Meta solde son procès et s'engage à mieux protéger les mineurs (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 28/08/26)
Monde Numérique29 août 202601:05:30

Meta solde son procès et s'engage à mieux protéger les mineurs (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 28/08/26)

Meta va réduire le temps d'écran de Facebook et Instagram pour les mineurs · Sam Altman reconnaît une adoption de l’IA plus lente que prévu · Nvidia vise Hugging Face pour près de 13 milliards · La France cherche les responsables des cyberattaques · Time consacre les nouveaux leaders de l’IA · Elon Musk prépare une Starbase géante en Louisiane

Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)

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Meta paie pour sortir du procès des mineurs

Meta propose de verser 16,8 milliards de dollars, voire davantage avec les dépenses annexes, pour mettre fin au procès américain l’accusant d’avoir favorisé la dépendance des mineurs à Instagram et Facebook. L’accord prévoit notamment des limites d’utilisation et un mode nuit pour les moins de 18 ans, tandis que les mécanismes addictifs resteraient largement inchangés pour les adultes ; son adoption définitive doit encore être validée par la juge. Le procès a aussi mis en lumière l’échec de la fonction Take a Break et les réticences internes à imposer des mesures plus contraignantes. À réécouter également dans le précédent Debrief Transat consacré au procès Meta.

Sam Altman admet que la révolution IA prend du temps

Sam Altman, OpenAI, reconnaît dans une longue interview accordée au podcasteur David Senra que l’adoption de l’intelligence artificielle et la transformation des entreprises avancent moins vite qu’espéré. Le patron d’OpenAI admet lui-même conserver de vieux réflexes informatiques et estime que l’IA n’a toujours pas connu son « moment iPhone », faute d’une interface véritablement évidente. Il défend parallèlement le maintien du contrôle humain et critique, sans le nommer directement, le discours alarmiste porté notamment par Dario Amodei, Anthropic, un débat déjà abordé dans Monde Numérique autour du « marketing de la peur » de l’IA.

Plaud One veut mettre l’IA dans nos oreilles

PLAUD dévoile Plaud One, des écouteurs accompagnés d’un boîtier connecté en 4G capable de transcrire les conversations et de donner accès à un agent d’intelligence artificielle sans dépendre en permanence d’un smartphone. Ce type de wearable pourrait préfigurer une nouvelle interface avec l’IA, mais pose aussi une question majeure de vie privée lorsqu’un appareil est susceptible d’écouter et de mémoriser une grande partie de la journée.

Canada États Unis le bras de fer atteint l’électronique

Le conflit commercial entre le Canada et les États-Unis menace désormais certains équipements électroniques fabriqués aux États-Unis, avec des droits de douane canadiens de 50 % évoqués à partir du 8 septembre. Smartphones, consoles, composants et même certains câbles pourraient être concernés, faisant craindre une hausse brutale des prix pour les consommateurs si les deux pays ne reprennent pas leurs négociations.

Bill Gates veut protéger certains emplois des IA

Bill Gates alerte à son tour sur les conséquences économiques et sociales de l’intelligence artificielle et défend l’idée d’une supervision internationale. Il propose notamment de préserver certains métiers exigeant écoute et sensibilité humaines et remet sur la table le principe d’une taxation de l’automatisation, cette fois en envisageant de taxer les tokens consommés par l’IA. Une réflexion sur la taxation des robots et le revenu universel avait déjà été discutée dans un précédent Debrief Transat.

Nvidia convoite Hugging Face pour près de 13 milliards

Nvidia envisage dans l’épisode une opération de près de 13 milliards de dollars autour de Hugging Face, la plateforme d’IA open source créée par des Français et devenue une infrastructure centrale pour les développeurs. L’opération consacrerait l’importance stratégique de l’open source pour Nvidia mais pose aussi la question de l’indépendance d’un écosystème ouvert lorsque ses grandes plateformes passent sous le contrôle de géants américains, comme GitHub avec Microsoft. J'avais longuement reçu Clément Delangue, Hugging Face, dans Monde Numérique.

Cyberattaques françaises les victimes réclament des comptes

Après le piratage touchant la Direction générale des Finances publiques et environ 700 000 contribuables, des victimes préparent une action collective pour obtenir réparation, notamment après des tentatives d’arnaque et des dépenses engagées pour mieux protéger leurs données. Le gouvernement doit également examiner les responsabilités tandis que l’Éducation nationale a dû interrompre plusieurs outils après une autre attaque, perturbant la préparation de la rentrée. Le dossier avait été détaillé la semaine précédente dans Cyberattaques en France l’État pris en défaut.

Time distingue les cent figures qui façonnent l’IA

Le TIME100 AI 2026 rassemble une nouvelle fois les grandes figures du secteur, de Sam Altman à Elon Musk en passant par les dirigeants d’Anthropic. Bruno Guglielminetti souligne notamment la présence de Joëlle Pineau, désormais à Cohere après son passage chez Meta, ainsi que celle du dirigeant de Mistral AI et de Yann LeCun, engagé dans une approche différente autour de l’IA physique. Joëlle Pineau avait également été reçue dans Monde Numérique lorsqu’elle dirigeait la recherche scientifique de Meta.

Elon Musk bâtit une Starbase géante en Louisiane

SpaceX prépare une nouvelle base spatiale en Louisiane avec un investissement annoncé de 100 milliards de dollars et de premiers lancements envisagés en 2029. Le projet illustre une nouvelle fois la démesure des ambitions d’Elon Musk, tout en faisant ressurgir les interrogations environnementales liées à la multiplication des lancements. L’épisode oppose avec humour ce projet à l’annonce évoquée d’un parc d’attractions Dragon Ball en région parisienne dont les questions de financement et de droits apparaissent encore incertaines.

Les smartphones pliables cherchent encore leur format idéal

Bruno teste le nouveau pliable de Google, présenté dans l’émission comme le Pixel 11 Pro Fold, qu’il juge nettement plus léger et agréable que la génération précédente. La discussion compare son grand format au Fold 8 de Samsung et au format plus compact prêté au futur modèle pliable d’Apple, attendu autour de sa keynote de septembre. Le Fold 8 avait déjà fait l’objet d’une prise en main dans un précédent Debrief Transat.

Les voitures connectées aspirent toujours plus de données

Bruno annonce sur Mon Carnet une interview consacrée au rapport Les risques et enjeux éthiques des véhicules connectés publié par la Commission de l’éthique en science et en technologie du Québec. Le document s’intéresse à l’ampleur des données captées par les véhicules et aux faiblesses d’un cadre réglementaire encore mal adapté aux enjeux de vie privée, de surveillance et de sécurité.


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Jérôme Colombain: [0:01] Bonjour Bruno Guglielminetti, à Montréal. Bruno Guglielminetti: [0:04] Bonjour Jérôme Colombain, à Paris. Jérôme Colombain: [0:07] À Paris, je te confirme. C'est un vrai débrief transat cette semaine entre le Québec et la France. On reprend les bonnes habitudes. Il y a un petit air de rentrée. Voilà, j'ai regagné les pénates. Bruno Guglielminetti: [0:20] Arrête, arrête. Non, non, on laisse ça. Ce n'est pas la rentrée tout de suite. Jérôme Colombain: [0:23] Non, mais pour toi, c'est la rentrée permanente. Bruno Guglielminetti: [0:26] Oui, c'est ça. Non, mais laisse-moi profiter un peu encore de l'été, c'est le top. Jérôme Colombain: [0:29] Bien sûr. Chez nous, en France, les rues sont encore très vides à Paris. Bruno Guglielminetti: [0:34] C'est étonnant en ce moment. Alors, c'est encore le temps d'aller à Paris. Jérôme Colombain: [0:38] Bruno, c'est moi qui anime ce rendez-vous cette semaine. Bruno Guglielminetti: [0:41] C'est toi qui travailles. Moi, je ne fais que réagir là-dedans. Jérôme Colombain: [0:44] Oui, tu es en roue libre. On a encore un très gros menu. Plein de news cette semaine. Alors, je t'écoute. Bruno Guglielminetti: [0:50] De quoi on va parler ? Jérôme Colombain: [0:51] On va parler de Meta, le fameux procès Meta, avec une fin de procès inattendue. Finalement, Zuckerberg a décidé de sortir le carnet de chèque pour régler ses problèmes. On va parler de Sam Altman qui s'épanche dans un podcast et dit pas mal de trucs assez intéressants sur l'IA. On va parler aussi d'une grosse news en matière d'IA. C'est de l'IA et c'est du business. C'est Hugging Face, cette startup plus ou moins française qui pourrait être rachetée par Nvidia. Et ça, c'est énorme pour près de 13 milliards de dollars. Ce n'est pas tout. On va également s'intéresser à revenir un petit peu sur les piratages qu'il y a eu ici en France. Et puis, on parlera, je pense qu'il faut en dire un mot, de la couverture de Time, qui célèbre les 100 grands talents de l'intelligence artificielle. Alors, qui sont-ils ? Pleins de surprises ! Non, ce n'est pas vrai, c'est des gens qu'on connaît, évidemment. Bon, donc si ça te convient, on y va. Jérôme Colombain: [1:58] 16,8 milliards de dollars, c'est le montant que Meta va payer visiblement pour mettre fin à ce procès en Californie qui a démarré. On s'attendait à ce qu'il dure plusieurs semaines. Finalement, non, le rideau tombe beaucoup plus tôt que prévu. Ça pourrait même aller jusqu'à 18 milliards si j'en crois tes calculs. C'est ce que tu expliquais sur ton site. Bruno Guglielminetti: [2:18] Attends, je relâche les calculs de Meta. Jérôme Colombain: [2:22] C'est vrai, parce qu'il y a des dépenses supplémentaires, etc. On rappelle que Meta était aux prises avec 50 États américains pour avoir encouragé la dépendance des mineurs aux réseaux sociaux, Instagram et Facebook, et puis profiter de cette dépendance. Donc, ça a commencé à sentir mauvais quand même pour Meta. Et ils ont trouvé cet arrangement. Pour toi, c'est plutôt une victoire ou une défaite pour Meta ? Bruno Guglielminetti: [2:49] Oh mon Dieu, je pense que tout le monde va pouvoir dire que c'est une victoire pour eux-mêmes, parce que du côté de Meta, eux, ils s'en sortent grand gagnant là-dedans. Bon, tu vas me dire le 18 milliards. Sauf que personne n'a touché au moteur central du système pour la clientèle adulte. Et ce qui est un peu surprenant, dans toutes les histoires, quand on regarde les dossiers et les plaintes qui avaient été amenées par les procureurs des différents États, on revenait toujours à la question des 13 ans et moins. Et dans cette entente-là, on prend les 18 et moins. Ça, c'est déjà un truc intéressant. Donc, ils sont vraiment proactifs par rapport aux utilisateurs mineurs et à la clientèle adulte. Mais ce que ça veut dire, c'est que tous les changements sont faits du côté des 18 ans et moins. Mais le service à la clientèle pour les 18 ans et plus est intact, il n'y a rien de changé. Donc, contenu déroulant, notification abondante, toute la mécanique qui crée notre dépendance au réseau social est intacte pour les adultes. Bruno Guglielminetti: [3:58] Et tant mieux parce que pour eux, le constat, c'est que les grands revenus publicitaires, ça vient des utilisateurs adultes. Ce ne sont pas nécessairement des enfants. Alors, à partir de ce moment-là, toute la mécanique fonctionne. Alors, Shakespeare aurait dit « it's business as usual » pour les utilisateurs adultes. Alors ça, ils sortent gagnants parce qu'ils auraient pu être échaudés un peu. Mais de l'autre côté, bon, la quarantaine d'États qui se retrouvent à dire victoire, on a mis à genoux le géant. C'est vrai, mais bon, on s'entend. quand tu regardes les détails j'allais dire de l'entente ils vont recevoir, on parle de disons qu'on parle pour le bénéfice de la discussion on parle de 16 milliards on met 2 milliards de côté. Jérôme Colombain: [4:48] Ça fait un quart de leur résultat annuel Bruno Guglielminetti: [4:52] C'est justement. Jérôme Colombain: [4:53] C'est à la fois beaucoup et pas beaucoup Bruno Guglielminetti: [4:54] Finalement pour eux c'est pas beaucoup mais pour la majorité des gens sur la planète c'est énorme. Jérôme Colombain: [5:00] Mais c'est quand même un quart du résultat annuel c'est pas rien non plus Bruno Guglielminetti: [5:04] Oui, mais ils vont rentrer rapidement, ils vont aller le chercher. Oui, oui. Ce n'est pas à faire pleurer des investisseurs, les actionnaires. Mais ça, c'est une chose. Mais quand tu regardes le détail de l'entente et le remboursement de cette taxe-là, il y a seulement, seulement, c'est déjà ça, il y a 70 % qui va être réglé, sur une fenêtre de 5 ans, 70 %. Et il y a un 30 % qui va être réglé si TikTok et YouTube sont d'accord à fonctionner de la même façon. Jérôme Colombain: [5:36] Oui, alors ça, c'est assez étrange. Bruno Guglielminetti: [5:38] Oui, c'est comme si je dis, oui, c'est beau, moi, j'accepte la condamnation, mais si Jérôme Colombain accepte de faire pareil, les mêmes conditions, de quoi tu parles? De quoi tu te mènes exactement? Jérôme Colombain: [5:50] Oui, c'est vrai. Ils ne veulent pas être les seuls accusés, finalement. Bruno Guglielminetti: [5:54] Oui, parce que quand tu regardes, puis je vais te laisser la parole après, quand tu regardes le truc contraignant, c'est qu'il présente la limitation de deux heures cumulatives d'utilisation sur Facebook et Instagram. Jérôme Colombain: [6:05] Ça, c'est ce qui va quand même changer pour les moins de 18 ans sur les plateformes. Bruno Guglielminetti: [6:09] Tout à fait, tout à fait. Jérôme Colombain: [6:10] Deux heures max par jour. Bruno Guglielminetti: [6:12] Mais si TikTok et YouTube décident de faire ça, eux, ils vont prolonger et donc ils vont diminuer à une heure par jour. Jérôme Colombain: [6:21] Ah oui. Bruno Guglielminetti: [6:22] Tout est lié avec l'accord de TikTok et YouTube. C'est assez habile de leur part. Jérôme Colombain: [6:27] C'est subtil. Oui. Mais bon, les juges ont accepté. Bruno Guglielminetti: [6:33] Pour le moment, le juge n'a pas accepté. Ce sont les représentants des États qui, eux, achètent l'offre. Et là, maintenant, la juge doit dire si elle est d'accord avec ça. Jérôme Colombain: [6:46] Si elle est d'accord. OK, OK. C'est-à-dire que eux, visiblement, ils avaient envie de... Enfin, les projecteurs étaient tournés sur eux, vers eux, et ça ne faisait pas leur affaire en termes d'image aussi. Donc, voilà, ils arrivent... Ils ne voulaient pas être les seuls à faire les frais de ce truc-là. Et ce que tu décris par rapport à TikTok et YouTube, ça rentre aussi dans ce cadre-là. C'est en ce sens que c'est aussi un peu une victoire, en tout cas une astuce intéressante de leur part. Ça leur permet un peu de sortir la tête haute. Bruno Guglielminetti: [7:19] Ben oui, ils vous amènent les voisins dans la boue. Jérôme Colombain: [7:22] Oui. Après, le vrai problème, c'est comment protéger les mineurs. Bon, là, comme tu dis, ça va être les queues de cerise. Deux heures de moins sur Facebook et Instagram. Il y aura un mode nuit aussi, un mode nuit qui va bloquer certaines fonctions automatiquement. De minuit à 6 heures. De minuit à 6 heures pour les ados. C'est un moindre mal, ça ne va pas très loin. Bruno Guglielminetti: [7:40] Et tu vois, si TikTok et YouTube sont d'accord, là, ça va être de 22 heures à 6 heures. Jérôme Colombain: [7:46] Oui. OK, bon, écoute, on verra. Jérôme Colombain: [7:50] Alors, ce process a quand même été l'occasion d'un petit peu de déballage. Et notamment, cette semaine, c'est complètement dans cet esprit-là. Il y avait un ancien employé d'Instagram, le patron d'Instagram, Adam Mosseri, qui a témoigné et qui a fait un témoignage qui était un peu à charge contre la direction du groupe Meta en expliquant notamment, et ça, je l'ai lu sur ton carnet, qu'il y avait une fonction d'Instagram qui s'appelle Take a Break, qui était une fonction de désactivation pour inciter les gens et notamment les plus jeunes à décrocher en fait ça ne marchait pas bien parce que le taux d'adoption était de moins de 2 % et ils avaient essayé Bruno Guglielminetti: [8:34] De moins de 0,2 %. Jérôme Colombain: [8:38] Ah ouais. Ok, moi j'avais un faible taux d'adoption de 1,8 %. Et un taux encore plus bas de respect des pauses. Oui, c'est-à-dire que non, c'est ceux qui ont activé, il y avait moins de 2 % qui avaient activé la fonction. Bruno Guglielminetti: [8:52] Oui. Jérôme Colombain: [8:52] Et Quand la fonction est activée, et ça, tous les gens qui l'ont activé le connaissent, il y a des pop-up qui disent, bon, ça suffit, maintenant on va te coucher, il suffit de cliquer sur un bouton pour continuer. Bruno Guglielminetti: [9:03] Mais là, on va se prendre dans les virgules, mais c'est 1,8 qui justement activait la chose. Oui, c'est ça. Mais la petite étape dont tu parlais…. Jérôme Colombain: [9:12] C'est ceux qui respectaient le truc. Bruno Guglielminetti: [9:14] Oui, ça, c'est 0,2. Jérôme Colombain: [9:15] 0,6 à 0,2 %. Bruno Guglielminetti: [9:17] Ah non, mais c'est ridicule. Jérôme Colombain: [9:19] Ben oui, donc ça prouve que ça ne marche pas. Mais ils avaient du coup envisagé de faire un truc automatique un peu plus autoritaire, en fait. Et ça a été refusé par la direction de Meta. Et ça, ça ne donne pas une très bonne image. Bruno Guglielminetti: [9:36] Mais ce genre de... Parce que dans le fond, ce que ça montre, c'est que pour Instagram et pour Meta en général, la protection des mineurs, ce n'était pas vraiment une priorité. On le voit avec tous les témoignages qu'ont été vus jusqu'à maintenant. Jérôme Colombain: [9:51] Après tu sais moi ça m'a inspiré une réflexion je pense que derrière ça il y a une vraie philosophie qui est la philosophie d'une bonne partie des gens de la Silicon Valley qui sont baignés par cette culture un peu libérale voire libertarienne leur philosophie c'est de se dire que chacun est responsable de lui-même et que les parents sont responsables de leurs enfants et que du coup c'est pas forcément à l'outil ou au pouvoir public à mettre en place ce genre de choses. Donc, dans leur logique à eux, c'est un peu ça. Eux, c'est voilà, nous, on vous met la drogue sur la table, à vous d'être suffisamment intelligents pour ne pas y toucher. Donc, tout est lié. Bruno Guglielminetti: [10:34] Mais tu as tellement bien choisi l'exemple, parce qu'on fait un parallèle avec ce procès-là, on fait un parallèle avec les cigarettiers. Bien sûr. C'était le même principe. Ce côté addictif de leurs produits, c'est en magasin, si vous voulez vous l'acheter, si vous ne voulez pas, vous ne l'achetez pas. Jérôme Colombain: [10:51] Exactement. Et chacun fait ce qu'il veut. Et ils sont sur cette logique-là. Alors qu'effectivement, les États, par exemple, les États américains qui ont attaqué, ou en France, par exemple, on n'est pas du tout dans cette logique-là. L'État veut se mêler de tout. L'État veut, c'est la loi de Macron pour interdire en moins de 15 ans, qui donc s'est fait retoquer. Voilà, ce n'est pas la même logique. Et qu'on estime que l'État a une raison d'être qui est aussi la protection des individus, notamment les plus fragiles, notamment les plus jeunes. Enfin, voilà. Voilà pour le dossier Meta. Bruno Guglielminetti: [11:26] Mais ça va être intéressant de voir, tu vois, moi, la réflexion que j'ai par rapport à ça, maintenant que ça a été décidé, accepté, avec une confirmation de la juge qui est en attente. tant qu'à faire tout ce travail-là pour mettre en place les verrous les fonctionnalités, est-ce que Meta va pas décider de faire ça mais à la grandeur de la planète, et s'éviter plein de petits procès à travers la planète parce qu'encore c'est cette semaine on voyait la Pologne qui a maintenant décidé de partir après les jeunes Meta ça pourrait être intéressant. Jérôme Colombain: [12:00] Oui c'est possible Bruno Guglielminetti: [12:02] Puis tant qu'à faire cette semaine je faisais des entrevues avec les médias puis il y a deux animateurs qui m'ont lancé sur le fait. Mais tous ces contrôles-là, est-ce que ça va être disponible aux adultes? Jérôme Colombain: [12:13] Oui, notamment les… Bruno Guglielminetti: [12:16] L'arrêt des notifications pendant la nuit, pendant le jour, pendant les heures de classe, les limites d'utilisation. Jérôme Colombain: [12:25] Après, l'arrêt des notifications, tu peux le régler au niveau du système lui-même. Moi, mon iPhone, tous les soirs entre 23h et 7h du matin, je n'ai plus aucune notification. Bruno Guglielminetti: [12:35] Mais on vient à l'exemple que tu donnais. C'est-à-dire que les gens ne pensent pas à le faire eux-mêmes. Ils voudraient que ce soit le service qui te l'offre. Jérôme Colombain: [12:42] Non mais c'est vrai c'est vrai après c'est la question du par défaut ou pas moi peut-être que je l'ai activé volontairement il faudrait peut-être que je sois activé par défaut et si ça va pas tu le désactive partant du principe encore une fois que tout le monde est responsable de lui-même bon voilà pour Meta Bruno Guglielminetti: [12:57] Comme eux, ils vendent de la publicité, ils vont pas le faire. Jérôme Colombain: [12:59] Ouais on s'arrête là pour Meta ouais Bruno, cette semaine, est-ce que tu as écouté attentivement l'interview de ton gourou dans le podcast? Bruno Guglielminetti: [13:16] La réponse est non. Jérôme Colombain: [13:17] La réponse est non, ce n'est pas bien. Bruno Guglielminetti: [13:18] Et je m'en veux parce que toi, tu en as écouté une bonne partie. Jérôme Colombain: [13:21] J'en ai écouté une partie. Bruno Guglielminetti: [13:22] Oui, puis j'ai vu des brèves passer sur le sujet, mais je n'ai pas écouté. Je vais me reprendre, puis d'ici la semaine prochaine, je vais la réécouter. Je vais probablement même faire un résumé sur mon carnet, mais je ne l'ai pas écouté. C'est ça. Jérôme Colombain: [13:35] Sam Altman c'était l'interview de Sam Altman le patron d'OpenAI et qu'est-ce qu'il dit dans un très long podcast de David Senra c'est super David Senra c'est un mec super que j'avais rencontré que j'avais rencontré à Miami chez des amis c'est un podcasteur comme nous qui était spécialisé dans les biographies de dirigeants son podcast est très apprécié dans la Silicon Valley même dans tout l'écosystème tech c'est marrant presque comme nous ouais tout à fait Non, non, mais je dis comme nous parce qu'on avait longuement discuté et on s'apercevait qu'on travaillait de la même manière. C'est-à-dire qu'on travaillait de manière très solitaire parce que c'était à la fois ça qu'on aimait, de rester maître de notre produit éditorial et qu'on n'arrivait pas à déléguer certaines choses, etc. Enfin bref, ça c'est pour la petite histoire. Bruno Guglielminetti: [14:18] Non, mais je ne faisais pas de blague quand je te dis presque comme nous parce que je sais qu'on a des auditeurs dans la Silicon Valley. Jérôme Colombain: [14:24] Oui, bien sûr. Bruno Guglielminetti: [14:25] Et qu'on salue d'ailleurs au passage. Jérôme Colombain: [14:27] Le problème, c'est qu'on ne va pas se mentir, on a un peu de mal à décrocher des interviews de Sam Altman, nous. Bruno Guglielminetti: [14:32] C'est vrai. Jérôme Colombain: [14:32] C'est parce qu'il habite plus loin, c'est tout. Bruno Guglielminetti: [14:34] Oui, mais il faudrait commencer par le demander vraiment. Il faudrait insister. Jérôme Colombain: [14:38] Après, on a des mecs super intéressants. On a déjà eu des pointures. Bruno Guglielminetti: [14:42] Je ne fais pas la liste exhaustive de tes invités, par exemple, de cet été. Jérôme Colombain: [14:47] C'était incroyable. Que des vips. Bruno Guglielminetti: [14:49] Mais revenons à ton propos. Saint-Altman, invité dans le podcast, qu'est-ce qu'il dit ? Jérôme Colombain: [14:53] Elle était pas mal, cette interview, parce qu'il s'est pas mal livré, le Saint-Altman. Et notamment, il parlait de l'IA et il parlait de l'adoption de l'IA. Et il trouvait que ça n'allait pas assez vite. Et en fait, il le disait sur l'air de « ben voilà, il faut se faire une raison. Jérôme Colombain: [15:07] La vitesse d'adoption de l'IA par les gens, par les utilisateurs, et surtout, d'un point de vue business, la vitesse de transformation de l'économie autour de l'intelligence artificielle n'est pas très rapide. Et il y avait un truc très intéressant, c'est qu'il dit, mais c'est normal, et même moi, je m'aperçois que j'ai du mal et j'ai encore de vieux réflexes. Et il confiait dans cette interview que même lui, il dit, ouais, mais moi aussi, je continue à utiliser l'ordinateur comme je le fais depuis 20 ans. c'est-à-dire à traiter mes emails manuellement, à faire des copiers-collés entre les applications, etc. Malgré toutes les promesses de l'IA, toutes les promesses des agents, etc., c'est vrai que ce n'est pas facile de basculer dans des nouveaux modes. Ce n'est pas forcément qu'on ne veut pas, mais c'est que ça prend du temps aussi pour arriver à faire ce qu'on a envie de faire, etc. Au final, la transition vers un monde tout IA est beaucoup plus lente que ce que les patrons des big tech l'aimeraient, Mais il ne prend pas ça de manière négative. Il dit que c'est peut-être plus sain, ce n'est peut-être pas plus mal. Et il fait aussi un autre constat. Il dit qu'il n'y a pas eu de moment iPhone de l'IA. C'est-à-dire que pour l'IA, toutes les briques technologiques sont prêtes, mais l'interface idéale n'a pas encore été inventée. Et c'est vrai que ça rejoint ce qu'on a déjà évoqué plusieurs fois ensemble, Jérôme Colombain: [16:27] Toi et moi et avec d'autres aussi. C'est quoi l'outil du futur ? Est-ce que ça va être le smartphone, les lunettes, les écouteurs connectés, etc., etc.? Bruno Guglielminetti: [16:37] Ah non, la réflexion est intéressante, mais évidemment, je ne reviendrai pas sur toute l'entrevue parce qu'elle est à écouter. Mais c'est candide de sa part de révéler que d'une part, il est déçu, puis il doit se faire. Moi, le petit truc que j'avais vu passer cette semaine sur cette rencontre-là, c'est quand il dit que lui était certain que dans la première année, ça rentrait à l'école et puis tout le monde allait travailler avec ça tous les enseignants allaient travailler avec ça ah oui. Jérôme Colombain: [17:09] Ça rentrait à l'école mais par la fenêtre c'est-à-dire que c'est les gamins qui s'en sont emparés pour ne plus faire leur devoir eux-mêmes c'était peut-être pas exactement ce qui a été prévu au départ Bruno Guglielminetti: [17:20] Mais c'est intéressant d'avoir la réaction de quelqu'un qui est à la base. Jérôme Colombain: [17:26] D'une révolution et l'ouverture du ChatGPT au public c'est vraiment lui, c'est ça, Altman. Ben oui, c'est ça. Sa décision contre d'autres. Elon Musk ne l'est pas… Bruno Guglielminetti: [17:37] Contre le conseil d'administration. Jérôme Colombain: [17:39] Contre le conseil d'administration, etc., etc. C'est lui qui a foutu le bordel, on peut le dire. Pour notre plus grand bonheur, bien sûr. Bruno Guglielminetti: [17:46] Mais donc, ça vaut vraiment la peine d'écouter ce que j'ai fait. Jérôme Colombain: [17:50] Mais tu vois, je te parlais aussi du… Il n'y a pas l'outil idéal. On n'a pas encore trouvé le meilleur moyen, finalement, d'interagir avec l'intelligence artificielle. je te signale que c'est une passerelle pour que tu me parles d'un sujet que tu voulais qu'on évoque aussi ah ouais tu vois il faut tout te dire je crois que tu n'écoutes pas cette émission Bruno Guglielminetti: [18:12] Mais c'est tellement drôle parce que je t'ai entendu arriver et j'ai dit mais ça serait tellement bien qu'on parle de ce sujet là mais je. Jérôme Colombain: [18:19] Pensais que Bruno Guglielminetti: [18:20] Tu voulais me parler d'une autre personnalité. Jérôme Colombain: [18:24] On va en parler mais on peut rebondir tout ça, entre ce qu'on prévoit et voilà. On reviendra, il y a même encore d'autres trucs à dire sur l'interview de Sam Altman. Moi, j'avais noté une ou deux petites choses intéressantes. Bruno Guglielminetti: [18:36] Ah, ça, c'était la minute de coulisses. Jérôme Colombain: [18:39] C'est la minute à l'intérieur. Non, mais cette histoire de device idéale parce qu'il y a une annonce qui a été faite cette semaine. Bruno Guglielminetti: [18:46] Oui, par une boîte qui s'appelle PLAUD, P-L-A-U-D. Comment tu prononces, toi? Jérôme Colombain: [18:51] Pareil, PLAUD. Bruno Guglielminetti: [18:54] Ça n'a rien à voir avec Upload, c'est PLAUD. Jérôme Colombain: [18:56] Non. Bruno Guglielminetti: [18:57] Et donc, eux, on les connaît parce qu'ils ont créé, ça fait un petit moment qu'ils sont sur le marché, des petits appareils qu'on peut coller à son téléphone intelligent et ça permet d'enregistrer. Jérôme Colombain: [19:07] Voilà, je le montre à la caméra pour ceux qui regardent la vidéo. Bruno Guglielminetti: [19:10] Et donc, jetez-vous sur YouTube, ça vaut vraiment la peine pour seulement ce moment-là. Et donc, des petits appareils que vous gardez sur vous, que vous collez à votre téléphone et qui vous permettent d'enregistrer des moments de votre journée ou sinon toute votre journée. Et puis, par la suite, d'avoir la transcription et d'avoir accès à tout ce qui s'est passé autour de vous. Ça, on les connaissait pour ça. Et ces appareils-là. Sauf que là, ils lancent cette semaine carrément des petites oreillettes comme on porte, les Apple, les Buds. Jérôme Colombain: [19:41] Tu dis oreillettes, toi. Bruno Guglielminetti: [19:42] Oui. Jérôme Colombain: [19:43] Qu'est-ce que tu dis, Bruno Guglielminetti: [19:44] Toi? Jérôme Colombain: [19:45] Parce que ça, c'est un marqueur générationnel. C'est les vieux qui disent oreillettes. Bruno Guglielminetti: [19:48] OK. Jérôme Colombain: [19:48] Toi, qu'est-ce que tu dis? Les gens normaux disent écouteurs. Écouteurs. Bruno Guglielminetti: [19:52] Bon, OK. Voilà. Alors, moi, j'ai l'oreillette, toi, t'es l'écouteur. Et donc, vous mettez ça. Et ce qui est intéressant et ce qui fait de la différence avec le reste des produits qui ont été lancés, c'est que le produit, il est là. Il se branche en 4G. Donc, pas besoin de le relier à un téléphone cellulaire ou à un ordinateur. Je dis téléphone cellulaire. Toi, tu dirais téléphone intelligent. Jérôme Colombain: [20:13] Je dirais smartphone, moi, en français, si tu veux. On ne dit pas téléphone intelligent, nous. Bruno Guglielminetti: [20:18] Ça va être beau, notre conversation cette semaine. Et donc, vous avez tout ça dans ces appareils-là que vous mettez à l'intérieur de vos oreilles. Ça fait à la fois transcripteur de votre journée, mais ça fait aussi accès à l'IA. Et ça fait partie, c'est un des produits, je trouve, qu'on pourrait commencer à caser dans la nouvelle génération de produits intelligents qui nous donnent accès à l'intelligence. Mais là, maintenant, c'est de se poser la question. Est-ce que vous voulez vraiment avoir des écouteurs qui vont vous épier pendant toute la journée et savoir tout ce que vous faites parce que vous n'allez pas penser de les fermer ou les allumer? Alors, ils sont toujours là et ils vous épient toujours. Oui. Jérôme Colombain: [21:03] Oui, oui, c'est un peu comme les... Ce n'est pas exactement la même chose, mais c'est la même problématique que les lunettes connectées, mais c'est qui filment les autres. Bruno Guglielminetti: [21:14] Les lunettes connectées, il faut au moins les engager. Si tu veux faire une petite séquence de vidéo, il faut que tu appuies sur un bouton. Il y a une démarche à avoir. Ça, ça roule 24 heures sur 24, tant qu'il y a la batterie. Jérôme Colombain: [21:25] Après, la question, c'est... C'est une question bête. Moi, je ne suis pas du... Est-ce que c'est bon d'avoir un émetteur 4G à côté des oreilles et à côté du cerveau? Bruno Guglielminetti: [21:34] Carrément dans l'oreille, oui. Jérôme Colombain: [21:36] Oui, c'est ça. Tu as une radio 4G dans l'oreille. Bruno Guglielminetti: [21:39] Ça, ça peut faire réagir des gens. Jérôme Colombain: [21:42] Oui, parce que... À mon avis, tu ne l'as pas dans l'oreille, d'ailleurs. Ça doit être connecté. Alors, attends, comment ça marche? Bruno Guglielminetti: [21:48] Non, sérieusement, non, non. Ce qui est le 4G, c'est le boîtier. Jérôme Colombain: [21:52] C'est le boîtier, exactement. Oui, oui, c'est ça. Les écouteurs communiquent avec le boîtier. Bruno Guglielminetti: [21:57] Oui, en Bluetooth. Jérôme Colombain: [21:58] Un petit cube en Bluetooth, absolument. Mais ce ne serait pas raisonnable, la 4G dans les écouteurs, ça ne tiendrait pas. Bruno Guglielminetti: [22:05] J'attendais que tu abordes le sujet. Jérôme Colombain: [22:07] La batterie, elle mourrait en une demi-heure, vu la taille de la batterie dans des écouteurs. Tandis que là, la connexion se fait dans le boîtier. Bruno Guglielminetti: [22:18] C'est lui qui est le relais de téléphone. Jérôme Colombain: [22:19] C'est super intelligent. C'est super malin. Moi, je crois beaucoup à l'écouteur comme interface. Pas l'interface universelle, parce que ça ne marche pas dans toutes les situations mais une interface vraiment pour le quotidien quand tu es dans un environnement qui te le permet c'est à dire quand tu es seul ou quand il y a beaucoup de bruit mais tu ne déranges personne moi ça m'arrive très souvent dans la journée de garder un écouteur dans l'oreille parce que je ne sais pas quoi soit j'écoute un truc soit parce qu'il y a des communications qui vont arriver etc Très bien, ce Plaud One, alors il sort à 250 dollars, ça fait environ 220 euros hors taxe, mais la fonction en question, apparemment, n'arrivera que plus tard. Et je ne sais pas si tout cela, si tout ce bazar sera disponible chez nous en France. Bruno Guglielminetti: [23:12] Ça, c'est oui. On parle d'un primaire, ce que non, et il faudra suivre. Jérôme Colombain: [23:15] Oui, exactement. Bruno Guglielminetti: [23:17] On va dire dans six mois. Jérôme Colombain: [23:18] Bon, cela dit, chacun sa punition. Nous, c'est à cause de la réglementation. Vous, si je ne m'abuse, vous allez avoir aussi des soucis avec les produits high-tech américains, là, au Canada? Bruno Guglielminetti: [23:29] Oui, c'est gentil de rentrer le fer dans la plaie et de tourner deux fois. Qu'est-ce qui se passe? Oui, c'est parce que, bon, récemment, dans l'actualité, il y avait des négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis. Et à la dernière minute, les Américains ont rajouté de nouveaux articles qu'ils voulaient mettre dans l'entente. Le Canada est parti de la table des négociations. Alors là, le bon président américain a décidé de nous foutre 50 % de taxes sur des nouveaux produits. Et réaction, le gouvernement canadien a dit qu'on n'est pas plus fou que l'autre, alors on va vous en mettre 50 %, et notamment sur les articles électroniques. Ça veut dire téléphone intelligent fabriqué aux États-Unis. Il faut que ce soit fabriqué aux États-Unis. Jérôme Colombain: [24:14] Fabriqué ou vendu par une marque américaine? Bruno Guglielminetti: [24:17] Elle est là, la nuance, et je vais y arriver. Mais pour le moment, c'est fabriqué aux États-Unis. Donc, quand on cherche dans la loi et dans le fin texte, téléphones, consoles, composantes électroniques, même des fils, des connecteurs USB ou des fils électroniques. Jérôme Colombain: [24:35] Un câble USB, paf, 50 % plus cher. Bruno Guglielminetti: [24:37] Exactement, ou une chaîne hi-fi que tu veux brancher. Et ça, ça entre en vigueur le 8 septembre prochain. Jérôme Colombain: [24:44] Ah, c'est fait. C'est encore du bras de fer, ça, non? Bruno Guglielminetti: [24:47] Exactement. Alors, on peut croire et on peut penser que c'est pour inciter l'autre à revenir à la table, mais entre-temps, moi, ce que je disais à mes lecteurs parce que j'ai fait un article hier en disant, si vous avez quelque chose à acheter, c'est, maintenant ou avant, date limite le 7 septembre parce qu'après, on ne sait jamais. S'ils ne retournent pas et qu'ils n'arrivent pas à s'entendre, c'est vous qui allez payer le 50 % de plus sur le produit, ce n'est pas le voisin. Jérôme Colombain: [25:13] Wow! Vous avez raison de taper du poing sur la table et de ne pas vous laisser faire. Bruno Guglielminetti: [25:18] Surtout avec un... Jérôme Colombain: [25:20] Je ne qualifierais Bruno Guglielminetti: [25:21] Pas mais surtout avec quelqu'un comme ça. Jérôme Colombain: [25:22] Après de toute façon il va racheter le Canada donc le problème sera réglé Bruno Guglielminetti: [25:27] Ça c'est un autre sujet et on n'en parlera pas ici. Jérôme Colombain: [25:30] Pardon je salue mes auditeurs canadiens qui se doutent bien que c'est une boutade n'est-ce pas Bruno Guglielminetti: [25:39] Je l'espère bien. Jérôme Colombain: [25:42] On revient un instant à l'interview de Sam Altman que j'évoquais tout à l'heure on peut faire des pirouettes comme ça c'est toute la beauté de ce podcast mon cher ami il y avait autre chose moi que j'ai noté dans les sujets qu'il a évoqué il a évoqué la question de la dangerosité de l'intelligence artificielle face à tous les lanceurs d'alerte la perte de contrôle technologique, l'IA surpuissante mais pas alignée avec les principes etc et il a dit que bien sûr c'était pas normal et que évidemment l'IA devait rester dominée par l'humain et que l'humain devait rester au centre du pouvoir de décision. Bon, ça lui coûte pas très cher de dire ça, quand par ailleurs il a ses agents... Bruno Guglielminetti: [26:25] Surtout quand c'est à moi qu'il vient de lancer le bordel. Jérôme Colombain: [26:27] Voilà, quand c'est après, pendant que ses agents en loose day vont aller attaquer Bruno Guglielminetti: [26:33] Les gens de. Jérôme Colombain: [26:33] Hugging Face. Les gens de Hugging Face, on va en parler tout à l'heure de Hugging Face, super important. Non mais tu t'es en tout avec toi. Sur le côté un peu politique et côté, en tout cas, gouvernance de l'IA, évidemment, il a été interrogé aussi là-dessus, Sam Altman, par David Senra. Et le brave Sam Altman dit que la centralisation du pouvoir entre les mains d'une poignée d'entreprises, ce n'est pas bien. Donc, je ne sais pas comment il faut interpréter ça, parce qu'il fait partie de ceux qui concentrent le pouvoir. Et puis, il a un peu taclé aussi son camarade Dario Amodei. Alors, il ne l'a pas nommé, Bruno Guglielminetti: [27:08] Mais… Ça, c'est le patron d'Anthropic. Jérôme Colombain: [27:11] C'est le patron d'Anthropic, effectivement. Et c'est un peu insurgé contre ce que moi, j'avais appelé ces derniers mois un peu le marketing de la peur, d'ailleurs Amodei, qui en avait fait des tonnes là-dessus en disant, attention, l'IA va tous nous manger, donc c'est très dangereux, il ne faut surtout pas la mettre entre toutes les mains, etc. Et donc, Sam Altman, il dit qu'il y en a certains qui donne une vision un peu caricaturale de l'intelligence artificielle. Il ne nomme pas Dario Amodei, mais évidemment, c'est contre lui, c'est un scud contre Dario Amodei. Donc voilà, c'était l'un des autres thèmes évoqués par Sam Altman. Bruno Guglielminetti: [27:50] Tu dis ça, mais il n'y a pas que Sam Altman ou le patron d'Anthropic, qui fait des grandes lancées sur l'intelligence artificielle. Quand tu regardes cet ancêtre du monde de l'informatique, Bill Gates, qui revient sur l'avant-plan, après avoir été poussé parce qu'il y avait des accointances plus recommandables, là, il revient par la petite porte derrière et là, il est en train de donner des entrevues partout pour nous dire, faites attention, l'IA, c'est dangereux. Jérôme Colombain: [28:23] Alors, ce n'est pas la première fois qu'il le dit. Là, tu fais allusion à une interview du New York Times cette semaine, effectivement. Bruno Guglielminetti: [28:29] Mais à la genèse, c'est une note sur Gates Notes. Jérôme Colombain: [28:32] Oui, sur son blog. Bruno Guglielminetti: [28:32] Sur son blog à lui. Sur son blog, oui. Jérôme Colombain: [28:34] Bien sûr. De toute façon, il prend régulièrement position sur les faits d'actualité. Il s'exprime beaucoup, Bill Gates, notamment sur son blog. Et là, oui, dans cette interview du New York Times, il dit, je n'aime pas annoncer de mauvaises nouvelles ou dire que l'innovation peut avoir des conséquences négatives. Mais, malgré tout, en gros, après, il explique que le changement induit par l'intelligence artificielle est tel qu'il y aura de la casse. Il y aura de la casse. Alors, après, il y a des choses concrètes, puisqu'il demande la création d'une instance internationale de supervision de l'IA. Et puis, il y a aussi cette idée, et j'aimerais bien ton avis là-dessus. Il suggère de réserver des emplois aux humains. pour limiter l'impact de l'IA sur le marché du travail, c'est-à-dire de dire certains trucs, oui, peut-être que l'IA pourrait le faire et tout, mais ce n'est pas grave. On va dire, on va décider que ça restera entre les mains des humains. Bruno Guglielminetti: [29:27] Oui, et ce qui est intéressant, c'est un travail fait par les humains qui demande, de l'écoute et de la sensibilité. Ça, il le décrit. Jérôme Colombain: [29:39] Oui, le soin à la personne. Bruno Guglielminetti: [29:41] Exactement. Jérôme Colombain: [29:42] Le fait d'annoncer une maladie grave. à quelqu'un, etc. Oui, il dit, il ne faut pas que ce soit une IA qui fasse ça. Bruno Guglielminetti: [29:49] Oui, et ça, je trouve ça intéressant et délicat. C'est plus trop sensé. Mais c'est le même bonhomme qui, il y a quelques années, avait amené le principe financier ou économique de dire qu'on devrait taxer l'utilisation des robots. Et là, pensez pas uniquement aux robots humanoïdes, mais tous les robots qui sont utilisés et qui remplacent des humains, on devrait avoir une taxe là-dessus. Et l'argent qui serait généré par là servirait à faire de la formation. Dans certains cas, probablement que certains pays pourraient essayer d'adopter, le revenu universel, mais donc d'aller chercher des revenus. Et d'ailleurs, il revient avec ce concept-là, mais là, il décide de vouloir taxer le jeton. Ça, je trouvais ça assez original. Jérôme Colombain: [30:35] Le token, le token d'IA. Ah oui. Bruno Guglielminetti: [30:37] Et donc, l'idée étant que… Arrête. Jérôme Colombain: [30:39] C'est déjà assez cher. Bruno Guglielminetti: [30:40] Je le sais, puis ça n'a pas plu à tout le monde. Mais l'idée est intéressante parce que dans le fond, c'est le jeton ou le token, comme tu l'appelles, qui fait en sorte qu'on évalue le volume d'IA que tu utilises et qu'en fonction, si on taxe le jeton, plus tu l'utilises, plus tu vas payer de taxes parce que tu profites beaucoup plus de l'intelligence artificielle. J'avoue que ça, je trouvais ça intéressant plutôt que juste taxer des robots. Jérôme Colombain: [31:05] Non, c'est vrai. C'est très intéressant. Et au moins, c'est tellement bien de se poser ces questions-là en ce moment. C'est ça, les questions du moment. Je veux dire, franchement, tu vois, nous, on est en période préélectorale. Bruno Guglielminetti: [31:20] Je pense à eux. Tu n'as pas le goût de leur souffler un peu l'idée ? Jérôme Colombain: [31:22] Mais non, mais c'est dramatique. Le niveau du débat, il est au ras des pâquerettes. Au ras des pâquerettes. Alors que les vraies questions pour le futur, elles sont là. C'est évident. Mais c'est des questions qui ne sont pas faciles à mettre sur la table pour le commun des mortels. Il faut alerter sans faire peur, sans braquer, parce qu'après, ça déclenche aussi des mouvements anti-IA. Parce que voilà, ça, c'est le truc. La réaction de certains, ça fait, ah, ben, ok, il faut être contre l'IA, contre les data centers, on va aller faire des manifs. C'est idiot, c'est idiot. Mais bon, ça, c'est une parenthèse. Bruno Guglielminetti: [32:00] Ah, ben, ils sont précieux, ces parenthèses, je dois dire. Jérôme Colombain: [32:02] Oui, ça, merci. Bruno Guglielminetti: [32:06] Est-ce que tu me permets de te poser une question, même si c'est toi qui anime? Jérôme Colombain: [32:11] Bienvenue, tu es un peu comme chez toi, je vais dire. Bruno Guglielminetti: [32:14] C'est gentil de me dire ça. Jérôme Colombain: [32:17] Cette tranche est co-animée. Bruno Guglielminetti: [32:19] Ah oui, c'est vrai, mais on donne quand même... Jérôme Colombain: [32:20] Aujourd'hui, c'est moi qui mène la barque. Bruno Guglielminetti: [32:24] C'est toi qui mène le sommaire. Non, je voulais savoir si tu ressentais une certaine fierté d'avoir tes petits amis de Hugging Face être regardé par envisagé par les gens de Nvidia. Jérôme Colombain: [32:38] Quelle belle transition magnifique c'est fait Bruno Guglielminetti: [32:42] Par un professionnel. Jérôme Colombain: [32:44] Absolument Hugging Face qui pourrait être racheté par Nvidia pour presque 13 milliards de dollars une fierté pour répondre à ta question mais c'est pas tellement le sujet c'est vrai que c'est une Bruno Guglielminetti: [32:57] Actu permet toi ça. Jérôme Colombain: [32:59] Oui parce que Hugging Face j'allais dire Nvidia c'est français on aimerait bien on aimerait bien mais pas vraiment en revanche Hugging Face c'est plus ou moins français ça a été créé par des français c'était Bruno Guglielminetti: [33:12] Pas à Station F qu'ils ont commencé. Jérôme Colombain: [33:14] Et ils ont commencé à Station F oui tout à fait je me souviens absolument et aujourd'hui les dirigeants vivent aux Etats-Unis mais et la boîte marche super bien donc c'est ouais ouais c'est super intéressant c'est énorme si ça se fait Ce sera sans doute le plus gros rachat d'une startup française 13 milliards de dollars, il n'y a pas eu d'équivalent. Pour l'instant, la plateforme est valorisée à 4,5 milliards de dollars. Et je trouve que ce serait très cohérent en fait que ça se fasse. Parce que Hugging Face, c'est quoi ? Tout le monde ne sait pas bien ce que c'est. C'est une espèce de magasin d'IA gratuite, pour faire court. Une grande librairie. Une grande librairie d'IA open source. Mais au début, ce n'était pas évident ce truc-là. On ne comprenait pas bien, il n'y avait pas bien l'intérêt. Bruno Guglielminetti: [34:02] Mais ils sont arrivés là-dedans de la porte gauche, parce que je te rappelle que ces gens-là avaient inventé un Tamagotchi nouvelle génération au départ. Jérôme Colombain: [34:10] Ouais, ils ont complètement pivoté. Oui, absolument. Ils étaient partis sur un truc, d'où le nom d'ailleurs, Hugging Face, parce qu'au début, c'était un truc pour les étudiants, je sais pas quoi, une espèce d'avatar pour les étudiants, un truc un peu light, un peu youplaboom. Et ils ont pivoté, et quelle réussite. Wow. Aujourd'hui, tout le monde parle de Hugging Face dans les boîtes. Alors, il faut relativiser Je ne suis pas sûr que beaucoup d'entreprises aujourd'hui, certaines oui, mais les grandes ne vont pas forcément taper chez Hugging Face pour récupérer leur modèle d'IA. C'est plus facile de s'en remettre directement à ChatGPT ou à Claude. Mais quand même, en tout cas, la vision de NVIDIA, c'est de dire que l'open source, c'est l'avenir de l'IA. Bruno Guglielminetti: [35:00] Mais ça, j'ai utilisé le mot anglais, C'est un statement, c'est une déclaration. qui est plutôt forte, venant du leader du processeur, de dire, bien nous, puis écoute, les clients, ils ont quoi, 90 % du marché, de dire, bien nous, on y croit énormément au point où on va racheter la librairie au complet. Et puis, on s'entend, ça va toujours demeurer, pour le moment en tout cas, ils ne veulent pas changer les plans, ça va toujours rester un lieu de communauté de l'IA ouverte. Et moi, je trouve ça intéressant. Maintenant, à la limite, ils vont peut-être avoir encore plus de visibilité. Pas les patrons, parce que j'imagine qu'ils vont aller faire autre chose, mais ceux qui vont rester, cette librairie-là, cette collection-là, vont avoir encore plus de visibilité dans l'écosystème de clients d'NVIDIA. Alors, c'est comme, c'est gagnant-gagnant. Jérôme Colombain: [35:54] Bien sûr. Oui, parce que, bon, NVIDIA, aujourd'hui, ils vendent des cartes graphiques. Je ne sais pas pourquoi on appelle ça encore des cartes graphiques, parce que, en fait, ça fait de l'IA. des cartes d'IA leurs super calculateurs un peu à tout le monde notamment au Big Tech à ChatGPT Grok etc. à tout le monde et à OVH voilà ils veulent continuer mais ils ont tout intérêt et ils ne peuvent qu'être œcuméniques enfin être voilà il faut qu'ils soient agnostiques exactement le plus ouvert possible donc c'est totalement cohérent finalement pour essayer d'offrir une dimension software de se marier, d'absorber. Après, il faudra voir comment ça pourrait se concrétiser, ce deal. Bruno Guglielminetti: [36:42] J'ai une question que je me posais, puis je me suis dit peut-être que toi, tu vas avoir la réponse. Quand j'ai vu cette annonce-là, je dis, oh wow, quand même, Nvidia qui mettrait la main là-dessus, même si on dit qu'il n'y aurait pas trop de changements, mais toute la communauté qui est sur GitHub, ces gens-là, comment ils prennent ça? Parce que ce n'est pas vraiment un concurrent, on s'entend, mais c'est un écosystème parallèle. Jérôme Colombain: [37:04] Oui. GitHub, ça appartient à Microsoft, non, si je ne m'abuse? Donc, voilà. Tu veux dire quoi? Qu'ils dînent avec le diable? Oui. Bruno Guglielminetti: [37:12] Ils le font déjà. Mais je trouve ça assez particulier. Microsoft a mis la main sur GitHub. Jérôme Colombain: [37:18] Oui. Bruno Guglielminetti: [37:18] Puis d'ailleurs, ils ont de la difficulté à vivre. Le grand patron est même parti de GitHub. Puis de l'autre côté, tu as Nvidia qui met la main sur Hugging Face. tu te dis le monde libre. Jérôme Colombain: [37:31] C'est toujours pareil c'est complètement ambivalent d'un côté on sait que le salut de ces boîtes et notamment des start-up françaises ne peut passer que par on ne peut que saluer une opération comme ça parce que c'est une forme de consécration mais d'un autre côté oui tu as raison c'est encore être de plus en plus toujours plus lié aux grands acteurs américains évidemment enfin en tout cas ils vont faire quelques milliardaires supplémentaires Bruno Guglielminetti: [38:00] S'ils font ça et puis on les salue. Jérôme Colombain: [38:02] On les salue Bruno Guglielminetti: [38:03] Et s'ils se souviennent de nous tant mieux. Jérôme Colombain: [38:04] Ah bah écoute Bruno Guglielminetti: [38:06] Toi récemment t'as fait une entrevue moi ça fait un moment que j'avais fait une entrevue avec eux mais toi. Jérôme Colombain: [38:10] Ouais bah plusieurs fois j'ai interviewé des gens de Hugging Face parce qu'ils ont plein de trucs super intéressants à dire et ouais ouais si vous allez sur mondenumerique.info vous tapez Hugging Face il y a plein de mais notamment une ou deux interviews je crois de Clément Delangue Bruno Guglielminetti: [38:23] Ouais qui est un des patrons fondateurs Moi, je salue les gens de Hugging Face qui y habitent, qui travaillent au bureau de Montréal. Jérôme Colombain: [38:32] Pour qu'ils viennent te parler. Bruno Guglielminetti: [38:35] Oui, s'ils veulent venir me parler, mais au moins, je les salue. Jérôme Colombain: [38:39] Saluons-les, absolument. Bruno, est-ce que tu veux que, est-ce que tu, je peux te dire un mot de ce qui se passe chez nous suite à cette honteuse cyberattaque que nous avons essuyée? Bruno Guglielminetti: [38:55] Je suis pendu à tes lèvres depuis le début. Est-ce qu'il va oser en reparler de cette histoire-là, de l'état français qui s'est fait pirater lamentablement les systèmes? Bruno Guglielminetti: [39:09] C'est rendu où, cette histoire-là? Jérôme Colombain: [39:11] Oui, alors cette histoire dont on a beaucoup parlé, toi et moi, contre la Direction Générale des Finances Publiques, 700 000 contribuables français particuliers et professionnels qui seraient concernés, la suite de l'histoire, c'est qu'il y a des victimes qui ont décidé de monter au créneau et d'entamer une action collective en justice pour demander des réparations. Parce qu'ils estiment que certains ont d'ores et déjà fait l'objet de tentatives d'arnaques. donc il y a une forme aussi de préjudice moral certains aussi ont engagé des frais supplémentaires pour mieux sécuriser leurs données je ne sais pas exactement en quoi ça consiste puisque les données c'était aussi des données qui étaient au sein des services de l'État mais ça, ça fait des dépenses supplémentaires donc eh bien ils veulent que l'État passe à la caisse pour les rembourser donc on va voir ce qui va se passer et du côté de l'État, on essaye de savoir qui est responsable en fait dans cette histoire-là et donc le gouvernement a mis en place un conseil de défense qui va se réunir à la mi-septembre pour faire le point suite à cette cyberattaque et pour essayer d'évaluer un peu l'ampleur des dégâts plus les autres décisions qu'ils ont déjà prises, l'objectif, etc. Donc, voilà, écoute, je souhaite que ça ne vous arrive pas. Bruno Guglielminetti: [40:34] On ne peut pas dire jamais, parce que je touche du bois quand je te parle, parce que… Évidemment. Jérôme Colombain: [40:40] Non, non, mais c'est terrible, cette histoire-là. Et puis, en termes d'image, etc., en fait, je veux dire, on dirait… Tu sais, j'ai l'impression qu'on est une vieille maison qui n'a pas été entretenue, et n'importe qui peut rentrer, foutre le feu. Bruno Guglielminetti: [40:56] Non, mais ça nourrit le stéréotype du bon vieux technicien avec le béret et la petite baguette de son café à côté de son portable. Pas son portatif, pas son portable. Et puis, il se demande quand est-ce qu'il va finir. Jérôme Colombain: [41:12] Mais la question de qui est responsable, à qui la faute, elle est intéressante. À qui la faute dans cette histoire? Est-ce que c'est ceux qui sont en première ligne? Est-ce que c'est ceux qui sont derrière au niveau de l'organisation des services de l'État? Bruno Guglielminetti: [41:24] Les fournisseurs, les serveurs, les systèmes de sécurité. Jérôme Colombain: [41:27] Voilà, et on sait qu'il n'y a rien, il n'y a personne, il n'y a aucune organisation meilleure que l'administration pour noyer le poisson et pour dire que personne n'est responsable. Bruno Guglielminetti: [41:38] On ne peut pas s'attendre à ce que quelqu'un lève la main, ça c'est... Jérôme Colombain: [41:41] C'est sûr. Il y a eu une autre cyberattaque, c'est celle contre l'éducation nationale qu'on avait déjà évoquée, et là, eh bien, ça a un peu semé la... ça a concrètement foutu le bazar, parce qu'en fait, par sécurité, le ministère de l'Éducation a dû couper ces dernières semaines plusieurs outils, notamment des outils de messagerie, ce qui fait que ça a perturbé la rentrée scolaire. Bruno Guglielminetti: [42:03] C'est ce que j'allais dire, en pleine rentrée scolaire. Jérôme Colombain: [42:06] En pleine pré-rentrée, en fait, c'est vrai qu'il y a des gens qui se sont retrouvés en chômage technique, qui ne pouvaient plus travailler, qui ne pouvaient plus préparer la rentrée, etc. Enfin, bref. Ce n'est pas joli, joli. Heureusement, Bruno, il y a quand même quelques bonnes nouvelles et notamment cette... Jérôme Colombain: [42:27] Enfin, je ne sais pas si on peut dire que c'est une bonne nouvelle, mais en tout cas, c'est encore une consécration, cette une du Time cette semaine qui consacre les 100 personnalités qui façonnent l'intelligence artificielle. Bruno Guglielminetti: [42:40] Oui. Jérôme Colombain: [42:41] Et tu t'es penché dans la lecture de ce palmarès. Bruno Guglielminetti: [42:44] Ah, écoute, j'ai lu le Time, j'ai lu, j'ai lu. Mais la section que j'ai trouvée la plus intéressante, là, je vais être chauvin, c'est la section leader. Ce n'est pas compliqué, c'est celle qui ouvre le dossier qui s'intéresse aux 100 personnes les plus importantes de l'IA en 2026 et qui, je ne vois pas, la grande Montréalaise, Joëlle Pineau. Jérôme Colombain: [43:06] Joëlle Pineau, bien sûr. Bruno Guglielminetti: [43:07] Flanqué de Saint-Altman, Elon Musk, Dario et Daniela Amodei, Jeff Bezos et Larry Ellison. Quand même. Là, j'étais pas mal fier. Je m'attendais parce que ça arrive à l'occasion qu'on voit un Yoshua Bengio. Mais non ! Alors, c'était Joëlle Pineau. Jérôme Colombain: [43:23] Oui, mais c'est un peu normal. Enfin, c'est pas Joëlle Pineau, on sait que c'est quelqu'un qui... Bruno Guglielminetti: [43:26] Ben non, mais c'est ça. Puis, rapidement, pour ceux qui ne la connaissent pas. Jérôme Colombain: [43:29] Oui, oui, rappelle-nous exactement. Bruno Guglielminetti: [43:30] Je vous invite à la découvrir. D'ailleurs, j'ai des entrevues, si vous allez sur mon carnet, Joëlle Pineau, vous allez voir, quelquefois, je l'ai interviewé. Et donc, ça a été, pendant des années, la conscience et l'âme de l'IA chez Meta, avant la révolution de la dernière année. et justement cette révolution-là a fait en sorte qu'elle n'était plus vraiment d'accord avec où ça allait lier chez Meta, parce qu'elle allait vraiment à la genèse de ce dossier-là. Alors, elle a décidé de quitter et là, elle avait des appels de partout sur la planète. Et elle a décidé de rester au Canada. Il faut vous dire qu'elle est prof à l'Université McGill. Bruno Guglielminetti: [44:11] Elle est membre du groupe Mila, où on retrouve les 1500 chercheurs d'intelligence artificielle. Donc, elle est très implantée à Montréal. Et elle, elle a décidé d'aller avec Cohere, qui est, je dirais probablement, le Mistral canadien. C'est quelque part entre le Mistral et Anthropic. Ça s'adresse uniquement aux entreprises, aux grandes organisations. Et donc, on lui a demandé de chapeauter les destinées. Elle est la patronne de l'IA chez Cohere. Et elle a accepté. Puis évidemment, entre ça, elle passe ses semaines à courir à travers le monde pour rencontrer les clients de Cohere. Alors, je trouvais que c'était une belle distinction que de lui offrir ça et de se retrouver dans les leaders de l'IA dans le monde. Mais je veux quand même, parce que chauvin, chauvin, il faut se calmer le pompon. Il y a deux Français. Jérôme Colombain: [45:04] Se calmer le pompon, c'est magnifique. Se calmer le pompon, ça, tu as bien. Mais tu as raison, il faut toujours se calmer le pompon. Bruno Guglielminetti: [45:09] Ben oui, parce que sinon. Jérôme Colombain: [45:10] Le pompon tombe. Sinon, on se le fait calmer par les autres, après, bon. Bruno Guglielminetti: [45:14] Pour mieux être... Jérôme Colombain: [45:15] Moi, je n'aime pas me faire calmer le pompon. Bruno Guglielminetti: [45:17] Non, mais là, c'est moi qui me calme le pompon. Donc, il y a deux Français qu'on retrouve dans la liste. Le grand patron de Mistral, ça, ce n'est pas une surprise parce qu'on en parle tellement. Mais il y a Yann LeCun qui est dans le... Jérôme Colombain: [45:31] Ce n'est pas une surprise non plus. Bruno Guglielminetti: [45:33] Ben oui, mais comme on voit ni l'un ni l'autre des deux autres parrains, je me suis dit peut-être qu'ils ont mis sur le côté. Ben non, Yann LeCun est là parce que lui vient de décider de travailler fort sur l'IA physique. Alors, il reste toujours dans l'écosystème dominante et à surveiller de l'IA dans le monde. Jérôme Colombain: [45:50] Oui. Et Yann LeCun, je pense qu'on aura l'occasion d'en reparler au long de cette année parce que c'est marrant. Ça fait toujours débat un peu ce qu'il est en train de faire. Voilà, tout le monde se demande est-ce qu'il a raison ou est-ce qu'il n'a pas raison? Est-ce qu'il est sur la bonne voie ou pas? On m'a surtout dit. Bruno Guglielminetti: [46:13] J'ose te partager mon point de vue là-dessus. S'il tarde à sortir, parce qu'il y a quand même eu du financement assez intéressant, il fait une grosse levée. Jérôme Colombain: [46:21] Je ne sais plus combien Bruno Guglielminetti: [46:22] On n'était pas dans le milliard oui, oui mais s'il tarde trop, il va tellement se faire dépasser parce que moi j'ai parlé oui mais. Jérôme Colombain: [46:30] Il prend une autre voie lui c'est comme si tu dis, oui mais ils sont tous en train de construire l'autoroute mais lui il est en train de construire je ne sais pas quoi, le métro ou l'aérotrain Bruno Guglielminetti: [46:39] Sauf que Jérôme moi je ne peux pas donner de nom je ne peux pas donner trop d'informations mais tu sais des choses je sais comme toi tu sais des choses Mais tu ne veux pas en parler, moi j'en parle. Jérôme Colombain: [46:51] Ah si, moi je dis tout ce que je sais. Ah oui? Vas-y, vas-y, vas-y. Bruno Guglielminetti: [46:53] Donne-moi l'exemple. Donc, laisse-moi poursuivre. Jérôme Colombain: [46:58] Mais oui, je te laisse parler. Bruno Guglielminetti: [46:59] Et donc, écoute, dans les derniers mois, j'ai parlé à deux entrepreneurs qui sont dans l'IA physique et qui sont, selon moi, très avancés. Tu sais, avancés au fait qu'ils pourraient se faire prendre, acheter à coup de milliards par un gros joueur, genre Gemini, pas Gemini, mais Google ou Microsoft et ça les ferait faire un saut quantique. Et là, je me dis, ben oui, mais ils sont dans le même domaine que Yann LeCun. Il est connu mais il faudra pas qu'il fasse trop le fanfaron sur son idée parce qu'il va se faire doubler. Jérôme Colombain: [47:36] Il va se faire doubler sur sa propre idée. Bruno Guglielminetti: [47:38] Oui, oui, oui. Jérôme Colombain: [47:39] Alors ça, c'est intéressant parce que moi, les retours que j'avais, c'était plutôt de savoir s'il était sur une bonne idée, en fait. Bruno Guglielminetti: [47:46] Il l'est parce qu'il y a plus que lui qui travaille là-dessus. Jérôme Colombain: [47:52] Oui, dans un sens, ça prouve qu'il aurait raison. Bruno Guglielminetti: [47:55] Il est le plus vocal parce que les autres sont en dessous du radar. Ils ont accepté de me parler parce qu'ils estiment ce que je fais dans la vie. Mais ces gens-là, c'est vraiment impressionnant. J'ai eu des démos. Jérôme Colombain: [48:09] C'est dommage que tu ne puisses pas parler de tout ça, que tu sois comme ça, soumis au secret depuis que… Depuis, Bruno Guglielminetti: [48:15] Depuis. Jérôme Colombain: [48:16] Depuis, depuis toujours. Bruno Guglielminetti: [48:17] Je suis sûr que tu nous en. Jérôme Colombain: [48:19] Parleras un jour. Bruno Guglielminetti: [48:20] Oui, mais sinon, bravo donc au patron de Mistral, à Yann LeCun et puis à Joëlle Pineau pour leur présence dans ce top 100 de l'IA mondial. Jérôme Colombain: [48:29] Et bravo à notre chouchou adoré, Elon Musk. Bruno Guglielminetti: [48:32] Ah oui, mais là, c'est le moment Elon Musk. Jérôme Colombain: [48:34] Oui, c'est le moment Elon Musk. Parce qu'il fait partie aussi du classement. Oui, oui. Et il a fait parler de lui cette semaine. Il a encore sorti un truc de son chapeau. Bruno Guglielminetti: [48:44] Écoute, il nous a amenés en balade en Louisiane. Tu as vu ça? Jérôme Colombain: [48:48] Oui, et la Louisiane, c'est peut-être un des seuls états où ils n'étaient pas encore basés, parce qu'il est partout maintenant. Bruno Guglielminetti: [48:55] Oui, à la grandeur des États-Unis. Jérôme Colombain: [48:58] Oui, voilà. Et pourquoi la Louisiane ? Parce qu'il veut en faire une base spatiale. C'est un Starbase. La Starbase. Il veut faire sa deuxième Starbase en Louisiane. T'as suivi un peu? T'as regardé un peu en détail? Bruno Guglielminetti: [49:15] Moi, j'ai regardé des vidéos qu'il a publiées. Jérôme Colombain: [49:17] Starbase, oui. Bruno Guglielminetti: [49:18] Et je regardais les vidéos qu'il a publiées sur X. Jérôme Colombain: [49:22] Oui. On le voit en train de discuter avec les gens, etc. Bruno Guglielminetti: [49:26] Il a l'air d'un chef de chantier qui vient voir. Jérôme Colombain: [49:30] OK, mais le chef de chantier, il est en train d'expliquer à des mecs que oui, vous comprenez, là, on va bosser pour pouvoir propulser la civilisation humaine dans une autre galaxie. Oui, oui. Bruno Guglielminetti: [49:41] Ah non, c'est fou. Quand tu écoutes ça. Jérôme Colombain: [49:45] C'est dingo. Bruno Guglielminetti: [49:46] Et là, lui, selon ce qu'il dit, c'est la création aussi, parallèlement, à 2000 emplois. Je pense qu'il n'y a pas un État américain qui cracherait là-dessus. Alors, la Louisiane est un peu béate devant. Est-ce que ça... Puis, il est sérieux, là. Il a acheté les terrains. Ils sont en train d'installer. Ils sont en train de construire. Ils commencent à construire. Mais ça, en tout cas, j'ai hâte de voir ce que ça va donner. Jérôme Colombain: [50:10] Premier lancement de fusée, 2029. Donc, en fait, ils ont déjà une base. Elle est où, leur autre base? Bruno Guglielminetti: [50:18] C'est où ils font les lancements déjà? En Floride? Jérôme Colombain: [50:21] C'est en Floride, c'est ça. C'est comme à côté de la NASA, en fait. Bruno Guglielminetti: [50:24] Pas tellement loin. Mais ils ont des problèmes au niveau de l'environnement avec les voisins. Chaque fois qu'ils envoient des fusées, c'est de la flore et de la faune qui disparaît. Jérôme Colombain: [50:35] Oui, il a expliqué aussi que pour pouvoir faire ça, on lui avait demandé de faire des études, des trucs à n'en plus finir, de remplir 15 milliards de formulaires pour prouver qu'il n'y aurait pas des poissons qui mourraient à chaque décollage de fusée et le mec, il dit « écoutez les mecs, moi je suis en train d'essayer de sauver le monde ! » Le jour où la Terre disparaît, grâce à moi, il y aura quand même des humains qui continueront à vivre et on vient m'emmerder avec la faune et la flore de trucs. Il est perché, mais c'est… Je suis désolé, mais ça force le respect. Je me dis parfois, mais il ne se fait pas peur lui-même avec ce genre de projet. Parce que c'est incroyable, Bruno Guglielminetti: [51:16] Mais... Mais je ne pense pas qu'il est conscient. En plus, il y croit. Oui, mais c'est ça. Et je ne pense pas qu'il est conscient qu'il y a des gens qui ne peuvent pas comprendre ce qu'il est en train de faire. Pour lui, c'est tellement clair. Jérôme Colombain: [51:26] Ah, c'est tellement clair. Bruno Guglielminetti: [51:27] Puis ça date de loin. Son père était comme ça. Son grand-père était comme ça. C'était vraiment le futur par la technologie. Puis aujourd'hui, la technologie, c'est d'aller conquérir d'autres planètes pour notre sauvegarde. Alors, il s'en va donc s'installer dans le Bayou, en Louisiane, avec des Acadiens là-bas. Jérôme Colombain: [51:48] 100 milliards de dollars d'investissement. Écoute, nous, en France, on va faire un parc d'attractions. Chacun son truc. Bruno Guglielminetti: [51:55] À ce moment-là? À ce montant-là? Jérôme Colombain: [51:57] Non, ce ne sera pas à ce montant-là. Ça n'a rien à voir, mais ça me fait marrer parce que c'est en comparaison. Cette semaine, c'est Emmanuel Macron lui-même qui a annoncé qu'on va construire un parc d'attractions Dragon Ball en région parisienne, financé par... Attends, que je ne dise pas de bêtises, c'est l'Arabie Saoudite. Que je ne dise pas de... Quand même. Bruno Guglielminetti: [52:22] Ça, je ne l'ai pas vu passer. Jérôme Colombain: [52:24] Tu ne l'as pas vu passer ? Déjà, en plus, on n'est pas sûr que les Japonais soient d'accord. Bruno Guglielminetti: [52:30] Ah bon ? Jérôme Colombain: [52:30] Mais c'est quand même un énorme... Oui, c'est ça, c'est l'Arabie Saoudite. donc c'était Bruno Guglielminetti: [52:37] Ils ont pas eu les droits des éditeurs de Dragon Ball. Jérôme Colombain: [52:40] Ils ont annoncé ça mais ils ont pas les droits des éditeurs donc je comprends pas le truc, ça paraît surréaliste ben voilà pendant que nous on fait un parc d'attractions Dragon Ball, sachant que juste à côté on a déjà Disneyland ben oui donc la civilisation du loisir et pendant ce temps l'autre il prévoit de créer sa deuxième base spatiale pour aller envoyer des fusées sur Mars. Chacun son délire ! Mon cher Bruno, je te propose qu'on s'arrête là et que, malgré tout, tu me dises un mot de ce que tu vas faire la semaine prochaine dans ton carnet ? Bruno Guglielminetti: [53:19] Ben, je ne m'aime pas la semaine prochaine, cette semaine. Jérôme Colombain: [53:21] Tout de suite, cette semaine ? Oui. Ah, mais attends, on a oublié, au passage, tu devais nous parler de ton joujou de la semaine. Attends, il le montre à la caméra. Et tenez-vous bien, c'est un smartphone. Bruno Guglielminetti: [53:37] Oui. Jérôme Colombain: [53:40] Tant qu'à faire montre sa particularité première parce que là ce que tu nous montres il y en a 100 millions sur le marché déjà ben Bruno Guglielminetti: [53:45] C'est justement et c'est pour ça que je l'ai montré comme ça parce que quand on le regarde comme ça a l'air d'un téléphone. Jérôme Colombain: [53:50] Il a l'air normal c'est un smartphone parmi d'autres Bruno Guglielminetti: [53:53] Mais quand on l'ouvre ben là on découvre que c'est un téléphone pliable. Jérôme Colombain: [53:57] Pliable exactement c'est donc le Pixel Fold Bruno Guglielminetti: [54:00] Ouais le Pixel 11 Pro Fold et pour avoir utilisé pendant une bonne année le Pixel 10 Pro Fold je vais dire que le coup de cœur, c'est dans le poids qu'il a perdu. Jérôme Colombain: [54:12] D'accord. Bruno Guglielminetti: [54:13] Il a facilement perdu 20 % de poids, ce qui fait que quand tu as le téléphone, quand tu le reçois au début, tu as le téléphone dans les mains et tu te dis, wow, un, il est beaucoup moins pesant. Jérôme Colombain: [54:24] C'est important, ça. Bruno Guglielminetti: [54:25] Oui, il est de plus petite taille. Il fait moins robuste. Tu as vraiment l'impression d'avoir… Moi, des fois, je me prends au jeu en disant, ah, mais il s'ouvre. Jérôme Colombain: [54:35] Je suis sur le téléphone. Ça veut dire que tu n'es pas obligé de l'ouvrir pour l'utiliser? Bruno Guglielminetti: [54:38] Non, c'est ça. Parce que la fenêtre est quand même comparable à un téléphone, entre guillemets, normal. Jérôme Colombain: [54:45] Normal. Bruno Guglielminetti: [54:46] Oui, mais donc, c'est vraiment impressionnant. Puis, il s'ouvre. Bon, l'écran est encore plus beau qu'auparavant. La caméra est aussi bonne, sinon plus. Là, je suis en train de m'amuser. Ça fait quelques jours que je l'utilise vraiment. Au début, je faisais des tests, mais là, je l'utilise. et je veux dire que c'est beaucoup plus agréable. Jérôme Colombain: [55:07] Et il y a une semaine ou deux, tu nous parlais de l'équivalent de Samsung. Bruno Guglielminetti: [55:11] Oui, le Fold 8 de Samsung qui est environ, et ça, je trouvais ça intéressant de pouvoir le tester pendant l'été parce qu'on s'entend que, le iPhone Ultra de Apple, qui est le téléphone pliable qui, normalement, va nous présenter le 9 septembre prochain. Jérôme Colombain: [55:28] Le 9 septembre, voilà, oui, effectivement, ça a été annoncé cette semaine. La date officielle de la prochaine Keynote Apple, ce sera le 9 septembre. Donc, les amis, soyez au rendez-vous. Bruno Guglielminetti: [55:37] Et ce téléphone-là, qui va être présenté par Apple, il a sensiblement la même taille. Jérôme Colombain: [55:43] Enfin, on n'en sait rien. Bruno Guglielminetti: [55:46] Des informations qui circulent et des boîtes de protection qui circulent. Jérôme Colombain: [55:50] C'est vrai que là, ça a sacrément fuité. Bruno Guglielminetti: [55:51] Oui, on commence à avoir une bonne idée de la taille, qui est dans le fond une taille de passeport, peut-être un petit peu plus petite. Jérôme Colombain: [55:59] Oui, ce n'est pas le même format, tandis que le pixel dont tu parles, il est plus dans la longueur. Il est classique, en fait. Bruno Guglielminetti: [56:03] Oui, avec un pliable classique. mais je vais dire pour avoir comparé les deux je suis beaucoup plus à l'aise avec le grand format pliable qu'avec le petit ah ok. Jérôme Colombain: [56:14] C'est intéressant parce que les retours sur le format passeport entre guillemets de Samsung étaient vachement bons Bruno Guglielminetti: [56:20] Oui tout à fait. Jérôme Colombain: [56:21] Et donc les gens Bruno Guglielminetti: [56:23] Mais c'est ça qui est intéressant je ne suis pas sûr que la majorité des gens qui ont fait des commentaires des critiques des revues du Fold 8 de Samsung ce sont des gens qui au quotidien utilisent un fold. Elle est là, la nuance qui est importante, c'est qu'à un moment donné, quand tu t'habitues à un format grand de téléphone pliant, tu as vraiment une tablette dans les mains. Maintenant, moi, quand je vais faire des conférences ou des animations, je n'amène plus de tablette avec moi. Je prends mon téléphone, je l'ouvre. Jérôme Colombain: [56:53] C'est intéressant ça. Tu as plus grande tablette. Bruno Guglielminetti: [56:55] J'ai ma tablette qui est là. Tandis qu'avec le Fold 8 déplié, j'ai un grand téléphone, mais je n'ai pas vraiment de tablette. Jérôme Colombain: [57:04] OK. Très bien. Bruno Guglielminetti: [57:06] Finalement, ça va venir. C'est vraiment comment vous allez l'utiliser, quels sont vos besoins, puis en fonction de ça, vous regarderez si vous êtes capable de mettre une hypothèque sur votre maison pour vous acheter le téléphone. parce que c'est quand même cher. Jérôme Colombain: [57:18] Oui, il est à quel prix celui-là, le Pixel 11? Bruno Guglielminetti: [57:21] Celui-là, c'est autour de 2500 $. Jérôme Colombain: [57:24] Canadien ou américain? Bruno Guglielminetti: [57:26] Non, américain. Jérôme Colombain: [57:27] Américain, 2500 $ américain. OK, oui. Et l'iPhone Ultra, qu'on a baptisé allègrement l'iPhone Ultra. Bruno Guglielminetti: [57:36] Ça va être 7800 $. Jérôme Colombain: [57:41] Ou un rein. Oui, ou un rein. On pourra payer en organe. Bruno Guglielminetti: [57:44] À ce prix-là, à un moment donné, c'est ça qui va arriver. Jérôme Colombain: [57:47] Oui, c'est sûr. Bon, Bruno, de quoi parles-tu dans ton carnet? Alors, pas la semaine prochaine, Jérôme Colombain: [57:54] mais tout de suite cette semaine. Bruno Guglielminetti: [57:56] Bon, puisque tu insistes, j'en parle. J'attire l'attention des auditeurs sur une entrevue que je vous propose avec une chercheure qui fait partie du Conseil d'éthique québécois en sciences et en technologie. Ils se sont attardés longuement aux voitures connectées parce qu'on parle beaucoup de l'information qui coule ou qui peut couler à partir de nos ordinateurs. à partir de nos téléphones intelligents. Mais les voitures, elles ont bien changé dans les dernières années. Et d'ailleurs, si vous êtes dans une voiture et que vous nous écoutez, je vous salue. Connecté, bien sûr. Oui, connecté. Mais quand on parle maintenant de sécurité, ou de voitures connectées, les gens pensent à leur petit tableau devant, au micro et aux caméras qui sont à bord des voitures pour notre bien, selon les fabricants automobiles. Mais il y a tellement d'autres informations qui sont captées par vos véhicules connectés, que c'est assez intéressant de savoir tout ce qui est généré comme information et qu'est-ce qui se fait et qui fait bien avec ça. Alors, c'est le travail qu'ils ont fait. Ils ont publié un rapport il y a environ trois semaines. Je suis passé à travers et je reviens avec la chercheure pour parler des différents points et où il y a des questions qui sont soulevées, et où il y a des questions qui sont soulevées, même sans réponse, et où il y a carrément un besoin de légiférer parce qu'on commence à donner énormément d'informations avec nos véhicules. Dans un cadre législatif qu'on ne connaît pas vraiment. Jérôme Colombain: [59:24] Oui, qui est un peu flou. Bruno Guglielminetti: [59:25] Qui est mal adapté, en tout cas. Jérôme Colombain: [59:26] Qui est mal adapté. Sujet passionnant, très intéressant. Bruno Guglielminetti: [59:31] Jérôme Colombain, de ton côté, qu'est-ce que tes abonnés vont pouvoir voir? Jérôme Colombain: [59:36] Alors, mes heureux abonnés, auditeurs, lecteurs, etc. vont devoir m'encourager à reprendre le travail pour de vrai. Je suis un peu entre deux eaux, moi. j'ai bien aimé le fait d'être un peu en vacances c'est la rentrée de la rentrée c'est la rentrée de la rentrée même si on ne s'est pas quitté de l'été parce qu'on s'est parlé toutes les semaines le rythme était quand même beaucoup plus lent j'ai même pu lire des livres des trucs de fou que je n'arrive pas à faire dans l'année Bruno Guglielminetti: [1:00:05] Prendre des marches à New York par. Jérôme Colombain: [1:00:07] Exemple ou du tourisme et des choses comme ça voilà donc on reprend petit à petit la vitesse de croisière et on pourra bientôt prochainement écouter notamment une interview, comme c'est la rentrée scolaire également, on va parler de la rentrée et l'éducation à l'heure de l'intelligence artificielle. Là, il y a le gouvernement français qui vient d'annoncer qu'à partir de cette rentrée, il va y avoir un enseignement de l'IA à l'école. Je crois que c'est une heure par semaine. Oui, alors qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que c'est une manière pertinente d'aborder le problème ? En fait, on sait que l'éducation est complètement bouleversée par l'arrivée de l'IA. Bruno Guglielminetti: [1:00:49] Ça, Sam en parlait il n'y a pas longtemps. Jérôme Colombain: [1:00:51] Tout à fait. Et donc, j'en parle avec un spécialiste qui est lui-même dirigeant d'une grande école, qui a écrit pas mal de choses là-dessus, qui a écrit un bouquin, etc. Et donc, on s'interroge sur, en fait, ce que ça transforme en profondeur. Alors, c'est une interview qui sort un petit peu du cadre purement tech. On est presque, par certains côtés, dans des réflexions un peu philosophiques. Mais c'est super intéressant. donc bientôt la rentrée l'éducation et l'IA à écouter sur Monde Numérique Bruno Guglielminetti: [1:01:25] Mais il n'y a pas de date de sortie. Jérôme Colombain: [1:01:27] Il n'y a pas de date ce sera un petit peu comme ça au doigt mouillé je vais voir je me le fais un peu à la cool et puis si tu me permets aussi de signaler aussi à mes auditeurs que en ce moment je vais essayer de plus en plus de faire un petit peu des contenus vidéo ce que je faisais déjà l'an dernier mais des contenus ce qu'on appelle vraiment du trick des formats très courts en fait. voilà pour les réseaux sociaux alors j'ai publié il y a quelques jours une vidéo sur les lunettes connectées Bruno Guglielminetti: [1:01:53] Ouais que j'ai vu que tu as vu. Jérôme Colombain: [1:01:55] C'est intéressant je te remercie et puis la semaine prochaine je reviendrai rapidement sur les dérapages de l'IA cet été pour faire un petit peu un bilan de ce qui s'est passé alors c'est très différent de ce que je fais sur Monde Numérique en audio parce que c'est vraiment c'est du réseau social c'est du tac tac tac tac c'est du snacking comme on dit mais je pense qu'on peut faire court, attractif, léger et en même temps intéressant et je l'espère informatif. Bruno Guglielminetti: [1:02:24] Je te dirais que les gens qui aiment ta façon de traiter de l'information vont quand même se retrouver. C'est du Jérôme Colombain court format, mais c'est du Jérôme Colombain. Jérôme Colombain: [1:02:33] Non, mais il faut que j'ai aussi séduire des gens qui ne sont pas des habitués de la maison. Bruno Guglielminetti: [1:02:39] Ah ben oui, je comprends. C'est un peu ce qui m'arrive avec le 120 secondes de tech, maintenant qu'il est en vidéo sur TikTok et YouTube. Jérôme Colombain: [1:02:45] Ouais, ben voilà. t'es une star pour des gens qui ne te connaissaient pas avant exactement c'est pas beau ça ? Jérôme Colombain: [1:02:53] Bruno, ça fait une heure qu'on est ensemble. C'est ce débrief de fou. J'en profite aussi pour signaler qu'à partir de la semaine prochaine, il y aura un petit changement sur Monde Numérique. Ce débrief Transat intégral, je vais le publier plus tôt. Avant, je le publiais le lundi. Enfin. Et désormais, il sortira le vendredi. Et comme on enregistre le jeudi, puisqu'il faut tout dire, on enregistre ensemble le jeudi, ce sera publié dès le lendemain, le vendredi matin, avant l'hebdo du samedi. Bruno Guglielminetti: [1:03:23] Et comme dirait François Sorel, vous allez pouvoir vous régaler. Jérôme Colombain: [1:03:28] C'est vrai qu'il dit tout le temps ça. Bruno Guglielminetti: [1:03:29] Ah oui, moi ça va. Je trouve ça facile. Jérôme Colombain: [1:03:31] De toute façon, c'est les ficelles de François Sorel. Et lundi prochain, alors qu'est-ce qu'on va faire lundi prochain ? Bruno Guglielminetti: [1:03:37] Ah, quel beau lien. Jérôme Colombain: [1:03:38] Ah, quel beau lien, quelle belle transition. Eh bien, on sera encore ensemble et avec François Sorel. Grand débrief, le grand débrief qui est ce rendez-vous mensuel entre toi, François et moi. Dernier jour du mois. Et donc, ce sera le lundi 31 août, rendez-vous pour un grand débrief. On va débriefer les grosses actualités de l'été, si tu es d'accord. Bruno Guglielminetti: [1:04:01] Mais là, tu es conscient que tu demandes aux gens de se mettre sur le côté deux bonnes heures de leur semaine. Jérôme Colombain: [1:04:09] Oui, mais je n'ai pas honte de ça. Bruno Guglielminetti: [1:04:12] J'espère bien. Jérôme Colombain: [1:04:13] Non, mais parce qu'on sait bien que vous êtes nombreux à nous écouter dans les transports, que ce soit dans les transports en commun ou en voiture notamment, ou aussi à la maison, donc du temps libre. Bruno Guglielminetti: [1:04:25] Mais tiens, parlant de ça, moi, on va en profiter, tu me laisses un 30 secondes. Si vous êtes dans le transport en commun, on va faire une petite expérience. Souriez à la personne qui est en face de vous. Si vous voyez quelqu'un, souriez. Jérôme Colombain: [1:04:39] Et alors? Bruno Guglielminetti: [1:04:41] Vous allez rendre le passage agréable et qui sait qui sait. Jérôme Colombain: [1:04:45] Ce sera peut-être aussi un auditeur ben oui, Bruno Guglielminetti: [1:04:48] Imaginez, vous croisez quelqu'un d'autre qui écoute les... Jérôme Colombain: [1:04:52] C'est incroyable, t'as été G.O. au Club Med, non toi ? Bruno Guglielminetti: [1:04:56] Non, j'ai été réalisateur à Radio-Canada, c'est la même chose ah ouais. Jérôme Colombain: [1:04:59] C'est ouais, voilà magnifique, c'est bon le professionnalisme bon Bruno, on n'arrive pas à se quitter mais les meilleures choses ont une fin donc cette fois-ci je te dis bye bye et surtout on dit bye bye à nos auditeurs salut tout le monde il y a nos viewers il y a nos viewers qui nous comment on appelle ça nos spectateurs qui nous regardent sur YouTube salut salut bye
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