🎤 IA et hôpital public : comment la data transforme la prise en charge des patients (Monique Sorrentino, CHU Grenoble-Alpes)
Monde Numérique04 juin 202614:34

🎤 IA et hôpital public : comment la data transforme la prise en charge des patients (Monique Sorrentino, CHU Grenoble-Alpes)

À l’occasion de Sant’Expo 2026, Monique Sorrentino, directrice générale du CHU Grenoble-Alpes, détaille l’irruption concrète de l’intelligence artificielle dans le monde hospitalier. Entre prédiction des flux de patients, automatisation et exploitation massive des données de santé, elle décrit une transformation déjà en cours.

🎤 INVITÉE : Monique Sorrentino - Directrice générale du CHU Grenoble-Alpes

En partenariat avec Fédération Hospitalière de France

Punchlines

  • L’IA permet de mieux anticiper les flux de patients
  • La data devient le carburant du système de santé
  • Les outils de synthèse des dossiers patients arrivent
  • Le système hospitalier est déjà en transformation profonde

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L’IA est-elle déjà une réalité dans les hôpitaux publics ?

Oui, c’est une nouveauté qui est en train d’arriver et c’est une bonne chose. Dans le système de santé, nous utilisons déjà des outils, notamment administratifs comme l’IA générative. Dans le domaine médical, il y a aussi des applications, même si beaucoup sont encore en phase de recherche ou d’innovation. En imagerie, par exemple, certaines machines intègrent déjà de l’IA sans que cela soit toujours visible. On avance donc progressivement, mais c’est bien une réalité en construction.

Quelles sont les premières applications concrètes au CHU Grenoble-Alpes ?

Nous avons déjà des outils d’IA générative pour faciliter la production de comptes rendus et des robots RPA qui automatisent des tâches répétitives. Il existe aussi des systèmes capables de synthétiser les dossiers patients informatisés. L’objectif est de simplifier l’accès à l’information médicale, car les dossiers sont très riches et parfois difficiles à exploiter dans leur totalité. Des réflexions existent également au niveau national pour développer des outils de synthèse et même des chatbots médicaux.

L’IA peut-elle aussi améliorer l’organisation globale de l’hôpital ?

Oui, clairement. L’enjeu ne se limite pas au soin, il concerne aussi la fluidification de tout le système hospitalier. Nous travaillons avec des données de santé publique pour anticiper les flux de patients, notamment en fonction de la météo ou d’indicateurs épidémiologiques. L’objectif est de mieux prévoir les arrivées à l’hôpital et d’adapter les ressources. La data permet aussi de décloisonner les acteurs de santé et d’améliorer les parcours de soins.

La France est-elle bien positionnée dans cette transformation ?

On pourrait être plus avancés. D’autres pays comme les États-Unis ou la Chine vont plus vite, notamment grâce à des systèmes plus homogènes. En France, la diversité des logiciels et des dossiers patients rend l’interopérabilité plus complexe. Cela dit, des efforts de convergence sont en cours dans les hôpitaux publics, ce qui facilite ensuite l’intégration des innovations.


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Monique Sorrentino: [0:01] Sur tout ce qui est données santé publique, on sait aussi que l'utilisation Monique Sorrentino: [0:05] des données va nous permettre de prédire. En fait, on a beaucoup d'outils d'intelligence artificielle qui sont en train de se développer pour nous aider à prédire en fonction du climat, de la météo, vraiment toute zone par zone, de façon très détaillée. Savoir quand on va mélanger un certain nombre d'indicateurs, comment on risque d'avoir des flux supplémentaires qui arrivent à l'hôpital ou chez les médecins généralistes et comment on arrive à les prévenir ou, si jamais on n'arrive pas à les réguler, comment on s'y prépare pour les prendre en charge. Monde Numérique : [0:43] Monique Sorrentino, bonjour. Monique Sorrentino: [0:45] Bonjour. Monde Numérique : [0:46] Vous êtes directrice générale du CHU Grenoble-Alpes. Bienvenue dans ce rendez-vous de Monde Numérique en partenariat avec la Fédération Hospitalière de France à l'occasion du Salon Sant'Expo 2026. Grand salon consacré au monde de la santé qui se tient à Paris et également à l'occasion de la première table des DSI hospitaliers. L'intelligence artificielle a fait son irruption dans la santé et également dans les hôpitaux publics. Aujourd'hui, est-ce que pour vous, c'est aujourd'hui une réalité et c'est une dimension supplémentaire qui vous permet d'améliorer les soins aux patients ? Monique Sorrentino: [1:27] Alors, je dirais que oui, c'est une nouveauté qui est en train de nous arriver et c'est une bonne chose. Donc, dans le système de la santé, on est une entreprise humaine comme dans d'autres secteurs. Donc, tout ce qui est outils administratifs, IA génératifs, etc., on a déjà plein, plein de choses à faire dessus. Et après, on a les applications particulières pour vraiment la prise en charge médicale des patients. Donc oui, nous avons beaucoup d'équipes de recherche et d'innovation, nous avons beaucoup de start-up qui tapent à notre porte pour mettre en place des outils d'intelligence artificielle qui vont nous faciliter la vie. Alors après, est-ce que c'est déjà très développé, c'est en cours, c'est difficile d'arriver à le voir parce que c'est en gestation et donc il y a pas mal d'outils qui tournent encore en termes de recherche, d'innovation. Donc il n'y a pas forcément non plus énormément d'outils qui sont déjà sur la table prêts à être utilisés. En fait, certains le sont déjà. Par exemple, en imagerie, quand on achète des nouvelles machines, il y a déjà de l'intelligence artificielle et on ne le sait pas forcément, mais il y a déjà des choses qui sont en cours. Sinon, sur le reste, c'est encore quand même en gestation. Donc, à la fois, on vaille très vite et à la fois, il faut quand même assurer que tout ça soit bien sécurisé, que les algorithmes tournent bien, que les produits soient bien évalués. Mais franchement, vu tout ce qui est en train de se développer, on peut vraiment se dire que l'intelligence artificielle est déjà là aussi dans Monique Sorrentino: [2:53] le système de santé et que pour nous, c'est une bonne chose. Monde Numérique : [2:56] Alors, vous avez mis en œuvre un certain nombre déjà d'opérations, je ne sais pas comment on peut appeler ça, expérimentations, initiatives dans tout le périmètre qui est le vôtre. Est-ce que vous pouvez nous donner quelques exemples ? Monique Sorrentino: [3:09] Alors, on a des exemples, soit sur l'IA génératif, donc on a maintenant des outils administratifs pour la prise de compte rendu, etc. Après, on a des robots RPA qui commencent à se mettre en place, où on peut faciliter des tâches répétitives. Monde Numérique : [3:24] Qu'est-ce que c'est, RPA ? Monique Sorrentino: [3:25] Alors, je n'ai pas le nom exact, je ne sais plus exactement, mais c'est des robots qui, en gros, quand vous avez... Monde Numérique : [3:30] Mais c'est une marque ? Monique Sorrentino: [3:31] Non, non, non, c'est une technique. Je vous demanderai ça, un DS, ça n'y expliquera ça mieux que moi. Mais bon, c'est des choses qui vont faciliter tout le travail de recopie, etc. Et après, ça c'est des exemples, on a des comptes rendus qui peuvent se générer tout seuls. On a des outils d'intelligence artificielle qui peuvent faire des synthèses de dossiers patients. Donc vous savez qu'on a tous des dossiers patients informatisés depuis de très nombreuses années, puisqu'on est déjà très très numérisés. Et donc l'intérêt après, c'est quand on a beaucoup de documents, quand vous êtes médecin, c'est compliqué d'aller voir la totalité d'un document. Donc, il y a des outils de synthèse du dossier patient qui sont en train de sortir. Et d'ailleurs, au niveau national, dans mon espace santé, le dossier médical partagé, le dossier médical du patient, il y a des travaux en cours pour voir si on peut mettre en place un outil de synthèse. Du dossier patient, de votre dossier patient, puisqu'en fait, il y a beaucoup d'informations, mais quand il y en a trop, ça devient compliqué aussi d'aller lire tout ça. Monde Numérique : [4:27] C'est-à-dire qu'un médecin, aujourd'hui, peut interroger un chatbot ? Monique Sorrentino: [4:32] Pour l'instant, non, mais justement, il y a des réflexions en cours pour voir comment on pourrait implémenter des outils de synthèse plus un chatbot, justement, pour aller avoir une synthèse du dossier patient, parce que les dossiers patients, c'est 10 ans, 15 ans, 20 ans de vie de patients avec plusieurs épisodes de soins. Donc, une première synthèse et puis après avoir un outil interactif en disant, moi, je suis diabétologue, donc je veux voir s'il y a eu déjà des événements liés à ça ou une autre pathologie pour faciliter l'accès. Mais si je prends l'exemple, par exemple, des dossiers papiers, moi qui ai connu les dossiers papiers, quand un patient venait à l'hôpital, on allait chercher le dossier papier qui pouvait être énorme et il fallait quand même quelqu'un qui fasse la synthèse. Donc aujourd'hui, c'est la même chose, on a la même quantité d'informations, voire beaucoup plus dans les dossiers patients informatisés. Et donc avoir une synthèse et un outil de chatbot, c'est quelque chose qui est en train de sortir. Je pense qu'on les aura quand même dans des délais courts. Monde Numérique : [5:27] On a une image, on ne va pas se mentir, parfois du monde de la santé publique comme une institution qui a un peu de mal à suivre tout ça. Où vous en êtes aujourd'hui ? Monique Sorrentino: [5:41] Je ne partage pas du tout ça, puisqu'en fait, quand on regarde le service public hospitalier aujourd'hui et celui d'il y a cinq ans, en fait, on a déjà géré plein de choses différemment, que ce soit les prises en charge ambulatoires, la recherche, les outils numériques. Et donc, en fait, on est en perpétuelle intégration de nouvelles technologies. D'ailleurs, certaines qui se mettent en place sans aucune gestion des changements, tellement ça se fait naturellement. Après, il y en a d'autres, c'est un peu plus compliqué. Et après, bien sûr, sur l'intelligence artificielle, par exemple, on est tous en train d'affiner notre gouvernance sur l'intelligence artificielle, parce qu'en fait, c'est séduisant, mais il faut être sûr de ce qu'on fait. Ça a quand même un coût. Les modèles économiques ne sont pas encore... Monde Numérique : [6:20] Il y a des risques. Il y a des risques cyber. Monique Sorrentino: [6:23] Donc là aussi, au niveau de l'ensemble des CHU en lien avec la FHF, on travaille beaucoup main dans la main. Monde Numérique : [6:28] Donc les CHU sont les... Vous appelez ça CHU, c'est ce qu'on dit aussi, les CHU, les centres hospitaliers. Monique Sorrentino: [6:33] C'est ça ? Oui, oui, voilà, puisqu'on a un peu plus de recherche et d'innovation que dans les autres établissements. Mais on travaille complètement avec la FHF pour essayer de partager les expériences, pour avancer tous ensemble et de façon la plus convergente. En sachant que quand il y a une prise de risque sur un produit, un cas d'usage, etc., au plus on est nombreux. au moins le risque est important aussi. Donc là aussi, cette vision solidaire et collective est vraiment une force qu'a le service public d'essayer d'avancer ensemble et que les meilleurs tirent les autres et que les bonnes idées à droite puissent s'aimer ailleurs de façon fédérative et partagée. Monde Numérique : [7:08] On parlait donc des dossiers des patients, etc. Est-ce qu'il y a d'autres applications qu'on a aujourd'hui ou qu'on peut imaginer demain ? Monique Sorrentino: [7:17] Là, en fait, on voit bien que toutes les industries de la medtech ou l'industrie du médicament a besoin d'accéder aux données de santé des patients pour faire tourner des outils d'intelligence artificielle, pour mieux prédire, pour mieux anticiper. Et on a un gros gros sujet lié à ce qu'on appelle la responsabilité populationnelle ou la santé populationnelle, où en fait l'ensemble des acteurs de santé, que ce soit les hôpitaux publics, mais aussi les cliniques et les professionnels de santé de ville. Monique Sorrentino: [7:48] Nous essayons de travailler tous beaucoup mieux ensemble pour avoir des parcours coordonnés et arriver à faire de la prévention pour les patients. C'est-à-dire d'aller identifier dans notre population les populations à risque de développer des pathologies pour pousser le système de santé vers ces patients-là. Donc là, on peut le faire avec l'analyse des données. Et puis après, on les met dans des parcours de soins pour éviter qu'ils développent la maladie. Puis s'ils ont développé la maladie, éviter là aussi que la maladie ne s'aggrave. Donc, il y a une espèce de pyramide d'aggravation des pathologies. Et ce qu'on peut se dire, c'est qu'en France, on a quand même encore beaucoup de patients qui arrivent dans un système curatif peut-être un peu rapidement parce qu'il n'y a pas eu suffisamment de démarches de prévention. Un peu tard, voilà. Et déjà dans des cas assez graves, donc on sait que si on arrive à renverser le modèle et vraiment aller beaucoup plus tôt vers les patients pour les dépister, il y a déjà plein de choses qui se font sur le dépistage, mais on peut encore mieux faire. Et puis surtout pour organiser des prises en charge, pour éviter des ruptures de prise en charge et éviter que finalement le patient vienne aux urgences, à l'hôpital, parce qu'il n'a pas trouvé une autre façon de travailler. Et donc là aussi, les outils d'IA, les outils numériques vont vraiment beaucoup aider le système de santé à se dé-siloter, à faire en sorte que les acteurs travaillent mieux ensemble au bénéfice des patients et d'une meilleure efficience du système de santé. Monde Numérique : [9:09] Au cœur de tout ça, il y a la donnée, la data. C'est vraiment le carburant de l'innovation, la data ? Oui. Monique Sorrentino: [9:17] Là, on peut dire que oui. Je pense qu'aujourd'hui, y compris les systèmes d'information, vont se baser beaucoup plus sur la data. On a été très pénalisés pendant toutes ces années sur les questions d'interopérabilité entre différents logiciels, qui est vraiment une bête noire pour tous les directeurs des services numériques. Mais là, avec l'organisation de la data, on va pouvoir plus facilement libérer la circulation d'informations entre les acteurs qui en ont besoin. Et puis après, la data, c'est très puissant pour faire tourner des algorithmes d'IA qui vont apprendre. Il y a un phénomène d'apprentissage qui vont permettre de faire progresser la prise en charge des patients. Monde Numérique : [9:53] En ce moment, l'actualité, c'est le fameux antivirus. Est-ce que, par exemple, aujourd'hui, les données dont vous disposez vous permettent de peut-être mieux appréhender un risque comme ça ? Monique Sorrentino: [10:07] Alors, je ne saurais pas répondre précisément sur cette pathologie-là, sur ce virus-là. Mais déjà, quand on a eu le Covid, on a déjà fait quand même d'énormes progrès pour partager des outils de pilotage, des indicateurs, pour essayer de savoir quand est-ce que les vagues arrivaient et où en France pour se préparer au mieux ? Donc oui, forcément, sur tout ce qui est données santé publique, on sait aussi que l'utilisation des données va nous permettre de prédire. En fait, on a beaucoup d'outils d'intelligence artificielle qui sont en train de se développer pour nous aider à prédire en fonction du climat, de la météo, vraiment zone par zone, de façon très détaillée. Savoir quand on va mélanger un certain nombre d'indicateurs, comment on risque d'avoir des flux supplémentaires qui arrivent à l'hôpital ou chez les médecins généralistes et comment on arrive à les prévenir ? Si jamais on n'arrive pas à les réguler, comment on s'y prépare pour les prendre Monique Sorrentino: [11:00] en charge ? Donc oui, je pense qu'on va avoir des tas de choses et ça va venir très vite à mon avis. Monde Numérique : [11:07] En fait, si on comprend bien, la data et l'innovation et l'IA dans votre secteur, c'est à la fois directement sur les pathologies, sur les patients, ce que vous disiez, le dossier médical pur. Et puis aussi pour fluidifier cette énorme machine qu'est le monde hospitalier, notamment en France. Monique Sorrentino: [11:28] En fait, en économie, il y a une vieille théorie qui est que l'efficience d'une économie se mesure par la vitesse de circulation de l'information. Et donc, je pense qu'aujourd'hui, c'est ça, plus la vitesse de circulation des données qui permettent effectivement de mieux anticiper, de mieux gérer tous les flux patients. Nous, à l'hôpital, c'est quand même une grosse entreprise, on gère énormément de flux. En fait, on a un seul dossier patient informatisé, mais on a quand même 400 logiciels dont on a besoin dans plein d'endroits différents de l'hôpital. Si on travaille sur la donnée, on va pouvoir un peu mieux se libérer de la contrainte d'avoir des logiciels qui sont très silotés. Et puis, on a tous les flux logistiques à organiser, logistique de marchandises, logistique patient, organisation des parcours. Je pense que quand on va se regarder, si dans cinq ans, on fait un retour en arrière et on se regarde, on se disait à l'époque, on faisait comme ci, comme ça. Alors que je pense qu'on ne travaillera plus du tout de la même façon. Et ce qui se passe en termes d'intelligence artificielle dans la société civile pour vous, pour moi en tant qu'individu ça va faire à peu près le même choc que quand on a eu internet que quand on a eu les téléphones portables, les réseaux, moi j'ai pas mis en place au niveau de mon CHU, une gestion des changements pour utiliser internet C'est venu naturellement Ah oui, c'est les techniques qui nous ont dépassé parce que déjà dans la société civile c'était rentrer dans les mœurs sans plus de préparation Donc on est à mi-chemin Ça vous aide un peu parce que c'est les mêmes outils. Monde Numérique : [12:55] Qu'on utilise à la maison, en fait. Monique Sorrentino: [12:57] C'est à peu près ça. C'est toujours un peu plus compliqué quand même dans les organisations. Monde Numérique : [13:01] Dernière question, Monique Sorrentino. Et en toute franchise, on est comment en France au niveau du développement de ces technologies par rapport à d'autres pays ? Est-ce que vous avez une idée ? Monique Sorrentino: [13:11] Alors, on pourrait être mieux, on pourrait être plus fort. C'est vrai que du côté de la Chine et des Etats-Unis, on a l'impression que ça va un peu plus vite. Alors, c'est d'autres volumes aussi, d'autres organisations. Aux Etats-Unis, ils n'ont que deux dossiers patients informatisés, Cerner et Epic. Donc, ça facilite quand même la tâche de la gestion des données, de la circulation de l'interopérabilité. En France, on a quand même un système de santé qui reste très siloté avec beaucoup de dossiers patients. Dans le secteur des établissements de santé, publics, privés, on doit bien avoir 8 à 9 logiciels. Et après, dans le monde libéral, je le sais encore moins, mais il y a bien facilement une dizaine de dossiers patients informatisés chez les médecins généralistes, etc. Donc, on a quand même ce sujet-là où on a peut-être beaucoup d'outils numériques. Et c'est plus simple quand on est plus convergent. Donc, par exemple, au niveau des hôpitaux publics, dans les groupements hospitaliers de territoire, on a fait converger nos dossiers patients informatisés. Et c'est vrai que chaque fois qu'on a des outils informatiques convergents en base, c'est beaucoup plus facile d'intégrer après des innovations. Monde Numérique : [14:20] Merci beaucoup Monique Sorrentino, directrice générale du CHU Grenoble-Alpes.
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