🔎 Alexa+ débarque en France : l’assistant vocal d’Amazon passe à l’IA générative (Zoom Tech)
Maison Connectée26 mai 202611:14

🔎 Alexa+ débarque en France : l’assistant vocal d’Amazon passe à l’IA générative (Zoom Tech)

Amazon lance en France Alexa+, une nouvelle génération de son assistant vocal dopée à l’intelligence artificielle générative. Plus conversationnel, plus contextuel et connecté à de nombreux services, Alexa veut devenir un véritable assistant personnel pour la maison connectée.

Amazon franchit une nouvelle étape, ce mardi 26 mai 2026, avec le lancement en France d’Alexa+, la version enrichie de son assistant vocal basée sur l’intelligence artificielle générative. Déjà disponible aux États-Unis depuis plus d’un an, cette nouvelle mouture transforme profondément l’expérience utilisateur en rapprochant Alexa des assistants IA conversationnels comme ChatGPT, Gemini ou Claude.

Une conversation beaucoup plus naturelle

Grâce aux grands modèles de langage (LLM), Alexa+ comprend désormais des requêtes formulées naturellement, sans nécessiter de commandes précises ou de mots-clés spécifiques. L’utilisateur peut interrompre l’assistant, enchaîner plusieurs demandes dans une même phrase et obtenir des réponses contextualisées. Amazon explique qu’Alexa+ s’appuie sur plusieurs dizaines de modèles spécialisés, notamment les modèles Nova développés par Amazon ainsi que des modèles de Mistral AI pour améliorer la compréhension linguistique en Europe et en français. L’objectif est de retrouver, dans l’univers de la maison connectée, la fluidité des conversations vocales que l’on connaît déjà avec les IA génératives.

Musique, domotique et services connectés

Alexa+ conserve évidemment ses fonctions classiques : musique, météo, contrôle des appareils connectés ou réponses aux questions simples. Mais Amazon veut aller beaucoup plus loin. Il devient par exemple possible de demander une playlist correspondant à une ambiance, un souvenir ou un style musical, sans connaître précisément le titre recherché. La gestion de la maison connectée gagne également en simplicité. Des routines complexes peuvent être créées à la voix, comme l’extinction des lumières, la fermeture des volets ou l’activation d’alarmes à certaines heures. Amazon mise aussi sur l’intégration native des enceintes Echo comme hubs domotiques compatibles Zigbee et Matter afin de limiter le recours à des box supplémentaires.

Alexa peut désormais agir dans le monde réel

L’une des grandes nouveautés concerne l’ouverture vers des services tiers. Aux États-Unis, Alexa+ est déjà capable de réserver des restaurants ou d’interagir avec divers services du quotidien. Ces fonctions arrivent progressivement en France avec des partenariats annoncés notamment avec ReFork pour la réservation de restaurants, MesDépanneurs pour organiser une intervention à domicile, Tripadvisor pour préparer des voyages ou Fever pour réserver des concerts. Ces interactions nécessiteront l’autorisation explicite des utilisateurs via leurs comptes personnels.

La caméra devient un nouveau capteur intelligent

Alexa+ ne se limite plus à la voix. Les appareils Echo Show équipés d’une caméra peuvent désormais analyser l’environnement visuel de l’utilisateur. Amazon a notamment présenté une fonction permettant à Alexa de commenter une tenue vestimentaire en fonction de la météo du jour. L’assistant peut suggérer d’enlever une veste, de prendre un manteau ou d’adapter sa tenue selon les conditions climatiques. Cette technologie repose sur des fonctions multimodales capables d’exploiter simultanément la voix, les images et d’autres capteurs intégrés aux appareils. Selon Amazon, cette fonction est issue à l’origine d’outils développés pour l’accessibilité des personnes malvoyantes.

Alexa+ gratuit pour les abonnés Prime

Alexa+ sera compatible avec 95 % des appareils Echo actuellement utilisés en France via une mise à jour logicielle. Pour les utilisateurs hors écosystème Amazon, l’abonnement sera facturé 22,99 € par mois. En revanche, Alexa+ sera inclus sans surcoût pour les abonnés Amazon Prime. Avec cette évolution, Amazon entend clairement se repositionner dans la bataille des assistants IA. Son principal atout reste sa présence historique dans la maison connectée, même si la concurrence des assistants intégrés aux smartphones et ordinateurs demeure très forte.


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Jérôme Colombain: [0:01] Si vous êtes utilisateur d'Alexa, l'assistant intelligent d'Amazon, à la maison pour écouter de la musique, pour demander la météo, Jérôme Colombain: [0:07] pour piloter vos lumières, préparez-vous à passer à la vitesse supérieure. Et oui, Alexa devient plus intelligente. Enfin, pourrait-on dire un an, un peu plus d'un an même après les Etats-Unis. Jérôme Colombain: [0:19] Amazon annonce l'arrivée en France d'Alexa+, cette version profondément remaniée de son assistant vocal, désormais dopée à l'intelligence artificielle générative. L'objectif est clair, faire d'Alexa non plus seulement une interface capable de répondre à des commandes simples, mais un véritable assistant personnel conversationnel, capable de comprendre des demandes complexes, d'enchaîner plusieurs actions et de s'adapter davantage aux habitudes de chaque utilisateur. Concrètement, les précédentes générations d'Alexa étaient encore limitées par la technologie. Il fallait la plupart du temps utiliser les bons mots-clés, formuler les demandes d'une certaine manière et aussi accepter les moments d'incompréhension de l'assistant lorsqu'il répondait « désolé, je n'ai pas compris ». Avec Alexa+, Amazon promet une interaction beaucoup plus naturelle. L'utilisateur peut parler de manière plus libre, interrompre l'assistant même, enchaîner plusieurs consignes dans une même phrase et obtenir des réponses plus contextualisées. Alors la principale nouveauté tient à la qualité du dialogue. Je l'ai essayé et on est véritablement dans quelque chose qui ressemble à ce que l'on connaît aujourd'hui avec les modes vocaux de ChatGPT, Gemini ou Cloud. Alexa Plus repose sur des LLM, les grands modèles de langage, qui ont popularisé ces interfaces concrétiques. Jérôme Colombain: [1:38] L'idée, c'est donc de retrouver dans l'univers de la maison connectée toute la souplesse de conversation dont on a pris l'habitude finalement si on utilise les IA génératives en mode vocal. Concrètement, Alexa Plus pourra toujours lancer de la musique, contrôler des appareils connectés, répondre à des questions simples ou donner la météo. Jérôme Colombain: [1:58] Mais Amazon promet que ça va aller plus loin désormais avec des usages plus puissants. Par exemple, au lieu de demander un titre précis de chanson, on peut engager une conversation, parler d'un événement, d'un style musical, d'une ambiance particulière, et puis demander à Alexa, tiens, mets-moi donc la playlist en rapport avec ça, ou bien la chanson dont on vient de parler, etc. Jérôme Colombain: [2:22] Même logique pour les films, les contenus culturels ou les routines domestiques. On va pouvoir formuler des demandes complexes comme d'allumer les lumières à une certaine heure et puis de baisser les rideaux, etc. Et tout cela à la voix plutôt que d'aller bidouiller et chercher comment faire sur l'application mobile. Donc on gagne véritablement une simplicité d'utilisation pour tout ce qui est l'aspect domotique. C'est l'un des points clés mis en avant par Amazon. Alexa Plus ne se contente plus de répondre, elle peut vraiment agir dans le monde réel. Et en plus, elle peut également aller plus loin grâce à des connexions avec des services tiers. Par exemple, aux États-Unis, Alexa Plus est déjà capable de réserver une table Jérôme Colombain: [3:03] ou d'interagir avec certains services. Eh bien, ça va arriver en France. Amazon annonce l'arrivée progressive de partenariats, par exemple, pour réserver un restaurant avec l'application ReFork, pour planifier une intervention pour faire réparer sa machine à laver avec Medepanner, ou préparer un voyage avec TripAdvisor, ou encore réserver un concert avec Fiverr. Pour ça, l'utilisateur devra bien sûr autoriser Alexa à accéder aux services concernés avec notre compte personnel. Jérôme Colombain: [3:32] Amazon met en avant le fait que ces connexions se font bien sûr sous le contrôle de l'utilisateur et après accords préalables. Amazon met aussi en avant les progrès d'intégration des enceintes Echo, dont certaines disposent désormais d'un hub domotique. C'est-à-dire que l'assistant lui-même peut servir de hub, de box domotique pour piloter différents objets compatibles Zigbee, Matter, etc. L'objectif, c'est de limiter le recours à des hubs séparés. Et ça permet de piloter les volets, les alarmes, les caméras. Jérôme Colombain: [4:06] Et aussi avec l'aspect Amazon Livraison, de savoir si un colis a bien été livré. Et puis, si vous avez une petite caméra, comme c'est le cas beaucoup aux Etats-Unis, sur votre porte d'entrée, elle pourra vous dire si le colis est arrivé et s'il Jérôme Colombain: [4:19] est posé devant la porte ou pas. Et puis, ce n'est pas tout. Alexa Plus ne s'appuie pas seulement sur la voix, mais exploite également des capteurs, comme par exemple la caméra intégrée de certains des assistants. Par exemple, les Echo Show avec écran qui ont aussi une caméra. Et la killer app, à mon avis, c'est celle qui concerne la météo. On ne va plus se contenter de lui dire quel temps fait-il aujourd'hui, mais regarde-moi, dis-moi si je suis bien habillé en fonction du temps qu'il fait, de la chaleur ou du froid ou de la pluie. Et il vous dit si vous feriez mieux de mettre un caoué ou si vous êtes trop couvert. Voilà, c'est assez étonnant. Écoutez la démonstration faite par Clément Monjoux, directeur général d'Alexa France. Clément Monjou: [5:02] Alexa, il fait très chaud cette semaine, non ? Oui, c'est vrai. Avec ses 34 degrés annoncés et les alertes canicules, ça va être costaud. Jérôme Colombain: [5:11] D'accord. Donc là, elle déclenche la caméra et elle vous voit, en fait. Clément Monjou: [5:16] Ah, je vois que tu portes toujours ton costume. Avec ces températures, tu dois vraiment avoir chaud. Je te conseille vraiment de l'enlever. Tu serais bien mieux en chemise. Il va falloir que je l'écoute. En fait, Alexa, c'est des LLM, mais c'est aussi des LLM qui ne sont pas simplement en mesure de comprendre que du texte, mais aussi d'analyser d'autres capteurs. Donc Alexa et nos enceintes Echo sont remplis de capteurs. Il y a des capteurs de présence, il y a des capteurs visuels comme une caméra. Et on a utilisé ces différents capteurs pour venir abrever différents paramètres pour permettre d'améliorer la conversation avec l'utilisateur. Donc là, dans ce cas présent, c'est une fonctionnalité qui s'appelle SiteWise, qui permet du coup à l'utilisateur de lui montrer des objets, de lui demander si je suis correctement habillé. L'histoire de cette fonctionnalité est assez intéressante parce que c'était une fonctionnalité d'accessibilité au départ. C'était pour des personnes malvoyantes, leur montrer des objets à Alexa et Alexa était capable de le décrire. Et en fait, on a trouvé que cette fonctionnalité avait un intérêt beaucoup plus large, par exemple, comme ce type d'usage. Donc, je peux lui montrer, dire Alexa, est-ce que tu penses que je suis bien habillé pour aller faire cet entretien ? Est-ce que je ne vais pas avoir un peu chaud, probablement avec la météo ? C'est une conversation que j'ai régulièrement avec les enfants le matin. Ils demandent à Alexa, est-ce qu'il faut qu'ils mettent un manteau ou un caouet ? Voilà, donc ça, Alexa Plus permet d'ajouter ce type d'expérience. Jérôme Colombain: [6:39] Amazon insiste aussi sur le travail de localisation qui a été fait. Alexa Plus ne doit pas seulement parler français, elle doit comprendre les références, les tournures de phrases, l'humour et même certains termes d'expression française bien particulières. Comment ça marche ? Techniquement parlant, ce qui est intéressant, c'est que tout cela s'appuie sur des LLM développés par Amazon comme le modèle Nova, mais aussi sur des modèles tiers et en l'occurrence pour la France sur des modèles de Mistral AI qui sont chargés de traiter certaines tâches, notamment tout ce qui relève de la pertinence linguistique et de la qualité de l'expérience locale en Europe. Selon Clément Monjou, Alexa Plus repose au total sur plus de 70 modèles spécialisés, chacun étant adapté à des usages différents, un pour la musique, pour la maison connectée, pour la conversation, etc. Alors, ce qui fait que ça devient une vraie, j'allais dire, une usine à gaz, c'est peut-être un peu méchant, bien que ce soit un peu le reproche qui a été fait aux Etats-Unis, où des utilisateurs déploraient du coup le manque de réactivité. Parce qu'Alexa Plus fait tellement de choses quand on lui pose des questions un peu sophistiquées aujourd'hui qu'il lui faut un peu plus de temps pour répondre. C'est peut-être le revers de la médaille. En tout cas, l'arrivée d'une Alexa plus intelligente, plus conversationnelle, capable d'accéder à davantage de services, c'est un vrai plus. Jérôme Colombain: [8:07] Ça séduira les utilisateurs déjà convertis à la religion Alexa. Jérôme Colombain: [8:13] Ça peut aussi poser et reposer des questions sur la vie privée, bien sûr. Certaines personnes ne veulent pas installer d'assistant vocal chez eux en raison de ce système d'écoute passive qui fait que l'assistant est toujours allumé, même s'il n'envoie sur les serveurs d'Amazon que les informations et les ordres qui sont communiqués après le wake word, c'est-à-dire le mot déclencheur, ce qui en principe garantit la protection de la vie privée. Amazon précise aussi qu'il y a plein de, et ça on ne le sait pas forcément assez, qu'il y a plein de réglages à effectuer dans l'application pour protéger mieux sa vie privée. D'ailleurs, certaines fonctions ne sont disponibles que si on va les activer, comme par exemple la fonction de conversation continue, qui évite d'avoir à répéter le mot Alexa à chaque fois, c'est très pratique, mais comme par définition, ça laisse l'écoute active plus longtemps. Jérôme Colombain: [9:13] C'est à vous de voir si vous souhaitez l'activer ou pas. Jérôme Colombain: [9:16] Et il faudra lui dire oui, ce n'est pas activé par défaut. Alors, ce nouvel Alexa+, où est-ce qu'on le retrouve ? on va le retrouver, affirme Amazon, sur 95% des appareils éco actuellement utilisés en France qui sont compatibles et donc via une mise à jour le système va se déployer. A quel prix ? Là, il faut considérer deux choses. Si vous êtes un utilisateur totalement hors de l'écosystème Amazon, il faudra compter un abonnement de 22,99€ par mois. En revanche, bonne nouvelle pour ceux qui ont déjà un abonnement Amazon Prime comme aux Etats-Unis. Du coup, Alexa Plus devient gratuit. Jérôme Colombain: [9:58] Et rappelons qu'Amazon Prime donne accès à des livraisons plus rapides et puis aussi à la plateforme vidéo Amazon Prime et aussi à la musique. Voilà donc pour Alexa qui fête ses 8 ans en France. On ne sait pas combien il y a d'utilisateurs d'Alexa. Amazon n'a jamais communiqué ce chiffre officiellement. On parle de millions d'utilisateurs et revendique plus de 600 millions d'appareils compatibles Alexa en circulation ou vendus, mais dans le monde entier, donc on n'a pas de chiffre précis pour la France, ni même pour l'Europe. En tout cas, derrière ça, il y a une vraie stratégie de la part d'Amazon pour être dans la course des assistants IA, avec, un certain nombre de points forts, puisqu'ils sont déjà dans la maison avec ce type de produit, mais aussi des points faibles, parce qu'Alexa, Amazon, ce n'est pas vraiment ce qu'on utilise, par exemple sur son smartphone ou sur son ordinateur. Donc on reste quand même, malgré tout, dans un univers assez concurrentiel. Voilà, donc pour Alexa+, on aura l'occasion d'y revenir sur Monde Numérique. Jérôme Colombain: [10:55] Et notamment avec une interview complète, grand format, en audio et en vidéo. Très prochainement, interview du directeur général d'Alexa France, Clément Mongeau.
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