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0:02] Jérôme Colombain à Paris. Pardon, Jérôme Colombain à New York. Bonjour. Salut, Bruno Guglielminetti à Montréal. Oui, c'est vrai, je suis toujours sur ton continent pour l'instant, encore pour quelques jours.
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0:15] C'est pour ça qu'il fait beau. Merci d'avoir amené le beau temps et la chaleur françaises. En fait, c'est un peu. Juste un peu. Jérôme, cette semaine, beaucoup de contenu à ce débrief. Notamment, on va parler, on va revenir sur cette histoire de fou, le vol des données en France. L'État est victime de cyberattaques, mais encore, on va mettre ça en contexte. Il y a le procès Meta qui prend énormément d'espace dans l'information technologique, mais il n'y a pas que de mauvaises choses du côté de Meta parce qu'il y a des brevets qui sont en demande, qui veulent faire évoluer le monde des lunettes. Il y a ChatGPT qui est en train de s'intéresser aux adolescents et veulent leur donner des outils. Il y a ChatGPT qui aussi maintenant ouvre la fenêtre publicitaire en Europe. C'est intéressant. Et puis, retournement dans la politique française, les 15 ans et moins ont maintenant, j'allais dire maintenant, ont encore accès aux réseaux sociaux. Quand même un bouleversement dans l'histoire, l'actualité. Et puis finalement, il y a l'IA et comment les gens l'ont utilisé pendant l'été. L'été n'est pas fini, je vous rassure. Mais comment les gens ont utilisé l'IA pour planifier leurs vacances. Pour certaines personnes, ça a bien été, mais pour d'autres, ça a vraiment tout gâché.
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1:33] Permets-moi de te ramener dans ta patrie en France, l'instanciation, parce que, écoute, depuis la semaine passée, on n'arrête pas de parler de l'administration française. C'est quoi tout ça, bordel, avec les attaques et les vols de données des Français? C'est le bordel. C'est ce que tu as raison d'employer ce mot-là. C'est terrible, c'est terrible. Ça a été la semaine de tous les dangers, avec des fuites de données qui ont été révélées. Très rapidement, trois fuites qui ont touché l'administration fiscale, ce qu'on appelle la DGFiP.
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2:08] D'abord, les données fiscales d'environ 350 000 contribuables qui ont été volées.
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2:14] Ça concerne, alors bien sûr, les coordonnées, le revenu fiscal, c'est-à-dire ça permet de savoir combien les gens gagnent, le taux de prélèvement, etc. Et puis, dans la foulée, on a découvert qu'il y avait eu aussi des fuites au niveau des données cadastrales, donc la répartition géographique. Également, le fichier des successions. Bref, au total, environ 700 000 particuliers et professionnels concernés. C'est énorme. Et puis, ce n'est pas fini. La semaine se termine avec une revendication du même groupe de pirates, et on va peut-être en dire un mot d'ailleurs de qui, visiblement a fait ça, qui annonce avoir piraté également l'éducation nationale. Ça a été annoncé le 17 août, ils ont mis la main sur 20 ans d'archives. Donc voilà, ils ont plein de données, ils les revendent, ils en ont déjà revendu sur le Darknet, et évidemment tout ça, ça va permettre ensuite de faire des escroqueries, de tromper des gens, ce qui est terrible même pour les revenus. Moi, j'ai découvert que dans certains cas, il y avait eu des fuites qui avaient pu engendrer des homejackings, c'est-à-dire que si on détecte des gens très riches, on a leur nom, leur adresse, etc., ils se sont fait attaquer. Ça, c'est drame. Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe. Mais qu'est-ce que, depuis le temps qu'on commence à avoir ces révélations-là.
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3:31] Qu'est-ce que l'administration dit? Est-ce que ça bouge? Alors, ce qui est fou, c'est que là, ça a vraiment provoqué une vague d'émotions très forte parce que c'est le service public qui fait défaut. Il y a vraiment une défaillance. Donc, branle-bas de combat.
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3:47] Les autorités ont présenté leurs excuses. Et ça, je peux te dire que c'est rare, parce qu'on n'est pas au Japon, où ça se fait tous les quatre matins. En France, c'est plutôt rare. Mais là, le ministre a présenté les excuses du gouvernement. Ils ont, comme toujours, ces actions-réactions. Et là, tout d'un coup, on a annoncé un plan cybersécurité, sécurité, une cellule de crise, une unité d'urgence. Enfin, on sort les grands moyens, mais quand on voit et qu'on entend tout ça, on a envie de se dire « OK, les amis, mais il fallait peut-être y penser avant. », C'est un peu tard, la cybercriminalité... Ça ne fait pas six mois que toutes ces informations-là sont sur des serveurs, dans l'infonuagique. Bien sûr, on sait qu'elles sont vulnérables, on sait que la cybercriminalité, c'est un vrai fléau. La France, apparemment, serait particulièrement visée, ou en tout cas, on ne sait pas trop si elle serait véritablement visée pour, je ne sais pas, un peu sa place en Europe, qui quand même est encore assez importante, ou simplement parce qu'elle est fragile, vulnérable, parce que l'administration est vieille, elle n'est pas au niveau. Et le problème, c'est ça. C'est pourquoi est-ce que des trucs comme ça peuvent se produire ? J'ai vu passer même un billet du Premier ministre, Sébastien Lecornu, qui disait.
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5:00] Qu'il s'était saisi du problème dès le printemps dernier. Donc, c'est une manière de dire, on n'a pas découvert le truc avant-hier. Et il avait donné des instructions pour que tous les systèmes de cybersécurité soient renforcés. Et six mois après, qu'est-ce qui s'est passé ? On se demande ce qui s'est passé. Alors, on sait que c'est compliqué. Souvent, c'est des vieux systèmes informatiques. Il y a peut-être des manques de moyens, des manques de budget, etc. Mais il n'y a pas que ça. On sait aussi que c'est l'administration. Et l'administration, ça peut être le meilleur comme le pire. C'est des chaînes de décisions qui sont très longues. Quand tu dois faire migrer des processus des vieilles installations il faut non seulement avoir l'argent pour le faire mais il faut aussi que tous les gens aillent dans le même sens et il faut arrêter de faire, des réunions, des trucs et des machins où chacun tire la couverture à soi et en se disant qu'il a toute la vie devant lui pour avancer.
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5:50] Il y a péril dans la demeure il faut tirer le signal d'alarme c'est pas possible qu'on continue à aller à une vitesse d'escargot administratif pour régler et pour prendre à bras le corps ce problème il y a beaucoup d'énervement et c'est un peu ça que moi-même, j'avoue, en tant que Français et en tant que contribuable, je fais passer également. Mais ce que je trouve impressionnant, c'est que sachant qu'il y a des vieux systèmes qui sont raccordés à des systèmes qui sont plus nouveaux, plus récents, je ne comprends pas encore qu'une administration publique, puis je te dis ça probablement au Québec et au Canada, il y a des fissures à certains endroits, mais je ne comprends pas qu'on n'applique pas l'approche de cybersécurité zero trust. C'est-à-dire que chaque fois que quelqu'un doit se brancher sur le réseau, il doit montrer patte blanche. sachant que le réseau, il y a des faiblesses qui existent encore. Oui, ce qu'on appelle le zéro trust, on en a parlé ensemble. C'est-à-dire qu'on part du principe que toute connexion est suspecte. Oui. En fait. Et c'est vrai que dans les entreprises, c'est une approche qui est de plus en plus utilisée. Donc, pourquoi ça ne se fait pas ? Là, comment les pirates ont fait pour entrer ? Une fois de plus, ils ont réussi. Tout simplement, je veux dire, il n'y avait pas vraiment de faille dans le réseau. Ils ont piqué les identifiants et les mots de passe, apparemment, d'au moins trois personnes. Alors, comment ils les ont piqués ?
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7:07] Un coup de social engineering ça oui alors ça peut être du phishing un mail piégé la personne s'est fait piéger mais ça c'est un problème parce que tout le monde peut tomber là-dedans mais il faut quand même, aujourd'hui il faut qu'on soit tous en alerte par rapport à ces trucs là ça c'est de la culture c'est de la culture cyber d'une certaine manière, Et puis, on sait aussi qu'il y a une pratique encore très répandue, c'est des mots de passe trop faibles, qui sont hyper faciles à deviner, avec même des moulinettes informatiques. Et ça veut dire que... Non, ça ne veut pas dire qu'ils n'utilisaient pas la double authentification, mais on peut penser qu'en plus, on n'était pas au top niveau de la cybersécurité et que la double authentification par SMS, par code, etc.
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7:55] N'était pas utilisée, parce qu'en plus, dans le plan annoncé par le gouvernement, il y a « Ah, ben on va généraliser la double authentification ». Bon sang, mais il serait temps. Mais il serait temps. Il faut que ce soit obligatoire. Mais Jérôme, je veux qu'on recule de deux, trois pas. Tu parlais des cyberpirates. Eux, ils ont du front quand même parce qu'ils ont levé la main pour se présenter. Exactement. Ça, c'est complètement fou. Alors, ils agissent, on ne va pas dire à visage découvert, mais presque. Donc, ils se font appeler ZeroBytes. C'est un groupe ZeroBytes c'est un groupe qui apparemment ce serait des français, en plus ils seraient deux enfin eux ils disent qu'ils sont deux et tranquillement ils s'expriment sur les réseaux sociaux ils postent des messages pour dire, oui ça y est on a vendu tant de tel fichier c'est eux-mêmes qui ont annoncé, notamment pour l'éducation nationale qu'ils avaient piraté le truc et ils disent même dans leur post, vous m'aviez détecté mais vous ne m'avez pas coupé je suis donc resté infiltré sous vos yeux.
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8:57] C'est incroyable. Alors, ces mecs-là, on ne sait pas où ils sont. Leur motivation ne serait pas politique, c'est ce qu'ils disent, elle serait purement financière. Ils sont là pour faire du blé en allant piquer des données, partant du principe que tout peut se revendre puisqu'effectivement, il y a des escrocs derrière qui rachètent ces fichiers et qui vont essayer de les exploiter pour faire des escroqueries. Donc, il y a une enquête judiciaire en cours. Je ne sais pas si on les trouvera, on ne sait pas s'ils sont en France, mais c'est incroyable qu'en plus ils puissent narguer tout le monde en fait.
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9:32] C'est assez effrayant. Donc là, ce qui va se passer, il va y avoir maintenant, un audit de l'ANSSI, qui est la grande agence nationale de sécurité informatique, chez nous, pour essayer de comprendre exactement ce qui s'est passé et voir si c'est juste des incidents isolés. Ah bah oui, zut, mince, tiens, le mec, il avait laissé son mot de passe sur un post-it sur son bureau, enfin, ou bien, est-ce qu'il n'y a pas vraiment une faiblesse structurelle de l'État en matière.
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10:01] D'informatique et de cybersécurité ? Mais enfin, je veux dire, il y a une question de responsabilité vis-à-vis des citoyens, vis-à-vis des contribuables. Il est urgentissime que tous ces gens-là, se bougent les fesses et essayent de limiter la casse. Alors là, c'est le privé, c'est le public, il y a aussi eu pas mal d'attaques dans le privé, c'est vrai. Mais concentrons-nous sur le public. Si le premier ministre dit que lui était au fait de ces choses-là il y a six mois, c'est un peu bizarre de voir que l'audit, finalement, va se faire six mois plus tard. Mais c'est la vitesse de l'administration. Et que je te fais des réunions, et que je te convoque un cabinet externe pour analyser la situation, et que je te prévois un plan sur quatre ans. Mais non, ce n'est pas possible, ça. On est en 2026, c'est un beau suite. Après, c'est un mammouth, c'est facile. Moi, je dis ça, je ne suis pas dedans. Et peut-être que si j'étais confronté au problème, je verrais les choses avec un peu plus de nuances. Mais quelque part, on n'a pas envie de mettre de la nuance. Puis, il y a des trucs bizarres. Regarde, ce fait que des pirates puissent.
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11:05] S'infiltrer dans un réseau, ça s'est passé à partir du mois de juin pour tout ce qui est de l'administration fiscale. Ils s'en sont rendus compte un mois ou deux mois après. Et le type, il a pompé, les pirates, ils ont pompé des données, ils ont pompé, ils ont pompé. Et moi, j'ai vu passer sur Internet, il y avait un mec qui s'y connaît un peu en cyber, il disait, mais pourquoi il n'y a pas des seuils d'alerte ? Je veux dire, des moulinettes qui, en pleine nuit, pompent des gigas de données, non, ce n'est pas possible que ça passe. Mais normalement, tu as une lumière rouge qui allume à quelque part. Exactement, voilà. Bon, enfin, bref, voilà. S'il vous plaît, si vous travaillez dans la cyber, dans l'administration fiscale, faites quelque chose. Il ne faut pas que ça dure. De toute façon, je n'ai pas l'impression que c'est la dernière fois qu'on en parle. Il va sûrement y avoir autre chose. Malheureusement, non.
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11:54] Écoute, je t'amène ailleurs. Tu sais, tu n'es pas sans savoir, puisque tu es sur le territoire américain, que se déroule en Californie un gros procès, qui est important pour Meta, c'est de le perdre, mais aussi pour, je pense, que tout l'écosystème des réseaux sociaux, parce qu'en jeu dans cette histoire-là, si Meta devait perdre ce procès-là, c'est d'une part, oui, une amende forte. On parle de trillions de dollars, un millier, de milliards, mais c'est aussi des changements radicaux sur le fonctionnement même des réseaux sociaux, notamment les algorithmes, évidemment, qui sont la première cible, mais aussi même les notifications. Donc, toute l'expérience des réseaux sociaux pourrait changer. Qu'est-ce que ça te dit, toi, de voir un immense procès comme ça qui a lieu? Oui, tu as raison. Je sais que tu as suivi ça en détail, puisque tu as fait même un épisode spécial de ton podcast « 120 secondes de tech » là-dessus, etc. Puis les papiers que tu fais régulièrement. En quotidien, oui. Voilà, parce que c'est un procès qui va durer plusieurs mois. C'est 6 à 8 semaines, ça dépend du rythme. Voilà, ça se passe en Californie. Et c'est vrai que c'est gros, c'est 29 États américains qui se sont coalisés contre Meta. Et en plus, l'accusation, elle est frappante parce que c'est « Meta a fait du mal aux mineurs ».
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13:20] Pour maximiser l'engagement ils ont encouragé la dépendance avec des tas de choses par exemple les filtres en fait on remet en question, tout le mécanisme tout ce qui est séduisant pour les jeunes les filtres qui sont amusants qui incitent à passer plus de temps.
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13:38] Et puis on sait maintenant qu'ils ne se sont pas contentés de mettre des outils à disposition et puis d'attendre de voir, comment ça se passait mais qu'ils ont vraiment étudié la psychologie le comportement des ados pour augmenter le temps d'utilisation sur les applications. En tout cas, c'est l'accusation. Ils vont se défendre de ça, mais c'est l'accusation. Donc, c'est énorme.
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14:00] Pour revenir à ta question, bien sûr, tu as raison, c'est si on se projette plus loin encore, au-delà du procès, une fois qu'on saura sur quoi il va déboucher, c'est tout le modèle économique des réseaux. Et aujourd'hui, c'est méta, mais on sait que TikTok aussi n'est pas blanc-blanc dans l'histoire, mais TikTok, je crois qu'ils avaient passé un deal précédemment. Oui, avant le premier procès. Sauf que tu vois, il y a un des éléments sur lesquels il est poursuivi, c'est le fait du fameux fil défilant, le fil infini. Il y a des gens qui vont nous écouter, qui sont abonnés par exemple à Instagram, qui vont se souvenir de l'époque, pas si lointaine, où, Tu suivais, tu regardais sur ton fil les histoires, les publications des gens, puis à un moment donné, à la fin, ça disait, je me souviens, à la fin, ça disait, vous êtes à jour. Il y avait une fin. Mais le jour où TikTok est arrivé dans le paysage, c'est eux, ce sont les Chinois qui ont introduit la notion de fil infini. Le fil infini, le scroll infini. Oui, exactement. Et méta, et c'est pour ça que c'est assez amusant dans les accusations parce qu'on dit « mais vous avez modifié les algorithmes, vous avez modifié les choses pour que ça soit addictif, que les gens aient une dépendance à ça ».
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15:18] Suite à la nouvelle concurrence de TikTok, on dit, OK, nous, à partir de maintenant, ça va être à l'éternel que tu vas toujours avoir des publications. Pourquoi ? Parce qu'on va évidemment d'abord te présenter les gens que tu suis, puis après, on va les jouer dans le temps. Si les gens n'ont pas publié, on va te ramener des vieilles publications. Puis en plus, ça se sort maintenant parce qu'on te surveille ce qui t'intéresse. On va chercher des gens chez qui tu n'es pas du tout abonné. Puis des fois, ça peut monter à un taux de 40 % du contenu que tu vas voir. Qui sont des publications auxquelles tu n'as aucun lien, mais qui pourraient répondre à tes intérêts personnels. Et ce qui donne une nouvelle expérience, mais qui fait que tu passes plus de temps sur ces deux plateformes-là, comme tu passes plus de temps sur TikTok.
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16:04] Mis à part le fait que ça accroche chez les jeunes, les 13 ans et moins, parce que quand on parle de 13 ans, c'est important de dire qu'il y a une loi américaine qui date des tout débuts de l'Internet, qui a été mis en place pour s'assurer qu'il y avait une loi, américaine qui avait été votée au Congrès et qui disait que, les entreprises de contenu en ligne doivent s'assurer que les 13 ans au moins n'ont pas accès à ces services-là, à moins qu'ils obtiennent une permission parentale. Et l'aspect de permission parentale avait été fait parce que Disney avait fait du lobby. Parce qu'il y avait Disney en ligne et eux voulaient s'assurer que les plus jeunes voulaient aller les voir. Mais donc, il y a vraiment une loi, c'est la loi COPPA. Donc, c'est dans ce contexte-là où on parle toujours des 13 ans et moins. Et là, justement, Facebook doit présenter sa lecture de la chose. Mais je veux juste faire une mention, puis après, je vais te donner la parole.
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17:00] Tout le temps, dès la première journée, puis je l'ai réentendu dans la deuxième journée, Meta dit toujours, mais vous savez maintenant, avec les nouvelles lois qui assurent la vie privée des utilisateurs, il est très difficile pour nous de savoir si les utilisateurs ont 13 ans au moins. Je m'excuse, mais avant que les lois apparaissent, tu le savais quel âge la personne avait, rajoute le nombre d'années depuis qu'il y a une loi comme ça sur différents territoires, puis tu vas le savoir quel âge cette personne a. Et puis même juste par ses intérêts, tu vas le savoir à quel âge elle a. Alors, c'est un peu risible de voir jusqu'à maintenant, on est à la deuxième, troisième journée, de voir des arguments de méta, mais le dossier contre eux est tellement lourd et il y a tellement d'informations qui sortent là-dessus que c'est impressionnant. Ils vont ramer pour se défendre. C'est sûr. Mais c'est vrai que le scroll infini et.
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17:53] La présentation des informations qui n'est plus du tout de manière chronologique est uniquement réservé à tes contacts, c'est devenu la norme. Ça s'est généralisé. C'est la même chose sur X aujourd'hui. Après, je trouve qu'il ne faut pas caricaturer. Ce n'est pas forcément une mauvaise chose. Ce n'est pas forcément une mauvaise chose. Alors là, moi, je parle juste en utilisateur de base, pas tellement en observateur ni en analyste. Et un utilisateur adulte. Un utilisateur adulte, absolument, bien sûr. Non, non, mais tu as raison. Le truc, il est là. Le truc, il est là, c'est la protection des mineurs, en fait. Mais pour les adultes, ce fait d'avoir introduit ce système de mix.
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18:37] Il n'est pas mauvais. Moi, je vois plein de contenus arriver sur mon fil de gens que je ne suis pas et qui, malgré tout, m'intéressent. Il y a du bon, il y a du moins bon, mais souvent, ça peut être des choses qui m'intéressent ou des choses que je ne serais pas allé chercher, même des sujets qui ne sont pas dans mes priorités, je ne sais pas quoi, même des trucs de bien-être, des trucs de mode, des trucs d'architecture. Je ne vais pas m'abonner spécifiquement à des comptes comme ça, mais c'est des petits sujets qui, comme tout le monde, peuvent attirer ma curiosité. Donc, voilà.
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19:08] C'est une norme qui a aussi ses bénéfices. Mais le problème, c'est la protection des adultes, des mineurs, des mineurs, contestablement. Alors, cela, ça va être intéressant. Puis comme tu le disais, c'est six à huit semaines. Alors, on en a encore pour les prochaines semaines à découvrir ce qu'ils ont fait ici et là. Mais disons que c'est intéressant parce que les… Puis il faut dire, tu parlais de 29 états, mais il y en a vraiment quatre qui mènent la cabale. Et dans les semaines à venir, on va voir, ils ont été chercher des gens qui ont travaillé dans le passé, ont été consultants pour Meta et donc avec eux, on va découvrir, c'est ça qui est intéressant pour les gens qui suivent comme toi et moi cette industrie-là, c'est de lever le capot et de voir comment ça fonctionne en dedans et ce que ça veut raconter. Même si on sait déjà beaucoup de choses depuis les révélations de Frances Haugen, c'est elle qui avait quand même révéler le pot aux roses et elle avait même confirmé des choses qu'on devinait donc oui on va avoir des confirmations mais bon il y a beaucoup de choses qu'on sait déjà.
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20:15] Bon, poursuivons sur le dos de Meta, mais là, ce coup-ci, on va dire que pas tout est mauvais. Et eux, ils sont toujours en train de travailler à l'évolution de leurs produits. Puis la dernière, c'est une demande de brevet qui a été faite concernant des lunettes Meta, mais qui permettrait de reconnaître les gens dans une pièce, mais aussi de choisir les moments.
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20:40] Auxquels il faudrait donner de la… Comment on dirait ça ? De l'importance. Oui, de l'importance ou d'une valeur posthume à ces moments-là. Et ça, ça fait jaser les gens aussi. Oui, c'est-à-dire que tes lunettes, elles filmeraient tout le temps et puis elles te proposeraient un petit résumé en fin de journée, un petit résumé vidéo de ta journée. Quand même, hein ? Oui. Bon, il y a aussi un autre brevet pour la reconnaissance des gens dans la rue. Ça, c'est le grand mythe des lunettes connectées. Est-ce que ça ne pourrait pas me permettre de reconnaître des gens dans la rue, soit des gens que je connais mais dont j'ai oublié le nom, moi je suis preneur ça ça peut être utile moi c'est mon cas aussi mais aussi des gens totalement anonymes inconnus que tu connais pas et tout à coup, tu les croises dans la rue t'as leur historique complet et ça c'est terrible c'est même le cas ça c'est affreux bon ok, j'ai vu ces news mais Bruno faut quand même préciser un truc ce sont des brevets les boîtes de tech, elles déposent tout le temps des brevets ça veut pas du tout dire qu'elles vont développer les technologies derrière mais ça veut dire qu'elles y ont pensé, ça veut dire qu'elles ont pensé ou ça veut dire qu'elles ont pensé au fait que c'était possible et qu'elles ne voulaient pas se faire piquer l'idée par un autre, c'est aussi ça, c'est aussi pour protéger le concept.
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21:56] Moi, je n'y crois pas trop à ça. En tout cas, vraiment pas avant 50 ou 100 ans. Peut-être un jour. On t'exagère. Non, non, moi, je pense que peut-être que dans 10 ans, on pourrait être là. Peut-être dans 10 ans. Non, parce que derrière, c'est un problème de mentalité et c'est un problème de droit. Sur les lunettes connectées, il y a... C'est dommage parce que c'est une super innovation. C'est plein de promesses. Il va y avoir plein de trucs. Ce truc d'avoir un assistant que tu peux interroger à tout instant pour tout et n'importe quoi. Tiens, quel est le nombre de calories de ce que j'ai dans mon assiette, quel est le monument qui est devant moi, etc. Et des choses qui sont déjà possibles avec un téléphone intelligent. Oui, mais là, ce serait, bien sûr, tu peux le faire déjà avec un smartphone, mais c'est quand même beaucoup, c'est encore plus pratique, c'est encore plus proche de toi. Le concept est super fort, mais évidemment, il y a toutes les dérives, la peur d'être filmé en permanence, et ça, ce problème, il n'est pas résolu, c'est un problème qui monte. En France, il y a de plus en plus d'inquiétudes par rapport à ça, il y a la CNIL qui a émis une recommandation par rapport à ça, il faut rappeler que filmer les gens dans la rue pour les diffuser en live c'est strictement interdit, maintenant on a des messages dans les avions qui disent attention merci de ne pas filmer les gens sans leur consentement, c'est-à-dire que cette très belle invention elle risque d'être pourrie par des utilisations...
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23:17] Dérivé, dévié. Par des gens qui en font un mauvais usage. Ben voilà, exactement. Mais Jérôme, souviens-toi, à l'époque, il y a quelques années maintenant, ça remonte, où il y avait Google qui avait sorti ses Google Glass. Oui, oui, les Google Glass, bien sûr. On en reparle à chaque fois parce que c'est tellement... Oui, mais ça, ça fait longtemps. Et il y avait eu un ressentiment aux États-Unis, notamment envers ça, puis ça avait fini. Oui, moi je crois... Deux années plus tard, Meta arrive avec ses lunettes, les Ray-Ban, puis là maintenant, il est en train de développer, de mettre sur le marché ses propres lunettes à eux. Et tu vois qu'il y a déjà une ouverture par rapport à ça. Je ne parle pas en France, mais ailleurs dans le monde, aux États-Unis notamment, il y a une ouverture, une acceptabilité qui est un peu plus grande. Je suis à 100% d'accord avec toi et c'est ce que je voulais ajouter. C'est-à-dire que si on se projette encore plus loin.
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24:09] Oui, moi, je ne dis pas avant 50 ou 100 ans, sans doute tort, j'exagère. Je pense qu'on va aller vers, on va accepter des choses qu'on n'accepte pas aujourd'hui. On va un jour les accepter. Ce sera une petite régression en termes de protection de la vie privée. Mais ce sera tellement dans les usages, il y aura tellement de contreparties. C'est quelque chose qui est déjà amorcé aujourd'hui avec les smartphones. Je veux dire, tu ne peux rien faire. Il peut se passer n'importe quoi dans la rue. Il y a plein de gens qui sortent immédiatement leur smartphone. Les policiers font une interpellation, paf, paf, tout est filmé non-stop. Et il y a plein d'actions comme ça. Bon, et au bout d'un moment, on lâche l'affaire, t'es obligé de l'accepter. Donc je pense que ouais, on va accepter un certain nombre de choses. Alors, il y a les radicaux qui vont dire c'est un renoncement, c'est inacceptable et d'autres qui vont, s'accommoder en fait de cette transformation et je pense qu'on ira vers ça. Pour ne pas aller trop vite ni trop loin. À la limite, c'est que ça va ramener ton point de vue, dans tous les sens de l'expression, ça va ramener ton point de vue à toi de l'événement.
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25:17] Il faut être honnête quand même. Aujourd'hui, on est filmé en permanence. Que ce soit les voitures intelligentes qui ont des caméras pour être capables de circuler.
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25:26] Ces caméras-là, elles ne s'arrêtent pas aux lignes par terre. Elles filment aussi les gens qui se promènent. On est capable de retrouver quelqu'un comme ça. Les systèmes de sécurité dans les villes qui filment en permanence, c'est là aussi. Oui, mais ça, c'est fermé, c'est réservé aux administrations, à la police, etc. Tout dépend de qui peut accéder à ces données. C'est ça aussi le sujet. Mais pour les gens qui sont sur la sable éternelle, l'histoire de la vie privée et non aux caméras, on est filmé. Ah oui, oui, on est filmé. Et puis avec des bénéfices, il ne faut pas l'oublier. Je veux dire, ça c'est un débat sans fin, mais est-ce que les caméras permettent de prévenir les agressions ? On pourra en débattre. Est-ce que les caméras permettent de résoudre des enquêtes et de retrouver des coupables d'agression ? Je ne conviens pas à me dire que ce n'est pas vrai. On l'a tous vécu. On l'a tous vécu. Il y a plein de trucs, il y a plein de cas où c'est réel. Oui, puis même les gens, moi en France, c'est parce que vous n'avez pas le droit, mais, en Amérique, États-Unis, Canada, le nombre d'histoires de vols dans les maisons qui sont, solutionnées parce que le voisin est en face avec une caméra que tu ne met peut-être pas, mais le jour où tu te fais voler, tu es bien content que sa caméra elle filme parce que tu es capable d'identifier la voiture ou les individus qui sont rentrés chez toi. C'est ça aussi. Oui, et puis il y a plus de liberté aux États-Unis. Tu as le droit d'installer une caméra ring sur ta porte qui filme dès qu'il y a quelqu'un qui passe devant. En France, tu ne peux pas faire ça.
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26:52] Je crois que j'ai déjà raconté l'histoire de, de mon visiophone chez moi qui me rend fou parce que le fabricant, c'est même pas, c'est sur recommandation de la CNIL qui dit qu'il ne faut pas filmer l'espace public. Le fabricant, il a mis plein de sécurité et moi, je suis en train de me battre pour le dire, mais vous vous foutez de la gueule de qui ? Ça ne filme même pas la voix publique, ça filme juste les parties communes de l'immeuble et moi, je ne peux pas utiliser comme je devrais ce système de visio. Il n'y a que quand les gens sonnent, j'ai quelques secondes pour aller voir qui c'est. Et puis, c'est tout. C'est fini. Bref, ça m'énerve au plus haut point. Et là, franchement, pour ça, je préfère l'Amérique. Je le dis.
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27:35] Changeons de sujet parce que je ne veux pas te faire faire de l'urticaire.
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27:38] On fait deux, trois pas en arrière parce qu'on parlait des adolescents. Il y a quand même eu une bonne nouvelle pour eux cette semaine. Enfin, on verra l'usage. Mais c'est ChatGPT qui vient de sortir une version pour les adolescents. ChatGPT for teens. Oui, pour les 13-17 ans, c'est ça. Oui. Ça ressemble à quoi ? Tu l'as testé puisque tu as moins de 18 ans, toi Bruno, c'est bien ça ? Bientôt, oui. Non, tu as vu, essentiellement, qu'est-ce que c'est ça ? C'est un assistant personnel, un aide au devoir et puis quand tu as l'impression que tu es en train de lui demander de faire le devoir pour toi, c'est... C'est à toi de faire le devoir. Je ne ferai pas ça. C'est ça. Il y a un peu de raisonnement puis une barrière pour encadrer l'utilisation. Il y a aussi le fait qu'il est impossible pour quelqu'un qui est identifié comme étant un jeune, ça, c'est important de le dire, d'avoir des discussions romantiques, ou d'autres types avec ton GPT parce que là, il va dire non, non.
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28:36] C'est dingue. Tu es là pour l'utiliser, pour avancer dans ta connaissance, pas nécessairement pour trouver un nouvel ami. Oui, il va lui dire, non, non, je ne suis pas une petite amie, non, tu peux tomber à moi. Oui, pour ça, il y a d'autres applications. Il y a des trucs chelous de ChatGPT, je trouve que quand tu le… Moi, je l'ai interrogé, on en reparlera peut-être tout à l'heure, mais pour des trucs de tourisme ou autres, etc., des trucs pratiques, et il te dit, oui, oui, mais moi, chaque fois que je fais à New York, je fais comme ci, je fais comme ça. Ben oui. Tu dis, non, mais tu te fous de ma gueule ou quoi ? Tu n'es jamais venu à New York de ta vie. Ben, disons qu'il est installé à New York virtuellement. Oui, virtuellement, mais quand il commence à avoir des tournions de phrases, du genre « moi j'aime bien aller à ce restaurant » ou « moi j'aime bien ce café ». Oui, j'aime bien ce café, je ferai comme si, ce n'est pas normal. Mais oui, il y aura ça, il y aura aussi pour le ChatGPT, pour les jeunes, des alertes en cas.
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29:31] De risque de suicide, d'automutilation, etc. Et ça, c'est en lien avec une affaire qui vous concerne, vous, au Canada. Oui, sauf que tu vois ce type de mécanique-là, sachant qu'il est annoncé gros comme le bras. Moi, j'ai l'impression qu'il y a des gens qui vont carrément trouver des jeunes entre 13 et 17 ans, qui vont trouver des façons de ne pas s'identifier dans leur âge et qui vont utiliser le bon vieux ChatGPT de façon anonyme. La question, comment t'assurer que les jeunes de 13 à 17 ans utiliseront cette version, en fait ? Comment faire ? Il faut qu'ils soient logués et qu'ils aient donné leur véritable date de naissance ?
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30:15] Il y aura une analyse du comportement sur l'historique pour savoir quels sont les thèmes. C'est-à-dire que s'il pose des questions sur je ne sais pas quoi.
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30:28] Les mangas, des sujets qui intéressent plutôt les jeunes, au bout d'un moment, il va comprendre que c'est un mineur, c'est ça ? Oui, il va aller en fonction des intérêts, un peu comme les réseaux sociaux font. Mais tu m'excuses, je fais une parenthèse parce que je ne voulais pas être impoli. Toi, tu faisais référence au cas en Colombie-Britannique d'une jeune fille qui a planifié un attentat dans un lieu public. Oui, et puis il y a eu des rencontres avec OpenAI et le gouvernement pour arriver à mettre en place des solutions. Et ça fait partie effectivement des déclinaisons des différentes solutions. Mais c'était un peu un déclencheur, cette affaire. C'est suite à cette affaire qu'OpenAI a décidé de mettre en place des sécurités. Parce que la détection des contenus sensibles, suicides et autres, ce n'est pas que pour la version enfant, enfin la version jeune. Non, c'est pour tout le monde. En tout cas, ce que je me disais aussi, c'est que c'est intéressant parce que c'est la première fois qu'il y a... Alors, ce n'est pas un réseau social, ChatGPT, mais c'est un truc conversationnel, un outil un peu de la vie de tous les jours. C'est la première fois qu'il y a une version comme ça pour les spéciales jeunes. Les réseaux sociaux n'ont pas fait ça, il me semble. Il y a des réseaux sociaux pour les plus jeunes, mais il n'y a pas un Facebook pour les gamins, un Insta pour les gamins. Souviens-toi, je pense que Facebook, mais il y a longtemps, avait essayé de faire une version de Facebook pour les jeunes.
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31:49] Mais finalement, ça n'a pas tenu la route. La preuve, c'est qu'on n'en parle plus et qu'on ne s'en souvient plus. Mais le fait que tu me dises ça, ça me rappelle un souvenir, mais ça a été, il y a eu une fenêtre, peut-être un an, deux ans, puis après, ils ont laissé tomber parce que probablement qu'ils savaient qu'un jour, la justice les aurait dans le viseur. Oui, il y a peut-être aussi une question d'affichage et de communication derrière ça. C'est aussi pour dire, écoutez, nous, on fait ce qu'on peut. Voilà, on a mis en place cette version de ChatGPT pour les mineurs, maintenant il faut que les parents fassent en sorte que ce soit utilisé, etc. Ils n'ont pas d'obligation de résultat, ils ont juste une obligation de moyens.
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32:29] Mais bon, qu'est-ce que tu fais? Ah, mais restons sur le cas de ChatGPT, bande de chanceux, mes européens, vous allez avoir droit de la publicité. Oui, oui. Comme si on n'avait pas des gens. Oh, quelle chance. Oh, quelle chance. Est-ce que ça t'excite, ça, de voir de la publicité arriver sur ChatGPT? Ben, alors, la publicité, il y a deux versants. Il y a celui qui la reçoit en pleine figure et puis il y a celui qui peut la faire. Ah. Oui, moi, en tant qu'annonceur potentiel, je ne sais pas. Pour qu'est-ce que je pourrais vendre. Je vais annoncer Monde Numérique, je vais penser me lancer dans un commerce de fraises aussi, pourquoi pas, des choses comme ça. Non, mais sérieusement, effectivement, c'est un truc qui est déjà déployé dans des tas de pays, dont le Canada. C'est pour les versions gratuites de ChatGPT, donc celle qui est complètement gratuite, et puis celle qui ne coûte pas cher du tout, c'est l'abonnement Go, qui coûte 8 euros, je crois. Là, il va y avoir de la publicité. Alors, ce qu'il faut préciser, C'est sous quelle forme. Donc, ça va arriver, mais c'est la semaine prochaine. Oui, c'est bientôt. Même, je ne sais pas quand vous écoutez ce podcast, mais c'est à partir du 24 août. Allez voir vite, vite, vite, ChatGPT. Ça y est, vous y êtes peut-être. Mais si vous n'êtes pas abonné, vous allez voir. Dans 30 pays européens. Et les pubs vont être un peu comme sur Google. Elles seront clairement identifiées. Elles seront séparées des réponses de ChatGPT.
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33:54] Ils nous disent qu'elles ne s'appuieront pas sur les données des utilisateurs pour faire du ciblage. Enfin, qu'ils ne récupéreront pas les données des utilisateurs. Mais je vois que tu fais la moue, tu n'y crois pas ? Soyons naïfs de ça. Non, mais je pense qu'ils vont faire comme Gmail. Ils vont effectivement, c'est-à-dire que tu poses une question sur je ne sais pas quoi, tu cherches un hôtel, il va te sortir des publicités d'hôtel. En lien direct avec ta requête. Ce qu'il ne faudrait pas, c'est qu'il aille chercher sur… Tu vois qu'il te présente la chaussure à ta pointure parce que dans un chat il y a six mois, il a retenu ta pointure. Oui, que tu portes des neufs ou des dix, toi. Voilà, c'est ça. Donc, il y a un niveau subtil à respecter. Non, mais il y a quand même un peu de ciblage. Il y aura du ciblage, oui, bien sûr. Parce que sinon, il n'y a pas d'intérêt pour les annonceurs. Bien sûr, bien sûr que non. Non, non, les pubs seront contextualisées. Elles seront contextuelles, je veux dire. Elles s'afficheront en fonction des questions posées. Mais bon c'est inévitable ils ont besoin de revenus les pauvres c'est un peu inévitable, moi ça ne m'émeut pas outre mesure et puis encore une fois c'est que pour les versions je suis plus ému par la publicité sur Prime Vidéo, Alors que j'ai un abonnement payant et que là, ça m'énerve d'avoir des films interrompu par de la pub.
[
35:18] Quand tu parles d'abonnement payant, est-ce que tu parles de l'option qui vient avec le fait que tu es membre Prime? Oui, mais tu n'es pas payant. Oui, ce n'est pas faux. C'est vrai que 50 euros par an, c'est quand même vraiment un abonnement. Mais tu as raison, c'est un peu douloureux de stopper une publicité alors que tu dis que normalement, c'est inclus dans mon abonnement Prime. Mais Netflix va le faire ils ont prévu de le faire avec des abonnements qui coûtent beaucoup plus cher elle est pauvre c'est triste pour tous ces géants là mais oui il faut qu'ils fassent de l'argent c'est pas pour ça.
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35:57] Bon, pendant qu'on est en train de parler de choses tristes, puis je te ramène encore par chez toi, coup de théâtre, vendredi soir dernier, c'est pour ça qu'on n'en a pas parlé ensemble. C'est juste après l'enregistrement de notre débrief. Mais là, il y a ce... Comment on appelle ça ? C'est cette cour qui supervise tous les nouveaux projets de loi pour s'assurer qu'ils sont conformes à la Constitution française. Le Conseil constitutionnel, mon ami. Je te ferai un petit cours de droit constitutionnel français, si tu veux. Mais là, l'histoire, c'est qu'ils ont tapé sur les doigts des politiciens qui ont passé ces lois-là en disant « Attention, vous n'êtes pas conformes à la loi et à l'intérêt des Français. » Et donc, en septembre, il n'y aura pas cette loi qui devait assurer la protection des jeunes Français. Et donc, les jeunes Français de 15 ans et moins pourront toujours avoir accès aux réseaux sociaux. C'est une claque, politiquement, c'est une claque. Ce n'est pas votre président qui en avait fait ? Exactement. Si, si, si, si, Macron était monté au créneau, il voulait vraiment en faire quelque chose. C'est un dossier auquel il tenait absolument. Mais c'est le Conseil constitutionnel, donc c'est effectivement l'instance qui vérifie que les lois sont conformes à la Constitution française et qui a censuré l'article 1 de la loi. C'est vraiment le cœur du truc, que ce n'est pas pour des raisons périphériques. C'est vraiment parce qu'il a dit que.
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37:27] Les risques pour les mineurs ne sont pas établis. Ça, c'est quand même troublant parce que Macron, au contraire, avait dit qu'il y a plein d'études qui prouvent que… Oui, et de l'autre côté de l'Atlantique, il y a un état qui est devant un tribunal pour se défendre de ça. Oui. Tu as des gens qui disent non, mais il n'y a pas de preuves. C'est un peu surprenant, mais surtout le deuxième motif, c'est que pour filtrer les jeunes, il faut contrôler tout le monde. Et ça, non, ça ne passe pas. C'est ce contre quoi tout le monde avait gueulé. Parce que ces gens-là n'aiment pas ça, ça fait fliquer. Non, voilà. Donc, le président de la République a demandé au premier ministre, d'essayer de trouver une nouvelle loi qui dirait la même chose, mais sans le dire. Ou qui ferait la même chose, mais sans le faire. Donc, c'est quand même assez mal barré, cette histoire-là. Ben, écoute, je ne sais pas. On va voir. Mais c'est ça, l'état de droit. Ça va bien en France, hein ? Ce n'est pas la raison, forcément. Puis, je veux juste spécifier que je ne tenais pas cette semaine nécessairement à casser du sucre. Sur l'administration française et ses politiciens, mais j'avoue que vous êtes gâtés dans l'actualité cette semaine. Oui, alors après, bon, je veux dire, c'est arrivé pour des tas d'autres choses.
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38:34] C'est la vie du système parlementaire, législatif, etc. Non, mais on en avait tellement fait un plat avec cette réussite. Tout le monde était monté avec le drapeau à la main en étant fier. Puis là, tu as des gens du conseil qui disaient, peut-être pas fait vos devoirs. Alors, il y avait des oppositions quand même. Et en fait, le Conseil a été saisi par l'opposition socialiste et LFI. D'accord. Donc, ce n'est pas sorti de nulle part, cette histoire-là. C'était aussi politique. C'était aussi politique, bien entendu.
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39:09] Bon, est-ce que tu nous permets maintenant de penser à quelque chose de plus, je ne dirais pas philosophique, mais plus divertissant? Mais avec plaisir. On voit, c'est probablement parce que, je ne veux même pas utiliser cette expression-là, parce que c'est la fin de l'été. Disons qu'on est au mois d'août, on va dire ça comme ça, on est au mois d'août. Et là, il y a des gens qui reviennent de leurs vacances et qui commencent à partager des commentaires en ligne. Et certains d'autres le partagent avec des journalistes, ce qui fait en sorte que de ce temps-ci, particulièrement cette semaine, sur les réseaux sociaux, on voit plein de publications qui racontent comment l'IA a gâché les vacances de gens qui l'ont utilisé.
[
39:49] En tout cas, je me demande comment ils l'ont utilisé, mais j'étais curieux de t'entendre sur ce sujet-là. Oui, mais moi, ça m'a fait réagir, ce truc-là, parce qu'il y a eu plusieurs articles de presse disant, « Ah, l'IA m'a gâché mes vacances, etc. » parce qu'elle s'est trompée en fait alors il y a plein d'exemples assez étonnant tu as des jeunes filles qui étaient parties faire des randonnées et qui ont attaqué des chemins de randonnée qui n'existaient pas il y en a d'autres qui, ont été orientés vers des hôtels et des restaurants qui n'existaient pas.
[
40:18] Voilà, il y a aussi sur la partie administrative c'est-à-dire que pour se rendre dans un pays on demande à ChatGPT quelles sont les formalités parfois ils se trompent, mais Et bien moi, cet été, j'ai eu une expérience totalement différente, totalement différente. J'ai beaucoup utilisé ChatGPT et c'était incroyable, formidable, extrêmement pertinent. Je l'ai utilisé là où c'était le plus pertinent. Alors moi, j'ai utilisé pour, comme beaucoup de gens, pour l'aspect pratique. Tiens, dis-moi, je ne sais pas quoi, c'est quoi le moins cher pour aller de tel aéroport à tel endroit ? Est-ce que je dois faire ça, une navette, un Uber et tout, tac, tac, tac, tac, qui te check en fonction des heures ? J'ai fait un sans faute, j'ai trouvé le meilleur moyen de transport. Ensuite, tu l'utilises pour du touristique culturel, ça, j'adore ça. Tu visites un endroit, tu montres un bâtiment, il te raconte. Voilà, j'étais dans New York, je me baladais, je me disais, c'est quoi ce gros bâtiment que je ne connaissais pas. Il te raconte que la dernière fois qu'il est passé devant.
[
41:19] Voilà, tout à fait. Non, mais tu vois, des trucs, des bâtiments qui sont moins connus, genre je ne sais plus quoi. C'était l'une des premières cours de justice dans Manhattan, pas très loin. Et donc c'était super Et aussi même pour les restaurants J'ai utilisé plein de fois pour les restaurants Et franchement Pour des restaurants Mais c'était à chaque fois nickel Je suis tombé à chaque fois.
[
41:47] C'est la gamme de prix que j'avais demandé J'étais pas déçu du resto Donc voilà, moi j'ai eu l'expérience totalement inverse. Alors, ça ne veut pas dire que tout ça ne prouve absolument rien, c'est une expérience personnelle. Simplement, je trouve qu'il ne faut pas évacuer trop vite le sujet et dire «, N'utilisez pas de ChatGPT pour faire votre voyage, c'est catastrophique. » Parce qu'il faut un peu de discernement, c'est comme toujours. En plus, j'ai vu passer notamment un couple avec la femme qui pleurait, qui se filmait en train de pleurer, etc., parce qu'elle voulait aller au Chili ou je ne sais où. Elle avait demandé à ChatGPT « Est-ce qu'il faut un visa ? » ChatGPT avait répondu « Non, il ne faut pas de visa. », Et elle gueulait parce que ChatGPT avait oublié de lui dire qu'il fallait un ESTA. C'est-à-dire, il faut quand même un formulaire administratif qui est une dispense de visa. Mais lui, il a répondu à sa question. Mais oui. Attends, meuf, tu vérifies un peu. Je ne sais pas.
[
42:43] Il faut un petit peu d'intelligence. Tu le relances. Tu es sûr qu'il ne faut rien du tout ou je ne sais pas quoi. Mais bien sûr que ce n'est pas le site de l'administration. Alors, je pense qu'il y a le problème des hallucinations. Parfois, il peut se tromper. Parfois, il ne donne pas la bonne réponse. Parfois, il peut indiquer des trucs qui n'existent plus. Mais il faut aussi voir le côté hyper positif de ce truc-là. Et moi, cet été, c'est un sans-faut de chez GPT. Et puis, moi, j'ajouterais que je l'utilise aussi comme toi en voyage pour avoir des indications. Puis normalement, je n'ai pas de problème. Mais il y a une habitude que moi, j'ai prise. Quand il y a de l'information qui est quand même importante, par exemple, quelqu'un qui s'en va dans un pays et qui demande s'il a besoin de visa, je vais demander une fois, mais je vais demander une seconde fois. Je vais demander de valider l'information. Et très souvent.
[
43:28] Il va se corriger ou il va apporter des nuances en disant, par exemple, non, quand on demande une vérification, il va dire, ben non, on n'a pas besoin de visa, mais on a besoin de telle chose. Mais si tu ne fais que t'arrêter à la question du mot à mot, ben c'est sûr, il va te répondre non ou oui, mais il n'y aura pas des nuances. Et ça, c'est important de demander. Ça dépend aussi du modèle que tu utilises. Si tu utilises le modèle gratuit, rapide, etc., où il fait les réponses comme ça, tac, tac, tac, allez, je t'évacue la question vite fait. Ou bien si tu utilises le modèle payant, plus sophistiqué, si tu as l'abonnement payant et autres. Ça n'empêche pas que parfois, ils se trompent. Par exemple, j'ai fait des traductions.
[
44:09] Tiens, qu'est-ce que ça veut dire, ça, et tout. Et en fait, après, tu lui dis, mais non, mais ce n'est pas vrai. Ça ne veut pas du tout dire ça. Ah oui, tu as raison. Et là, il corrige. Ça, c'est un grand truc de ChatGPT aussi. Quand tu prends un défaut, il dit, ah oui, tu as raison, je me suis trompé. Et il recommence. Mais parce qu'on sait comment il marche. Nous, on sait comment il marche. Il marche de manière statistique. Moi, c'est un truc que j'ai souvent constaté quand je lui demande de m'aider dans l'utilisation d'un logiciel. Il me dit, bien sûr, pour faire ça, tu vas dans le menu fichier, tu vas dans le sous-menu machin et tout. J'y vais, je lui dis, tu te fous de moi, ça n'existe pas ce que tu me dis. Ah oui, en effet, je vais consulter le mode d'emploi. Oui, parce qu'à la première requête, il n'avait pas consulté. Il avait répondu de manière statistique, la réponse à ma question, il y a 8 chances sur 10 que ce soit ça. Et donc, il ne se mouille pas, il va au plus court et hop, il faut le savoir tout ça. Il faut le savoir. Aïe, aïe, aïe. Enfin, voilà.
[
45:01] Dis donc, avant de te quitter, je veux te poser une question. Oui, de confiance. Oui, parce que tu sais qu'en fin de semaine, à Pékin, commence la deuxième édition des Jeux olympiques des robots humanoïdes. Oui, j'ai vu ça. C'est du 22 au 26. Est-ce que tu vas suivre ça avec intérêt ?
[
45:18] Oui, forcément, on suit tout ce qui a trait aux robots humanoïdes. Surtout venant de Chine, ils sont super en avance. J'ai vu qu'Unitree avait fait son entrée en bourse et qu'il cartonne. Après, il y a des choses amusantes aussi. Je ne sais pas si tu as vu ce robot qui court un marathon et qui n'arrive pas à s'arrêter. Il n'est pas un marathon, il court un 100 mètres. Mais il n'est pas capable de s'arrêter. Voilà, il n'arrive pas à prendre le virage et il n'arrive pas à s'arrêter. C'est un mauvais robot. Quand même, les robots, c'est un formidable réservoir pour des vidéos gags. Oui, pour les bloopers, c'est fort. Mais c'est intéressant parce que cette année, d'ailleurs, j'ai écrit un papier là-dessus, mais cette année, parallèlement au sport, parce que bon, quand c'est du sport avec des robots humanoïdes, on essaie de copier l'humain, puis finalement, des fois, on fait mieux, mais c'est que de la présentation. Mais là, ils ont rajouté des trucs, c'est là où ça devient intéressant, c'est des cas. Ça veut dire qu'ils vont faire des compétitions d'entretien de chambres d'hôtel. Ils vont faire des pratiques en restauration du côté du milieu manufacturier. Et ça, ça va être intéressant. Parce que là, c'est vraiment des robots, pas nécessairement que des humanoïdes, qui vont vraiment servir à quelque chose, entre guillemets, dans la vraie vie.
[
46:36] Et t'imagines un peu que ce soit Unitree, que ce soit d'autres fabricants, d'être capable de dire que dans leur domaine par exemple dans la restauration, l'hôtellerie, qui sont arrivés en premier dans les Olympiades au niveau de la valeur au niveau du marketing, qu'est-ce que ça représente c'est beaucoup plus intéressant que dire que mon robot est capable de faire le 100 mètres plus vite qu'un homme il y en a combien qui vont vouloir avoir un robot pour ça t'achètes pas un robot pour ça Non, c'est ça. Alors ça, ça va être intéressant. Puis de l'autre côté, si on compare à la première édition, la première édition, c'était presque que des robots chinois. Et cette année, il y a des gens d'un peu partout sur la planète. Alors là, on va vraiment pouvoir évaluer. L'avance que les Chinois ont par rapport au reste de la planète. T'as raison, c'est super intéressant. Il faudrait que les robots viennent à Paris faire la course des garçons de café. Oh oui ! Tu sais, parce que c'est un classique chez nous. Oui, mais toi, tu connais celui qui importe les robots Unitree en France, ça serait intéressant. Oui, bien sûr, c'est Stéphane Bohbot de la société Innov8. Alors, il fait plus qu'importer, il explique. Oh, il adapte. Voilà, il adapte et il les développe et tout.
[
47:46] Ben ouais mais il faudrait il devrait faire tu sais la course des garçons de café c'est amusant c'est très joli en plus c'est tout les garçons de café les vrais de vrais, qui doivent marcher le plus vite voire courir avec un plateau et puis des consommations des tasses remplies d'eau etc ou je sais pas quoi sur le truc le jour où un robot arrivera à gagner la course des garçons de café à Paris.
[
48:09] OK, et ben il se sera passé quelque chose et la beauté de la chose c'est que ton robot qui fait du service comme ça, tu peux le programmer. Alors, ou tu le programmes pour qu'il engueule les gens, ou tu le programmes pour qu'il soit aimable. Ce qui n'est pas le cas de certains garçons de café à Paris. Ce n'est pas vrai. Maintenant, ils sont tous aimables. Jérôme, qu'est-ce que tu peux... Ils se sont beaucoup améliorés.
[
48:33] Jérôme, qu'est-ce que tu proposes à tes auditeurs cette semaine ? Alors cette semaine, je suis toujours en configuration vacances. Je fais un peu durer le plaisir, tu vois. Donc, rediffusion cette semaine avec des sujets un peu sérieux. Lundi, on pourra réécouter Frédéric Filloux, journaliste, qui a beaucoup travaillé justement sur l'alignement des intelligences artificielles. Qu'est-ce que c'est l'alignement? C'est le fait qu'une IA soit conforme à certaines règles, à certains principes. Et le problème c'est que parfois ça dérape ça ce sera lundi 24 en fin de semaine, je donnerai la parole également à Tariq Krim de Cybernetica qui me parle, de l'aspect militaire de l'intelligence artificielle et pourquoi les IA.
[
49:21] Vont se rapprocher de plus en plus du militaire et entre les deux en milieu de semaine nouvel épisode de la série Tout Comprendre avec un focus sur la double authentification Est-ce que tu sais, Bruno, exactement comment ça marche, ce que c'est et tout ce que ça recouvre, cette histoire de double authentification ? Écoute, je suis sûr que je vais en apprendre. Eh bien voilà, si tu veux, tu écouteras l'épisode de mercredi 26 juillet et qui est un peu en plus en résonance avec ce dont on parlait tout à l'heure, donc les piratages. Alors, on invite le personnel de l'État français à écouter. Ah, écoutez, vous allez comprendre pourquoi il faut un peu vous... Vous voyez ce que je veux dire. Vous manier.
[
50:03] Bruno, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet ? Écoute, deux choses que j'aimerais porter à ton attention.
[
50:10] Est-ce que ça dit quelque chose, toi, les têtes à claques ? Oui, tout à fait. C'était un programme court diffusé sur Internet il y a 2000 ans à peu près. Oui, exactement, au début des années 2000. Et c'est québécois. J'adorais. Il y a une rumeur qui veut qu'il y ait un film qui soit fait avec les têtes à claques. Et donc, j'en parle avec Luc Dupont, qui est prof à l'Université d'Ottawa. Et c'est le Jedi de la communication ici au pays. Et avec lui, on parle du phénomène de tête à claque. Il nous explique comment il y avait une fenêtre, dans le temps et dans l'histoire de l'Internet, et particulièrement au Canada, pour que c'était une fenêtre d'opportunité, pour que les têtes à claques arrivent à avoir le succès planétaire qu'ils ont eu. C'était drôle. Donc, on explique ça. C'était des gens de dessins animés, quoi.
[
51:05] Écoute, c'est compliqué à dire. C'est difficile à décrire mais c'est des petits sketchs en fait avec des personnages des personnages virtuels, Et je n'oserais pas faire d'imitation. Il y avait aussi la reprise faciale de bouches et des yeux. Oui, c'est vrai. Le visage était très réel, avec des expressions très réelles. C'était ça qui donnait aussi le côté comique. Mais les scénarios étaient vachement bien. C'était très amusant. Et c'est ce qu'avait rendu très célèbre le fameux couteau, le Willie Waller, qui s'était vendu en magasin par la suite. Donc, on parle de ce phénomène-là. Et puis aussi, on revient sur de l'actualité, celle-là est moins joyeuse. Il y a une petite municipalité ici au Québec qui a été victime de piratage. C'est leur système de traitement d'eau qui a été la cible de piratage. Et on revient sur cette question-là. Et je parle avec l'expert qui a fait.
[
52:02] Qui a contacté les autorités canadiennes pour leur dire que là, il y a une opération qui est en train d'avoir lieu à travers le pays et qui cible les cibles de traitement d'eau. Bienvenue au club des victimes. Ben exactement, et on en profite pour parler.
[
52:16] Du phénomène qui est en croissance, parce qu'il y a de plus en plus de gens, certains cybercriminels, mais aussi, j'allais dire, presque des attentats politiques, qui visent ce genre de coups-là. Puis on le sait, quand on commence à toucher à l'eau, c'est de la santé publique, et ça devient, c'est dangereux. C'est plus que sensible et stratégique, évidemment. Encore un secteur qui a intérêt à sacrément renforcer sa cybersécurité.
[
52:48] Jérôme, puisque tu es à New York, je te laisse profiter un peu de la ville parce qu'à un moment donné, tu vas quitter pour retourner à Paris pour qu'on puisse faire ce débrief transatlantique. Tout à fait. Et on se retrouve la semaine prochaine, bien sûr, pour un nouveau débrief transat.
[
53:04] Et puis, on reprendra un peu les bonnes habitudes en ce qui me concerne en termes de production de contenu et d'épisodes de monde numérique. On les attend, ces nouvelles entrevues. Voilà. Catalogue d'invités que tu vas nous présenter. Ah, écoute, il y a plein de choses qui se préparent. Il y a plein d'actu, il y a plein de… Ouais, ouais, ça va être pas mal. Une fin d'année très, très active. Tu nous rappelles rapidement, c'est quoi le titre de ton bouquin sur le podcast ? Ah, c'est gentil. Ça s'appelle « Créer son podcast à l'ère de l'IA ». Oui, parce que je pensais à toi, j'ai vu un autre livre sortir, puis je me disais, c'est vrai, il faudrait peut-être rappeler que Jérôme a son bouquin là-dessus. Oui, oui, si vous voulez lancer un podcast, eh bien, écoutez… Ça se trouve où ? Ça se trouve en principe partout. On peut le commander en ligne, en version papier ou en version numérique. Et on peut aussi le trouver en librairie. S'il n'est pas en librairie, le libraire peut vous le commander.
[
53:55] Voilà, donc on peut le trouver. Ça parle d'IA, mais ça parle surtout de podcast, même sans IA. C'est vraiment à partir de zéro voilà voilà voilà, je vais le relire pour préparer la onzième saison de mon travail Stéphane Bertomé qui en a fait une revue très sympathique en ayant des mots très sympas à l'égard du bouquin.
[
54:20] Ça vaut la peine, j'ai mis la main sur la copie et ça vaut la peine d'être lu si ça vous intéresse puis même à la limite si vous voulez pas faire votre podcast à vous mais que vous voulez comprendre comment ça fonctionne et c'est pas la mécanique. Si vous êtes curieux, parce qu'il y a des gens qui lisent des bouquins sur le journalisme, sur les médias, peut-être que ça, c'est le genre de lecture qui pourrait les intéresser. Tu me rappelles le titre ? Créer son podcast à l'ère de l'IA. Attends, c'est créé ou lancé? Parce que je ne sais même plus.
[
54:52] Tu vois, j'ai longtemps hésité. C'est vraiment l'auteur. Ça fait longtemps que tu l'as écrit. Non, ça ne fait pas longtemps. C'est à sa vie maintenant. C'est créé ou lancé, je ne sais plus. Tu vois, c'est terrible. Ou lancer son podcast à l'ère de l'IA. Le mec qui ne sait même plus ce qu'il écrit. C'est affreux. Mais tu es trop prolifique, c'est ça le problème ? Oui, j'ai un nouveau truc. J'ai encore un truc sous le... Lancez votre podcast à l'ère de l'IA. Voilà. Ce n'est pas possible. Voilà. Allez. Merci Bruno. Ça fait plaisir. Et puis on se retrouve la semaine prochaine ? Oui, avec grand plaisir. Et merci à vous de nous écouter et on vous donne rendez-vous la semaine prochaine salut bye ciao.