Jérôme :
[
0:04] Alors là, il y a la pub, les milliards d'écrans publicitaires,
Jérôme :
[
0:08] le générique, tout ça, machin. Et on y va.
François :
[
0:12] Retrouvez Monde Numérique avec... Mais aussi avec...
Emmanuel:
[
0:18] Peut-être un jour, peut-être un jour. Il ne faut pas désespérer.
François :
[
0:22] Exactement.
Jérôme :
[
0:28] Monde Numérique, le grand débris. Cette émission est parrainée par FreePro, le meilleur de Free pour les entreprises. FreePro est un opérateur spécialisé pour les pros qui s'adresse à toutes les entreprises, les TPE, PME, mais aussi, on le sait moins, les grandes entreprises à travers les solutions experts, des solutions IT, cloud, télécom et cybersécurité spécifiques pour les directions techniques et informatiques. FreePro dispose d'experts de la connectivité et de la donnée. Là où ils mettent le paquet aujourd'hui, c'est dans l'accompagnement personnalisé des clients via des équipes dédiées présentes dans une dizaine de villes. FreePro, c'est un peu comme ce podcast, sérieux sans se prendre au sérieux. Leur objectif, c'est de bousculer l'ordre établi sur le marché du B2B comme ils l'ont fait dans le grand public avec un crédo, simplicité et innovation. Pour en savoir plus, rendez-vous sur freepro.com et merci à FreePro de soutenir Monde Numérique. C'est parti pour le grand débrief de Monde Numérique. Chaque mois, on passe en revue l'actu tech du mois écoulé en podcast audio et en vidéo sur la chaîne YouTube de Monde Numérique avec des pointures du secteur. J'ai le plaisir d'accueillir, comme chaque mois, François Sorel, mon camarade de BFM Business Tech & Co. À Paris, ici même. Salut François.
François :
[
1:52] Salut Jérôme. On est à quoi aller un kilomètre à vol d'oiseau ? Mais on aime bien la visio. Donc c'est pour ça, on reste comme ça. Ça va mon grand ?
Jérôme :
[
1:59] Ça va très bien. Alors notre camarade Bruno, qui d'habitude nous rejoint depuis Montréal, il a un empêchement cette semaine malheureusement. Parce qu'il y a un gros truc d'intelligence artificielle à Montréal. Donc il a la tête sous l'eau, il m'a dit « Désolé, je ne peux pas venir ». Mais j'ai trouvé, non pas un remplaçant, mais une guest star un petit peu, qui est avec nous aujourd'hui, c'est Emmanuel Torregano. Salut Emmanuel.
François :
[
2:21] Évidemment Emmanuel Torregano.
Jérôme :
[
2:22] Bonjour, merci d'avoir invité.
François :
[
2:25] La classe de la tech incarnée, quand même.
Emmanuel:
[
2:27] C'est gentil.
François :
[
2:28] Ça fait plaisir.
Jérôme :
[
2:29] C'est pareil, il est comme nous, c'est un vieux de la vieille.
Emmanuel:
[
2:32] C'est ça qu'il faut dire.
Jérôme :
[
2:33] Surtout. C'est surtout ça. Il y a toujours de l'ancien.
Emmanuel:
[
2:37] Il y a un passif après un passé. Oui, exactement.
Jérôme :
[
2:39] Voilà, ancien journaliste tech au Figaro, et puis surtout, aujourd'hui, créateur et directeur de Electron Libre, qui est un média pour les professionnels sur le numérique et la culture. C'est ça, Emmanuel ?
Emmanuel:
[
2:50] Tout à fait, exactement.
Jérôme :
[
2:52] OK. Donc, on a tout dit. Bon, merci les amis d'être là. Ce mois-ci, il s'est encore passé plein de choses plutôt intéressantes. Et d'abord, Apple, avec la sortie de l'iPhone, ce nouvel iPhone R ultra fin. Est-ce que ce sera un succès ou pas ? On parlera aussi un petit peu peut-être des AirPods avec cette innovation qui a l'air sympa, qui est la traduction instantanée. Et puis, derrière cette traduction instantanée, je ne sais pas si vous avez vu, j'y reviendrai, ça y est, il y a une espèce de déterrage de l'âge de guerre. Apple part en guerre contre le DMA, le règlement européen. Donc je vais vous interroger là-dessus, j'espère que vous êtes chauds. Et puis on va s'intéresser aussi aux annonces de méta, une nouvelle paire de
Jérôme :
[
3:31] lunettes, donc les premières lunettes à réalité virtuelle et à intelligence artificielle. Et puis on parlera d'IA bien entendu, d'autant plus qu'Emmanuel tu as les mains dans le cambouis en matière d'intelligence artificielle, tu as fait plein de trucs intéressants toi-même, donc j'aimerais bien qu'on puisse en parler également. C'est parti !
Jérôme :
[
3:51] Bon, ce n'est pas tous les mois qu'on a à la fois une keynote Apple, une keynote méta et puis le tout venant de tout ce qui fait notre bonheur au quotidien, toutes ces actes du tech. Je vous propose qu'on commence par Apple, les amis, et puis surtout par cet iPhone Air peut-être que tu nous as montré, Emmanuel. Donc, tu as craqué pour cet iPhone pas comme les autres, qui est le premier iPhone ultra fin d'Apple. C'est pas le premier sur le marché parce que Samsung a déjà sorti un ultra fin, et bon voilà c'est intéressant évidemment qu'Apple se mette également dans ce truc là quel est ton ressenti, qu'est-ce que tu en penses, il vaut le coup ce truc là parce que est-ce que c'est pas un peu un iPhone au rabais malgré tout ?
Emmanuel:
[
4:34] C'est la grande question alors très franchement moi au début j'étais parti pour prendre le 17 Pro Max avec toutes les enluminures qui vont avec parce que je fais de la photo et que j'avais déjà le 15 donc voilà, Pro Max avec les trois, enfin bon bref tout ça et donc je m'étais dit, écoutez c'est très simple je vais faire l'upgrade en passant directement au 17 Pro Max, et puis il s'est passé quelque chose, il s'est passé une rencontre en fait j'ai rencontré le iPhone Air, et là je me suis dit, non mais je suis complètement à côté de la plaque, oui je suis ce qu'on appelle power utilisateur sur un iPhone et toutes ces choses là oui j'utilise parfois les zooms sur mon téléphone pour avoir la vue du haut de la tour Eiffel ça peut m'arriver, oui j'ai besoin d'une machine qui soit puissante parce que je fais fonctionner dessus des LLM en IA et tout ça oui c'est vrai, Mais en même temps, depuis que j'ai tous ces téléphones Pro Max, je les trouve lourds, je les trouve encombrants. Et quand j'ai pris le Air dans les mains, je me suis dit, mais non, mais c'est... Je ne sais pas si vous vous souvenez la fois où Apple a lancé son MacBook Air, le premier, qui était une catastrophe, avec son petit disque dur de la taille d'une pièce de 1 euro, je crois, qui chauffait horriblement, qui était extrêmement lent.
Jérôme :
[
5:53] Je l'avais acheté pour faire du montage vidéo. Je ne te raconte pas ma douleur.
Emmanuel:
[
5:56] Oui, voilà. C'était vraiment une catastrophe. D'ailleurs, ça a poussé Apple à intégrer très rapidement des SSD, parce que c'était vraiment une catastrophe. Et quand on avait eu, moi je l'avais testé le premier, le MacBook Air, et en effet c'était très lent et c'était tout un problème, mais il n'empêche qu'on voyait bien quand même dans cette esquisse, dans ce brouillon, mais peut-être un peu plus qu'un brouillon quand même, on voyait bien que ça allait être l'avenir, et qu'aujourd'hui, si vous regardez, vous prenez n'importe quel modèle de la gamme MacBook, et bien ça ressemble grosso modo à une extension d'un R de l'époque. Donc, normalement, cet iPhone R, ça doit être le futur de l'iPhone. Donc, Samsung s'est déjà un peu posé dessus. Il commence à y avoir une sorte de rivalité entre les constructeurs pour savoir qui c'est qui allait sortir un R qui soit réellement efficace et qui soit finalement, pas un trop gros compromis, comme tu disais, Jérôme.
Jérôme :
[
6:48] Oui, mais alors, ça fait deux jours que je l'ai. C'est d'accord.
Emmanuel:
[
6:50] Attends, je vais vous donner une info tout de suite.
Jérôme :
[
6:54] Non, mais je te connais.
Emmanuel:
[
6:55] Il faut te cadrer aussi. Vous voyez partir dans mon truc. Je vous dis une info tout de suite. Je l'ai rechargé hier. J'ai fini de le recharger vers 9h30 du matin. Parce que, bon, voilà, j'avais besoin de le charger.
Jérôme :
[
7:09] Je me lève.
Emmanuel:
[
7:10] Je me lève, je prends un café, je regarde l'iPhone et il n'était pas à l'eau.
François :
[
7:14] Je me suis couché à 8h du match, je suis allé, j'ai fait une fête.
Emmanuel:
[
7:17] Non, pas du tout en plus, c'était en venant de promener le chien. Bon, bref. Et donc, je mets le téléphone à recharger. Il recharge très vite, je suis très content. Et je me dis, bon, super, maintenant, je ne touche plus au chargeur, je vois jusqu'où je vais jusqu'à la fin du téléphone, en ayant une utilisation qui est quand même la mienne, c'est-à-dire c'est une utilisation relativement intense du téléphone. Je suis passé en procédure rouge, à la fin des 20% qui restent de la batterie, à peu près vers 22h du soir. Donc, ça a tenu toute la journée en power utilisation, ce n'est quand même pas rien. Alors cela dit je n'ai jamais mis le mode économiseur basse économie donc je ne l'ai pas vraiment il a été dans une utilisation normale je ne l'ai.
François :
[
8:05] Pas épargné c'est la première fois que tu t'en servais parce qu'en plus il y a ça, tu sais quand tu mets à jour un iPhone et que tu le en fait il s'installe il y a toute une en tâche de frais ça bouge de la batterie À mon avis, tu vas gagner encore.
Emmanuel:
[
8:24] Je pense qu'il l'a fait en grande partie pendant la nuit.
François :
[
8:26] Ah oui, d'accord.
Emmanuel:
[
8:27] Parce que je l'ai installé en fin d'après-midi, la journée d'avant.
François :
[
8:32] Ah oui, d'accord, ok.
Emmanuel:
[
8:33] Donc, il l'a fait en grande partie pendant la nuit. Et c'est pour ça que je pense que je l'ai retrouvé et qu'il n'était pas complètement rechargé. Mais oui, je pense qu'il va gagner encore un peu. Mais bon, cela dit, j'ai trouvé qu'il était plutôt efficace. Maintenant, si vous voulez une analogie de ce que c'est que cet iPhone, d'abord, c'est quand même une puce A19 Plus dedans. Donc en fait il carbure vraiment il carbure la seule différence qu'il a par rapport au Pro Max c'est une unité GPU en moins je crois donc ça veut dire que sur certains jeux, le graphisme il peut être un peu en dessous de ce que peut donner l'iPhone Pro Max donc la différence est relativement faible sachant que le GPU ça consomme beaucoup d'énergie donc tu devrais pouvoir faire tourner.
Jérôme :
[
9:11] Tes petits LLM c'est ça que tu veux dire.
Emmanuel:
[
9:12] Alors je l'ai fait j'ai fait tourner le LLM de fondation d'Apple par exemple il tourne, Je n'ai pas vu de différence par rapport à mon Pro Max d'avant, donc là-dessus, c'est clair. Et surtout, c'est une approche à la Leica, c'est-à-dire, moi, mon grand problème là-dessus, c'était de me dire, est-ce que l'appareil photo va me satisfaire, moi, qui suis le power utilisateur de photo ? En fait, c'est le retour à l'approche Leica, c'est-à-dire, vous avez deux focales, qui sont relativement basiques. Le normal, je ne sais plus, c'est un 28, un 35 ou un 35-50, je ne sais plus. Ça ne change rien.
Jérôme :
[
9:50] C'est moins chiadé, mais ça le fait.
Emmanuel:
[
9:53] C'est comme si vous aviez le retour au Leica. Vous êtes quartier Bresson. Vous vous retrouvez avec un petit appareil et dans la rue, quand vous le sortez, vous n'allez pas chercher un angle avec un zoom. Vous allez faire la photo comme ça. Et la photo est de très bonne qualité puisque c'est exactement le même objectif que ce qui est proposé dans le ProMax, l'objectif Primer.
Jérôme :
[
10:14] Parfait. Merci. Donc, on est rentré à fond, direct dans le vif du sujet. Merci Emmanuel pour ce premier retour d'expérience. Pour recontextualiser le truc, c'est juste pour préciser qu'il est quand même un peu moins spéqué, au niveau audio notamment, mais ça reste une prouesse technologique parce que finalement, l'essentiel de la partie téléphone, elle est rassemblée dans le petit module tout en haut Et tout le reste, c'est la batterie, ce qui explique notamment sa finesse. François, est-ce que tu penses que, comme Emmanuel, c'est peut-être ça le futur de l'iPhone ? Parce que toi, tu es passé de l'autre côté de la force, si je puis dire, puisque tu as opté pour l'iPhone 17 Pro Max.
François :
[
10:57] Oui, comment dire ? Je ne suis pas tout à fait d'accord avec Emmanuel. Parce que après t'as fait un bon choix mais je pense que malgré tout en termes d'autonomie tu vas vite sentir la différence par rapport à ton Pro Max, je pense. Après est-ce que c'est un problème finalement ? Peut-être pas, peut-être que tu as la possibilité de charger ton téléphone plus souvent et que c'est moins gênant. Mais moi qui suis souvent en vadrouille entre le travail, la maison, etc. J'ai des points de recharge mais pas tout le temps quand on est en déplacement, c'est parfois un peu compliqué. Je pense que le Promax a une vraie avance sur l'autonomie. Et puis après, moi, je me dis, à quoi ça sert d'avoir un téléphone ultra fin ? Alors oui, je comprends ton argument de dire qu'il est plus léger, il est plus fin.
Jérôme :
[
11:48] Quand tu le prends en main et tout, il est beau.
François :
[
11:51] Oui, bien sûr.
Jérôme :
[
11:52] C'est un nouveau monde.
François :
[
11:54] Oui, mais alors qu'on est dans une surenchère de technologie et d'amélioration, si tu veux, là, Apple a fait très fort parce qu'il s'est amélioré sur pas mal de points. Mais en termes de photos, c'est quand même par rapport à ton Pro Max, Emmanuel, tu vas vite quand même sentir la différence. Je pense, je pense, tout ce qui est, on va dire, grand angle, le zoom optique, etc., etc. Je me dis, c'est un produit qu'ils sortent avant de sortir le pliant l'année prochaine, tu vois. Et donc, ils commencent à nous éduquer à un smartphone ultra fin. C'est peut-être aussi une base technique du prochain iPhone pliant qui sortira, si tout va bien, dans 12 ou 24 mois. Je pense qu'il y a ça derrière, mais sincèrement, moi, je l'ai eu en main aussi, le Air. Franchement, c'est une prouesse technologique. Mais par rapport à ça, tu vois, quand tu as besoin d'autonomie, d'un appareil photo un petit peu plus costaud, etc. Voilà, le haut-parleur, tu vois, typiquement sur l'iPhone. Moi, je regarde pas mal de vidéos sur l'iPhone en mode horizontal. Là, tu es en mono. Tu le disais tout à l'heure il y a des petits trucs comme ça t'as un haut en haut mais pas en bas, Après, je comprends que ce soit un choix qu'on puisse avoir, Emmanuel. Tu as un astète aussi. Tu aimes des belles choses, peut-être plus que moi.
Emmanuel:
[
13:24] Mais moi, je suis complètement d'accord avec tout ce que tu as dit. C'est-à-dire que je pense qu'il va y avoir des choses qui vont me manquer, notamment sur l'appareil photo. Je prends le pari que dans six mois, je vous dirais que quand même, l'autonomie, c'était vraiment minimum. Je suis à peu près certain de tout ça parce que la batterie va se dégrader, parce qu'on sait, les iPhones, je ne sais pas pourquoi, au bout d'un moment, l'autonomie semble moins bonne qu'au début. À chaque fois, j'ai à chaque fois le coup. Donc, il doit y avoir quelque chose qui fait que les OS prennent de plus en plus d'énergie. Je ne connais pas exactement. Il y a une espèce de latence qui, comme ça, s'installe avec le temps avec les iPhones et qui n'est pas uniquement une sorte d'obsolescence programmée. Ce n'est pas ce que je veux dire.
Jérôme :
[
14:05] Qui n'est pas qu'un problème hardware d'utilisation de la batterie.
Emmanuel:
[
14:09] Je ne pense pas.
François :
[
14:11] Non, c'est l'OS qui prend de l'embon.
Emmanuel:
[
14:13] En tout cas je l'ai remarqué tout le temps, à chaque fois que j'ai eu un iPhone ou autre chose d'ailleurs au bout d'un moment, c'était pas qu'une impression psychologique, l'autonomie était moins bonne avec le temps, bref, donc je sais que tout ça va manquer, je sais, je suis complètement d'accord avec toi, qu'on est devant quelque chose qui est une esquisse, et c'est en effet un très très bel objet.
François :
[
14:37] Une esquisse à 1200 euros quand même.
Emmanuel:
[
14:38] Oui, bien sûr, bien sûr c'est pas une esquisse.
François :
[
14:42] Tu vois il y a aussi l'aspect tarifaire c'est pas un téléphone au rabais qui est donné.
Emmanuel:
[
14:47] C'est 1200 euros et c'est pour ça je pense qu'ils ont mis une bonne puce dedans, ils voulaient pas non plus en faire l'espèce de vilain petit canard emballé dans une belle coque, c'est pas vrai c'est aussi une bonne machine à l'intérieur il fallait qu'ils.
François :
[
15:02] Justifient le prix de.
Emmanuel:
[
15:03] 1200 euros c'est pour ça que je pense que l'approche Leica est un peu la bonne c'est à dire on revient à quelque chose qui était finalement à l'essentiel à la fois dans le design et dans les fonctionnalités maintenant ok, La question que tu poses... Pardon, excuse-moi.
Jérôme :
[
15:19] Non, non, mais voilà, on ne va peut-être pas passer 25 minutes sur l'iPhone Air.
Emmanuel:
[
15:22] Non, je voulais juste dire sur le Fold.
Jérôme :
[
15:25] Mais c'est intéressant, hein.
Emmanuel:
[
15:26] L'histoire du Fold et...
Jérôme :
[
15:28] L'hypothétique Fold, donc, pliant.
Emmanuel:
[
15:29] Oui, voilà. Alors, je suis sûr qu'Apple travaille sur un Fold. Ils ont toujours travaillé sur tout ce que les concurrents faisaient.
Jérôme :
[
15:36] Ah ben maintenant, ils travaillent même sur un écran tactile pour les MacBooks.
Emmanuel:
[
15:39] Pour un MacBook, voilà. Donc, il n'y a plus rien de voir.
Jérôme :
[
15:41] Ça, c'est terrible. C'est une façon de manger son chapeau.
Emmanuel:
[
15:44] Ah, Steve Jobs se retourne dans sa tombe, c'est clair. Mais le Fold, je ne suis pas du tout certain qu'Apple travaille au Fold et nous propose quelque chose qui soit une sorte d'entremets et qui serait le R. Je ne crois pas. Je pense que la gamme iPhone va se décliner avec le R, comme on l'a vu avec les MacBooks, et se rajoutera peut-être le Fold. Je dis bien peut-être parce que je ne suis pas certain qu'ils le sortent pour une raison très simple. c'est un marché qui ne s'est pas trouvé.
François :
[
16:18] Tu sais on peut en parler pendant des heures c'est un marché qui ne s'est pas trouvé tu remarqueras que.
Emmanuel:
[
16:23] Jérôme ne vaut pas du tout.
François :
[
16:24] Tant qu'Apple n'est pas dessus il y a plein de je ne sais pas si vous vous souvenez du marché des montres connectées, Jérôme on a bien connu ça avant que l'Apple Watch sorte tu avais des montres LG, tu avais des montres Samsung, tout le monde rigolait parce que c'était gros ça ne servait pas à grand chose et puis Apple est arrivé et boum, à créer un truc. Et je me dis que là, aussi le Fold, tu vois, même s'ils le vendent 2500 euros, ils vont trouver un marché, ils vont trouver des utilisateurs. Ça, j'en doute pas une seule seconde, mais on verra.
Jérôme :
[
16:57] Ils le vendront en bundle avec le Vision Pro. Bon, écoutez, non, mais c'est intéressant parce que ce truc-là, quand ça a été annoncé, moi, je me suis dit, ouais, c'est une démonstration technologique, mais personne ne va l'acheter sauf deux, trois mecs branchés. Donc, la question est de savoir si je suis branché, Je pensais à toi. Non, je voyais un peu plutôt les genres influenceuses à Dubaï ou des trucs comme ça.
François :
[
17:19] Il est un peu influenceuse à Dubaï.
Jérôme :
[
17:21] Il a un peu ce côté-là.
Emmanuel:
[
17:22] Tu lui tends la perche, c'est incroyable. Ça fait 30 ans que tu le connais.
Jérôme :
[
17:28] Et donc, la question est posée de savoir si ce sera juste un artefact, enfin un gadget entre guillemets à 1200 euros ou une vraie nouvelle voie pour Apple. On arrête là pour les iPhones, mais encore un mot à propos d'Apple, parce que l'autre annonce, c'était les AirPods 3 avec cette fonction de traduction instantanée qui est plutôt sympa, qui existe aussi ailleurs, on le sait, mais qui ne sortira pas en France pour, encore une fois, des raisons visiblement réglementaires. Je ne sais pas si vous avez vu, parce que l'actu est toute chaude juste avant qu'on commence cet enregistrement, Apple part en guerre contre le fameux DMA, qui serait notamment à l'origine du report de la traduction simultanée dans les AirPods 3. Ils ont pondu un communiqué qui est assez rageur en expliquant que, oui, plusieurs fonctionnalités, mais ça avait déjà commencé avant avec l'iPhone mirroring, avec certaines options de navigation d'emplois, ces fonctions ne sont pas disponibles en Europe. C'est à cause du DMA et ils demandent aux élus de réviser. Elles ne le disent pas comme ça, c'est un peu plus politique, un peu plus policé. Mais ils disent que le DMA risque de mettre en danger la vie privée des utilisateurs si Apple fait tout ce qu'on leur demande. Et ils demandent carrément à réviser le DMA. Et ça, c'est presque politique comme truc. C'est gros quand même, non ?
François :
[
18:49] Qu'est-ce que vous en pensez ? Je ne sais pas si vous avez vu, parce qu'il y a eu encore un ultime rebondissement. Je ne sais pas si vous l'avez lu, mais un article est paru dans le Figaro. L'UE a répondu justement à la réaction d'Apple et a dit non, fuck, stop, ça suffit. Apple, vous avez beaucoup trop profité de toutes les largesses. On ne va pas revenir sur le DMA et il va falloir que vous vous pliez à nos exigences. Ça vient de tomber là aussi.
Jérôme :
[
19:17] Mais est-ce que derrière ça, ce n'est pas une menace pour les produits Apple d'une manière générale en Europe ? Aujourd'hui, c'est les AirPods. Demain, ça peut être d'autres fonctions dans l'iPhone, etc. Qui va craquer ? Est-ce qu'Apple va complètement craquer ? Je pense qu'il y a une posture de leur part, mais il y a aussi une réalité. Ça leur demande des développements. Apparemment, ils disent qu'il y a des trucs qu'ils n'ont pas réussi à faire, notamment pour le mirroring sur iPhone, entre l'iPhone et le Mac. S'ils font ça, ça met en danger comme ils disent la vie privée des utilisateurs donc il y a quelques barrières techniques donc est-ce qu'ils vont faire l'effort d'essayer de surmonter ces barrières ou bien ils vont, donc ce serait une manière vraiment de se coucher entre guillemets devant le DMA, bon ok, ou bien n'oubliez pas une chose, il y a au-delà de ça, au-dessus de ça il y a une méta-situation qui est le bras de fer entre l'Europe et les Etats-Unis, notamment sur les droits de douane, etc. Et cette affaire elle pourrait tout à fait devenir politique et si Trump décide de se servir de ça pour faire plier les Européens ou vice-versa, on n'est pas sortis de l'auberge.
François :
[
20:23] Emmanuel, je te laisse dépatouiller tout ça et je viendrai après. Vas-y.
Jérôme :
[
20:27] Bon courage et bisous. Est-ce qu'on risque de ne plus avoir d'iPhone dans un an ou deux ?
Emmanuel:
[
20:34] Alors, plusieurs choses là-dessus. La première, c'est que le DMA, personne n'aura jamais rien demandé de mettre en place au niveau de l'Union européenne. Ça n'a jamais été un programme. C'est nulle part. Les industriels français ne le demandent pas. Personne n'en veut de ce truc-là, à part les commissaires.
Emmanuel:
[
20:51] Et quelques-uns dans le monde de l'open source notamment qui ont des visées qui sont plus en effet idéologiques, voire pire dans cette histoire-là. Pour le reste, non. Le DMA est un levier de pression, il a toujours été un levier de pression sur les grosses industrielles du numérique et de la nouvelle technologie étrangère, ce qui veut dire à 95% américaine. Et l'Europe s'en est servie au départ pour tenter de négocier.
Emmanuel:
[
21:24] C'est-à-dire je te tords le bras d'un côté, j'obtiens quelque chose de l'autre, parce qu'ils ont été le premier marché mondial. Aujourd'hui, on n'est plus dans une position où on est le premier marché mondial. Aujourd'hui, des boîtes comme Apple, Google ou d'autres ne sont pas contre le DMA, elles sont contre l'incertitude juridique que crée le DMA. C'est-à-dire que si vous êtes un spécialiste de ces textes de loi, et moi j'en ai une qui vit et travaille avec nous et connaît parfaitement tous ces textes de loi, et qui dira une chose, c'est que ce sont des textes qui sont mal écrits, parce qu'ils essayent de ménager la chèvre et le chou, comme on dit, parce qu'ils sont la plupart du temps, reposent en tout cas, sur des préceptes qui sont tirés par les cheveux pour dire les choses gentiment. Et donc en fait, ils créent une incertitude jéridique. Et ce qui est assez simple, très régulièrement, les gros industriels américains, Google, Apple et d'autres, se prennent des énormes amendes.
Emmanuel:
[
22:24] Des amendes de plusieurs milliards d'euros pour être contrevenues au DMA, au DSA et à toutes ces choses-là.
Jérôme :
[
22:31] Oui, mais ce n'est pas de l'incertitude juridique, c'est l'application d'un règlement pour la protection du consommateur européen, in fine, en tout cas c'est la promesse.
Emmanuel:
[
22:40] Je m'explique mieux alors dans ces cas-là.
Jérôme :
[
22:43] Du consommateur et de l'industrie aussi, parce que c'est une sorte de concurrence.
Emmanuel:
[
22:47] Le problème de ces textes-là, c'est que même si les boîtes essaient de s'y conformer, et elles essaient de le faire en grande partie, elles peuvent toujours se faire retoquer parce que les textes sont flous. Donc, il y a une incertitude juridique. C'est de là où ça se pose. Et la réponse d'Apple ces derniers temps, c'est de dire, eh bien, comme on ne sait pas exactement sur quoi vous allez nous accrocher dans nos dernières innovations, Apple Intelligence, la traduction numérique dans les AirPods et toutes ces choses-là, eh bien, on ne les fait pas. On attend et on voit ce qui va être possible de faire vis-à-vis de la Commission européenne. Mais là, ils se retrouvent dans une autre situation. C'est qu'ils ne peuvent pas aller voir la Commission européenne en leur disant, voilà, on va proposer ce truc-là, parce que c'est du top secret.
Emmanuel:
[
23:38] Et en plus, s'ils le faisaient, l'Union européenne n'a pas à répondre. L'Union européenne n'est pas une instance de conseil. Donc, Apple est dans une situation, et je dis Apple, tous les autres sont dans le même cas. Dans une situation inextricable qui est, on ne sait pas si ce qu'on fera va être ou non alpagué par l'Union Européenne. Donc, on préfère ne pas le faire. Donc, qu'est-ce qui se passe ? On est en train de voir l'Union Européenne glisser petit à petit dans une sorte de alors, tiers-monde, c'est un peu beaucoup mais une sorte de moitié de monde numérique c'est-à-dire, les nouvelles technologies ne sont pas là. Vous voulez faire une voiture qui se conduit toute seule, elle ne sera pas en Europe. Vous voulez faire un iPhone avec de l'intelligence à l'intérieur, on ne le fera pas en Europe. Vous voulez faire un AirPod qui traduit, on ne le fera pas en Europe. Ou si on le fera, on le fera moins bien, ça nous coûtera plus cher, donc vous ne serez plus le marché prioritaire sur lequel on sortira nos appareils. C'est ça qui est en train de se passer. Derrière ça, je te rejoins sur ce que tu disais à la fin, Jérôme, oui, je pense qu'Apple aujourd'hui attaque de façon publique avec des communiqués et tout ça, ce qu'ils ne faisaient pas avant, parce qu'ils savent qu'ils ont Trump avec eux derrière.
Jérôme :
[
24:46] Oui, exactement. Moi, ça, je suis d'accord avec toi. Vous avez vu, sur les Airpods, le problème, c'est que l'Union européenne veut que leur système de traduction instantanée, qui est déporté sur l'iPhone, fonctionne avec Apple Intelligence, etc., puisse fonctionner aussi avec des écouteurs non Apple. C'est ça, concrètement, qu'on leur demande pour les Airpods 3. Donc voilà, qu'est-ce que tu en penses, François ?
François :
[
25:11] Pour revenir à ce que disait Emmanuel, moi, je suis partagé concernant ce DMA, parce que c'est vrai qu'on en parle souvent dans Tech & Co, Et alors, tu disais ce qui ne marche pas avec le DMA à l'instant, Emmanuel, mais il y a des trucs qui marchent. Après, qu'on apprécie ou pas qu'il y ait un App Store alternatif et que d'autres boîtes puissent lancer des App Store alternatifs, ça, c'est autre chose. Qu'on puisse partager la puce des paiements d'Apple et que des banques l'intègrent, en fait, Apple Pay directement dans leur application, on n'apprécie ou on n'apprécie pas. Mais si tu veux, c'est une liberté que donne justement le DMA aux Européens et à des boîtes communes.
François :
[
25:50] Concurrentes d'Apple, qui avant étaient, on va dire, complètement baillonnées par l'écosystème fermé d'Apple, tu vois. Je ne suis pas en train de juger l'un ou l'autre, parce que, franchement, est-ce que c'est intéressant d'avoir un store alternatif ? Je ne sais pas. Est-ce que c'est intéressant d'ouvrir certaines puces de l'Apple ? Je ne sais pas. Mais en tout cas, qui peut le plus, peut le moins. Et je me dis qu'aujourd'hui, tu vois, je prends l'exemple de l'App Store, on n'a pas trouvé de solution vraiment miracle à un App Store alternatif, mais qui sait que peut-être que dans un an, deux ans, il y aura une alternative qui tiendra la route et qui pourra exister grâce à ce fameux DMA. Alors, d'un côté, ça, c'est cool, mais de l'autre côté, là où je te rejoins et là où c'est moins cool, c'est que typiquement, les Airpods Pro, les trois, n'auront pas cette fonction de traduction qui est aujourd'hui, qui peut être très importante. Voilà, pas aujourd'hui, peut-être que demain, ça viendra. Et je pense qu'il y a aussi pas mal de bluffs de la part d'Apple qui brandit cette menace. Mais si tu veux, ils ne peuvent pas se priver aussi de 100 millions... Enfin, je ne sais pas combien il y a d'utilisateurs d'iPhone en Europe ou de produits Apple, mais ça doit être quand même assez monstrueux. Il y a aussi une question de business. Tu vois, ils ne vont pas sacrifier aussi sur l'autel du DMA des fonctionnalités.
François :
[
27:11] Qui pourraient leur faire perdre des parts de marché. Parce que demain, tu vois, tu as un iPhone qui se retrouvent, comme tu le disais, au rabais, peut-être qu'il y a moins de clients qui iront acheter des iPhones. Il y a peut-être des gens qui passeront sur Android, etc. Donc, je suis partagé. Je n'ai pas d'avis vraiment tranché là-dessus. Moi, je salue quand même le courage de l'Union européenne d'affronter les géants américains et de faire un peu bouger le truc. Après, il ne faut pas que ça tombe dans la stupidité. Il faut que ce soit intelligent et puis surtout que ça rende service aux Européens. Et là, c'est typiquement les Airpods 3 qui perd cette fonctionnalité, ce n'est pas forcément le rang de service.
Jérôme :
[
27:49] Voilà, on va essayer effectivement, enfin, on m'accuse souvent dans ce podcast d'être un peu anti-européen, de taper sur l'Europe, mais ce n'est pas le cas, mais comme tu le dis, comme vous le dites tous les deux, il y a un problème et c'est toujours ce truc de où est-ce qu'on met le curseur. On a l'impression qu'à chaque fois, c'est un marteau pour écraser une mouche et ça fait un énorme trou sur la table, en fait.
Emmanuel:
[
28:12] Juste une précision là-dessus, pour bien comprendre pourquoi est-ce que moi je suis embêté par ce type de règlement. Tu parlais tout à l'heure justement du side-loading, c'est-à-dire le fait de pouvoir avoir un App Store qui soit à l'intérieur de l'App Store d'Apple, c'est-à-dire comme une galerie marchande dans un supermarché. Ça a toujours été l'image qui a été reprise notamment par les institutions ou les commissaires, c'est de dire regardez les grands, malls commerciales, ils ont des galeries marchandes et ils ne s'en portent pas plus mal et ils ont lancé leurs propres marques pour pouvoir concurrencer les marques des galeries commerciales et tout le monde est très content et en plus c'est eux qui louent la plupart du temps le mètre carré, donc tout le monde est très content donc ça a été la métaphore qui a été utilisée, et elle n'est pas fausse elle n'est pas fausse je pense pour un Google elle n'est pas fausse pour un Samsung, je pense qu'elle est moins pertinente pour Apple d'ailleurs ça n'a pas du tout marché personne n'a vraiment réussi à s'imposer comme étant un app store alternatif attends je finis oui j'ai compris mais pour l'instant il n'y en a pas parce qu'il n'y a pas vraiment de demande là dessus.
Emmanuel:
[
29:17] En revanche là où je te rejoins sur un point et ça pose la vraie question de l'approche c'est à dire est-ce que le débat est une bonne idée à partir du moment où c'est une décision politique ou est-ce qu'il faut laisser faire le marché ? C'est ça la question pour moi. C'est-à-dire qu'aux Etats-Unis, Spotify et Epic Games ont attaqué Apple sur justement le size loading en disant, voilà, c'est un problème de libre concurrence parce que je ne peux pas informer mes utilisateurs qui sont sur la plateforme Apple qu'ils peuvent payer en dehors de cette plateforme.
François :
[
29:54] Oui, parce qu'Apple prenait 30% de commission.
Emmanuel:
[
29:56] Non, parce qu'ils interdisaient que tu puisses faire de la communication pour des plateformes externes. C'était ça qui était jugé. Et donc, si tu pouvais faire de la com pour dire, par exemple, dans Spotify, vous cliquez sur ce lien et vous allez aller sur un autre site pour pouvoir payer, à ce moment-là, tu n'as plus la com de 30%. C'est comme ça que ça fonctionnait. Et donc, le juge, qui est une juge californienne, a dit, oui, c'est vrai, vous avez raison, Apple exagère dans ses droits en impliquant que vous ne pouvez pas faire de communication sur des stores externes. Et est-ce que donc c'est le marché, la juge, un tribunal de commerce, ou est-ce que ça doit être une décision politique comme l'USBC, comme toutes ces choses-là, et le DMA ? Moi, je suis pour que ce soit le marché. Et que s'il y a un problème avec les concurrents, que le droit de la concurrence soit particulièrement efficace. Et je pense que le DMA avilie ça. Qu'en réalité, le DMA met en place non pas l'indépendance ou la souveraineté économique, mais l'inverse. Parce que la puissance des GAFA, la puissance des grandes entreprises multinationales, c'est de pouvoir s'adapter à ce qu'il y a de plus compliqué. La faiblesse des petits, c'est de ne pas pouvoir le faire. Donc en réalité, ces énormes packages, ces énormes documents politiques que sont le DMA et le DSA favorisent les gros.
Jérôme :
[
31:15] Bon, eh bien...
François :
[
31:17] On peut en parler pendant deux heures.
Jérôme :
[
31:18] Je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi.
François :
[
31:19] Mais Mais après, il y a plein de trucs à dire.
Jérôme :
[
31:24] On va s'arrêter là pour Apple, les amis, et on passe à autre chose, d'un peu plus léger. Léger, en tout cas, j'espère que ce sera léger, parce qu'on va parler des lunettes de méta. Donc, ce ne sont pas les premières lunettes, mais c'est, on peut le dire, un peu l'annonce de cette semaine. Donc les lunettes, les Ray-Ban, les méta-Ray-Ban display, ces petites lunettes qui, à la fois, vont marier réalité augmentée et intelligence artificielle. Même question que pour l'iPhone Air, d'après vous, est-ce que c'est un truc comme ça ou bien c'est pareil, on ouvre une voie et c'est vraiment un produit pour le futur, ça, d'après vous ? François, je te laisse commencer. Est-ce que c'est une nouvelle porte vers le futur qui s'ouvre ? François.
Emmanuel:
[
32:16] François, je sais que tu es intéressé.
François :
[
32:18] Non, mais après, c'est compliqué d'en parler. Moi, je n'ai pas testé. Tu vois, je n'ai pas chaussé ces lunettes.
Emmanuel:
[
32:25] Mais qui les a testées, ces lunettes-là ?
François :
[
32:30] Écoute, Marc Dukerberg a failli les tester, sauf que sa démo n'a pas marché. Non, non, j'exagère.
Jérôme :
[
32:37] Ah oui, ça a bien bugué au moment de la présentation.
François :
[
32:39] Oui, ça, c'était terrible. C'est dur. Oui, c'est dur. Mais je pense qu'il y a des gens qui ont testé Et on voit pas mal de vidéos qui expliquent un petit peu comment ça fonctionne et tout, avec le petit picot projecteur qui projette sur le verre. Voilà, alors tout le monde dit que c'est peut-être la future voie d'un produit qui pourrait à terme remplacer le smartphone. Franchement, moi, je trouve que c'est un peu trop tôt pour dire ça parce que je ne me rends pas compte de la possibilité technologique d'avoir autant d'intelligence et de fonctionnalité dans une paire de lunettes par rapport à un smartphone. Mais en revanche, je trouve que c'est intéressant. En tout cas, ça aiguise ma curiosité. J'ai vraiment envie de tester parce qu'en plus, je porte des lunettes. Voilà. Et je me dis, le fait d'avoir les mains libres et de pouvoir peut-être avoir des notifications, peut-être de pouvoir, je ne sais pas moi, grâce à des gestes, interagir pour travailler ou pour envoyer des mails ou pour, tu vois, répondre à des messages, etc. Pourquoi pas pour se balader dans la rue avec un Google Maps qui apparaît un peu en affichage tête haute ? Parce que quand tu réfléchis bien, c'est un peu la même histoire que les affichages tête haute que tu as sur les pare-brises des véhicules un peu haut de gamme.
François :
[
34:03] Pourquoi pas ? Il faut voir la qualité de tout ça. En tout cas, Meta avance et on voit la détermination de Zuckerberg là-dessus. Il ne lâche rien. Il vote le premier, en tout cas le premier à sortir ce type de lunettes parce que tous les autres vont arriver. Je ne sais pas si vous avez vu, mais en octobre, c'est Samsung qui va dégainer les siennes.
Jérôme :
[
34:21] Il y a plein de modèles dans les cartons.
Emmanuel:
[
34:23] Oui, il y en a plein.
François :
[
34:25] Et puis, on parle même d'Apple qui pourrait sortir une paire de lunettes aussi connectées. On verra bien. Donc, moi, je me dis, pourquoi pas ? Mais à tester, vraiment. À tester, à tester. En revanche, il y a un truc qui est très cool. J'ai pu tester les lunettes Snapchat, les Spectacles de dernière génération. Tu les as testées, c'est pas mal quand même.
Jérôme :
[
34:46] Elles sont vraiment bien.
François :
[
34:47] C'est gros, c'est lourd. Tu vois, c'est vraiment des prototypes. Mais le résultat est quand même assez impressionnant donc moi je pense que dans dix ans on aura tous ce type de truc mais pas avant parce qu'il faut qu'il y ait une miniaturisation, il faut qu'on arrive à craquer le problème de l'autonomie, et puis des personnes qui ne portent pas de lunettes est-ce qu'il y a des gens qui sont prêts à porter des lunettes simplement pour avoir un nouvel outil de communication je ne suis pas sûr, je ne sais pas en tout cas ça soulève plein de questions Ah.
Jérôme :
[
35:20] Les amis, on poursuit, on a encore un petit moment à passer ensemble, mais j'ai une surprise pour vous. Ne partez pas, regardez qui frappe à la porte et qui nous rejoint à l'instant même. Oh là là ! Monsieur, bonjour ! Un Québécois ! Bonjour, bonjour, monsieur. Bonjour, Emmanuel. Bruno GuglielMinetti !
Emmanuel:
[
35:39] Bonjour, Bruno.
Jérôme :
[
35:40] Salut, Bruno. Merci de t'inviter. C'est moi qui t'avais invité, d'ailleurs. Je t'avais dit, si tu peux te connecter, viens, viens. Donc, en direct de Montréal, où es-tu là ? Et puis aussi, beaucoup de gens, je ne sais pas pourquoi, il y a des Français qui viennent faire leur tour ici. Pour décider d'annoncer qu'il s'installe un de plus au Québec, notamment Mistral. Non, on n'en dit pas plus, Bruno, parce que ça, on en parle dans le débrief transatlantique cette semaine. Donc, c'est un autre épisode sur Monde Numérique.
François :
[
36:46] Mais tu vois, il ne fallait pas dire que Mistral est arrivé au Québec. Franchement, là, tu as tout cassé. Bruno.
Jérôme :
[
36:51] Est-ce que j'ai dit que Mistral s'est installé au Québec? Non. Non, mais attends. Si Mistral s'installe au Québec, ça sortait. Bon, on en reparlera. Écoute, Bruno, on était à fond. On a longuement parlé d'Apple. On ne va pas trop faire le pitch. Mais là, on était dans les lunettes de méta qui était vraiment l'une des annonces de la semaine. Est-ce que tu as officiellement confirmé que tu allais en acheter? Pas encore, mais ça me tente vraiment. J'ai très envie de les essayer. Attends, je voulais avoir l'avis d'Emmanuel Torregano qui est avec nous exceptionnellement cette semaine qui est plus branché, lui, son que images et lunettes mais malgré tout, en deux mots, Emmanuel, qu'est-ce que tu en penses de ces lunettes ? Tu y crois ou pas ?
Emmanuel:
[
37:36] Pour compléter ton iPhone Air exactement les mêmes réticences que François là-dessus c'est les gens qui ne portent pas de lunettes au quotidien pourquoi est-ce qu'ils porteraient des lunettes, qui semblent être relativement intéressantes mais quand même sont vraiment sous-équipées par rapport à un iPhone il faut être honnête en termes d'autonomie, en termes de puissance, toutes ces choses-là et puis pour être très court moi je les ai testées les versions d'avant.
Emmanuel:
[
37:58] Et notamment l'IA vous tapotez sur le machin et puis elle vous répondait tout ça là, ça ne marchait pas bien donc je ne sais pas s'ils ont vraiment amélioré les choses je ne sais pas si la démo un peu foireuse de Zuckerberg était en fait en réalité, finalement le régime normal de croisière de ce type d'appareil chez eux mais je n'espère pas mais franchement ça ne marchait pas très très bien après esthétiquement parlant et c'est l'autre point je pense qu'en effet il y a quand même, on parlait tout à l'heure du R qui était peut-être un peu trop dans un sens parce qu'il fallait faire une sorte de démonstration où on pouvait aller technologiquement en mettant tout dans un seul plateau, Très franchement, sur les lunettes méta, il y a quand même vraiment beaucoup de boulot de miniaturisation à faire encore. Les branches sont énormes, le cadre est énorme. Alors, ce n'est pas les Google Glass de Google qui avaient une espèce de caméra en plus. Mais là, ici, c'est vraiment gros. Il y a quand même vraiment beaucoup de choses à faire encore de ce côté-là. Mais d'ailleurs, c'est pour moi exactement le même travail que pour Apple et son Apple Vision Pro. L'Apple Vision Pro ça reste encore aujourd'hui une espèce de gros casque de démonstration qu'on vous met dessus qui est lourd qui est assez, comment dire fatigant quasiment à porter au bout d'un moment ce qui fait que moi je ne le mets plus je veux dire il y a un moment où ça s'utilise plus tu ne le mets plus pour sortir par exemple.
Jérôme :
[
39:18] Quand tu vas faire tes.
Emmanuel:
[
39:19] Courses pour promener ton chien avant j'allais à la boulangerie avec le monsieur bonjour et tout non non là c'est fini tout le monde en parlait.
Jérôme :
[
39:26] Dans le quartier.
Emmanuel:
[
39:27] Clairement c'est le fou avec son truc sur la figure et le chien et donc non il y avait vraiment le chien avait des lunettes lui Le chien, non, oui, il a un maquillage. Enfin, on ne va pas parler de mon chien, sinon ça va prendre des heures. Et donc, oui, ça reste encore à miniaturiser, je trouve. Et puis, on ne sait toujours pas vraiment à quoi ça sert, à part faire une très belle démonstration technologique, à dire que la réalité augmentée, c'est formidable, alors que personne n'utilise nulle part. Enfin, bon, voilà.
Jérôme :
[
39:54] Bon, si je peux dire quelque chose, j'entends vos remarques sur ça a l'air de pas très bien marcher, on peut faire mieux en miniaturisation, sans doute aussi en autonomie, c'est quand même un élément clé. Au-delà de ça, moi je pense que c'est vraiment un objet qui va compter, parce que ça va être utilisé. Et ce qui est intéressant dans ces lunettes connectées, alors en plus il faudrait s'entendre, parce que connecté ça peut vouloir dire plein de choses différentes en réalité.
Jérôme :
[
40:22] Mais c'est que ça devient un nouvel objet social qui n'a pas du tout encore trouvé sa place, et on ne sait pas du tout comment il va le trouver. Je m'explique. Aujourd'hui, tu vas dans le métro, par exemple, tout le monde est sur son téléphone, sans compter les gens qui, maintenant, passent des conversations avec les haut-parleurs. Ça a bousculé un peu notre vie sociale. Demain, tu auras des tas de gens qui seront comme ça, avec un regard en l'air, un œil dans le vide. On ne verra pas trop ce qu'ils sont en train de faire, contrairement à aujourd'hui au smartphone, où tu vois que quelqu'un est en train de scroller bêtement sur TikTok. Mais là, tu ne le sauras pas, puisque de l'extérieur, tu ne le vois pas.
Jérôme :
[
41:02] Donc à la fois tu ne verras pas ce qu'il fait et en même temps il y aura des moments comme ça où tu as l'impression que les gens seront avec toi et en fait ils ne seront pas, ils seront ailleurs avec tous les effets pervers que je vous laisse imaginer en voiture par exemple, Aujourd'hui, tu as quelqu'un qui manipule son téléphone en conduisant, ce n'est carrément pas prudent, mais on sait que c'est un vrai drame, il y a beaucoup de gens qui le font. Demain avec les lunettes, ça ne se verra pas, mais ce sera encore plus facile de le faire, encore plus tentant de le faire. Donc, c'est vraiment, moi je vois un véritable problème de sécurité. Vous allez me dire, en même temps, peut-être que la voiture autonome progresse et plus on va vers des trucs qui vont nous occuper les mains et les yeux et le cerveau pendant la conduite et plus on va, espérons-le, pouvoir se décharger de la conduite elle-même au profit de la machine. Donc voilà, moi je trouve que c'est ça qui est intéressant sur ces lunettes, c'est quand même la porte que ça ouvre en termes d'usage, pas forcément en bien, avec son doute plein d'effets pervers, mais aussi quand même des trucs sympas malgré tout. Bruno, un petit mot là-dessus ?
Emmanuel:
[
42:06] Ouais, un petit mot, je vous écoutais tous les deux. Moi, ce qui me vient en tête, c'est essentiellement, pour le moment, c'est la première version et je pense.
François :
[
42:14] Là-dedans vont avoir droit à une première version, parce qu'une version bêta. Et si le seul conseil que je peux donner à quelqu'un qui serait intéressé par la chose, c'est soyez patient.
Jérôme :
[
42:24] Attendez un an, puis par la suite, vous aurez quelque chose de plus fini. Et normalement, quand on le présentera devant nous, quand on va taper, l'appel va passer. On n'essaiera pas quatre fois.
François :
[
42:33] Puis sans compléter la démo. C'est ça le problème, puis c'est vrai avec la plupart des produits qui nous sont proposés aujourd'hui.
Jérôme :
[
43:01] Voilà. Encore cinq minutes à passer ensemble. Un petit mot d'intelligence artificielle parce qu'elle aura de l'IA. Elles ont de l'IA quand même, ces lunettes. C'est vraiment ça qui est intéressant. C'est le côté assistant. Moi, personnellement, j'y crois beaucoup. Quand je vois comment je me sers aujourd'hui de chat GPT sur mon smartphone, je veux un truc comme ça. Mais à propos d'IA je voulais que tu nous racontes brièvement si c'est possible Emmanuel ce que toi tu as mis en place sur Electron Libre, sur ton site en matière d'intelligence artificielle alors c'est pas dans les lunettes encore c'est sur le web et en appli, mais respect, chapeau parce que c'est un outil qui est intéressant et qu'en plus t'as développé tout seul tu peux nous résumer le truc ?
François :
[
43:42] Et qu'on a pu suivre en plus oui, j'ai fait participer pour nous dire qu'est-ce que vous en pensez vous avez vu ce truc là.
Emmanuel:
[
43:50] C'est génial mais j'avoue que l'IA moi me fascine complètement à ce niveau là, je ne suis pas un expert mais dans son utilisation depuis que ChargeJPT est arrivé, comme Jérôme ça a appris, véritablement ça a envahi mon univers et mon univers de travail notamment et donc nous on est un petit site internet on fonctionnait sur WordPress on avait un mode de distribution d'informations qui était très classique, comme des tas d'autres sites.
Jérôme :
[
44:16] Mais avec des millions d'abonnés de cas.
Emmanuel:
[
44:18] Mais avec des abonnés très fidèles et on les en remercie. Et quand est arrivé l'IA et la possibilité de coder avec l'IA, moi, j'avais d'autres idées en tête. Je voulais faire des applications, ça faisait très longtemps. J'avais programmé quand j'avais 15 ans sur un Atari, pour ceux qui s'en souviennent, sur un 520. Et finalement, le retour de l'IA et la capacité que propose l'IA de pouvoir coder, naturellement avec un langage c'est-à-dire on lui dit ce qu'il doit faire et grosso modo il sort le code on teste le code on voit que ça ne marche pas on lui dit ce qui ne marche pas il corrige et ainsi de suite donc cette espèce de processus itératif m'a permis petit à petit de me dire mais, Pourquoi est-ce que je n'intègrerais pas finalement ce que j'ai toujours rêvé de vouloir faire avec un site d'information comme Electron Libre ? C'est de finalement devenir ou d'avoir une sorte de jumeau IA de mon site. C'est-à-dire, on prend toute l'information qui est à l'intérieur, c'est-à-dire les 15 ans d'articles qui ont été écrits. On les passe à la moulinette de l'IA pour dire les choses sans y aller plus techniquement. Techniquement, ce n'est pas exactement ça. Enfin bon, on va dire que c'est ça. et puis derrière on obtient finalement une IA qui est capable de répondre en ayant la connaissance de cette bibliothèque de cette mémoire du journalisme qui est Electron à son petit niveau et puis j'ai fait ça ça a marché ce dont je vous ai.
Emmanuel:
[
45:41] Largement fait partager j'ai partagé avec vous au fur et à mesure de sa conception je l'ai mis sur le site donc aujourd'hui vous pouvez y aller, vous allez sur Electron Libre c'est encore ouvert aux noms abonnés, bientôt ça sera uniquement pour les abonnés, vous avez un petit bouton parce qu'il faut styliser l'IA, donc j'ai fait un petit bouton avec des petites étoiles, qui permettent d'interroger littéralement cette espèce de numérique, d'intelligence artificielle d'électrons libres que j'ai appelé un compagnon, et qui va être aussi déporté bientôt sur l'application quand je ferai la mise à jour. Et en fait, c'est là où je voulais en arriver, où il y a un côté merveilleux, c'est pour ça que je m'enthousiasmais quand je partageais avec vous. Ce qui est très étonnant, c'est que ça répond comme... C'est que des articles qu'on a écrits, que je connais par cœur, qui font la mémoire même du site. Et quand l'IA s'en empare et répond, elle répond parfois des choses qui sont très surprenantes, voire étonnantes. Et alors, il faudrait se poser la question, oui, mais alors, elle invente ou elle raconte n'importe quoi et tout ça. Et en fait, pas forcément parce que... Enfin, pas forcément. Pas ? Pas forcément pas, parce que la manière dont je l'ai cadré pour pouvoir répondre à tout ça, c'est de lui dire, non, non, tu n'inventes pas, si tu ne sais pas, tu dis que tu ne sais pas. C'est ça la trappe dans l'histoire.
Jérôme :
[
46:52] Et ça marche, ça ?
Emmanuel:
[
46:53] Oui, tout à fait. Quand elle n'a pas l'information, elle dit, je suis désolé, je n'ai pas les informations pour pouvoir répondre à ça. Elle est relativement docile, on va dire, de ce côté-là.
Emmanuel:
[
47:03] Mais c'est très, très, très peu des cas. L'immense majorité des cas, elle répond parce qu'elle a l'information. Et donc, vous avez une IA qui et je pense très sincèrement va permettre, si on l'adapte bien au journalisme alors là je fais un peu mon prophète mais c'est la réalité, je pense que petit à petit on va pouvoir retrouver nous les journalistes un autre canal de distribution de l'information, un canal qui soit concurrentiel des réseaux sociaux, je m'explique très rapidement je sais qu'on est pressé par le temps, aujourd'hui mon vrai problème moi en tant que journaliste ou journaliste au Monde ou au Figaro ou à Libé ou au soir de Montréal ou toutes ces choses-là. C'est toujours le même, c'est que vous avez une concurrence et une concurrence dans l'agitation, on va dire, verbale, c'est celle des réseaux sociaux, où il se passe énormément de choses et où je ne peux pas dire qu'il ne se passe rien ou c'est que des conneries. Ça ne fonctionne pas, ce n'est pas vrai. Il se passe énormément de choses et des choses parfois très importantes que je ne peux pas relayer ou que si je relaie, je suis noyé par cette espèce d'immense marée qu'est le réseau social. Et je pense que l'IA, ça va être le moyen, parce que ça décuple ma puissance de rédaction, ça va être le moyen de, pas concurrencer, mais de participer encore mieux et de reprendre un porte-voix dans, justement, cet univers verbal qui est en train d'être noyé aujourd'hui uniquement par un seul médium, les réseaux sociaux.
Jérôme :
[
48:28] Et bien voilà, la revanche du média classique sur les réseaux sociaux grâce à l'IA. Merci Emmanuel. Et puis bravo parce qu'il faut rappeler que tu n'es pas du tout développeur, tu es juste un journaliste nul comme nous. Et donc, tu n'y colles à rien, a priori.
Emmanuel:
[
48:45] J'ai développé il y a 15 ans, j'ai fait des petites applications quand j'avais 15 ans. Mais là-dessus, c'est un espoir pour tous. Très franchement, mettez-vous-y, il n'y a vraiment pas de problème.
Jérôme :
[
48:57] Mettez-vous-y ! ok et bien super donc à voir sur électronlibre.info info, comme mon numérique mon numérique.info super merci merci à vous merci Emmanuel merci à tous les trois Emmanuel Torregano d'Electron Libre François Sorel de Tech & Co BFM Business et Bruno Gugliel Minetti qui nous a rejoint à la dernière minute de mon carnet, et qu'on retrouvera j'espère le mois prochain bien sûr dans le grand débrief je voulais dire un truc je sais plus quoi j'ai complètement oublié, à part merci bien sûr, et sur ce je vous laisse on se retrouve le mois prochain pour le grand débrief mais évidemment tous les épisodes de Monde Numérique au quotidien retrouvez François sur Tech & Co tous les soirs il y va là tout de suite c'est pour ça que ça me stresse je sais qu'il faut que je le libère parce qu'il doit partir, il doit rejoindre son studio et Bruno on a des trucs à se dire encore à enregistrer ensemble voilà allez salut, passez un bon mois plein de tech à bientôt salut.
François :
[
49:58] À tous ciao au revoir.
Jérôme :
[
50:03] Ok c'est bon on va enregistrer waouh.
Emmanuel:
[
50:05] Ça a duré combien de temps 49 minutes.
Jérôme :
[
50:07] Le grand débrief de Monde Numérique vous était proposé en partenariat avec FreePro le meilleur de free pour les entreprises.