Narrateur:
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0:04] Vous êtes en train de consulter la météo sur votre appli préféré ou bien en train de regarder des paires de chaussures sur un site marchand ou encore de
Narrateur:
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0:12] lire un message de courrier électronique. Vous ne le savez pas, mais ils sont là, toujours là, invisibles. Des petits dispositifs qui enregistrent votre passage, mesurent vos actions et récupèrent toutes sortes de données. Cookies, pixels invisibles, marqueurs et mouchards divers et variés. Ils sont omniprésents, mais pas toujours apparents. Parfois pour notre bien, parfois pour des raisons beaucoup moins avouables. Que savons-nous exactement de ces traceurs numériques ? Comment fonctionnent-ils ? A quoi servent-ils ? Et que savent-ils réellement à propos de nous ? C'est ce que nous allons voir dans ce nouvel épisode de Tout Comprendre, la série spéciale de Monde Numérique qui décrypte les technologies du quotidien.
Narrateur:
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1:01] Cet épisode de Monde Numérique vous est proposé en partenariat avec Froganz, le pionnier de l'informatique spatialisée. Comme les inventions dont je vous parle dans cette série, Froganz ouvre une nouvelle voie. C'est une manière innovante de diffuser du contenu sur Internet à travers des sites d'un nouveau genre, plus visuel et plus libre, qui sortent du cadre du web traditionnel. Les sites Froganz sont optimisés pour tous les écrans, y compris les casques de réalité augmentée, grâce à une technologie ouverte, respectueuse de la vie privée. C'est un véritable outil de création propulsé par un nouveau langage basé sur le XML, accessible en bêta à tous les développeurs professionnels. Froganz est un projet français tourné vers l'internet de demain. Pour en savoir plus, rendez-vous sur f2r2.fr. F2r2.fr Et merci à Froganz de soutenir Monde Numérique.
Narrateur:
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2:00] Le plus connu de ces dispositifs de suivi, c'est le fameux cookie. Bon, comprendre les cookies, ce n'est pas du gâteau, si on peut dire. Je voulais l'éviter celle-là, mais difficile de passer à côté. Un cookie, c'est quoi ? C'est juste un petit fichier texte déposé par un site web que vous consultez dans la mémoire de votre navigateur. Par exemple, vous allez sur le site mondenumérique.info et là, hop, discrètement, le site vous envoie des petits cookies qu'il stocke dans un coin de votre ordinateur. Alors rassurez-vous, si je vous le dis comme ça ouvertement, c'est parce que vraiment, ce n'est pas méchant. Ça sert par exemple à savoir quelle page vous visitez, combien de temps vous y restez, si vous êtes connecté ou simple visiteur, etc.
Narrateur:
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2:44] En aucun cas, votre identité n'est récupérée. C'est complètement anonyme. En fait, c'est surtout très utile pour les sites marchands. Ça permet de savoir si vous êtes déjà venu. Ça permet dans certains cas aussi de vous reconnecter directement à l'espace client, car sans cookie, le site pourrait vous considérer comme un nouveau visiteur à chaque page, ce qui serait particulièrement énervant. Au passage, vous perdriez le contenu de votre panier ou votre langue préférée si c'est un site multinational.
Narrateur:
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3:13] Bref, il ne faut pas diaboliser les cookies, car certains sont vraiment indispensables au fonctionnement d'un service en ligne et ils facilitent l'expérience utilisateur. Surtout ce qu'on appelle les cookies internes ou first party cookies. Ce sont les cookies qui sont déposés par le site que vous consultez directement.
Narrateur:
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3:34] Mais il existe une autre catégorie de cookies, les cookies tiers ou third-party cookies. Eux, ils sont déposés par des entreprises extérieures au site visité. La plupart du temps, des agences, des régies publicitaires, Google ou autre. À quoi servent-ils ? Eh bien, à plein de choses. Et notamment en matière de marketing, l'utilisation la plus connue, c'est celle du reciblage publicitaire, le retargeting. Vous savez, vous êtes sur une boutique en ligne, vous regardez par exemple des canapés et quelques minutes plus tard, lorsque vous vous rendez sur d'autres sites web, et bien là, paf, comme par magie, vous voyez apparaître des publicités pour des canapés. Alors on aime ou on n'aime pas, en tout cas le mécanisme est le suivant. En fait, la boutique d'origine a intégré dans ses pages un outil fourni par une régie publicitaire. C'est cet outil qui détecte qu'un navigateur avec un certain numéro d'identification s'est intéressé au canapé. Lorsque ce même visiteur va sur un autre site utilisant la même régie.
Narrateur:
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4:37] La connexion va se faire et c'est là qu'on va lui présenter des publicités correspondantes. L'annonceur, la marque de canapé par exemple, ne connaît pas votre nom en principe, sauf si vous étiez sur un site où vous étiez identifié nommément, mais il dispose quand même d'un profil associé à votre identifiant. Il se dit, tiens, cette personne s'intéresse au canapé en ce moment. Et puis aussi, j'ai remarqué qu'elle s'intéressait au voyage. Eh bien, ça va permettre peut-être d'adresser des publicités plus ciblées. Le problème qui peut se poser, c'est quand le profilage va trop loin, lorsque ça devient un moyen de surveillance commerciale, lorsque l'annonceur ou la régie publicitaire vous reconnaît de site en site au point de pouvoir dresser un véritable portrait robot de votre pratique de consommateur. Et le gros problème, c'est si, pour une raison ou pour une autre, votre portrait n'est plus anonyme, mais que, au passage, des organisations parviennent à faire la corrélation avec votre identité. En principe, il y a pas mal de protections contre cela, mais on n'est jamais à l'abri de ce genre d'effet collatéral.
Narrateur:
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5:47] Alors il faut distinguer ce qu'on appelle les cookies essentiels et les cookies non essentiels. Les premiers sont, comme leur nom l'indique, indispensables au fonctionnement d'un site. Ils permettent par exemple de rester connectés, de conserver le contenu d'un panier, de sécuriser une session également. Les cookies non essentiels, eux, servent surtout à mesurer l'audience, à personnaliser les contenus ou à suivre les utilisateurs à des fins publicitaires.
Narrateur:
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6:16] Les cookies non essentiels nécessitent votre consentement, en tout cas en Europe. Ils ne peuvent pas être déposés sur votre navigateur sans que vous n'ayez donné votre accord. C'est l'explication de ces insupportables bannières qui s'affichent systématiquement quand on se connecte pour la première fois sur un site web et qui obligent à dire si on accepte ou pas le principe des cookies. Il faut le faire pour chaque site visité. Alors, en théorie, on peut répondre par oui ou non, ou bien aller un peu plus dans le détail et régler les paramètres pour dire quelles cookies on accepte et lesquelles on n'accepte pas. Dans la pratique, on n'a pas tellement envie de s'embêter avec ça et on a tendance à cliquer un peu rapidement sur le premier bouton qui nous tombe sous la main.
Narrateur:
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7:03] En principe, le bouton de refus doit être aussi accessible que celui d'acceptation. Mais malheureusement, dans la pratique, Parfois, les interfaces sont conçues de manière à pousser l'utilisateur vers le bouton qui permet d'accepter tous les cookies. Il est plus gros, il est plus visible, il est plus coloré. Tandis que le bouton de refus, lui, est bien caché, comme par hasard. On appelle ça les dark patterns, les modèles cachés, des astuces de design faites spécialement pour orienter la décision. C'est une pratique assez courante, pas très glorieuse, il faut bien l'avouer, mais que l'on rencontre très souvent sur Internet.
Narrateur:
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7:51] Alors, si toutefois ces pratiques vous hérissent le poil, il est possible de limiter un peu le suivi via les cookies. Le moyen le plus simple, c'est donc de refuser ceux qui ne sont pas indispensables lorsque c'est possible, lorsque le choix est proposé. Et pour éviter d'avoir à le faire manuellement à chaque fois, il existe même des extensions de navigateurs qui le font à votre place. Vous installez l'extension, et ensuite, vous ne voyez même plus apparaître ces fichues bannières qui perturbent quand même pas mal la navigation. Et il est même possible de bloquer les cookies, en tout cas les cookies tiers, au niveau des réglages de votre navigateur. En revanche, pour ce qui est des cookies essentiels, sachez que si vous voulez les bloquer aussi, vous ne bénéficierez plus de certains avantages, comme la connexion automatique dont on parlait tout à l'heure et tous les paramètres qui facilitent la navigation. Enfin, vous pouvez aussi de temps en temps supprimer tous les cookies de votre navigateur, purger la mémoire tout simplement. Ça se passe au niveau des réglages, c'est un petit peu de l'hygiène numérique, ça consiste à faire un peu de ménage, de nettoyer vos traces avant d'en laisser des nouvelles.
Narrateur:
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9:07] Il n'y a pas que le cookies dans la vie, il existe un autre petit mouchard qui se glisse discrètement dans notre vie numérique. C'est le pixel de suivi. On appelle ça également pixel invisible ou pixel espion. Alors pourquoi pixel ? Parce qu'en fait, c'est une image minuscule, elle ne mesure souvent qu'un pixel sur un pixel, d'autant dire que c'est complètement invisible à l'œil nu, mais c'est caché dans les pages web ou dans certains emails que vous recevez. Et l'astuce, c'est que comme les images ne sont pas réellement contenues dans les pages, mais en fait, elles sont appelées par des adresses, alors qu'elles sont hébergées sur des serveurs distants, c'est une pratique très courante dans les sites internet, qui sont en fait des assemblages de nombreux composants, et bien là.
Narrateur:
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9:55] Cette image va arriver lorsque vous ouvrez par exemple un email, encore une fois, vous ne vous en rendez pas compte mais il y a bien un message qui va partir, une requête pour appeler cette image à travers une adresse internet, une URL de fichier, et c'est là que va se faire le déclic c'est là toute l'astuce, c'est à ce moment là que ça va indiquer à l'expéditeur ou à l'éditeur du site que vous consultez, qu'une page a été ouverte. Alors à quoi ça sert ? Le pixel invisible est très utilisé, notamment dans les newsletters, les lettres d'informations et tout ce qui est campagne commerciale qu'on reçoit par e-mail. Ça permet à l'expéditeur de calculer ce qu'on appelle le taux d'ouverture. Par exemple, sur 10 000 courriels envoyés, combien ont été ouverts ? L'information peut vous paraître anodine et pour un éditeur de newsletter, c'est quand même important. Ça permet de comprendre ce qui marche le mieux, de déterminer le meilleur horaire d'envoi ou de repérer même les abonnés qui n'ouvrent plus les messages.
Narrateur:
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10:56] Mais le suivi peut aller beaucoup plus loin. L'image peut aussi renvoyer parfois des informations au serveur comme l'heure d'ouverture, le nombre de consultations, le type d'appareil utilisé, etc. Un expéditeur peut ainsi savoir qu'un destinataire a ouvert un courriel le matin sur son téléphone, puis l'a consulté à nouveau le soir sur son ordinateur, et ainsi de suite, ce qui lui permet de classer ses abonnés, entre les très actifs, les occasionnels, ceux qui sont intéressés, mais pas fous furieux du sujet, etc. Malheureusement, c'est là où cette technique pose un peu problème, c'est que le destinataire ignore qu'il se passe tout ça, il ne sait rien de ce fameux pixel invisible. Et certaines pratiques que l'on peut comprendre et tolérer pour les sites web, on les digère peut-être un peu mal en ce qui concerne des messages reçus par e-mail, parce que la messagerie électronique, c'est considéré comme un espace un peu plus personnel.
Narrateur:
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11:54] Alors c'est la raison pour laquelle la CNIL, en France, la Commission nationale informatique et liberté, impose désormais aux éditeurs de newsletters de recueillir le consentement préalable des utilisateurs. Les expéditeurs de newsletters avaient même jusqu'au 14 juillet 2026 pour se mettre en conformité Et c'est pour cela qu'on a assisté, au milieu de l'été, juste avant cette date fatidique du 14 juillet, à un déluge de courriels informant les destinataires à propos de ce fameux pixel. Vous avez peut-être reçu un ou plusieurs de ces messages émanant d'entreprises, de médias, d'associations, de services en ligne, etc. Tout d'un coup, parce que c'était la dernière limite pour le faire, tous ces gens-là se sont dit qu'il fallait quand même prévenir leurs abonnés. Et ils vous ont envoyé un mail pour vous expliquer le principe du pixel invisible qui par défaut est activé, mais si vous le souhaitez, vous pouvez le refuser.
Narrateur:
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12:53] Il existe aussi, en quelque sorte, des protections techniques contre ce type de suivi en ligne. La plupart des logiciels de messagerie comme Outlook ou Gmail ont mis en place depuis longtemps des protections contre, d'une manière générale, tous les pièges qui pourraient se cacher dans des images, et donc, par voie de conséquence, notamment les pixels invisibles des newsletters. C'est pour ça que votre messagerie vous demande si vous êtes sûr de vouloir télécharger les images dans tel ou tel message que vous avez reçu. Il y a aussi d'autres sécurités. Par exemple, Gmail fait transiter les images par ses propres serveurs. Ça permet de mieux les analyser et de limiter les abus. Apple propose aussi une fonction de protection à l'intérieur du logiciel Mail qui masque notamment l'adresse IP et qui précharge les contenus distants. Bon, ça prouve en tout cas qu'en réalité, le marché, c'est-à-dire tous ces grands acteurs, avaient un peu pris les devants sur la réglementation. Mais au moins maintenant, la réglementation est en place. A noter qu'un pixel peut être utilisé sans consentement lorsqu'il est strictement nécessaire, par exemple pour sécuriser une authentification.
Narrateur:
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14:02] Toujours au rayon des charmants mouchards qui nous suivent pas à pas et jour après jour dans notre vie numérique, citons également un autre dispositif que l'on appelle les liens complexes. Alors qu'est-ce que c'est que ça ? Eh bien par exemple, lorsque vous voulez partager une vidéo ou un article, vous allez cliquer sur un bouton partager, et regardez bien la fin de l'URL, c'est-à-dire l'adresse qui est envoyée à votre contact, à votre ami qui vous voulez faire voir cette vidéo ou autre. Vous constaterez qu'il y a souvent un identifiant, parfois très compliqué, ou un mot-clé. Quelquefois, ça apparaît après un point d'interrogation, c'est-à-dire que le début de l'adresse correspond exactement au contenu que vous voulez partager. Et la suite, c'est pour dire que le partage s'est passé à ce moment-là, en utilisant tel logiciel, en étant sur telle plateforme, si c'est un contenu qu'on peut retrouver sur plusieurs plateformes, etc. Et si une personne clique régulièrement sur des articles, par exemple consacrés au smartphone, elle pourrait être classée dans une catégorie de gens qui aiment les smartphones. Et encore une fois, ça permettrait par la suite de lui envoyer de la publicité ciblée. Bref, un simple clic sur un lien personnalisé peut révéler votre comportement. Encore une fois, il ne faut pas diaboliser ces pratiques. Tant que ça reste dans.
Narrateur:
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15:20] Un cadre légitime, ça peut être utile pour améliorer l'expérience de l'utilisateur.
Narrateur:
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15:33] Et puis, il existe aussi des techniques encore plus discrètes que les cookies et les pixels et les liens complexes. C'est ce qu'on appelle l'empreinte numérique du navigateur ou fingerprinting. Par exemple, un site peut observer certaines caractéristiques techniques de votre équipement et de votre configuration, taille de l'écran, langue utilisée, fuseau horaire, système d'exploitation, navigateur, etc. Séparément, toutes ces informations sont sans grand intérêt. Mais si on les combine, on peut former une empreinte relativement intéressante et le site pourra ensuite tenter de reconnaître un appareil sans avoir besoin alors d'utiliser la technique des cookies. C'est une autre méthode qui est plus difficile à détecter et à effacer aussi, puisque ce n'est pas véritablement physique sur votre ordinateur et dans votre navigateur. A noter aussi que les applications mobiles disposent également d'identifiants publicitaires fournis par les systèmes d'exploitation. Ces identifiants permettent à plusieurs applications et annonceurs de mesurer ou de personnaliser la publicité sous réserve des réglages et des autorisations qui sont imposées par les acteurs Apple ou Google.
Narrateur:
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16:47] En résumé, on le comprend, il existe aujourd'hui une incroyable batterie d'outils permettant de suivre plus ou moins à la trace les utilisateurs sur Internet. Ça atteint même dans certains cas des niveaux de complexité qu'on ne pourra pas aborder au sein d'un simple épisode comme celui-ci. Mais il ne faut pas nécessairement considérer cela comme des pratiques malveillantes. Parce que connaître l'audience d'un site, comprendre les sujets qui intéressent les lecteurs, ou vérifier qu'un service fonctionne correctement, eh bien, ça peut être utile. L'éditeur de contenu, s'il veut améliorer ce qu'il offre au public, ne peut pas le faire s'il ne collecte aucune information en retour, s'il ne sait pas ce qui plaît, ce qui ne plaît pas, à quel moment on vient sur son site, etc. Le problème, encore une fois, c'est quand ça dérape et quand cette collecte devient excessive, trop invisible ou détournée de son objectif initial. C'est là où, en principe, les pouvoirs publics et les organismes compétents veillent au grain. En fait, le véritable enjeu, ce n'est donc pas seulement de supprimer tous les cookies ou tous les pixels, c'est de savoir qui observe, quelles informations sont recueillies, pendant combien de temps et dans quel but, afin que notre vie numérique ne devienne pas un cauchemar à la Big Brother.
Narrateur:
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18:10] Merci d'avoir écouté cet épisode de Tout Comprendre. Et là, c'est vrai qu'il fallait un peu s'accrocher. Vous pouvez retrouver d'autres épisodes de cette série sur le site mondenumérique.info et bien sûr sur toutes les plateformes de podcast. A très vite.