🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat – Transition chez Apple, Mythos fait peur, l'IA bureautique

🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat – Transition chez Apple, Mythos fait peur, l'IA bureautique

Tim Cook passe la main à John Ternus • Anthropic et OpenAI jouent avec la peur autour de l’IA • Google et Microsoft installent des agents dans la bureautique • Mistral cherche sa voie face aux géants • Les robots humanoïdes impressionnent en Chine • Montréal mise sur les startups pour améliorer la mobilité

Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)

Apple après Tim Cook (0:06)

Nous revenons sur le départ annoncé de Tim Cook et l’arrivée de John Ternus à la tête d’Apple, un passage de relais qui remet le produit au centre du jeu. On analyse l’héritage de Cook, entre l’échec d’Apple Plans en 2012, le succès de l’Apple Watch et le virage stratégique d’Apple Silicon. À lire aussi sur Monde Numérique et sur Mon Carnet.

Apple Intelligence et la dépendance à Google (4:02)

Nous discutons du retard d’Apple en IA, mais aussi de ses atouts matériels pour faire tourner des modèles localement sur ses appareils. L’arrivée de services liés à Apple Intelligence avec l’appui potentiel de Google pose une question stratégique : partenariat temporaire ou vraie dépendance technologique ?

Anthropic Mythos, entre cybersécurité et marketing de la peur (9:34)

Nous décryptons le cas Anthropic et son modèle Mythos, présenté comme extrêmement puissant pour détecter des failles dans du code, y compris des vulnérabilités inédites. L’outil peut renforcer la défense informatique, mais il nourrit aussi les inquiétudes s’il tombait entre de mauvaises mains. Nous soulignons surtout la stratégie de communication anxiogène de certains acteurs de l’IA.

OpenAI et la protection des données sensibles (15:32)

Nous évoquons le lancement d’un filtre de confidentialité par OpenAI, destiné à empêcher l’aspiration de données sensibles dans les usages professionnels de l’IA. Ce type d’outil apparaît indispensable dans les organisations, même s’il arrive tardivement au regard de la généralisation des assistants génératifs.

Google Workspace et Microsoft 365 passent à l’ère des agents (17:31)

Nous revenons sur les annonces de Google Cloud Next et sur l’offensive parallèle de Microsoft 365 autour de Copilot. Les agents IA s’installent dans les outils de travail pour rédiger, assister, automatiser et même imiter le style de l’utilisateur. Nous restons prudents sur leur usage réel, car ces outils peuvent vite échapper au contrôle si l’on ne les teste pas dans un environnement sécurisé.

Mistral, xAI et le casse-tête de la souveraineté (23:11)

Nous commentons les discussions supposées entre Mistral AI, xAI et Cursor, dans un contexte où l’entreprise française est devenue un symbole politique autant qu’un acteur technologique. Nous évoquons aussi l’hypothèse d’un recentrage vers le traitement de données à la manière de Palantir, avec un possible intérêt stratégique pour l’Europe.


Jérôme : [0:06] Salut, Bruno Guglielminetti à Montréal. Bruno : [0:09] Salut, Jérôme Colombain à Paris. Jérôme : [0:10] Bruno, cette semaine, inutile de tourner autour du pot. L'actualité a un nom, ou plutôt deux noms, Tim et John. C'est la balade de John et Tim. Bruno : [0:22] Ça fait un an que je passais pour un fou en disant Tim Cook va bientôt prendre sa retraite. Et puis, il y a le genre, non, non, non. Puis là, même Tim Cook. Jérôme : [0:29] Donc, tu avais raison. Bruno : [0:31] Ben oui, puis même Tim Cook, à un moment donné, a dit, non, ça va prendre un bout de temps, je n'irai pas à la pêche. Et puis, qu'est-ce qu'on apprend? C'est que finalement, il va y avoir un transfert de chaise. Jérôme : [0:41] Comment tu vois les choses de chez toi, là-bas, sur ton grand continent américain? Bruno : [0:47] Je pensais que tu étais chez moi, à mon appartement. Jérôme : [0:51] Par voie de conséquence. Bruno : [0:53] Oui, évidemment, si on localise. Écoute, je te dirais qu'il était temps, je pense que Tim Cook a fait son temps, Et je sais, c'est un changement de garde qui est bienvenu. Et ça va permettre à Apple, je pense, de se recentrer. Parce que quand tu regardes essentiellement au leg que Tim Cook lui-même se donne, bon, bien évidemment, il y a le clin d'œil à l'échec du Apple Map qui n'aurait pas dû être sorti. Jérôme : [1:28] Oui, alors ça, tu as fait un article là-dessus. C'est intéressant. Où il revient, il explique que c'était en 2012. S'il doit retenir une erreur au cours de son règne, on va dire, c'est le lancement d'Apple Maps. Donc, le truc de navigation d'Apple qui a été un carnage, on s'en souvient, puisque pendant des mois, des mois et des mois, Apple Maps ne marchait pas. C'était horrible. Enfin, il y avait des itinéraires. Bruno : [1:54] Ce n'était pas à la hauteur de ce qu'Apple normalement propose à ses utilisateurs. Il y a ça, mais de l'autre côté, puis j'avoue qu'il a raison, Je pense que son plus grand leg qu'il a fait à la société, pour ne pas dire l'humanité, C'est l'Apple Watch. Parce que du moment que l'Apple Watch est entré dans le marché, là, ça a commencé à bouger. Il y avait déjà des montres intelligentes, on s'entend, mais rien comme ce qu'on a aujourd'hui. Et ça, c'est grâce à l'Apple Watch. Ils ont pris le marché avec ça, mais tout le volet e-santé, c'est grâce à eux. Aussi, aujourd'hui, on a des services, il y a des fonctionnalités qui existent chez eux d'abord, mais aussi chez la compétition. C'est parce qu'eux ont mené la parade, ont tiré la compétition. Et il faut lui donner le crédit de ça. Bruno : [2:42] Il a fait beaucoup pour ce créneau de marché-là. Jérôme : [2:46] C'est vrai. Et sinon, toi ? On a beaucoup dit qu'Apple n'innovait plus depuis l'iPhone ou même depuis l'iPad. Et effectivement, l'Apple Watch, ça prouve le contraire. Et je pense qu'il y a une autre innovation qui restera au crédit de Tim Cook, c'est Apple Silicon c'est-à-dire que c'est quelque chose qui se voit moins mais qui marque certainement un tournant pour Apple et qui surtout le met sur des rails hyper vertueux pour le futur. C'est-à-dire que désormais, Apple a encore plus intégré et est allé à pousser son concept d'intégration complète encore plus loin, puisque désormais ils designent eux-mêmes leurs processeurs pour qu'ils se soient complètement en phase avec leurs produits, leurs matériels, leurs logiciels, etc. Et là c'est fou parce que c'est vraiment la continuité de la vision de Steve Jobs qui intégrait le matériel et le logiciel donc avec Tim Cook on est allé encore plus loin puisque la pièce maîtresse qui jusqu'à présent était fabriquée par d'autres ou en tout cas était conçue par d'autres, et bien désormais est conçue en interne et en plus elle a des points forts. Jérôme : [4:02] Ces processeurs M1, M2, M3 etc. Et tous ceux qui viendront ils ont un point fort qui est assez paradoxal mais c'est leur puissance de traitement et leur optimisation pour l'intelligence artificielle. Et je dis que c'est paradoxal parce qu'on sait qu'Apple, et on l'a souvent dit, toi et moi, Apple est très en retard en matière d'IA aujourd'hui, mais ils ont déjà des assets, vraiment des atouts pour rattraper leur retard et en tout cas pour totalement coller aux générations de produits qui seront boostés à l'intelligence artificielle dans le futur, parce que ces puces-là peuvent faire tourner des modèles d'IA localement à l'intérieur des produits. Bruno : [4:43] La preuve, c'est que les mini Mac, comme j'aime bien les appeler, on n'en trouve plus sur le marché. Pourquoi? Parce que la plupart des gens qui veulent faire tourner des IA en local, ils vont acheter ces petites briques-là, ils les mettent sur le coin, puis ils ont une IA locale qui est hyper sécurisée et qui est très performante. Mais au même moment où, tu as raison, ils ont travaillé fort sur la quincaillerie et chapeau à eux, De l'autre côté, sous la gouverne, de Tim Cook, puis ça va se poursuivre encore au moins pendant un an sous la nouvelle direction, c'est l'ouverture à un tiers. Tu le disais, tout le dossier de l'IA, jusqu'à maintenant, tout était fait à Bruno : [5:24] la maison et puis quand on n'avait pas, on achetait une compagnie et ça devenait du savoir maison. Mais là, tout le domaine de l'Apple Intelligence qui maintenant est développé en grande partie par les gens de Google, avec évidemment l'assistanat des gens d'Apple, pour donner la touche et la saveur et mettre ça dans un environnement Apple, ça, c'est quelque chose de gros. Et ça, on n'avait jamais vu ça auparavant. Et moi, j'ai hâte de voir comment la nouvelle administration va travailler avec ce dossier-là, parce qu'on a ouvert une porte immense pour reprendre le retard que tu soulignais. Mais là, qu'est-ce qu'on va faire? Est-ce qu'on va rattraper le temps puis après, on va refermer les portes? Je ne sais pas. Jérôme : [6:05] Oui, je ne sais pas si c'est une porte... C'est-à-dire, tu as l'air de dire qu'il y aura une grosse dépendance d'Apple à Google, etc. Bruno : [6:12] Ben, assez, oui. Jérôme : [6:13] Oui, mais écoute, ils avaient déjà cette dépendance sur le moteur de recherche, alors pas... À la fois technologique et financière, parce que le deal avec Google... Bruno : [6:22] Mais on s'entend que du jour au lendemain, ils auraient pu faire ça puis faire une entente avec Microsoft. Les moteurs de recherche, oui, Google est très avancé par rapport à la compétition. Jérôme : [6:30] Mais ils auraient pu se retourner. Sauf que Google est meilleur sur ce terrain. Oui, oui, oui, bien sûr, c'est autre chose. Mais bon, après, rien ne les empêchera de développer leurs propres outils par la suite qui seront plus spécialisés. Et c'est là où ce sera intéressant de voir ce que va faire le successeur, John Ternus, qui donc ne prendra effectivement ses fonctions qu'au 1er septembre. À l'automne. Mais bon, donc, ce John Ternus, qu'on dit que c'est un homme de produit, etc., et son boulot, ça va être ça, ça va être d'intégrer l'IA dans tous les produits Apple. Donc, comment va-t-il le faire ? Quelle IA ? Dans quelle direction ? Pour faire quoi ? De l'intelligence artificielle dans ton smartphone, dans ta montre, dans peut-être tes lunettes, demain, etc. Signer Apple, on ne sait pas. Moi, je ne suis pas persuadé, pour revenir à ce que tu dis sur Google, qu'ils soient pieds et poings liés avec Google. Ils passent un très bon deal avec Google parce que ça va leur faire des... Ça va leur coûter de l'argent, mais ça va leur en rapporter. Et puis, en plus, ils délèguent, ils vont déléguer aux serveurs de Google toutes les requêtes. Et ça, c'est pas mal. Donc, c'est Google qui va payer les requêtes sur ses serveurs. C'est comme ça que ça va se passer. Donc, ça, c'est intéressant. Bruno : [7:51] Mais pour revenir à la nouvelle l'administration. J'aime bien la façon que tu te présentes parce que, dans le fond, ce que ça fait, c'est que ça, remet les produits et pas le produit logiciel et pas les abonnements, mais ça remet le produit, ce qui a été toujours la niche d'Apple, au centre de l'équation. Et je pense que c'est pas pour rien non plus qu'ils ont été chercher et lui ont donné ce poste-là de directeur général parce que c'est ça. On va se miser, on va travailler là-dessus. Et c'est une bonne nouvelle pour les gens qui aiment ces produits-là. Il y a de belles années de vent, je parle. Jérôme : [8:24] Comme on dit chez nous, ils remettent l'église au milieu du village. Bruno : [8:30] Tout à fait. Jérôme : [8:31] Bon, écoute, on verra ce que ça donnera, Apple sous John Ternus. En tout cas, je t'invite, il y a tellement de choses à dire sur cette passation, Jérôme : [8:39] sur ce moment, pourquoi maintenant, qu'est-ce qui va se passer, etc. Si on creuse, il y a tellement de choses à raconter, même sur le passé, des anecdotes aussi, sur le règne, entre guillemets, de Tim Cook. Je pense qu'il nous faut plus de temps donc moi je donne rendez-vous à nos auditeurs, ce week-end Bruno pour qu'on en parle dans le grand débrief avec François Sorel si tu es d'accord, tu es le bienvenu et on creusera le sujet Apple Team Coupe Bernos. Bruno : [9:07] Ternus Ne sois pas surpris si je prends un moment pour réfléchir, si je veux vraiment être présent, je ne serai peut-être pas là au début, je vais peut-être écouter puis après je verrai si je me joive. Jérôme : [9:20] On a des problèmes d'horaire pour. Bruno : [9:22] Caler cet enregistrement. Jérôme : [9:23] J'espère qu'on va y arriver. Écoute, tu viens comme tu es et comme tu peux, on t'attend dimanche dans le Grand Débrief. Jérôme : [9:34] Sinon, Bruno, qu'est-ce qu'on a d'autre sur le feu cette semaine? Bruno : [9:38] Écoute, on a le choix. Il y a toutes ces histoires d'éditeurs d'IA, je pense à Anthropik, je pense à OpenAI, qui sont presque en train d'apeurer. On est Et dans un moment où on a l'impression qu'on est en train de faire peur au public en général en disant, vous savez, nos IA sont très puissantes, mais vraiment très puissantes, mais tellement puissantes qu'on ne va pas les sortir. Mais elles sont vraiment puissantes. Et là, ça fait que tout le monde a peur. Oui, exactement. Et là, ça fait que tout le monde a peur en se disant, non, mais c'est quoi? C'est la catastrophe. C'est Terminator 4.0 qui est en train d'attendre de sortir de l'usine. Jérôme : [10:19] Oui, alors il faut remettre un peu, non pas l'église au milieu du village, Jérôme : [10:24] mais la patte dans le tube. Non, non, non, mais de quoi on parle ? On parle donc de cet outil Mythos, ce modèle d'entropique qui est dédié à la cybersécurité. Donc, c'est un truc qui paraît-il hyper puissant pour aller examiner du code informatique et aller détecter des failles de sécurité, y compris ce qu'on appelle les failles 0D, c'est-à-dire qui n'ont jamais été exploitées, jamais découvertes avant. Bruno : [10:50] Oui, et quand tu dis, il paraît que, oui, ça a été confirmé. Il y a des entreprises qui l'ont utilisé, des éditeurs de logiciels, parmi les plus grands. Et effectivement, ils ont trouvé des cochonneries dans leur code comme aucun ingénieur n'avait trouvé. Donc, ça, c'est prouvé que c'est efficace dans le domaine, oui. Jérôme : [11:07] Mais c'est normal. Tu mets, je ne sais pas quoi, on peut faire une analogie. Tu prends une maison tu fais un tiens chez nous on doit faire un audit d'énergie et de déperdition, énergétique on s'est fait n'importe comment entre parenthèses c'est une vaste escroquerie cette histoire là mais il y a normalement un expert qui vient et qui pose trois questions et qui à la fin te dit oui ça va, votre maison est conforme ou pas conforme où elle se situe à tel niveau etc si tu fais ça comme ça. Jérôme : [11:41] Tu ne vas rien trouver. Si tu fais venir un bataillon de 15 experts qui se mettent à explorer tous les murs, les planchers, les fenêtres, tu vas trouver plein de failles de déperdition. C'est exactement pareil pour la cybersécurité. C'est normal qu'on ne trouve pas tous les bugs et tous les trous de sécurité dans un programme parce que c'est des milliers de lignes de code et les humains ont leurs limites. Et ce n'est pas étonnant qu'une machine le fasse mieux. Maintenant, moi, comme toi, j'ai fait une interview la semaine dernière dans le monde numérique d'un expert en cybersécurité qui me disait, oui, OK, c'est vrai, ce mythos peut aller très, très loin dans la détection. Mais la bonne nouvelle, c'est que c'est aussi un outil pour contrer les cyberattaques. Parce que du coup, tu fais passer tous tes logiciels là-dedans, il va trouver des trous, tu n'as plus qu'à boucher les failles de sécurité et tu seras mieux protégé. Mais c'est vrai aussi que si de mauvaises mains mettent, de mauvaises personnes mettent la main sur cet outil, des gens mal intentionnés mettent la main sur cet outil, eh bien, ils vont s'en servir pour détecter des failles de sécurité chez les autres et pour faire des cyberattaques. Maintenant, ils me disaient bien, attention, il y a beaucoup de fantasmes autour de cette histoire de mythos. Il y a du vrai, mais on se fait peur. Jérôme : [13:00] De manière sans doute un peu exagérée mais de toute façon c'est la logique de communication d'Anthropic Anthropic a décidé de faire peur à tout le monde voilà, et Open Air il fait pareil c'est le business de la peur on vous fait peur, on ne comprend pas bien parce que c'est un truc débile ils font peur et en même temps ils sont en train de construire les outils, qui soi-disant leur font peur et devraient nous faire peur donc on sent qu'il y a une énorme manip marketing là-dedans et il ne faut pas être dupe je pense – Oui. Bruno : [13:30] Puis eux, ils passent quand même un mauvais quart d'heure au niveau de la… en tout cas, quand on regarde au niveau des relations publiques, parce que, il y a, bon, ce qu'on a connu à la fin février, début mars, là, où il y avait eu cette discussion et que le ton avait élevé entre le Pentagone et eux par rapport à l'utilisation de leur matériel, ils étaient sortis, ils passaient pour le Chevalier Blanc, Opéna est rentré, ben, ils passaient pour le Chevalier Noir, et puis là, après, bon, c'est resté comme ça pendant un bout de temps, sauf que tranquillement, pas vite, on est en train de se rendre compte qu'il y a quand même avec Anthropik et certaines agences américaines qui utilisent toujours ces produits-là. On le voyait pendant cette semaine, il y a plusieurs agences qui l'utilisent et là, on est en train de voir selon… J'utilise Mythos. Oui. Et là, ce qu'on est en train de savoir, c'est qu'il y a des discussions maintenant qui sont reparties avec la Maison-Blanche pour assurer que finalement, on retrouve une position qui fasse plaisir aux deux parties. Alors, à un moment donné, moi, j'ai l'impression que dans trois, peut-être six mois, ou à l'automne, on va se rendre compte que finalement, Anthropique, c'était qu'une énorme campagne de relations publiques, puis que finalement, ce sont des gens à regarder d'un oeil en coin, comme les autres dans ce domaine-là. Jérôme : [14:39] Exactement. Moi, je pense qu'il y a beaucoup de choses qui nous échappent dans toute cette histoire-là. Il y a des allers-retours un peu bizarres. C'est vrai, ils se font blacklister et puis ils reviennent, etc. Ils sont un peu en panique, on a l'impression. Ils ont investi des centaines de millions, des milliards, etc. C'est un gouffre. Il faut qu'ils continuent à investir. et en même temps, ils doivent avoir tous qu'une seule obsession, c'est qui sera le vainqueur ou qui seront les quelques vainqueurs, sachant qu'il n'y en aura sans doute pas des dizaines. Jérôme : [15:15] Et du coup, ils sont en panique et tous les coups sont permis. Alors, Dario Amodei, oui, il veut passer pour le type qui... Le chevalier blanc qui fait peur à tout le monde mais c'est plutôt pour dire, freinez les autres parce que sinon, on va à la catastrophe. Bruno : [15:32] Un peu ce qu'Ellen Musk faisait au début quand on connaît l'État-levé. En disant qu'ils sont très dangereux, eux. Ben oui, mais toi, t'es pas tellement mieux. Puis tu vois, dans le même domaine, là, on cassait du sucre sur Anthropique, mais OpenAI, je regardais cette semaine, ils ont lancé Privacy Filter. Et ça, c'est un peu… C'est quoi alors. Jérôme : [15:48] Ce truc? Bruno : [15:48] Ben, c'est un peu comme dire, OK, bon, ben là, on vient de se rendre compte que finalement, l'aspirateur tire pas mal trop fort. Alors, on est en train d'engranger énormément de données à votre sujet. Alors là, ce qu'on vient d'inventer, c'est un filtre que vous allez pouvoir brancher à votre IA pour vous assurer que lorsque vous utilisez cet outil-là à même une organisation, il va y avoir un filtrage qui va être fait au niveau des données sensibles. Ça veut dire autant votre nom, date d'assistance sociale et puis votre adresse que aussi des informations, mots de passe, des trucs comme ça. Ce qui, parce qu'il faut le garder en tête, une IA qu'on installe sur un serveur d'une organisation, ça prend tout ce qui est sur le serveur. Et ça fait fi des données sensibles ou pas. Et donc, à partir de là, il fallait, puis ça a pris du temps, ça fait trois ans, trois ans et demi que le système est disponible. Mais finalement, ils ont sorti un privacy filter qui va permettre maintenant de s'assurer que les données sensibles d'une organisation restent là et ne soient pas engrangées dans la grande machine. Jérôme : [16:54] Oui, c'est un peu la moindre des choses. Bruno : [16:57] Mais ce truc-là, il est… Ça a pris trois ans et demi, tu sais. Jérôme : [16:59] C'est vrai. Mais il sera activé par défaut? Bruno : [17:02] Ben, on va l'offrir, oui. Jérôme : [17:05] Oui, mais il faut que ce soit by design, quoi, que ce soit... Bruno : [17:08] Ben, exactement, mais là, on va l'offrir. Est-ce qu'il y a des gens qui... Je vais utiliser une expression très québécoise. Est-ce qu'il y a des administrateurs de réseau qui vont être assez cabochons pour dire, non, moi, je ne mets pas le filtre sur mon système. Ce ne serait pas prudent. Cabochon. Jérôme : [17:24] C'est joli, ça. Ça veut dire quoi, cabochon? Bruno : [17:26] Ah, idiot. J'aime mieux cabochon. C'est comme plus connerie. Jérôme : [17:31] C'est mignon, cabochon. C'est sympa. Bon, sinon, il y a de l'IA utile quand même, de l'IA qui rend service et de l'IA qui nous concerne. Et notamment dans les suites bureautiques de Microsoft et de Google, c'est ça, ils ont annoncé des trucs cette semaine. Bruno : [17:45] Tu permettrais de te dire dans les trousses bureautiques. Mais si tu veux utiliser les suites. Jérôme : [17:49] Les trousses bureautiques. Bruno : [17:50] Oui, les trousses de bureautiques. Jérôme : [17:50] Il y a que chez vous qu'on dit ça. Bruno : [17:52] Oui, mais il y a que chez nous qu'on les utilise correctement aussi. Bon. Bon, maintenant que j'ai fait mon petit mon petit Québec Bon bref. Jérôme : [18:01] C'est Workspace et Google comment ça s'appelle, Google Drive et Google Doc, quoi, en fait, c'est ça ? Bruno : [18:08] Google Office. Jérôme : [18:10] Google Office, ça s'appelle? Bruno : [18:12] Non, non, c'est Microsoft Office. Jérôme : [18:15] Microsoft Office, ça a changé 45 fois de nom depuis que ça existe. Bruno : [18:18] De toute façon. Oui, on parle de Google Workspace et on parle de Microsoft 365. Jérôme : [18:24] Voilà, c'est ce que je cherchais. Alors, qu'est-ce que, de quoi s'agit-il? Bruno : [18:29] Écoute, d'abord, il faut planter le décor. Cette semaine, c'était Nex. C'était l'événement qui permettait à Google de mettre de l'avant toutes leurs nouveautés par rapport à notamment l'info nuagique, mais aussi maintenant dans l'info nuagique, il y a tous les services qu'on offre. Et à l'intérieur de ça, ce qu'on s'est rendu compte, c'était qu'il y avait un déploiement qui était, si on pensait qu'il y avait déjà beaucoup d'IA qui étaient mis dans les outils de Google, bien là, détrompez-vous, on n'a rien vu. Et là, maintenant, ce qu'on est, puis rapidement, je fais une parenthèse, Microsoft vient d'annoncer la même chose en cette fin de semaine en disant, oui, mais nous aussi, dans Word, Excel et les autres outils, on a aussi de l'IA et Copilot est très présent et il va vous aider. Et donc, je reviens à l'histoire de Google. Ce qui arrive, c'est qu'ils nous disent un peu, si vous pensiez que vous aviez tout vu parce que vous aviez un collègue virtuel qui vous donnait des conseils pour votre travail, comment améliorer les choses, bien là, c'est rien. Parce que nous, ce qu'on vous propose, c'est carrément un assistant qui va faire le travail avec vous. Et donc, il faut vraiment le voir comme ça. C'est l'argent. Oui, bien justement, c'est exactement ça. C'est que là, ce qu'on est en train de voir, ce sont des agents qui rentrent dans toutes les trousses, les logiciels de travail de Google et de Microsoft pour permettre aux gens d'être plus efficaces. Et évidemment, il va y avoir un gain de temps. Bruno : [19:50] Qui va être fait, parce que là, évidemment, je risais, je lisais l'information, et c'est vrai pour Microsoft et c'est vrai pour Google. Là, ils ne se cachent plus et ils disent que carrément, il y a dans les logiciels des deux entreprises pour faire de la rédaction, les deux agents, de part et d'autre, sont capables d'imiter, pas de s'inspirer, d'imiter le style d'écriture de l'utilisateur pour écrire des textes à sa place. C'est carrément difficile. Je te dirais que jusqu'à maintenant, on se gardait une petite gêne en disant « On va vous aider à écrire des textes. » C'est carrément. Tu appuies sur le bouton. Écoute, écris le document pour moi et ça va être fait. Jérôme : [20:35] Bon, moi, je demande à voir parce que… Évidemment. Bruno : [20:40] Tu es l'exception. Il n'y a personne qui peut imiter ta plume. Ça, on s'entend. Mais pour le reste de la planète, maintenant, ça, ça va être possible. Jérôme : [20:47] Non, mais c'est très bien. Le jour où ce sera effectif, oui, mais parce qu'aujourd'hui, c'est le contraire. Je veux dire, c'est nous qui imitons l'IA. Jérôme : [20:58] En fait, c'est le style de ChatGPT qui se répand partout, de plus en plus, dans les écrits. Et tu as même dans les entreprises aujourd'hui, tu as de plus en plus de documents qui sont formatés, toujours pareil, tu vois. D'une part avec tous les tics de langage et tous les tics de formalisme de TchalGPT, des IA d'une manière générale donc oui si on peut rétablir un peu l'équilibre dans l'autre sens tant mieux mais, j'espère que ça marche après sur l'aspect agentique voilà moi je suis très sceptique j'avoue que j'ai une approche très prudente pour l'instant sur les agents j'ai essayé un peu mais, quand tu n'as pas la possibilité vraiment de faire des tests pour faire des tests et que comme toi, on est un peu pris par le temps et si on teste des choses, il faut qu'il y ait tout de suite un résultat. Moi, mes tests d'agent, hier j'ai installé le truc de H-Company dont on parlait la semaine dernière. Et j'ai vu qu'ils commençaient à faire des tas de trucs tout seuls, donc j'ai tout arrêté. J'ai dit, oh là là là là, stop, stop, calme-toi. Et voilà donc il faudrait que j'y retourne de manière on perd un peu le contrôle c'est un peu c'est un peu flippant parce que t'installes ce truc tu sais pas où il va tu sais pas ce qu'il fait. Jérôme : [22:18] Bon voilà c'est c'est bien sur le principe sur le papier c'est la guerre des agents il y a maintenant il faut que il va falloir cadrer un peu tout ça ouais. Bruno : [22:29] Puis si j'ai un conseil à donner aux gens qui nous écoutent c'est que c'est certain que si tu décides de commencer à tester ça, assurez-vous d'avoir un appareil qui va être dédié à ça. Jérôme : [22:40] Oui, mais voilà, c'est ça. Bruno : [22:41] Parce que vous risquez tellement de perdre des choses, un peu comme tu le disais, de changer des choses que vous ne vouliez pas changer, parce que ça peut partir dans tous les sens. Jérôme : [22:51] Je ne sais pas toi, mais moi, je n'ai pas le temps d'aller faire des tests juste pour le plaisir du test. Bruno : [22:56] Non, j'ai peu de temps pour ça. Jérôme : [22:58] Moi, j'adore tester des trucs, mais c'est pour essayer de tout de suite de résoudre certains problèmes. Donc, on y passe un peu de temps. Soit on y arrive, soit on n'y arrive pas. Mais tester pour tester, on laisse ça à d'autres. Jérôme : [23:11] Tiens, en matière d'IA toujours, c'est toi qui m'as fait passer une news assez étonnante, Bruno. Est-ce que tu peux nous la résumer? Bruno : [23:22] Écoute, selon des informations que je pense étaient dans Business Insider, les gens de Mistral auraient voulu serrer la main du diable. Jérôme : [23:32] Oh, mais c'est fou ça. Le diable étant notre ami Elon Musk. Bruno : [23:38] Exactement. Et donc, il y aurait eu des conversations entre Mistral et Elon Musk et une autre entreprise dont j'oublie le nom. Jérôme : [23:46] Cursor. Bruno : [23:47] Bon, Cursor, merci. Jérôme : [23:48] Cursor. Quelqu'un joueur, Cursor, quand même. Bruno : [23:51] Oui, mais j'ai oublié à l'occasion des mots. Jérôme : [23:53] Des noms. Bruno : [23:54] Et donc, ce qui est arrivé, c'est que Cursor, eux, se sont entendus avec les gens de XAI et d'Ellen Musk. Donc, ils vont travailler ensemble. Jérôme : [24:03] Oui, ils ont passé un deal ensemble. Bruno : [24:04] Oui, mais là, ils sont en train de taper du doigt en attendant à ce que Mistral va se joindre à nous. Jérôme : [24:09] C'est étonnant ça. Effectivement, est-ce qu'il y aurait eu des relations ? Ils se sont parlés. Bruno : [24:17] Ils se sont parlés. Jérôme : [24:18] Ouais. Bruno : [24:20] Mais moi je trouve... Jérôme : [24:22] Non, mais je pense que Mistral, ils sont un peu piégés, ils ne peuvent pas faire tout ce qu'ils veulent, parce que c'est devenu presque un sujet politique chez nous. C'est la seule pépite d'intelligence artificielle qu'on a. Tu te souviens quand on disait qu'il y avait des pourparlers avec Apple, non, je crois ? Bruno : [24:42] Oui, oui, oui. Jérôme : [24:44] Et on fantasmait en disant « Tiens, même Apple va racheter Mistral, mais si c'est ça, c'est la fin du monde, vu de France. S'il passe un deal avec X&A et avec Elon Musk, pareil, il sera un petit air de fin du monde. C'est la fin du monde. Ou alors, il va falloir payer très cher un cabinet de communication pour arriver à construire un storytelling rassurant pour tout le monde. Jérôme : [25:07] Après, il y a des tas de rumeurs autour de Mistral. Il y en a d'autres, et je peux même t'en faire part. Il y a des rumeurs comme quoi il se pourrait qu'ils laissent un peu de côté tous leurs efforts en matière de construction d'un LLM. Parce que bon, ça va, ils font partie du top 5 mondial, mais ils sont très loin derrière les leaders américains. Et en fait, il se pourrait qu'ils se recentrent beaucoup plus sur le traitement des données un petit peu à la méthode palantir, pour essayer de devenir une espèce de palantir européen. Alors, c'est des bruits qui courent, ça. Et ça, ça répondrait à un vrai besoin. Parce que Palantir est une entreprise dont les États et les armées ont besoin aujourd'hui. Ils fournissent des outils extrêmement utiles pour la sécurité. Et d'ailleurs, il y a des organismes publics français qui ont passé des deals avec Palantir. Et s'il y avait un acteur de cet ordre européen et qui plus est français, ce serait vraiment bien. Bruno : [26:14] C'est pas cher, oui. Jérôme : [26:15] Exactement. Ils seraient sans doute plus soutenus qu'ils ne le sont aujourd'hui, parce qu'en fait, Mistral n'a pas énormément de gros, de très gros clients en France. Et voilà, c'est pas facile, quoi. Ils mènent une course qui est vraiment pas facile. Bruno : [26:30] Non, parce qu'ils se retrouvent dans l'ombre des gros joueurs, puis ils n'ont pas encore vraiment de... En tout cas, de produits distincts qui font comme... Waouh, quand on le regarde, là. Jérôme : [26:40] On l'a déjà dit et répété, on a des gros cerveaux, mais il nous manque une chose, c'est de l'argent. On n'a pas les masses d'argent suffisantes à investir pour rivaliser véritablement Jérôme : [26:55] avec les poids lourds américains en IA et dans plein d'autres domaines aussi. Bruno : [26:59] Et vos gros cerveaux, ils vont travailler pour les Américains ou les Canadiens ? Jérôme : [27:10] Des revenus moindres, mais une qualité de vie qui n'est pas désagréable. Et puis, il y en a qui reviennent aussi au bout d'un certain temps. Il en faut pour tous les groupes. Bruno : [27:21] Tu es en train de faire un clin d'œil à ta campagne de retour des cerveaux que tu nous avais faite il y a tellement longtemps. Jérôme : [27:28] Back to France. Oui, mais il faudra plus que du patriotisme pour revenir. Il faut aussi que le contexte soit favorable. Venez vous enrichir en France. Bruno : [27:41] Il faudra faire des jeux et du pain. Jérôme : [27:46] Mais non, on a plein d'autres choses à offrir que des jeux et du pain. Bruno : [27:49] Oui, je sais. Vous avez un grand week-end du 1er mai, mais ça, c'est autre chose. Jérôme, tu me permets de te demander, je sais que la question est indiscrète, mais tu parles de quoi cette semaine dans mon numérique? Jérôme : [28:01] Cette semaine dans mon numérique, je parle justement de Google Next, dont tu parlais précédemment avec une interview d'un vice-président Europe de Google. On fait le point sur les annonces Google, donc en matière de cloud principalement. Et puis, je pars en Chine. Tu sais, il y avait cette course de robots il y a quelques jours, donc le semi-marathon couru par les robots humanoïdes chinois. Eh bien, donc, c'est Saint-Louis de Sang, ma collègue chinoise, qui nous raconte tout ça. Elle était sur place. Elle a vu les robots. Elle a discuté avec des ingénieurs. Elle a vu qu'il y avait même des Français, d'ailleurs, qui étaient dans la course. Et donc, elle nous raconte tout ça. et on parle au-delà même de la compétition en matière de robotique en Chine et aussi de l'intérêt de la population chinoise pour les robots. Ils ont à ce niveau-là une avance assez incroyable. Bruno : [28:55] Dans l'acceptation sociale des robots. Jérôme : [28:58] Oui, il y a une appétence. C'est la question que je lui pose. Est-ce que vraiment les gens sont friands et ont envie de voir ça ? Ils me disent oui, parce qu'ils sont pragmatiques, il y a un besoin. Ils voient, ils imaginent en quoi ça va les aider nous en France on voit d'abord tous les problèmes que ça va nous poser, on voit d'abord le verre à moitié vide en se disant ils vont prendre nos emplois, ils vont ceci, ils vont cela on voit d'abord légiféré, voilà, quelles lois on va bien pouvoir faire, mais eux ils sont plus pragmatiques c'est quels problèmes vont pouvoir être résolus par les robots j'ai envie de cette entrevue, Oui, exactement. Merci, je te remercie. De quoi parles-tu, Bruno, cette semaine dans ton carnet? Bruno : [29:43] Ah bien, écoute, moi, je me suis gâté cette semaine. Je parle notamment avec Alexandre Théodoresco, qui est un des élus. Il est dans l'exécutif de la Ville de Montréal et eux ont lancé, et je trouve ça chouette, je voulais absolument en parler, ils ont lancé un défi aux startups de la grande région montréalaise qui pourrait revenir, relever le défi, donc, de colmater ou de régler des problèmes de la Ville de Montréal au niveau de la mobilité. Tu sais qu'en Amérique du Nord, peut-être dans le monde, on est la capitale du Côte jaune ou orange, dépendamment du secteur, où on les retrouve un peu partout sur les routes parce qu'ils sont toujours… Ah. Jérôme : [30:24] Le Côte, oui, oui, d'accord, parce qu'il y a tout le temps des travaux. Ah, tu vois, tu reconnais. Bruno : [30:27] Oui, parce qu'il y a des travaux, exactement. Et donc, évidemment, on veut s'en sortir de ça. Il y a des gens qui ont des idées, sauf qu'ils ne sont pas à la ville. Alors là, la ville a décidé, on fait appel à vous. Alors, ils vont travailler pendant six mois pour essayer de résoudre des… Et c'est intelligent parce qu'ils ne font pas ça à la grandeur de la Ville de Montréal. Ces entreprises-là qui vont venir travailler, vont travailler vraiment dans le centre-ville de Montréal. Et donc, se concentrer là-dessus. Jérôme : [30:51] Oui, au Somme-Catherine, tout ça. Bruno : [30:53] Exactement. Et si ça fonctionne bien là, bien après, on va essayer de recopier les trucs. Sinon, je parle avec Carl Edwin Michel, qui est le grand, qui est un collègue à moi sur mon carnet, mais qui est aussi le producteur, le grand producteur des Canadian Games Awards à Toronto. Alors, on parle de cette célébration de l'industrie de jeux vidéo. Ça va être encore gros cette année. Ça va être diffusé en ligne et aussi, il va y avoir une salle pleine de gens bien habillés pour recevoir des prix. Jérôme : [31:20] Vous êtes des psychopathes du jeu vidéo, vous, hein? Bruno : [31:23] Oui, je ne dirais pas ça comme ça, mais je vois où tu vas aller. Sinon, je termine sur quelque chose qui va peut-être t'interpeller parce que là, je fais appel à toi, le parent et à ceux qui nous écoutent. Je parle avec un des signataires d'une lettre. Ce sont des parents, ce sont sept parents qui se sont emparés de la problématique de l'accès aux Bruno : [31:45] réseaux sociaux pour les jeunes. Et donc, là, ils veulent vraiment que les gouvernements, que ce soit le fédéral ou le provincial, prennent le dossier en main et règlent la question pour faire comme les Français, comme les Australiens, et donc de régler cette situation. Jérôme : [31:59] Ben oui, je sais qu'on a réglé la question, si tu savais. Bruno : [32:02] Non, ben justement... Jérôme : [32:03] On n'a rien réglé du tout. Bruno : [32:04] Non, je le sais. Et la blague, je voyais ça dans une publication sur les réseaux sociaux. C'est genre une grande pelouse avec un petit sentier qui, lui, a été cimenté. et il y a une clôture sur la partie cimentée, mais sur le côté, des deux côtés, c'est libre. Alors, c'est un peu ça, ce qu'on veut faire. Ils ne sont pas cons, les jeunes. Si on leur empêche d'aller là, ils vont aller à côté et ça va faire la même chose. Alors, c'est ça. Ce sont les sujets dans mon carnet, notamment cette semaine. Jérôme : [32:33] Eh bien, écoute, ça donne envie, tout ça, mon cher Bruno. Donc, je souhaite une bonne fin de podcast à tes auditeurs et puis je te dis à bientôt. Et notamment très vite dans le grand débrief. J'en profite pour faire de la pub. Bruno : [32:48] Laisse-moi le temps d'aller dormir puis je suis là-dedans. Jérôme : [32:51] Allez, va vite dormir. Compose-toi. Bruno : [32:53] Bye.
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