Meta lance ses lunettes et ses agents IA à l’assaut du quotidien (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 25/09/26)
Monde Numérique25 septembre 202646:38

Meta lance ses lunettes et ses agents IA à l’assaut du quotidien (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 25/09/26)

La littérature face aux détecteurs d’IA · Meta dévoile une avalanche de nouvelles lunettes connectées · Muse veut transformer l’IA en véritable assistant personnel · Les patrons d’OpenAI et d’Anthropic alertent sur les risques de l’IA tout en lançant de nouveaux modèles · Mon Carnet fête ses 10 ans.

Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)

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Un roman peut-il encore être « authentiquement » humain ?

L’affaire Thélison Aurélien relance le débat sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la littérature, après des accusations selon lesquelles son roman aurait été largement généré par IA. Au cœur de la polémique, les détecteurs d’IA comme Pangram, dont les résultats peuvent constituer une alerte mais pas une preuve absolue, et une question plus large : jusqu’où un écrivain peut-il utiliser l’IA sans remettre en cause la responsabilité et l’intention qui fondent son œuvre ?

Meta veut réinventer les lunettes connectées

À l’occasion de Meta Connect, Meta a présenté une impressionnante gamme de nouvelles lunettes et dispositifs connectés. Parmi les annonces, un casque léger de réalité mixte, de nouvelles Ray-Ban sans caméra davantage centrées sur l’audio, ainsi que les Ray-Ban Display qui doivent désormais arriver au Canada, au Royaume-Uni et en France.

Muse, l’agent IA qui veut agir à votre place

Bruno Guglielminetti raconte son expérience de Muse, présenté par Meta comme un agent personnel capable de proposer spontanément des tâches et d’effectuer certaines opérations sur Internet. L’agent dispose de son propre environnement informatique et peut désormais, sur Mac, intervenir directement sur l’ordinateur de l’utilisateur, ouvrant la voie à une nouvelle génération d’assistants capables d’agir plutôt que de simplement répondre.

Meta veut mettre l’IA partout

Avec Muse, les lunettes connectées et un petit dispositif baptisé Muse Charm, Meta cherche à installer l’intelligence artificielle dans les usages quotidiens plutôt qu’à la cantonner aux conversations avec un chatbot. Cette stratégie s’appuie sur l’immense écosystème de Meta et pourrait donner à des centaines de millions d’utilisateurs un accès direct à des agents capables d’agir pour eux.

L’IA doit-elle ralentir ?

Sam Altman et Dario Amodei se sont exprimés devant les Nations Unies pour appeler à une coopération internationale et à un cadre mondial destiné à encadrer les risques liés à l’intelligence artificielle. Un discours qui contraste avec l’accélération permanente du secteur, alors qu’Anthropic et OpenAI continuent parallèlement de présenter de nouveaux modèles toujours plus puissants.

Mon Carnet fête ses 10 ans

Bruno Guglielminetti annonce une émission spéciale de Mon Carnet consacrée aux dix années d’évolution de la technologie et aux grandes transformations vécues durant cette décennie. L’équipe au complet se joint à lui pour revenir sur cette histoire, avec Jérôme Colombain également de la partie.


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Jérôme Colombain: [0:01] Salut Bruno Guglielminetti à Montréal. Bruno Guglielminetti: [0:04] Salut Jérôme Colombin à Paris. Jérôme Colombain: [0:06] On se retrouve comme chaque semaine pour notre débrief transat. Et cette semaine, c'est moi qui conduis, c'est ça ? Bruno Guglielminetti: [0:12] Oh, je te laisse la route. Jérôme Colombain: [0:14] Alors, il faut qu'on parle de cette affaire qui secoue les réseaux sociaux et puis même les médias. Ça touche à la tech et à la littérature. L'auteur Télison Aurélien a-t-il utilisé l'IA pour écrire son dernier roman ? A-t-il trompé les jurés des prix littéraires ? Et derrière ça, Bruno, il faut qu'on ouvre le dossier de la littérature assistée par IA. On va parler aussi des annonces de méta, un déluge d'annonces à l'occasion de Meta Connect, leur événement annuel. Et puis, notre petite dose d'IA hebdomadaire, bien sûr, avec deux nouveaux modèles. Et tandis que les nouveaux modèles se multiplient et se ramassent à la pelle, les patrons des grandes firmes OpenAI et Anthropic continuent de dire, malgré tout qu'il faut s'arrêter et cette semaine ils étaient devant les Nations Unies pour le dire j'ai tout dit. Bruno Guglielminetti: [1:06] C'est très bien dit Jérôme Colombain: [1:14] Le débrief transatlantique. C'était ça ou mourir, donc le livre de l'auteur québécois d'origine haïtienne, Thélison Aurélien. Grosse, grosse visibilité pour ce livre ces dernières semaines de part et d'autre de l'Atlantique puisque ça nous concerne à la fois, chez nous en France, puisqu'il venait de recevoir des prix en France et chez vous au Québec puisque c'est un auteur québécois d'origine haïtienne. Exactement. Donc, un livre qui a été présenté comme un véritable phénomène, sauf que voilà, sur X, un compte sorti de nulle part, qui s'appelle Balance ton Claude, a affirmé que le manuscrit, que le livre avait été presque entièrement généré par l'intelligence artificielle. Pour ça, il s'est appuyé sur un détecteur d'IA qui s'appelle Pangram. Voilà, il y a plusieurs passages qui ont été réalisés à 100% par l'IA. Alors, ça pose plein de questions, Bruno. Et j'ai envie de te demander, la première, c'est ces fameux détecteurs d'IA. Est-ce qu'on peut vraiment s'y fier, d'après toi ? Bruno Guglielminetti: [2:18] C'est ça qui est embêtant de cette histoire-là parce que oui, ça existe et ce n'est pas nouveau. Ça fait des années que ça existe et d'ailleurs, au plus grand plaisir, au départ, des professeurs qui testaient les travaux qui étaient remis par les étudiants, ceux qui l'absussent par l'intelligence artificielle. Mais donc, c'est ça. Alors, c'était là, mais tranquillement pas vite, ce qu'on s'est rendu compte parce qu'il y a des gens qui faisaient une démarche critique par rapport à ces appareils-là, c'était que ça ne risque pas de donner l'heure juste à tout coup, si je résume l'histoire comme ça. Oui, c'est-à-dire qu'ils se trompent, Jérôme Colombain: [2:51] Quoi. Bruno Guglielminetti: [2:52] Oui, exactement. Et d'ailleurs, c'est pour ça qu'Anthropic, récemment, a dit, nous, on va cacher des petits crochets, des petits tatous à l'intérieur des textes qui sont rédigés en utilisant cloud, comme ça, ça sera plus facile de les détecter. Ça, c'est une approche. Sauf qu'en général, il n'y en a pas de petits crochets, de petits tatous dans ces textes-là. Et donc, ces modèles-là doivent essentiellement analyser la redondance, la répétition, les mauvaises habitudes des intelligences artificielles lorsqu'ils créent. Sauf que, puis ça, c'est basé sur leur apprentissage d'analyse de textes humains par rapport à des textes de machines. Sauf que de temps en temps, il arrive des histoires comme celle qui est arrivée dans les médias et qui ramènent toute la problématique de ce type d'outil-là. Et qui fait en sorte que, dépendamment de ce qu'on analyse, si on n'a pas tout le contexte, mais qu'on n'a que des segments, on peut avoir des résultats qui sont erronés. Même avec un plus grand texte, à l'occasion, on a des résultats erronés, ce qui fait qu'on peut mettre en doute systématiquement les résultats. Puis dans le fond, on fait juste repartir la discussion chaque fois que quelqu'un utilise ces outils-là, que ça tombe d'un côté ou que ça tombe de l'autre côté. Jérôme Colombain: [4:06] Oui, alors ce qu'il faut dire, c'est que ce n'est pas fiable à 100%, c'est peut-être une alerte. Et d'ailleurs, c'est amusant parce que suite à ça, en fait, aujourd'hui, c'est l'empoignade. Il y a ceux qui sont certains que c'est de l'intelligence artificielle et qui, s'indignent et qui traitent l'auteur de tous les noms. Il y a ceux aussi qui n'y croient pas, et ici en France, y compris des écrivains, parce qu'ils avaient encensé le bouquin à sa sortie et qui prennent la défense de l'auteur et qui disent que, en fait, c'est son style qui est très particulier, etc., mais que, franchement, ce serait très étonnant que ce soit de l'IA. Et puis, il y a l'auteur lui-même et la maison d'édition qui démonte, qui, pour l'instant, qui refuse d'accréditer cette thèse, qui disent que non, ils n'ont pas utilisé l'IA. Bon, franchement, on ne va pas trancher cette question-là, toi et moi, ici, parce que je ne sais pas quel est ton avis sur la question. Bruno Guglielminetti: [4:59] C'est assez certain. Jérôme Colombain: [5:01] Voilà, exactement. Moi, je n'ai pas lu le livre, j'ai juste vu une ou deux pages par-ci par-là et c'est extrêmement difficile de se faire une raison moi ce que j'ai lu, il y a des choses je me suis dit j'ai jamais vu ChatGPT sortir des choses comme ça mais après tout dépend des prompts que tu fais tout dépend, des documents que tu rentres à la base s'il a pris tous ses écrits précédents qu'il les a rentrés dans un chatbot et puis qu'il a dit refais-moi la même chose en respectant mon style ben ouais on peut se dire qu'il y a des trucs qui sont possibles, maintenant au-delà de ça je trouve et j'aimerais avoir ton avis là-dessus. Moi, je trouve que la question qui se pose, c'est si c'est vrai, si c'est vrai, est-ce qu'il faut le dire aujourd'hui ou pas ? Qu'est-ce que tu en penses? Bruno Guglielminetti: [5:47] Il y a ça, mais même avant de se poser la question de le dire ou pas, il y a le degré d'utilisation qu'on en fait. Jérôme Colombain: [5:54] Oui, alors tu as raison, ça c'est plus sur l'aspect technique. Bruno Guglielminetti: [5:58] Oui bien sûr. Oui, mais même au niveau de l'éthique, moi je parle avec des auteurs de temps en temps, puis il y en a qui me disent que ça va de, oui, j'ai généré le livre à partir de l'intelligence artificielle, je lui ai envoyé des prompts, on a discuté ensemble, puis il a écrit le livre. Ça, c'est une chose. De l'autre bout, il y a les personnes qui vont utiliser l'intelligence artificielle pour revisiter un site parce qu'ils travaillent au quotidien avec une IA. Alors, ils sont curieux de savoir qu'est-ce que l'IA pense de leur bouquin. Ça, c'est un autre truc. Puis parallèlement, tu as les gens qui vont utiliser l'IA pour faire de la correction, pour s'assurer qu'il n'y a pas de problème de temporalité à travers le bouquin. Bruno Guglielminetti: [6:38] Essentiellement, écoute, ce n'est pas compliqué, c'est du travail qu'on demanderait à quelqu'un qui fait la relecture à un éditeur, mais plutôt que de demander à un tiers parti humain, on demande à l'IA de le faire. Et ça, j'en ai, je regarde en dernière année, une bonne trentaine d'auteurs de tout Acabie qui m'ont parlé de ça. Alors, je m'ai dit, on est en 2026 et dans toutes les industries, on utilise l'intelligence artificielle. Alors, pourquoi un auteur n'aurait pas le droit d'utiliser l'IA? Ça, c'est ma première conclusion. Puis après, maintenant, est-ce qu'on doit le dire? Est-ce qu'on ne doit pas le dire? Moi, j'aime bien quand les auteurs le disent. Puis récemment, j'avais fait encore des entrevues avec des auteurs et ils font une déclinaison où ils disent très ouvertement l'entrevue qu'ils l'ont utilisée. Puis il y en a d'autres qui ne le diront pas. Puis je me dis, bon, c'est le respect. Mais ultimement, qui est garant du contenu? C'est le nom de l'auteur qui est là. Après, sa démarche d'écriture... Jérôme Colombain: [7:35] 100% d'accord. Bruno Guglielminetti: [7:36] Puis on ne réinvente pas la roue. Depuis que la littérature existe, il y a des gens qui ont écrit pour d'autres personnes. Jérôme Colombain: [7:42] Oui, je suis entièrement d'accord avec toi. Bruno Guglielminetti: [7:44] Et je ne donnerai pas de nom, mais je me souviens d'un éditeur qui m'avait approché en disant, vous, j'aime bien ce que vous faites, vous avez plein de bonnes idées, peut-être qu'un jour, on pourrait travailler ensemble, puis vous pourriez me donner une idée, et je trouverais quelqu'un pour l'écrire, puis après, vous vous pliez votre nom dessus, puis on le publierait. Bien sûr. Et j'avais mal à l'aise par rapport à ça. Jérôme Colombain: [8:04] Non, mais souvent, c'est des œuvres collectives, que ce soit pour des essais ou pour de la fiction, etc. Ce qu'on appelle les ghost writers ou les, plumes qui écrivent pour le compte d'autres personnes. Ça a toujours existé. Se faire aider, faire relire un chapitre. Et tu as tout à fait raison. C'est-à-dire que le rêve, le mythe de... Il a écrit par l'IA, ça veut dire qu'il a prompté, il a dit à l'IA, allez, pour moi, un livre de 200 pages in extinso. Il a fait un copier-coller. Bruno Guglielminetti: [8:35] Le livre était sorti. Jérôme Colombain: [8:36] Voilà, mais ça, c'est n'importe quoi. Ça n'existe pas. Donc il y a beaucoup de travail et moi je suis d'accord que en 2026 écrire et recourir à l'IA à différentes étapes du processus d'écriture mais, à chaque fois en intervenant ensuite, en revalidant et bien c'est logique d'une certaine manière. Pour moi il y a deux choses fondamentales qui correspondent au fait de, on peut dire écrire un livre c'est un, l'intention c'est à dire que c'est l'humain qui a donné l'input de base, je veux écrire un livre sur ça, ou même s'il se fait aider, tiens, j'aimerais écrire un livre, je ne sais pas quoi, sur la musique en ce moment, donne-moi des idées. Ok, mais c'est donc Chagipiti va te sortir 10 idées, mais c'est l'auteur qui va choisir. Ah oui, ça, ça me plaît, je vais y aller. Et il se met à travailler. Et deuxièmement, après l'intention, c'est la responsabilité, c'est-à-dire qu'il envoie ça à un éditeur, il signe, mais il engage sa gueule, tu vois. Et que ce soit l'IA qui est tout fait ou lui et l'IA. Jérôme Colombain: [9:43] C'est son bouquin. Et c'est ça l'écriture aujourd'hui. Alors oui, il s'est évité, et comme ça a toujours existé, le travail, parfois fastidieux, je dirais presque de consacrer de l'énergie pour des petites choses, pour écrire des histoires. Parfois, les dialogues, c'est ce qui peut te poser, c'est créer une fiction, un roman. Les dialogues, ce n'est pas toujours évident. Jérôme Colombain: [10:07] Soit tu fais appel à quelqu'un qui est très talentueux pour soi. Tu dis, allez, ce passage-là, là, il me gonfle et tout, tu me fais les dialogues. Mais oui, mais ça paraît tellement logique. Bruno Guglielminetti: [10:16] Oui, puis ça se fait, j'allais dire, ça se fait dans le vrai monde. Jérôme Colombain: [10:20] Oui. Bruno Guglielminetti: [10:21] Il y a combien de séries, il y a combien de films que les gens ont regardés sans savoir que l'histoire de base, c'était, oui, la personne qui signait le film. Sauf que il y a une équipe de rédacteurs qui sont passés là-dessus, qui ont travaillé des scènes, qui ont travaillé des trucs. Mais bon, il y a comme une naïveté rose ou des lunettes roses qui font en sorte qu'il y a des personnes qui sont hyper strictes. Puis, tu vois, Jérôme, quand j'ai vu ça arriver, ça m'a rappelé un souvenir, et peut-être que tu en as rencontré à l'époque, tu sais, quand l'ordinateur est arrivé dans le décor, et que là, les auteurs, c'était la... Non, mais moi, j'écris encore à la main. Jérôme Colombain: [11:03] Oui, voilà. Ah non, le traitement de texte, non, non, pas le traitement de texte, vous rigolez ou quoi? C'est exactement ça. C'était plus à la main, c'était à la machine, mais c'était pareil. Bruno Guglielminetti: [11:12] Mais encore, les gens utilisaient le liquid paper sur la dactylo par-dessus pour faire des corrections. Jérôme Colombain: [11:19] C'est exactement le même combat. Bruno Guglielminetti: [11:21] Oui, bien, je suis passé à deux doigts de nommer des noms. Mais il y a des auteurs... Jérôme Colombain: [11:27] Je sens que tu te retiens, là. Je ne sais pas, mais là, tu te retiens. À mon avis, il y a du dossier. Bruno Guglielminetti: [11:32] Il y a deux auteurs très connus québécois qui sont connus en France qui me disaient, « Oh non, non, non, moi, l'ordinateur, ce n'est pas pour moi. Moi, j'écris sur le papier. La dernière fois que je l'ai croisé, toujours sur le papier? Jérôme Colombain: [11:44] Non, non, non, non. Mais tu sais. Bruno Guglielminetti: [11:47] On n'en a pas parlé. C'est l'évolution des choses. Et si les gens-là, s'ils sont encore vivants et qu'ils écrivent dans 10 ans, dans 20 ans, ils vont utiliser l'intelligence artificielle pour certaines tâches. Jérôme Colombain: [12:00] Mais tu sais, moi, je me suis souvent posé la question. Un jour, j'étais tombé, je visitais le château de Montesquieu et il y avait des écrits, manuscrits de Montesquieu. C'était Montesquieu ou Rousseau? Enfin, bref. Et c'est complètement raturé dans tous les sens et tout. Et tu te dis, mais si ces gens-là avaient eu un traitement de texte ou même a fortiori l'IA. Jérôme Colombain: [12:27] Leur écrit n'aurait pas été les mêmes. Mais est-ce qu'ils auraient été mieux ou est-ce qu'ils auraient été moins bien ? Franchement, alors je pense que c'était des gens de grand talent parce qu'arriver simplement à la plume à faire des choses comme ça. Et encore, c'était plus des essais Montesquieu et Rousseau, mais même Victor Hugo, pour arriver à faire à la plume de la prose comme qu'ils avaient un talent incroyable mais peut-être qu'ils auraient été décuplés, avec un traitement de texte ou de l'intelligence artificielle alors cela dit il faut être très honnête Bruno je pense que on est toi et moi du même avis mais beaucoup de gens ne partagent pas ce point de vue là et c'est intéressant quand même d'évoquer moi j'ai vu sur les réseaux sociaux des remarques, tu as des gens qui te disent non mais lire un livre c'est une relation directe entre un lecteur et un auteur s'il y a de l'IA au milieu le pacte est fort fausser, etc. Bon, ok, voilà. Et puis, tu as ceux qui disent c'est de la fraude. C'est de la fraude. C'est limite du plagiat, tu vois. Ah bon, ok. Et c'est d'autant plus sensible en France, mon ami, qu'en France, tu sais que nous, la littérature, on la met là-haut, quoi. C'est absolument… Et donc, il y a quelque chose de brisé si on casse la chaîne de confiance. Et puis alors après, il y a d'autres considérations. Bon, je ne vais peut-être pas me risquer à ça, mais quand même, ça a été évoqué. J'ai vu pareil sur les réseaux sociaux, parce que c'était passionnant, en fait, ce débat sur les réseaux sociaux. Des gens qui disent, mais en fait, tu as une espèce d'intelligentsia qui se sent dépossédés. Jérôme Colombain: [13:56] Parce qu'ils se disent mais alors ça veut dire qu'avec l'IA n'importe qui peut écrire un livre n'importe qui peut écrire un succès mais c'est affreux à Saint-Germain-des-Prés c'est la panique en ce moment. Bruno Guglielminetti: [14:05] Ben oui mais c'est un peu comme les musiciens qui ont paniqué quand ils ont vu l'IA arriver dans la création musicale ou les acteurs qui ont vu l'IA arriver être capables de générer des rôles de faire des trucs alors là c'est le monde de l'écriture qui se Jérôme Colombain: [14:21] Sent qui est ébranlé et puis effectivement les jurés qui ont décerné ce prix, si ça leur est même pas venu à l'esprit, c'est peut-être aussi qu'eux, ils ne doivent pas le pratiquer, ils ne doivent pas pratiquer beaucoup l'IA. Parce que toi et moi, quand on lit des trucs, assez vite, on se dit, attends, c'est Chajipiti, ça, on le reconnaît un peu. Et même quand ça ne saute pas aux yeux, tu t'interroges, tu te poses la question. Après, sur l'écriture de l'IA, moi, ce que je dis, c'est que l'IA, oui, elle va peut-être permettre à des auteurs moyens de paraître de bons auteurs. On le voit sur X, il y a un Français qui tweet beaucoup, qui a été retweeté par Elon Musk, etc. Ce n'est pas de la littérature, c'est des posts, mais c'est aussi de l'écriture. Et tous ces posts sont écrits par IA. Et ils sont vachement bien. Ils sont ciselés et tout. Toutes les idées sont là et tout. Lui, il ne s'en cache pas. Il dit « Mais oui, mais moi, je raccourcis le temps. » Comme ça. Il s'appelle Brivael, cet internaute. Et moi je pense que l'IA va peut-être transformer des auteurs moyens, je dirais pas médiocres mais moyens en auteurs, brillants mais en revanche si c'est un imbécile qui est aux commandes ça fera jamais un génie. Bruno Guglielminetti: [15:48] Tu vois je te lance la question dans un autre domaine la peinture j'ai rencontré une entreprise québécoise qui est en train de faire parler d'elle en Amérique du Nord dans le domaine de l'art graphique parce que ce qu'elle permet de faire, c'est de numériser toute la production d'un artiste et puis après de lui dire dans une IA ou par un modèle et par la suite, de lui dire, bien écoute, poursuis la création. Ça veut dire que moi, je vais avoir une nouvelle peinture de tel artiste, c'est plus l'artiste qui va le faire, c'est un bras mécanisé qui va reproduire dans le style de cet artiste-là parce que lui a donné accès à son ADN de création. Alors, cette peinture-là, Est-ce qu'elle vaut moins? Ou est-ce que c'est la même chose? Ou est-ce que c'est une œuvre au titre d'une autre qui l'a fait dans sa collection? C'est là où il y a des questions d'éthique qui sont intéressantes. Jérôme Colombain: [16:38] Et c'est très difficile d'avoir un point de vue tranché. Parce qu'on commence à dire, oui, alors il faut mettre un label fait avec de l'IA. Pourquoi pas? Moi, je trouve qu'en 2026, encore aujourd'hui, ça choque tellement, c'est tellement nouveau. Ça pourrait être justifié de mettre un label. Mais tu vois, en 2030, ça n'aura plus de sens. parce que tout sera fait en partie avec de l'IA. Alors après, tu peux aussi envisager l'effet inverse, mais ça, on en avait déjà parlé, je suis sûr, il me semble bien, il y a déjà un an ou deux. C'est l'inverse, c'est de dire de mettre un label quand ça a été fait uniquement par un humain. Tu vois, genre un label bio. Bruno Guglielminetti: [17:14] De facto, la prémisse, c'est que ce sont les humains qui produisent. Jérôme Colombain: [17:17] Oui, non, mais je veux dire, seulement, si c'est fait seulement par un humain, mais c'est ridicule, mais ce sera un label bio, mais qui ne sera pas du tout un gage de qualité. Ça veut dire que le mec, il aura ramé, ça lui aura pris plus de temps, à l'arrivée, ce sera peut-être moins bien que ce qu'il aurait aimé faire, etc. Bruno Guglielminetti: [17:31] Puis Jérôme, qui va passer une éternité à côté d'un auteur pour voir que, oh, il n'a pas touché au Robert numérique ou je ne sais pas trop. Jérôme Colombain: [17:40] Voilà, on va lui mettre une caméra pour surveiller s'il respecte bien toutes les règles de l'écriture, etc. Non, c'est ça. Non, non, mais c'est un combat perdu d'avance. C'est un combat perdu l'avance et je pense qu'il faut accepter quand on lit un livre de se dire qu'il y a des passages qui ont été générés par l'IA, c'est pas un scandale, le scandale c'est si vraiment l'auteur n'a rien compris à ce qu'il a écrit, là il y a un problème. Bruno Guglielminetti: [18:06] Voilà, Jérôme Colombain: [18:07] Là il y a un problème. Bruno Guglielminetti: [18:07] Parce que tant qu'il est porteur de son propos, Jérôme Colombain: [18:10] Exactement, on s'entend c'est la responsabilité l'intention. Bruno Guglielminetti: [18:15] La responsabilité oui, puis un livre qui serait complètement écrit par l'IA il a quand même mis un prompt au début puis il a quand même choisi vers où l'IA allait partir Donc, il y a un début de responsabilité. Après, il y a un geste de le prendre et de l'envoyer à un éditeur. Jérôme Colombain: [18:31] Après, bon... Bruno Guglielminetti: [18:32] Non, non, mais je vais à la base. Non, mais ouais. Jérôme Colombain: [18:35] On est peut-être un peu naïfs. C'est-à-dire que nous, on voit ça uniquement pratiqué par des gens honnêtes. Mais il y a des escrocs qui vont faire des saloperies. C'est évident. Des fraudeurs, des plagieurs. Bruno Guglielminetti: [18:48] Tu parles de ceux qui détroussent les pauvres gens avec des armes sur Internet, là? Jérôme Colombain: [18:53] Par exemple, par exemple. Enfin, bon, voilà, gros dossier, c'est super intéressant parce que ça remet en cause, c'est à la fois très pointu, c'est la littérature, bon, ça ne concerne qu'un petit milieu, mais non, pas du tout, en fait, ça va vraiment bien au-delà, je pense. Bruno Guglielminetti: [19:06] Jérôme, si tu me permets, parce que j'ai l'impression que c'est le genre de sujet qui va intéresser les gens, si vous nous regardez, je ne vous pas, sous la vidéo sur YouTube, laissez vos commentaires. C'est pas votre point de vue. Comment vous réagissez par rapport à ça? Évidemment, si vous nous écoutez sur des plateformes audio, envoyez un courriel, laissez un message en dessous. Mais moi, je serais curieux de savoir ce que pensent les gens qui nous écoutent. Jérôme Colombain: [19:31] Dites-nous ce que vous pensez de tout ça. Absolument. Jérôme Colombain: [19:37] Bruno, une avalanche de nouveautés cette semaine. Non pas du côté de... Alors s'il y a un peu d'intelligence artificielle, mais il y a surtout du matériel. C'est du côté de chez Meta. C'était Meta Connect, donc c'est la grand messe annuelle de Meta. Et ils ont déballé plein de trucs, plein de trucs assez spectaculaires, et notamment un modèle de... Alors des lunettes, c'est essentiellement des lunettes connectées, mais il y en a de toutes les sortes. Je ne sais pas si on va pouvoir tout passer en revue, Mais on peut commencer par le plus spectaculaire qui sont les Meta VR Glasses. Et ça, c'est un produit complètement nouveau. Ce n'est pas des lunettes style Ray-Ban comme on connaît jusqu'à maintenant. Ça ressemble un peu plus à un casque de réalité virtuelle. Ce serait en fait une espèce de Vision Pro super light, super allégée. Tu as vu ça? Bruno Guglielminetti: [20:23] 100 grammes. Jérôme Colombain: [20:24] Oui. Bruno Guglielminetti: [20:25] On parle de seulement 100 grammes. C'est assez léger. Si tu compares ça au bon vieux casque de VR qui ont filé à travers les années, là, c'est vraiment pas grand-chose. Cependant, mais là, c'est moi qui en demande plus, ce qui m'avait déçu quand j'ai vu les gens les mettre, parce qu'il y avait Zuckerberg et il y avait un collègue à lui qui les portait sur la scène, mais il y a eu une vidéo auparavant où on voyait différentes personnalités les porter. Et systématiquement, moi, ce qui m'embêtait, c'était de voir le fil qui pendait après la lunette pour aller avec le petit boîtier qui a t'accroché. On s'entend, c'est la première génération. Mais c'est quand même intéressant. Jérôme Colombain: [21:11] Mais là, il y a un fil, il y a toujours un câble. Bruno Guglielminetti: [21:14] Oui, oui, oui. Jérôme Colombain: [21:14] Oui, oui, c'est ça. Bruno Guglielminetti: [21:16] Mais on s'entend, c'est la première génération, mais je trouve ça quand même intéressant parce que c'est probablement le premier casque d'OVR qui est vraiment aussi portable, dans le sens de, pour mettre sur son nez et le garder longtemps, que pour voir le train balai dans sa vie de tous les jours, notamment si vous prenez l'avion, le train ou les services de transport en commun, c'est possible d'avoir ça et de ne pas avoir l'air d'un extraterrestre. Jérôme Colombain: [21:42] Alors il faut rappeler que Meta a quand même une certaine expertise dans ce domaine puisque avec les casques Oculus mais là on est sur quelque chose de beaucoup plus léger et en même temps, l'ambition c'est vraiment de faire un casque de réalité virtuelle réalité augmentée donc on est relativement isolé mais on peut voir un peu sur les côtés et moi ça me rappelle beaucoup beaucoup, les produits de la marque française Lynx cette startup que voilà une startup française qui avait fait des trucs très innovants, Et je pense qu'on ne le saura jamais, mais comme je sais qu'il y a eu des passerelles entre Meta et Lynx, je ne sais pas. Ce n'est pas une information, c'est une question, mais est-ce qu'il n'y aurait pas une espèce de filiation entre les deux ? Bruno Guglielminetti: [22:24] Il y avait TCL il y a un an ou deux qui avaient été dans ce contexte, dans un sens-là. Jérôme Colombain: [22:29] TCL a présenté pas mal de choses sur les salons, des trucs assez intéressants. Et donc, en fait, il y a des écrans à l'intérieur, c'est des écrans 5K. On est immergé on peut regarder des films on peut faire des trucs de travail il y a des jeux etc il y a Meta AI, bien entendu donc on peut poser des questions et il y a Muse on va parler de Muse dans un instant puisque Muse t'amuse beaucoup je le sais et, tu t'amuses beaucoup avec Muse donc ça fonctionne avec des gestes de la main ça reconnaît les gestes de la main comme les casques Oculus plus le regard ça peut pointer ça peut détecter ton regard à savoir ce que tu vises pour pointer, comme sur le Vision Pro d'Apple, en fait. Bruno Guglielminetti: [23:12] Oui. Jérôme Colombain: [23:12] Voilà. Bruno Guglielminetti: [23:12] Mais d'ailleurs, c'est très, pas dans l'apparence, mais dans le service, dans l'usage, c'est très près du Vision Pro. Jérôme Colombain: [23:19] C'est très près du Vision Pro, tout à fait. Bruno Guglielminetti: [23:21] Une fraction du prix. Jérôme Colombain: [23:22] Tu te demandes si ce n'est pas le Vision Pro réussi, en fait. Bruno Guglielminetti: [23:27] Ben, oui. Je pense que ta question, elle est... Jérôme Colombain: [23:29] Sans doute moins ambitieux, sans doute moins quali en termes de qualité d'image, etc. Bruno Guglielminetti: [23:34] Oui, on arrive à la même chose, là. Jérôme Colombain: [23:35] Oui. 1 300 dollars, prix annoncé. Bruno Guglielminetti: [23:40] C'était combien Vision Pro ? Jérôme Colombain: [23:41] 4 000. Oui, exactement. Bruno Guglielminetti: [23:43] Non, non, mais c'est fou, Jérôme Colombain: [23:45] Là. Ce n'est pas le même univers. Bruno Guglielminetti: [23:46] Beaucoup plus accessible. Jérôme Colombain: [23:48] Et ça va sortir au printemps de l'année prochaine, au printemps 2027, donc ce n'est pas tout de suite. Bruno Guglielminetti: [23:52] Ça, c'est lors de ton deuxième ou troisième voyage aux États-Unis. Je garde le calendrier, là, c'est ça. Jérôme Colombain: [24:00] Oui, si tu veux. D'accord. Bon, à part ça, alors il y a eu d'autres lunettes, d'autres lunettes qui ont été annoncées il y a les on parlera après du petit du petit Tamagotchi là du petit pendentif, les audio Ray-Ban Meta alors ça c'est pas mal il faut en parler c'est quoi c'est des lunettes qui n'ont pas d'écran à l'intérieur, et qui n'ont pas non plus de caméras. Alors que jusqu'à présent, les Ray-Ban Meta avaient des caméras. Mais on sait que ça pose un peu des problèmes. Ça commence à coincer tous azimuts. En France, il y a des enquêtes judiciaires maintenant ouvertes, pas contre les lunettes. Et Dieu merci, et j'espère qu'on ne va pas remettre en question le produit, mais qu'on remet en question les actions des espèces de dégénérés qui font des choses qu'ils ne devraient pas faire. En l'occurrence, ils vont dans la rue, ils draguent très lourdement des jeunes filles et ils diffusent ça sur Internet, sur les réseaux, sans leur demander leur avis. Donc oui, attrapez-les, sanctionnez-les, mais laissez les lunettes tranquilles. Et là, quand même, Méta, sachant qu'il y avait un bad buzz qui arrivait, ils se sont dit, on va en sortir une paire, mais sans caméra, en fait. Bruno Guglielminetti: [25:07] Mais avec tout le reste. Jérôme Colombain: [25:08] Mais avec tout le reste. Bruno Guglielminetti: [25:09] Et plus l'audio a augmenté. Et ça, j'avoue que je trouve ça intéressant parce qu'ils sont carrément en train de rentrer dans les reins d'un produit qui a été mis sur le marché il y a environ deux ans par leur partenaire fabricant de lunettes, je pense, c'est l'heure les Cetica, où ces gens-là ont mis sur le marché, en Europe, ça fait quoi? Ça fait un an, vous avez ça? Les nuances audio. Jérôme Colombain: [25:31] Les nuances audio. Oui, mais les nuances audio, elles sont plus orientées quand même sur l'amplification des conversations, etc. Ce n'est pas exactement le même usage. Bruno Guglielminetti: [25:41] Non, quand ça a été présenté cette semaine, tu le voyais par le témoignage de la dame qui l'utilisait. Elle disait, puis je trouve qu'ils sont avancés drôlement parce que SILOR et SITICA, ils disent que c'est une aide à l'audio, mais la façon que c'était présenté lors du MetaConnect, écoute, on n'était pas loin de dire que c'était une prothèse auditive. Et avec le témoignage de la dame, oui, mais ça prend des… J'ai hâte de voir la certification qui va avec ces lunettes-là parce que ça prend des autorisations pour dire que c'est une prothèse. Jérôme Colombain: [26:13] Une prothèse. Bruno Guglielminetti: [26:13] C'est presque une prothèse. Jérôme Colombain: [26:15] Oui, c'est moins gênant, on va dire, socialement, que d'avoir un petit appareil dans l'oreille. Bruno Guglielminetti: [26:20] On s'entend, mais l'utilisation du terme, on est en train de le comparer à une prothèse auditive, alors que les gens d'Apple, les gens de Google, avec leurs petites oreillettes, ont bien fait attention de jamais dire que c'était une prothèse, que ça ne pouvait jamais remplacer cet outil-là, parce qu'ils savent qu'ils sont méchants, le B médical, qui vont les rattraper. Alors là, de voir MetaConnect présenter ça, avec le témoignage de la dame qui est en train de perdre l'usage de son audition, c'était, tu dis, ouais, et c'est vrai. Dans la plupart des cas, que ce soit les bonnes vieilles lunettes, S.L.R. de S.E.T.I.K.A. Ou les nouvelles de Meta, je pense que ça va faciliter grandement la vie de, Jérôme Colombain: [27:11] Je pense que c'est 2 milliards. Bruno Guglielminetti: [27:13] De personnes qui ont des problèmes Jérôme Colombain: [27:14] Avec et puis il y a une nouvelle version qui se prépare, qui avance, qui arrive et je peux même te dire, je pourrais te reparler la semaine prochaine en principe si tout va bien. Bruno Guglielminetti: [27:24] Tellement ça arrive Jérôme Colombain: [27:27] Ça arrive tellement que normalement je vais aller découvrir ça la semaine prochaine, il va y avoir une présentation je te raconterai ça Alors, pas là. Là, en ce qui concerne les Ray-Ban, les audios Ray-Ban Meta, qui ne sont pas les nuances audio, ce n'est pas exactement la même application. L'idée, en fait, et je trouve que c'est très malin parce qu'ils se sont aperçus que la killer app des lunettes connectées Meta, ce n'était pas forcément la caméra. Il y a la caméra, bien sûr, mais c'est surtout ces écouteurs qui remplacent avantageusement, tout bêtement pour passer des appels téléphoniques, ça remplace les écouteurs que tu te mets dans les oreilles. Il y a des gens qui n'aiment pas avoir les écouteurs dans les oreilles. Et puis voilà là tu les as sur les yeux donc en fait la première fonction ça va être ça c'est écouteurs sans fil, pour les appels téléphoniques pour écouter aussi des contenus des podcasts écouter des podcasts avec des Ray-Ban Meta écouter mon. Bruno Guglielminetti: [28:20] Numérique avec des Ray-Ban Jérôme Colombain: [28:21] Meta écouter mon numérique écouter mon carnet avec des Ray-Ban Meta écouter aussi de la musique du guidage GPS quand tu es en voiture ou en moto ou en vélo tout ça en plus c'est des lunettes sur lesquelles tu peux mettre des verres correcteurs et puis il y a plein de c'est là où leur partenariat avec Essilor Luxottica est intéressant, c'est qu'ils arrivent à faire des lunettes qui sont esthétiques, avec plein de modèles, jolis, plein de formes, très fashion, etc. Voilà, ça va démarrer à 349 euros. Il n'y a pas la caméra qui, effectivement, n'est pas, sans doute, pour beaucoup de gens, le produit vraiment dont ils ont besoin. Bruno Guglielminetti: [28:57] Non, c'est ça. Mais quand je te disais qu'ils sont en train de rentrer dans les côtes de Seller Vusetica, c'est ça. C'est qu'ils arrivent à quelque chose qui est encore plus intéressant que SLR et SETICA. Alors, moi, j'avoue que c'est plutôt payer 1000 $ pour la paire de nuances audio puis de payer 350 $ pour un truc de méta. Je pense qu'il y a des gens qui vont réfléchir deux fois. Jérôme Colombain: [29:22] Oui, oui, oui, peut-être, peut-être. Mais je ne sais pas, tu es sûr qu'il y a cette fonction d'amplification sur les audios? Bruno Guglielminetti: [29:30] Tout à fait. Jérôme Colombain: [29:31] Ah, d'accord. Bruno Guglielminetti: [29:33] Probablement que ça utilise la même technologie, sauf qu'ils n'ont pas le droit de le dire parce que tu ne vas pas réinventer un système de positionnement. Mais l'idée là-dedans, c'est que tu vas amplifier le signal des gens que tu vois. Si tu fais ton choix, ça se contrôle par ton application sur ton téléphone. Jérôme Colombain: [29:48] D'accord. Donc ça, c'est les audios parce que moi j'ai fait la liste là mais on s'en mêle les pinceaux c'est fou. Bruno Guglielminetti: [29:57] Le nombre de modèles différents qu'ils ont Jérôme Colombain: [29:59] Ouais puis le nom les noms sont pas terribles pas très faciles à, retenir donc ça c'est les audio Ray-Ban Meta à partir de 349 euros et il y a aussi les Ray-Ban Meta c'est à dire la même chose mais avec la caméra et là c'est pareil alors ça c'est pas nouveau mais ils sortent des nouveaux modèles etc ça démarre à 450 euros et c'est pas terminé, il y a les Meta Ray-Ban Display, ça c'est le modèle qui est déjà sorti c'est celle qui en plus ont l'écran à l'intérieur on est d'accord. Bruno Guglielminetti: [30:29] Mais c'est drôle parce que c'est celle dont on parle le moins Jérôme Colombain: [30:33] Ouais parce qu'elles n'étaient pas disponibles et la nouveauté c'est qu'elles arrivent chez toi et chez moi elles n'étaient qu'aux Etats-Unis. Bruno Guglielminetti: [30:40] C'était uniquement disponible aux Etats-Unis et ils n'arrivaient pas à répondre à la demande et donc c'était la bonne nouvelle de la présentation en disant ben là on a augmenté la production et ça sera disponible. Jérôme Colombain: [30:50] Donc, ça arrive au Canada, au Royaume-Uni, ça sera déjà là, chez toi, et chez nous en France, le 13 octobre. Voilà. Et là, tout ça, c'est toujours des lunettes qui sont fabriquées avec Acidor Luxottica, sur lesquelles on peut mettre des verres correcteurs. On peut mettre des verres correcteurs polarisants, c'est-à-dire qui foncent au soleil. Donc, c'est des vraies lunettes, quoi. C'est vraiment top. Ça démarre à 300 euros. Et là-dedans, il y a l'assistant EIA et il y a notamment le fameux Muse dont tu vas nous parler, Bruno. Bruno Guglielminetti: [31:27] Ah, mon nouvel ami. Jérôme Colombain: [31:29] Apparemment, mais qu'est-ce que c'est que ça ? T'es in love avec Muse, hein ? T'es tombé en amour. Bruno Guglielminetti: [31:33] Non, non, non. T'es tombé en amour. Je reste quand même critique par rapport à ça, mais Muse, donc, c'est ça. Jérôme Colombain: [31:38] On peut être en amour et critique, hein ? Bruno Guglielminetti: [31:41] Ça dépend. En tout cas, en ce qui concerne MUSE, MUSE, c'est un agent personnel. D'ailleurs, les gens de META le positionnent, le positionnaient cette semaine pendant la présentation comme un super agent intelligent. On est vraiment en train de positionner comme le supra-agent que tu vas utiliser dans ta vie, qui t'aide à organiser ta vie, qui t'aide à… Oui. Jérôme Colombain: [32:07] Pardon, j'ai la fâcheuse habitude de t'interrompre, mais c'est juste l'agence, c'est-à-dire que ce n'est pas seulement un chatbot, c'est un truc qui peut vraiment faire des choses. Ça va plus loin que le simple chatbot que tu interroges comme ça en posant des questions. Bruno Guglielminetti: [32:20] Oui, et puis se basant sur leurs milliards d'utilisateurs de l'écosystème, que ce soit Facebook, que ce soit Instagram, à la limite, on peut mettre WhatsApp là-dedans. Ce qui est fort de la part de Meta, c'est que c'est la première fois probablement que des millions, des centaines de millions de gens vont avoir la possibilité d'avoir entre leurs mains un agent. La plupart des gens ont tous été sur Cloud, sur Meta et à la limite. Jérôme Colombain: [32:49] Et encore, ceux qui utilisent vraiment les agents, moi j'avoue, je le confesse, petite parenthèse, mais je suis un peu désespérant parce que les promesses sont énormes et je n'utilise pas vraiment d'agents parce que, j'ai trop peur au niveau données personnelles. Bruno Guglielminetti: [33:06] Ça dépend, oui, justement, mais ça dépend de la disposition que tu as par rapport à ces outils-là. Mais je veux juste revenir à ce que je disais, puis on va faire une petite thérapie avec toi dans un instant sur ta crainte des agents IA. Mais donc, c'est ça. Donc, la grande majorité des gens qui sont dans l'écosystème de méta, ils ont utilisé des robots conversationnels, donc des chats GPT ou des cloud ou des méta AI. Ça s'arrêtait là. Ils posaient une question, ils avaient une réponse. Là, on les amène, on leur propose sous une bouille assez intéressante. Ça a l'air d'un gros toutou. Muse, tu télécharges ça. Ah, il est sympathique. Si tu prends du temps, tu peux le personnaliser un peu. Mais après, ce que tu te rends compte, c'est qu'il est toujours en train de te demander qu'est-ce que je peux faire pour t'aider. Jérôme Colombain: [33:52] Ah oui. Bruno Guglielminetti: [33:53] Mais ce n'est pas juste ça. Il t'amène, est-ce que tu veux que je fasse ça? Est-ce que tu veux que je fasse ça? Par jour, il m'amène au moins cinq propositions de choses. Jérôme Colombain: [34:02] Il a été lancé avant la présentation, mais chez toi au Canada, je revenais de Chine à ce moment là et tu m'as dit tiens si tu passes au dessus du Canada tu peux pouvoir tester le news ce qui était doublement idiot mon cher ami parce que je ne passe pas au dessus du Canada pour revenir de Chine je passe dans l'autre sens je me. Bruno Guglielminetti: [34:24] Suis dit si le pilote se trompe Jérôme Colombain: [34:25] De côté et deuxièmement ce n'est pas parce que tu passes en avion au dessus du Canada là que tu peux télécharger, enfin je pense pas mais bref, toi tu l'as installé depuis plus d'une semaine. Bruno Guglielminetti: [34:37] Oui, ça fait une bonne semaine. Et c'est ça. Et donc, dans l'usage, je l'utilise, et je me rends compte que je l'utilise vraiment comme second, comme assistant. Va me chercher telle information, va vérifier tel truc. Va me chercher un café. Oui, ben non, je ne suis pas encore rendu là. Ça va prendre quand même des bras. Et ça, ça prend un petit volet humanoïde. Mais donc, Muse est vraiment proactif par rapport à l'expérience. Et je pense que c'est ça qui va plaire aux gens. Parce que tu dis… Donc, Jérôme Colombain: [35:10] Tu le télécharges sur ton ordi ou sur ton smartphone, c'est ça? Bruno Guglielminetti: [35:13] Il y a différentes façons de le faire. Les premières accessibilités, c'était les applications sur les téléphones, iPhone ou Android. Et puis après, évidemment, il y a une version pour le web. Et récemment, ils ont lancé la version, ça fait quelques jours, la version pour Mac. Et ce que Mark Zuckerberg annonçait cette semaine, c'est que, puis il faut savoir ça, MUSE, pour chaque MUSE qui est téléchargé et qui est utilisé, il y a un ordinateur virtuel qui existe dans l'info-énergie de Meta, qui est sécurisé et Meta a aucun, c'est ce qu'ils nous disent, Meta a aucun accès à l'information qui est là-dessus. Donc, Muse a son petit ordinateur et donc, quand tu lui donnes des tâches à faire, genre aller sur Internet puis aller chercher des informations, Muse s'en va sur son ordinateur et fait le travail. Mais ce qui est nouveau sur le Mac, c'est que maintenant, depuis quelque chose comme 48 heures, Muse peut utiliser ton ordinateur. Jérôme Colombain: [36:17] OK, donc là, tu fais rentrer META sur ton ordinateur, mais dans les très fonds de ton ordinateur. Bruno Guglielminetti: [36:21] Non, mais tu fais rentrer MUSE. Oublie META, là, tu fais rentrer MUSE, qui est normalement sécurisé, parce que le seul lien qu'il y a, c'est son ordinateur. Mais ce que ça te permettrait de faire, par exemple, et moi, je vais l'essayer la semaine prochaine, je vais le mettre là-dessus, parce que c'est tout nouveau, là. Ça va être de carrément faire des tâches que, normalement, moi, je ferais sur mon ordinateur. Et je vais dire, ben, vas-y, fais ça. Et puis, il va utiliser mes logiciels, mon compte. Mon compte est déjà ouvert, peu importe le service. Il va se rendre là. Il va faire du montage, par exemple, faire de l'édition, faire de la correction, aller chercher des images pour alimenter la publication sur mon carnet. Et donc, tu lui dis ça, puis il le fait à partir de ton ordinateur ou du sien. C'est à toi de choisir. Et tout ça pour dire que c'est la première fois que les gens vont avoir aussi facilement accès aux possibilités d'un agent IA parce que si tu regardes, si tu penses à Cowork ou Cloud Code, c'est des agents IA, mais il faut que tu te fentes la tête pour leur dire qu'est-ce que tu veux. Il n'y a rien de proactif là-dedans. Tandis que Muse, lui, il est « Est-ce que tu voudrais que je fasse ça? Est-ce que tu voudrais que je fasse ça? Est-ce que ça t'aiderait si je faisais ça? » Écoute, c'est 5-6 propositions par jour et moi, j'ai été surpris sur des trucs. « Ah oui, ça, ça pourrait être intéressant. Va donc préparer ça. Jérôme Colombain: [37:40] » D'accord. Mais donc, tu lui as filé ton ordi open bar, quoi. Tu lui as donné accès à tes e-mails, à tes dossiers, tout ça. Bruno Guglielminetti: [37:48] Non, parce que là, c'est Muse qui travaille sur son ordinateur. Et ce que je te dis, c'est que la semaine prochaine, je vais lui donner accès à mon ordinateur. Donc, tu vas à Sautelpa. Oui, d'accord. Alors, si je ne réponds pas la semaine prochaine, quand ils se tentent de me contacter, parce que Muse va avoir décidé qu'on ne se parle plus. Jérôme Colombain: [38:04] Voilà, exactement. Il va analyser les audiences. Tu sais, je crois que non, le truc avec Jérôme, ce n'est pas terrible. tu devrais arrêter. D'ailleurs, j'ai coupé, j'ai supprimé tous les rendez-vous et j'ai déconnecté. Bruno Guglielminetti: [38:15] Ou mieux encore, je ne suis pas surpris de voir la face de Muse à ma place la semaine prochaine. Jérôme Colombain: [38:20] Ah, pourquoi pas. Non, mais je suis sûr qu'il ne dira pas ça parce que c'est tout le contraire. Bon, donc tu seras en plus très heureux d'apprendre que Muse arrive dans un petit device, un petit appareil. Ah oui. Et ça aussi, ils l'ont annoncé cette semaine. Donc, c'est le Muse Charm. Bruno Guglielminetti: [38:36] C'est un petit médaillon. Jérôme Colombain: [38:38] Un petit médaillon. Bruno Guglielminetti: [38:39] Qui arrive avec son écran, mais aussi sa caméra, et qui permet donc pour les gens qui n'ont pas sous la main leur téléphone, j'en connais peu, ça va être bon pour les grands-mères et les grands-pères d'un certain âge qui n'ont pas de téléphone cellulaire, tu vas pouvoir leur donner ça dans les mains. Et donc, lui, il va pouvoir... Jérôme Colombain: [38:57] Ils vont pouvoir faire mumuse avec muse. Bruno Guglielminetti: [38:59] Exactement. Jérôme Colombain: [39:00] Mais bon, ça rappelle furieusement les tentatives qui ont eu lieu à droite et à gauche que ce soit moi. Bruno Guglielminetti: [39:09] Je pensais à ce que OpenAI veut Jérôme Colombain: [39:11] Faire et ce que OpenAI veut faire absolument c'est ça qu'ils veulent faire c'est exactement ça donc ils les ont ils les ont doublés ils ont doublé ouais ouais bon avec c'est amusant d'avoir ça, Cela dit, alors MUSE n'est pas disponible chez nous en France. Comme beaucoup de choses d'ailleurs. Comme beaucoup de choses. Bruno Guglielminetti: [39:28] Mais vous avez du vin et du fromage. Jérôme Colombain: [39:31] Ça va, moque-toi de nous. Bon, voilà, donc c'est un peu désespérant. Bruno Guglielminetti: [39:38] Permets-moi, Jérôme, d'être quand même un peu critique par rapport à MUSE. La semaine dernière, quand je l'utilisais, à un moment donné, MUSE me propose, est-ce que tu veux faire le test d'une nouvelle fonction? Et il y a peu de gens qui pouvaient l'utiliser parce que je ne sais plus si c'est offert parce qu'il y a eu un scandale, mais on m'a offert donc la possibilité d'utiliser Muse pour contacter des services à la clientèle. Mais là, le problème, c'était que le service était uniquement disponible aux États-Unis. Donc, il aurait fallu que je téléphone à un commerçant ou à une ligne aérienne aux États-Unis. Je n'avais rien à faire là-dedans. Mais ce que ça faisait, c'était que sa téléphone, par exemple, je ne sais pas moi, tu veux négocier ton contrat de téléphone mobile, alors tu dis à Muse, on va re-négocier mon contrat de téléphone. Et là, Muse part, contacte les gens du service. Jérôme Colombain: [40:31] Ils vont être contents chez Oran. Bruno Guglielminetti: [40:33] Et là, ils avaient une mission, c'est de faire baisser les prix. Jérôme Colombain: [40:35] Mais tu ne crois pas s'il vient dire, mais moi, ça fait un an que je me dis, bon, je n'ai pas le bon forfait, il faut que je m'en occupe, que je refasse les calculs et tout. Mais oui, trop bien. Bruno Guglielminetti: [40:43] Mais attends, Muse. Il y a même quelqu'un qui a donné l'admission à MUSE. Jérôme Colombain: [40:47] Ils vont mettre un anti-MUSE de l'autre côté et puis ça va négocier dur. Bruno Guglielminetti: [40:50] Oui, mais là, pour le moment, c'est un peu transparent, mais MUSE, bientôt, devrait avoir son numéro de téléphone et son adresse courriel. Donc là, ça va être assez la reconnaissance. Jérôme Colombain: [41:01] Et tu as vu que, par contre, MUSE s'est fait bloquer par Amazon. Bruno Guglielminetti: [41:04] Oui, exactement. Mais ça, c'est un autre truc. Mais je veux juste terminer ma petite histoire. Donc, l'idée, c'était que tu demandais à MUSE de contacter des services de la clientèle et eux, MUSE, partaient. Ce qu'on s'est rendu compte, c'est qu'effectivement, Effectivement, Muse était capable de le faire, mais il y avait tellement trop de demandes qu'ils ont sous-traité à un centre d'appel Jérôme Colombain: [41:22] Avec des vrais gens. Bruno Guglielminetti: [41:23] Et donc c'était des humains qui prenaient la commande et c'est eux qui téléphonnaient mais là évidemment, bon, un, ça veut dire que Muse n'arrivait pas à répondre à la demande et c'était présenté comme test et puis encore plus embêtant c'est qu'il y avait des un tiers à qui tu n'as pas autorisé aucun accès à tes données, qui lui, pouvaient avoir des informations sur ton compte téléphonique tes informations privées pour te brancher je vois, Jérôme Colombain: [41:48] C'est là où ça dérape C'est là où ça dérape. Bruno Guglielminetti: [41:53] Ils ont fait un mande honorable. Ils ont dit oui, c'est vrai, mais c'est un test. Et puis, j'en ai plus entendu parler de cette affaire-là. Jérôme Colombain: [42:00] C'était le turc mécanique. Tu crois que c'est la machine qui travaille, mais en fait, c'est un humain qui travaille derrière. Juste pour Amazon, parce que le but du jeu, c'est qu'ils puissent aussi, par exemple, faire des achats ou chercher en tout cas des produits sur Amazon. Et Amazon s'est retrouvé avec un afflux de connexions venant de Muse qui n'étaient pas, qui ne répondaient pas aux bonnes normes de sécurité. Du coup, ils ont tout bloqué. Bruno Guglielminetti: [42:22] Ils sont cons, parce qu'entre-temps, il y a Meta a négocié avec Walmart, qui est comme le compétiteur d'Amazon, et Walmart dit « Oh, Jérôme Colombain: [42:29] Mammus, viens chez nous! Bruno Guglielminetti: [42:31] » Walmart a signé, Shopify a signé, c'est quand même des millions de commerces, PayPal a signé avec eux, Best Buy a signé avec eux. Je pense qu'Amazon, à un moment donné, vont revenir un peu sur leur décision. Jérôme Colombain: [42:45] Intéressant parce qu'en tout cas, il marque des points. Avec les lunettes et avec Muse qui bat les records, plus que ChatGPT en téléchargement et en utilisateur. Donc, bon point pour Meta. Bruno Guglielminetti: [42:57] Mais j'attends qu'il arrive en France un jour pour t'entendre de... D'être stirabbé à ton tour Jérôme Colombain: [43:04] Non mais là tu m'as un peu tu m'as donné envie en tout cas mais repart au dessus du Canada ouais je vais revenir on est un peu à la bourre parce que t'as une super émission à enregistrer dans quelques minutes bah. Bruno Guglielminetti: [43:16] Ils nous attendent Jérôme Colombain: [43:17] Mais oui donc est-ce qu'on prend trois minutes quand même pour parler de de Jérôme Colombain: [43:22] l'IA les petites news de l'IA allez. Bruno Guglielminetti: [43:24] Vas-y je t'écoute Jérôme Colombain: [43:28] Sam Altman et Dario Amodei devant les Nations Unies qui sont allés redire que oui, l'IA, c'est grave et qu'il faut s'arrêter, il faut ralentir, etc. Donc voilà, ils en appellent à une coopération internationale et ils demandent un cadre mondial pour encadrer les risques liés à l'IA. Et c'est la première fois qu'ils vont quand même s'exprimer comme ça publiquement devant l'ONU. On va encore se faire taxer de complotistes ou de je ne sais pas quoi, mais voilà, c'est très bien. Ils nous alertent sur les risques possibles de l'intelligence artificielle et puis surtout, si on met en place une réglementation au niveau mondial, et quelque chose qui va fixer les choses, un cadre, c'est bien parce que c'est eux qui l'auront initié, ils seront prêts à y répondre et puis ceux qui ne sont pas dans la boucle, ils resteront dehors. Bruno Guglielminetti: [44:18] Sauf que Jérôme, le problème c'est que attention, attention, il faut ralentir mais qu'est-ce qu'ils font en même temps ? Jérôme Colombain: [44:27] Ils sortent des nouveaux modèles. Et oui, puis alors, c'est formidable parce que cette semaine, tous les deux, ils ont sorti des nouveaux modèles. Anthropic a sorti Cloud Opus 5.5, qui repousse encore les limites de ce qu'on pouvait faire avec Cloud Opus. Et Chad GPT a sorti lui aussi deux nouveaux modèles, GPT-6 Sol et GPT-6 Luna. Voilà, on ne va pas rentrer dans les détails, mais ils sont plus puissants. Les prix sont un peu en baisse aussi, ce qui, à mon avis, est complètement en trompe-l'œil parce que les prix, ils sont trop bas. Et un jour ou l'autre, ils vont remonter. on va se prendre ça comme les prix de l'essence chez nous nous on a le prix de l'essence tous les jours à la radio ou à la télé en ce moment, je pense que tu vois en 2030 ce sera et le token encore augmenté voilà et il y aura des micro-trottoirs Madame Michu qui est en train de oh mais quand même le token est beaucoup trop cher mais qu'est-ce qui se passe ça va être horrible, bon voilà allez j'accélère Bruno de quoi tu parles dans ton carnet cette semaine. Bruno Guglielminetti: [45:23] Écoute c'est simple après t'avoir parlé à toi il y a tout le reste de l'équipe de mon carnet qui vient nous rejoindre. Jérôme Colombain: [45:29] Ah, je peux venir? Bruno Guglielminetti: [45:30] Ben oui, oui, oui, non, je t'attends. On va faire une courte pause, puis après, tout de suite après, on retrouve tout le reste de l'équipe de mon carnet. Jérôme Colombain: [45:36] Je sais que je suis invité. Bruno Guglielminetti: [45:37] Ben, j'espère bien. Et donc, ça fait 10 ans cette semaine que mon carnet existe. Alors, je me suis dit, tiens, pour les Français qui nous écoutent, on va faire une grosse tête avec la bande de collègues pour revenir sur les 10 ans de la tech dans mon carnet. Jérôme Colombain: [45:51] Génial. Bruno Guglielminetti: [45:53] Le monde numérique nous parle de quoi cette semaine? Jérôme Colombain: [45:56] Monde numérique parle des détecteurs d'IA, ces fameux détecteurs d'IA qui peuvent dire si la littérature est authentique ou pas. Eh bien, écoute, moi, j'ai posé la question à un spécialiste, un Français. C'est la société Lucid AI et qui m'explique comment ça marche. Et il me révèle notamment des choses sur, en fait... Enfin, voilà, j'en dis pas plus, mais... Bruno Guglielminetti: [46:22] Tu nous obliges à t'écouter. Jérôme Colombain: [46:24] Voilà, je vous oblige à écouter. Non, mais on sera en plein dans l'actualité. Bruno Guglielminetti: [46:28] Voilà, voilà. Jérôme Colombain: [46:29] Merci, mon cher Bruno, pour cette rencontre hebdomadaire. Et puis, on se retrouve tout de suite dans ton carnet. Et puis sinon, la semaine prochaine. Bruno Guglielminetti: [46:38] La semaine prochaine. Salut. Jérôme Colombain: [46:39] Salut.
Numérique,Technologies,