📆 L'HEBDO 30/08 - Quand l’IA joue au psy
Maison Connectée30 août 202554:42

📆 L'HEBDO 30/08 - Quand l’IA joue au psy

Au sommaire cette semaine : suicide assisté par intelligence artificielle, Google lance la traduction vocale en temps réel, Musk attaque OpenAI et Apple, GPT-5 repousse les limites des mathématiques, Luc Julia se défend, Paperslate sort son premier bloc-note numérique.

💡 En partenariat avec Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web

🧠 IA : thérapeute ou danger ? Une tendance inquiétante

Un adolescent américain s’est suicidé après des échanges prolongés avec ChatGPT, relançant le débat sur la responsabilité des IA utilisées comme soutien psychologique. Des spécialistes alertent sur leurs limites fondamentales (incapacité à saisir les non-dits, les émotions ou à réagir avec discernement aux situations de détresse). Se pose aussi la question de la responsabilité des éditeurs de chatbots.


🌐 Traduction en temps réel : Google franchit un cap

Google lance une fonction spectaculaire de traduction audio en temps réel dans Google Meet, utilisant le clonage vocal pour simuler le doublage d’une conférence. Parallèlement, l’entreprise propose un outil d’apprentissage linguistique personnalisé grâce à Gemini, son IA, ciblant directement des applications comme Duolingo.


🔄 Meta : départs en série dans l’équipe Super IA

Chez Meta, après le recrutement de nombreux chercheurs à prix d’or pour développer une super intelligence artificielle, certains quittent déjà le navire. Divergences de vue avec la direction sur la vision du projet ? Les tensions croissantes au sein de cette industrie en pleine effervescence font craindre une possible “bulle de l’IA”.


⚖️ Elon Musk attaque Apple et OpenAI

Le fondateur de xAI engage des poursuites contre Apple et OpenAI, accusés de pratiques anticoncurrentielles qui favoriseraient ChatGPT au détriment de Grok dans l’App Store. Mais Grok est-il vraiment blacklisté ou simplement moins populaire ?


🧮 GPT-5 : l’IA qui réinvente les mathématiques ?

Lors d’une démonstration, GPT-5 aurait résolu une équation par une méthode inédite, au-delà des capacités humaines connues. S’il n’existe pour l’instant aucune publication scientifique confirmant cette avancée, certains y voient déjà le signe que l’IA serait passée du stade d’apprenant à celui de créateur.


⚖️ Droit d’auteur : accord historique entre Anthropic et des auteurs

Aux États-Unis, une première entente financière a été conclue entre la startup Anthropic et des auteurs qui l’accusaient d’avoir utilisé leurs œuvres sans consentement. C’est un tournant juridique majeur dans la lutte pour la reconnaissance des droits d’auteur face aux IA génératives.


🧭 Claude, l’IA agentique d’Anthropic, s’invite dans votre navigateur

Anthropic innove en intégrant son chatbot Claude directement dans Chrome via une extension. Objectif : permettre à l’IA de naviguer, cliquer et agir comme un véritable assistant numérique, capable de réserver, acheter ou interagir sur le web à votre place. Pour l’instant, seulement en bêta.


🧨 Luc Julia répond à la polémique sur Siri et l’IA

Pris dans une tempête médiatique, l’expert en IA Luc Julia clarifie son rôle dans la création de Siri et défend sa vision nuancée de l’intelligence artificielle. Fidèle à son franc-parler, il rappelle que l’IA n’a aucune conscience propre et que c’est l’usage qu’on en fait qui détermine son impact.


✍️ PaperSlate : un bloc-notes numérique made in France

La startup française PaperSlate lance une tablette spécialement conçue pour la prise de notes manuscrites avec retranscription intelligente. Destinée aux professionnels, elle allie confort de l’écriture papier et puissance de l’IA pour transformer les idées écrites en documents partageables.

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Monde Numérique : [0:11] L'intelligence artificielle peut-elle remplacer un psychologue au point de devenir complice des pires pulsions meurtrières ? Des faits divers tragiques, Monde Numérique : [0:19] dernièrement, qui révèlent un phénomène inquiétant. De plus en plus de gens se confient à des IA, et ce n'est pas sans risque. On en parle cette semaine dans ce nouvel épisode de Monde Numérique, l'hebdo. Monde Numérique : [0:34] L'actu de la semaine, c'est aussi Google qui lance un spectaculaire système de traduction instantanée. Meta qui perd certains de ses super chercheurs en IA, pourtant recrutés récemment à prix d'or Elon Musk qui attaque Apple et OpenAI en justice et GPT-5 qui résout des équations mathématiques en prenant des voies jamais explorées jusqu'à présent, Dans le débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti, on va s'intéresser aux premières décisions de justice en matière de droits d'auteur et d'intelligence artificielle aux Etats-Unis. Et puis on va parler aussi d'Enthropic qui fait rentrer son chatbot, Claude, directement dans votre navigateur Internet. Dans la deuxième partie de cette émission, les interviews, on revient tout d'abord sur la polémique de l'été, la cabale des réseaux sociaux contre Luc Julia. Eh bien, vous entendrez le principal intéressé, interview exclusive. Luc Julia s'explique et répond à ses accusateurs. Enfin, un nouveau produit technologique français, un bloc-notes numérique pour écrire à la main. Je reçois le responsable de la société Paperslade qui lance sa toute première tablette. Bienvenue à l'écoute de Monde numérique, l'hebdo du 30 août 2025. Invité : [1:54] Monde numérique, Jérôme Colombain. Monde Numérique : [1:58] Et voilà, c'est reparti pour Monde numérique, l'hebdo après un petit break samedi dernier des épisodes spécialités tout au long de l'été, notamment pas mal de rediffusions qui ont d'ailleurs été très appréciées, si j'en crois, les messages reçus et puis les audiences aussi. Aujourd'hui, donc, c'est la rentrée. On reprend les bonnes habitudes. Ravi de vous retrouver pour ce nouvel épisode de l'hebdo. Monde numérique, c'est chaque samedi, 50 minutes de news, de talk, d'interviews consacrés aux meilleurs de la tech et plus d'une heure sans pub si vous êtes abonné à la version premium sur Apple Podcasts ou Spotify. A noter ce week-end le retour du grand débrief Une heure d'émission spéciale en audio et en vidéo avec mes camarades François Sorel et Bruno Guilherme Minetti. On passe plein de sujets en revue dans la joie et la bonne humeur. En attendant, tout de suite, coup d'œil sur l'actu. Monde Numérique : [2:48] ChatGPT peut-il remplacer un psy ? C'est la question qui se pose après un nouveau drame qui s'est produit il y a quelques mois aux Etats-Unis. Un jeune homme qui avait des penchants suicidaires est passé à l'acte. Il a mis fin à ses jours après avoir échangé longuement avec ChatGPT. Le chatbot ne serait pas parvenu à le dissuader. Il l'aurait même peut-être plus ou moins encouragé. Sa famille vient donc de décider de porter plainte contre OpenAI. On va revenir sur cette affaire et sur d'autres faits divers du même genre, tout à l'heure dans le débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti. Mais je voulais commencer par ça parce qu'évidemment, c'est un sujet qui pose plein de questions. C'est la question de la responsabilité des éditeurs de chatbots. C'est la question des sécurités éventuelles qui peuvent être ou qui ne peuvent pas être appliquées à des outils comme un chatbot d'intelligence artificielle. Et d'autant plus qu'il s'agit en réalité d'une vraie tendance. De plus en plus d'internautes se tournent vers ChatGPT ou d'autres chatbots d'IA pour se confier, échanger, quasiment comme s'il s'agissait de psychologues professionnels, parfois de simples amis, mais d'autres fois, quasiment de thérapeutes utilisés pour calmer leurs angoisses et pallier leur solitude. Monde Numérique : [4:05] C'est évidemment l'assurance de trouver une oreille disponible jour et nuit, une réponse immédiate, un ton en général chaleureux. Ça peut apporter un véritable réconfort. Certains trouvent même que Chagipiti sait faire preuve de plus d'empathie qu'un véritable thérapeute. Mais bien sûr, ce n'est pas sans risque. Récemment, dans plusieurs médias, des spécialistes interrogés mettaient en garde contre les risques et contre les faces aux limites de cette espèce de miroir numérique artificiel. Chagipiti peut écouter, relancer des conversations. Monde Numérique : [4:40] Suggérer des attitudes à adopter, mais il ne sait pas tout, il ne comprend pas tout, il n'entend pas les silences, explique les psychologues professionnels, il ne capte pas les gestes du corps, il ne sait pas interpréter les regards, il ne réagit pas aux mots, aux émotions. Bref, il est quand même évidemment fortement limité, Même s'il peut aider à organiser ses pensées, il est incapable de bâtir une relation humaine qui est à la base de toute thérapie, selon les spécialistes toujours. Alors parfois, ça va trop loin, car une IA reste une IA, c'est-à-dire pas du tout une intelligence, mais un simple outil qui s'adapte à son utilisateur, avec des conséquences parfois tragiques. Bref, nous sommes peut-être à l'aube d'un véritable phénomène de société, et il reste maintenant à savoir comment on va y faire face et comment on va pouvoir régler ou pas ce problème afin d'éviter des drames en série. Monde Numérique : [5:37] Google frappe fort cette semaine en matière d'intelligence artificielle, avec d'abord une nouvelle fonction de traduction automatique intégrée à Google Meet. Vous savez, l'outil de visioconférence de Google. Un service qui avait été présenté lors de la conférence Google I.O. En mai dernier, mais qui n'est disponible concrètement que depuis cette semaine, depuis jeudi. C'est donc un système qui permet de discuter via Google Meet avec quelqu'un qui ne parle pas votre langue et pourtant de le comprendre à la perfection en temps réel. On avait déjà les sous-titres, ça, ça existait déjà. Il suffisait de les activer dans Google Meet. Mais là, on parle bien de traduction audio, de doublage en réalité. Et c'est spectaculaire, visiblement, avec la voix de la personne qui parle, qui est imitée grâce à un système de clonage vocal. En fait, c'est comme une traduction à la télé ou dans une conférence internationale. On commence par entendre la personne dans sa langue, puis le niveau sonore diminue. Et c'est le doublage dans votre langue qui prend le dessus. Alors, je ne l'ai pas testé, pour être très franc, parce qu'il faut un abonnement Google AI à 22 euros par mois que je n'ai pas. Mais par exemple, mon camarade Christophe Seffrin de 20 minutes l'a testé, il raconte ça dans un papier, il a l'air complètement emballé. Monde Numérique : [6:47] La fonctionnalité est disponible en anglais, en français, mais aussi en espagnol, en portugais et en italien pour l'instant. Voilà, traduction doublage en temps réel sur Google Meet. Un vieux mythe, c'est le cas de le dire. Je me souviens d'outils développés par Microsoft sur Skype quand ils avaient racheté Skype, mais bon, ça marchait moyennement. Autre nouveauté, by AI, si on peut dire, signé Google cette semaine, et c'est encore en matière de traduction, il s'agit d'un service d'apprentissage des langues personnalisées grâce à l'IA, un système vraiment pédagogique et sur mesure avec des quiz, des conversations, des discussions orales grâce à l'intelligence artificielle Gemini de Google. Donc, vous définissez vos objectifs, etc. Et il va créer des petites leçons pour vous apprendre à parler anglais ou allemand ou je ne sais quoi. Alors, ça arrive de faire mal à pas mal d'applications qui sont sur ce créneau. Notamment, on pense bien sûr au leader Jolingo. Ce service est disponible pour l'instant uniquement en version bêta. Dans le sens anglais vers français, espagnol ou portugais. Et dans l'autre sens. Et pour l'instant, il est gratuit. Monde Numérique : [7:58] Toujours du côté de l'IA et des géants de l'IA, voilà que la super équipe de Mark Zuckerberg, chez Meta, chargée de créer une super intelligence artificielle, connaît quelques turbulences, quelques mois à peine, après l'annonce en grande pompe de la création de ce laboratoire de Meta, qui doit donc travailler sur une super IA générale ou généraliste, et après le débauchage à prix d'or de spécialistes de l'IA qu'il a été allé piquer un peu partout, notamment chez son concurrent OpenIA, eh bien voilà que certains ont décidé de quitter le navire aussi vite qu'ils étaient arrivés. Trois d'entre eux, en tout cas, ont annoncé qu'ils préféraient retourner vers d'autres aventures. Comme quoi, les rémunérations en dizaines ou centaines de millions de dollars, peut-être que ça ne suffit pas. Et d'ailleurs, cela pourrait avoir un rapport avec un peu la philosophie du responsable de ce super labo, qui a été lui aussi recruté à Pridor tout récemment, Alexander Wang, qui seraient apparemment moins tournées vers la recherche ouverte, mais plus sur le développement de solutions propriétaires, ce qui ne serait pas du goût de tous les chercheurs en IA de méta. En tout cas, cette affaire montre que la bataille de l'intelligence artificielle aux Etats-Unis continue de plus belle, une bataille de titans à coût de centaines de millions et de milliards de dollars. Monde Numérique : [9:14] Mais qui, par ailleurs, laisse de plus en plus planer l'ombre d'une possible bulle financière. Or, qui dit bulle, dit possible éclatement. Et ça, évidemment, ça pourrait faire beaucoup de casse dans la Silicon Valley et même au-delà. Monde Numérique : [9:31] La bataille de l'IA se joue aussi sur le terrain judiciaire, avec Elon Musk qui avait brandi la menace et qui vient de passer à l'acte. La menace d'attaquer en justice Apple et OpenAI. Alors, il vient de porter plainte devant un tribunal fédéral du Texas. Pourquoi ? Parce qu'Elon Musk accuse ses entreprises, OpenAI et Apple, d'entraver la concurrence en favorisant ChatGPT au détriment de Grock, son IA à lui. En fait, Elon Musk conteste l'accord qui permet à Apple d'intégrer ChatGPT dans iOS, sur iPhone notamment pour améliorer Siri, et il se plaint que Grock serait favorisé par rapport à ChatGPT en termes de visibilité dans l'App Store d'Apple. En gros, l'application Grock remonterait moins facilement dans les résultats pour les téléchargements. Mais il y a quand même une question qui se pose, Est-ce vraiment parce que les résultats seraient truqués ou simplement parce que Grock est bien moins populaire que Chajipiti ? La preuve, il y a quelque temps, l'IA chinoise Dipsic et même aussi la française Mistral, enfin le chat de Mistral, qui avait bénéficié d'un gros coup de buzz mondial, avait momentanément détrôné Chajipiti dans l'App Store. Ce qui contredirait pour le moins les accusations d'Elon Musk. Monde Numérique : [10:45] Toujours à propos d'intelligence artificielle, et on va dire que c'est l'innovation de la semaine, GPT-5 aurait franchi une étape spectaculaire en matière de calcul mathématique. Monde Numérique : [10:57] GPT-5, la dernière version du modèle GPT de OpenAI, aurait en effet résolu une équation mathématique d'une manière très particulière qui pourrait laisser penser qu'on serait à une sorte de tournant technologique. Alors, on a malgré tout assez peu de détails sur cette histoire. Ça se serait passé lors d'une démonstration publique au cours de laquelle un chercheur de Microsoft Research, Sébastien Boubeck, aurait soumis une équation à GPT-5 et celui-ci l'aurait résolu en explorant des limites jamais atteintes par l'homme jusqu'à présent. En gros, il aurait fait mieux que tous les cerveaux humains qui se sont déjà penchés sur ce problème. Alors ne me demandez pas de détailler l'équation, j'en serais parfaitement incapable, mais le résultat serait, paraît-il, spectaculaire. En tout cas, si on en croit, un post sur X d'une doctorante experte en intelligence artificielle, c'est un peu elle qui a révélé ça et qui affirme carrément que nous sommes officiellement entrés dans l'ère où l'IA n'apprend pas seulement les mathématiques, mais elle les crée. L'affaire semble sérieuse, mais il faut quand même préciser qu'elle n'est pour l'instant appuyée par aucune publication scientifique officielle. C'est encore assez flou tout cela. En tout cas, si vous faites partie de ceux qui pensent que l'IA n'a pas fini de nous surprendre et qu'un jour elle saura produire et plus seulement reproduire ou s'inspirer fortement de choses déjà existantes, eh bien voilà une info qui devrait vous réjouir. Monde Numérique : [12:27] Avant de passer à la suite de Monde Numérique, un mot d'une technologie innovante qui permet de diffuser du contenu d'une manière complètement nouvelle sur Internet, en dehors du cadre d'un navigateur. il s'agit de Frogans, partenaire de monde numérique. Frogans permet de créer des sites légers, fonctionnants sur tous les appareils, quel que soit le système d'exploitation, ordinateur, tablette, casque de réalité virtuelle, etc. Frogans est une technologie libre et ouverte qui repose sur un protocole technique entièrement nouveau, sécurisé et respectueux de la vie privée. Frogans fait actuellement l'objet d'une offre de titres qui vous permet d'acquérir, si vous le souhaitez, des parts de la société F2R2 à l'origine de cette innovation. Pour mieux comprendre à quoi ressemble Frogans, retrouvez mon interview du cofondateur Alexis Tamas en audio sur le fil de ce podcast ou en vidéo sur la chaîne YouTube de Monde Numérique. Et pour tout savoir sur Frogans, rendez-vous sur le site f2r2.fr f2r2.fr. Invité : [13:29] Jérôme Colombain à Paris, bonjour. Monde Numérique : [13:31] Bonjour Bruno Guglielminetti à Montréal. Invité : [13:33] Heureux de te retrouver après une petite semaine de pause, mais surtout de savoir que maintenant tu as la formule complète. Monde Numérique : [13:40] C'est reparti pour mon numérique, l'hebdo. Invité : [13:43] Cette semaine, il y a un truc qui t'a marqué, qui a attiré ton attention, même chose de mon côté, Et c'est cette histoire d'un jeune homme dont les parents maintenant poursuivent OpenAI parce que l'IA, en tant que telle, l'aurait incité à se suicider. Monde Numérique : [13:59] Oui, ça s'est passé en Californie. C'est un jeune de 16 ans qui s'appelle Adam Rain et qui s'est donné la mort après avoir discuté pendant plusieurs mois avec Chad GPT et après avoir parlé de ses envies suicidaires. Et malheureusement, au lieu de le dissuader, enfin en tout cas d'arriver à le dissuader, Chajipiti l'aurait partiellement encouragé et il a fini par se pendre et il a fini par se donner la mort. Donc l'effet remonte à avril dernier, mais en effet, c'est au mois d'août que la famille a décidé de porter plainte contre OpenAI. C'est assez incroyable parce que les discussions duraient depuis longtemps, Chad GPT n'a pas réussi, quelque part, à empêcher ce drame. Invité : [14:44] Oui, à stopper ou à retourner la situation. C'est le genre de réflexe qu'il n'a pas. Mais ce n'est pas la première histoire qu'on entend dans ce contexte-là où Chad GPT va donner des instructions ou inciter quelqu'un à commettre un geste qui va l'emmener à sa mort. Monde Numérique : [14:57] Non, parce qu'il y avait eu une autre histoire également cet été. Je pense que tu l'as vu passer comme moi. Là, c'est un vieux monsieur qui voulait remplacer le sel dans son alimentation parce qu'il devait avoir de la tension. Il a demandé conseil à Chagipiti qui lui a conseillé de prendre à la place du bromure de sodium. Alors, je ne suis pas chimiste ni médecin, mais apparemment, ce n'est pas bon du tout parce qu'il a fini aux urgences, le pauvre monsieur. Alors, il n'est pas décédé, lui, heureusement. Mais il y a eu aussi d'autres histoires tragiques. Avant, c'était en 2024, ce n'était pas Chagipiti, mais rappelle-toi, avec Caracterea et l'application qui permet de dialoguer avec des avatars, Il y avait un jeune homme de 14 ans qui s'était suicidé déjà en 2024 en Floride. Invité : [15:40] Ou sinon, tu as l'histoire de, mais ça c'est Meta qui est concerné par cette histoire-là, un monsieur de 76 ans qui avait une discussion avec un avatar de Meta, sauf que lui dans sa tête, ce n'était pas un avatar. Et il demandait à l'IA de lui envoyer des photos d'elle parce qu'il présumait que c'était une jeune femme. Et donc, elle envoyait des photos de lui générées par l'IA. Et puis, écoute, ça a été tellement loin, cette histoire-là, que l'IA l'a invitée à venir la rejoindre à Londres. Mais tu imagines? Il est allé? Oui, il est parti de New York, il se rend jusqu'à Londres pour finalement chercher et ne pas trouver. Entre-temps, il y a eu un accident lorsqu'il était à Londres et il est mort. Il y a des histoires affreuses. Monde Numérique : [16:26] Il y a plein d'histoires comme ça. Alors, au-delà de l'aspect fait divers, ça pose quand même une question de fond, c'est la question de la responsabilité des IA dans ce genre de conversation. Sur l'histoire du jeune de Californie, Adam Rayne, apparemment, Chad G. Petit a quand même essayé de le mettre en garde, c'est-à-dire qu'il l'a orienté vers un système d'assistance anti-suicide, etc. Je crois qu'il a encouragé aussi à parler autour de lui, Mais ça n'a pas suffi parce que l'autre, le jeune, continuant sur sa lancée, Chadipiti, on sait comment ça marche, il est là pour nous faire plaisir. Après, il est re-rentré dans le jeu et puis il lui a dit qu'il pouvait utiliser une corde, qu'il pouvait faire ci, comme ci, comme ça, etc. Il lui a donné des conseils. Invité : [17:14] Non, c'est ça. En tout cas, ça fait penser, peu importe ce qui se passe au niveau de la justice, les gens qui travaillent là-dessus doivent absolument arriver à trouver, sur certains sujets, notamment des mécaniques pour ramener systématiquement un plan d'intervention dans un contexte comme celui-là. Monde Numérique : [17:33] Mais c'est toute la question, mais apparemment, ils essayent déjà de le faire, mais là, on touche peut-être les limites des LLM. Mais on sait que ce n'est pas facile. Tu ne fais pas faire exactement ce que tu veux à un LLM dans la mesure où c'est une conversation ouverte et où l'utilisateur va pouvoir l'emmener dans des tas de directions différentes. Alors le côté judiciaire moi j'ai fait un peu des recherches apparemment pour l'instant il n'y a pas eu encore de décision de justice par rapport à ça donc ce serait très intéressant le jour où il y aura vraiment une décision de justice mais il y a eu juste un premier pas, un juge aux Etats-Unis qui alors qu'il y avait une demande pour rejeter une plainte et bien a refusé, le rejet en quelque sorte donc ça veut dire qu'en gros il a dit que oui on pouvait entamer des poursuites contre une plateforme d'intelligence artificielle, ce qui laisse la porte ouverte à des décisions judiciaires dans le futur. De toi à moi, Bruno, franchement, on peut se poser la question, est-ce que le problème c'est l'IA ou c'est l'humain dans l'histoire ? C'est quand même face à des personnes qui ont un déficit de communication fragile, vulnérable, pas assez mature ou autre, forcément, ils peuvent tomber sur un os. Invité : [18:51] En tout cas, j'ai hâte de voir comment ça va se terminer cette histoire-là, mais entre-temps, je pense que la seule chose qu'on peut dire aux gens qui nous écoutent, c'est que si vous sentez qu'il y a des gens qui sont dans une situation de faiblesse autour de vous, n'hésitez pas à intervenir et rappelez-leur que les IA, ce n'est pas le meilleur conseiller. De se retourner vers un humain pour parler, c'est encore la meilleure façon de faire. Monde Numérique : [19:13] Mais il y a aussi l'autre côté de la chose, on en a déjà parlé ensemble, c'est le fait d'utiliser un chatbot d'IA comme un soutien psychologique et c'est quand même une piste intéressante et qui est, je crois, même, il y a des professionnels qui se sont exprimés là-dessus pour dire que ce n'est pas totalement absurde, je veux dire, de se confier à une IA, après tout, pourquoi pas. Invité : [19:38] Si on est en… Oui, mais quand on est rendu à un stade où on a des idées suscites, il y a comme un besoin d'intervention. Monde Numérique : [19:46] Et puis, il faut avoir aussi dans ces histoires-là la responsabilité des familles, parce que visiblement, le jeune, il était en rupture totale de communication. Bon, voilà, pourquoi est-ce qu'il n'y a aucun échange? Invité : [19:58] Ça va être un aspect qui va être intéressant. Et quand j'ai suivi l'histoire par le New York Times, je me disais, parce que quand tu te mets à lire les discussions, À un moment donné, l'IA lui disait des choses et l'enfant retournait vers ses parents puis il disait, mais mes parents n'ont pas entendu, mes parents n'écoutaient pas, mes parents n'ont pas vu les traces que j'avais, ils ne voient pas. Alors, qu'est-ce que je fais? Et là, après, il rembarque dans la discussion avec l'IA. C'est triste comme histoire. Mais tu parles d'une autre histoire. Je veux terminer ailleurs parce qu'on va dans le domaine. Invité : [20:33] Du judiciaire. Pas du judiciaire, mais de la justice. et de l'IA, c'est Anthropik. Et ça, je veux absolument le mentionner parce que c'est une action collective qui a été lancée, ça date de l'an dernier. Et c'était trois auteurs qui avaient pris la partie Anthropik en disant vous avez là environ pris, vous avez formé votre IA sur 70 millions d'oeuvres. Alors nous, ce qu'on demande, c'est une compensation et la peine est assez large. En tout cas, ce que les auteurs voulaient avoir comme compensation Je vous laisse faire le calcul. 150 000 $ par œuvre qui avait été utilisée illégalement. Alors, fais le calcul. 150 à 70 millions, on s'en va dans les milliards. Invité : [21:20] La bonne nouvelle là-dedans, c'est qu'ils ont trouvé un terrain d'entente. Alors, il y a eu une entente, un accord conclu, je veux dire, entre les parties. Et donc, ça n'aboutira pas au verdict que le juge devra statuer sur la chose. Mais là, ce qu'on attend, parce que la décision est sortie mardi, On attend maintenant de savoir combien de millions, peut-être milliards, sera donné à verser. Puis après, il faudra voir, cet argent-là va être versé à qui? À des associations, des syndicats d'auteurs, à des auteurs directement, il faudra voir. Mais donc, c'est la première fois où il y a vraiment une entente et qu'il y a un gros éditeur d'IA qui dit oui, OK, on est coupable, on va payer. Monde Numérique : [22:11] De toute façon, ça, on le voit y arriver gros comme une maison. Invité : [22:14] Oui, oui. Monde Numérique : [22:15] Il y a un énorme problème au niveau des droits d'auteur, et c'est tout à fait logique. Alors, c'est peut-être une nouvelle économie qui va se mettre en route. Je pense que c'est un peu inévitable que ça passe par le judiciaire, parce qu'on ne pouvait pas forcément prévoir tout ça à l'avance. Certains disent que oui, voilà, OpenAI, par exemple, qui a aspiré des tas de choses, aussi bien du texte, des livres, que des images. On se souvient de l'histoire des, comment ça s'appelle, des starter packs, etc. Ce qui permet de reproduire des images à la manière d'eux. Moi, je pense qu'heureusement qu'ils l'ont fait. Mais maintenant, il faut passer à la caisse, il va falloir payer. Invité : [23:01] Mais encore là, ça dépend de où on habite sur la planète. Moi, j'étais surpris parce que, évidemment, il y a eu une entente en cours, alors on ne verra pas l'aboutissement de façon légale et judiciaire, mais je te rappelle qu'au mois de juillet passé, il y a quand même le président des États-Unis, le personnage qu'il est, qui a dit publiquement que, écoutez, pour entraîner les intelligences artificielles, il faut aller chercher de la connaissance à quelque part, et si on empruntait des livres, c'est pour le bien des Américains, de la planète, alors il ne faudrait pas non plus les poursuivre. Et quand moi, je prends un livre pour lire et apprendre des choses, ça doit faire longtemps qu'il l'a fait. Non, non, mais je disais que ça doit faire longtemps qu'il l'a fait. Il dit, moi, quand je consulte un livre, je ne paie pas pour le contenu qui est à l'intérieur. Monde Numérique : [23:59] Oui, mais c'est après, tu en tires un business qui te rapporte des millions de dollars. Invité : [24:02] Ah oui, je suis d'accord, mais c'est juste que là, on est dans un contexte où même le président du pays dit, finalement, le droit d'auteur, ce n'est pas si important que ça. Monde Numérique : [24:11] Non, alors, moi, je ne crois pas que s'il dit le droit d'auteur, ce n'est pas important. D'abord, aux États-Unis, il y a un truc qui s'appelle le fair use, qui autorise dans une certaine limite, dans des limites raisonnables, la réutilisation ou en tout cas, voilà, le fait de s'inspirer, d'aspirer des contenus. Mais sur ce coup, je pense qu'il a raison. Je suis désolé, je pense qu'il a raison. Parce que sinon, les moteurs d'IA n'en seraient pas où ils sont aujourd'hui. Mais ça ne veut pas dire que ils ne doivent pas payer leur cote-part et que les créateurs ne doivent pas s'y retrouver. Il va falloir trouver un mécanisme pour dédommager les créateurs à un moment ou à un autre. Invité : [24:49] Tu dis ça, il y a perplexité qu'a annoncé cette semaine. le fait que par le biais de son furteur Comet, et il y a aussi un abonnement qui vient, tu peux t'abonner pour 5 $ par mois et tu as Comet plus, les revenus que Perplexity a engrangés, ça ne devrait pas être une fortune parce qu'il n'y a pas grand monde qui va utiliser ça, mais le peu d'argent qu'ils vont avoir, ils vont en remettre 80 % aux éditeurs de sites qui ont été consultés par les utilisateurs de Comet. Alors là, il y a un geste intéressant. Évidemment, moi, quand j'ai vu ça, je me suis dit, et si Google faisait la même chose? T'imagines, toi, le renversement économique de la situation. Monde Numérique : [25:25] Oui, c'est sûr. Dis-moi, troisième sujet intéressant de la semaine, Bruno, il est plus technique. C'est Claude, autre chatbot d'intelligence artificielle, qui arrive sur nos navigateurs, en l'occurrence, qui rentre dans Chrome, si on peut dire. C'est-à-dire que l'IA et les furteurs, comme vous dites, au Québec, que ça commence à être une affaire, une vraie histoire d'amour. Invité : [25:52] Oui, parce que je mentionnais Perplexité avec son comète. Il y a Chad GPT qui commence à aller dans le coin et il y a Brave qui offre une version intelligente de son logiciel de navigation, de son furteur. Et là, ce qu'on est en train de voir, j'avoue que c'est probablement la technique du cheval de Troie, c'est très habile, c'est que plutôt de créer un furteur et de l'offrir aux gens, mais donc de les obliger à télécharger un truc, un nouveau truc, puis de commencer à déplacer toutes ses habitudes pour faire ça. Ils disent non, non, non. Alors, les gens d'Entropique ont dit, on va installer une extension cloud, on va permettre à des gens d'utiliser une extension cloud, à même le Chrome de Google. Ça, je trouve ça génial. Mais là, pour le moment, garrochez-vous pas pour aller télécharger ça. Il est simplement disponible pour environ quelque chose comme 200 000 bêta-testeurs pour le début. Oui. Et de ça, les gens qui travaillent sur cloud vont apprendre et vont bonifier l'expérience de l'extension, mais je trouve ça quand même assez intelligent de leur part. Alors, ils ont plus de chances de voir des gens l'utiliser comme ça que de faire un centième furteur et puis de demander aux gens de télécharger. Monde Numérique : [27:07] Il faut qu'on explique en deux mots à quoi ça sert tout ça. En fait, c'est l'IA agentique, c'est-à-dire le fait de pouvoir donner la main à un chatbot pour qu'il fasse des choses pour nous. C'est-à-dire, si on lui demande de réserver une place de spectacle, une table au restaurant, un billet d'avion, etc., ou toute autre chose, il faut qu'il puisse faire ce que nous, on ferait sur un navigateur classique, comme le ferait un humain. Là, c'est le chatbot qui va le faire, qui prend la main, Et donc, ça revient un peu à déléguer un certain nombre de tâches à l'intelligence artificielle. Alors, avec toujours les process et les étapes d'autorisation, c'est-à-dire que, par exemple, ce que fait ChatGPT, à chaque fois, il s'arrête et il te demande, déjà, il faut qu'il t'aie identifié en mot de passe. Ensuite, il te dit, tiens, là, il y a un truc à payer. Est-ce que vous êtes d'accord, etc.? En tout cas, pour l'instant, ça, c'est les étapes actuelles. Mais voilà, le but du jeu, c'est ça. On va de plus en plus vers de l'IA agentique. Et finalement, le navigateur est déjà à la porte d'entrée sur le web et l'IA vient se greffer là-dedans. Invité : [28:14] Oui, et puis c'est intéressant. Et puis, tu vois, tout simplement d'être capable d'aller cliquer plutôt que l'utilisateur pour aller chercher de l'information, ça simplifie les choses. Monde Numérique : [28:23] Parce que tu as deux solutions. Soit ça passe par des API, mais c'est beaucoup plus compliqué à développer. Invité : [28:29] Ce n'est pas tout le monde qui va avoir ça. Monde Numérique : [28:31] Voilà, tous les sites web de la Terre n'ont pas des API à fournir à tous les chatbots d'IA. Soit c'est le chatbot qui se fait passer pour un humain et qui se comporte exactement comme un humain et qui va cliquer là où il faut, etc. Invité : [28:42] Et puis qui est même capable maintenant de passer à travers les CAPTCHA, ce que je trouve assez intéressant. Monde Numérique : [28:47] Oui, c'est rigolo. Et rappelle-toi, c'était la philosophie de ce truc qui avait été dévoilé au CES de Las Vegas, mais qui a fait long feu. Le petit device, je ne me souviens plus comment il s'appelait. Le rabbit, exactement. et moi, c'est ce qui m'avait fait tilter dans le discours de présentation, c'était la philosophie du truc qui était derrière, au-delà de l'appareil, bon, qui n'a pas marché, tout ça, machin, mais c'était l'idée d'une IA conversationnelle et agentique, qui serait capable de faire ce que fait un humain et donc d'aller sur n'importe quel site web. Invité : [29:16] Imagine-toi la technologie du rabbit qui aurait été offerte en extension et qui t'aurait pu accrocher sur ton Chrome ou Edge ou Opera. C'est ça qu'il fallait faire. C'est ça qu'il fallait faire. Oui. Mais bon, eux, ils ont dit, on fait un bidule, on se libère de l'ordinateur et ça n'a pas fonctionné. Dommage. Monde Numérique : [29:35] Bruno, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet? Invité : [29:38] Écoute, c'est très gentil de me poser la question. Je te mentionnerai que je parle de télésanthé avec un représentant de chez TELUS. Alors, évidemment, avec l'intelligence artificielle, avec des réseaux connectés, avec rajoute le satellite, les câbles sous-marins. Maintenant, il n'y a plus de limites. Il n'y a plus de distance. Alors, on parle de ça, la télésanté. Et puis, il y a aussi un nouveau studio de jeux vidéo qui ouvre à Montréal. Ah oui? Encore? Oui, bien non, mais dans le fond, c'est un studio qui est renommé. Alors, on va aller reprendre des nouvelles de ces gens-là parce que ça travaille toujours fort. Et puis, on va parler de… c'est une réflexion. Quand il y a réécrit le monde, et ça, c'est mon ami Stéphane Récoule qui nous propose ce billet-là. et puis sinon, on va parler d'actualité. J'ai un ou deux sujets qui sont en train de se décider et là, je me dis, est-ce que je passe ça cette semaine? Est-ce que je passe la semaine prochaine? Il faudra venir écouter pour savoir finalement le sommaire final. Monde Numérique : [30:37] Tout cela est très alléchant, cher ami. Bon, allez, Bruno, je te propose qu'on, passe à la suite pour nos auditeurs et puis je te donne rendez-vous la semaine prochaine. Invité : [30:48] Bonne suite et puis à la semaine prochaine. Bye. Monde Numérique : [31:10] Un bloc-notes électronique boosté à l'intelligence artificielle. C'est une innovation française, ça s'appelle Paper Slate. Et dans un instant, je reçois le responsable de la société à l'origine de ce nouveau produit. Mais avant cela, on va revenir sur la fameuse polémique de cet été, l'affaire, si l'on peut dire, Luc Julia. Les interviews qui vont suivre sont proposées en version intégrale. Si vous écoutez Monde Numérique, l'hebdo premium sur Apple Podcast ou Spotify. Sinon, retrouvez-les en épisodes séparés, long format, la semaine prochaine sur toutes les plateformes. Bonjour Luc-Juliat. Invité : [31:43] Bonjour Jérôme. Monde Numérique : [31:44] Directeur scientifique de Renault, spécialiste de l'intelligence artificielle. On se retrouve comme chaque mois dans Monde Numérique pour parler d'IA. Mais cette fois, c'est plutôt de toi qu'on va parler. Car tu as fait l'objet d'une polémique, d'une véritable tempête sur les réseaux sociaux et aussi un peu dans les médias. Suite à ton audition en tant qu'expert au Sénat en juin 2025, des Youtubers sont montés au créneau pour remettre en question tes compétences et ton CV, pour dire que tu ne serais pas vraiment compétent en intelligence artificielle, que tu commettrais des erreurs dans tes conférences et tes interviews, et que tu ne serais pas co-créateur de l'assistant Siri, comme on le dit souvent. Alors, on va voir tout ça en détail. Et même si on se connaît, puisque tu interviens régulièrement sur le monde numérique, je vais te poser toutes les questions. Alors d'abord, Luc-Julien, es-tu vraiment co-créateur de Siri ? Invité : [32:36] Oui, donc je dis clairement oui. C'est pour ça que je fais super attention aussi, et je pense qu'il y a un problème de vocabulaire. Mon vocabulaire est toujours important, que ce soit sur l'intelligence artificielle. J'ai toujours fait très attention de parler d'intelligence artificielle, de ne pas parler trop d'intelligence dedans. Mais quand je parle de Siri, quand je parle de co-créateur de Siri, je ne dis jamais co-fondateur de Siri. Parce que j'ai justement une différence, et la différence, bon, elle a peut-être été incomprise, donc on va l'expliquer ici, elle est assez simple. Invité : [33:03] Siri est basée sur quelque chose qui s'appelle The Assistant, qu'on a créé en 1997-1998 avec Adam Scheuer, et on avait déposé les premiers brevets au début des années 2000, qui ont été, le temps de ce que les brevets soient publiés, le premier brevet a été publié en janvier 2003, d'accord ? Mais, bon, ils ont été travaillés depuis les années 97-98. Donc on a créé cet assistant, qu'on appelait The Assistant à l'époque, et The Assistant, on a toujours dit après que c'était ce que moi j'appelle le grand-père de Siri, parce que c'était un peu un vieux monsieur en fait, à ce moment-là, c'était ça. Donc, The Assistant, c'est vraiment la création, c'est le début de l'aventure Syrie. C'était fait au SRI, Stanford Research Institute, et c'est le SRI qui, dix ans plus tard, en 2007, a créé. Créé une boîte cette fois-ci, donc à fonder une boîte, avec Adam Chayer aussi d'ailleurs, qui était dans cette boîte-là, et d'autres fondateurs. Et là, eux, ils sont co-fondateurs de la boîte Siri. Et moi, moi, parce qu'à ce moment-là, je n'étais plus à SRI, je faisais mes propres startups qui faisaient autre chose. Et donc, je n'ai pas fondé la boîte Siri. Monde Numérique : [34:21] La société Siri, qui a été rachetée par Apple. Invité : [34:24] Qui a été rachetée par Apple en 2010. Et au moment du rachat d'Apple en 2010, Adam Tchaïer, me demande de venir diriger avec lui Siri chez Apple. Et donc ça, c'est en 2011. Monde Numérique : [34:37] Voilà, 2011, mais c'était après le lancement de Siri, c'est ça ? Parce qu'il y a un pataquès sur les dates. Invité : [34:43] Oui, il y a un pataquès sur les dates. Si on regarde mon CV, mon CV il est clair, il dit que j'ai commencé chez Apple en novembre 2011. Le départ de Siri, c'était octobre 2011. Mais là, il faut comprendre, les gars, ce qui se passe vraiment dans ces milieux-là, quand tu es dans des postes qui sont des postes, on va dire, de responsabilité, tu ne passes pas du jour au lendemain d'un truc à l'autre. Monde Numérique : [35:06] Ça ne se fait pas en 48 heures. Invité : [35:08] Ça ne se fait pas en 48 heures. Et donc là, ça s'est fait en plusieurs mois. La négociation pour que je sorte d'HP et le temps que je rentre chez Apple, ça prend du temps. Mais ça n'empêche pas que pendant toute cette période-là, et même avant, la fondation de Siri, entre les années 2000 et les années 2007 et 2007 jusqu'en 2010, avec Adam, on a toujours été voisins. On est des voisins. J'ai acheté une maison à Auckland. Deux mois plus tard, il achète une maison à Auckland. On est amis. C'est comme ça. Ça fait 35 ans qu'on est amis. D'accord ? Et donc, on se parle. On se parle tous les jours. On se parle. À l'époque, on se parlait tout le temps. Donc, évidemment, je ne fais pas partie de la boîte. Je ne fais pas partie de l'acquisition. Mais je sais ce qui se passe. On est là, tous les jours, je sais ce qui se passe, d'accord ? Et donc, deux ou trois des fondateurs, des vrais fondateurs, il y en a quatre, des fondateurs de la boîte, trois se sont retrouvés dans Siri, dans le Siri d'Apple. Monde Numérique : [36:13] D'accord ? Invité : [36:13] Donc, ils étaient sous moi, parce que j'étais le directeur. Monde Numérique : [36:17] Alors, cet été, ils se sont exprimés sur LinkedIn, notamment, les trois fondateurs de la société Siri, pour dire que tu n'étais pas en lien direct, Mais après, en fait, Adam Shire, lui, a pris la parole pour finalement corroborer totalement ta version. Luc, on a parlé de Thierry, à propos de l'intelligence artificielle, justement. Est-ce que... Tu fais ça depuis 1992, mais c'est vieux, 1992. Est-ce que tu es à jour sur les LLM ? Invité : [36:47] Oui. Alors, je suis super à jour sur les LLM. Et tous les jours, tous les jours, je fais mes revues de presse, tu peux les appeler comme tu veux, de machins et tout ça. Ici, dans la Silicon Valley, où je suis, où je suis beaucoup. On critique aussi pour ça, j'ai entendu. Mais bref. Et oui, je suis les trucs. Et ce qu'on a fait, alors je n'aime pas trop parler de Renault, je ne parle jamais de Renault en général mais ce qu'on a fait pour Renault par exemple dans la Renault 5 qui est sortie au mois de décembre 2024, on est les premiers les premiers en Europe au moins et certainement dans le monde aussi peut-être qu'il y a des Chinois qui l'ont fait à avoir mis un LLM dans la voiture, et qui est un petit avatar qui est basé sur un LLM et qui permet de faire les trucs qui est-ce qui a l'idée de ça ? Enfin bref, il faut juste j'aimerais tellement qu'on parle à mes équipes Bon, toi, tu peux, tu leur as parlé, tu en as parlé. Monde Numérique : [37:40] Oui, oui, je confie. J'ai été interrogé, d'ailleurs, cet été pour avoir un peu des retours. Invité : [37:47] Et si tu veux... Monde Numérique : [37:48] Je suis rassuré. Invité : [37:49] Et je ne les ai pas. Si tu veux, les gens, je ne les torture pas. Je ne les oblige pas à dire ce qu'ils se disent. Mais je suis sûr que sur les dizaines de personnes qui travaillent avec moi, il n'y en a pas une qui dira le contraire. Et Adam Chayer, qui est mon pote, depuis très longtemps, Une des caractéristiques qu'il me donne, lui, qui me connaît donc par cœur, c'est cette mentalité de bulldog sur la technologie. Je lâche absolument rien là-dessus. Je ne comprends pas tout, je ne suis pas un génie du truc, je ne vais pas dire ça, mais j'essaye et je fais des trucs. Et aujourd'hui, à mon âge respectable, et comme tu dis, depuis 92, donc je fais de l'IA, Aujourd'hui, je programme, je fais toujours des trucs, d'accord ? Parce que je suis un passionné du machin, je suis un hacker dans l'âme, et c'est comme ça, et j'y peux rien, d'accord ? J'adore ça. Et donc, me critiquer sur mes compétences informatiques, mathématiques, IA, Bon, qu'est-ce que tu veux ? C'est là où je prends la phrase de Chirac, quoi. Monde Numérique : [38:57] Est-ce que... Alors, tu es un bulldog et tu es aussi une grande gueule, en fait, avec un franc-parler. Là encore, moi, je te connais aussi en privé, donc je peux dire que tu es en privé comme à la caméra. Tu n'hésites pas à dire « lui, c'est un con » ou bien des choses comme ça. C'est toujours, je trouve, un peu teinté d'humour, mais c'est peut-être un humour qui ne passe pas partout et pas auprès de tout le monde. Et moi, je vois dans les commentaires, les réactions, notamment à la fameuse vidéo. Il y a beaucoup de gens qui te trouvent arrogant. Comment tu analyses ça ? Invité : [39:34] Je comprends. Monde Numérique : [39:35] Je comprends. Invité : [39:36] Parce qu'effectivement, je suis tranché, comme je suis hyper tranché. Monde Numérique : [39:41] Toi, tu fais partie des gens qui relativisent l'impact de l'intelligence artificielle. Tu as toujours dit que c'était un outil, comme un marteau, etc. Et d'autres, au contraire, veulent alerter, notamment alerter les pouvoirs publics sur les risques de l'IA. Il y a deux camps. Il y a ceux qui paniquent et il y a ceux qui disent qu'il n'y a pas de raison de paniquer. Toi, tu es dans le camp de ceux qui disent qu'il n'y a pas de raison de paniquer. Mais le camp adverse, est-ce que ce n'est pas un peu celui-là qui t'est tombé dessus aussi ? Invité : [40:07] C'est possible. Je pense qu'il y a un des gars qui n'est pas YouTuber, mais qu'il y a un autre gars qui est très virulent. Monde Numérique : [40:14] Il y a une association qui s'appelle PoseIA. Invité : [40:18] Je ne sais pas trop. encore une fois je n'ai pas assez regardé pour me positionner là-dessus mais évidemment qu'il y a des camps différents évidemment qu'il y a des gens qui pensent différemment, quand tu dis moi je suis dans le camp plutôt qui modère les trucs, qui explique que c'est un outil et tout ça et que j'explique que des dangers il y en a, je n'ai jamais dit le contraire je n'ai jamais dit que ce n'était pas dangereux j'ai dit simplement que ce n'est pas l'IA elle-même qui est dangereuse, c'est nous qui sommes dangereux c'est nous qui décidons comment l'utiliser l'IA toute seule elle ne fait rien Elle ne fait rien sans nous. Donc, ce que j'essaie d'expliquer simplement, c'est qu'il faut relativiser quand on va dire que ce n'est pas Terminator. L'IA ne va pas se mettre à faire des trucs tout seul. Et ce qui m'embête dans les réflexions de Hinton, par exemple, et c'est là où je dis et je répète et je vais répéter aujourd'hui qu'il a pété une durite, c'est-à-dire que le jour où Hinton dit « il y a une conscience », Ben ouais, là j'ai un problème. Là j'ai un gros problème. Monde Numérique : [41:13] Et ça c'est une ligne, clairement. Invité : [41:16] C'est une ligne de débile mental. Je veux dire, l'IA a une conscience, ça ne veut strictement rien dire. Je veux dire, définissons la conscience. T'as trois heures, d'accord ? Ça va être un peu compliqué. Mais bon bref, je veux dire, il faut faire super attention à ce qu'on donne comme capacité à ces outils. Monde Numérique : [41:37] On Invité : [41:38] Donne la capacité aux utiles la capacité qu'on veut bien leur donner. Monde Numérique : [41:40] Est-ce que tu es toujours persuadé que la voiture autonome n'existera pas ? Invité : [41:44] Je suis absolument certain et j'ai la preuve maintenant en fait Et la Tesla qui. Monde Numérique : [41:48] Traverse la place de la Concorde. Invité : [41:50] Pas de la Concorde. Monde Numérique : [41:51] De l'étoile De l'étoile. Invité : [41:52] Oui Mais très bien, bravo Ils ont bien bossé, maintenant tu l'amènes cette Tesla-là, tu l'amènes à Bangalore tu vas voir comment ça va se passer tu l'amènes à Milan, tu vas voir comment ça va se passer Donc, non, j'ai zéro problème Je vois bien ici à San Francisco, on a, et maintenant à Palo Alto, on a aussi les Wemo qui roulent toutes seules, mais c'est assumé de la part de Wemo que c'est du niveau 4, ce n'est pas du niveau 5. Et tout le monde sait que niveau 4, ça va être super, ça va faire des trucs très très bien, des trucs limités, dans des conditions limitées, dans plein de raisons, et il y a des raisons pour lesquelles on limite, parce que le problème de l'univers, le problème, le grand problème, c'est le problème de l'infinité. Et le problème de l'infinité, c'est qu'il y a toujours un cas quelque part qui se présentera et qui ne sera pas solvable par ces machines. Et donc, alors que nous, humains, peut-être qu'on ne les résoudra pas bien, mais on les résoudra. On trouvera une solution parce qu'on n'a pas le choix. Monde Numérique : [42:54] Merci beaucoup, Luc Julia. Je te souhaite plein de bonnes choses. Invité : [42:57] Merci, Jérôme. Merci beaucoup pour cette opportunité de s'expliquer un peu. Merci. Monde Numérique : [43:09] Et ne ratez pas la semaine prochaine la version intégrale de cette interview de Luc Julia sur le podcast Monde Numérique. Bonjour Ruben Dahan. Invité : [43:19] Bonjour Jérôme. Monde Numérique : [43:20] Vous êtes cofondateur de la société Paperslate, qui est donc une entreprise française qui a relevé le défi de fabriquer une tablette. Alors, ce n'est pas une tablette, c'est un bloc-notes numérique. Est-ce que vous pouvez nous présenter un peu ce nouveau produit, ce premier produit que vous avez lancé il y a seulement quelques mois maintenant ? Invité : [43:39] Alors, tout à fait. Donc, l'objectif de cet outil, c'est d'augmenter la productivité des professionnels. C'est vraiment notre objectif numéro un et l'usage et les fonctionnalités de ce produit s'appuient sur trois points. La prise de notes, la notation de documents et le partage de ces données dans un environnement de travail très simple qui s'appuie sur le Google Play Store. Vous pouvez utiliser toutes vos applications et retrouver votre environnement de travail. On a rajouté une petite fonctionnalité qui est un peu la fonctionnalité de Paper State en ce moment. c'est la retranscription par intelligence artificielle. On a eu de très bons retours justement de nos utilisateurs sur cette fonctionnalité. Monde Numérique : [44:15] Qu'est-ce que ça permet ça exactement ? Invité : [44:18] Alors en fait, ça permet d'abord de retranscrire du texte, donc ça relève en fait aussi, si vous voulez, ça remplace déjà les OCR qui existaient déjà à l'époque, donc de retranscription par logiciel de texte basique. Mais en plus de retranscrire du texte, ça permet de retranscrire des formules, donc des formules mathématiques assez complexes, de retranscrire des schémas. Monde Numérique : [44:38] Ah oui, donc je vais écrire des formules de maths à la main et l'appareil va les comprendre. Invité : [44:44] C'est ça, donc j'ai envie de dire que c'est un peu l'outil de rêve aujourd'hui, que ce soit pour les professeurs, les étudiants ou même les chercheurs. Et on aurait tous un peu rêvé à avoir cet outil si on avait su qu'il existait. Monde Numérique : [44:58] Quand on était étudiant, c'est ça que vous voulez dire ? Invité : [45:00] C'est ça, c'est ça. Monde Numérique : [45:02] Alors, qu'est-ce qu'on peut faire avec ? Donc, je peux prendre des notes à main levée, c'est ça ? Du texte, vous l'avez dit, des formules de maths, des schémas, des organigrammes, des trucs comme ça. Ensuite, l'IA va les transformer ou pas en quelque chose d'un peu plus propre, que je pourrais partager, montrer à d'autres, des collaborateurs, etc. Mais du coup, ça s'adresse à qui ? Quelle est la cible que vous visez ? Invité : [45:26] Alors aujourd'hui, on s'adresse un peu aux prosumers, donc ça va être tout ce qui va être freelance, les auto-entrepreneurs, les gens qui travaillent à leur compte, que ce soit… Alors prosumers. Monde Numérique : [45:34] C'est quoi ? C'est entre professionnels et grand public ? Invité : [45:37] C'est ça, c'est toute la difficulté aussi de ce segment, c'est-à-dire qu'on s'adresse à tous les professionnels, d'abord en priorité, tous ceux qui vont être plus ou moins des auto-entrepreneurs. Donc, que ce soit aussi des avocats, des notaires, des gens qui travaillent dans le marketing, on s'adresse à toutes ces personnes-là pour qu'elles puissent utiliser ce produit à leur usage personnel et aussi professionnel. Monde Numérique : [45:58] Les gens qui aiment bien encore prendre des notes à la main parce qu'il y a aussi des gens qui ont complètement abandonné le stylo et qui se contentent maintenant du smartphone ou de l'ordinateur. Invité : [46:08] Il y a des gens qui ont abandonné le stylo, mais pour être honnête, j'ai beaucoup échangé justement avec des professionnels à ce sujet-là. Et il y a beaucoup de professionnels, dont les notaires. Donc j'avais échangé avec pas mal de notaires à sujet ils disent en fait on peut pas se permettre aussi de venir à certains rendez-vous avec des ordinateurs c'est à dire qu'on peut pas aussi des fois mettre cet écran là entre, le professionnel et le client et c'est aussi quelque chose qui est important de soulever, c'est pas seulement l'amour du papier c'est aussi quelque chose de plus classe, de plus élégant et de plus aussi efficient parce qu'aujourd'hui un outil comme celui là, permet d'augmenter réellement la productivité par rapport à, à quelque chose qui va être tapé à la main sur l'ordinateur pour faire des schémas. Monde Numérique : [46:49] Ou des formules mathématiques effectivement sur l'ordinateur c'est pas possible c'est une tannée un peu. Invité : [46:56] C'est difficile, effectivement. Par contre, il y a aussi un autre élément au niveau de la productivité. Quand on prend des notes, ça a été prouvé, il y a des études à ce sujet, en fait, on est beaucoup plus productif. Ça nous permet aussi de mieux partager nos idées sur le papier, de mieux les étaler. Et en fait, si vous voulez, les gens, ils ont abandonné ce travail-là. Ils l'ont abandonné, ils se disent maintenant c'est pas grave, ça passe au numérique je perds ce petit écart de productivité pour pouvoir m'adapter si vous voulez aux us et coutumes, d'aujourd'hui mais nous ce qui se passe c'est qu'on dit écoutez vous avez pas besoin de faire ça aujourd'hui, nous on s'occupe de faire passer ce format manuscrit au format numérique, vous vous pouvez continuer justement d'utiliser votre produit de prendre des notes, vous pouvez continuer de garder ce côté authentique et de maximiser votre productivité, le reste c'est notre travail, donc aujourd'hui c'est pas seulement l'amour du papier effectivement il y a une sensation papier qu'on retrouve nulle part ailleurs ça c'est une évidence mais ce produit c'est pas que l'amour du papier c'est plus c'est un outil de productivité qui est pour moi aujourd'hui essentiel aussi pour certaines entreprises avec lesquelles on travaille qui est essentiel aujourd'hui c'est un outil hybride on le reconnait il y a une phase d'apprentissage il y a une phase de découverte de ce type de produit mais c'est une évidence c'est pas très. Monde Numérique : [48:07] Compliqué parce que l'interface est hyper simple il y a très peu de boutons, tout se fait au stylo enfin au stylet il y a une gomme sur le stylet ça j'ai bien aimé. Invité : [48:17] Alors il y a une petite gomme sur le stylet il y a aussi enfin une fausse. Monde Numérique : [48:19] Gomme une gomme virtuelle c'est à dire qu'on retourne le stylet et ça permet d'effacer. Invité : [48:22] Alors on a même mis un petit système d'appui pour qu'il faut appuyer comme sur une gomme et que ça donne cet effet là de gommer donc on a voulu aussi essayer de le retrouver, on a mis un petit bouton configurable donc ce stylet il est passif donc c'est une technologie qui permet justement de ne pas recharger le stylet mais ce qui veut dire que le bouton configurable il va être configurable depuis la tablette. Donc aujourd'hui, en appuyant sur le bouton, on peut créer des zones d'effacement surlignées et on le choisit depuis la tablette. Donc si vous voulez, la difficulté de ce produit qui s'adresse à beaucoup de professionnels, c'est d'essayer aussi de correspondre à toutes les demandes des professionnels. Donc nous, ce qu'on a fait, c'est un produit simple qui s'adresse à tout le monde avec des configurations possibles pour chacun. Monde Numérique : [49:01] Ruben, alors il n'y en a pas beaucoup des produits comme ça sur le marché. Vous avez quelques concurrents. Il y a, on peut les citer, il y a Remarkable, il y a la Kindle Scrib, etc. Mais au fond, est-ce que ce n'est pas parce qu'il y a aussi la concurrence des tablettes, des iPads, des choses comme ça ? Invité : [49:17] Moi, de toute façon, on n'est pas un iPad, on ne cherche pas à réinventer l'iPad, on ne peut pas le remplacer. Aujourd'hui, la grande différence qu'on a avec l'iPad, c'est très simple, c'est des écrans LCD. Aujourd'hui, notre produit est destiné aux professionnels. Donc si vous voulez, à partir du moment où on travaille sur un écran d'iPad pendant plus de 8 heures, à la fin de la journée, on est fatigué. Nous, l'objectif, quand on s'adresse en particulier à des professionnels, c'est aussi de pouvoir participer à leur bien-être. Réduire la fatigue oculaire, c'est quelque chose d'essentiel. On n'est aussi pas sur la même gamme de prix. Donc, on se différencie par le prix, mais aussi par l'usage du produit. On est sur un prix qui est vraiment ennuyé. Monde Numérique : [49:53] Voilà, il y a deux versions. Il y en a une à 350 euros environ et l'autre à 430 euros environ. Invité : [49:58] C'est ça. Donc, on est sur un prix d'appel qui est assez agressif sur le premier. On est le produit, sur le modèle standard, on va être le produit le moins cher du marché. Donc, on a 350 euros avec le stylet inclus. Après, il y a la possibilité de pouvoir acheter justement une couverture aimantée en plus pour essayer de garder ce côté élégant d'un livre et d'un bloc-notes fermé, j'ai envie de dire. On a un socle aimanté qui permet justement de garder un certain maintien du produit. Donc, on l'a justement en version brun, mais aussi en version grise. Donc, on a un peu pour tous les goûts. Mais aujourd'hui, on reste effectivement sur un prix d'appel à 350 euros. Monde Numérique : [50:35] Alors, c'est vrai que ce type de produit a ses adeptes, en fait. On a l'impression qu'il y a vraiment des fans qui ne le lâchent pas. Moi, j'en croise assez régulièrement. Et malgré tout, et malgré ces qualités de la technologie e-ink, il y a quand même quelques faiblesses, mais qui ne sont pas propres à votre produit, mais qui sont inhérentes à la techno. C'est assez lent, le temps de réaction est assez lent. Est-ce que ça, ce n'est pas un frein quand même par rapport à une tablette classique ? Invité : [51:04] En fait, ça peut paraître être comme un frère, mais ça dépend de l'usage que vous en faites. Aujourd'hui, les gens, quand ils reçoivent un produit, tout le monde veut penser que le nouveau produit qu'on va recevoir va remplacer tous les autres et c'est le seul qu'on va utiliser. C'est faux, ça n'a jamais été le cas. Aujourd'hui, pendant qu'on parle, vous avez un casque, un ordinateur, un téléphone, un micro. Le micro, enfin, ce que je veux dire, c'est qu'on a un milliard d'outils et aujourd'hui, nous, l'objectif, ce n'est pas de remplacer tous les outils, c'est d'avoir un usage bien spécifique qui permet de maximiser la productivité de nos utilisateurs. Donc si vous voulez aujourd'hui ce produit il est pas fait pour remplacer la fluidité d'un ordinateur d'une télé qui permet de regarder des vidéos il est fait pour un usage professionnel et sur de la prise de notes de l'annotation de documents il n'y a pas plus fluide comme technologie et sur les actions qui doivent être faites c'est pour ça qu'on a rajouté des raccourcis c'est pour ça qu'on a rajouté des synchronisations ce qui fait qu'aujourd'hui quelqu'un qui utilise notre produit peut simplement synchroniser ses documents les annoter et au niveau de la fluidité il n'y aura aucun problème Par contre, effectivement, si vous regardez des vidéos YouTube, ce n'est pas notre produit qu'il doit utiliser. Mais c'est aussi peut-être un avantage, parce que c'est aussi un élément qui permet justement de ne pas avoir de distraction sur cet appareil. Et je pense que c'est important de le souligner. Aujourd'hui, on a des distractions un peu partout. Les gens commencent même des fois à acheter des téléphones qui datent d'il y a plus de 20 ans parce qu'ils ont peur d'utiliser leur téléphone, leur nouvel iPhone avec toutes ses fonctionnalités. Et nous, l'objectif, c'est aussi d'offrir un produit sans distraction qui permet de retrouver cette productivité et de pouvoir travailler simplement et efficacement. Monde Numérique : [52:27] Bien voilà, on sait tout sur ce Paperslate qui est aussi, je viens de le découvrir en vous écoutant, une calculatrice intégrée. Ça peut toujours servir. Merci beaucoup Ruben Dahan, cofondateur de la société Paperslate. Monde Numérique : [52:49] Ainsi se termine ce nouvel épisode de l'hebdo de Monde Numérique. L'hebdo, c'est chaque samedi, votre magazine d'actu-tech, le meilleur de la tech avec des news, du talk, du débrief, des interviews également. C'est ça qui fait la différence et que vous ne retrouverez pas dans les autres podcasts tech. Alors si ça vous a plu, n'hésitez pas à mettre un commentaire et puis une petite note avec des petites étoiles lorsque c'est possible sur votre plateforme d'écoute, Apple Podcasts, Spotify, Podcast Addict, etc. Ou Youtube bien entendu Youtube Music car il y a de plus en plus d'auditeurs de ce podcast sur Youtube Music, c'est l'appli qui permet d'écouter uniquement des contenus audio, mais vous retrouverez également ce podcast sur le Youtube classique il n'y a pas d'image mais c'est comme ça, on se retrouve la semaine prochaine avant cela ne ratez pas le grand débrief de Monde Numérique avec François Sorel et Bruno Guglielminetti, on revient encore très longuement sur cette affaire Luc Julia, et puis après on n'en parlera plus. Mais d'ailleurs, on s'explique et on explique pourquoi on n'en parlera plus. Mais on décortique tout et on vous donne notre point de vue. Là, vous avez pu entendre dans cette émission l'avis de Luc Julia. Eh bien, ne ratez pas notre vision à nous, journalistes qui ont été mis en accusation en fait aussi un peu indirectement dans cette histoire-là. Donc, c'est le grand débrief du 31 août 2025 sur le fil du podcast Monde Numérique. Ici même, quoi. Monde Numérique : [54:14] Je vous souhaite une très bonne semaine, pleine de Tech, portez-vous bien, salut !
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