David Fayon:
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0:01] On doit pratiquer, c'est ce que disait Joël de René, une diète informationnelle, parce qu'on est dans une infobésité, on a beaucoup de sollicitations, c'est un petit peu cruel, mais c'est à la fabrique du crétin numérique, parce que le niveau de concentration a baissé, le niveau de QI a baissé légèrement aussi, et maintenant aussi il y a les IA génératives qui rendent fainéants.
Monde Numérique :
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0:29] Bonjour David Fayon.
David Fayon:
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0:31] Bonjour Jérôme.
Monde Numérique :
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0:32] Tu es spécialiste du numérique créateur, notamment de l'annuaire Numérikissimo, qui est une sorte de wouz-wouz du numérique français. Tu es également auteur d'un livre dont on va parler tout à l'heure qui s'appelle "Informez-vous". Mais juste avant, j'aimerais qu'on parle ensemble, qu'on rebondisse sur un article que tu as publié sur ton site, sur ton blog, où tu es très actif, qui concerne les réseaux sociaux, où tu fais une analyse de l'impact de l'intelligence artificielle sur les réseaux sociaux.
Monde Numérique :
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1:01] Et si on te suit, ça a tout changé, en fait, l'IA.
David Fayon:
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1:05] Oui, ça a beaucoup changé, ça a accéléré un processus. D'abord, c'était les algorithmes, et maintenant, c'est des contenus qui peuvent être soit générés par l'IA, ou soit même bouleversés, les algorithmes eux-mêmes, et ce qu'on voit dans les fils de discussion. Et tout ça, ça a été des étapes successives, parce que lorsque les réseaux sociaux sur Internet sont apparus, c'était plutôt en 2003 avec des acteurs comme LinkedIn, LinkedIn est né en 2003, MySpace, et ensuite il y a eu Facebook, puis X, et en 2010 et 2011, il y a eu beaucoup d'autres acteurs qui sont apparus, les Snapchat, les Instagram, etc. Et finalement, il y avait une maturité des usages à peu près en 2012-2013, et là, à cette époque-là, on échangeait avec des amis, avec des vrais gens, et il y avait des réseaux sociaux qui étaient soit symétriques, C'est-à-dire que pour être en contact avec quelqu'un, il fallait qu'il y ait une acceptation réciproque. Ou alors, on pouvait être asymétrique, comme sur X, suivre quelqu'un sans qu'il nous suive en retour. Et à partir de là, progressivement, il y a eu une monétisation du contenu, une premiumisation des aspects payants avec la logique de timeline. Donc, ce qui était visible dans le fil de discussion. Avec les algorithmes qui ont...
Monde Numérique :
[
2:24] C'est là où on a perdu la logique de chronologie aussi, où finalement, ce n'était plus forcément les derniers messages publiés qu'on voyait, mais ça pouvait remonter plus loin.
David Fayon:
[
2:33] Etc. Ça peut être les plus viraux ou ceux qui vont susciter beaucoup plus d'engagement. Et en fait, c'est le temps de cerveau disponible qui avait été popularisé par un ancien dirigeant de TF1, qui finalement s'est étendu ou déplacé du petit écran au PC, puis au smartphone, parce que tout ça s'est fait avec la révolution smartphone qui a commencé en 2007 avec le lancement de l'iPhone. Et puis le basculement, alors je ne sais pas, ça devait être à peu près en 2013 ou 2014, où finalement le temps passé sur smartphone a dépassé le temps passé sur PC. Et après, on peut voir aussi des usages différents selon les réseaux sociaux. Par exemple, sur LinkedIn, l'usage de LinkedIn sur PC reste encore assez fort, alors que sur Snapchat, sur Instagram, c'est 100% mobile ou quasi exclusivement mobile.
Monde Numérique :
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3:21] Oui, effectivement, le médium lui-même est important. Le terminal, en fait, sur lequel on consomme, quelque part, impacte les usages.
David Fayon:
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3:31] Le sociologue canadien disait, le médium, c'est le message. Et on en a un petit peu là. Donc, il y a plusieurs phénomènes qui se sont superposés. Le phénomène timeline avec de moins en moins de visibilité de postes de ses amis, mais de plus en plus de postes sponsorisés ou de postes de marque. Et en fait, le deal, c'est comme c'est gratuit, c'est vous le produit. Et si vous voulez que vos amis soient plus visibles ou que vos posts soient plus visibles plutôt auprès de vos amis il faut payer, et donc c'est aussi c'était aussi une façon pour des groupes comme Meta de contourner le RGPD, en disant on va rester gratuit mais à ce moment là vous serez non-médit de pub ou alors si vous voulez être payant il y a eu des formules qui sont à plus de 20 euros par mois qui sont quand même assez salées ou alors le badge qui.
Monde Numérique :
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4:19] Offre plus de visibilité en fait Plus.
David Fayon:
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4:21] De visibilité, ou du moins, ce qu'on appelle le riche, la portée organique, est moins pénalisée, parce qu'avant, on voyait bien les postes de ses amis, et maintenant, on est dans la deuxième phase où on voit les postes qui sont susceptibles de vous plaire davantage en fonction de l'algorithme. Et puis, on est passé même dans cette troisième étape, où finalement, c'est des contenus générés par l'IA. Et enfin, il y a la quatrième étape qui a déjà commencé, mais pas pour le grand public, c'est celle de l'IA agentique où finalement c'est les algorithmes qui interagissent et qui prennent des décisions à votre place et pour une marque ça peut être très intéressant parce qu'elle n'a pas besoin d'être connecté ou d'avoir un community manager qui fasse le travail c'est juste un rôle de supervision puisque les fonctionnalités sociales les j'aime les partages les commentaires vont être faits par par des bottes à votre place.
Monde Numérique :
[
5:15] Oui, mais alors bon, David, derrière ça, on voit bien ce qui se profile.
Monde Numérique :
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5:20] Finalement, l'humain est en train de disparaître au profit de l'intelligence artificielle sur les réseaux, aussi bien en tant qu'émetteur d'informations qu'en tant que récepteur, finalement.
David Fayon:
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5:33] Donc il y a cet étiolement de la part humaine, je ne dis pas que ça disparaît complètement, mais l'algorithme produit par les IA produit une viralité supérieure à celle de l'humain, même s'il est très doué. C'est un peu ce que disent aussi des personnes comme Laurent Alexandre, où finalement certains décideurs ne se rendent pas compte à quel point l'homme est ubérisé par la machine et qu'on a besoin d'avoir, comme des outils de type copilote, une juste cohabitation entre l'humain et la machine, mais que l'humain doit être formé aux techniques, comprendre ces algorithmes qui sont souvent vus comme des boîtes noires, pour pouvoir avoir une valeur ajoutée et pouvoir re-examiner des résultats qui sont produits par les IA génératifs de façon à leur donner un supplément d'âme.
Monde Numérique :
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6:25] Alors attends, parce que très concrètement, ça veut dire que c'est vrai qu'aujourd'hui, et le phénomène s'est accéléré, j'ai l'impression, récemment, très récemment, notamment sur X, où il y a énormément de contenus générés par des IA qui sont tous un peu formatés pareil. Ça avait un peu commencé sur LinkedIn. C'est, on va dire, ce mécanisme. Sur LinkedIn, c'était un petit peu le trend des postes inspirants, des témoignages qui commençaient par des pseudo-récits. En fait, la plupart du temps, c'est faux. Et c'est en train de gagner X aujourd'hui, où les postes s'allongent, ça devient très long, c'est très narratif. Ce sont des histoires. C'est à la fois prenant, mais est-ce qu'il n'y a pas aussi un effet repoussoir, en fait ?
David Fayon:
[
7:10] En fait, ça nécessite un discernement, choisir les comptes qu'on veut voir, est-ce qu'on va être présent sur les réseaux sociaux comme LinkedIn ou X pour consommer de l'information, pour produire ? C'est un peu la logique du lecteur et de... De l'auteur, à quel moment on met le curseur et pourquoi. Avant, c'est quelle est la stratégie que l'on veut viser ? Est-ce que c'est pour faire de la veille ? Est-ce que c'est pour faire passer des messages corporate ? Est-ce que c'est pour chercher des clients ? Est-ce que c'est pour chercher des leads ou autres ?
Monde Numérique :
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7:46] Pour se distraire, la plupart du temps.
David Fayon:
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7:49] Alors la distraction, c'est plutôt le scrolling. C'est vrai que c'était au départ l'apanage d'Instagram, c'est devenu ensuite sur TikTok. Ce qui est étonnant, c'est qu'il y ait les institutions les ministères qui soient présents maintenant sur des comptes comme TikTok et en même temps il y a aussi.
David Fayon:
[
8:09] Un autre débat, c'est la question de l'interdiction des réseaux sociaux pour les plus de 15 ans et moi j'ai l'un des premiers, avec Fabrice Appelbois et d'autres à être contre cela parce que pour vérifier qu'on a moins de 15 ans ou plus de 15 ans, on va demander à tout le monde de vérifier son identité et vérifier son identité alors qu'il y a des cyberfuites, c'est très très dangereux parce qu'on va voir des données personnelles qui vont se retrouver sur le darknet. Donc ça aussi c'est des effets pervers du contrôle des réseaux sociaux parce qu'il y a deux contrôles, on est un peu en tant que citoyen, en tant que collaborateur d'une entreprise, le marteau on est un peu entre le marteau et l'enclume d'une part on a les cyberattaques et d'autre part les cybercontrôles qui sont souhaités par l'État, qui réduisent aussi les libertés. Et donc, on a des marges de manœuvre réduites. Et en plus, il y a le tsunami de l'IA qui arrive par-dessus le marché. Et donc, faire preuve d'un discernement sur l'information. Parce que souvent, dans la quête de la primauté d'une information, on va la relayer avant même de la comprendre. Or, il faudrait déjà comprendre l'information, la contextualiser, quelles sont les motivations de l'auteur. Est-ce que c'est une information d'ordre ?
David Fayon:
[
9:27] Distractives ou d'ordre à valeur ajoutée avec une information, par exemple ça peut être sur une évolution d'un projet de loi, ça peut être sur, un indice des prix à la consommation ou le prix moyen du baril de pétrole, ça peut être des informations comme ça qui ont de la valeur, et encore une fois une donnée ne vient à information que si elle était contextualisée enrichie, etc.
Monde Numérique :
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9:55] Oui, Et là, on en vient tout naturellement au thème que tu traites dans ton livre, « Informez-vous ! ». Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut s'informer, mais savoir s'informer.
David Fayon:
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10:11] Oui, parce qu'en fait, on doit pratiquer, c'est ce que disait Joël de René, une diète informationnelle, parce qu'on est dans une infobésité. Les informations disponibles sur Terre doublent à peu près, comme la loi de Moore tous les 18 ou les 24 mois. Et donc ça fait une surcharge mentale qui est très forte on a beaucoup de sollicitations on a du mal à, arrêter les notifications qui nous parviennent on a aussi, une addictivité aux réseaux sociaux qui est très forte d'ailleurs la version de TikTok n'est pas la version d'Ouin pour la Chine donc en fait il y a des, comportements qui peuvent être volontairement nuisibles et par exemple les dirigeants de la Silicon Valley.
David Fayon:
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10:55] Éduquent leurs enfants, pour ceux qui ont des enfants, à lire des livres, plutôt que d'avoir des actions derrière l'écran. Donc faites ce que je dis et pas ce que je fais. C'est un petit peu cruel, mais c'est à la fabrique du crétin numérique parce que le niveau de concentration a baissé, le niveau de QI a baissé légèrement aussi et maintenant aussi il y a les IA génératifs qui rendent fainéants. Et donc, ce que je dis dans Informez-vous, qui est aussi un clin d'œil à Stéphane Essel pour indignez-vous, c'est qu'on est dans la société de l'information et qu'on a eu sept phases dans l'information. D'abord l'oralité avec le chef du village, le sorcier qui transmettait le savoir, c'était souvent des personnes d'un certain âge. Ensuite on a eu la phase de l'écrit, les tables de la loi, l'écriture cunéiforme, le papyrus, etc.
David Fayon:
[
11:44] L'imprimerie chez les Chinois, Gutenberg, etc. Qui a permis de massifier ça en série et qui a ubérisé les moines copistes puisqu'en fait on a pu imprimer en grande série et puis après il y a eu les médias la radio, la télévision, la presse puis les réseaux sociaux et maintenant les IA génératifs qui contrairement aux toutes, à toutes les autres informations précédentes, sont probabilistes. Et ces probabilistes, avec les possibilités d'hallucination de biais, font qu'on a besoin plus que jamais d'un discernement, surtout que l'accélération du temps est assez démentielle. Et comme on ne veut pas perdre une miette d'une actualité pour être largué par rapport à ses collègues, etc., on va avoir tendance à scruter les informations qui déferlent sans forcément avoir ce jugement critique. Or, parfois, on a besoin du temps long ou semi-long pour digérer des informations. C'est un petit peu la dichotomie qui existait avant dans la presse entre les mensuels et les quotidiens. Les quotidiens traitent une information de façon fraîche, comme le fait aujourd'hui X, où c'est un déferlement d'informations, sachant que les alternatives de type Threads, de type Mastodon, de type Blue Sky n'ont pas réussi à percer. C'est des déserts infantiles, même si c'est des initiatives qui peuvent être intéressantes, décentralisées comme Bastodon, etc.
David Fayon:
[
13:12] Mais si on veut avoir une information, il faut aller sur X ou même sur LinkedIn.
Monde Numérique :
[
13:19] Ou même sur Facebook, qui a encore une grosse activité.
David Fayon:
[
13:22] Facebook n'a pas dit son dernier mot. Et d'ailleurs, fonctionnellement, l'interface s'est modernisée, est devenue beaucoup plus conviviale. Ils ont pris les bons aspects d'Instagram, qui fait partie aussi du groupe Meta. Et donc on a aussi des taux de retour qui sont intéressants donc en fait ça induit une fragmentation de l'audience sur les réseaux sociaux où il faut être présent sur différents réseaux sociaux où se trouvent sa cible, ses clients, ses partenaires, ses amis etc. Et donc ça génère aussi des comportements de panurgisme, de suivisme parce que par exemple Whatsapp c'est très utile en tant que parent pour avoir les devoirs, ce que disent les professeurs etc, c'est un outil qui est incontournable.
Monde Numérique :
[
14:08] Oui, mais oui, les réseaux sociaux, d'une manière générale, ont aussi des vertus qu'on a tendance un peu à oublier, mais dans des tas de domaines, que ce soit la vie de tous les jours, la diététique, le sport, la consommation courante, etc. Et bien sûr, il faut naviguer entre les contenus de désinformation,
Monde Numérique :
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14:27] entre les contenus ultra publicitaires, etc. Mais on trouve aussi de très bonnes choses. Mais alors, comment faire pour s'informer, comme tu le dis dans ton livre, à l'ère des fake news, à l'ère de l'IA, etc.
David Fayon:
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14:40] ? Les fake news et les deepfakes sont le revers de la pièce et puis les IA génératives avec les LLM, l'autre. Après, ça nécessite un gros discernement d'émêler au grain de livret. Et pour cela, on a besoin d'avoir une culture générale très solide. On a besoin de pratiquer c'est en forgeant qu'on devient forgeron et puis de sélectionner des sources d'informations fiables, qui sont vérifiées avoir des réflexes remontés à la source de la source à l'origine d'une information savoir qui est l'émetteur par exemple si un rapport de l'agence RETER ou de l'AFP, est cité il faut plutôt lire ce rapport à la source plutôt que de lire un résumé ou des éléments clous d'un communiqué AFP qui peut être sujet à erreur. Comme disent les Italiens, il y a un proverbe que j'aime bien, c'est traduttore, traditore, traducteur, traître. Lorsque l'on a une étape, c'est un peu comme le téléphone arabe où finalement, on va comme les règles de Shannon avec le rapport signal sur le bruit, on va rajouter au fur et à mesure du bruit et on va dénaturer le message initial. D'où le fait de ne pas hésiter à aller à la source originelle d'une information ?
Monde Numérique :
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16:01] Est-ce qu'il n'y a pas aussi un malin plaisir à se désinformer ? Je veux dire par là, on sait bien qu'on est entré dans des mécanismes où on a plus de satisfaction à recevoir des informations qui confirment nos biais et nos croyances que des informations vraies. Qui vont peut-être remettre en question nos préjugés et nos jugements.
David Fayon:
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16:26] Alors, c'est vrai, ce que tu soulignes, Jérôme, c'est que la réassurance par rapport à son cadre de référence, par rapport à ses valeurs, c'est un peu sa zone de confort. Donc, c'est l'enfermement dans des bulles de filtre où finalement, on va avoir plus de réceptivité pour un contenu qui va aller dans le sens qui est notre propre pensée et c'est cette pensée divergente qui va devenir plus rare.
David Fayon:
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16:56] Et d'ailleurs, il y a beaucoup d'internautes qui utilisent ChatGPT, Claude, Yama ou un autre LLM en tant que confident psy parce que la confrontation brutale ne va pas être faite par les LLM qui sont beaucoup plus dans le consensuel, aller dans le sens de l'utilisateur ne pas, s'opposer.
David Fayon:
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17:24] Et un peu moyenné en chassant aussi les signaux faibles puisque comme je l'ai dit c'est probabiliste et c'est en fait la loi des grands nombres et quand on a un mot on va surtout voir quelle est la probabilité d'avoir un mot qui va suivre et qui peut être crédible et donc quelque chose qui va être beaucoup plus une envolée littéraire ou artistique va être chassé et de fait, les signaux faibles vont disparaître. Et ça, c'est un biais très important dont il faut avoir conscience mais pour autant, on ne peut pas se passer des LLM. Ce n'est pas les interdire. On ne peut pas interdire les LLM, on ne peut pas interdire les réseaux sociaux. Il faut faire avec, mais avec un certain nombre de garde-fous et surtout aider les gens les plus faibles, les plus vulnérables qui peuvent être manipulés par de l'information et ensuite commettre des mauvaises actions dans la vraie vie sachant que les... Les réseaux sociaux, d'une part, vont être une caisse de résonance pour les contenus beaucoup plus clivants, beaucoup plus émotionnels, et les contenus consensuels vont être, ou plus fat, vont être passés au second plan. Donc ça, c'est un problème. Alors peut-être qu'il faudrait avoir un algorithme de correction qui permette de mieux représenter les contenus consensuels et un peu pénaliser les contenus clivants. Ça, c'est sans interdire, mais c'est juste un reformatage pour que toutes les informations soit sur le même niveau.
Monde Numérique :
[
18:52] Oui, mais ça fait moins de trafic, donc ça rapporte moins d'argent.
David Fayon:
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18:54] Là, on met l'accent sur un point essentiel, c'est que ces machines ne sont pas là pour faire de l'éthique, elles sont là pour faire du cash, sachant que c'est les applications qui sont en bout de chaîne qui prennent la partie du gâteau, et puis les infrastructures, les opérateurs télécoms qui sont pourtant essentiels, les câbliers, par exemple, dans l'infrastructure d'Internet pour le transport transatlantique, ce n'est pas là où il y a le plus gros niveau de marge. Les GAFAM, à l'exception d'Amazon, ce sont des machines à cash qui génèrent des profits avec deux chiffres.
Monde Numérique :
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19:32] Eh bien, merci beaucoup, David Fayon, consultant spécialiste du numérique, créateur de l'annuaire Numérikissimo. On renvoie à ton livre, donc "Informez-vous", et puis aussi à ton site web très riche. C'est davidfayon.fr, je crois.
David Fayon:
[
19:47] Tout simplement, et pour l'invite. ça.
Monde Numérique :
[
19:48] Merci d'avoir été dans le monde numérique.
David Fayon:
[
19:50] Merci Jérôme, à bientôt.