🇫🇷🇨🇦 Grand Debrief – Apple tourne la page, lunettes numériques, Tesla autonome en Europe
Maison Connectée26 avril 202601:08:14

🇫🇷🇨🇦 Grand Debrief – Apple tourne la page, lunettes numériques, Tesla autonome en Europe

Free Pro

Avec Free Pro, le meilleur de Free pour les entreprises

Tim Cook prépare sa sortie, John Ternus sera-t-il à la hauteur ? • Les lunettes numériques sont-elles l'assistant santé du futur ? • Les Tesla autonomes arrivent en Europe.

Avec François Sorel (BFM Business) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet).

Un tournant historique pour Apple (0:06)

Nous revenons sur l’annonce majeure du mois : Tim Cook quittera la direction générale d’Apple après quinze ans à la tête du groupe, pour être remplacé par John Ternus, patron de l’ingénierie hardware. Cette transition marque la fin d’un cycle ouvert après Steve Jobs et pose une question centrale : Apple va-t-elle retrouver un souffle produit plus audacieux ?

Le bilan contrasté de Tim Cook (3:22)

Nous dressons le bilan d’un dirigeant qui a fait d’Apple une machine financière hors norme, en développant les services, l’écosystème et les puces Apple Silicon. Mais on s’interroge aussi sur ce qu’Apple n’a pas osé lancer sous son mandat : la voiture, la télévision, ou encore une vraie rupture comparable à l’iPhone.

John Ternus, l’homme du produit (14:01)

Nous analysons le profil discret de John Ternus, ingénieur maison entré chez Apple au début des années 2000. Son arrivée peut être lue comme un signal fort : Apple choisit un homme du matériel, du design et de la culture interne, plutôt qu’un profil logiciel ou services.

Les lunettes numériques : objet tech de demain ? (23:12)

Alors que les annonces en matière de lunettes "intelligentes" se multiplient, nous évoquons les avancées technologiques dans ce domaine. EssilorLuxottica, confirme son partenariat avec Meta sur les Ray-Ban Meta. Google relance aussi le sujet avec Gucci, tandis que Apple et Samsung sont attendus sur ce terrain. Les lunettes pourraient devenir le prochain grand wearable, mais leur poids, leur autonomie, leur style et leur acceptation sociale restent des obstacles.

Des lunettes pour entendre, filmer, assister et soigner (28:46)

Nous évoquons les Nuance Audio d’EssilorLuxottica, des lunettes capables d’amplifier les voix pour les personnes ayant une légère perte auditive. On explore aussi les usages possibles des lunettes intelligentes : assistance par IA, prise de vue, aide aux personnes malvoyantes, usages professionnels, mais aussi les limites liées à la caméra et à la vie privée.

La santé vue par les yeux (33:41)

Nous nous intéressons au virage santé d’EssilorLuxottica, qui travaille sur des capteurs intégrés aux lunettes et sur l’analyse du regard pour détecter certains signaux physiologiques. Rythme cardiaque, mouvements oculaires, signes de pathologies neurodégénératives ou métaboliques : les yeux pourraient devenir une porte d’entrée vers un check-up beaucoup plus large.

Tesla ouvre la voie à la conduite autonome en Europe (47:03)

Nous analysons l’autorisation accordée aux Pays-Bas à Tesla pour déployer son système FSD supervisé, une première étape importante pour l’Europe. Le dispositif reste une conduite autonome de niveau 2+, avec obligation pour le conducteur de rester vigilant, mais il pourrait accélérer l’arrivée de ces technologies dans d’autres pays européens. À lire sur Monde Numérique.

Caméras contre lidar : le pari Tesla (52:13)

Nous comparons l’approche de Tesla, fondée sur les caméras et l’intelligence artificielle, à celle de Waymo ou Zoox, qui s’appuient davantage sur cartographie et capteurs lidar. Le débat porte sur le réalisme du comportement routier, la capacité à généraliser à de nouveaux territoires et les limites en cas de pluie, de brouillard ou de neige.

L’industrie automobile face à un basculement (59:00)

Nous évoquons les hésitations de BMW, Mercedes-Benz, BYD, XPeng ou Toyota face à la montée de la conduite assistée avancée et des véhicules chinois. Au-delà de la technologie, c’est tout le modèle de mobilité qui pourrait changer, entre robotaxis, voitures partagées, autonomie des personnes âgées ou handicapées, et futurs services comme le Cybercab de Tesla.


Jérôme : [0:06] Tim Cook passe la main après 15 ans de bons et loyaux services. Et comme le laissait entendre les rumeurs, le patron d'Apple va démissionner. Il va être remplacé par un certain John Ternus. C'est une page qui se tourne pour Apple. Jérôme : [0:17] Alors évidemment, évidemment, on en parle cette semaine dans le grand débrief de Monde Numérique. Il n'y a pas que ça. On va parler aussi de la voiture autonome qui arrive en Europe, en tout cas pour l'instant aux Pays-Bas. Autorisation accordée à Tesla, c'est plutôt une bonne nouvelle. Et puis, les lunettes intelligentes, des lunettes de plus en plus connectées. Des lunettes numériques avec de l'IA, des capteurs pour la santé, est-ce le wearable du futur ? Voilà le sommaire de ce grand débrief de monde numérique pour lequel j'ai le plaisir d'accueillir, comme d'habitude, presque tous mes acolytes. Salut François Sorel ! François : [0:50] Salut Jérôme ! Comment ça va ? Mais où est notre Bruno national ? Jérôme : [0:53] Alors, tu sais que Bruno, c'est la nuit pour lui encore, à l'heure où on enregistre chez lui au Canada. François : [1:00] Est-ce que les Bruno dorment la nuit ? Jérôme : [1:02] Les Bruno dorment la nuit. Il m'a promis qu'il allait bientôt se connecter quand il allait se réveiller parce qu'il est 5h du matin, 5h30 chez lui. On a de la chance parce qu'il est hyper matinal en général. Donc, il va nous rejoindre. Et en plus, toi, tu as une contrainte, tu dois partir plus tôt. Et lui, il ne pouvait pas arriver plus tôt. Donc, c'était compliqué ce mois-ci pour enregistrer le grand débrief. Mais en tout cas, je suis quand même content que vous soyez là l'un et l'autre en différé ou en tout cas en décalé. Et si le sommaire vous convient, Eh bien écoutez les amis, c'est parti pour ce grand débrief du mois d'avril ! Cette émission vous est proposée avec le soutien de FreePro, le meilleur de Free pour les entreprises. FreePro, c'est un opérateur pour les indépendants, les TPE, les PME, mais aussi les grandes organisations à travers leurs solutions experts. Connectivité, cloud, télécom, cybersécurité, FreePro couvre l'ensemble des besoins numériques des entreprises avec des solutions souveraines. Les infrastructures, les technologies et les équipes sont opérées en France. FreePro maîtrise la chaîne de valeur des données de bout en bout. En plus, des équipes d'experts dédiées accompagnent les projets au plus près grâce à une dizaine d'agences réparties sur le territoire. Expertise, proximité, simplicité. Pour en savoir plus, rendez-vous sur freepro.com. Monde numérique, le grand débrief. François, j'ai l'impression qu'on est revenus aux grandes heures de la chaîne Techno. François : [2:23] C'est vrai. Jérôme : [2:24] On est en tête-à-tête. François : [2:25] C'est vrai, ça nous rappelle le bon temps. Jérôme : [2:26] C'est incroyable. François : [2:27] Après, on était en tête-à-tête dans Tech&Co il n'y a pas longtemps, il y a une semaine, à Monaco. Et ça nous a rappelé de bons souvenirs aussi. parce que, rappelle-toi, le Medi, etc., qu'on faisait là-bas, c'était chouette. Jérôme : [2:38] Sauf qu'à l'époque, on avait du bon matos. Là, tu as un micro pourri, autant le dire. Tu n'as pas de micro. Ton micro est tombé en panne juste avant. Donc, pour un homme de radio. François : [2:46] C'est un peu gênant. Mais on va faire avec. Je ne comprends pas, mon micro ne marche pas. Je ne vais pas rentrer dans les détails. Pour tous les geeks qui sont avec nous, qui nous suivent, vous savez ce que c'est. Quand ça ne veut pas marcher, ça ne marche pas. J'ai rebouté trois fois. Je ne comprends pas ce qui se passe. Désolé, mais bon, tu m'entends quand même ? Jérôme : [3:02] Ouais, je t'entends, c'est pas grave. Et puis, j'espère qu'en post-prod, l'intelligence artificielle aura fait des miracles pour récupérer tout ça. Bon, on s'est pas mal vus ces dernières semaines, c'est bien, on s'est vus en vrai, on va en parler tout à l'heure. Et puis, surtout, on a vibré ensemble sur les mêmes actus. Qu'est-ce que tu faisais lundi 20 avril à 22h20 ? François : [3:22] Lundi 20 avril à 22h20, j'étais encore en vacances, vois-tu ? Parce que j'étais, pour tout te dire, en Corse. Je suis rentré mercredi matin, et quelle ne fut pas ma surprise que de voir cette info tomber. Et oui, l'info, comme quoi. Jérôme : [3:39] C'est d'accord. François : [3:40] C'est d'accord, elle est tournée la page et prendre un peu de recul chez Apple. C'est quand même une grosse news. Alors bon, c'est vrai qu'on s'en doutait un petit peu parce que ça faisait un moment qu'on en parlait. Toi, moi, on sentait qu'ils commençaient véritablement à se poser des questions. Et c'est dalle parce que, je ne sais pas si tu te souviens, en janvier, il avait démenti le fait qu'il allait partir. Et puis finalement, en avril, il a décidé de prendre du champ, comme on dit. Et voilà, donc c'était quand même une sacrée news. Jérôme : [4:10] Mais tu sais, tu parlais du fait qu'il avait démenti. Oui, il y a eu une interview il y a quelques semaines et on en avait parlé chez toi dans Tech & Co. Et moi, je t'avais dit, rappelle-toi, je t'avais dit... À ce moment-là, mais de toute façon, même si l'affaire est déjà dans les tuyaux, il est impossible qu'il en parle. C'était inenvisageable qu'ils disent « Oui, mais c'est vrai, on est en train d'y réfléchir et tout. » T'imagines le bazar s'il avait dit ça, le cours de bourse, etc. Donc, il ne pouvait que démentir, mais en réalité, bien sûr. François : [4:39] Il s'est en train de préparer le truc. Il y a tellement de contraintes, il y a tellement d'enjeux face à cette décision qui est très importante quand même, au-delà d'Apple, parce que Tim Cook, c'est quand même le CEO de la boîte la plus importante au monde quasiment tu vois donc effectivement tout ça est millimétré je pense que tout ça a été bien calculé bien mis en place et c'est une transition qui se fera dans la douceur aussi, on le voit bien Tim Cook, arrête ses fonctions le 1er septembre prochain voilà remplacé par John Ternus ce sera le 1er septembre Et il restera quand même au sein d'Apple puisqu'il aura une fonction, je pense, qui est loin d'être dans la figuration puisqu'il va s'occuper de tout ce qui est, on va dire, relations politiques et les RP d'Apple. Et voilà, les affaires publiques. Jérôme : [5:36] Les affaires publiques, comme ils disent. Les affaires publiques, c'est-à-dire discuter avec Donald Trump, avec les chefs d'État. Il va faire du lobbying. François : [5:44] En quelque sorte. Et crois-moi, il va avoir du pain sur la planche. Parce qu'au-delà du fait de gérer un Donald Trump, ça, c'est du sport. Mais après, il y a toutes les réglementations européennes, asiatiques, qui sont en train de resserrer un petit peu, si tu veux, la liberté d'Apple. Donc, je pense que s'il s'occupe de ça, il va avoir pas mal de boulot. Jérôme : [6:06] Oui, c'est vrai, tu as raison, parce qu'on a l'impression qu'il prend du recul, mais en réalité, c'est juste qu'il va rassembler son énergie pour la consacrer plus à une seule chose. Il a dû se rendre compte que ça devenait tellement compliqué de faire face à tous ces problèmes réglementaires et autres. François : [6:24] C'est de la politique parmi toutes les qualités qu'il a il en a une dont on ne se rend pas encore trop compte, je pense que c'est un très bon diplomate c'est quelqu'un qui est rond, qui arrive à négocier les choses, il a fait ça toute sa vie et c'est l'une de ses forces et je pense que pour Apple c'est un switch très intéressant tu vois il va prendre du recul sur l'élaboration des produits, la fabrication des appareils et même la stratégie d'Apple on va en parler et John Ternus prend le relais mais il va avoir beaucoup de boulot, justement concernant ce que tu disais des affaires publiques on aura toujours l'occasion de parler je crois encore pendant quelques années de Tim Cook. Jérôme : [7:09] Bon, en tout cas, c'est un bilan excellent. François : [7:11] Oui, c'est un bilan excellent, parce que quand tu regardes les chiffres, évidemment, c'est impressionnant. Apple, d'année en année, vend de plus en plus d'iPhone, les services explosent, c'est une boîte qui génère un cash complètement fou. Jérôme : [7:31] Valorisé à 4 000 milliards de dollars, c'est un truc de fou. Et ça a démarré quand il a pris ses fonctions je crois que c'était 350 millions ou milliards moi je me perds dans les millions et les milliards c'était déjà énorme mais il a fait exploser le truc. François : [7:45] C'est vrai les actionnaires peuvent lui dire merci en fait il a bien mené la barque il a mis sur une vitesse de croisière Apple qui est impressionnante ça on ne peut pas lui reprocher et franchement, l'héritage de Tim Cook est exceptionnel après et c'est vrai que c'est un peu la question qu'on se pose. Est-ce que Apple n'a pas été un peu trop plan-plan pendant toutes ces années ? Est-ce que finalement, on n'est pas passé à côté d'une voiture ? Est-ce qu'on n'est pas passé à côté d'une télé ? Est-ce que d'autres projets, dont on ne connaît peut-être pas l'origine auraient pu naître ? C'est ça, le seul petit point, si tu veux, qu'on pourrait lui reprocher, c'est que je pense que c'est quelqu'un qui est assez frileux, qui n'avaient pas la vision un peu folle de Steve Jobs, disruptives, etc. Jérôme : [8:42] Disruptives et la vision folle. François : [8:43] Tu vois Tim Cook, tu sens bien que ce n'est pas un gars qui... Il est droit dans ses bottes, il fait son travail, mais ce n'est pas un créatif. Donc, c'est la question qu'on se pose, mais après... Quand tu enlèves ça, le résultat est incroyable. Jérôme : [9:02] Il y a une chose à propos de Tim Cook, je ne sais pas ce que tu en penses, mais c'est vrai qu'il n'a pas ce côté fonceur, innovateur, disrupteur de Steve Jobs, mais malgré tout, il y a eu de l'innovation chez Apple. Ils n'ont pas réinventé un nouvel iPhone, etc. Mais moi, je trouve que, notamment, Apple Silicon, c'est un truc de fou. C'est moins visible, mais c'est fondateur et fondamental pour la suite. l'histoire Apple. François : [9:29] Les AirPods, l'Apple Watch, il y a eu plein d'innovations sous l'air, Tim Cook, bien sûr, et tu as raison, cette volonté aussi de tout faire à la maison, de tout faire maison, finalement, chez Apple, avec, tu le disais, les Apple Silicon, etc., le design des puces qui est maintenant fait chez Apple. Effectivement, il y a eu plein de choses, mais si tu veux, en termes d'innovation, le Vision Pro, bon, voilà, on ne peut pas dire que ce soit un grand succès, alors c'est peut-être le début d'une histoire, il faut rester humble par rapport au Vision Pro, parce que c'est un produit qui en plus en est au début de sa vie, voilà, il en est au début de sa vie, peut-être que dans 10 ans on dira, c'était génial le Vision Pro, et voilà, mais c'est vrai qu'aujourd'hui on ne peut pas dire que ce soit un succès phénoménal, donc oui, après en frontal si tu veux, pour tous les gens qui utilisent des produits Apple. François : [10:26] Peut-être qu'il manquait un truc un peu qui aurait pu sortir du train-train mais tu vois encore une fois je pense au MacBook Neo, c'est une vraie révolution le MacBook Neo et ça, ça sera sous l'air Tim Cook, cette volonté de vouloir rendre des produits Apple abordables avec une finition parfaite un usage qui n'est pas détérioré et voilà, donc tu te dis, il a quand même fait pas mal de trucs Mais c'est vrai que, voilà, est-ce qu'on n'aurait pas plus imaginer une voiture Apple, tu vois, ou des trucs comme ça. Jérôme : [11:01] Ouais, alors après, on va parler de voiture tout à l'heure, mais quand on voit que fabriquer une voiture, et aujourd'hui, si tu fabriques une voiture, il faut que ce soit une voiture hyper high-tech et notamment une voiture autonome ou semi-autonome, c'est un boulot démentiel. François : [11:15] C'est sûr, mais... Jérôme : [11:16] C'est un boulot démentiel. François : [11:17] Mais tu vois, d'après ce qu'on a suivi, toi et moi, ce chapitre de l'automobile, Apple pendant de nombreuses années, et c'est vrai que ça a beaucoup avancé. Je pense qu'ils ont abandonné le produit alors qu'ils avaient dépensé énormément d'ardents là-dessus. Qu'est-ce qui a fait qu'ils n'ont pas eu le courage de se lancer ? Qu'est-ce qui a fait aussi que le projet de télé, Apple, qui était très avancé, n'a pas eu le go final ? Et ça, on ne le saura peut-être jamais. Peut-être qu'on le saura un jour. Mais voilà. Jérôme : [11:51] Ça, on... Alors c'est rigolo parce que malgré tout, il y a des petites zones d'ombre et que Tim Cook a reconnu lui-même. Et notamment, rappelle-toi, le lancement de Google Maps. Il a reconnu dans un article récemment que ce lancement de Google Maps en 2012 avait été une catastrophe. François : [12:11] Alors c'était Scott Forstal qui était le papa de tout ça il faut se remettre un peu dans le contexte Google, Plan avait été lancé avec l'iPhone 4S je ne sais pas si tu t'en souviens donc on était en 2011, Steve Jobs venait de nous quitter il venait de mourir et donc le 4S avait été annoncé Tim Cook était monté sur scène parce que jusqu'au dernier moment on imaginait que Steve Jobs pouvait monter sur scène présentait le 4S, mais c'est finalement Tim Cook. Et parmi toutes les innovations qui avaient été annoncées avec ce 4S, il y avait le Siri, c'était le début de Siri, et Plan. Sauf que Plan avait été, ne marchait pas. On s'en souvient, je ne sais pas si tu te rappelles de la catastrophe que c'était. Jérôme : [13:01] C'était commis. François : [13:01] Et c'est Luc-Julien qui nous raconte. Jérôme : [13:04] Tu avais les routes qui finissaient dans la mer, tu demandais à une itinéraire, tu avais la route qui finissait dans la mer, On voyait les ponts qui stordaient. C'est Julien qui nous racontait ça. François : [13:12] Qui me disait que Scott Fostal était vraiment un tyran au sein de ses équipes et que les ingénieurs qui bossaient pour lui sur plan étaient tellement tétanisés par ce gars-là qu'il ne faisait que peaufiner, le trajet entre son domicile et Apple pour que ce soit parfait, si tu veux. Donc, Scott, lui, il s'est dit, mais c'est génial. Du coup, lui, il a cru que ça marchait. Et le boulot, c'est top. Sauf qu'il restait quelques milliards de kilomètres. À mettre en place. Et là, c'était vraiment pas bon. Et c'est plutôt smart de la part de Team Coupe de reconnaître que ce lancement a été catastrophique. Mais c'était aussi un moment... On va dire, compliqué, où Apple était en deuil, Steve Jobs était parti, je pense que Tim Cook avait plein de choses à gérer, et voilà, ça ne devait pas être facile. Jérôme : [14:01] Bon, alors ça, c'était le passé. Le futur, c'est ce fameux John Ternus. Est-ce que tu as remarqué que ce monsieur, on ne sait rien sur lui ? Il n'a quasiment pas de profil LinkedIn, il n'est quasiment pas sur les réseaux sociaux, on sait un petit peu son parcours, donc c'est un ingénieur. Il est passé par une obscure boîte de réalité virtuelle mais où il n'a pas passé beaucoup de temps et il a fait quasiment toute sa carrière chez Apple, il est rentré chez Apple, assez jeune je crois qu'il avait 25 ans ou 23 ans ça fait 26 ans qu'il est chez Apple je crois 25 ou 26 ans, Oui, voilà. Maintenant, c'est vraiment un Apple Boy à fond. C'est intéressant d'ailleurs parce que c'est ce qu'a expliqué Tim Cook récemment dans une autre interview, c'est ce côté sur la culture d'entreprise. Il disait, mais vous ne vous rendez pas compte le temps qu'il faut pour bâtir une culture d'entreprise, pour la maintenir, pour la reproduire et tout. Et du coup ce qui fait qu'on ne pouvait pas imaginer par exemple que ce soit quelqu'un d'extérieur qui succède à Tim Cook. François : [15:07] Il fallait forcément que ce soit quelqu'un qui vienne du Serail et ce gars-là qui est là depuis 25 ans qui a fait énormément de choses a dû connaître Steve Jobs puisque voilà, Steve nous a quittés il y a 15 ans oui je pense ça faisait déjà 10 ans qu'il était dans la boîte et il a eu le temps de s'imprégner de la culture d'Apple. Il a eu le temps de monter, de gravir les échelons. C'est un gars qui s'occupe aujourd'hui, je crois, de tout ce qui est ingénierie et hardware chez Apple. D'ailleurs, c'est intéressant de voir que Apple a choisi un profil hardware. Tu vois ? Jérôme : [15:47] Et hardware, oui, au sens large. C'est hardware, mais aussi, il était en cheville. Il a travaillé avec Johnny Hive sur le design et il faisait apparemment très bien le lien entre le hardware, les contraintes hardware et les contraintes design, etc. François : [16:04] Oui, ce qui est intéressant, c'est qu'il a l'impression qu'il connaît bien, si tu veux, tous les rouages d'Apple. Tu l'as expliqué et c'est vrai qu'on sait que le design est rentré en 2001. Jérôme : [16:18] Il est rentré en 2001. François : [16:19] 2001. Jérôme : [16:21] Donc oui, tu as raison, il a connu Steve Jobs. À l'époque, il était jeune ingénieur. François : [16:26] Il n'a peut-être pas travaillé directement avec lui. Mais en tout cas, il a eu le temps de comprendre comment Apple marchait, d'avoir cette culture Apple, qui était si chère à Steve Jobs, qui avait dit que même après sa disparition, il fallait que cette culture reste. Donc, on était obligé d'avoir quelqu'un du serail, comme on dit et je suis très curieux de savoir ce qu'il va faire parce que, est-ce qu'il va insuffler de nouvelles choses en matière de hardware est-ce qu'il va reprendre la main sur l'IA parce qu'on sait que l'IA c'est compliqué chez Apple, tu vois c'est quelqu'un qui malgré tout a 15 ans de moins que Tim Cook donc c'était le. Jérôme : [17:11] Plus jeune parmi les prétendants. François : [17:12] C'est ça et il a 50 ans voilà mais malgré tout tu vois 15 ans de moins c'est peut-être une autre vision de la tech une autre vision des enjeux etc tu vois donc ça va être cool de voir et on ne le verra pas tout de suite à mon avis parce que tu sais je pense que la réflexion et le temps pour créer de nouveaux produits ou pour lancer de nouveaux projets c'est long chez Apple mais on va voir. Jérôme : [17:39] Bon, François, j'ai une bonne nouvelle. Écoute, ça y est, Bruno va nous rejoindre. François : [17:45] Ah, Bruno va nous rejoindre depuis son lit. Jérôme : [17:47] Ah, Bruno, Bruno depuis son lit. Tu es là, Bruno. Regarde, cette belle image de toi. François : [17:58] T'es pas mal, là, comme ça. Jérôme : [17:59] C'est pas mal pour t'accueillir. François : [18:01] Oh là là, mon Bruno, comment ça va ? Bruno : [18:03] Je pense que je vais en avoir une à Jérôme, par exemple. François : [18:07] Il va falloir que tu te venges. Jérôme : [18:09] Voilà, je dois expliquer pour les gens qui n'ont pas l'image, c'est qu'on vient de voir une magnifique image de Bruno en pyjama dans son lit avec son micro de podcast. Évidemment, bon, c'est du fake, mais j'avais trop envie de te la faire, celle-là. Bruno, il est quelle heure chez toi à l'instant même ? Bruno : [18:24] Là, il est 6h15 du matin. Jérôme : [18:27] Ah, t'es un amour de te connecter si tôt. Franchement, respect. Bruno : [18:31] Non, mais ce n'est pas tellement qu'il est 6h15, c'est juste qu'hier soir, très tard dans la nuit. Jérôme : [18:36] Tu as fait la fête. Bruno : [18:37] Non, j'ai terminé la production de mon carnet. François : [18:40] Ah! Bruno : [18:41] Parce que moi, tu t'es couché tard. Jérôme : [18:42] C'est ça que tu veux dire? Bruno : [18:43] C'est la mécanique, mais moi, je produis l'émission, évidemment, tard le soir pour être sûr d'avoir toutes les informations. Et donc, je vais me coucher aux petites heures du matin. Mais là, aux petites heures du matin, j'ai comme dormi deux heures, puis après, je viens voir. Jérôme : [18:56] Oh non! François : [18:57] Et oui. Ah oui, d'accord. Jérôme : [18:59] Mais j'ai des scrupules. Pourtant, tu as l'air frais comme un gardon, comme on dit chez nous. Bruno : [19:04] Oui, mais on est comme ça au Québec. Toujours frais. Jérôme : [19:07] Ah oui, le Québécois est solide. Bruno : [19:09] Oui, bien sûr. Jérôme : [19:11] Bon, écoute, merci de rejoindre cette conversation. En tout cas, c'est super. Bruno : [19:15] Vous parliez quoi exactement encore de Tim Cook, j'imagine? Jérôme : [19:18] Oui, on était sur Tim Cook. François : [19:19] On parle plutôt de Ternus. Jérôme : [19:21] On était en train de passer sur Ternus. Voilà, qui est John Ternus ? On se disait qu'il était là depuis un certain temps et on se demandait un peu ce qu'il allait faire. Alors, Bruno, on en parle déjà, toi et moi, dans l'hebdo de monde numérique en tête à tête. C'est marrant parce qu'en fait, on a fait un peu cette discussion. J'ai fait des conversations, comment on appelle ça ? Bilatérales, parallèles, pour parler un langage de sommet international. Bruno : [19:46] De diplomatie, oui. Jérôme : [19:47] De diplomatie. mais donc on a déjà évoqué un peu le sujet mais qu'est-ce que tu penses de ce John Ternus ? Est-ce qu'il va à nouveau sortir des produits Apple qui feront rêver? Bruno : [20:01] Moi j'ai l'impression que c'est la vieille école qui revient, en guillemets là on s'entend, c'est la vieille école qui revient au contrôle de l'entreprise je pense que c'est une bonne nouvelle parce que c'est quelqu'un qui se condéfinit je ne veux pas dire qui se définit mais qu'on définit comme un homme de produits de matériel. C'est quelqu'un qui vient de la grande école des appareils. Et dans ce sens-là, moi, je pense que c'est une très bonne nouvelle pour l'entreprise parce que si on avait mis à cette position stratégique quelqu'un qui était, je ne sais pas moi, plus logiciel ou qui était, s'il aurait été logiciel, il n'aurait pas été dans la bonne compagnie. S'il était plus... Jérôme : [20:39] Oui, tu as raison parce qu'on parlait beaucoup, pardon, de Craig Federighi. Craig Federighi, c'est celui qui fait des pirouettes pendant les keynotes et qui est plus connu qui est plus connu publiquement que John Ternus mais c'est le mec du logiciel. Bruno : [20:53] Exactement. Et donc, ça, selon moi, ça aurait été un mauvais choix. Même chose au niveau des… Puis, il y a du savoir-faire au niveau de tout ce qui est stratégie de contenu, abonnement. Ça aurait été aussi une erreur parce que, oui, ils ont bien réussi. Puis ça, c'est aussi un leg, je ne veux pas revenir sur la discussion, mais c'est un leg de Tim Cook, ça. D'avoir développé toute la filière abonnement qui leur assure des milliards chaque année et qui rentre dans les coffres, ça, c'est habile. Jérôme : [21:19] 25 % des revenus d'Apple. Bruno : [21:21] Merci. Jérôme : [21:22] Plus que les revenus du Mac, de l'iPad, de l'Apple Watch et de Home, de la maison connectée, cumulés. 25 %. Bruno : [21:30] Et ce qui est intéressant, c'est que Tim Cook a poussé beaucoup plus loin. C'est drôle, j'en parle, j'ai des frissons. Tim Cook a poussé beaucoup plus loin. François : [21:38] Mais ça, c'est parce qu'il est tôt le matin, c'est pour ça que tu as des frissons. Bruno : [21:41] OK, je vais me recoucher, bye. Donc, c'est ça. Tim Cook a poussé beaucoup plus loin le concept d'écosystème d'Apple, qui était quand même bien campé à l'époque de Steve Jobs. Tu ne pouvais pas t'en sortir, il n'y avait que ça. Et lui, Tim Cook, a été assez intelligent pour développer un écosystème autour des produits qui fait en sorte que le client se retrouve hyper captif, avec des services attrayants, on s'entend, qui répondent à ses besoins, mais qui génèrent des revenus mensuels. Et ça, c'est tellement brillant. À la limite, je dirais que dans ce domaine-là, probablement que le seul semi-échec, ça n'a pas au TV parce que ça n'a pas vraiment livré ce que ça voulait livrer. Si on compare à d'autres services vidéo, ça n'a pas pris la place que ça aurait pu prendre. Mais quand même, somme toute, c'est vraiment bien. Alors, pour revenir à ta question, je pense que c'est un bon choix comme nouveau directeur général. J'ai l'impression de parler de hockey. Et puis, les gars sur la glace vont être contents. Puis ça va travailler. Puis ça va les scorer des buts. Jérôme : [22:39] Ouais bon bah super en tout cas en plus ça tombe au bon moment ils ont vachement bien choisi voilà avant la WWDC, bon c'est super bon voilà pour Apple évidemment on pourra en parler pendant des heures, moi j'étais hier dans on refait le Mac d'Olivier Frigara il m'avait dit viens viens on va parler d'Apple et c'est vrai que bon voilà on peut faire une heure une heure et demie, deux heures, trois heures sur Apple et sur ce moment important on va s'arrêter là, parce qu'en plus, je sais que maintenant, c'est le temps de François qui est compté. Et je voudrais qu'on parle d'un sujet. Jérôme : [23:12] On ne va pas parler tout de suite de voiture, de la voiture autonome qui apparemment arrive un petit peu en Europe, mais plutôt de lunettes. Jérôme : [23:25] Pourquoi les lunettes ? Parce qu'on en porte déjà, mais pas seulement. Notamment parce que François et moi, on était cette semaine à Monaco, à un événement organisé par Essilor Luxottica, qui est un des gros, gros faiseurs de lunettes au niveau mondial. C'est eux qui font les Ray-Ban Meta. Mais c'est surtout qu'il y a plein d'actu. Là, il y a Google qui vient d'annoncer qu'ils se mettaient avec Gucci pour faire des lunettes connectées. Ils vont essayer de relancer un peu les Google Glass. Et donc, je pense que, et François, c'est vrai qu'on l'a vu à Monaco, les lunettes sont en plein... C'est le wearable, c'est-à-dire l'objet connecté à portée sur soi. C'est une nouvelle race de wearables, en fait, qui est en train d'arriver. Ce n'est plus seulement des trucs pour voir mieux. François : [24:11] Oui, oui, oui. Et c'est intéressant parce que à cet événement Switch, donc des Silors, c'est vrai qu'on parlait énormément de lunettes connectées. Il n'y avait pas que ça parce qu'effectivement, il y avait, on va dire aussi, un événement fashion parce qu'il y avait plein de montures nouvelles qui étaient présentées par des marques prestigieuses, etc. Il y avait de nouveaux verts aussi parce qu'il y a énormément de technologie dans les verts pour qu'il y ait moins de reflets, pour que, tu sais, la couleur change très facilement quand il y a du soleil, etc. Mais c'est vrai que les lunettes connectées étaient vraiment au cœur des discussions. Toujours pour essayer de se partenarié avec Meta, mais moi, je me dis que, c'est que on va dire la face cachée de l'iceberg ou visible de l'iceberg plus précisément parce que derrière tout ça il y a tous les autres qui se préparent on sait qu'Apple aurait dans ses cartons, des lunettes connectées on sait aussi que Google va sortir ses lunettes avec Gucci Samsung va sortir les siennes en Chine des lunettes connectées il y en a partout tu vois donc on est en train de, comment dirais-je de préparer ce truc là Je ne suis pas sûr que ça fonctionne vraiment. J'ai encore des doutes sur la pertinence de se dire que les lunettes connectées vont remplacer à la fois les AirPods, à la fois des caméras, etc. Peut-être, mais peut-être pas. Jérôme : [25:36] Remplacer ou compléter ? François : [25:38] Peut-être, peut-être. Jérôme : [25:39] Ça peut être ça aussi, c'est un élément de plus. François : [25:41] Oui, mais il y a encore pas mal de contraintes, si tu veux. Il y a des contraintes de poids, parce qu'on sait que dès qu'on dépasse 50 grammes sur une paire de lunettes, le visage est sans et c'est fatigant. Donc il y a la contrainte de poids, il y a la contrainte aussi technologique, il n'y a pas énormément de place pour mettre des batteries, ce qui fait que s'il n'y a pas beaucoup de batteries, l'autonomie de tes lunettes ne tient pas toute la journée, ce qui est un peu ballot, si tu veux, véritablement, te dire que je vais vivre avec des lunettes connectées, mais si ça tient que 5 ou 6 heures, ce n'est pas terrible. Et puis après, il y a les usages aussi, parce que certes, c'est cool pour passer des coups de fil, et éventuellement pour discuter avec une IA, Quoique, quand tu discutes avec une IA, Meta AI, c'est nul. Il faut quand même dire les choses telles qu'elles sont. Jérôme : [26:29] La nouvelle version est mieux. Je ne pratique pas beaucoup. François : [26:33] Elle n'est pas encore arrivée, si tu veux. Tu sais, il y a cette nouvelle version, puisque même Marc Zuckerberg s'est rendu compte que son IA était nul. Donc, il s'est dit, je vais passer à autre chose. Donc là, ils sont en train de rebooter l'IA de Meta AI, qui a un autre nom d'ailleurs. Je ne sais plus comment ça s'appelle. est-ce que vous pouvez m'éclairer là-dessus il y en a un autre nom ou alors c'est peut-être un autre projet c'est. Jérôme : [26:53] Pas Meta AI ? François : [26:54] Non non non il y a un nouveau en fait il y a une nouvelle IA qui ressemble plus à celle que OpenAI a mises en place avec plus de compréhension etc ah oui oui. Jérôme : [27:05] Oui c'est Fuse Sparks un truc comme ça. François : [27:08] Enfin je ne sais plus mais bon ça c'est un détail mais si tu veux tout ça va arriver sur les lunettes et là peut-être qu'on pourra avoir une vraie discussion et des échanges plus intéressants ? Mais, est-ce qu'on sera tous prêts à porter des lunettes ? Ce n'est pas sûr. Surtout ceux qui n'en portent pas. Jérôme : [27:26] Ceux qui n'en portent pas, oui. Ceux qui n'en portent pas, ils en portent quand même l'été quand il y a du soleil. François : [27:32] Oui, mais bon, ça veut dire que l'hiver, c'est ce que tu fais. L'hiver, tu n'es plus connecté. Jérôme : [27:36] Mais ça, c'est la vraie question. Est-ce que des gens qui ne portent pas de lunettes de vue seront prêts à en porter juste pour bénéficier de ces outils-là ? François : [27:45] Eh bien, voilà. C'est la question. c'est la question, tu vois, parce qu'en plus il y a une comment dirais-je une raison aussi de style, on ne mettra pas n'importe quelle lunette sur notre nez. Jérôme : [27:58] Tu vois Oui mais les lunettes n'oublie pas que c'est un truc, c'est ça qui est génial dans les lunettes, c'est que t'as plein de styles et c'est un accessoire, qui vient transformer un peu ton visage, c'est comme un bijou, tu peux mettre tous les styles de lunettes possibles et imaginables alors sauf pour les lunettes connectées. C'est marrant, toi, tu dis lunettes connectées. Moi, j'ai bien aimé le terme que j'ai entendu à l'occasion de l'événement de Monaco. Eux, ils disent lunettes numériques. Ah bon ? Et à l'inverse, les lunettes classiques comme celles qu'on porte actuellement, ils appellent ça les lunettes analogiques. Mais parce qu'en fait, c'est aussi, c'est que quand on dit lunettes connectées ou numériques, ça recouvre plein de choses différentes. Elles ne font pas toutes la même chose. Bruno : [28:46] C'est ça le truc ? Vous me permettez, messieurs, d'embarquer dans ma discussion. Jérôme : [28:50] Oui, Bruno. Bruno : [28:50] C'est-à-dire que le Xetica, il y a deux ans, je vous embêtais avec ce que j'avais découvert de leur part, qui étaient les fameuses paire de lunettes, où il y avait un système embarqué d'amplification de la voix. Donc, pour les gens, ça permettait d'avoir, puis vous l'avez vu, maintenant, c'est en vente en Europe. Ce n'est pas encore en vente au Canada. Et donc c'est ça mais ça c'était à la limite c'est des lunettes numériques mais c'est pas des lunettes connectées, il n'y a pas de connexion avec une IA. Jérôme : [29:22] Il n'y a pas d'IA, il n'y a pas de capteur de santé, de trucs comme ça, c'est une fonction alors moi je les ai essayées ces lunettes-là les nuances audio la semaine dernière, bon c'est toujours difficile une démo dans un salon, etc j'étais un peu déçu parce que... Bruno : [29:38] Est-ce que c'était la démo au restaurant qu'ils t'ont fait faire ? Jérôme : [29:41] Oui c'est ça, ouais C'était très rapide. Et en fait, le son est un peu métallique parce que tu as des systèmes de compression. Tu sais, c'est comme quand on fait des enregistrements en visio et qu'on active la compression, justement. Ça fait des trucs bizarroïdes. Mais alors, ils m'ont expliqué que normalement, quand tu achètes pour toi ce type d'appareil, tu les paramètres un minimum. Et tu as même plusieurs profils. Je crois qu'il y a quatre profils différents en fonction des circonstances. et donc tu dois choisir parce qu'il y a des profils qui sont plus ou moins adaptés. Mais l'idée est géniale. L'idée, c'est quand tu as une audition qui baisse un peu, mais tu n'as pas envie d'être appareillé parce que socialement, c'est difficile, et c'est seulement à certains moments que tu vas avoir des difficultés, typiquement dans un restaurant où il y a du bruit, du bruit d'ambiance, etc. Là, tu as besoin d'une amplification, donc tu actives ton truc et les lunettes vont avec un système tout simplement de micro et de haut-parleur intégré dans les branches, amplifier ce que dit la personne qui est en face, même si elle se trouve à 1m50 ou à 2m de toit. Et c'est une super idée quand même. C'est vraiment bien ça. François : [30:52] Oui, c'est bien. Jérôme : [30:53] Et c'est une application parmi d'autres. François : [30:54] C'est bien, c'est vrai. Mais tu vois, moi, je me dis, qu'est-ce qui va se passer plus tard ? Est-ce qu'on aura une paire de lunettes pour une fonction spécifique ? Ce qui fait que tu vas te balader avec combien de lunettes ? Je ne sais pas combien vous avez de lunettes, les amis. Bruno : [31:07] Ah, mais il ne faut pas. François : [31:08] Non, mais c'est ça aussi le truc, c'est que c'est quand même coûteux, ces lunettes. Alors, même si les prix vont baisser encore, ça coûtera toujours plus cher qu'une monture normale, si tu veux. Ça veut dire qu'il faudra bien choisir sa lunette sa paire de lunettes qui fasse un maximum d'actions numériques pour que tu n'aies pas à en avoir plusieurs tu vois, tu feras des mises à jour tu mettra à jour tes lunettes et j'en parlais à l'un des dirigeants d'Essilor Luxottica aujourd'hui ils ont passé cet accord avec Meta mais est-ce que c'est bon cheval Meta en matière de lunettes connectées c'est pas sûr, est-ce que finalement Essilor Luxottica ne devrait pas, être, on va dire, neutre dans cette histoire-là. Plus open, open source presque. Moi, ce que j'imagine, c'est que demain, tu vas chez l'opticien, tu te dis, je veux une paire de méta, de Ray-Ban, de Ray-Ban connecté, et que le gars te dise, bah oui, d'accord, ok, mais vous voulez quoi comme système dedans ? Apple, Google, méta ? Et tu choisis, en fait, ton écosystème, parce que c'est ça qui va faire la différence, c'est ton téléphone, tu vois. Et là, je trouve que... Jérôme : [32:17] Mais là, tu demandes un truc qui n'existe même pas dans le monde du smartphone. François : [32:21] Regarde par exemple les voitures. Aujourd'hui, dans les voitures, quand tu branches ton téléphone, tu as CarPlay ou Google Car. Jérôme : [32:27] Oui. François : [32:28] Mais je pense que les lunettes, il faut que ce soit pareil. Que tu choisisses ton écosystème et que tu puisses bénéficier du prolongement de ton smartphone dans les lunettes. Et Meta, aujourd'hui, si tu veux, le problème de Meta avec, par exemple, l'iPhone, c'est que Meta n'a pas accès à toutes tes données du téléphone. Donc, en fait, tu te retrouves avec un produit relativement limité en termes de fonctionnalité. Parce qu'Apple va empêcher l'appli Meta qui va discuter avec tes lunettes d'aller choper toutes les informations de ton téléphone. Donc, voilà. Et je posais la question à Isidore, qui n'a pas voulu me répondre, bien évidemment, mais ils m'ont dit et ça sera en conclusion que ce partenariat n'est pas indéfini avec Meta. Bruno : [33:14] Et de l'autre côté, gardez en tête que SLR, l'Essetica, c'est un énorme fabricant. Là, vous parlez des Ray-Ban, mais ils ont aussi Prada, ils ont plusieurs marques. Oui, ils ont toutes les marques connues. Oui, donc, ils développent eux-mêmes leur technologie. Alors, j'ai l'impression qu'on n'est qu'au début. Et ton souhait, François, peut-être qu'on va le voir avec autre chose. François : [33:40] Peut-être, peut-être. Jérôme : [33:41] Il y a un autre aspect qui est super intéressant, c'est tout l'aspect santé, et là, ils sont à fond là-dedans, donc on parle plus de gadgets, d'avoir une IA à qui tu vas demander, prendre des photos, prendre des vidéos qu'est-ce que c'est cette tour métallique que j'ai devant les yeux dans plein centre de Paris, raconte-moi l'histoire de la tour Eiffel, mais c'est des capteurs de santé parce qu'en fait les lunettes sont sur le visage et tu peux capter plein de trucs Et François, je crois que tu as fait des interviews qui étaient assez intéressantes sur les perspectives en matière de santé liées aux lunettes. François : [34:17] Ah ouais, ça c'est formidable. Il y a deux choses sur lesquelles travaille Essilor. Il y a évidemment des capteurs santé dans les lunettes, mais ça, c'est un peu comme la montre finalement. François : [34:29] Oui, c'est ça. En fait, le visage est très stratégique pour capter des données biométriques. Avec la tempe, tu peux capter les fonctions cardiaques, mais aussi sur l'arrête du nez. Tu peux, en mettant des capteurs, avoir des remontées sur ton rythme cardiaque, faire des électrocardiogrammes, etc. Après, on peut analyser le mouvement des yeux. Et le mouvement des yeux est très révélateur de certaines pathologies naissantes, notamment neurodégénératives. C'est quand même incroyable. Et puis, il y a tout ce dont on ne sait pas et que Cilor est en train de découvrir. Je pense qu'ils ont plein de choses encore secrètes qu'ils gardent pour eux. Ça, c'est pour les lunettes. Imagine demain, tu as des lunettes qui, petit à petit, vont surveiller ton état de santé. Un peu comme le font, on les montre. Mais là, tu auras des données supplémentaires sur justement ton regard, la rapidité avec laquelle tu climes les yeux, la rapidité avec laquelle tu bouges tes yeux, etc., etc., et au bout d'un moment, dès qu'il y aura des alarmes ou des anomalies, paf, on t'avertira. Ce qui est intéressant aussi, ce qu'ils font, et moi, je trouve ça totalement bluffant, c'est pas... Là, on va chez l'ophtalmo, ils sont en train de mettre en place des appareils qui sont, hyper intelligents, sur lesquels tu vas poser ton regard, en fait, un peu, tu sais, quand tu vas chez l'ophtalmo, où tu poses ton menton, où on analyse le fond de ton œil, etc. Jérôme : [35:59] Le fond d'œil et tout. François : [36:00] Et bien là, ils imaginent, simplement en posant ta tête sur ce type d'appareil, en analysant ton regard, te faire quasiment un check-up complet. Et quand je dis « shake-up complet », ça va bien au-delà. Jérôme : [36:14] On va dire… C'est plus seulement la santé de l'œil, c'est la santé entière. François : [36:19] C'est la santé de l'œil, la santé de ton cerveau, mais aussi de tes organes, des reins, des poumons, du foie. Parce qu'il faut savoir que, par exemple, si tu as un foie qui est dysfonctionnel, eh bien, le blanc de tes yeux va changer de couleur. Et en fait, on arrive à savoir, même en analysant tes yeux, si tu as du diabète ou pas. Donc c'est quand même incroyable ce qui est en train de se tramer grâce au capteur, grâce à l'IA etc au lieu de te faire un check-up qui est quand même assez, on va dire lourd, un check-up c'est lourd là tu pourras, peut-être avoir 80% de ton état de santé en quelques minutes simplement parce que tu auras posé ta tête sur un système qui va analyser en fait plein de tes données santé ça je trouve ça génial et puis après si tu as un souci tu vas, on te fera faire des examens plus approfondis, plus traditionnels. Et ça, c'est top. Jérôme : [37:12] Oui. Bruno ? Bruno : [37:13] Non, mais je veux dire, c'est quand même fascinant. J'écoute François, puis quand tu penses à ça, ces grands fabricants de lentilles pour les verres comme ça, ces gens-là ont développé à travers les ans une expertise pour mieux voir vers l'extérieur. Et aujourd'hui, le défi, c'est de mieux voir vers l'intérieur. C'est impressionnant. On tourne la caméra de côté. Jérôme : [37:35] C'est vrai. François : [37:36] Mais c'est top. Et ce qui est intéressant aussi, c'est qu'Essilor Luxottica, véritablement, est en train de pivoter, comme on dit. C'est-à-dire qu'ils se rendent compte qu'ils ne peuvent plus être qu'un acteur de lunettes, enfin, en tout cas, de montures et de verres. Il faut qu'ils aillent vers la santé. Et ça va devenir une boîte de santé, Essilor Luxottica. Et je trouve ça très malin de leur part d'avoir le courage aussi, parce que là, il faut que tu entraînes tous tes collaborateurs. Ils sont plusieurs dizaines de milliers. Dans une nouvelle ère, avec de nouvelles compétences, tu crées de nouveaux métiers. Il faut que tu changes. Bruno : [38:14] Oui, mais l'avantage qu'ils ont, François, et je me souviens, il y a deux ans, quand il avait sorti le fameux modèle dont je vous parlais, j'avais une discussion avec des gens de l'État-major et ce qu'il me disait, c'était que l'avantage qu'ils ont, eux, par rapport à ce produit-là, par rapport à un fabricant de produits électroniques qui sort un nouveau produit, c'est qu'eux, ils ont un réseau de gens qui vendent déjà leurs produits. Les montures, tu les retrouves à travers la planète chez les revendeurs de montures. Jérôme : [38:40] Il y en a beaucoup, les opticiens. Chez nous, en France, il y en a tous les droits maîtres. Ça doit être bien rentable, tu vois. Bruno : [38:49] Mais le défi, puis François le dit bien, c'est maintenant, après d'éduquer ces gens-là qui ont toujours été dans le choix de monture et de lentilles, de dire, mais là, on s'en va plus loin. On arrive avec une nouvelle génération de produits qui vont vous amener de la valeur ajoutée à ces montures-là. Et ça, leur défi, ce n'est pas tellement de faire une mise en marché, mais c'est de s'assurer que les points de vente, les points de contact avec le consommateur, Eux vont être capables de répondre à ça. Un peu comme à l'époque quand le micro-ordinateur est arrivé, ils se sont dit, OK, bien là, il faut qu'on trouve des gens dans les villages, dans les villes, à trois coins de rue, qui vont être capables de vendre et de mettre en valeur nos produits. François : [39:34] Tu as raison, Bruno. Bruno : [39:35] Il est là aussi le défi, là. François : [39:36] Oui, tu as raison, mais tout en respectant les réglementations qui sont différentes dans chaque pays. C'est ça le souci, tu vois. Parce qu'il y a des ophtalmo, en France, il peut faire certaines choses, les opticiens peuvent faire certaines choses, mais d'autres actions sont réservées aux ophtalmo. En Allemagne, c'est différent. En Angleterre, c'est différent. Donc, il faut qu'ils s'adaptent aussi, on va dire, aux contraintes locales réglementaires. Jérôme : [39:58] Enfin, je constate qu'aucun de nos trois ne porte des lunettes connectées. Des lunettes numériques au quotidien. Bruno : [40:05] C'est analogue, full analogue. Jérôme : [40:07] Voilà, on est tous les trois full analogue. Moi, j'utilise un petit peu l'été, des lunettes de soleil. François : [40:12] Pareil, pareil. Jérôme : [40:14] Voilà, parce que c'est sympa pour prendre des photos, des vidéos, c'est cool. Mais moi, j'ai essayé la nouvelle version, justement. Enfin, ce n'est pas vraiment une nouvelle version, mais tu as vu, ils ont un peu amélioré les Ray-Ban Meta pour qu'elles soient mieux adaptées au vert avec des corrections, donc des verres de vue. Donc, ils ont un peu encore allégé, ils ont tout réduit, ils ont réduit la monture, ils ont réduit la taille de la caméra, ils fournissent, quand tu achètes les lunettes, des petits adaptateurs pour poser sur le nez, pour que ce soit bien configuré, confortable en fonction de toi, de ta morphologie. Mais malgré ça, elle reste un peu massive et voilà quoi. Elle reste visible, massive. François : [40:57] Tous les composants électroniques qu'il faut à la fois les branches, mais aussi dans la monture des lunettes. Bruno : [41:06] Soyez patients, messieurs, parce que regardez, les téléphones qu'on a aujourd'hui dans notre poche, c'est l'équivalent de 10 fois la puissance des ordinateurs qui tenaient dans une salle pour envoyer une fusée. François : [41:19] Non, mais je me dis, est-ce qu'on n'est pas un peu trop en avance de phase avec ces lunettes connectées? Est-ce qu'on n'en parle pas un peu trop tôt parce que... Mais elles se vendent. Jérôme : [41:31] Hein ? Enfin, ils disent qu'elles se vendent. Ils en ont plus 7 millions, je crois. François : [41:36] Non, mais ce qu'ils ne te disent pas, et moi, ce que j'aimerais bien savoir, c'est les gens qui achètent ces lunettes-là, qu'est-ce qu'ils en font ? Tu vois, c'est ça la question. Et ça, j'aimerais bien avoir une étude là-dessus. Est-ce que les gens qui achètent des Ray-Ban Meta, au bout d'un moment, disent « Bon, de toute façon, c'est des lunettes, je vais les poser comme ça. C'est des Ray-Ban. » Donc, finalement, ça passe bien. Jérôme : [41:56] Il y a des trucs qui sont assez étonnants. Il paraît qu'il y a des... Tu vois, il y a même des gens qui sont aveugles et qui s'en servent pour... Ils demandent à l'IA d'écrire ce qu'ils ont en face pour faire leur course. François : [42:11] C'est quoi ce produit. Jérôme : [42:12] Etc. François : [42:13] Mais parce que là, tu as la nécessité de les porter. Tu vois ? Là, c'est un vrai plus. Jérôme : [42:19] Mais tu as aussi des professionnels, des chirurgiens qui filment en même temps, qu'ils opèrent ou des trucs comme ça. Alors, c'est très pointu. François : [42:27] Ce que je veux te dire par là, c'est on va dire l'immense majorité des gens, toi, moi, Madame Michu, quand ces gens-là achètent ces lunettes Ray-Ban Méta, qu'est-ce qu'ils en font ? Est-ce qu'ils se servent des fonctions connectées ou est-ce qu'au bout d'un moment, parce qu'il n'y a plus de batterie, parce qu'ils ont oublié de les charger, parce qu'ils n'ont pas fait des mises à jour, etc., ou parce que la connexion Bluetooth s'est déconnectée, qu'est-ce qu'ils font ? Est-ce qu'ils sont censés... Jérôme : [42:50] Ça, c'est l'enfer. François : [42:51] Non, mais c'est vrai. Toutes ces questions, c'est vraiment des trucs basiques, mais c'est ce qui va plomber, en fait, l'expérience utilisateur. Et c'est pour ça que je me dis, est-ce qu'on n'est pas un peu trop tôt ? Jérôme : [43:04] Et puis après, il y a la question de l'acceptation pour celles qui filment, parce que ça commence à poser de sacrés problèmes. On peut voir les choses de manière positive ou négative. Par exemple, aux États-Unis, il y a ICE, l'espèce de milice anti-immigration qui est en train de s'équiper avec des trucs comme ça pour identifier tout de suite les gens. Forcément il y a un côté un peu flippant même si on peut considérer aussi que, voilà dans le cadre de contrôle de police ou autre, est-ce que ce serait pas légitime mais il y a beaucoup de réticence par rapport à l'idée d'être, on est déjà en permanence filmé, je veux dire il se passe n'importe quoi dans la rue, tout le monde sort son portable là ça va encore plus vite et c'est un peu moins visible Donc, il y a un niveau d'acceptation. Mais ce n'est pas le produit en lui-même qui pose problème, c'est l'utilisation. C'est l'utilisation déviante éventuelle. François : [44:03] Oui, mais moi, je suis persuadé que dans le futur, il y aura des lunettes avec plein de technologies qui n'auront pas de caméras, tu vois. Jérôme : [44:11] De caméras ? François : [44:11] J'en suis sûr. Jérôme : [44:13] Oui, oui, oui. François : [44:13] Il y aura des capteurs, alors peut-être qu'ils ne pourront pas… Il y aura un radar. Bruno : [44:17] Il y aura des lidars. François : [44:18] Mais il n'y aura pas de caméras. C'est-à-dire que tu pourras analyser ton environnement sans véritablement détecter et analyser des personnes, tu vois. et je pense que ça, ça va être un vrai problème ça va être un vrai problème parce que moi tu vois cet été, l'été dernier j'ai eu une remarque, j'étais avec mes Red Bad Meta et j'avais même complètement oublié parce qu'elles avaient plus de batterie pour tout te dire donc je portais mes lunettes Red Bad Meta, débranchées en fait et puis je rencontre un copain qui me dit mais tu es en train de nous filmer là, tu vois, c'est gênant en fait comme situation c'est gênant, tu es obligé d'expliquer, ben non, tu vois, j'ai même plus de batterie etc. Mais les gens, est-ce qu'ils te croient ? Il y a toujours cette petite suspicion, et pourquoi avoir des caméras dans des lunettes finalement ? Tu vois, c'est l'électime de se poser cette question. Jérôme : [45:04] Oui, quand tu fais du sport, quand tu fais des activités en famille et tout. François : [45:08] Non, mais tu ne vas pas filmer que ta famille, tu vois. Tu ne vas pas filmer que ton sport. Tu vas forcément filmer plein de trucs autour de toi, tu vois. Bruno : [45:17] Oui, mais prenez le cas par exemple de cyclistes, des gens qui se promènent le matin et le soir en vélo. Ces gens-là, probablement qu'ils vont le mettre automatiquement en mode enregistrement. Puis s'il arrive quelque chose sur la route, ils auront une preuve. Jérôme : [45:28] Alors ça, tu ne peux pas. François : [45:29] Aujourd'hui, tu ne peux pas. Comme les dashboards. Bruno : [45:32] Exactement. Jérôme : [45:32] Comme les dashcam. mais ça tu ne peux pas parce que justement pour l'instant ça n'enregistre que des séquences courtes à la fois pour des raisons de respect de la vie privée aussi certainement pour des questions de limitation technique de taille mémoire de ne pas faire chauffer le truc de ne pas vider les batteries en deux minutes etc tu ne peux pas laisser tout le temps en mode, mais là je parlais dans l'avenir on s'entend bon enfin voilà c'est un vrai sujet super intéressant je trouve cette question des lunettes parce qu'on est au début d'une histoire qui est vraiment intéressants. François : [46:03] Et qui déborde sur des aspects sociétaux importants aussi. Jérôme : [46:07] Ouais. Bon. François, tu dois nous quitter ? Tu vas nous lâcher ? François : [46:15] Déjà, je suis en retard. Jérôme : [46:17] Déjà, t'es en retard. En plus, je sais où tu vas. C'est un ami commun. Tu le salues de notre part. François : [46:24] Bien sûr. Jérôme : [46:25] Donc, tu es tout à fait excusé. On va continuer avec Bruno dans un instant. Salut, merci d'être passé, camarade. François : [46:33] À très vite. Jérôme : [46:34] Plus que passé, d'ailleurs. Merci d'avoir activement participé. François : [46:37] Salut, salut. À très vite. Bruno : [46:39] Bye. Jérôme : [46:43] Bruno, j'ai gardé pour parler avec toi l'un des plus beaux sujets aussi du mois, de l'actualité du mois. Bruno : [46:50] Oh, je n'ai pas. Jérôme : [46:53] Écoute, normalement, tu es au courant. Je t'ai envoyé le sommaire, mais bon, tu avais sans doute plein de choses à faire. Bruno : [46:59] C'était le dernier sujet, mais je ne me suis pas rendu jusqu'à la fin. Jérôme : [47:03] Je voudrais qu'on parle de voitures autonomes, parce que chez nous, en Europe, il s'est passé un truc. Cette semaine, tout récemment, au mois d'avril, le 10 avril, Tesla a été autorisé à déployer aux Pays-Bas son système de conduite semi-autonome, le fameux FSD. Et donc, on voit depuis quelques jours, depuis quelques semaines, des tas de vidéos inondées les réseaux sociaux de gens qui se filment à bord de leur Tesla et qui montrent à quel point ça marche bien. Et en plus, il faut savoir que les Pays-Bas, c'est notamment Amsterdam, etc. C'est une ville où il y a des rues piétonnes. Il y a un million de vélos, je crois. Enfin, c'est des fous du vélo aux Pays-Bas. Donc, c'est quand même le pire endroit pour faire circuler des voitures. Et ça a l'air de marcher formidablement bien, d'une part. Et surtout, pour nous, c'est important parce que c'est le premier pays de l'Union européenne qui accepte de faire ça. Et donc, on se demande si c'est la voiture autonome qui, enfin, va commencer à se déployer. Parce que dans d'autres pays, c'est déjà le cas. Aux États-Unis et en Chine, c'est déjà le cas. Et au Canada, vous en êtes où, vous, en matière de voiture autonome? Bruno : [48:19] Écoute, la fonction est disponible, mais il n'y a plus de gens qui l'utilisent encore. Ça va être de la conduite assistée par... Pas par autonome, mais par intelligence artificielle, si tu veux. Jérôme : [48:31] Ce qui est déjà le cas aussi. Après, on va parler un peu de subtilité technique. Bruno : [48:35] Justement. Et donc, ça, ça existe. Puis la plupart des gens qui nous écoutent, qui ont un modèle récent, se sont fait assister là-dessus. Quand tu prends des virages, la voiture va t'aider. Si elle sent que tu t'en vas ou que tu t'endors, il y a des caméras qui vont t'aider à ramener la voiture ou à immobiliser la voiture. Ça, ça existe encore. Mais le mode full autonome, ce n'est pas encore très répandu. Et c'est pour ça, d'ailleurs, que la plupart… Mais c'est autorisé ou pas? Jérôme : [49:01] Tu sais si la réglementation, on est où? Bruno : [49:03] Écoute, je n'ai pas suivi le dossier parce que, justement, on n'est pas vraiment avancé là-dedans. Les seuls qui l'offrent pour le moment en full autonomie, c'est les Tesla. On attend que les Chinois débarquent sur le marché, ce qui va se faire très bientôt. Nous, cette année, en 2026, on reçoit 45 000 voitures chinoises pour la première année. Et puis après, on ouvre le barrage et ils vont pouvoir inonder le marché. Jérôme : [49:28] Wow! Mais ça ne pose pas des problèmes. Mais vous avez des constructeurs automobiles canadiens? Bruno : [49:33] Oui, il y en a. Sauf que la façon que l'économie fonctionne en Amérique du Nord, c'est que c'est américano-canadien. C'est-à-dire qu'une voiture, je pense que la dernière fois que j'avais entendu un chiffre là-dessus, une voiture doit passer quelque chose comme 20 fois la frontière pour arriver à être finalisée. Et ça, c'est avec les grands fabricants américains. Oui, parce qu'il y a une partie qui est faite ici, il y a une autre partie qui est faite aux États-Unis, après elle revient. Il y a des parties qui sont faites ici, il y a d'autres parties qui sont faites aux États-Unis. Puis après, il y a un assemblage qui est fait, que ce soit ou en Ontario, qui est une province canadienne, ou que ça se fasse au Michigan. Et c'est pour ça, d'ailleurs, que toute l'histoire avec les tarifs et les problèmes qu'on a avec le gouvernement américain font que le prix des voitures a énormément augmenté. Parce que chaque fois que les morceaux de voiture devaient être renversés, Il y avait des taxes à payer là-dessus. Il y avait des frais. C'est devenu la folie furieuse dans le monde de l'automobile. Mais tout ça pour revenir au fait que là, dans le contexte de la voiture automobile électrique et justement, puis particulièrement de l'autonome, puis on ramène les Chinois dans le décor, là, il commence à y avoir, il y a deux, trois investissements qui ont été annoncés. Je pense qu'il y a Toyota qui va venir s'installer ici. Il y a BYD qui devrait aussi venir s'installer. Jérôme : [50:50] Xpeng ? Bruno : [50:52] Oui, probablement aussi. Jérôme : [50:54] Il y a X-Pen qui est arrivé, il y a BYD. Ils ont des concessions, tu trouves, dans pas mal de régions de France, des grandes concessions automobiles où tu peux acheter ces véhicules chinois. Bruno : [51:10] Pour répondre à ta question, dans le fond, je sais qu'il y a un moment de pression qui se fait pour que ce soit possible, mais même les permissions des voitures, des taxis autonomes, Ce n'est pas réglé, ça, ici, chez nous. Jérôme : [51:24] Ce n'est pas réglé encore. Alors, j'aimerais bien t'entendre sur une chose, c'est qu'en fait, de quoi on parle ? Le FSD de Tesla, qui a été autorisé, qui est donc une option payante, ça coûte 5500 euros, en plus de la voiture, ou 99 euros par mois, je crois, pour que ça puisse marcher, c'est ce qu'on appelle de la voiture autonome de niveau 2, de niveau 2+, en fait. Donc, Obligation de rester à bord, bien sûr, mais de rester derrière le volant et de rester attentif. Alors, tu n'as pas besoin de mettre les mains sur le volant, tu peux les garder sur les genoux, mais tu dois toujours être en situation de pouvoir intervenir si besoin. Et même si tu ne regardes pas la route, si tu as le regard qui se détourne trop longtemps, tu as un rappel à l'ordre. Bruno : [52:13] La voiture le sait. Jérôme : [52:14] La voiture le sait, elle te rappelle à l'ordre, elle te fait bip bip bip, non, non, ça ne va pas, on va repartir à zéro, etc. Tu as tout un mode d'emploi aussi. Donc, voilà. Ce n'est pas ce qu'on avait essayé ensemble à Las Vegas, le Zoox, où il n'y a plus de poste de pilotage, il n'y a pas de vélo, il n'y a pas de volant, il n'y a rien. Ce n'est pas non plus les Waymo, les robotaxis de Google dans d'autres villes américaines où il y a encore un volant, mais il n'y a plus du tout de conducteur. Là, on est sur quelque chose qui, en fait, techniquement, est en dessous et pourtant qui fonctionne apparemment super bien et même, on pourrait presque dire mieux, parce que Waymo ou Zouks, ils ont besoin de cartographier l'endroit où ils vont travailler. Donc c'est pour ça qu'ils sillonnent Las Vegas, San Francisco, Miami pendant des mois et ensuite on ouvre le service. Mais ils ne peuvent pas, les voitures qui roulent à San Francisco ne peuvent pas aller rouler je ne sais pas où dans le Wyoming ou je ne sais où. Ce n'est pas possible parce qu'elles ne connaissent pas Il y a une cartographie. Bruno : [53:19] Et il reste. Jérôme : [53:19] Dans le Télémac. Voilà, exactement. Et ça fonctionne avec des lidars. Et le système de Tesla, ce n'est pas d'une soule la même chose, Il a été entraîné sur des millions d'images collectées par toutes les clés de cela du monde. Ensuite, ça a été adapté un peu aux réglementations locales pour respecter le code de la route dans tel ou tel pays. Et ça fonctionne, on le sait, avec des caméras et de l'intelligence artificielle, avec deux unités de traitement. Il y a deux ordinateurs à bord, il y a de la redondance comme dans les avions. Et c'est un système qui est beaucoup plus ouvert que le système des robotaxis. Même si c'est donc que et c'est pour ça que ce n'est que de l'autonomie de niveau 2 parce qu'il y a encore un gros doute, il faut que l'humain reste derrière la machine, mais c'est a priori on a l'impression, et en plus ça coûte moins cher, donc on se demande et c'est là où j'aimerais bien avoir ton avis est-ce qu'une fois de plus, Elon Musk n'est pas en train de réussir son pari ou tout le monde rigolait, ou quand il a dit, non le LIDAR c'est de la merde, moi je vais mettre de la vidéo avec de l'IA, et tout le monde a dit c'est n'importe quoi, il va encore se planter et tout, est-ce qu'il n'est pas en train encore, je dis encore parce que, évidemment on pourrait faire référence à l'histoire des fusées récupérables, est-ce qu'il n'est pas une fois de plus en train de réussir son pari ? Bruno : [54:36] Bien, chose certaine, avec l'approche qu'il a prise, c'est-à-dire d'utiliser des vraies caméras, ce qui lui a causé des ennuis. Je pense notamment au Tesla en Chine. Si elles ne sont pas bienvenues, c'est justement parce qu'il y a des caméras. Et la Chine ne voulait pas que les voitures aient des caméras embarquées pour des raisons d'espionnage. On est presque dans un film de James Bond. Et donc, Tesla a eu des gros ennuis là-dessus. Jérôme : [54:59] Oui, parce que les lidars, ça modélise. Il y a des formes, mais tu ne peux pas faire de l'authentification. Tu ne peux pas savoir ce que tu vois. Tandis que les caméras, évidemment, c'est clair et net. Bruno : [55:08] Et là, tu viens de faire l'explication d'où je m'en allais. Ce qui a été ingénieux de la part... Non, mais tant mieux, je n'ai pas besoin de le dire. Ce qui a été intelligent de la part d'Elon Musk, c'est de miser sur des caméras. Évidemment, dans certains contextes, il y a des problèmes. Par exemple, si vous roulez avec une Tesla au Canada, vous avez une tempête de neige, la neige est sur la caméra, vous ne voyez rien. Jérôme : [55:27] Exactement. La neige, le brouillard, la pluie très forte. Bruno : [55:30] On s'entend. Où le radar fait beaucoup mieux, ou le radar fait beaucoup mieux. Mais donc, on met ça dans un contexte, ça a quand même été monté pour Roland-Californien d'abord. La neige, il n'y en a pas beaucoup. Ils ont de la pluie et du feu à l'occasion. Et beaucoup de soleil. Mais donc, dans un contexte où on utilise des caméras, où son pari a marché, c'est qu'il a été capable de capter tellement d'informations sur, oui, les routes, mais aussi le comportement humain, l'analyse. Les milliards de mouvements d'humains autour d'une voiture, c'est fascinant. Il n'y a personne qui a cette connaissance-là, cette connaissance fine-là, parce qu'ils ont toute cette information-là qu'ils ont analysée, et ils savent quand un humain amène un pied d'un côté ou une main de l'autre, qu'est-ce qui va arriver par là-dessus. Il est capable d'analyser ça. Absolument. Plus finement que nous, on peut le faire. Et là, évidemment, la même chose pour les véhicules, La même chose dans les décors. Quand il pleut, il sait c'est quoi l'effet sur les arbres. La voiture, tellement qu'elle est bien calibrée, dotée de compétences, elle pense beaucoup plus vite que l'humain. Et c'est pour ça que si on se dit…, Au niveau dont tu parlais, la voiture, elle est drôlement plus efficace qu'un humain comme pilote. Bruno : [56:48] En pourcentage, quand tu regardes le nombre d'accidents qu'il y a eu avec des Tesla qui étaient en mode autonome, Presque autonome, oui. Et la conduite humaine, il y a beaucoup moins d'accidents avec une voiture autonome. Jérôme : [57:00] Ils disent que ça diminue le risque d'accident de 6 à 7. Ça divise par 6 ou 7 le risque d'accident. Mais c'est vrai ce que tu dis. En fait, ces voitures-là, enfin la Tesla en l'occurrence, elle a un comportement plus humain que les voitures, que les robots-taxis qui fonctionnent avec des lidar. Et c'est pour ça qu'on voit que même parfois, elle est un peu plus, comment dire, enfin sur les vidéos que moi j'ai vues là, on voit bien que parfois elle est un peu plus audacieuse. Bruno : [57:33] Dans les dépassements notamment. Jérôme : [57:35] Dans les dépassements, tu vois, mais même pour des raisons de sécurité. Elle comprend que parfois, il faut forcer un petit peu parce que sinon il ne va rien se passer. Tu ne pourras jamais te dégager du carrefour, etc. C'est incroyable le travail qui a été fait parce qu'ils ont collecté tous les comportements de conduite des utilisateurs, mais après, il a dû falloir faire le tri entre ce qui était acceptable et ce qui ne l'est pas. Bruno : [57:57] Mais Jérôme, ton image de carrefour est tellement bonne. Moi, j'ai vu dans un même carrefour, c'était à San Francisco, un Wemo qui est pris dans un carrefour et il attend que ça débouche. Bêtement, il ne fait rien, il attend. Tu vois le petit Jiro qui tourne en haut, mais c'est tout. et il attend. Il attend qu'il y ait une fenêtre pour passer. Tandis que la Tesla... Jérôme : [58:20] Tu sais, à Paris, avec des voitures que pilotées par des humains, il y a des carrefours où on se retrouve dans la même situation. Tout le monde attend, tout le monde bloque tout le monde. Bruno : [58:27] Oui, mais tandis que la Tesla, elle, elle va essayer. Tu la vois, elle bouge un peu. Elle essaie de faire son chemin. Et c'est ça que je trouve intéressant. Jérôme : [58:35] C'est assez incroyable. Alors, hormis les limitations que tu évoquais et qu'il reste un problème, sous la pluie, le brouillard et tout ça, mais après un humain dans le brouillard il ne sait pas conduire non plus non non non donc peut-être qu'on pourrait imaginer dans la neige. Bruno : [58:51] On sait faire. Jérôme : [58:53] Oui, vous, vous savez faire. Nous, on est beaucoup moins bons pour la conduite dans la neige. On n'est pas formés pour. Bruno : [59:00] La France est moyen en l'air d'une Tesla dans la neige, c'est ça ? Jérôme : [59:03] Oui, exactement, c'est ça. Mais en tout cas, je pense que vraiment, ils ont marqué des points avec ces histoires-là. Et puis même, ce qui est étonnant, c'est que j'ai vu passer une news disant que même BMW et Mercedes, donc marque européenne, allemande, qui, elles, partaient dans la direction LIDAR pour fabriquer des véhicules autonomes de niveau 3. Ils sont en train de faire machine arrière. Ils sont en train de se dire, non, finalement, on ne va pas y aller parce qu'il n'y a pas la demande, donc il n'y a pas l'équation économique. Et ils vont probablement plus s'orienter vers la solution d'Elon Musk, qui a aussi l'avantage d'être plus économique. Elle coûte moins cher, surtout que maintenant, tout le travail a été fait. Bruno : [59:46] Mais moi, ce que j'ai hâte de voir, c'est si un jour, et peut-être que ça se fait déjà, mais moi, je ne le sais pas. Peut-être que toi, tu le sais. Si un jour, Elon Musk va monétiser cette base de données-là. Jérôme : [59:58] Ah oui. Et qu'il va la vendre à d'autres? Bruno : [1:00:00] Ben oui, à d'autres fabricants. Je suis sûr qu'il a déjà 100. Non, il ne va pas la vendre. Il va la licencer. Jérôme : [1:00:04] Oui, si tu veux. Il va la licencer à d'autres. Et demain, Mercedes, BMW achèteront les modèles et les datas de Tesla pour faire fonctionner la voiture. Bruno : [1:00:13] Oui, mais c'est la connaissance. C'est fou. Ça leur permettrait de faire des potes géants dans l'industrie. Exactement. Et puis de se positionner comme ça, puis d'avoir une voiture autonome. T'imagines, toi, le prochain modèle que tu sors en 2027, Il peut être full autonome, basé sur les données de Tesla. Jérôme : [1:00:29] Tout à fait. Non, mais là, je pense que c'est vraiment important ce qui est en train de se passer. Alors, d'une part pour Tesla, bon, écoute, tant mieux pour eux. Voilà, ce n'est pas bon pour chez nous, les constructeurs européens. Nous, il y a les constructeurs automobiles. Bon, pour X raisons, ils ne sont pas, ils sont très, très inquiets. Mais aussi le fait que maintenant, ce soit ouvert aux Pays-Bas. Mais on a hâte que ça arrive dans d'autres pays. Alors, je sais que… Mais là. Bruno : [1:00:55] Il y a quoi ? Il y a l'Angleterre ? Il y a les Pays-Bas ? Jérôme : [1:00:57] Oui, mais l'Angleterre, ce n'est pas l'Union européenne. Alors, c'est nos amis, les Anglais, on les aime, on reste potes avec eux. Mais ils ne font plus partie de l'Union européenne, donc ils font leur vie de leur côté. Là, le fait que les Pays-Bas… Et ça commence un peu à bouger. Je sais qu'en Italie, ils ont dit qu'ils allaient accélérer les processus d'homologation. Et au mois de mai, l'Union européenne, la Commission européenne, je crois, va examiner le truc pour essayer de mettre un cadre global défini au niveau européen. Bruno : [1:01:25] As-tu l'impression qu'il y a des pays européens qui attendent que Bruxelles se décide pour eux par la suite de la fin? Jérôme : [1:01:32] Oui, je pense que ça joue. Mais après, il y a des pays qui sont plus ou moins friands de ça. Nous, en France, on en parle très peu et je trouve ça extrêmement dommage parce que je crois qu'on ne mesure pas. Alors, bien sûr, il y a des gens qui vont dire, moi, j'ai des amis, ils adorent conduire. Ils adorent conduire et les foutent dans une voiture qui va rouler à leur place, ça les démoralise. C'est les mêmes que ceux qui ne veulent toujours pas de boîte automatique parce qu'ils adorent passer des vitesses. Bruno : [1:02:01] Ah ben là, eux, oui. Jérôme : [1:02:03] Oui, mais il y en a beaucoup. Moi, j'ai des copains qui sont comme ça. Bon, moi, autant te dire que je ne suis pas du tout sur ce tempo-là. Moi, plus la voiture fait le boulot et plus je trouve ça intéressant. Sauf que, alors, petite parenthèse, être derrière le volant et devoir surveiller ce que fait la voiture sans pouvoir rien faire d'autre, c'est un peu de ton merde. C'est un peu la limite du truc. Là, tu te dis, tu fais 900 kilomètres et toi, ton boulot, c'est juste de surveiller si la voiture conduit bien. Tu n'as pas le droit de faire autre chose. Tu n'as pas le droit de regarder ton téléphone. Tu n'as pas le droit de regarder tourner la tête trop longtemps. Forcément, tu vas t'ennuyer au bout d'un moment. Bruno : [1:02:44] Pourtant, tu as vu les vidéos, encore, je pense que c'est la semaine passée, j'en ai vu un passé, où t'as une dame qui est sur la grande autoroute en Californie, est en train de roupiller pendant que sa voiture dépasse d'autres voitures. Jérôme : [1:02:56] Oui, alors ça, pour l'instant, aux Pays-Bas, c'est absolument interdit. T'as pas du tout le droit de faire ça. Mais je trouve qu'on passe trop sous silence les bénéfices attendus de ce truc-là. La sécurité, on en a parlé, l'autonomie pour les personnes âgées, moi j'ai des parents qui sont âgés qui conduisent de moins en moins et je les incite à ne pas conduire mais c'est une souffrance quand tu es âgé mais que tu as encore une vie sociale et que tu peux encore te déplacer c'est pas parce que t'es vieux que tu restes chez toi et que tu coupes les ponts avec tout le monde mais si t'as pas ta voiture dans bien des endroits t'es complètement handicapé et là t'imagines la liberté c'est la. Bruno : [1:03:40] Même chose pour les plus jeunes. Jérôme : [1:03:42] Oui, pour les plus jeunes ou pour des personnes handicapées, etc. Les gens qui sont aveugles et tout, mais c'est fantastique tout ce que ça ouvre. Bruno : [1:03:55] Et tu vois, dans ce sens-là, moi, ce que j'aime bien, c'est l'approche, je ne sais pas s'ils vont le faire en Europe, mais ils en parlent de plus en plus en Amérique. C'est GM qui dit qu'il le voit bien. Il y a toute une génération de gens qui ne veulent pas nécessairement être propriétaire d'une voiture pour que 95 % du temps que tu la possèdes, elle soit garée devant ta maison et que tu ne l'utilises pas. Et donc, tout ce système d'approche, d'ailleurs, Tesla s'en va vers ça avec certains modèles. L'idée, c'est d'être copropriétaire, si tu veux, en tout cas, ou faire partie d'un service qui, lorsque tu en as besoin, et donc, dans les exemples que tu donnais, c'était tellement ça, plutôt que de prendre un taxi, plutôt que de prendre le transport public, tu réserves ta voiture et la voiture, sans personne, viens te chercher, tu fais tes courses ou tu te rends où tu veux, puis après la voiture, elle passe à un autre client, et puis ça finit là. Et moi, j'ai l'impression que c'est vers ça qu'on va. Ça ressemble d'ailleurs un peu à ce qu'on voit dans ou ce qu'on a toujours vu dans les films de science-fiction, des véhicules qui allaient d'un endroit à l'autre, que les gens ne possédaient pas nécessairement. Ils embarquaient là-dedans, c'était pratique. Ils se rendaient à l'autre point, puis après, on poursuivait le film. Jérôme : [1:05:02] C'est vrai. Mais bon, là, Tesla n'y est pas encore. Pour le coup, Eux, c'est pas ça. Bruno : [1:05:08] Les cybercaps, c'est ça. Jérôme : [1:05:09] Les CyberCaps, c'est ça. Bruno : [1:05:10] C'est exactement ça. Jérôme : [1:05:11] Oui, le futur CyberCab, oui, tout à fait. Bruno : [1:05:13] Qui commence à rouler aux États-Unis. Jérôme : [1:05:15] Oui, il paraît qu'on commence à en voir aux États-Unis. Bruno : [1:05:18] Denver, ça roule. Et puis, je pense qu'il y a deux ou trois villes aux États-Unis où ils ont mis. Mais il faut être honnête, quand on gratte un peu, on se rend compte qu'il y a quand même un pilote qui est caché à quelque part dans le tour de contrôle. Et aussi, il y a des voitures qui suivent les CyberCaps juste au cas où. Sauf qu'on est en train d'expérimenter et de les rendre disponibles sur le marché. Je ne suis pas certain que j'embarquerais dans un, mais... Jérôme : [1:05:43] Mais normalement, la CyberCab, elle n'a pas de volant. Bruno : [1:05:46] Non, elle n'a pas de volant. Jérôme : [1:05:47] Ou alors, elle a un volant rétractable, non? Bruno : [1:05:49] Non, non, non, il n'y a pas de volant là-dedans. Jérôme : [1:05:51] Mais je crois que celles qui circulent actuellement, elles ont un volant. Ça doit être des prototypes ou c'est des trucs... Bruno : [1:05:56] Écoute, moi, celles que j'ai vues, Il n'y a pas de volant, mais il y a quelqu'un qui regarde dans le centre de contrôle et il y a un véhicule qui les suit. Jérôme : [1:06:06] D'accord. OK, OK. Bruno : [1:06:08] Je ne sais pas ce que le véhicule qui suit ferait pour immobiliser la voiture, mais ça, c'est autre chose. Jérôme : [1:06:13] Enfin, voilà. Écoute, je ne sais pas si avril 2026 aura été un tournant pour le développement de la voiture autonome en Europe. Moi, je l'espère, même si on n'est qu'au début du chemin parce que voilà, c'est ce qu'on a expliqué. la. Bruno : [1:06:28] Route est longue. Jérôme : [1:06:29] La route est longue c'est beau c'est magnifique bon mon cher Bruno écoute je vais te libérer tu as une longue journée de travail qui t'attend c'est ça ? Oui je crois que je parle peut-être que. Bruno : [1:06:40] J'irais me recoucher. Jérôme : [1:06:42] Tu vas être recouché là mais t'as bien raison c'est important non non je vais poursuivre le travail allez hop bon merci merci d'avoir été là comme chaque mois et puis bien sûr toi et moi on se retrouve, comme chaque semaine pour notre débrief transatlantique voilà Donc, cette émission est disponible en audio et en vidéo, comme d'habitude. Et on remercie nos fidèles auditeurs qu'on aime par-dessus tout. Bruno : [1:07:07] Que j'ai rencontrés cette semaine, d'ailleurs. Jérôme : [1:07:10] C'est vrai? Tu as rencontré tous nos auditeurs? Bruno : [1:07:12] J'ai été dans un événement à Drummondville. Vous vous reconnaîtrez. Et j'en ai rencontré quatre, cinq qui m'ont dit qu'ils aimaient bien le débrief avec les deux Français. Avec le Français? Avec les deux Français, oui. Jérôme : [1:07:24] Moi aussi, on me dit, il est sympa ton débrief avec le Canadien. Bon, allez, je te souhaite une bonne journée, bonne semaine, bon mois, bon 1er mai, bon tout ce que tu veux et bon week-end, mon cher Bruno. Salut, salut. Bruno : [1:07:40] Salut, au revoir. Jérôme : [1:07:43] Le grand débrief de Monde Numérique vous était proposé en partenariat avec FreePro, le meilleur de Free pour les entreprises.
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