacances. Non, ça je sais que c'est une insulte. C'est une insulte, c'est juste pour la provoque.
François (
03:57)
Je suis pas un américain, attention !
Le lac, le lac s'appelle toujours le lac d'Ontario. Attention.
Bruno Guglielminetti (
04:06)
Oui, le Lac
Ontario, il va s'appeler comme ça pendant des
Jérôme Colombain (
04:07)
Ouais, il a pas changé de nom.
Bruno Guglielminetti (
04:09)
siècles encore.
François (
04:09)
Pendant des siècles encore.
Jérôme Colombain (
04:11)
Vous
avez raison, battez-vous, défendez-vous contre l'impérialisme américain. Et donc tu n'as pas pris de vacances malgré tout.
Bruno Guglielminetti (
04:14)
Merci beaucoup. Bref, non,
c'est ça, y a pas eu de vacances.
Jérôme Colombain (
04:18)
Ok. François, toi, tu t'es pas emmerdé, ? On va dire ça comme ça. Non. ben moi, j'étais plus
Bruno Guglielminetti (
04:23)
C'est le moins qu'on puisse dire !
François (
04:25)
Écoute, on n'était pas ensemble, mais si tu le dis... Non, non, non, c'est bas.
Jérôme Colombain (
04:29)
avec Bruno qu'avec toi, cette fois, parce qu'on s'est retrouvés toutes les semaines avec Bruno. Ouais.
Bruno Guglielminetti (
04:31)
Ouais. Je l'ai occupé pendant que t'étais pas là François.
François (
04:34)
C'est vrai, écoute, je te remercie.
Bruno Guglielminetti (
04:36)
Mais là je le ramène.
François (
04:38)
Non, non, non, mais très bonnes vacances, bien sûr. est très heureux. suis très heureux aussi de revenir, tu vois, parce que voilà. Voilà, exactement, je suis revenu lundi dernier
Bruno Guglielminetti (
04:44)
Ça fait une semaine maintenant que t'es revenu
François (
04:48)
et ça fait plaisir de retrouver un peu l'actu, retrouver tous les camarades avec qui on bosse, etc. Moi, je suis très heureux de vous retrouver à tous les deux aussi.
Jérôme Colombain (
04:56)
Et
Bruno Guglielminetti (
04:56)
Merci.
Jérôme Colombain (
04:56)
écoute, plaisir partagé, bien entendu. Nous aussi, on est ravis de recommencer. Alors,
on va commencer par ce premier sujet. Bon, François, tu m'as dit, ouais, c'est un peu anxiogène et tout. Oui, c'est anxiogène, mais bon. Quand même, c'est pas rien. Et je vais rappeler quelques faits, parce qu'on est là aussi pour donner de l'info, de la vraie, de la pure et dure. 11 et 12 juillet de cette année, des agents d'OpenAI attaquent les serveurs de la plateforme Hugging Face. Et on a appris tout récemment qu'en fait, il s'agissait carrément de 700 agents
qui étaient passés à l'attaque, il y avait un commandant suprême qui avait donné des instructions aux autres alors qu'évidemment il n'avait pas été programmé pour ça. On en a beaucoup parlé, on en a parlé ensemble Bruno et moi au cours de nos émissions cet été. Ce n'est pas fini le 19 juillet, les mêmes agents d'OpenAI se sont retournés contre OpenAI à la fin du mois au Royaume-Uni. Alors ça c'est l'histoire que je préfère. C'était des tests de cybersécurité et au cours de ces tests, il y a des agents qui...
ont mené des attaques et notamment ils se sont attaqués à des humains, en tout cas ils ont essayé de tromper un développeur en lui envoyant des emails de phishing, etc. pour aller essayer de corrompre un programme open source. Là-dessus on a appris qu'Anthropic n'était pas épargné ou en tout cas était aussi responsable de ce genre de dérapage puisque des modèles de Claude s'étaient livrés aux mêmes agissements, des cyberattaques vraiment pas très contrôlées. Alors, la question...
que je vous pose, faut-il cette fois pour de bon avoir peur de l'intelligence artificielle, a-t-elle pété les plombs et va-t-elle tout casser ? Qui veut donner son avis sur la question ? Histoire de bien casser l'ambiance dès le départ.
...
François (
06:41)
C'est bizarre, j'en étais sûr.
Bruno Guglielminetti (
06:42)
...
François (
06:45)
Non, mais c'est un sujet aussi qu'on a évoqué cette semaine dans Tech&Co. y a plein de choses à dire. la première, c'est que finalement, on n'arrive pas à anticiper en fait cette IA et on n'arrive pas à la maîtriser. Et on se retrouve avec des scénarios de films de science-fiction. Moi, ça me fait tellement penser à Skynet de Terminator, tu veux, où cette IA prend le dessus sur l'humain et n'a qu'un objectif.
en fait, éradiquer la race humaine. Je ne sais pas si vous vous souvenez de Terminator de James
Jérôme Colombain (
07:13)
C'est ça.
François (
07:15)
Cameron, c'était ça. Et autant il y a 30 ans, ça nous faisait rigoler. Là, maintenant, quand on regarde, on commence à regarder ces trucs là. On en est encore loin, bien sûr. Mais malgré tout, ça fait penser un peu à ça. On se dit, mais comment se fait-il que ces IA qui sont que des algorithmes peuvent prendre des initiatives parfois sans qu'en plus, il y ait, si tu veux, de directives humaines ? C'est ça qui est quand même assez effrayant. Je n'ai pas la réponse.
Je, je, tout ce que je me dis, c'est que on n'en est qu'au début de ces affaires là et on aura des des des, à mon avis, des aventures similaires dans tous les domaines. Là, on a parlé de cybersécurité, mais imaginez demain, une IA qui prend une initiative pour, je ne sais pas moi, dans les aéroports et qui décide de changer tous les panneaux d'affichage. Tu vois, enfin, on peut tout imaginer en fait. Et pourquoi? Pourquoi ces IA prennent-elles des initiatives?
Moi, je trouve ça à la fois vertigineux comme sujet
Jérôme Colombain (
08:13)
Hmm.
François (
08:14)
et voilà, je n'ai pas la réponse.
Jérôme Colombain (
08:17)
Bruno ?
Bruno Guglielminetti (
08:18)
Ce qui est embêtant dans cette histoire-là, c'est qu'on a voulu, en tout cas les gens qui ont travaillé là-dedans et quand tu leur parles, c'est un peu ce qu'ils confirment, ils veulent s'approcher et atteindre l'IA autonome. Alors dans ce contexte-là, on enlève énormément de barrières, puis dans certains cas, c'est même l'IA elle-même ou le modèle qui fait tomber les barrières.
parce qu'elle a cette intelligence-là, elle va chercher le nécessaire pour passer à côté et on se retrouve dans des situations comme celle que tu as évoquée. Et cette semaine, j'avoue que moi j'ai trouvé ça, et ça, ça soit le côté toxique, cette semaine, j'ai été surpris, surpris et pas surpris, mais en tout cas, j'ai été, quand j'ai lu une lettre qui avait été écrite,
par les grands joueurs de l'IA. Ça veut dire Anthropic, OpenAI, Microsoft, Google, nommer les AWS. Oui, oui,
François (
09:12)
C'est tout récent ça en plus. C'est tombé hier je crois non
Bruno Guglielminetti (
09:15)
et eux essentiellement. Bon, et est-ce.
Jérôme Colombain (
09:15)
hier, c'est-à-dire jeudi, parce que voilà, les gens qui nous
écoutent nous écoutent face au podcast émis en ligne lundi 31 août.
Bruno Guglielminetti (
09:22)
Et essentiellement ce qu'ils disent, c'est qu'ils alertent les gouvernements et les responsables d'infrastructures publiques que d'ici quelques mois, ils seront probablement victimes d'attaques d'IA. Alors ce qu'on a vu, et j'en parle parce que François évoquait le scénario, donc ce qu'on a vu pendant l'été des IA qui s'attaquent à d'autres IA ou à des développeurs, c'est presque bénin, mais ça lève le drapeau.
Mais là quand tout le monde se dit, nous on va faire partie de cette lettre là pour dire que en bon citoyen corporatif, on a alerté les gens. Et quand on dit pas dans un an, dans deux ans, dans quelques mois, as-tu dit, non mais dans quelle situation ils sont en train de mettre les pays?
Jérôme Colombain (
10:09)
Alors moi je vais vous dire, et c'est pour ça que je voulais qu'on aborde le sujet, parce que je suis un peu moins inquiet que vous en fait. Je trouve que ce truc-là n'est pas si inquiétant que ça. Pour plusieurs raisons. D'abord parce que c'était des tests. Ça s'est pas passé comme ça de manière totalement impromptue. En plus c'était des tests dans un contexte très particulier, c'est que...
les sécurités qui ont déjà été pensées pour éviter ce genre de problème avaient été levées. C'est un peu mystérieux, on ne sait pas bien dans quelles circonstances elles avaient été levées ces sécurités, est-ce que c'était volontairement, tout à fait volontairement, partiellement volontairement et une partie accidentellement. On a parlé notamment d'une société tierce, qu'utilisent tous les grands joueurs de l'IA, comme tu dis, qui auraient fait des bêtises ou en tout cas... Et si on ramène ça à...
Une image qu'on a déjà beaucoup évoquée à propos de l'intelligence artificielle, oui, l'IA est potentiellement dangereuse et on la compare souvent au nucléaire ou à d'autres choses comme ça. On sait qu'il peut y avoir une utilisation délétère, mais c'est exactement comme si on était en train de mettre au point la bombe atomique. La bombe atomique, on sait dès le départ qu'elle est hyper dangereuse et qu'elle peut provoquer des ravages.
Et donc, c'est pas pour ça qu'on va s'arrêter de la développer. Alors vous allez me dire, après c'est un débat philosophique, on aurait peut-être dû s'arrêter avant. Mais en tout cas, la bombe atomique ou d'autres choses, d'autres armes, même des virus bactériologiques, etc. Il y a des recherches qui sont faites. Faire les recherches, c'est une chose, faire des expérimentations, c'est une chose. Ça ne veut pas dire qu'on va tout lâcher, tout ouvrir dans la nature. Maintenant, c'est vrai que le risque est d'une autre nature avec l'IA, parce que 1, ça va très vite, comme tu l'as dit François et Bruno, 2...
on sait que potentiellement ça peut être récupéré par des gens mal intentionnés parce que tout circule très vite sur les réseaux. D'où finalement on revient à l'idée de base qui est que oui c'est dangereux et il faut donc protéger ces trucs-là. Et ce n'est pas pour rien qu'aujourd'hui les pouvoirs publics s'en mêlent, que les autorités américaines ont fait des misérables anthropiques.
d'obtenir Gankos contre les Américains, mais qu'ils contrôlent ça comme si c'était de la poudre en fait. Donc oui c'est de la poudre, c'est dangereux et ça nous choque parce que c'est l'IA qui par ailleurs est accessible sous une autre forme à tout le monde, etc. Donc tout ça pour dire que moi je suis moyennement dans le risque, on le connaît, on sait qu'il arrive. La question c'est comment on va aborder ce risque et est-ce qu'on va être capable effectivement tout le temps d'instaurer toutes les sécurités ?
Ce qui est très difficile même avec l'armement. Je veux dire, il y a des trafics d'armes, il y a même eu du trafic de missiles nucléaires. Ça existe dans le monde. Voilà.
François (
13:07)
Sauf que la petite différence, Jérôme, c'est que que ce soit les bombes atomiques ou ces fameux missiles, ils sont difficilement accessibles. Tu vois ce que je veux dire ? C'est qu'il
Jérôme Colombain (
13:20)
Oui !
François (
13:21)
faut que malgré tout, des gens aient accès à des informations, etc. Il y a une localisation physique d'un produit.
Jérôme Colombain (
13:29)
Merci.
François (
13:30)
Là, avec l'IA, c'est totalement partout et nulle part.
Jérôme Colombain (
13:35)
Alors pas tout à fait, les agents en question,
sont pas accessibles à tous comme ça.
François (
13:40)
Ouais, mais tu sais très bien, comme moi, que tout est piratable et tout est fragile aujourd'hui. Et qui te dit que demain, il n'y aura pas une IA encore plus perfectionnée qui ira pirater ces trucs là pour que des gens avec des mauvais esprits puissent après s'en servir. C'est ça, moi, qui me fait un peu peur. C'est qu'on est dans ce monde de la dématérialisation. Et finalement, de n'importe où tu peux faire n'importe quoi. C'est ça. Mais bon, après.
Jérôme Colombain (
14:09)
Enfin voilà, et puis en même temps je trouve que c'est presque un mal pour un bien, c'est bien que ça arrive ce genre de dérapage parce que ça permet de prendre conscience,
François (
14:15)
Oui, ça ouvre les yeux.
Jérôme Colombain (
14:16)
ça ouvre les yeux et pour éviter peut-être que ce soit pire.
François (
14:20)
Mais bon après, dernier truc, moi je trouve que ces lettres, si tu veux, des dirigeants de toutes ces compagnies, ça me fait doucement rigoler, tu vois. Les mecs, c'est eux qui mettent ça en place, c'est eux qui ont les recettes dans leur marmite, qui font tous ces trucs là et qui au bout d'un moment disent, là là les gars, attention, on est en train de faire des trucs qui sont pas bien. Ça va, excusez-moi, tu vois.
Jérôme Colombain (
14:45)
Ouais, depuis le début il souffle le chaud et le froid parce qu'en fait il...
François (
14:47)
Il souffle chaud
et froid et on a presque la pression que c'est du marketing, vois.
Jérôme Colombain (
14:51)
Bien sûr, tout à fait.
Bon
alors, autre sujet un peu dans le même genre. Typiquement français celui-là. D'ailleurs, on ne sait pas trop s'il y a de l'IA dans le coup, probablement, mais pas avec les mêmes outils et ce n'est pas les mêmes scénarios. Là encore, juste, je rappelle quelques faits pour ceux qui n'auraient pas suivi, qui auraient complètement décroché de l'actu cet été. C'était fin juin, mais on l'a appris que fin juillet. Le FISC français, la DG...
La DGFIP, donc la Direction générale des impôts, a été braquée comme une vulgaire épicerie de campagne par des cybercriminels qui se font appeler « Zero Bytes ». Résultat, les données de près de 700 000 particuliers professionnels dans la nature, des tentatives, des escroqueries, etc. D'ailleurs aujourd'hui, ils demandent un dédommagement, il y a une action collective qui est en route. Ça, c'est pour les impôts. Le 25 juillet, on a appris que l'éducation nationale aussi s'était fait pirater, ce qui a d'ailleurs perturbé.
les
préparatifs de la rentrée scolaire. pour la partie état, public, administration. Dans le privé, c'est le folklore, les derniers en date. Fin juillet, Intermarché qui s'est fait dérober les données de près de 300 000 clients. SFR, les données de plus de 2 millions de lignes. Alors ils ne confirment pas le chiffre, c'est ce que disent les pirates. Bloctel, système pour empêcher le spam par téléphone qui lui aussi s'est fait pirater, sympa pour un système qui est censé protéger les numéros de téléphone.
et on pourrait remonter comme ça très haut. Est-ce que ça veut dire qu'aujourd'hui on est plus informé qu'avant parce que maintenant toutes ces entreprises et ces organisations ont obligation de communiquer lorsqu'elles se font pirater ? Ou bien est-ce que vraiment la France est devenue un formidable gruyère numérique ? Ça vaut quand même le coup de se poser la question.
François (
16:42)
Vas-y Bruno !
Jérôme Colombain (
16:42)
Ok,
merci.
Bruno Guglielminetti (
16:45)
C'est là qu'on fait une pause.
François (
16:47)
Oui c'est ça. Moi je reviens dans un quart d'heure.
Jérôme Colombain (
16:47)
Non, y'a pas de pause, on enchaîne ! mais arrête,
t'as des choses à dire là-dessus. En plus, y'a l'ANTS aussi, les PV qui ont été piratés. Donc tu vas recevoir plein de PV.
Bruno Guglielminetti (
17:00)
Non, sérieusement, on en a largement parlé, Jérôme, dans notre débrief hebdomadaire, mais je rajouterais que c'est l'air du temps. Les pays se font rattraper par la négligence qu'ils ont eue vis-à-vis leur système informatique et je pense que c'est la France qui porte le drapeau, mais ça se fait ailleurs.
ayant dit ça, je ne pense pas que vous êtes plus gruyère que d'autres pays européens, sauf que là, vous êtes pris avec le petit paquet dans les mains. Cela étant dit, moi ce que je trouve intéressant, c'est de voir comment l'administration publique réagit face à ça. Puis y a eu des déclarations d'un Premier ministre qui dit, oui mais ça fait un moment qu'on le savait, puis on a mis des choses en place.
Oui, mais ça fait quand même que vous avez été victime et que ça se poursuit. Mais un élément que mentionné dans ta présentation, puis je pense que c'est important, c'est qu'aujourd'hui, on le sait parce qu'ils sont obligés de nous le dire. Parce que si le système financier, je dis ça pour la France, mais je ça ailleurs dans le monde, si les grandes banques qui nous servent depuis des siècles avaient dû alerter à chaque fois ou aviser à chaque fois.
qui avaient été victimes d'une tromperie, d'un vol ou un truc comme ça, écoute les journaux en seraient plein là. Alors, mais c'est juste que là, à vouloir être transparent, ben on est au courant de beaucoup de choses et il faut arriver à négocier avec cet afflux d'information, ne pas en faire tout un plat, mais être conscient qu'il y a un risque et de pousser encore plus d'investir parce que c'est ça, la cybersécurité là, ce soit au public ou au privé.
c'est toujours pour bien des décideurs, c'est toujours des coûts, des dépenses. Sauf que le jour où ils se vont prendre les culottes baissées, c'est un peu à la rame. Alors là, il faut voir ça comme un investissement et il faut investir là-dedans comme on investit dans des infrastructures. Donc que ça tienne.
Jérôme Colombain (
19:02)
Oui mais enfin
on sait aussi que ce n'est pas que une question de coût, c'est aussi des questions d'acculturation, de pratique. Je veux pas taper sur l'administration mais on sait bien comment ça se passe dans l'administration, les prises de décisions, les développements de plans, etc. C'est toujours très très lent, il y a beaucoup de lourdeur, y a des... Souvent parfois les choses ne se font pas pour de mauvaises raisons, voilà, il y a ça aussi.
Bruno Guglielminetti (
19:26)
Ouais mais là on
est dans un contexte de 2026 là, on est plus dans les années 80. Voilà.
Jérôme Colombain (
19:30)
Exactement,
je suis entièrement d'accord. François, ça t'a gâché tes vacances ? Sur la plage, tu
François (
19:39)
Non mais je suis d'accord...
Jérôme Colombain (
19:40)
te disais « mon Dieu, les impôts étaient piratés, c'est pas normal ».
François (
19:43)
Non,
si tu veux, c'est une information, malheureusement, qui, pour moi, est devenue une non information parce que ça arrive tellement souvent. Enfin, ça fait des années qu'on évoque les hôpitaux qui se font pirater. Toutes les institutions y ont droit. bon, alors, c'est embêtant. Tu vois, la direction générale des impôts, tu dis OK, là, ça commence à être lourd. Mais est ce que c'est un problème de moyens? Parce que visiblement,
Enfin, il y a plein de trous dans la raquette, d'après ce que j'ai compris, en termes de sécurité. y a aussi des passerelles entre les ministères qui fragilisent, si tu veux, tous les systèmes de sécurité qui ont été mis en place. y a aussi le télétravail qui est un vrai problème, d'après ce que j'ai compris. C'est-à-dire que depuis le Covid, en fait, il y a beaucoup de fonctionnaires qui peuvent travailler à distance. Et en fait, on a sous-estimé le problème du télétravail quand tu manipules des données sensibles.
Parce que la plupart du temps, tu fais ça depuis un ordi qui n'est pas forcément celui de ton travail. Enfin, je veux dire. Et voilà, donc oui, c'est triste. Malheureusement, ça arrive souvent. Donc, c'est pour ça que pour moi, c'est un non événement. Je n'ai pas la solution. Je ne sais pas ce qu'il faut faire. Est-ce que toutes ces boîtes là, on a la chance d'avoir des pépites dans le domaine de la cybersécurité, des startups qui font des trucs formidables.
Allons-y, faisons la commande publique, qu'elle jette un œil là dans tous ces systèmes là, qu'on fasse un audit de la sécurité de nos institutions. On a la chance d'avoir en France des boîtes qui font ça. Allons-y. Voilà,
Jérôme Colombain (
21:26)
Allez.
François (
21:26)
ça peut être aussi, tu vois, un bon proof of concept, comme on dit, tu vois.
Jérôme Colombain (
21:30)
Tout à fait. D'ailleurs,
maintenant c'est ça qu'il faut faire, savoir ce qui s'est passé, comment ça s'est passé, qui est responsable aussi.
François (
21:38)
Oui mais tu verras
que dans un mois t'auras, ben voilà, je sais pas moi, un autre organisme qui se fera pirater et voilà.
Jérôme Colombain (
21:45)
Ouais enfin,
alors moi je veux bien, bien sûr, on est en 2026, on est à l'ère de l'IA, les ZeroBytes, les espèces d'escrocs, qui en plus se pavanent sur les réseaux sociaux, ça c'est extraordinaire. Ils postent des messages en disant « oui, on s'est connecté chez vous pendant un mois, vous nous avez même pas vu et tout ». Bon, c'est un peu vexant pour ceux dont ils parlent, mais c'est aussi assez choquant que ces gens-là puissent s'exprimer. On sait pas trop où en est l'enquête, est-ce qu'on va leur mettre la main dessus ?
Mine de rien, c'est quand même des actions délictueuses dont il y a des responsables qui, en théorie, méritent d'être punis, surtout que eux sont français, visiblement. derrière ça, c'est... Comment dire ? Ce n'est pas une fatalité. Moi, je trouve que ça ne peut pas être une fatalité. Même si la France est particulièrement visée, peut-être pour des raisons politiques, géopolitiques...
Là, ce n'est pas le cas, parce qu'apparemment ceux qui agissent n'agissent que pour l'argent. ils tirent plutôt parti des vulnérabilités de la France. Mais c'est vrai que la cyber, c'est chiant aussi. C'est un truc hyper chiant parce que c'est toujours plus de contraintes, toujours plus de restrictions à tous les niveaux, etc. Mais il y a encore sans doute beaucoup de choses à faire. Tu as raison.
François (
23:02)
Oui, je pense
qu'il y a une sensibilisation, je pense, à avoir de la part de tous les collaborateurs de ces entités. L'hygiène numérique, n'est
Jérôme Colombain (
23:06)
Ouais, bien sûr. Mais on voit bien le nombre... oui !
François (
23:11)
pas au niveau, si tu veux. donc,
Jérôme Colombain (
23:13)
Mettez encore un
François (
23:14)
tant qu'on affichera le mot de passe de son poste sur un post-it, tu vois, et ça, malheureusement, ça nous, ça nous
Jérôme Colombain (
23:21)
Bien sûr !
François (
23:22)
fait rigoler. Mais un, les mots de passe débiles et deux, les trucs qui s'affichent comme ça.
C'est des vrais problèmes parce que
Jérôme Colombain (
23:31)
Exactement.
François (
23:32)
la plupart d'entre nous ne nous rendons pas compte de la gravité de la situation. voilà, après les résultats, ils sont ce qu'ils sont.
Jérôme Colombain (
23:40)
Et ne parlons pas des arnaques personnelles dont sont victimes les gens, notamment les plus âgés, etc. Enfin bon.
On passe des plus âgés aux plus jeunes avec les mineurs face aux réseaux sociaux, dont on a pas mal parlé cet été également. D'abord avec ce projet de loi français du gouvernement Macron pour interdire les réseaux aux moins de 15 ans, sauf que ça a fait plouf.
Le projet a été retoqué par le Conseil constitutionnel. C'était quand une sacrée surprise parce que le gouvernement avait promis que ça entrerait en vigueur à la rentrée. Eh bien, ce n'est pas le cas. puis, aux États-Unis, ce procès, pareil, on en a beaucoup parlé avec Bruno ces dernières semaines, ce procès de Meta, procès spectaculaire, Meta attaqué par près de 50 États américains pour avoir, en quelque sorte, abusé des plus jeunes, abusé des mineurs.
en ayant désactivé, en incitant à la surconsommation de Facebook, d'Instagram, etc. Mais ce procès qui devait durer des semaines s'arrête plus vite que prévu, puisque Meta a trouvé un arrangement financier qui devrait lui coûter la bagatelle d'un total possible jusqu'à 18 milliards de dollars. Alors ça, c'est l'aspect judiciaire, mais le plus intéressant et surtout ce dont il faudrait qu'on parle, c'est l'aspect pour les mineurs. Il va quand même se passer des choses, puisqu'ils ont décidé qu'ils allaient...
mettre quelques limitations pour les plus jeunes sur Facebook et Instagram. voilà, y a réduction à deux heures par jour, couvre-feu le soir, etc. C'est bien, c'est un coup d'épée dans l'eau. Est-ce que vous pensez qu'il faudrait la même chose en France, etc. Parce que pour l'instant, ça concerne que les États-Unis.
Bruno. Ouais, à chaque fois je jette la question comme ça, mais vous êtes tellement polis l'un et l'autre. Absolument. Mais tout à fait. Mais bien sûr.
François (
25:28)
alors qui je... Non mais adresse-toi à quelqu'un, ça sera plus simple parce que là...
Jérôme Colombain (
25:36)
C'est vrai, je devrais prendre exemple sur des professionnels parce que... Bruno, quand ? Ok, voilà.
François (
25:42)
Donc j'y vais parce que c'est... Voilà.
Bruno Guglielminetti (
25:44)
Merci.
François (
25:49)
Ce que je trouve intéressant dans ce procès aux États-Unis, c'est l'analogie qu'on fait avec les cigarettiers et le procès qu'il y a eu il y a une trentaine d'années. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on part du principe que les réseaux sociaux, c'est une vraie addiction. Et il y a eu des preuves d'adolescents qui étaient totalement addicts aux réseaux sociaux.
Jérôme Colombain (
26:10)
Ouais alors pardon, je t'interromps, mais juste addiction au sens médical du terme, non, ça n'a jamais été reconnu comme tel. Mais après dans les faits c'est vrai qu'on voit bien que les gamins sont complètement accrochés, d'accord avec toi. Y'a juste une subtilité, ouais.
François (
26:21)
Oui, d'accord. c'est vrai qu'il y a une nuance. Une
nuance, le fait est qu'ils restent plus de temps devant leurs écrans que de discuter avec leurs parents ou leurs amis, ce qui est à mon avis, une addiction. Et ce qui est intéressant, c'est que ça a été un peu traité comme tel. C'est à dire que, en fait, je pense que Meta et Mark Zuckerberg se sont rendu compte qu'il fallait qu'ils se dépatouillent très vite de ce guet-apens, en fait.
et de cette class action qui est quand même assez importante. Je vous rappelle qu'il y avait plus d'une trentaine d'États, je crois qu'il y avait 47, 47 États.
Jérôme Colombain (
26:55)
47. C'est ça, hein, Bruno ?
François (
26:57)
sais pas parce que j'ai entendu qu'il en avait 28.
Bruno Guglielminetti (
26:57)
Là,
c'est ça, début, y avait ceux qui ont été dans la cour, au début, c'était 29. Et puis par
François (
27:05)
Voilà !
Bruno Guglielminetti (
27:05)
la suite, avec l'entente qui a été fait hors cours, là, ils ont ramassé une quarantaine d'États, mais il reste toujours la Floride et le Nouveau-Mexique qui eux, n'ont pas accepté cette entente-là et ils vont poursuivre de leur côté.
François (
27:17)
Ils vont poursuivre, d'accord.
Et donc, on se rend compte que c'était une adoption, en tout cas un accord massif. Et Méta n'avait pas le choix parce que ce procès aurait pu aller très très loin. Ils ont préféré lâcher 16 milliards. Et au-delà des 16 milliards, bon c'est beaucoup d'argent, mais pour Méta finalement, c'est... Allez, quelques mois de revenus et puis ils auront digéré tout ça. Ce qu'il y a d'intéressant, c'est surtout...
quand même la proactivité de Meta qui a mis des garde-fous assez impressionnants parce que deux heures de consultation des réseaux sociaux par jour pour les moins de 18 ans avec un blackout la nuit, des notifications régulièrement pour vous dire que voilà, je ne sais plus quoi, il faut pas aller sur les réseaux sociaux, etc. C'est quand même assez impressionnant, tu vois, et je trouve que d'un côté, quand on voit ça, on se dit bravo les US parce que franchement, c'est assez impressionnant.
Et puis de l'autre côté, ça rend presque obsolète si tu veux ce projet de loi français.
Jérôme Colombain (
28:17)
Hey oui !
François (
28:18)
Parce que finalement, c'est bien beau d'interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans. Mais un, on n'y est pas arrivé parce que, comme tu le disais, il y a le Conseil constitutionnel qui a mis son grain de sable, son grain de sel là dedans et qui a tout arrêté. Et puis deux, je trouve que c'est beaucoup plus efficace, en fait, les mesures que Meta a proposées en fait aux Américains. Donc.
Moi, je trouve que c'est plutôt pas mal. Il faudrait que ça fasse vite fait jurisprudence. Il faudrait que l'Europe s'accapare de ce sujet parce que pour une fois, je trouve que là, ce que font les Américains est intéressant.
Jérôme Colombain (
28:52)
Le
marché règle le problème là où les institutions n'y arrivent pas. C'est ce que tu veux dire.
François (
28:56)
Exactement, exactement. Tu vois,
et ça met un coup de pied aussi dans toute la régulation parce que là, en fait, c'est Meta qui s'autorégule. Si tu veux.
Jérôme Colombain (
29:05)
ouais, tout à fait.
Mais il y a quand même...
Bruno Guglielminetti (
29:07)
Mais suite à l'opération
du Gat des gouvernements...
François (
29:09)
Oui, oui,
Jérôme Colombain (
29:09)
C'est vrai, c'est vrai.
François (
29:10)
mais c'est pas le gouvernement qui a dit ça va être deux heures par jour, etc. C'est-à-dire que Meta a carrément, alors peut-être qu'en sous main, y a eu des discussions avec les États, mais c'est Meta qui a communiqué en fait sur ces limites. C'est ça je trouve intéressant.
Jérôme Colombain (
29:28)
Mais il y a quand même quelques subtilités, Bruno. Il y a un peu des conditions, il y a notamment par rapport à l'attitude d'un autre grand acteur du secteur qui est quand même TikTok, dont on parle moins, mais qui est même sacrément responsable aussi du problème.
Bruno Guglielminetti (
29:43)
Oui, parce que le service du contentieux sur les ordres de la direction, s'est assuré de systématiquement faire des ententes à l'amiable avant que les procès commencent dans tous les États. Ce qui est très habile de leur part, on n'en parle pas, on parle que de Meta. Mais juste avant d'aller dans les subtilités, je veux juste vous rappeler que cette procédure qui se déroulait à Oakland, en Californie, on voulait parler des 13 ans et moins. Et moi, je trouve ça assez habile de la part
de Meta d'inclure les 18 ans et moins parce qu'il y a toute une fenêtre, les 16 à 18 ans, c'est deux ans qui sont importants et quand on regarde les procès qui ont été faits avant celui de la Californie qui s'est terminé ça avait à voir avec des adolescents c'était pas des enfants c'était des adolescents et on a comme l'impression que cette entente qui est signée donc et puis qui va avoir lieu.
Ça veut tout régler d'un coup. Et ça, je trouve ça habile de la part de Meta en disant, si on arrive à tout boucler ça pour les 18 ans et moins, on règle la situation, les poursuites vont cesser, mais surtout, on perd pas notre vache à lait. La vache à lait, c'est les adultes à qui la grande majorité de la publicité s'adresse et l'expérience de défilement continu qui n'existera plus pour les jeunes, elle va toujours se poursuivre chez les plus vieux.
Et les notifications vont toujours arriver. L'expérience pour les 18 ans et plus ne change pas et on règle le problème pour les jeunes. Ça, je trouve ça très habile parce que quand les procureurs des différents états sont approchés, ce qu'ils ont mis sur la table, c'était un règlement financier, mais c'était aussi un changement du moteur, des algorithmes. ont vraiment... Je trouve ça très habile de la part de Meta ce qu'ils ont mis sur la table. Là, je m'excuse, je reviens à ta question.
Ce qui est vraiment là, je sais pas qu'est-ce qu'ils ont fumé quand ils ont... Mais ils ont vraiment pensé en... Quand tu fais de l'idéation, le penser à l'extérieur de la boîte, think out of the box, c'est vrai, ils sont arrivés du champ gauche. Quand ils ont dit oui c'est beau, on s'entend ça, on va le faire, mais là on va payer seulement 70 % de l'amende et on va payer le 30 % si TikTok et YouTube acceptent de jouer avec les mêmes règles.
Jérôme Colombain (
32:06)
Ouais.
Bruno Guglielminetti (
32:08)
Ça là, y a personne qui l'avait vu venir, à part les jeunes du service de contentieux et les conseillers de chez Meta. Et là, ils sont en train de tirer avec eux dans le sable des gros joueurs comme TikTok et YouTube en disant, vous savez quoi? On va vous payer la différence, le 30 % s'ils acceptent. Mais mieux que ça, on va circonscrire encore plus nos fonctionnalités s'ils embarquent dans le truc. Alors de deux heures, on va passer à une heure. Les notifications nocturnes.
là c'est de minuit à 6 heures, on va aller de 22 heures à 6 heures, là on va vous en donner plus. C'est fou, mais ce qu'ils sont en train de faire, c'est qu'ils sont en train eux de vouloir écrire les règles pour s'assurer qu'on règle la question une fois pour toutes. Mais rappelons-nous, cette entente-là, est de 5 ans et si TikTok et YouTube arrivent, elle sera de 10 ans. Et moi personnellement,
Jérôme Colombain (
33:01)
D'accord.
Bruno Guglielminetti (
33:01)
la question, puis Jérôme tu semblais l'évoquer, ma question c'est...
Maintenant qu'ils se sont entendus là-dessus, est-ce que tous les pays de la planète où on utilise les plateformes de Meta ne pourraient pas bénéficier de…
Jérôme Colombain (
33:13)
Et oui, qu'est-ce qui va se passer au-delà des États-Unis ?
Bruno Guglielminetti (
33:16)
ben justement, pour bénéficier de la chose, parce que ça règle une grande partie des problèmes. Puis vous parliez de votre loi, mais dans des pays où y a pas de législation, où y a pas de volonté de légiférer, ben là on réglerait le problème.
François (
33:32)
Ouais, exactement. Si les petits américains sont addicts aux réseaux sociaux, les petits français, les petits allemands, les petits hindous de la même manière. Donc y a qu'en Chine où là,
Bruno Guglielminetti (
33:43)
Ça, va bien.
François (
33:44)
c'est déjà bien bien bien serré. Non, c'est intéressant. On va voir si ça va faire jurisprudence. Ça va être très intéressant ce qui va se passer là dans les mois qui viennent. Est-ce que TikTok ?
Bruno Guglielminetti (
33:56)
et je fonde beaucoup
d'espoir sur vous, sur l'Europe. Reprenez la balle au bond !
Jérôme Colombain (
34:00)
Et on fait une réglementation ! Alors, oui mais attends...
Bruno Guglielminetti (
34:02)
Non, mais ici…
François (
34:04)
Non mais là, mais tu
sais, tu dis que c'est nous, enfin la balle est dans notre camp, mais en théorie, Meta étant assez intelligent, ils devraient eux-mêmes en fait proposer ce type de...
Bruno Guglielminetti (
34:14)
Parce que c'est que j'espère, ouais.
François (
34:16)
Tu vois ? C'est ça le truc.
Jérôme Colombain (
34:16)
Ouais mais attends,
moi j'ai vu une interview de Thierry Breton qui disait qu'en fait, ça existe déjà en Europe. Cette réglementation, simplement, elle n'était pas appliquée parce que la Commission ne fait pas ce qu'il faut pour que ce soit appliqué, etc. Mais c'est déjà dans le DSA, ces trucs-là. Donc le règlement, il existe déjà.
Bruno Guglielminetti (
34:37)
Mais c'est pas appliqué du tout.
François (
34:37)
Ok, je n'étais pas au courant, mais bon.
Jérôme Colombain (
34:41)
J'ai vu Thierry Breton, c'est ce qu'il expliquait.
François (
34:42)
Quoi ? Que les réseaux sociaux étaient interdits
au moins 18 ans ? Enfin...
Jérôme Colombain (
34:45)
Non, mais qu'il
y avait des mesures à prendre pour limiter l'addiction et la consommation des plus jeunes, etc.
Bruno Guglielminetti (
34:53)
Bah ils l'ont pas fait.
Jérôme Colombain (
34:54)
Simplement, c'était un cadre très général et maintenant il faut des directives pour appliquer et ça n'a pas été, pour l'instant, n'a pas été fait.
François (
35:04)
Après, il faudrait
aller plus loin. là, je ne pas me faire... Non, non, non, non,
Jérôme Colombain (
35:06)
Bah supprimer les réseaux sociaux, je pense que c'est ça.
Bruno Guglielminetti (
35:08)
Ahahahahah
François (
35:11)
tu prends par exemple le smartphone. Est-ce qu'il ne faudrait pas essayer aussi que des acteurs comme Apple, comme Samsung, enfin, les grands constructeurs se posent la question, en fait, de l'usage de ce type de produit, tu vois, parce
Jérôme Colombain (
35:23)
bah alors là pour le coup en France...
François (
35:27)
que c'est bien beau d'avoir que deux heures de Facebook par jour. Mais si tu peux aller jouer à tous tes jeux.
aller sur ton navigateur et aller discuter je ne sais pas de quoi ou etc. Tu vois, on règle pas totalement le problème.
Bruno Guglielminetti (
35:44)
Ben François là dessus je suis pas tout à fait d'accord avec toi parce que Apple et Google dans leur système d'exploitation ont depuis quelques années mis en place cette vision de la e-santé mentale.
François (
35:57)
Oui, le temps d'écran
Bruno Guglielminetti (
35:58)
Exactement, les outils sont là. Maintenant après ça prend une certaine responsabilité de l'individu en disant j'ai un problème. Évidemment ceux qui ont les plus grands problèmes ne le feront pas là. Mais ceux qui veulent faire de la prévention ou qui veulent faire une intervention sur quelqu'un qui a problème.
Il y a des outils maintenant qui sont dans les téléphones pour gérer ou encadrer l'utilisation.
François (
36:18)
Oui, mais bon, tu sais, c'est toujours pareil. Si tu aimes la vitesse, même si tu as un limiteur de vitesse, tu les actives et puis tu vas 180. C'est...
Jérôme Colombain (
36:28)
C'est marrant parce
qu'on en parlait avec Bruno ce week-end. C'est aussi tellement une différence de mentalité entre les États-Unis et notamment entre ces dirigeants de boîtes de tech et la France. D'un côté, est sur la toute réglementation parce que l'État se doit de protéger les citoyens, y compris jusque dans les domaines les plus intimes et de plus en plus intimes.
Et aux États-Unis et notamment chez les géants de la tech, c'est complètement l'inverse. C'est-à-dire que c'est la liberté à tout crin et chacun est censé être responsable de sa propre vie. Et si tu veux te droguer, tu te drogues et puis c'est tout. Et c'est pas l'Etat qui doit en... Voilà, c'est deux visions du monde.
François (
37:11)
Cela dit, c'est
Oui, mais là, c'est les États qui ont attaqué Meta.
Jérôme Colombain (
37:17)
Oui, oui, bien sûr,
François (
37:19)
Donc
il y a quand même une responsabilité, on va dire, plus haut niveau, parce qu'on se rend compte qu'il faut que ce soient les États qui bousculent ces plateformes, parce qu'autrement on n'y arrive pas.
Jérôme Colombain (
37:31)
Ouais mais les États
se positionnent en tant que représentants des victimes, ils ne se positionnent pas en tant que réglementaires.
Bruno Guglielminetti (
37:38)
la société en général.
Jérôme Colombain (
37:39)
Voilà, ce n'était pas un projet de loi comme tu l'as dit, etc. Juste un truc sur le téléphone portable, quand même, cette année en France, première rentrée scolaire sans portable. Interdiction du smartphone, du téléphone à l'école. Ce qui apparemment ne va pas forcément être facile à mettre en œuvre d'un point de vue pratique.
tout de suite, mais ça pour le coup c'est une disposition qui est passée. c'est-à-dire qu'il y a une loi depuis 2018 qui a été élargie pour que ce soit, on arrive à interdire complètement l'usage du portable à l'école. Après je pense que c'est aussi une question d'époque, c'est amusant parce que t'as beaucoup de jeunes qui réclament aujourd'hui ces contraintes-là.
parce qu'ils se rendent bien compte qu'il y a un problème. D'ailleurs ceux qui volontairement décident de délaisser le portable, au moins de temps en temps, ou de ne pas s'acheter un smartphone, mais d'avoir
Bruno Guglielminetti (
38:36)
ou d'avoir une version plus simple.
Jérôme Colombain (
38:38)
une version plus simple, etc. C'est une espèce de posture inverse par rapport à ce que fait la majorité des gens. Mais ils sont également conscients que ça leur nuit, mais ils peuvent pas s'en empêcher. Et quelque part, ils aimeraient bien que les adultes eux-mêmes mettent le holà.
tout ça est mêlé, mais je pense qu'il y a plus de prise de conscience aujourd'hui de ce problème-là par les jeunes eux-mêmes que ça a pu être le cas par le passé. Et c'est plutôt pas mal, c'est plutôt bien.
Bruno Guglielminetti (
39:04)
Mais
remets-toi dans le contexte que eux arrivent dans un monde où il n'y a que ça. C'est ça qui est intéressant là. On a un changement
Jérôme Colombain (
39:08)
Voilà, exactement. Tout à fait.
Bruno Guglielminetti (
39:12)
de contexte où nous on a vu un monde avant et puis il y a des gens qui sont nostalgiques de l'avant. Mais tu as toute une génération qui se dit, mais nous je ne pas être à la remarque, je ne pas passer mon temps à recevoir des notifications, à devoir agir, à être rejoint partout où je vais. Ça c'est un choix de société.
C'est un choix individuel qu'on a fait d'être disponible maintenant. On n'a plus besoin de retourner à la maison pour aller attendre un coup de fil. Le téléphone suit. On a vu cette évolution-là. Alors, il y a une réalité, moi j'ai l'impression que... Cette qualité de vie qu'on a déjà eue par rapport à même la pression mentale du FOMO, ben là, il y a une génération qui se dit, ben peut-être qu'il y avait des bons trucs auparavant.
Jérôme Colombain (
40:01)
Et ouais, c'est ce qui fait qu'ils se tournent pour beaucoup vers les trucs du passé, ils reviennent à écouter des cassettes, des vinyles et demain ils vont... et puis même à acheter des livres. Incroyable.
Bruno Guglielminetti (
40:13)
et on salue les gens qui nous écoutent et notre sagesse inclut. Et pourquoi pas.
Jérôme Colombain (
40:19)
ça va être super.
François (
40:16)
bientôt le retour des cabines téléphoniques ça va être rigolo.
Jérôme Colombain (
40:25)
Repartons
à l'autre bout du monde, de là où tout paraît
simple, vu de loin. c'est chez toi ? Non mais encore plus loin, si on
Bruno Guglielminetti (
40:29)
Je vous attends là. Je vous attends. Ouais, ouais, ouais, ok.
Jérôme Colombain (
40:33)
encore plus loin, ou alors si on part dans l'autre sens. En Chine, cet été, donc c'est spectaculaire, j'allais dire, Jeux Olympiques presque ça, les jeux mondiaux des robots humanoïdes.
Bruno Guglielminetti (
40:46)
Deuxième édition.
Jérôme Colombain (
40:47)
C'est la deuxième édition, tout à fait, retransmise par la télévision d'État. C'était du 23 au 26 août et c'est un événement qui évidemment a fait, je pense qu'il a été encore plus suivi au-delà de la Chine, en dehors de la Chine cette année. Assez impressionnant. C'est des images quand même incroyables, mais il y a à boire et à manger. Il y a des choses hallucinantes. On se dit, ils en sont là, le monde est en train de changer. Et il y a d'autres images qui font bien rigoler.
et on se dit que finalement il y a peut-être encore un peu de chemin à parcourir. Bruno, tu as suivi ça en détail, même à distance ?
Bruno Guglielminetti (
41:25)
Oui, je me suis amusé à chercher des vidéos qui parlaient de ces événements-là. Malheureusement, avec le décalage horaire, je n'ai pas suivi les compétitions directes. Je me reprendrai l'an prochain. Je prendrai une vacance, je vais là-bas pour suivre ça. Mais oui, c'est intéressant. Mais ce dont on a beaucoup parlé, et j'ai évoqué le sujet avec François, ce dont on a beaucoup parlé, ce sont les performances ou les...
les présentations des disciplines sportives, entre guillemets, où on utilise les robots. Mais moi, les trucs qui m'intéressaient, c'était les six catégories qui n'avaient rien à voir avec le sport et qui étaient du manufacturier, du service de restaurant, service d'hospitalité, soins avec les humains, entretien ménager. Ça, et puis ça a valeur de quelque chose. Là, on vient créer un rendez-vous. L'année passée, il n'y avait que des robots chinois. Cette année, il y avait des robots qui venaient de partout. Ce sont encore les Chinois qui ont dominé.
Mais bon, il y avait des robots de partout. Alors là, ça devient... c'est très habile de leur part parce que, un, c'est une vitrine formidable pour montrer leur savoir-faire. Mais deuxièmement, ça devient le lieu où on met la barre de la qualité. Et donc, tu as les étrangers qui viennent avec leur robot en disant Nous, on veut les positionner. » Oui, peut-être ceux qui courent et qui savent s'arrêter quand la course est terminée. c'est le jour où on va arriver à ça, ça va être formidable. Mais...
parallèlement. On en a vu des belles images. Mais parallèlement, tu as tous ceux qui veulent arriver et gagner dans un marché de la robotique de service. Et ça, trouve ça intéressant parce que là...
Jérôme Colombain (
42:57)
La robotique humanoïde utile.
Bruno Guglielminetti (
42:59)
Oui, puis humanoïde, juste un bras, fait toute la différence. Moi, j'ai souvent des gens dans la manufacture qui me disent, vous savez, il y a des robots humanoïdes, c'est peut-être beau à regarder puis c'est amusant, sauf que...
un bras mécanique qui sait bien faire le travail et qui est performant. C'est peut-être moins beau à regarder, mais c'est plus rentable.
Jérôme Colombain (
43:17)
Oui, bien sûr. Moi,
je retiendrai deux images amusantes. C'est juste pour l'anecdote. C'est en effet ce robot qui courait le 100 mètres, qui a couru plus vite qu'Usain Bolt. Ils sont deux à avoir battu le record d'Usain
Bruno Guglielminetti (
43:26)
Bye !
Jérôme Colombain (
43:27)
Bolt, mais qui à la fin ne s'est pas arrêté. Donc c'est très drôle. On le voit foncer dans la barrière et s'exploser et tout. Et puis l'autre, c'est les images de tous les assistants qui doivent refroidir les robots et les rafraîchir. est
Bruno Guglielminetti (
43:39)
ouais pfff, à peu près, ouais ouais ouais.
Jérôme Colombain (
43:42)
bon, les glaçons dans le dos, les éventails, etc.
C'est incroyable !
Bruno Guglielminetti (
43:46)
Est-ce que tu as vu l'image
en haltérophilie où tu as le robot qui
Jérôme Colombain (
43:50)
non, j'ai pas vu ça.
Bruno Guglielminetti (
43:51)
soulève son poids et puis ça se barre et là à moment donné il se met à trembler et là il laisse tomber et puis
François (
43:56)
...
Bruno Guglielminetti (
43:59)
il s'écrase par terre.
Jérôme Colombain (
44:02)
François, qu'est-ce que t'en penses ? Parce que c'est vrai qu'au-delà de l'aspect spectacle, comme dit Bruno, de toute façon, il y a un aspect... business qui se dessine et économique.
Bruno Guglielminetti (
44:09)
de positionnement en publicité.
François (
44:11)
Moi, je trouve que c'est déjà un symbole très fort de la toute-puissance de la Chine dans le monde de la robotique. Et même si Bruno a raison, il n'y avait pas que des robots chinois. L'immense majorité des robots étaient chinois. Voilà. Et ce que je trouve intéressant, c'est que sous ce truc un peu rigolo ludique où tu vois des robots exploser, des machins qui marchent pas, tu te rends compte quand même que d'une année sur l'autre, il y a d'énormes progrès qui ont été faits.
Tu te rends compte que ce rendez-vous est loin d'être anodin, c'est-à-dire que ça montre aussi la toute-puissance dans le domaine de la robotique des Chinois et que on s'intéresse au ludique aujourd'hui, tu vois, on fait des compétitions, des trucs qui ne servent à rien, mais on repousse encore une fois les limites de la technologie.
Et qui peut le plus, peut le moins. C'est-à-dire que si demain t'as un robot qui court plus vite qu'Usain Bolt, peut-être que dans trois ans, il pourra soulever une personne âgée et la mettre dans un lit, par exemple.
Jérôme Colombain (
45:17)
Si
il la transporte à la vitesse d'Usain Bolt, je préfère pas que ce soit moi. Par contre pour les
Bruno Guglielminetti (
45:21)
Le service va être rapide.
Jérôme Colombain (
45:24)
livraisons ça va être top, tu vas avoir des robots, des robots courir dans les rues.
Bruno Guglielminetti (
45:26)
Ha
François (
45:26)
Ce que je veux dire par là, c'est que tout est
est poussé à son extrême, mais après, va falloir remettre le curseur si tu veux. Et c'est là où ça devient intéressant. Et moi, je trouve que c'est très malin de la part de la Chine de jouer ce truc très ludique, très spectaculaire, très sympa, parce que c'est vraiment sympa. Ils n'ont pas honte d'avoir des robots qui explosent, qui brûlent, etc. Parce que voilà. Oui, il y a une certaine transparence.
Jérôme Colombain (
45:49)
C'est vrai, il y a une certaine transparence finalement. Ouais ouais...
Bruno Guglielminetti (
45:51)
Au
François (
45:54)
C'est très ludique.
Tu sais, ça me fait penser. Je me souviens plus comment s'appelait ce défi qu'il y avait il y a peut-être 10 ou 15 ans des premiers véhicules autonomes qui sillonnaient les États-Unis. je ne sais pas si vous vous souvenez de ce truc là. Il y avait une espèce de concours de gens tous plus fous les uns que les autres qui mettaient en place des voitures qui devaient rouler de manière autonome le plus longtemps possible, tu vois. Mais on était à des années-lumière de Waymo, des années-lumière des Tesla, etc.
Et tu avais certaines voitures qui faisaient 10 km, 50 km et d'autres qui faisaient 10 mètres et ça explosait, ça marchait pas. Mais ça faisait. C'était
Jérôme Colombain (
46:30)
...
François (
46:33)
très spectaculaire, c'était très ludique et ça me fait penser exactement à ce que la Chine est en train de faire, c'est-à-dire que sous cette compétition anodine et rigolote se dessine le futur de la robotique. Voilà et je trouve qu'ils sont très forts. Maintenant, il manque plus qu'une chose, c'est l'intelligence à ces robots.
Jérôme Colombain (
46:53)
Et
voilà !
François (
46:53)
Parce que là, pour l'instant, ils marchent vite, ils savent courir et soulever des haltères, mais ils sont vraiment abrutis. Mais c'est intéressant parce qu'il y a pas mal de spécialistes dans ce domaine qui disent que à partir de fin 2027, les robots vont devenir intelligents.
Bruno Guglielminetti (
47:11)
Et c'est Yann LeCun qui va venir régler ça.
François (
47:13)
Et Yann LeCun
Jérôme Colombain (
47:13)
Ha
François (
47:14)
va mettre tout le monde d'accord. Espérons-le.
Bruno Guglielminetti (
47:16)
et que je remonte.
Jérôme Colombain (
47:16)
Ouais,
je suis pas sûr. Non mais parce que c'est vrai que la barrière elle est là quand même. Tous ces robots, il faut pas l'oublier. Et on le voit quand on a des démonstrations de robots sur les salons, ils sont télécommandés. Il y en a très peu qui savent véritablement agir tout seul, se repérer dans l'espace
François (
47:32)
Allez !
Jérôme Colombain (
47:33)
ou alors que sur des petites tâches, très brièvement, etc. Donc il y a quand même un cap à passer, c'est celui de l'autonomie.
François (
47:39)
Mais tu vois, mais ce que je trouve intéressant,
c'est que avant de s'intéresser au cerveau, les Chinois règlent tous les autres problèmes de motricité. donc,
Jérôme Colombain (
47:50)
C'est vrai, bien sûr.
Bruno Guglielminetti (
47:51)
ce qui est déjà une grosse tâche.
François (
47:53)
voilà, c'est-à-dire que demain, quand le cerveau arrivera, bien les membres de la machine
Jérôme Colombain (
47:59)
La machine sera déjà là.
François (
48:00)
sera prête. Et c'est ça qui est fort. Et finalement, le timing est plutôt bon pour eux.
Jérôme Colombain (
48:05)
Ouais ouais, non mais bien sûr. Alors c'est-à-dire... Bah écoute,
François (
48:07)
Et nous, en Europe, on est complètement innés.
Jérôme Colombain (
48:10)
il y a des choses quand même, il y a quelques petites choses qui se passent. bah écoute,
François (
48:12)
Bah... Ouais vas-y. Alors oui !
Jérôme Colombain (
48:16)
alors je suis en train d'essayer de retrouver, juste avant les vacances, moi je suis allé voir, je suis allé visiter une start-up française qui s'appelle UMA. Je les salue qui ont construit un robot humanoïde et ils ont fait ça en neuf mois. Le projet est super prometteur.
Le robot en lui-même, il ne fait pas ce que font les robots chinois aujourd'hui. Mais eux, attaquent tout de front. La machine, les mains, c'est très important, les mains des robots, c'est presque un univers en soi, à l'intérieur, un sous-ensemble à prendre en compte. Et puis, sûr, l'intelligence artificielle, la reconnaissance d'images, les tâches, etc. ils sont, à mon avis, ils iront loin, ces petits jeunes de UMA, parce
François (
48:59)
Nomide
Jérôme Colombain (
48:59)
qu'en plus, c'est des gens hyper talentueux derrière. Et puis, il y a Wandercraft aussi.
François (
49:02)
je dirais pas oui
on a Wandercraft, il y a aussi Enchanted Tools, on en a quelques uns mais bon...
Jérôme Colombain (
49:08)
Il n'y a pas l'effet de masse qu'il y a en Chine parce qu'il y a eu une instruction gouvernementale en disant, allez, pour le prochain plan, c'est les robots, allez-y. Mais
François (
49:20)
Et on met à fond.
Jérôme Colombain (
49:22)
il faut pas oublier comment ça se passe aussi en Chine. C'est-à-dire que du coup, as des centaines ou des dizaines d'envois, des centaines de startups qui se créent partout sur tout le territoire. Ils partent tous à fond, mais ils savent très bien qu'à l'arrivée, il y aura des morts.
il y en a qui vont très très vite et qui ne tiendront pas la distance.
Bruno Guglielminetti (
49:40)
Bye, à
François (
49:40)
Bah ça,
c'est la vie de la tech, si tu veux. y a toujours eu ça. T'as toujours des gagnants et des perdants. Moi, ce que je trouve fascinant aussi, c'est tout ce qui est en train de se préparer en arrière-boutique. je ne sais pas si vous avez suivi, mais il y a des gens qui sont payés maintenant pour faire le ménage avec des caméras, pour qu'on
Jérôme Colombain (
49:58)
Ouais, ouais,
François (
50:01)
enregistre leurs gestes. Le fait de remplir un lave-vaisselle, de faire la vaisselle, de passer la serpillère pour...
Jérôme Colombain (
50:09)
ou de faire
de la couture, de la confection de vêtements, etc.
François (
50:11)
Voilà en fait toute
toute toute cette intelligence humaine qu'on va apprendre en fait aux machines. Et je trouve qu'il y a un côté à la fois formidable et un côté cynique terrible parce que finalement ces pauvres gens qui vont toucher quelques centaines de dollars parce qu'ils vont avoir des caméras sur eux pour apprendre à une machine à faire leur métier, ils sont en train de se scier la branche sur laquelle ils sont assis tu vois.
Jérôme Colombain (
50:38)
Exactement.
François (
50:39)
Et je trouve ça assez cynique.
mine de rien. Mais bon.
Bruno Guglielminetti (
50:42)
Mais
tu vois François, j'ai fait deux papiers là-dessus pendant l'été et où j'ai trouvé l'exemple le plus poussé, c'est que oui, il y a toutes ces compagnies maintenant qui offrent ce service-là pour accumuler de la connaissance et leur transmettre aux producteurs de robots. Sauf que celui que j'ai vu qui allait le plus loin, c'est qu'on mettait des... un genre de manette au bout des mains des personnes qui avaient la caméra sur la tête et donc ils devaient travailler comme s'ils avaient des mains de robots.
pour essayer de montrer aux robots comment c'est complexe parce que
François (
51:16)
Ok.
Bruno Guglielminetti (
51:16)
de travailler avec des doigts humains c'est une chose mais travailler avec genre trois ou quatre petites extensions là qui doivent se toucher pour tenir pour lever un tissu ou un truc comme ça alors là ça changeait complètement l'apprentissage de la machine qui était beaucoup plus près de sa réalité en guillemets cette voie mais je veux juste revenir, Jérôme parce que tu parlais de cette vision gouvernementale mais j'en parlais chez François cette semaine
C'est pas anodin et c'est pas une priorité parce que le gouvernement chinois voulait battre et prendre de l'avance sur le marché de la robotique. C'est parce qu'il y a une réalité sociale. T'as une grande partie de la population chinoise qui va passer à la retraite et qui va être moins active. Et donc tous les services de base, ils doivent être faits par des gens. Et le problème, c'est que la main-d'oeuvre sera pas là. Alors ils doivent rapidement, et ça, ça fait des années que...
que j'avais fait des trucs là dessus. Alors ils doivent trouver des solutions pour arriver à livrer des pizzas, faire les lits dans des hôtels, servir dans des restaurants parce que la main d'œuvre sera plus là. C'est pour ça qu'ils se sont tournés
Jérôme Colombain (
52:21)
T'as fait.
Bruno Guglielminetti (
52:22)
très rapidement du côté de la robotique en se disant, si on arrive et c'est pour ça qu'ils font des bonds formidables dans le domaine parce qu'ils ont un besoin. Ils ont même eu, je qualifierais ça d'urgence. Ils le voient là, la pénurie de
Jérôme Colombain (
52:34)
Absolument.
Bruno Guglielminetti (
52:35)
main d'œuvre. puis avec des milliards de personnes, peux pas te...
te permettre d'un petit dérapage parce que ça devient catastrophique.
Jérôme Colombain (
52:42)
Mais ce problème-là, tu as raison, c'est la Chine, mais le Japon l'avait identifié il y a très longtemps et il est mondial ce problème. Et il nous concerne aussi
Bruno Guglielminetti (
52:50)
tout à fait !
Jérôme Colombain (
52:51)
nous en Europe. On le sait, ça y est, là on est entré dans une phase de régression démographique où on ne va pas arriver à faire suffisamment de gens pour faire fonctionner l'économie. Sans compter la difficulté parfois pour certains emplois de trouver de la main d'œuvre, il y a beaucoup de métiers que les gens ne veulent pas.
ne veulent plus faire, etc. parce que c'est dur, parce que c'est mal payé. Donc finalement, les robots qui vont prendre des emplois, moi je veux bien, mais ça fait longtemps que je dis qu'à mon avis, on va arriver à un moment où on sera bien contents que les robots prennent des emplois et de dire que le robot va me voler mon travail, mon emploi. C'est pas ça, c'est que ton travail, tu ne voudras plus le faire ou il y en a d'autres qui ne voudront pas le faire et il faudra bien trouver quelqu'un pour pouvoir arriver à le faire.
Et là, merci le robot, on espère qu'il sera là, on en aura absolument besoin.
Enfin voilà. On a fini sur les robots chinois ? Ou mondiaux ?
Bruno Guglielminetti (
53:49)
oui, jusqu'à l'an prochain.
François (
53:51)
Ouais, ouais, ouais.
Bruno Guglielminetti (
53:52)
Un petit clin
d'œil à Unitree peut-être,
François (
53:54)
oui !
Bruno Guglielminetti (
53:55)
qui vient d'entrer en bourse, qui est le symbole de l'industrie de la robotique en Chine.
Jérôme Colombain (
54:02)
qui vient d'entrer en bourse en Chine. C'est ça. Mais
Bruno Guglielminetti (
54:04)
Ouais ? Ouais ?
Jérôme Colombain (
54:06)
ça a
François (
54:07)
Oui, fait un peu le yo-yo.
Jérôme Colombain (
54:09)
fait un peu le yo-yo c'est parti très haut et ça a redescendu très bas, non ?
Bruno Guglielminetti (
54:12)
comme SpaceX et comme toutes les entreprises, mais quand même
Jérôme Colombain (
54:14)
Ouais, ouais, ouais.
Bruno Guglielminetti (
54:15)
il y a eu un intérêt important et c'est le leader dans le domaine.
Jérôme Colombain (
54:22)
Bon,
nous reste quelques minutes. Est-ce qu'on dit un mot des produits tech qui sont sortis cet été ? Parce qu'en fait, le monde ne s'arrête pas complètement de tourner sous prétexte que François Sorel est en vacances sur la plage en Corse. Il se passe des choses. Ouais.
Bruno Guglielminetti (
54:37)
Mais je sais qu'ils sont en train de revoir le calendrier de sortie en fonction de l'horaire de François.
François (
54:42)
Je les remercie d'ailleurs.
Jérôme Colombain (
54:44)
Mais pour l'instant, ça continue quand même. Et traditionnellement, c'est Samsung qui sort des produits au mois d'août. C'est un peu un classique.
et puis aussi Google. alors là avec deux produits qui sont intéressants parce que c'est des smartphones pliants, nouvelle génération de smartphones pliants de Samsung et de Google, sachant qu'on attend aussi celui d'Apple peut-être très bientôt, le 9 septembre, date de la prochaine keynote d'Apple. Bruno...
Bruno Guglielminetti (
55:11)
et ce qui confirmera
que François avait cette vision, mais depuis longtemps d'un téléphone. Non, moi je lui donne tout le respect que je peux offrir à quelqu'un.
Jérôme Colombain (
55:16)
Oui mais c'est vrai ! Mais... Tu les donnes crédit ? Parce que François
t'avais parié qu'Apple allait faire un smartphone pliant. Toi t'en es sûr depuis 10 ans.
Bruno Guglielminetti (
55:26)
En soi,
François (
55:29)
Oui, après, verra. Écoutez, pour l'instant, ce ne sont que des rumeurs, mais c'est vrai que ça sent bon. Non, mais moi, pars du principe qu'Apple attendait que la technologie du smartphone et d'écrans pliants soient prêtes pour pouvoir s'y engouffrer. Samsung a prouvé qu'il savait faire des écrans pliant. Apple a dit OK, c'est bon, on y va, c'est parti. Alors ça va coûter très cher. Moi, ce qui m'intéresse, c'est vraiment la forme du produit, parce que.
Jérôme Colombain (
55:56)
Mmh mmh
mmh.
François (
55:57)
vu c'est ce format passeport qui a l'air très sympa et d'ailleurs Samsung a un peu fait la nique à Apple parce que visiblement
Jérôme Colombain (
56:04)
Exactement.
François (
56:05)
le smartphone Samsung, le Fold, je crois, je crois qu'il s'appelle le Fold, voilà, le Fold 8
Jérôme Colombain (
56:10)
Galaxy Fold.
François (
56:11)
a le même, en fait, le même ratio que le futur iPhone pliant si tu veux.
Bruno Guglielminetti (
56:16)
C'est
là où je ne suis pas certain. Parce que moi les modèles, j'ai eu le Fold 8 dans les mains, je l'ai présenté. Oui,
Jérôme Colombain (
56:21)
Toi t'as eu les deux entre les mains Bruno.
Bruno Guglielminetti (
56:23)
le Pixel Fold 11, je l'ai eu aussi. Je l'ai, c'est celui que j'utilise maintenant. de ce que j'ai vu, peut-être que c'était là pour nous berner, mais on va le nommer le Ultra. Donc le prochain téléphone d'Apple qui est liant. Moi ce que j'ai vu, les coquilles, les protecteurs.
ils sont un peu plus petits, ils sont un peu plus carrés et n'ont pas le format Passport de Samsung.
François (
56:51)
D'accord, ok.
Bruno Guglielminetti (
56:53)
et sûr, mais on verra si c'était là pour nous berner,
François (
56:55)
Hmm?
Bruno Guglielminetti (
56:55)
pour nous envoyer sur une autre piste là. Mais ce que pour utiliser des téléphones pliants, moi à un moment donné, trouve que... Et puis ça, ça dépend de l'usage personnel. Mais moi j'aime mieux avoir tant qu'à avoir un téléphone. Le dernier modèle que Google vient de sortir, le Pixel 11 Fold.
Je pense que c'est probablement le produit le plus abouti au niveau de l'utilisation. Parce que quand tu l'as dans les mains, il est tout petit. T'oublies qu'il y en a deux que tu peux ouvrir. Et quand tu l'ouvres, ça te fait une bonne taille. C'est presque un mini iPad comme grosseur. Exactement.
Jérôme Colombain (
57:29)
et il est en longueur, il n'est pas au format portefeuille celui-là, au format passeport.
Bruno Guglielminetti (
57:33)
Tandis qu'avec le format Passport de Samsung, t'as l'impression d'ouvrir un petit livre. Alors si vous lisez beaucoup, ça peut être intéressant pour vous.
Jérôme Colombain (
57:43)
Mais tu veux dire quoi
Bruno Guglielminetti (
57:43)
Miss...
Jérôme Colombain (
57:44)
? Mais c'est intéressant ce que tu dis parce que moi j'étais comme François, ce format que j'ai pas eu en main, je le trouvais hyper séduisant comme ça et toi t'es en train de nous dire que non finalement.
Bruno Guglielminetti (
57:53)
Ça dépend. Si vous voulez vraiment utiliser l'appareil comme à la fois un téléphone et à la fois une tablette, je pense que c'est l'appareil, le Pixel de Google qui va faire votre affaire. Si vous voulez utiliser un téléphone et l'ouvrir à l'occasion pour regarder une vidéo ou pour jouer à un jeu, a probablement que l'appareil de Samsung ou encore l'Ultra d'Apple va faire votre affaire. je pense à des gens d'affaires qui utilisent leur...
leur téléphone pour vraiment travailler là dessus, consulter, écrire, même faire de la production. Je trouve que le Pixel est plus intéressant.
Jérôme Colombain (
58:28)
Ouais, bon, bah écoute...
Donc on attendra...
François (
58:32)
On verra ça le 9.
Jérôme Colombain (
58:33)
On verra ça le 9, ouais, exactement.
Bruno Guglielminetti (
58:34)
Ahoy !
François (
58:35)
Ça arrive !
Jérôme Colombain (
58:36)
Je voulais juste qu'on dise un mot aussi si vous êtes d'accord d'un autre truc. Alors là, il n'y a pas eu d'annonce cet été, mais en revanche, j'ai l'impression qu'il y a un truc qui monte, parce qu'il y a eu beaucoup d'articles de presse. C'est sur les lunettes. On a déjà parlé ensemble des lunettes connectées. Et là encore, tu vas me dire que c'est des trucs angoissants, mais autant les innovations se multiplient, autant...
les mouvements d'humeur contre ça se multiplient. Il commence à y avoir, enfin on met de plus en plus en avant les réticences par rapport à ces lunettes connectées. Moi j'en ai fait une petite vidéo pour les réseaux sociaux il y a quelques jours.
Bruno Guglielminetti (
59:08)
Il y a des États-Unis là, voilà.
Jérôme Colombain (
59:12)
parce qu'aux États-Unis on commence à en voir pas mal et tout. Je suis allé voir la boutique de Meta à New York. Ils ont un truc qui s'appelle Meta Lab, qui est en plein cœur de Manhattan et qui...
présente toutes les nouveautés. Donc je me suis fait refaire une démo complète des glasses, c'est-à-dire celles qui ont l'écran intégré, que tu peux piloter avec le doigt en mettant le petit bracelet et tout. Bon, ça marche même en dehors d'une ambiance de salon où on te dit toujours « oui ça marche pas à cause du wifi ». Là j'étais dans
un magasin Meta, il y avait très peu de monde, il y avait 10 personnes et ça marchait pas très bien non plus, la traduction,
Bruno Guglielminetti (
59:47)
...
Jérôme Colombain (
59:48)
etc.
Mais par contre ce que j'ai bien aimé c'est que les... elles sont devenues de plus en plus compactes ces lunettes. C'est assez sympa, les nouvelles versions sont vraiment sympas. Mais par rapport aux réticences du fait que ces lunettes peuvent filmer tout le monde... Moi voilà, c'est une question qui me préoccupe parce que personnellement je suis vraiment tiraillé, je trouve ça génial et en même temps je trouve que c'est effrayant, donc je sais pas.
Bruno Guglielminetti (
1:00:09)
Mais est-ce qu'on est
en train de revivre un Google Glass 2.0?
Jérôme Colombain (
1:00:13)
Ouais,
ouais, bah peut-être. Et en même temps, j'ai réfléchi au truc, tu vois, après je vous laisserai donner votre avis, mais je pense qu'en fait, le problème, c'est pas qu'on filme. C'est pas tellement le fait que tu filmes ou tu puisses filmer très facilement n'importe qui dans toutes circonstances, dans la rue ou autre. En fait, c'est l'utilisation des images que tu fais. Ce qui est plus choquant, c'est qu'on puisse diffuser librement ces images. C'est-à-dire que tu filmes quelqu'un dans la rue et hop, tu peux balancer ça sur les réseaux sociaux.
que la personne soit identifiée ou pas, qu'on dise son nom ou pas parce qu'on le connaît ou pas. Je sais pas, t'imagines tous les tarés vont croiser une jolie fille et hop, baf, ils la balancent sur les réseaux. Ça, ça n'a pas lieu d'être. Le problème, il est là.
Bruno Guglielminetti (
1:00:55)
Mais il y a des lois pour
l'utilisation de l'image. Normalement, tu n'as pas le droit d'utiliser l'image de quelqu'un sans sa permission.
Jérôme Colombain (
1:00:59)
Il y a des lois pour ça, bien sûr,
tu n'as pas le droit. Oui, mais ce sera tellement facile qu'il y a plein de choses qu'on n'a pas le droit de faire et que tout le monde fait. Il y a même des cyclistes qui ne s'arrêtent pas au feu rouge, mais bon, ça, c'est un autre débat. ouais, gros dossier.
François (
1:01:10)
Oula la !
Bruno Guglielminetti (
1:01:11)
C'est un autre podcast ça.
Jérôme Colombain (
1:01:14)
Voilà, non, je ne sais pas. François, tu en penses quoi de ça, du risque des lunettes ?
François (
1:01:23)
Non, moi, c'est vrai que c'est un vrai problème. Et il va falloir voir si la société va encaisser tout ça et accepter. Parce que je pense que ça va être aussi un problème de génération, tu vois, comme toujours, c'est-à-dire que les plus jeunes auront peut être plus l'habitude d'être filmés, de se faire filmer, de filmer, alors que nous, ben voilà.
Jérôme Colombain (
1:01:48)
Ouais.
François (
1:01:50)
Tu vois, on se pose plein de questions. Sincèrement, je pense que je suis pas sûr que ça reste comme ça. Je pense qu'il va y avoir un moment donné où des lois ou des choses qui font ou alors même des restrictions logicielles qui font que tu vas pas pouvoir filmer comme ça dans la rue des gens inconnus. Parce que je sais pas si vous avez suivi, en plus, Meta est en train de développer.
une espèce de reconnaissance faciale.
Jérôme Colombain (
1:02:21)
Non, ils ont déposé un brevet pour, mais ils sont pas... Je suis pas sûr. Ouais ouais.
François (
1:02:23)
Oui, mais ils sont en train de le développer. Alors, c'est pas encore intégré dans les... ça, je te le dis. Oui, oui,
En fait, l'objectif, c'est ce qu'ils font déjà sur Facebook. Sur Facebook, tu postes une photo. La photo te reconnaît. Elle va te taguer automatiquement. Là, l'idée, c'est pareil. C'est que demain, je me retrouve, je sais pas moi, au CES. Je me balade avec mes lunettes. On va pouvoir identifier des gens que je ne connais pas.
Et où vont aller ces informations ? Est-ce que moi, porteur des lunettes, je vais avoir des informations sur des gens que je ne connais pas ? Qui va décider quoi en fait ? Ça va être le gros foutoir, ce truc-là.
Jérôme Colombain (
1:03:01)
Ouais mais je pense
que ça, arrivera pas dans le grand public. Peut-être pour l'armée, voire la police, etc. Mais... Par l'ICE aux États-Unis, Ouais.
François (
1:03:05)
J'espère, j'espère, j'espère...
Bruno Guglielminetti (
1:03:06)
C'est déjà le cas, c'est utilisé par l'agence ICE. Ça, ils l'utilisent depuis des mois.
François (
1:03:13)
J'espère, j'espère, mais encore une fois, n'oublions pas que tout est hackable, tout est crackable, tout est piratable. C'est ça, moi qui me fait un peu peur aussi.
Jérôme Colombain (
1:03:21)
Ouais, t'as raison, mais en même temps, piratable, du coup c'est moins massif en général. Voilà, ça reste très isolé.
Bruno Guglielminetti (
1:03:29)
Oui, mais tu tu as déjà des histoires
de petits logiciels ou même des gens qui font ça manuellement pour boucher les petites lumières. Ouais, c'est ça, bon.
Jérôme Colombain (
1:03:34)
pour désactiver la petite lumière.
François (
1:03:37)
Ouais, Et Meta, paraît-il, fait la chasse à ces bidouilles. Mais
Jérôme Colombain (
1:03:39)
Ouais, ouais.
François (
1:03:40)
bon, tu vois... Enfin, c'est un sujet délicat.
Jérôme Colombain (
1:03:43)
Mais
c'est un sujet délicat et c'est pour ça que c'est intéressant d'ailleurs. je pense
François (
1:03:47)
Hum
Jérôme Colombain (
1:03:48)
qu'à mon avis, il va y avoir un peu plus de tolérance, mais pas trop non plus. Tu dis les jeunes, je ne suis pas sûr que ce soit générationnel à mon avis. Ceux qui seront pour et ceux qui seront contre, ce ne sera pas forcément des questions d'âge. Mais encore une fois, je reviens surtout sur l'utilisation qu'on va faire de ces images, ce qui est gênant, c'est quand tu peux diffuser comme ça encore plus facilement les images de tout le monde et n'importe qui.
Enfin voilà, nous avons fait le tour de tous ces grands sujets passionnants. Merci à vous les amis, François Sorel, Bruno Guglielminetti, mes compères, que l'on retrouve chaque mois, donc on se retrouve le mois prochain. On aura plein de trucs à débriefer ensemble, les annonces d'Apple du 9 octobre, on aura aussi le 9 septembre, du 9 septembre. On aura aussi le 3 septembre, vous avez vu, Tesla qui va présenter ses robots taxis.
a priori qu'il va lancer ses robots taxis à Austin au Texas. C'est pas sûr qu'on ait ça tout de suite en France. Et puis j'ai noté aussi moi le 15, le 16, le 17, le 18, le 19 septembre en France, piratage de la police, des douanes, du ministère de Non je déconne. J'avais envie de la faire.
Bruno Guglielminetti (
1:04:57)
T'es bien informé, hein, ouais.
Jérôme Colombain (
1:05:00)
C'est perfide mais j'avais envie de la faire. C'est très méchant mais... Alors
François (
1:05:03)
C'est lui qui va hacker, c'est pour ça qu'il le sait déjà.
Bruno Guglielminetti (
1:05:05)
Mais oui je vois ça là.
Jérôme Colombain (
1:05:06)
c'est pas mon genre.
Bon, merci de nous avoir écouté à vous et peut-être de nous avoir regardé puisque ce débrief est disponible également en vidéo sur YouTube, sûr, et puis sur mondenumerique.info. puis pour ce qui est de l'audio, c'est comme d'hab, sur toutes les plateformes de podcast. Vous retrouvez François Sorel tous les soirs du lundi au jeudi sur BFM Business. Enfin, pas .fr.
François (
1:05:27)
Nouvel horaire !
Jérôme Colombain (
1:05:29)
vas-y, nouvel horaire. Dis-moi, parce que comme on doit y aller là bientôt avec Bruno... merde, c'est tôt, c'est l'apéro, 19h. ça, c'est bien.
François (
1:05:32)
On commence à 19 heures maintenant. Ouais mais tu termines à 20 heures. C'est ça l'avantage.
Bruno Guglielminetti (
1:05:38)
Ouais tu vas pouvoir aller te
coucher plus tôt,
Jérôme Colombain (
1:05:39)
Tu peux aller dîner. Je me couche pas à 20h, je suis pas un américain.
François (
1:05:40)
Voilà.
Jérôme Colombain (
1:05:44)
Ok très bien, 19 h-20 h tous les soirs et Bruno bien sûr tous les jours dans Mon Carnet et dans 120 secondes de tech sur tous les réseaux également. J'ai tout bon, je n'ai rien oublié.
Bruno Guglielminetti (
1:05:56)
Oui,
François (
1:05:56)
C'est parfait.
Bruno Guglielminetti (
1:05:57)
il y a peut-être mon numérique.
Jérôme Colombain (
1:05:59)
Et Monde Numérique qui va essayer de reprendre un peu sa vitesse de croisière. J'ai un peu lâché l'affaire là
Bruno Guglielminetti (
1:06:03)
On lui souhaite
Jérôme Colombain (
1:06:04)
pendant les vacances. Sauf bien sûr le débrief Transat avec Bruno puisqu'on vous a tenu compagnie tout l'été. On était là fidèles au poste. Voilà, merci pour votre fidélité. Merci à tous et on se retrouve le mois prochain. Ciao bye.
Bruno Guglielminetti (
1:06:17)
Salut
François (
1:06:18)
Salut
Bruno Guglielminetti (
1:06:18)
!
François (
1:06:18)
! Ciao ciao
!