📆 L'HEBDO 02/05 - Musk-Altman : le procès qui peut changer l’IA
Monde Numérique02 mai 202650:21

📆 L'HEBDO 02/05 - Musk-Altman : le procès qui peut changer l’IA

Elon Musk attaque Sam Altman et OpenAI dans un procès explosif sur la gouvernance de l’IA • OpenAI et Microsoft redéfinissent leur alliance stratégique • Google renoue avec le Pentagone et relance le débat sur la tech militaire • La France débloque 200 millions d’euros contre les fuites massives de données • Une batterie automobile chinoise se recharge en moins de 4 minutes • En Chine, l’IA s’installe au cœur de la production audiovisuelle • Tech et défense : Tariq Krim décrypte le manifeste de Palantir.

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L'actu en détail

Musk contre Altman : le procès de l’IA (02:37)

Le procès qui oppose Elon Musk à Sam Altman s’est ouvert en Californie. Le fondateur de OpenAI accuse l’entreprise d’avoir trahi sa mission initiale en devenant lucrative avec le soutien de Microsoft. Au-delà d’un affrontement d’egos, l’affaire pose une question clé : l’IA peut-elle rester d’intérêt général sous la pression des marchés et d’une future introduction en Bourse ?

OpenAI–Microsoft : la fin de l’exclusivité (05:34)

Les deux partenaires historiques revoient leur accord stratégique. Microsoft perd l’exclusivité commerciale sur les modèles d’OpenAI, qui pourront désormais être distribués via d’autres clouds. Une évolution majeure qui redessine l’équilibre des forces dans l’IA mondiale et marque une nouvelle étape d’émancipation mutuelle.

Google et le Pentagone : le retour du militaire (07:02)

Selon Reuters et The Information, Google aurait signé un accord classifié avec le Pentagone pour l’usage de ses modèles d’IA à des fins gouvernementales et militaires. Un virage symbolique pour le géant américain, après les controverses du projet Maven en 2018. Le débat sur la collaboration entre la Silicon Valley et la défense américaine revient au premier plan.

200 millions d’euros contre les fuites de données (08:57)

Face à la multiplication des cyberattaques, le gouvernement français débloque 200 millions d’euros pour moderniser les systèmes publics et préparer l’adoption de la cryptographie post-quantique. Une réponse à des vols massifs de données, dont celui de l’ANTS, qui ont exposé des millions d’informations personnelles sur le darknet.

Batterie automobile record : 3 minutes 44 pour recharger (11:04)

Le chinois CATL annonce une batterie capable de passer de 10 à 80 % de charge en 3 minutes 44. Une prouesse technologique rendue possible par la technologie LFP et un système thermique optimisé, mais qui pose la question des infrastructures capables de délivrer une telle puissance.

Un agent IA détruit une entreprise en 9 secondes (14:04)

Dans le débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti, éditeur du podcast Mon Carnet, retour sur l’incident spectaculaire de l’entreprise américaine Pocket OS, dont la base de données a été effacée par un agent IA mal encadré. Une illustration concrète des risques liés au déploiement d’agents autonomes sans garde-fous de cybersécurité.

La Chine, laboratoire du cinéma généré par IA (30:43)

Shanhui Zhang, présentatrice à China Global Television Network, explique comment des plateformes comme iQIYI et Tencent Video expérimentent des acteurs virtuels et des productions partiellement générées par IA. Baisse des coûts, nouveaux métiers, transformation des formations : l’IA redessine en profondeur l’économie audiovisuelle chinoise.

Tech et défense : décryptage du manifeste de Palantir (39:21)

L’entrepreneur Tariq Krim, fondateur de Cybernetica, analyse le manifeste publié par le patron de Palantir Technologies. Derrière l’appel à mettre la tech au service de la défense occidentale, il voit avant tout une stratégie industrielle et commerciale, inscrite dans l’histoire longue des relations entre Silicon Valley et armée américaine.


Monde Numérique : [0:10] Elon Musk contre Sam Altman. Le procès de l'IA s'est ouvert en Californie. Bataille d'egos ou bataille pour la gouvernance de l'intelligence artificielle de demain? C'est à la Une, cette semaine de l'hebdo du monde numérique. L'actu de la semaine, c'est aussi OpenAI et Microsoft qui revoient leurs conditions de vie commune, avec un nouvel accord entre les deux entreprises. Google qui va travailler avec l'armée américaine. Mais ça fait des vagues et la France qui débloque 200 millions d'euros pour lutter contre les fuites de données. Il était temps. Monde Numérique : [0:54] Avec Bruno Guglielminetti dans le débrief transatlantique. Une histoire incroyable comment un agent IA a flingué le système informatique d'une entreprise en quelques secondes, sans rien dire à personne. Et puis les invités du monde numérique. Cette semaine, on va retourner en Chine tout d'abord, où l'IA s'installe pour de bon dans le cinéma. Shanhui Zhang nous expliquera comment des acteurs acceptent de céder leur image pour générer des films par intelligence artificielle. Est ce que ça change dans l'économie de la production audiovisuelle? Et puis on va s'intéresser aux relations entre la tech américaine et le militaire. Monde Numérique : [1:34] Donc un sujet au cœur de l'actualité. Je reçois l'entrepreneur français Tariq Krim pour parler de ce sujet qu'il connaît bien. Rendez vous dans la deuxième partie de cette émission. Bienvenue à l'écoute de Monde numérique l'Hebdo du 2 mai 2026. Invité : [1:52] Monde numérique. Jérôme Colombain. Monde Numérique : [1:58] Bienvenue donc dans cet épisode enregistré le 1ᵉʳ mai. Naturellement, il faut ce qu'il faut. Les podcasteurs travaillent même le 1ᵉʳ mai, tout comme les boulangers, les fleuristes, les pompiers, les policiers, les journalistes, enfin tous ces gens qui sont sur le pont malgré tout et que je salue. C'est parti pour un nouvel épisode de l'Hebdo. Comme chaque samedi, 50 minutes de news, de décryptages, d'interviews. Abonnez vous sur la plateforme de votre choix. Merci pour vos petites étoiles et surtout vos commentaires sur votre plateforme d'écoute. Et puis retrouvez Monde numérique sur votre téléphone via l'appli mobile signé GoodBarber pour iPhone et Android. Monde Numérique : [2:37] Et on va commencer par ce procès dont on parle assez peu ici en France. Un procès qui a lieu de l'autre côté de l'Atlantique, à Oakland, en Californie, depuis le 27 avril. Procès qui pourrait peser sur l'avenir de l'intelligence artificielle d'un côté, Elon Musk, de l'autre Sam Altman. Et entre les deux OpenAI. OpenAI, ex fondation aujourd'hui entreprise lucrative co-créée par Elon Musk et Sam Altman. Et au départ, c'était pour faire progresser la science, en tout cas faire des recherches en matière d'intelligence artificielle. Le fondateur de Tesla et de SpaceX attaque l'entreprise qu'il a lui même aidé à créer, car il estime avoir été trahi, selon lui. Sam Altman lui a fait un enfant dans le dos en transformant OpenAI en entreprise lucrative adossée à Microsoft. Le cœur du dossier, c'est ça? Une question simple donc. OpenAI a t elle dérivée de sa promesse initiale ou bien s'est est-elle adaptée à la réalité économique? Musk dit qu'il a été floué. OpenAI répond qu'un tel développement n'était possible qu'avec de gros partenaires industriels, donc Microsoft en l'occurrence, et aussi tous les débouchés et tous les développements commerciaux et économiques. Monde Numérique : [3:54] Que mène Sam Altman actuellement pour OpenAI. Au cours de cette première semaine de procès, les débats ont été houleux. Musk a exposé pendant plusieurs heures sa thèse de la trahison. En retour, il a été pressé de questions de la part des avocats d'openai, et notamment sur comment il aurait fait pression à l'époque sur OpenAI. Monde Numérique : [4:14] À cette occasion, il a aussi avoué d'ailleurs que X et Y, donc l'outil qu'il a développé par la suite en réaction X et Y aurait été entraîné à partir des modèles d'intelligence artificielle d'openai. Et il a dit Mais toutes les entreprises d'IA font ça. C'est ce qu'on appelle la distillation. Ça consiste à entraîner un modèle d'IA plus petit pour qu'il imite le comportement d'un modèle plus grand. Alors, qu'y a t il derrière cette rivalité entre milliardaires? S'agit il seulement d'une querelle d'ego, d'une bataille de bro de la tech? Eh bien en fait, c'est une bataille sans doute plus profonde, qui touche carrément à la gouvernance des géants de l'intelligence artificielle. Et surtout, Musk craint Qu'openai n'ait pris trop d'avance sur X et Y d'un point de vue technologique et commercial. Évidemment, Qu'est ce que ça pourrait changer? Eh bien, si Elon Musk obtient gain de cause, OpenAI pourrait être contrainte de revenir à un modèle plus proche du lucratif ou du moins fortement encadré dans sa transformation commerciale, ce qui remettrait carrément en cause le pivot opéré par Sam Altman. Sachant que l'objectif, c'est cette année l'entrée en bourse de la compagnie. Mais au delà de ça, c'est également un procès qui sert déjà de cas d'école sur la notion même de mission d'intérêt général de l'intelligence artificielle. Et c'est donc pour ça que c'est plutôt intéressant de le suivre de près. Monde Numérique : [5:34] Open et encore elle. Allez, après on en parle plus. Opener qui cette semaine a annoncé conjointement avec Microsoft un changement justement de cette relation pourtant historique entre les deux compagnies. Depuis le début, Microsoft est investisseur majoritaire dans la start-up d'intelligence artificielle, ce qui lui garantit une primauté sur l'utilisation des modèles d'IA, chat, GPT, etc. Et ce qui apporte dans l'autre sens à OpenAI, de la puissance de calcul à travers le cloud Azure de Microsoft et surtout beaucoup d'argent frais pour son développement. Or, les deux partenaires ont annoncé cette semaine qu'ils révisaient l'accord qui les lie. En fait, chacun va un peu s'émanciper de l'autre. Monde Numérique : [6:13] Ils vont réduire leurs engagements respectifs. Microsoft perd l'exclusivité sur la commercialisation des technologies Open Eye et du coup, OpenAI pourra vendre ses produits via d'autres clouds, notamment Amazon et Google. Mais malgré tout, la compagnie de Satya Nadella reste partenaire et les produits D'openai pourront continuer d'arriver en priorité sur Azure. Alors sans rentrer dans tout le détail de cet accord, disons simplement que c'est une étape majeure dans le développement des entreprises de ces deux entreprises et aussi dans le développement des outils d'IA au niveau mondial. Chacune se donne un peu d'air. Qui est gagnant dans l'histoire? D'ailleurs, c'est la question qui se pose, si tant est qu'il y en ait un qui gagne plus que l'autre. On revient sur ce sujet tout à l'heure dans le débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti, et on reste du côté des GAFAM, les géants américains de Monde Numérique : [7:02] la tech avec Google qui va travailler avec l'armée américaine. On l'a appris cette semaine, Google aurait signé un accord classifié avec le Pentagone pour l'usage de ses modèles d'IA à des fins gouvernementales, légales et aussi à des fins militaires comme la planification de missions ou le ciblage militaire. C'est ce que révèle Reuters et le site The Information. l'Accord prévoirait toutefois des garde-fous pour éviter que ces technologies ne servent à la surveillance de masse et au développement d'armes autonomes, qui sont un peu les deux points de blocage qui avaient déjà. Monde Numérique : [7:34] Généré la tension entre Anthropique et le Pentagone. En ce qui concerne Google, eh bien c'est un virage symbolique en 2018. Déjà, Google avait essayé de travailler sur le projet Maven de la défense américaine. Ce projet de de tableau de bord pour venir en aide aux militaires en opération. Mais cela avait suscité une levée de boucliers en interne et finalement, la firme avait fait machine arrière. Et bien quelques années après, voilà, elle, elle y retourne finalement et elle va s'associer et fournir cette technologie avec en principe un certain cadre défini à l'avance. L'idée d'une collaboration avec le militaire aux États-Unis, c'est une. C'est une vraie tendance actuellement, c'est une vraie actualité. D'autres accords sont en cours et on va en reparler tout à l'heure avec mon invité Tariq Krim, au cours d'une interview passionnante, notamment suite à la publication, il y a quelques jours du manifeste de Palantir. Le directeur général de Palantir, la société qui, elle, travaille depuis toujours avec les autorités militaires et qui incite les entreprises de la Silicon Valley à travailler avec le militaire américain pour par patriotisme, explique t il dans ce manifeste un sujet qui concerne donc la défense américaine. Mais pas seulement, car cela va en réalité bien au delà et ça concerne tout ce qu'on pourrait appeler le camp occidental. Monde Numérique : [8:57] En France, on a d'autres problèmes à régler, des problèmes de fuites, de fuites de données. Face à la multiplication des cyberattaques ces dernières semaines et ces derniers mois, le gouvernement français passe à l'offensive. Et le premier ministre Sébastien Lecornu a dévoilé ce jeudi 30 avril 1 plan d'urgence pour sécuriser les données des citoyens. Le constat est alarmant depuis le début de l'année 3 à quatre vol de données massif chaque jour en France. Dernier en date le piratage de la NTS, le registre des titres sécurisés, les cartes d'identité, les permis de conduire, etc. Au total, mi avril, c'était entre douze et 18 millions de lignes d'informations personnelles qui étaient mises en vente sur des forums spécialisés dans le darknet pour aller servir toutes sortes de cyber arnaques. Alors pour répondre à cette menace, l'Etat débloque 200 millions d'euros. Ça va être effectif dès la semaine prochaine. Une enveloppe visant à moderniser les systèmes des administrations et notamment en adoptant la cryptographie post-quantique. Alors, ça part d'un bon sentiment. C'est pour une menace future. Lorsque l'informatique quantique permettra de déchiffrer ce qui aujourd'hui est protégé par des clés de chiffrement, on sait que ça va arriver et il faut donc s'y préparer dès maintenant. En d'autres termes, c'est une mesure qui vise à se protéger pour le futur, mais qui ne règle en aucun cas ce qui s'est passé récemment. Monde Numérique : [10:22] Et puis, par ailleurs, le gouvernement mise sur une stratégie de test. Des experts vont mener des missions internes pour identifier les failles des administrations. Encore une fois, pour éviter que ça se ça se reproduise. Monde Numérique : [10:33] Un plan qui qui marque peut être une prise de conscience, un tournant dans la gestion de la souveraineté numérique française. Le problème, c'est qu'il aurait peut être fallu y penser avant, car maintenant ce sont des millions de données personnelles des Français qui sont dans la nature, avec des conséquences, potentiellement très graves puisque ça peut aller des arnaques par phishing, et jusqu'aux usurpations d'identité qui peuvent carrément ruiner la vie quotidienne des personnes qui en sont victimes. Monde Numérique : [11:04] Et on termine par un chiffre, un record trois minutes, 44, trois minutes et 44 secondes. C'est le temps qu'il faut pour recharger une batterie d'une voiture électrique du géant chinois. Castle. Castle est le premier fabricant mondial de batteries et au Salon de l'automobile de Pékin, il a dévoilé une nouvelle cellule qui peut passer de 10 à 80 % de charge en à peine trois minutes et 44 secondes. C'est un record absolu qui pulvérise les performances actuelles du marché. À titre de comparaison, les modèles les plus rapides jusqu'ici plafonnaient entre sept et douze minutes. Monde Numérique : [11:38] Cette batterie utilise la technologie LFP, c'est à dire Lithium-fer-phosphate et plus un système de chauffage par impulsion pour atteindre une température idéale plus vite et un refroidissement optimisé. Parce qu'on sait que la recharge de la batterie. Ça dépend aussi beaucoup des conditions de température. Quand il fait froid, ça se recharge moins vite. Côté durabilité, qui est aussi une question liée à l'usage des batteries, Catl affirme que son accumulateur conserve plus de 90 % de sa capacité après un cycle de charge ultrarapide, ce qui prouve donc qu'elle aurait un bon vieillissement. Évidemment, pour que ça marche, il faudrait des bornes électriques adaptées avec une puissance suffisante bien supérieure aux 350 kW actuels. C'est ce qu'il faudra pour charger une voiture en moins de quatre minutes. Ce qui pose la question de l'infrastructure, de l'énergie, etc, etc. Mais il n'empêche, c'est une belle prouesse technologique en faveur de la voiture électrique qui, par ailleurs, connaît en ce moment un véritable intérêt et un regain d'intérêt. Tiens, comme par hasard, puisqu'il semblerait que le prix de l'essence n'ait jamais été aussi élevé. Donc ceci explique sans doute cela. Forcément. Monde Numérique : [12:51] Avant de poursuivre un mot de Frogans, partenaire de l'hebdo de Mondes numériques. Réinventer internet depuis la France, est ce que c'est possible? Et bien c'est le pari ambitieux de Frogans qui sera bientôt présenté aux développeurs. Le projet a été pensé dès l'origine pour un déploiement global, avec un registre des adresses frogans opéré à l'échelle internationale dans plus de 170 langues. Bref, une ambition française, mais clairement mondiale. Alexis Thomas, co-fondateur de Frogans. Invité : [13:17] Le projet, par sa nature, nécessitait une approche internationale d'entrée de jeu. C'était essentiel pour avoir une approche globale du sujet, soit des Américains, des Chinois, etc. Des Européens. Et puis aussi pour anticiper aussi ce développement, une branche locale en Chine. Et puis une antenne locale aussi, dont la création vient d'être finalisée aux États-Unis, à Washington, par L'op3ft, qui est en charge de la standardisation de Frogans. Monde Numérique : [13:39] Pour en savoir plus sur Frogans, rendez-vous sur le site. F2 r2 fr. Invité : [13:49] Jérôme Colombain à Paris, Bonjour. Monde Numérique : [13:51] Salut Bruno Guglielminetti à Montréal. Invité : [13:53] Écoute, cette semaine un des trucs qui a attiré ton attention et tu voulais absolument en parler, c'est le calvaire d'une entreprise qui, en neuf secondes, a vécu le chaos. Monde Numérique : [14:04] Ah oui, je trouve ça incroyable cette histoire. C'est une entreprise américaine qui s'appelle Pocket OS et en fait dont l'activité consiste à faire des applications et des bases de données pour les agences de réservation de location de voitures. Et en fait, qu'est-ce qui s'est passé? Eh bien, ils ont déployé des agents, et il y a un agent IA qui est devenu fou et qui a effacé la base de données de l'entreprise en neuf secondes à peine. Il a bousillé tout le cœur du système d'information de Pocket OS. Alors c'est un agent qui était propulsé par la startup Cursor que les développeurs connaissent bien, qui est basé sur. Invité : [14:47] Qui récemment a été racheté par Elon Musk. Monde Numérique : [14:50] Absolument pour 60 milliards. C'est ça, je crois bien, qui vient d'être racheté par Elon Musk. Tout à fait Cursor et qui utilise notamment le moteur Cloud, enfin le modèle Cloud D'entropic et qui était utilisée par cette société Pocket Host. Donc c'est incroyable, ils ont tout effacé, l'IA a supprimé la base de données, les sauvegardes, en tout cas les sauvegardes qui étaient connectées. Monde Numérique : [15:18] Et heureusement, ils ont réussi à récupérer une vieille sauvegarde qui était déconnectée du système mais qui avait quand même trois mois d'ancienneté. Donc ils ont fait la mise à jour, mais avec trois mois de trois mois de décalage. Alors il y a eu des conséquences très concrètes parce qu'il y a au moins une agence de location de voitures qui a été affectée tout d'un coup, il paraît que les gens étaient au comptoir et impossible de donner suite aux réservations. Toutes les réservations qui remontaient à trois mois avaient disparu du système. Il leur a fallu 48 h pour tout remettre en place. Et alors? Le plus fou, c'est quand ils ont demandé des explications à l'IA. L'Agent s'est excusé donc on peut pas lui en vouloir. Quelque part, il est très poli. Il s'est excusé et il a dit Ah oui, oui, non, c'est vrai, en effet, j'ai outrepassé des autorisations alors En plus il a fait un truc très compliqué. On ne va pas raconter les détails, mais il est allé. En fait, il butait sur un premier, une première difficulté. Donc il est allé fouiller à des endroits où il n'aurait pas dû. Il a trouvé des identifiants, il s'est servi de ces identifiants pour. Ça lui donnait les droits ensuite de détruire la base de données, mais c'est anecdotique Et en même temps, bon, je pense que les gens qui ont vécu ça n'ont pas dû tellement rigoler. Monde Numérique : [16:34] En plus, ce n'est pas la première fois que ça arrive visiblement de la part de Curseur qui a déjà fait des trucs, qui a détruit des sites web, etc. Et ça illustre parfaitement bien, je trouve, les risques, les potentialités, mais également les risques auxquels sont confrontés aujourd'hui des entreprises qui. Monde Numérique : [16:54] Elles, sont poussées à utiliser ces agents IA qui peuvent faire des trucs absolument fantastiques. Mais si on les installe et si on les développe sans prendre en compte la cybersécurité, eh bien ça peut créer ce genre de catastrophe parce que. Invité : [17:09] C'est tellement intéressant parce que cette semaine, j'étais à Montréal, à la Cyberconférence et une grosse rencontre sur deux jours qui parlait de cyber sécurité. Et il y avait une entreprise californienne qui justement, elle se positionne dans ses traits de son temps. Là, elle se positionne dans le segment de marché, qui est un système pour encadrer les agents IA dans une organisation. Et donc oui, et donc mesurer, encadrer le type de permission qu'il a, la sensation et la sensibilité, à quel moment elle va arrêter, Elle va vérifier avec un humain puis elle va repartir. Invité : [17:45] Et donc c'est vraiment de suivre à la trace un agent IA. Et ça, je trouve que minimalement, c'est comme à une certaine époque qu'on disait on a besoin d'un, d'un antivirus sur un ordinateur pour que ça fonctionne bien, là, aujourd'hui, on aurait besoin de ce type de logiciel là pour nous protéger des agents IA qui peuvent faire des merveilles et qui peuvent vraiment foutre le bordel en moins de neuf secondes. Monde Numérique : [18:07] Exactement, c'est. C'est complètement fou! Invité : [18:11] Autre chose qui change en Europe, vous vous préparez à avoir une véritable révolution dans le monde de la batterie et des appareils électroniques. Monde Numérique : [18:20] Oui alors révolution, faut pas exagérer, C'est juste un énième. Invité : [18:22] Je ne parle pas de la France, je parle de l'Europe. Monde Numérique : [18:25] Ouais ouais. Non mais c'est juste un énième règlement européen qui va entrer en vigueur, qui est entré en vigueur en réalité. Mais la disposition va entrer en vigueur en février 2027. Tous les smartphones neufs qui seront vendus dans l'Union européenne à partir de l'année prochaine, donc, devront avoir, tiens-toi bien, une batterie que l'utilisateur peut retirer lui même, qu'il peut changer si cette batterie tombe en panne. Invité : [18:50] Alors, au nom du reste de la planète, je tiens à vous remercier parce que c'est comme évident qu'ils ne vont pas faire des téléphones pour l'Europe et le reste pour le reste de la planète. Alors je te remercie parce que ça veut dire que de facto, nous aussi, peu importe où on habite sur la planète, mais sauf en Europe, on pourra changer bientôt notre batterie. Monde Numérique : [19:09] Alors c'est possible effectivement que ça fasse tâche d'huile et que ça se répande aussi dans d'autres pays. Maintenant, je ne te cache pas que ça a provoqué un peu de un peu d'émotion, ces derniers jours, parce que les gens se demandent mais ça veut dire quoi? On va revenir à des vieux smartphones, tu sais, les vieux trucs où tu pouvais avec ton ongle, retirer le capot arrière pour changer la batterie. C'est bien gentil, c'était pratique, mais c'était des gros machins. Et on en est plus là aujourd'hui. Aujourd'hui, on a des appareils qui sont totalement intégrés. Les batteries, c'est des fines couches qui sont cachées sous sous, de la colle, sous des trucs et des machins. Alors il y a quand même quelques exceptions apparemment, si on a bien décodé le règlement européen, les appareils qui seront étanches, qui auront une certification Ip67 et qui auront une batterie pouvant conserver 80 % de sa capacité après 1000 recharges, ces smartphones là, eux, n'auront pas l'obligation d'avoir un système amovible. Quant au système amovible, en fait c'est l'histoire du capot arrière. Apparemment ce sera pas ça. Simplement, il faut qu'on puisse ouvrir soit même le téléphone, soit avec des outils classiques, soit il faudra que si c'est des outils spécifiques, il faudra qu'ils soient dans la boîte ou qu'ils soient fournis pour que les gens puissent le faire eux mêmes. En fait. Invité : [20:24] Aïe aïe aïe! Poursuivons. Dans le monde législatif européen. Il y a une. C'est pas une nouvelle loi parce qu'elle a déjà été votée et a été mise en place, mais c'est cette semaine que vous aviez, maintenant la mise en place concernant les nouveaux ordinateurs portables qui devront avoir une prise comme celle des téléphones. Monde Numérique : [20:47] Oui l'un port un port USB C. Au passage, tu salueras chat GPT que j'entends miauler derrière toi. C'est bien ça? C'est ton petit chat? Invité : [20:55] Non. Oui, exactement. C'est Chat GPT. C'est pas chat. GPT C'est bien GPT le chat? Monde Numérique : [20:59] Assez gpt le chat. Voilà. GPT le chat de Bruno qui miaule donc tu le salut de ma part. Oui, c'est le chargeur, la prise USB C qui s'est répandu, c'est vrai partout sur les portables et sur beaucoup d'appareils. Et depuis le 26 avril, donc c'est tout jeune, c'est tout frais. Eh bien tous les ordinateurs, mais alors il y a des subtilités. Les ordinateurs d'une puissance inférieure ou égale à 100 watts doivent avoir cette prise. Alors, c'est déjà le cas pour pas mal d'ordinateurs, en fait. Par exemple, tu prends les nouveaux, les macbooks depuis plusieurs générations, Ils ont à la fois un connecteur propriétaire et ils peuvent aussi être alimenté via une prise USB. C Donc il y a des constructeurs qui avaient déjà anticipé ça. Les autres vont devoir se mettre au pas. Et encore une fois, ouais, Pardon. Invité : [21:47] Mais donc dans les. Et. Jérôme dans les exclusions, ça veut dire que c'est. C'est quoi le. On parle de gros portable pour des gamers. OK. Monde Numérique : [21:53] Voilà, c'est ça. Ouais. Les gros portables de gaming, etc qui font plus de 100 watts, eux, ils auront le droit de garder une prise propriétaire. Invité : [22:01] Et puis est-ce que ça réagit fortement là dessus ou c'est passé sous le radar? Monde Numérique : [22:04] Non parce que ça, non, ça c'est un peu passé sous le radar. Moins que pour les batteries de smartphones il me semble. Parce que je te dis, c'est quand même le cas sur beaucoup d'ordinateurs récents. Tu peux déjà les recharger avec une prise USB. C. C'est ça la magie de la réglementation européenne, c'est que bien souvent, elle vient entériner des situations, technologiques qui existent déjà, qui ont été anticipées parfois par les par les constructeurs, soit parce que les constructeurs savaient qu'il y aurait une réglementation qui allait arriver, soit parce qu'ils avaient fait ce choix pour des raisons technologiques ou industrielles. Invité : [22:38] Et ça nous permet de dire qu'effectivement les fabricants de biens électriques ou électroniques, ben ils ont leurs leurs antennes dans les différentes administrations et donc ils savent en amont ce qui est en train de se préparer. Alors, ils peuvent se retourner. Jérôme. Je fais appel à la nostalgie qui existe à l'occasion en toi, pour te ramener il y a 20 ans. Il y a 20 ans, en avril 2006, c'était Google Traduction qui arrivait dans l'univers de l'Internet. Monde Numérique : [23:10] Dingue. Tu avais huit ans à l'époque non? Invité : [23:12] Oui, sept ans et demi. Oui. Oui. Monde Numérique : [23:16] Euh donc bah écoute pas trop non. Invité : [23:17] Est ce que tu te souviens de ça? Monde Numérique : [23:20] Rappelle moi, rafraîchis moi la mémoire. Oui, je connais bien Google Traduction bien sûr. Invité : [23:26] On a l'impression que ça a toujours été là, mais. C'est vrai que ça, ça avait quand même. Ouais, on a l'impression que ça a toujours été là, ça, ouais. Même des débuts de l'Internet. Mais c'est arrivé beaucoup plus tard. Et j'avoue que moi je me souvenais plus que ça avait 20 ans quand j'ai vu. J'ai reçu le communiqué de chez Google et je lisais quand même 20 ans et c'est tout le chemin que ça a fait. Et puis c'est probablement c'est drôle parce que j'en parle de temps en temps dans les. Monde Numérique : [23:51] Avec émotion. Je vois que tu en parles avec. Invité : [23:52] Oui, oui, parce que je dis aux gens, quand je fais des conférences sur l'IA, que c'est probablement le premier contact que les gens ont eu avec des algorithmes et à quelque part avec l'IA. Et donc d'arriver à mettre un texte et demander à une machine de travailler Invité : [24:08] le texte pour arriver à une traduction. Et ça, c'est justement, ça a été fait par des machines et aujourd'hui on est à des années lumières de ça, mais c'était vraiment les premiers pas pour pour le consommateur, pour le citoyen lambda. C'était la première fois qu'il pouvait contacter et utiliser un outil qui accédait à l'intelligence machine. Monde Numérique : [24:26] Mais rappelle toi Bruno, à l'époque ce n'était pas parfait, c'était incroyable. Invité : [24:29] Ben non. Monde Numérique : [24:30] Mais ce n'était pas parfait. Il y avait des erreurs et du coup tu avais beaucoup de gens qui disaient Ah oui, oui, c'est super, mais ça ne remplacera jamais les traducteurs. Invité : [24:38] Ben oui. Et puis il était les premiers à rire de ça. Les interprètes et les traducteurs. Et il se disait bof! Monde Numérique : [24:43] Bien sûr, Les pauvres. Invité : [24:45] Et puis on la voyait la différence. Mais aujourd'hui, tu vois tout le chemin qu'on a fait. Monde Numérique : [24:49] Ben oui, les pauvres, aujourd'hui, là, je pense qu'ils ont bien compris que ça y est, l'histoire est rappée quoi. Invité : [24:56] Disons. Monde Numérique : [24:56] Bon après, il faut encore des professionnels pour affiner, pour des traductions très spécifiques, pour contrôler les IA, mais c'est plus le même métier. Invité : [25:03] Non. Disons qu'ils rient de moi. Monde Numérique : [25:06] Oui, enfin c'est une innovation. C'est une invention absolument fantastique qui a permis, qui était utilisée aussi bien par les professionnels, qui est utilisé aussi bien par les professionnels que par les particuliers. C'est un truc fou. Invité : [25:17] Ah oui et et Google voulait marquer le coup. Ils ont voulu faire un cadeau aux utilisateurs. Et aujourd'hui, ce qui te permet de faire, c'est en déploiement. Pendant qu'on se parle, ils sont en train de déployer ça sur la planète. C'est la possibilité maintenant de vérifier ta prononciation, parce que ça fait un bout de temps que tu peux vérifier la prononciation, tu peux l'entendre, mais là, maintenant, tu as la fonctionnalité. Ça, c'est parce que Gemini a été embarqué dans Google Traduction. Là, tu peux, tu peux essayer de prononcer le nom et on va dire, si tu l'as correctement et sur quoi tu devrais travailler. Invité : [25:51] Ah ouais d'accord. Ouais, c'est amusant. Alors ça, j'avoue que c'est quand même une belle évolution pour les 20 ans. Pas mal, pas mal. Bruno De quoi parles tu cette semaine dans ton carnet? Invité : [26:01] Là, t'es bien gentil de demander. On va aller faire un tour en Afrique pour avoir des nouvelles de ce qui se passe là bas avec Murielle et Djo qui est le rédacteur en chef de WE Are Africa. Monde Numérique : [26:12] Où ça? En Afrique? Parce que c'est. C'est grand l'Afrique. Invité : [26:12] Sinon ouais mais on va le rejoindre à Dakar, au Sénégal, puis après on va aller se promener un petit peu partout sur le continent, justement parce qu'il y a plein de choses à présenter. On va parler de l'histoire du jeu vidéo au Québec. Il y a des universitaires qui partent vraiment. Ils se donnent trois ans pour arpenter le Québec, pour aller chercher la petite histoire qui entoure ça. J'avoue que j'ai eu un coup de foudre pour leur pour leur affaire. La petite histoire qui entoure l'industrie du jeu vidéo. Alors, on connaît l'industrie des grands joueurs au Québec et leur impact. Mais la petite histoire, comment ça a commencé? L'époque où, quand j'étais jeune. Ça fait quoi? Invité : [26:53] Il y a pas tellement longtemps, j'étais jeune. Ouais, je m'en souviens encore. On allait dans des clubs vidéo. Ça, c'est quelque chose de distinct. Au Québec ou dans certains marchés. Les consoles de jeux vidéo, les premières Xbox, les PS1, PS2 et compagnie. C'était cher. C'est pas tout le monde qui avait accès à ça. Tandis qu'ici au Québec, rapidement, il y a eu des clubs, des commerces qui les louaient et donc les gens passaient le vendredi soir à prendre pour 5 $, 10 $. Ils avaient la console pendant toute la fin de semaine avec une pile de jeux. Ça s'amusait avec ça. Puis le dimanche, ils allaient retourner la console avec les Jeux. Alors ça, c'est quelque chose de distinct. Et donc c'est toute l'histoire, là, le folklore autour du jeu vidéo au Québec. Alors, eux, ils vont arpenter le territoire pour aller chercher des témoignages de gens. Ça a été quoi, leur premier contact avec le jeu vidéo? Le rôle des femmes à la maison, qui eux, étaient un peu garant de l'équipement et puis s'assuraient que les jeunes jouaient mais jouaient pas trop longtemps. Alors, il y a toute une histoire autour de ça, et ils veulent et ils ont eu du financement pour aller faire des recherches dans ce sens là. Puis sinon, évidemment, on va parler de streaming. Et tu sais que là, on est en train de rebrasser les cartes, là, dans l'industrie du. Invité : [28:07] Entre les Disney, Apple TV, Amazon Prime et tout ça. Et pour parler un peu de l'écosystème et comment c'est en train de se replacer, il y a Luc Dupont, le prof en communications à l'Université d'Ottawa, qui vient nous visiter pour nous parler de de cette histoire là. Monde Numérique : [28:23] Et ben écoute, super joli programme! Invité : [28:25] Et Jérôme Ouais, c'est pas mal fier. Jérôme Je te remercie d'être passé sur mon carnet comme ça. Monde Numérique : [28:31] Et bien plaisir partagé. Merci d'être passé dans monde numérique pour ce rendez. Invité : [28:35] Et je te dis. Monde Numérique : [28:37] Vous hebdo qui devient de plus en plus XXL. Voilà 30 minutes maintenant. Invité : [28:43] Bon ben regarde, c'est ma faute. Monde Numérique : [28:45] Tu te souviens quand on faisait dix minutes de débrief transat? Invité : [28:48] Écoute, ça fait tellement longtemps que je m'en souviens plus. Non, non, moi j'aime bien ce format là. Et je vais te dire, cette semaine, j'ai recroisé une dizaine d'amateurs de ces moments là. Invité : [28:58] Ah bah écoute, on les salue, on les salue. Alors ces gens là, ils se reconnaissent puisqu'ils nous écoutent, je les salue. Ouais. Invité : [29:02] Et puis ben on se retrouve la semaine prochaine. Monde Numérique : [29:04] A la semaine prochaine, Bruno. Ciao! Invité : [29:20] Monde numérique. Le meilleur de la tech. Monde Numérique : [29:31] Si vous vous intéressez à la domotique et notamment aux caméras connectées, rendez vous la semaine prochaine sur Monde numérique et notamment dans le podcast Monde numérique Maison connectée. On parlera de ces petites caméras. Comment les choisir, comment les installer, Quels sont les avantages, les inconvénients, les précautions d'usage. Ce sera un nouvel épisode du podcast Maison connectée. Rendez vous jeudi 7 mai 2026. En attendant, c'est la suite de Monde numérique l'Hebdo avec Dans un instant. Eh bien, ce regard sur les relations entre la tech américaine et le militaire. Mais avant cela, eh bien, on part à l'autre bout du monde, dans l'autre sens, en Chine, pour parler de cinéma. L'IA en matière de production audiovisuelle, ça change tout, avec des initiatives incroyables déjà dans ce pays. Les interviews qui vont suivre sont proposées en version intégrale. Si vous écoutez l'Hebdo Premium sur Apple Podcasts ou Spotify. Sinon, retrouvez bien sûr les versions complètes la semaine prochaine en épisodes séparés. Bonjour Shanhui Zhang. Invité : [30:43] Bonjour Jérôme. Monde Numérique : [30:44] Ravi de te retrouver depuis la Chine, Tu es présentatrice et chroniqueuse à China Global Television Network. Il y a un sujet qui a fait beaucoup de bruit jusqu'à chez nous, ici en France, c'est cette décision de la plateforme Ishii qui est un peu le Netflix chinois, je crois, de créer une base de données de comédiens virtuels générés par Intelligence artificielle. Est-ce que tu peux nous raconter ça? Invité : [31:11] En fait, c'est une l'une des plateformes les plus importantes en Chine pour tout ce qui est la création de vidéos. Et aujourd'hui, en fait, ils veulent tester l'intégration de l'intelligence artificielle dans toute la chaîne de production. Ça veut dire à la fois l'écriture, le storyboard et puis la prévisualisation, le montage, l'effet visuel ou encore la génération d'images, et aussi des scènes entières en intelligence artificielle. Par exemple, ici, il a récemment lancé une plateforme professionnelle de production audiovisuelle avec l'intelligence artificielle avec des bibliothèques de hippies. Ce sont les propriétés intellectuelles, mais ce sont surtout les les hippies autour duquel des vidéos vont pouvoir être créées, autour d'une idée. Et puis avec ses ressources d'acteurs numériques et aussi des designs d'agents intelligents couvrant presque tout le processus créatif. Donc là, c'est juste un exemple avec Ishii. Et puis par exemple, il y a aussi d'autres plateformes comme Tencent Video. Invité : [32:11] De son côté, veut peut être par exemple aller plus loin avec les petits clips créatifs de deux minutes, trois minutes pour ensuite explorer à partir de ces tests complètement générés avec l'intelligence artificielle. Ensuite de de se lancer et investir davantage dans les séries, dans les films plus longues, pour les contenus plus narratifs et plus complets. Donc c'est très intéressant parce qu'en fait, on voit aujourd'hui. Invité : [32:39] Nous avons moins le besoin de des spécialistes, par exemple les acteurs, les vrais vrais acteurs à intégrer de temps et Et aussi la coût, le coût de production va beaucoup baissé dans l'avenir. Et là dessus, j'ai fait un petit calcul. Par exemple aujourd'hui l'exemple, je prends un exemple normalement pour des salaires aujourd'hui en Chine, par exemple, les producteurs capables de gérer un projet de A à Z, c'est à peu près deux zéro zéro 0 € par mois. Alors qu'aujourd'hui, si on voit par exemple générant un épisode complet de mini-série avec l'intelligence artificielle, vous aurez besoin de combien de personnes et combien de temps? Et bien vous aurez besoin de une seule personne en 3 h pour pouvoir générer cette ce, ce, ce petit, ce petit clip de deux trois minutes. Mais en fait, qu'est ce que ça représente derrière comme coût personnel? Ça représente à peu près 25 € à 30 €, donc à peu près 200 RMB dans la monnaie locale en Chine. Donc en fait ça baisse considérablement les barrières d'entrée pour les individus et aussi ça favorise davantage, je pense, ce sont les petites équipes. Les équipes, surtout les PME, voire une ou deux personnes peuvent déjà établir un petit PME dans l'audiovisuel et en fait, c'est un grand impact, c'est une grande influence sur le coût de production. Monde Numérique : [34:02] Alors on comprend l'intérêt financier. Tu dis que ça va peut être permettre plus de production de la part de petits producteurs indépendants, des créateurs effectivement qui vont pouvoir fabriquer ça quasiment dans leur chambre pour pas grand chose, etc. Ça c'est l'aspect positif. Mais est ce que les professionnels du cinéma, que ce soit les comédiens ou même d'autres professions, ne risquent pas un peu de eux deux? Ils ne vont pas voir les choses de la même manière. Non, ça leur prend leur travail. Invité : [34:29] Je pense qu'effectivement ça peut leur avoir un impact dans leur travail. Mais après, il y a quelque chose qui sont irremplaçables par la machine, c'est par exemple les idées. Et puis aussi, je pense que c'est toujours important d'avoir de bons acteurs parce qu'en fait je pense que c'est aussi important et intéressant de voir l'émergence de l'intelligence artificielle. Ça rend le travail d'un acteur banal moins compétitives par rapport à l'intelligence artificielle. Monde Numérique : [34:56] Hmm hmm. Invité : [34:57] Alors que dans ce cas là, ça veut dire que nous aurons vraiment besoin de très, très bons acteurs. Parce qu'il y a des sentiments, parce que il y a quelques sentiments sur le visage, quelques quelques réactions naturelles que les machines aujourd'hui ne peuvent pas encore générer. Monde Numérique : [35:11] En Chine, c'est déjà une réalité des contenus générés par l'intelligence artificielle. Il y a déjà des des séries qui sont entièrement générées par l'intelligence artificielle. Invité : [35:20] Oui, il y a déjà des projets qui sont déjà comme ça. Et par exemple aussi, il y a beaucoup de projets aujourd'hui qui annoncent le plus que vous êtes avec l'intelligence artificielle, le plus que ça peut provoquer la curiosité du marché parce que tout le monde, le public chinois veulent savoir et veulent comprendre comment l'intelligence artificielle peuvent ensuite donner un coup de pouce à la création humaine. Par exemple, aujourd'hui l'industrie. Monde Numérique : [35:43] Mais le public, le public ne se pose pas ces questions là. Le public veut qu'on lui raconte des histoires. Et puis soit ça plait, soit ça plaît pas, Non? Invité : [35:50] Mais aujourd'hui, en fait, pour le public, si eux ils voient des images ou encore des vidéos, si c'est généré partiellement ou entièrement par l'intelligence artificielle, il faut le déclarer sur la vidéo. Invité : [36:03] D'accord. D'accord. En fait, faire comprendre à tout le monde que c'est généré avec l'intelligence artificielle. Invité : [36:08] Mais ce qui s'est passé, c'est que lors des grands événements comme le Festival international du film de Beijing, en fait, le discours dominant est devenu assez clair, c'est qu'aujourd'hui la créativité reste humaine. Mais l'intelligence artificielle peut devenir un outil d'exécution extrêmement puissant. Et en fait, aujourd'hui, avec l'intelligence artificielle, on voit que la scène historique, voire les scènes imaginaires, sont beaucoup plus faciles à les produire. Cela permet à des petites entreprises ou encore aux territoires locaux, aux administrations locales de produire du contenu de marque avec une vraie qualité et avec des idées beaucoup plus ambitieuses. Monde Numérique : [36:47] Oui voilà, il y a plusieurs marchés, il y a ce dont tu parles, c'est du documentaire presque, et c'est pas comme de la fiction, c'est pas comme une série de fiction avec une histoire, etc. Et puis effectivement, il faut faire la distinction entre des contenus qui peuvent être 100 % générés par IA. Et puis la réalité, c'est plutôt que l'IA va s'insérer de plus en plus et va être utilisée par tout le monde, de plus en plus pour faire des petites choses, des scènes intermédiaires. Ce dont tu parles, des cascades, des choses comme ça, des morceaux de film en réalité, c'est ça. Invité : [37:19] En réalité, je pense qu'aujourd'hui c'est ça qui est intéressant, c'est de se poser la question quelle est la place de l'intelligence artificielle en Chine? Est ce que c'est l'IA qui remplace le cinéma ou c'est l'IA qui est en train d'obliger toute l'industrie à repenser la manière de produire, la manière de raconter et diffuser ces histoires? Déjà en fait, ce qui s'est passé, c'est que nous avons vu certaines universités, spécialisées dans la cinématographie en Chine. Ils ont déjà annoncé pour certaines universités la fermeture de certaines de leurs spécialités. Parce qu'aujourd'hui, c'est vrai qu'avec le développement de la technologie, on repose cette question à quoi sert de enseigner à la traditionnelle. À quoi sert de enseigner les techniques que le monde utilisait le plus utilisé il y a 20 ans ou il y a 30 ans? Il faut aujourd'hui s'adapter à de nouvelles tendances. À partir du moment où des choses tellement simples qui peuvent être générées par l'intelligence artificielle, alors ce n'est plus nécessaire de le faire artisanalement. Traditionnellement. Donc. Monde Numérique : [38:19] Bien sûr. C'est ça la vraie question. C'est ça la vraie question. Invité : [38:22] Mais en même temps, nous avons vu que c'est en train de créer de nouveaux métiers, c'est à dire peut être à l'avenir, ça sera aussi un changement dans l'enseignement, dans l'audiovisuel. C'est que il faudrait que les professeurs enseignent les étudiants, que tel départ, il faudrait qu'ils s'habituent à l'intelligence artificielle dès le départ, dès leurs premières productions. Il faudrait qu'ils intègrent des techniques, ou encore les images, ou encore les productions des rythmes, des personnages, des tensions, de scénarios, des émotions qui sont créés à l'aide de l'intelligence artificielle. Monde Numérique : [38:58] Merci beaucoup pour ce coup d'œil sur l'IA au service de la création vidéo, et même du cinéma et de la production audiovisuelle. Merci. Shanhui Zhang de China Global Television Network. Invité : [39:11] Merci. Merci pour l'invitation. Monde Numérique : [39:21] Bonjour. Tariq Krim, entrepreneur du numérique, créateur de Netvibes de Jolicloud. Invité : [39:22] Bonjour. Monde Numérique : [39:27] Aujourd'hui dirigeant de Cybernetica qui étudie les rapports entre le numérique, la géopolitique, la défense, etc. Alors, il m'a semblé intéressant de t'inviter dans le monde numérique pour avoir ton analyse sur l'actualité, notamment après une publication qui a fait beaucoup de bruit ces derniers temps. C'est le fameux manifeste de Palantir. On va expliquer en deux mots ce que c'est. Donc Palantir, ou plus exactement Alex Karp, donc dirigeant de cette société américaine peu connue en France. Mais c'est une figure de la tech assez originale d'ailleurs, qui a publié autour du 20 avril 1 manifeste en 22 points, tiré de son livre, qui était en fait paru l'an dernier, qui s'appelle La République technologique. Et c'est un manifeste qui détaille ce à quoi doit servir la technologie selon lui. Et notamment, il dit que la tech, aujourd'hui doit se mettre au service de la défense et de la défense américaine. Et le fait est que tu me le confirmera sans doute, il y a plusieurs entreprises aujourd'hui qui ouvertement fournissent des technologies à l'armée américaine, à OpenAI anthropique. Bon, il y a eu des des allers et venues Google récemment qui a officialisé des choses aussi. Ça fait grincer des dents. On crie au techno-fascisme même, en tout cas de ce que de notre côté de l'Atlantique. Et tu as consacré ta dernière newsletter à ce sujet, à ce fameux manifeste. Donc qu'est-ce que tu en penses? Quel est ton regard là dessus? Invité : [40:51] Tout d'abord, c'est vrai que c'est un sujet qui est un sujet intéressant. C'est la relation entre la technologie, la Silicon Valley et la défense qui, contrairement à ce qu'on croit, est une relation très ancienne puisque la Silicon Valley est née. Il faut relire ou revoir plutôt cette incroyable présentation de Steven Blank. Qui c'est? The Secret History of Silicon Valley, l'histoire secrète de la Silicon Valley, où il explique comment la Silicon Valley a travaillé sur les premiers radars pendant la deuxième Guerre mondiale et que, au fur et à mesure, la combinaison de plusieurs acteurs ont fait que c'est devenu un endroit de technologie où on a construit des puces programme Apollo. On a construit des ordinateurs, notamment pour la NSA et pour tous les services qui avaient besoin d'informatique. Et donc depuis, historiquement, depuis toujours, même Steve Jobs, les gens l'oublient. Mais Next, qui était considéré officiellement, donc la société qu'il a fait en quittant Apple pour pour ceux qui ne le sauraient pas, était considéré comme un échec commercial. Mais on a su après qu'en fait il vendait ses stations de travail qui coûtait assez cher, il faut le dire à la NSA, la CIA et à la Défense qui avait justement besoin d'outils avec des capacités graphiques. Et donc quand on voit Palantir aujourd'hui, qui veut être l'un des principaux fournisseurs. Invité : [42:06] De la défense, en fait on est dans la continuité d'une histoire et contrairement à ce que l'on entend, effectivement, c'est c'est dans la dans la digne succession de toutes les grandes sociétés qui évidemment veulent avoir le gouvernement américain comme client. C'est un très bon client. Et évidemment la défense dont le budget est colossal comme client, évidemment, donc. Monde Numérique : [42:29] Ouais. Alors ce qui est super intéressant, c'est que toi tu ramènes ça à une problématique réellement business technology, etc. Alors que le fameux manifeste dont je parlais tout à l'heure, il a été perçu, et notamment encore une fois chez nous, en France, etc. Comme un manifeste idéologique et de ce fait inquiétant, il y a une émission sur le thème du techno-fascisme, etc. Mais toi tu dis en fait tout ça c'est de l'affichage et c'est un argumentaire commercial de la part de Alex Karp avant toute chose. Invité : [43:05] Ben déjà, je pense qu'il y a plein de choses critiques que l'on peut avoir sur les gens de la Silicon Valley. J'en connais certains à titre personnel, donc j'ai toujours un regard un peu différent et c'est pour ça que je ne m'exprime pas forcément aussi publiquement là dessus, mais. Mais déjà, contrairement à ce qu'on pense dans la Silicon Valley, au niveau des entrepreneurs, il y a toujours eu des gens qui étaient plutôt du côté des républicains et des gens qui étaient du côté démocrate. On dit souvent que Steve Jobs était plus proche des démocrates et plus quelqu'un comme le patron d'Oracle, dont les vues politiques sont aussi assez parfois inquiétantes sur l'eugénisme, sur la surveillance, plutôt le côté républicain. Ça ne les a pas empêché d'ailleurs tous les deux d'être les meilleurs amis du monde. Je sais que c'était une de. La relation entre Larry Ellison et Steve Jobs était une relation très personnelle. C'est pour ça d'ailleurs que que que Larry Ellison a attaqué Google après sur Java, parce que Steve Jobs a toujours cru qu'Android était avait trahi. Eric Schmidt avait trahi puisqu'il était au board le jour où Steve Jobs a dit d'Apple, Steve Jobs a dit On va faire un téléphone. Mais ce que je veux dire par là, c'est que il y a évidemment ce que les gens disent et puis il y a aussi ce que les gens font. Même avec un personnage comme Elon Musk que tu sens, c'est que Elon Musk n'a plus autour de lui la personne qui devrait lui dire Bon, maintenant, arrête de dire des bêtises. Il avait une période. Monde Numérique : [44:30] Que que tu as eu l'occasion d'approcher aussi à plusieurs reprises. Invité : [44:32] Oui, j'ai fait plusieurs, j'ai été plusieurs fois et puis je les ai vus, lui et sa mère, et plein de gens à différentes occasions. Mais c'est des gens qui ont qui ont aussi compris que la communication politique et la communication publique, c'est un outil, ça, être extrême, apparaître extrême, c'est un moyen de se différencier. Et je pense qu'il y a une partie de mise en scène. Moi, ma théorie à propos de Musk, c'est qu'il a aussi créé ce caractère un peu irascible, imprévisible parce que ça l'empêche aussi d'être attaqué financièrement sur sa société. C'est à dire qu'aujourd'hui, si tu veux parier contre lui et qu'il dit quelque chose qui va faire monter très fortement l'action ou la faire baisser très fortement parce qu'il est imprévisible, c'est difficile de vouloir avoir des stratégies financières. Je pense qu'il a construit un peu une sorte d'antivirus vis à vis de tous les raideurs et tous les gens qui voulaient attaquer ses entreprises et. Monde Numérique : [45:27] Et c'est uniquement guidé par le business en fait. Invité : [45:30] Je pense que il y a. Monde Numérique : [45:31] Là, là ou là où tu es d'accord que, enfin, en France, et ça, c'est le côté un peu intello français où on voit tout sous le prisme idéologique. Et c'est comme ça que, ben voilà. Alors Alex Karp, Elon Musk, il y a Peter Thiel aussi, qui est venu il n'y a pas très longtemps à Paris, qui a fait une conférence à la Sorbonne où il a parlé de l'Antéchrist et tout et tout, et tout le monde a essayé de décrypter, de savoir quelle était cette idéologie terrifiante qui se cachait derrière. Pour toi, tout ça, en fait, se ramène au terme du business. Invité : [46:00] Pas tout, parce qu'il y a évidemment un fond. Alex. Pardon? Alex qui est plutôt un démocrate à la base puisqu'il était plutôt anti-Trump. En fait, il pariait. C'est aussi cette stratégie là, un pari sur Trump. L'Autre pari sur Hillary Clinton. Je pense qu'il y a ce que les gens pensent vraiment et ce qui marche. Et tu connais le c'est pas à toi que je vais l'apprendre. Le syndrome du bon client, c'est à dire que tu viens à la télé, tu dis un truc complètement extrême et les gens adorent. Et donc tu reviens la prochaine fois et tu es et tu dois faire le même scénario. Invité : [46:31] Ah ben oui, on aura vite la fois d'après. Et c'est comme ça que bien sûr. Voilà, et c'est le cas de nombreux politiques qui aiment bien jouer sur cela, sur les positionnements. Donc c'est exactement la même chose avec un autre. Une autre chose, c'est que je pense que dans les jeux à ce niveau d'entrepreneur, déjà un, toute la journée, ils ont des gens qui passent le temps à leur expliquer que ce sont des génies qui sont extraordinaires, etc. Donc, beaucoup de ces acteurs ont complètement perdu la boule sur la réalité du monde. Invité : [46:35] C'est à dire qu'à aucun moment tu peux. Monde Numérique : [47:00] C'est un peu inquiétant quand même, parce qu'ils ont la réalité du monde entre les mains. Invité : [47:03] Oui mais. Mais pour ces gens là, la réalité est quelque chose que tu peux créer. C'est une organisation Que, que, que, que que tu peux créer. Tu peux inventer la réalité dans laquelle on est. Invité : [47:15] Elle ne s'impose pas à toi, c'est toi qui la fabrique. Et d'ailleurs c'est ça un construct. Voilà, je cherchais le terme précis. Invité : [47:21] Derrière ça, il y a une bataille et de l'Occident, puisque quand il parle de West, il considère que c'est l'espace à avoir, donc violemment contre la Chine, violemment contre une vision où les États-Unis ne seraient pas en domination technologique totale. Monde Numérique : [47:39] Oui, il nous inclut dans la mesure où on accepte les règles du jeu, mais sans prise en compte d'aucun, d'aucune subtilité, d'aucun pluralisme. Invité : [47:51] Nous sommes des consommateurs. D'ailleurs, c'est ce qui se passe. La DGSI, Airbus, tous les acteurs achètent les produits. Ils ont. Ils ont aussi toujours utilisé un marketing, sachant que dans leur vision, nous sommes des utilisateurs. Je n'avais pas des vassaux mais plutôt des utilisateurs qui payons pour la bonne technologie. Monde Numérique : [48:06] Ouais, ok, merci de nous avoir éclairés Tariq. Et puis on continue de te lire. Enfin, pour ceux qui sont abonnés à ta newsletter cybernétique. Merci d'avoir été dans un monde numérique. Invité : [48:18] Merci à toi Jérôme. Monde Numérique : [48:29] Retrouvez cette interview en intégralité la semaine prochaine sur le fil du podcast Monde numérique en épisodes séparés, comme d'habitude. C'est la fin du monde numérique. l'Hebdo. Merci d'avoir écouté jusqu'au bout. Merci pour votre fidélité. Vous êtes de plus en plus nombreux à écouter ce podcast, aussi bien en audio sur les plateformes habituelles de podcast qu'en vidéo, puisque certains épisodes, pas tous, mais certains épisodes, donnent lieu à des déclinaisons vidéo. C'est sur la chaîne YouTube de Monde numérique et bien sûr également sur le site Monde numérique. Point info. Monde Numérique : [49:04] Voilà, il y a plein de choses qui se profilent à l'horizon dans les semaines à venir. Il y a Vivatech qui approche, Ce sera au mois de juin. D'ici là, je vais essayer de lever le pied un peu pour reprendre mon souffle. Mais monde numérique continue, bien sûr. Donc, la semaine prochaine des épisodes. Jeudi, nouvel épisode de Maison connectée pour parler de caméra vidéo. Et puis on se retrouve samedi prochain, bien entendu, pour un nouvel épisode de l'Hebdo, votre magazine complet consacré à l'actu tech. Pour tout savoir et surtout pour tout comprendre, passez une bonne semaine pleine de tech. De bons congés aussi au cas où. Salut!
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