Amazon revoit les règles du jeu avec Alexa : fini le traitement local, toutes les requêtes vocales seront désormais envoyées vers les data centers AWS.
Une décision justifiée par les besoins de l’IA, mais qui soulève de sérieuses questions sur la confidentialité et la stratégie commerciale d’Amazon.
On en parle dans le Debrief Transatlantique, avec Bruno Guglielminetti du podcast “Mon Carnet” à Montréal.
Et aussi :
👉 Meta expérimente l’intelligence artificielle générative sur Instagram, avec des commentaires automatiques proposés aux utilisateurs. Un pas de plus vers la « paresse cognitive » ?
👉 En Europe, les appels à renforcer la souveraineté numérique se multiplient : une centaine de grandes entreprises, dont Airbus et Dassault Systèmes, interpellent la Commission européenne pour créer un véritable fonds d'infrastructure technologique.
👉 Et côté podcast, entre une campagne canadienne pour valoriser les productions locales et l’essor de l’audio chez la génération Z, le média sonore a plus que jamais le vent en poupe.
Bruno :
[0:04] Le débrief transatlantique.
Jérôme :
[0:06] Le débrief transatlantique. Nous traversons l'océan Atlantique pour passer de la France au Canada ou du Canada à la France. Salut Bruno Guglielminetti.
Bruno :
[0:15] Salut Jérôme Colombain à Paris.
Jérôme :
[0:17] Merci de m'accueillir dans ton podcast, dans ton carnet. Tu es le bienvenu dans le monde numérique.
Bruno :
[0:22] J'allais dire pareillement, mais c'est déjà fait.
Jérôme :
[0:25] Une actu de fou cette semaine, Bruno.
Bruno :
[0:28] On est gâtés.
Jérôme :
[0:30] On est gâtés, mais je ne sais même pas si on aura le temps de parler de tout. Écoute, tout d'abord, il y a cette décision un petit peu surprenante qui ne fera pas forcément plaisir aux personnes comme toi et moi, gros utilisateurs de l'assistant intelligent Alexa d'Amazon, puisque apparemment, il y a du changement et il va se passer des choses à l'intérieur d'Alexa. Désormais, tout ce qu'on va dire à Alexa va partir sur les data centers d'Amazon, c'est ça ?
Bruno :
[0:59] Oui, mais c'est pour notre bien. Tu comprends bien.
Jérôme :
[1:02] Bien sûr.
Bruno :
[1:03] Oui. C'est donc Amazon qui a fait l'annonce officiellement. Donc, maintenant qu'elle a Alexa Plus, qu'elle est en train de faire le déploiement à travers le réseau, ils ont tout simplement enlevé le up-ting-out. Ce n'est pas tout le monde qui avait cette possibilité-là, mais si tu utilisais un appareil éco avec un écran, donc tu avais toujours la possibilité, parce qu'il y avait assez de puissance dans le processeur, Donc, tu pouvais faire travailler la machine et régler la recherche localement. Mais là, avec cette nouvelle possibilité d'utiliser Alexa+, alors ils ont dit, regarde, on ne va pas se badrer, expression très québécoise.
Jérôme :
[1:43] On ne va pas se quoi?
Bruno :
[1:44] Se badrer.
Jérôme :
[1:45] Se badrer. On ne va pas se préoccuper. Ah d'accord, ok.
Bruno :
[1:47] Merci. se badrer et on va tout simplement couper cette possibilité d'obtenir et donc de facto, systématiquement, donc à la fin du mois, chaque fois que vous allez interpeller Alexa, comme on est en train de le faire, et là j'imagine tous les appareils des auditeurs qui deviennent fous. Donc, toutes les demandes vont être faites, vont traverser l'Atlantique ou être servies localement en Europe, mais vont aller dans les centres d'AWS pour être traité.
Jérôme :
[2:17] Alors, il y a une logique technologique, c'est-à-dire que comme Alexa Plus est boostée à l'intelligence artificielle, il faut des ressources, donc il faut aller les chercher dans un data center. C'est vrai que quelque part, ça se comprend. Sinon, il faudrait des appareils, il faudrait changer tous les appareils. C'est ce qu'ils souhaitent.
Bruno :
[2:34] D'ailleurs, ils sont en train de travailler sur une nouvelle génération d'appareils.
Jérôme :
[2:37] Oui, mais c'est logique. Tu dis que c'est ce qu'ils souhaitent. Moi, je trouve que ce qui est quand même pas mal, c'est qu'Alexa Plus va fonctionner sur, y compris, des machines un petit peu anciennes. Alors, pas les plus anciens, mais sur des assistants qui ont déjà quand même quelques temps. Bon, le problème, c'est que, oui, évidemment, ça va faire peur à tout le monde, ça, parce que en termes de confidentialité des données, déjà qu'il y a, pour chercher certains, un peu de méfiance par rapport à Alexa, même s'il faut rappeler que jusqu'à présent, c'est uniquement après qu'on ait déclenché l'appareil que ce qu'on peut dire est enregistré ou est envoyé. Mais bon, là, ça va faire un peu flipper, en fait.
Bruno :
[3:19] Mais il y a aussi... Puis, tu commences à l'évoquer, mais moi, je vais poursuivre sur ta pensée. Merci beaucoup. Il y a une approche mercantile là-dedans aussi. C'est le fait que, bon, en enlevant le opt-in-out sur tous les appareils qui existent présentement dans le parc des bornes d'Alexa, ce qu'on va permettre de faire, c'est d'arriver avec des appareils évolués. Et évidemment, les gens vont vouloir avoir cette possibilité de faire le traitement localement. Alors, il y a probablement des super utilisateurs, comme toi et moi, qui vont décider d'acheter les nouveaux appareils pour qu'ils se passent chez eux.
Jérôme :
[3:52] Tu crois que les gens vont acheter un nouvel appareil pour justement ne plus avoir à aller dans le data center ?
Bruno :
[4:00] Oui, mais évidemment, il y aurait de la valeur ajoutée là-dedans.
Jérôme :
[4:03] Après, c'est des choses qui existent depuis longtemps avec les smartphones.
Bruno :
[4:06] Oui, tout à fait.
Jérôme :
[4:07] Je veux dire, ça a toujours été ça. Siri a toujours tout envoyé dans le cloud. Et c'est maintenant avec des smartphones plus puissants qu'on arrive à faire la machine arrière et à traiter localement. Juste, je voudrais préciser pour les gens qui nous écoutent, ce que tu dis, l'opt-in-out. Comment tu dis?
Bruno :
[4:23] Opt-in-out. Opt-in-out, c'est ça.
Jérôme :
[4:26] Voilà, c'est le opt-in, opt-out, c'est le fait d'activer ou désactiver volontairement une fonction.
Bruno :
[4:34] Molière aurait dit pour opt-in, opt-in.
Jérôme :
[4:39] Non, mais tu me permets de traduire ton québécois?
Bruno :
[4:42] Oui, oui.
Jérôme :
[4:44] Bon, en matière d'intelligence artificielle.
Bruno :
[4:46] Toujours... Tu me parles de tous les courriels que tu vas avoir reçus de tes auditeurs et des miens. Merci, ouais. On continue, tu disais?
Jérôme :
[4:53] Mais non, ils savent qu'on s'aime. Dis-moi, il y a une autre news en matière d'IA. T'as vu ce truc? Instagram va mettre, va faire des commentaires générés par intelligence artificielle.
Bruno :
[5:04] Ouais, mais c'est Méta qui est en train de tester ça. Heureusement, je suis pas tombé sur ce genre de test-là parce que j'aurais dit n'importe quoi. Mais c'est donc Instagram qui a décidé de tester la possibilité de laisser des commentaires, donc de les générer avec l'IA.
Jérôme :
[5:20] Tu vois une vidéo, tu veux dire un truc, tu n'as même plus besoin de l'écrire, en fait.
Bruno :
[5:25] Tu n'as même pas besoin de penser à ce que tu veux dire. Il y a un petit crayon qui est là, tu appuies dessus, puis il va te proposer des choses à dire sur la vidéo. Mais c'est bête comme ça, parce qu'il peut analyser le contenu. Alors là, tu n'as même plus besoin. Tu sais, quand on parle de la paresse cognitive, ça, c'est tellement un bel exemple. Tu n'as même plus besoin de te faire une opinion sur ce que tu es en train de voir. Donc, l'IA va le faire à ta place.
Jérôme :
[5:49] Oui, enfin bon, ça se fait déjà sur LinkedIn, par exemple, pour les réponses aux emails, etc.
Bruno :
[5:53] Oui, je comprends. Puis aussi, dans Gmail, il y a déjà des outils qui existent comme ça, mais quand même. Pour laisser un commentaire un choix peu intelligent.
Jérôme :
[6:05] Est-ce que ça va faire baisser le niveau d'insultes? Enfin, il n'y en a pas trop sur Instagram, on n'est pas sur X. Mais voilà, est-ce que ça va assainir ou au contraire, ça va aseptiser, en fait, les commentaires?
Bruno :
[6:18] Mais les gens qui regardent, qui sont beaucoup dans l'analytique, que moi, j'ai hâte de voir s'il va avoir un impact sur l'engagement. Est-ce que les gens vont laisser plus de commentaires parce qu'ils ont juste appuyé sur un bouton puis envoyé n'importe quoi?
Jérôme :
[6:30] Oui, oui, non, c'est intéressant. Écoute, je ne sais pas si ce sera mieux, mais en tout cas, c'est amusant qu'ils le fassent.
Jérôme :
[6:36] C'est une expérience sympa. Mais c'est fou, cette paresse cognitive dont tu parles. Moi, j'ai fait un édito cette semaine, justement, pour dire que, ben voilà, de plus en plus, et on le sait depuis longtemps, les écrans ne nous rendent pas forcément intelligents, scrollés comme ça pendant des heures, Mais avec l'intelligence artificielle, avec l'IA, on va l'être encore moins. En fait, je pense que ce n'est pas l'IA qui va devenir plus intelligente que nous. C'est nous qui allons devenir plus bêtes que l'IA. C'est ça, le problème.
Bruno :
[7:01] Là, tu parles de ton édito de vendredi. Écoute, la veille, moi, j'avais vu un article de Bloomberg qui est le patron de Bloomberg qui en avait assez de voir toute la technologie débarquer dans les écoles. Et lui, c'est un grand coup de cœur en disant, là, il faudrait peut-être comprendre que la technologie ne doit pas remplacer ce qu'on utilisait avant, mais doit assister, compléter ce qui est là. Effectivement, il y a comme une prise de conscience qui doit être faite. La techno ne doit pas venir tout enlever, tout arracher, parce que, L'appareil cognitive est au rendez-vous au coin de la rue.
Jérôme :
[7:35] Mais il ne faut pas tomber ni dans un extrême ni dans l'autre parce qu'il s'agit de Pierre non plus de revenir à l'âge de Pierre. On ne va pas se passer de ces outils-là. Le problème, c'est les utilisations déviantes.
Bruno :
[7:47] Jérôme, tu me permets de faire une parenthèse. Quand on parle de l'âge de Pierre, Pierre, il avait quel âge exactement?
Jérôme :
[7:53] Écoute, il était vieux. Il était malade aussi.
Bruno :
[7:55] Ah oui? Est-ce qu'il va mieux? On n'a plus de nouvelles. Je me suis toujours demandé. L'âge de Pierre, l'âge de Pierre. Mais il a quel âge, Pierre?
Jérôme :
[8:03] Ce n'est pas le même Pierre, parce que Pierre, c'est un Pierre avec un P minuscule.
Bruno :
[8:07] D'accord.
Jérôme :
[8:08] Cette blague est nulle, Bruno Guglielmo.
Bruno :
[8:10] Non, elle est très amusante. On dirait du François Sorel. Oui, d'ailleurs, on le salue. Mais ça permet de passer au prochain sujet.
Jérôme :
[8:17] Oui, c'est quoi?
Bruno :
[8:18] Je ne sais pas. Tu voulais parler de souveraineté, je pense.
Jérôme :
[8:20] Oui, souveraineté, souveraineté, souveraineté quand tu nous tiens. Tu sais que c'est... Évidemment que tu le sais, puisque c'est un gros, gros sujet en Europe et qui a pris encore plus d'importance avec le retour de Donald Trump et le fait que ça y est, les Américains ne sont plus nos amis en plus. Ils ne sont plus les vôtres d'ailleurs non plus. Mais heureusement que nous, on reste amis, Canada et France et Europe. Et donc là, en fait, c'est un truc très, très sérieux. C'est une prise de conscience, c'est une lettre de 90 grosses industries françaises, une centaine même de grandes entreprises de défense, notamment Airbus, Dassault Systèmes, etc., qui ont saisi la Commission européenne pour dire qu'il fallait prendre les choses en main et développer véritablement des technologies numériques souveraines. Ça passe par de l'argent, évidemment, donc ils appellent à la création d'un fonds d'infrastructure pour soutenir tout cela. En gros, ça veut dire, donnez-nous des technos françaises et investissez dans les technos françaises ou européennes, plus exactement. Parce qu'il y a un problème en Europe, c'est que la réglementation européenne, interdit de privilégier les entreprises européennes. Et du coup, on met tout le monde à égalité. Tu mets du Microsoft, du Google et puis des boîtes qui ne sont pas aussi avancées et à chaque fois, les entreprises se font coiffer.
Jérôme :
[9:49] Elles vont choisir les gars-femmes pour s'équiper, etc. Alors qu'aux États-Unis, ce n'est pas comme ça puisque eux, ils ne se privent pas pour appliquer.
Bruno :
[9:58] Ils priorisent les entreprises américaines.
Jérôme :
[10:00] Ils priorisent encore plus aujourd'hui, mais ils le faisaient déjà depuis longtemps. Aussi bien pour les grosses infrastructures que pour les petites, il y a ce qu'on appelle le Small Business Act qui oblige à faire appel aux petites entreprises américaines et puis même pour les grosses. Et c'est comme ça que les géants de la tech sont devenus ce qu'ils sont. SpaceX, Tesla, etc. Il ne faut pas oublier qu'Elon Musk est allé prendre de l'argent public.
Bruno :
[10:23] Je pense qu'il est rendu à 32 milliards de dollars qui viennent des caisses de l'État.
Jérôme :
[10:28] Exactement. Alors, il a fourni des choses en échange. Il a fait des fusées, il a fait des voitures, il a fait plein de trucs.
Bruno :
[10:33] Mais ça a été financé par les contribuables américains.
Jérôme :
[10:37] Exactement, complètement. Donc là, nous, voilà, c'est une prise de conscience supplémentaire.
Bruno :
[10:42] Mais ce que je trouve intéressant, moi, dans cette déclaration ou cette lettre qui a été envoyée, c'est que d'habitude, on entend ça de la part des politiciens. Mais là, ce sont des gens du secteur privé qui disent, « Hé, oh, c'est important qu'il y ait une prise de conscience et qu'on bouge. » Parce que, justement, la souveraineté du pays et du continent est en jeu. Et ça, moi, je trouve que c'est un geste fort de ramener 90 entreprises dans un même document. Tout le monde n'a pas les mêmes intérêts. Mais là, on voit finalement qu'il y a un truc. D'autant plus que, moi, cette semaine, quand j'ai vu ça passer, j'étais sensible. Parce que notre nouveau premier ministre, Mark Carney, il s'est rendu en Europe cette semaine pour justement, dans le cadre des accords militaires de défense et autres, s'assurer que les Européens, et la France aussi, parce qu'il est passé voir son bon ami Emmanuel Macron, s'assurer que les Européens, S'assurer que l'Europe était toujours là, prête à aider le Canada, mais aussi rappeler que le Canada était là pour jouer avec les Européens. Et donc, j'ai été sensible à cette tabelle-là parce qu'on a la même réalité.
Jérôme :
[11:53] Exactement. Aujourd'hui, il y a un axe européano-canadien qui est beaucoup plus
Jérôme :
[11:58] fort qu'avant, je pense.
Bruno :
[11:59] Oui, tout à fait.
Jérôme :
[12:00] Et d'ailleurs… Et vous, il y a des choses, il se passe des choses aussi. Il y a une prise de conscience aussi chez vous.
Bruno :
[12:05] Tu m'amènes là. Écoute, on est sur un autre niveau, mais il y a une campagne qui a été lancée par un podcasteur de longue date canadien qui est en train de balayer le pays et il a simplement invité les podcasteurs canadiens, en grande partie canadiens et anglais, à carrément ajouter à leur couverture de podcast, donc ce qu'on voit quand on cherche sur iTunes ou Spotify un podcast, Donc, d'ajouter une feuille d'érable pour identifier que le podcast est canadien. Et la raison pour laquelle il a dit ça, c'est que quand on va sur les plateformes qui font l'agrégation de podcasts, ça commence, ça commence depuis le début, c'est difficile de faire la différence entre un podcast canadien-anglais et un podcast américain. Et là, ils se sont dit, quand on regarde les palmarès, on ne voit plus qu'est-ce que c'est. Et quand on demande maintenant aux gens, par solidarité, de consommer local et donc d'écouter des podcasts canadiens, on ne sait plus qu'est-ce qui est canadien et ce qui ne l'est pas. Alors, ils ont dit, en apposant la feuille d'érable, maintenant, rapidement, quand on voit sur un site d'agrégation de podcasts, on pourra voir. Oui, non, je crois que c'est un beau geste.
Jérôme :
[13:18] Ils vont le faire aussi pour les podcasts francophones ou pas du tout? Parce que le problème, il se pose aussi pour les podcasts francophones. Quand tu cherches des podcasts qui parlent en français, aujourd'hui, on ne sait pas si ça vient de France, si ça vient du Québec, si ça vient de Suisse, etc.
Bruno :
[13:34] Ça, c'est encore la belle surprise à découvrir quand on l'écoute.
Jérôme :
[13:37] Ce n'est pas faux.
Bruno :
[13:38] Mais là, on parle vraiment d'un truc. Écoute, c'est presque de l'ordre du politique quand on est en train de faire ça entre les Canadiens et les Américains.
Bruno :
[13:46] mais le geste est symbolique.
Jérôme :
[13:50] Mais le geste est aussi fort c'est intéressant d'autant plus que le podcast il faut qu'on en dise un mot et puis après on raccroche, excuse-moi j'ai une émission à finir et toi aussi mais tu as vu que le podcast cartonne notamment auprès des jeunes c'est bien ça oui.
Bruno :
[14:10] Et puis les chiffres sont intéressants on se rend compte que finalement la génération Z, Ce qu'ils priorisent, c'est l'audio.
Jérôme :
[14:17] Alors, les Z, c'est qui? C'est desquels, les Z? Moi, je ne sais jamais. Vraiment, c'est les tout-petits, quoi.
Bruno :
[14:23] Non, non, c'est pas les tout-petits. Arrête. Ils ont l'âge de tes enfants et des miens.
Jérôme :
[14:29] Oui, bien, c'est ça. C'est des petits.
Bruno :
[14:30] Non, non, c'est pas tes... On va leur dire qu'ils sont des tout-petits.
Jérôme :
[14:33] Nés entre la fin des années 90 et la fin des années 2000.
Bruno :
[14:37] Oui, c'est ça. Exactement, oui. Et donc, mais c'est une bonne nouvelle parce qu'on avait l'impression que quand tu regardes YouTube, tout est en train de tourner à la vidéo. Et là, finalement, on se rend compte que non, la nouvelle génération qui consomme, qui sont les plus grands consommateurs de podcast, eux, c'est l'audio qui est important. Puis là, on est dans l'ordre des 90% des gens qui aiment ça.
Jérôme :
[14:59] C'est pas de nouvelles. Génial. Continuez à écouter. Et puis, vous allez même pouvoir commenter maintenant et commenter avec des emojis. C'est incroyable, ça. C'est Spotify qui lance un truc, qui lance ça?
Bruno :
[15:12] Oui, puis ça, Quand j'en ai parlé cette semaine à 120 secondes de tech, ça sera la façon simple de savoir à un podcasteur si vous avez aimé ou pas son podcast, dépendamment de ce que vous enverrez. Mais donc, c'est ça. Alors, pour les gens qui ne veulent pas faire comme sur Instagram et demander à l'IA d'écrire un commentaire, vous pouvez tout simplement utiliser un emoji.
Jérôme :
[15:33] C'est-à-dire que là, les gens qui nous écoutent en ce moment, s'ils nous écoutent sur Spotify, ils peuvent, sur leur appli, envoyer un emoji qui est calé sur ce qu'on est en train de dire précisément.
Bruno :
[15:43] Oui, comme s'ils émettaient un commentaire écrit, alors on saurait où ça arrive. Là, c'est la même chose.
Jérôme :
[15:50] Et après, nous...
Bruno :
[15:51] Oui.
Jérôme :
[15:52] Nous, après, en tant que podcaster, on peut voir tout ça.
Bruno :
[15:55] Oui, de là l'intérêt.
Jérôme :
[15:57] C'est ça. Bon, écoute, c'est bien. C'est l'avenir. Le podcast ne cesse de se moderniser. Oui, c'est l'avenir. C'est magnifique, l'audio.
Jérôme :
[16:05] Bon, Bruno, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet?
Bruno :
[16:09] De quoi je parle? Tu sais que Ubisoft sort un grand jeu vidéo.
Jérôme :
[16:13] Oui, absolument. Un nouvel Assassin's Creed.
Bruno :
[16:16] As-tu commandé?
Jérôme :
[16:18] Non, je ne l'ai pas commandé, mais j'ai aperçu ça du coin de l'œil. Voilà. Et toi?
Bruno :
[16:22] Écoute, moi, je parle avec un des grands patrons du studio de Québec parce qu'il a été fait au Québec, ce jeu-là.
Jérôme :
[16:28] Mais j'ai vu que ça faisait polémique au Japon, non? C'est pas ça?
Bruno :
[16:31] Arrête de faire mauvais écho. Non, non, non, non. Non, c'est ça. Il y a des gens qui n'ont pas apprécié au Japon, sauf qu'en parlant avec Charles Benoit, qui est un des grands patrons du jeu, de cette édition-là, il me disait qu'ils ont été accompagnés par tout ce qui était protocolaire et culturel de Japonais. Donc, ça suit les grands thèmes et ça honore la culture japonaise.
Jérôme :
[16:55] Oui, mais il y a des scènes de bataille dans des lieux très mythiques.
Bruno :
[16:59] Oui, mais Jérôme, ce n'est pas à toi que je veux dire qu'il y aura toujours des vieux grincheux qui ne seront pas contents. Tu as juste à sortir le pied sur la rue chez toi, en Paris, la capitale de ça.
Jérôme :
[17:11] Non, puis il y a moi comme vieux grincheux en plus.
Bruno :
[17:13] En plus, mais là, je ne voulais pas parler de ton âge. Et puis, sinon, je parle avec l'animateur d'une nouvelle série de balados qui sort, qui est produite par Médecins du Monde. C'est Pierre Craig, qui est un ancien animateur de Radio-Canada, qui s'est lancé dans une grande série de six épisodes où il rencontre des gens, donc des médecins et des infirmières qui ont décidé de donner de leur temps, de leur carrière pour aller aider. les gens qui ont besoin d'aide. Autant des migrants, autant des gens qui partent de l'Amérique du Sud pour monter jusqu'au Canada. On parle à des gens comme ça. Il y a aussi des médecins qui sont en Afrique. Il y a des gens un peu partout. Et puis aussi, il y a des gens qui s'occupent des itinérants ici à Montréal. Donc, c'est une grande série humanitaire sur laquelle j'ai travaillé aussi. Alors, je sais à quoi ça ressemble. Et puis, c'est une entrevue avec Pierre Crecq qui est l'animateur. C'est vraiment intéressant. Puis, Donc, juste l'entrevue avec Pierre Craig, c'est très touchant. Alors, imaginez quand on l'entend avec ses invités, ça vous arrache le cœur à l'occasion.
Jérôme :
[18:27] Voilà. On écoutera ça.
Bruno :
[18:29] Sinon, Jérôme, de ton côté, tu parles de quoi?
Jérôme :
[18:32] Alors, moi, cette semaine, écoute, on va prendre de la hauteur. On va parler un peu business. Je m'adresse au DSI. Les DSI, c'est les responsables de tous les systèmes d'information dans les entreprises qui ont une vie, un métier de plus en plus difficile parce qu'avant, ils devaient juste acheter des ordinateurs, les mettre à disposition des gens qui travaillent, etc. Mais aujourd'hui, il y a l'intelligence artificielle, il y a des questions de cybersécurité. Ils sont vraiment de plus en plus associés à la réussite de l'entreprise. On leur demande de contribuer à la performance de l'entreprise. et en prévision d'un événement qui va avoir lieu au mois de mai à Monaco, je reçois l'organisatrice de ce salon qui s'appelle Ready for It. Et puis, on prend de la hauteur également avec la publication d'un rapport sur l'intelligence artificielle et la démocratie en Europe. Et je fais une interview croisée, en fait, c'est originale entre les deux auteurs de ce rapport qui sont Jean-Marie Cavada, ancien journaliste, ancien député européen, et Bernard Benhamou, qui lui aussi œuvre depuis longtemps pour la souveraineté numérique en France. Voilà, les deux sont en interview dans Monde numérique cette semaine.
Bruno :
[19:48] Mais là, tu prends tellement d'auteur avec cette émission-là. C'est un épisode stratosphérique.
Jérôme :
[19:52] C'est stratosphérique. Il faut s'accrocher. Je vais te dire, ça vole très, très haut.
Bruno :
[19:56] Ben, éditorialement parlant, je te félicite.
Jérôme :
[19:59] Merci, Bruno.
Bruno :
[20:00] Et tu as tout mon respect. Jérôme, ben là, tu le disais, tu as un épisode à poursuivre.
Jérôme :
[20:06] Oui.
Bruno :
[20:06] J'ai le mien à faire, à poursuivre également. Alors, je te dis à la semaine prochaine.
Jérôme :
[20:10] Salut Bruno à la semaine prochaine ciao ciao merci pour ta.
Bruno :
[20:13] Visite salut bye.













