#10 Robots tondeuses et robots de piscine : l’IA révolutionne l’entretien du jardin (Cédric Locqueneux, Maison & Domotique)
Maison Connectée12 juin 202627:17

#10 Robots tondeuses et robots de piscine : l’IA révolutionne l’entretien du jardin (Cédric Locqueneux, Maison & Domotique)

Les robots tondeuses et les robots de piscine connaissent une évolution spectaculaire grâce au GPS, au LiDAR et à l’intelligence artificielle. Cédric Locqueneux, rédacteur en chef de Maison et Domotique, explique comment ces équipements deviennent de véritables assistants autonomes pour l’entretien extérieur.

Interview : Cédric Loqueneux, fondateur et rédacteur en chef de Maison et Domotique

Punchlines

  • Les robots tondeuses sont devenus presque plug-and-play.
  • Le mulching transforme l’herbe coupée en engrais naturel.
  • L’intelligence artificielle permet au robot de reconnaître les obstacles.
  • Les robots de piscine deviennent eux aussi totalement autonomes.

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Comment fonctionnent les robots tondeuses aujourd'hui ?

Pendant longtemps, les robots tondeuses nécessitaient l’installation d’un fil périmétrique, ce qui était contraignant. Aujourd’hui, grâce aux technologies RTK, au GPS, au LiDAR et aux caméras, certains modèles fonctionnent quasiment en plug-and-play. Il suffit parfois d’installer la station de recharge et le robot réalise lui-même sa cartographie du terrain.

Quels sont les principaux avantages d’un robot tondeuse ?

Le principal avantage est le gain de temps. Le robot travaille seul plusieurs fois par semaine et pratique le mulching, c’est-à-dire qu’il coupe seulement quelques millimètres d’herbe qui servent ensuite d’engrais naturel. Il n’y a donc pas d’herbe à ramasser et très peu d’entretien, hormis le remplacement des lames une fois par an.

Quel rôle joue l’intelligence artificielle dans ces robots ?

L’intelligence artificielle analyse les images captées par les caméras afin d’identifier les obstacles, les jouets, les animaux ou encore les nouveaux aménagements du jardin. Le robot peut ainsi contourner un objet, reconnaître un parterre de fleurs récemment créé ou intégrer automatiquement de nouveaux éléments à sa cartographie.

Où en sommes-nous des robots pour les piscines ?

Oui. Les nouveaux robots de piscine sont désormais sans fil et utilisent eux aussi des technologies de cartographie, de vision et d’intelligence artificielle. Certains nettoient le fond, les parois et même la surface de l’eau. Les modèles les plus avancés commencent à intégrer des stations capables de récupérer automatiquement le robot et, dans certains cas, de vider son bac de déchets.

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Monde Numérique : [0:09] Ne plus passer son samedi après-midi à tondre la pelouse, mais laisser un petit Monde Numérique : [0:14] robot s'occuper du jardin pendant qu'on fait autre chose. Devoir sortir tout seul de sa base, couper quelques millimètres d'herbe, puis rentrer se recharger gentiment et recommencer le lendemain. Et oui, aujourd'hui, la tondeuse robot, ce n'est plus un gadget réservé aux passionnés de domotique ou aux très grands jardins. Il s'en vend plusieurs millions chaque année dans le monde. L'Europe est d'ailleurs l'un des grands terrains de jeu de ces machines, bien plus que les Etats-Unis. Bref, les tondeuses robotisées, c'est un must et c'est aussi beaucoup de technologies, ça ne cesse d'évoluer. GPS, lidar, intelligence artificielle, la tondeuse et son petit frère le robot de piscine deviennent de vrais robots de jardin. C'est le sujet de ce nouvel épisode de Maisons Connectées, le podcast de Monde Numérique qui vous aide à comprendre simplement les technologies de la maison intelligente. Les robots tondeuses sont-ils vraiment efficaces ? Est-ce qu'ils fonctionnent dans tous les jardins ? Quels sont les avantages et aussi les limites ? Et bien c'est de tout cela dont on parle tout de suite avec mon invité. Bonjour Cédric Locqueneux. Cédric Locqueneux: [1:23] Bonjour Jérôme. Monde Numérique : [1:24] Rédacteur en chef du site Maison et Domotique. Et on va donc parler d'un sujet d'actualité parce que les beaux jours arrivent. Donc on va aller faire un tour à l'extérieur de la maison, mais pour un sujet que personnellement je ne connais pas du tout. On va parler donc de tondeuses et de robots, tondeuses à gazon. Je ne connais pas du tout parce que je n'ai pas de jardin, je n'ai pas cette chance. Mais malgré tout, je sais que ça intéresse énormément de gens. Et surtout, c'est un secteur qui a beaucoup progressé ces derniers temps. Monde Numérique : [1:53] Alors, quand on veut choisir un robot tondeuse à gazon aujourd'hui, quels sont les paramètres à prendre en compte et les choses à connaître, Cédric ? Cédric Locqueneux: [2:03] Alors, il y a plusieurs éléments. Déjà, ça va beaucoup dépendre de la taille de son terrain. En fait, les constructeurs proposent généralement plusieurs gammes de robots tondeuses qui vont être étudiés pour une certaine superficie. Donc on peut avoir des petits terrains de 500 mètres carrés, 1000, 1500, 2000 mètres carrés, mais on a aussi des gros robots qui vont jusqu'à 5000, voire 10 000 mètres carrés. Donc ça, c'est la première chose. Ensuite, on a la gestion des zones. On peut avoir des terrains un petit peu compliqués où on peut avoir une zone devant chez soi, une zone à l'arrière, une zone autour de la piscine, etc. Donc il faut que le robot sache gérer différentes zones. Et ensuite, on a tout ce qui est terrain un petit peu compliqué avec des pentes. Alors aujourd'hui, on a des robots qui vont jusqu'à 80% de pentes. Donc c'est vraiment des pentes très raides où on galère avec une tondeuse traditionnelle. Là, les robots sont capables de les monter et tondent parfaitement. Donc, il faut vraiment faire le point là-dessus. Monde Numérique : [2:58] Donc là, ça va jouer sur quoi ? Le gabarit de la tondeuse ou ses performances techniques en termes de... Est-ce qu'elle est tout terrain ou pas ? Cédric Locqueneux: [3:06] Oui, sur le gabarit. Donc, on va avoir un robot plus ou moins gros. On peut avoir des roues, des quatre roues motrices ou non. Ce n'est pas toujours nécessaire quand on a un terrain assez basique. On peut avoir un plateau de coupe ou deux plateaux de coupe. Des fois, on a un double plateau pour tourner jusqu'à 40 cm de largeur. Du coup, le robot va aller beaucoup plus vite à tourner les zones. Et on a bien sûr un impact sur la batterie parce que plus le terrain est grand, plus il va falloir d'autonomie. Donc, batterie plus lourde, plus conséquente et du coup, un prix plus cher aussi du robot. Monde Numérique : [3:40] Alors, ce qui nous intéresse dans ce podcast, c'est l'aspect robot, justement. Monde Numérique : [3:45] Aujourd'hui, ces appareils sont vraiment complètement autonomes, mais c'est des technologies qui ont beaucoup évolué, je crois. Cédric Locqueneux: [3:51] Oui, complètement. Alors, le robot tondeuse, ça existe depuis très longtemps. Je crois qu'on doit être dans une vingtaine d'années, ça existait déjà. La grosse contrainte, c'était qu'il fallait installer ce qu'on appelle un fil périmétrique. Donc, c'était un fil électrique qu'on enterre tout autour de son terrain et qu'on enterre aussi autour des massifs de fleurs, etc. Et c'est ça qui va permettre aux robots de délimiter la zone où ils doivent tomber. Cédric Locqueneux: [4:17] Alors ça, ça demandait beaucoup de travail. En fonction de la taille du terrain, on pouvait y passer vite une demi-journée, voire une journée. C'était contraignant, les robots étaient encore chers. Donc voilà, ce n'était pas encore ouvert à tout le monde. Là, depuis trois ans, on a plusieurs technologies qui se sont mises en place. Donc on a ce qu'on appelle les antennes RTK. c'est une antenne qui va capter simplement les satellites GPS qui vont permettre au robot de se repérer. Donc là, plus de fil périmétrique à installer, on plante une antenne chez soi, on a la station de recherche du robot, et à partir de l'antenne, le robot va réussir à se repérer. Et là, depuis fin 2025, début 2026, on a tout ce qui est technologie des robots aspirateurs qu'on connaît très bien, avec les systèmes de LIDAR à 360 degrés, etc. En fait, toute cette technologie-là s'est déportée à l'extérieur. C'est bien qu'aujourd'hui, on a presque un robot plug-and-play, c'est-à-dire qu'il n'y a plus de fil périmétrique, il n'y a plus d'antenne RTK à installer. On a juste la station de recharge du robot qu'on branche dans une prise électrique, et le robot, après, il fait sa vie. Monde Numérique : [5:24] Alors, comment ça s'utilise exactement et comment ça s'entretient au quotidien, un robot tondeuse ? Cédric Locqueneux: [5:31] La grosse différence par rapport à un robot aspirateur, c'est qu'il n'a quasiment pas besoin d'entretien. Un robot aspirateur, il va retourner se mettre en charge, mais il va falloir qu'on vide son bac à poussière ou son sac de temps en temps. Si c'est une station de lavage, il y a le réservoir d'eau sale à vidée, le réservoir d'eau propre à remplir, etc. Un robot tondeuse, en fait, il va être beaucoup plus autonome parce qu'il va faire ce qu'on appelle du mulching. Donc, c'est là qu'il faut changer un petit peu ses habitudes de tonte. En général, on tonde une fois toutes les semaines ou tous les 15 jours avec une tondeuse traditionnelle. Là, le robot tondeuse, en fait, il faut le faire passer plusieurs fois par semaine, voire tous les jours. On s'en manque un peu, on n'a pas besoin d'être derrière, il fait sa vie tout seul. Par contre, l'intérêt, c'est qu'il va faire du mulching, donc il va couper quelques millimètres de plus chaque jour. Donc, du coup, ces millimètres de plus vont retomber dans le gazon. Ça va faire de l'engrais pour le gazon, ça va lui permettre d'être plus résistant, plus beau. Et en contrepartie, il n'y a pas d'herbe à ramasser. Donc du coup, il n'y a pas de bac d'herbe à vider sur le robot tondeuse. Monde Numérique : [6:28] Ah oui, c'est génial ! Cédric Locqueneux: [6:29] Ah oui, complètement. Donc il va faire sa vie et il va retourner se mettre en charge quand il a fini son travail. Le seul entretien que ça va nécessiter, c'est une fois tous les ans, il va falloir changer ses lames de coupe. Parce que là, ce ne sont pas des grosses lames de coupe comme une tondeuse traditionnelle, ça va être plutôt des petites lames de rasoir. On peut en avoir entre 3 et 12 en fonction des modèles. Et c'est le seul entretien qu'on va avoir avec un petit coup de balayette de temps en temps parce que forcément l'herbe ça vient se coller il y a toujours un petit peu de déchet D'accord. Monde Numérique : [6:59] Donc en fait on n'a pas besoin de savoir il peut faire une tonte en plusieurs fois, il vient se recharger il repart, etc. Il fait sa vie, on ne s'occupe pas de lui quoi. Cédric Locqueneux: [7:09] Complètement. Si on a un grand terrain, tout à l'heure on parlait de terrain jusqu'à 10 000 m², souvent le robot va venir se remettre en charge en cours de route. Quand il est chargé, il se remet au travail, il reprend où il s'est arrêté. Donc oui, c'est vraiment autonome. Et aujourd'hui, les applications sont bien faites. Tu vas programmer les jours et heures où tu veux tomber. Par exemple, je fais lundi, mardi, jeudi, vendredi. Le mercredi, je peux avoir des enfants qui jouent dehors, donc pas de tendance dans les pâtes. Le week-end, c'est pareil. Tu fais barbecue, tout ça. tu n'as pas envie d'avoir le robot dans les pattes. Mais voilà, il tourne 4 jours dans la semaine et j'ai un terrain qui est toujours nickel. Monde Numérique : [7:44] C'est aussi bruyant qu'une tondeuse classique ? Cédric Locqueneux: [7:48] Alors non, pas du tout, c'est super silencieux. Si bien qu'avec les lois qui existent, ne pas tondre le week-end, etc. Ou en soirée, là tu oublies, tu peux tondre le dimanche, personne ne l'entend. Franchement, à 2 mètres, tu n'entends pas le robot passer. Après, il y a des gens qui se disent c'est super, je peux même tondre la nuit, personne ne va l'entendre, comme ça je suis tranquille alors bon, techniquement le robot est capable de le faire, par contre on déconseille fortement parce que la nuit il y a une faune qui vit je pense notamment aux petits hérissons qui font leur vie surtout la nuit, alors même si les robots aujourd'hui détectent les obstacles en général ils reconnaissent à peu près 300 types d'ostacles, que ce soit du jouet, du hérisson, etc, mais bon, autant laisser vivre les petits hérissons tranquilles, on peut tourner en début de matinée tranquillement et être tranquille le reste de la journée Oui. Monde Numérique : [8:36] Bien sûr. Quand tu dis qu'ils savent reconnaître des obstacles, c'est-à-dire s'ils croisent un hérisson ou un jouet qui traîne sur le jardin, qu'est-ce qu'il fait, du coup ? Cédric Locqueneux: [8:46] En fait, il va le détourner. Il le contourne. Oui, complètement. Comme le robot respirateur va détourner un obstacle dans la maison, une chaussure ou autre, dans le jardin, il fait pareil. Monde Numérique : [8:56] Oui, du coup, il ne va pas tondre à cet endroit-là, en fait. Cédric Locqueneux: [8:59] Oui, c'est pratique, parce que si tu as oublié de ranger ton tuyau d'arrosage, ça va éviter qu'il te le coupe. Si du linge est tombé du fil à linge, il ne va pas le couper en morceaux non plus. Les enfants qui laissent des jouets, ça ne pose aucun souci. Monde Numérique : [9:15] Avant de parler des prix, est-ce qu'on peut parler un petit peu du marché ? Quelles sont les marques aujourd'hui qui dominent ce marché ? Cédric Locqueneux: [9:25] Alors là, il y a beaucoup de marques chinoises qui ont débarqué sur le marché. En fait, les constructeurs de robots tondeuses traditionnels, je pense notamment à Uswarna, Gardena, etc. On avait Duboch aussi qui faisait. On se sent retrouvé un peu dépassés par les Chinois qui ont débarqué avec des robots beaucoup plus intelligents. Alors, les constructeurs historiques s'y mettent, Husverna propose aussi maintenant de la détection avec IA, avec les caméras, etc. Mais ils sont arrivés assez tardivement. Et en fait, on a beaucoup de fabricants de robots aspirateurs, justement, qui ont débarqué à l'extérieur, qui ont simplement porté la technologie qu'ils avaient faite à l'intérieur de la maison à l'extérieur. Donc, ces systèmes de lidar, de caméras, d'IA qui analysent les objets, etc. Tout est arrivé. Donc aujourd'hui, on a par exemple Mamotion, qui était quasi inconnu il y a trois ans, qui est devenu un peu leader du marché. On a Segway avec sa gamme Navimov. On a d'autres marques. Mais je pense que ces deux marques-là, aujourd'hui, leadent le marché parce qu'ils ont fait vraiment des robots très facile à utiliser, très intelligents, avec des prix très abordables puisqu'on commence, quand il y a des offres, on commence à 700 euros le robot pour un terrain de 500 m². Donc c'est devenu très abordable. Monde Numérique : [10:37] D'accord, prix plancher, 700 euros. Et ensuite, ça peut monter jusqu'où et en fonction de quels paramètres ? Cédric Locqueneux: [10:43] Alors, ça va surtout jouer, comme on disait tout à l'heure, sur la superficie du terrain qu'on veut tomber. Quand tu as 10 000 m² de terrain, forcément, les prix s'envolent. On peut aller jusqu'à 5 000, 6 000 euros le robot. Monde Numérique : [10:56] Parce qu'il faut quoi ? Qu'il soit plus puissant, plus endurant ? Cédric Locqueneux: [11:01] Plus puissant, plus endurant, oui. On disait tout à l'heure, batterie plus grosse, donc c'est surtout ça qui va jouer. Et pour aller plus vite, souvent, on va avoir des systèmes à double plateau pour couper sur 40 voire 50 centimètres plutôt que sur 20, comme la plupart des robots. Monde Numérique : [11:15] Alors, c'est quand même plus cher qu'une tondeuse traditionnelle. Cédric Locqueneux: [11:18] Oui, c'est plus cher qu'une tondeuse traditionnelle. Par contre, après, il faut faire le rapport le temps qu'on y passe. Toi, tu ne connais pas le bonheur de tondre en plein soleil. C'est quelque chose, surtout en ce moment, dont on se passe bien. Donc, le temps gagné. Et après, l'énergie aussi. Un robot tondeuse, ça fonctionne à l'électricité. Là, on voit l'augmentation du prix de l'électricité. Mine de rien, sur l'année, une tondeuse traditionnelle, c'est un coût aussi à prévoir. On a des robots aussi qui sont intelligents dans l'application. C'est-à-dire, on peut leur dire, tu ne te recherches que pendant les heures creuses par exemple donc voilà on fait encore plus des économies comme ça donc oui c'est un investissement, Cédric Locqueneux: [12:02] mais après on y gagne beaucoup surtout en temps voilà on peut profiter d'autres choses. Monde Numérique : [12:08] Oui et puis c'est un vrai confort on comprend tous ces robots sont tu me confirmes entièrement autonome sur batterie il n'y a plus de fil électrique qui traverse le jardin. Cédric Locqueneux: [12:18] Du tout le seul fil électrique que tu as c'est pour relier la station de charge du robot, sachant qu'aujourd'hui la station peut être déportée du terrain, elle n'est pas obligatoirement au milieu de la zone à tondre. Tu peux avoir la station de recharge à côté de ta terrasse où tu as une prise électrique par exemple, et le robot va rejoindre la zone de tonte automatiquement. Ça, ça se fait au niveau du paramétrage, il y a des chemins qu'il faut lui indiquer. Monde Numérique : [12:45] Est-ce qu'on peut intégrer un robot ? Est-ce que ça a un intérêt de l'intégrer dans un environnement, dans un écosystème de maisons connectées, de l'intégrer dans des routines, des scénarios, de le connecter à une box domotique, etc. ? Ou bien ça n'a aucun sens ? Cédric Locqueneux: [13:03] Alors, techniquement, c'est faisable. En fait, les fabricants ont écouté les demandes des utilisateurs. Je pense notamment aux utilisateurs de Home Assistant qui aiment bien avoir un petit peu tous les objets connectés de leur maison au sein de la même interface. Donc, Mamosho, Navimov, par exemple, peuvent être intégrés. Il y a des plugins qui existent pour ça. Alors, ça peut être intéressant si on veut le coupler, par exemple, à son emploi du temps pour dire, bon, aujourd'hui, je suis en RTT, je serai chez moi. Le robot, je n'ai pas envie qu'il travaille ce jour-là. Voilà, pour l'ajuster comme ça. Après, je trouve l'intérêt limité puisque les robots sont déjà très intelligents. Donc, tu peux régler dans l'application du robot les jours et heures de tonte. Donc, ça, tu l'ajustes. On a même certains fabricants qui ont des jours et heures de tonte différents en fonction de si c'est l'automne ou le printemps-été. On a des périodes différentes. Donc ça, ça va être géré l'application est capable de se connecter aux prévisions météo donc s'il y a du gel si on est en canicule s'il prévoit de pleuvoir le robot peut rester à sa station et ne pas tondre, les robots ont aussi un détecteur, de pluie, en fait sur le dessus ils ont deux petits picots, s'il pleut ça va indiquer au robot il pleut, donc il va se remettre à sa station ou ne pas partir tondent directement. Monde Numérique : [14:25] Alors, pourquoi ? Parce qu'il n'est pas étanche ou parce qu'il ne faut pas tondre quand il pleut ? Cédric Locqueneux: [14:29] Non, c'est parce que l'herbe, en fait, va avoir tendance à se coller et c'est moins bon de tondre quand il pleut. Monde Numérique : [14:37] En fait. Ça, c'est mon côté non spécialiste de la tonte qui reprend le dessus. Monde Numérique : [14:42] Est-ce qu'il y a des fonctions d'intelligence artificielle ? Est-ce que l'IA a pu apporter des choses à ce niveau-là ? Cédric Locqueneux: [14:48] L'IA est déjà intégrée dedans. En fait, l'IA analyse les images relevées par le robot ça va lui permettre de reconnaître les obstacles, Et donc, aussi de faire le distinguo entre de l'herbe qui serait un petit peu haute ou au contraire un parterre de fleurs. Donc, ça arrive à identifier ce genre de choses. Monde Numérique : [15:05] Un parterre de fleurs, il va forcément le contourner. Il ne va pas désinguer mon parterre de pétunia ou de je ne sais quoi. Cédric Locqueneux: [15:12] Oui. Et c'est le gros intérêt parce qu'avant, quand on avait juste le fil périmétrique, si on changeait la configuration de son terrain, madame vient faire un parterre de fleurs à cet endroit-là et on ne l'a pas détouré, le robot fonçait dedans et taillait tout. Aujourd'hui, avec l'IA, justement, le robot va reconnaître les changements. Donc, un parterre de fleurs qu'on vient de créer, une piscine qu'on a installée, une balançoire ou un trampoline qu'on vient d'installer ce week-end pour les enfants. En fait, on n'a même pas besoin de le déclarer au robot. Quand il va faire sa tournée, il va dire « Ah, il y a quelque chose de nouveau », Cédric Locqueneux: [15:45] il va en tenir compte dans sa carte. Monde Numérique : [15:47] Si on a un jardin un peu... pas uniforme, je veux dire, avec, par exemple, des espaces de pierre, de cailloux, d'une terrasse en bois ou je ne sais quoi. Est-ce que le robot peut arriver à s'y retrouver ? Est-ce qu'il peut passer ? Et même s'il doit, par exemple, traverser un jardin en gravier pour aller continuer la tonde de l'autre côté, est-ce qu'il sait faire ça ? Cédric Locqueneux: [16:11] Oui, alors complètement. En fait, quand tu vas installer ce type de robot, c'est un peu comme si tu pilotais une voiture télécommandée. En fait, à la première mise en service, dans l'application, tu as un joystick avance, marche arrière, droite, gauche. Tu pilotes ton robot, tu lui fais faire tout le tour de ton terrain. Donc là, au moment de faire la cartographie, tu peux lui indiquer que tu as plusieurs zones. Donc tu crées toutes tes zones de la même façon. Tu pilotes ton robot avec ton téléphone, tu fais le contour. Et à la fin, il va falloir relier toutes ces zones par des chemins. Donc, tu positionnes le robot dans une première zone, tu lui fais traverser pour aller vers la deuxième zone, là, le chemin va être enregistré. Alors, cette zone, ça peut être très bien un jardin, comme une allée pavée, une allée en gravier, ce que tu veux. Et en fait, il va savoir que là, entre la zone avant et la zone arrière de la maison, par exemple, il faut que j'emprunte là une allée qui est en pavé. Donc, il va se mettre sur cette zone, il va la traverser et rejoindre la seconde zone. Monde Numérique : [17:11] D'accord mais il faut lui dire quand même il. Cédric Locqueneux: [17:13] Faut lui dire à l'avance il faut le paramétrer une première fois, alors aujourd'hui c'est pareil tout à l'heure on parlait de l'IA on a des modèles qui intègrent de l'IA quand tu as un terrain très simple c'est à dire, il est balisé tu as une clôture tu as des bordures autour de tes parterres de fleurs etc, là en fait l'IA va être capable de détecter tout ça et de faire la cartographie tout seul donc là c'est vraiment du robot plug in play tu le poses dans ton jardin tu le mets en route la première fois il fait sa cartographie il détecte les obstacles, les bordures et c'est tout, Après, on a rarement des terrains aussi simples à gérer, donc la cartographie manuelle reste souvent nécessaire quand même. Mais voilà, c'est une étape qui va demander une demi-heure en fonction de la taille de ton terrain. Cédric Locqueneux: [17:56] Mais c'est à faire juste une fois et après on n'y touche plus. On a un petit distinguo avec un modèle que j'ai testé récemment de chez Limov, et qui fait du coup une distinction entre le robot tondeuse et la tondeuse robotisée. Tout à l'heure, je te disais, les robots tondeuses, ils ont un petit système de lames à rasoir en dessous qui fait très bien le travail. Mais l'IMOV a vu ça différemment. Ils ont pris quasiment une tondeuse qu'ils ont robotisée. Monde Numérique : [18:23] Comme les voitures autonomes, soit on fait des voitures à partir de zéro, soit on prend des voitures normales et on les rend autonomes. Cédric Locqueneux: [18:32] Ils ont modifié un petit peu parce que ce robot-là est assez surprenant parce qu'il ressemble à un tank, il a des chenilles. Donc, alors là, les trous, le gravier, etc., il s'en moque, il passe partout. Il n'y a aucun souci là-dessus. Et à l'avant, par contre, il a deux lames de tondeuse classique. Alors, dans un format un petit peu plus petit, mais c'est deux lames métalliques. Et du coup, si on a un terrain un peu plus compliqué, moi, j'ai par exemple un terrain avec du bois où on peut avoir des ronces, des choses comme ça. Alors déjà, avec ses chenilles, il passe partout. Et avec ses lames, ce ne sont pas des ronces qui vont lui poser problème, il coupe. Il passe, il coupe et tu as un terrain nickel. Et ce genre de produit, pour des terrains un peu plus compliqués, c'est vraiment un confort où là tu n'as plus rien à faire. Monde Numérique : [19:18] Cédric, est-ce qu'il y a des inconvénients ou des limitations malgré tout ? Ou des choses à prendre en compte ? Cédric Locqueneux: [19:25] La grosse limitation qu'il y a aujourd'hui, c'est la découpe des bordures. En fait, un robot tondeuse va toujours laisser une bordure qui n'est pas tonte. Alors, à modérer. Si tu as des bordures, par exemple, entre ton gazon et ta terrasse, si la terrasse est au même niveau, à la même hauteur que le gazon, en fait, le robot peut passer à cheval sur les deux zones et du coup, là, tu n'auras pas de bordure à couper. Par contre, une bordure le long du mur de ta maison, le long d'une bordure de fleurs un petit peu épaisse et choses comme ça, là, il va toujours laisser une bordure. Monde Numérique : [20:02] Oui, parce qu'il ne peut pas raser les murs, en fait, c'est ça ? Cédric Locqueneux: [20:05] Oui, il ne peut pas raser. Les robots, jusqu'ici, laissaient une bordure de 10 à 15 centimètres. Donc, c'est obligé, allez, on va dire une fois par mois, à sortir le rotofil pour faire les bordures. Cédric Locqueneux: [20:19] Là, les fabricants sont bien conscients de cette limite, donc ils étudient des nouvelles choses qui commencent à arriver sur le marché. Donc on a, là j'ai vu deux possibilités, on a le disque de coupe du robot, quand il va faire les coupes, en fait c'est motorisé, il va venir se décaler sur le côté du robot. Donc là on arrive à réduire la bordure à 3 cm à peu près. Donc déjà, c'est une bonne évolution. On a d'autres modèles qui ont deux disques de coupe. Donc, il y a un disque central plutôt conséquent pour la coupe principale et on a un plus petit disque sur le côté qui va s'occuper des bordures. Là, c'est pareil, on arrive à tomber à 3 cm à peu près de reste. Et j'ai fait un modèle intéressant, c'est chez COVAX. Eux, ils ont intégré un rotofil directement sur le côté du robot. Donc, tu as vraiment le système de petits fils avec une balayette pour la sécurité qui va venir couper. Donc là, tu n'as plus de bordure du tout, il arrive à passer vraiment à ras. En fait, les bordures, c'est encore compliqué à gérer parce qu'on a un problème de sécurité. Dès que tu mets quelque chose de tranchant sur le bord du robot, potentiellement, il peut y avoir un enfant, un animal ou autre qui peut être pris par les lames. Et là, c'est problématique. Mais voilà, on a des choses qui évoluent, qui commencent à devenir intéressantes et qui réduisent vraiment cette bordure à finir de couper soi-même. Monde Numérique : [21:36] Et sinon rien d'autre de particulier à prendre en compte, de contraintes à connaître etc. Cédric Locqueneux: [21:44] Non c'est un petit nettoyage à faire du robot avant l'hiver bien le charger avant l'hiver pour qu'il puisse passer l'hiver tranquille parce que si la batterie tourne à zéro comme pour tous les produits c'est pas bon, non à part ça on n'a pas de contraintes particulières. Monde Numérique : [22:02] Et il peut dormir dehors ou alors il faut le mettre dans un endroit abrité ? Cédric Locqueneux: [22:08] Non, complètement, c'est prévu pour résister aux UV, etc. Alors, la plupart des fabricants vendent des petits abris pour les robots, ça permet de les protéger un petit peu des UV et des conditions climatiques quand même. Ça reste du plastique, les carcasses restent en plastique, ça tient très bien dehors. Après, dire dans quel état ce sera dans 10 ans, c'est encore difficile à dire. C'est des produits qui sont encore relativement nouveaux. Si on peut les protéger par un abri, je pense que c'est mieux quand même. Monde Numérique : [22:39] Voilà pour les robots tondeuses. Est-ce qu'on peut dire un mot, Cédric, d'une autre famille de robots, mais qui est un peu cousin germain, cousine germaine ? Ce sont les robots de nettoyage de piscines, parce que là aussi, ça fait énormément de progrès ces dernières années. Cédric Locqueneux: [22:57] Oui, complètement. Les robots de piscines se sont beaucoup démocratisés. On avait une grosse contrainte aussi sur les robots de piscines, c'est qu'il fallait toujours un câble électrique. Donc il fallait une prise pas trop loin, un câble très long c'était très contraignant à mettre en place aujourd'hui les robots piscine sont comme les robots tondeuses ils sont sans fil donc en fait tu as un gros robot que tu plonges dans l'eau, aujourd'hui ils ont aussi des systèmes de lidar et caméras intégrées donc ils vont cartographier le fond de la piscine, et faire leur travail sachant qu'un robot piscine ça va nettoyer le fond de la piscine les parois de la piscine et on a même certains robots qui sont capables de se mettre en mode flottaison et de nettoyer la surface de la piscine. Donc, en fait, tu n'as plus rien du tout à faire sur ta piscine. Monde Numérique : [23:41] Formidable. Et on est sur quelle gamme de prix pour ces produits-là aujourd'hui ? Cédric Locqueneux: [23:46] Alors, les prix sont un petit peu plus chers, mais on commence à à peu près 800 euros, l'euro aux piscines. Alors, pareil, on a des tarifs qui explosent, parce qu'il y en a pour toutes les tailles de piscines. Il y a des robots qui sont capables de nettoyer des piscines olympiques. Pour une piscine chez soi, à partir de 800 euros 1500, 2000 sachant que là aussi on a une technologie qui évolue le gros inconvénient du robot piscine c'est quand il a fait son travail, il faut vider aussi son bac de déchets, Donc, premier inconvénient. Deuxième inconvénient, c'est que quand tu hisses le robot piscine en dehors de l'eau, il est rempli d'eau, donc il est très lourd. Le robot tout seul a un poids relativement correct, mais quand il sort de l'eau plein d'eau, il est très lourd. Donc là, on commence à avoir des technos avec des stations de recharge. En fait, tu as un système de bras robotisé qui va récupérer le robot dans la piscine, qui va le hisser sur sa station. Donc déjà, tu as plus à faire. le robot se remet en charge tout seul et potentiellement, il y a certains modèles qui sont capables de vider leur bac de déchets automatiquement. Donc là, tu as vraiment un fonctionnement autonome. C'est encore relativement nouveau et sur des modèles relativement chers. Mais voilà, la technologie, ça a été présenté au CES en début d'année. Ça arrive, là, c'est commercialisé. Ça va se démocratiser dans les années à venir. Monde Numérique : [25:10] Oui, parce que le robot qui monte à l'échelle, ça n'existe pas. Cédric Locqueneux: [25:14] Non. Monde Numérique : [25:16] Est-ce qu'il y a des robots piscines qui sont capables de faire les analyses qu'on a besoin de faire sur une piscine, tu sais, il faut tester le pH. Cédric Locqueneux: [25:24] Etc oui, il y a certains modèles qui le proposent en effet, et c'est intéressant parce que la plupart des robots piscines sont connectés, donc tu récupères toutes ces informations de relevé directement dans l'application alors après, ce qui est bien on a des fabricants qui commencent à coupler, robots piscines avec donc ce relevé d'informations donc le pH, etc le chlore et tout, donc on relève tout ça et tu commences à avoir des appareils qui sont capables de distribuer les produits donc du pH moins, pH plus, chlore, etc donc en fonction des relèves ça va activer des machines qui vont, distribuer le produit pour que ta piscine soit toujours nickel. Monde Numérique : [26:06] Là, on est sur de la haute domotisation de piscine. Super. Merci beaucoup, Cédric Locqueneux, rédacteur en chef de Maison et Domotique. Et ça donne vraiment envie d'aller dans le jardin et encore plus dans la piscine, naturellement. Cédric Locqueneux: [26:21] Quand tu as les deux robots tondeuses, rôde-boue piscine, il n'y a plus qu'à se prendre un petit cocktail et attendre tranquillement. Monde Numérique : [26:28] Oh là là là là là là ! Eh bien, on restera là-dessus. Allez, super. Voilà pour cet épisode de Maisons Connectées. Retrouvez les autres épisodes de ce podcast sur votre appli de podcast habituel, sur le site mondenumérique.info également. Abonnez-vous si ce n'est pas déjà fait. Faites connaître ce podcast à vos amis et rendez-vous dans le prochain épisode.
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