📆 L’HEBDO 29/11 – Les Chinois fabriquent-ils trop de robots ?
29 novembre 202551:57

📆 L’HEBDO 29/11 – Les Chinois fabriquent-ils trop de robots ?

La Chine inonde le monde de robots, ChatGPT devient conseiller shopping, Tesla teste la conduite autonome en France. L’IA bouleverse aussi le travail. Décryptage complet dans L’Hebdo.

La Chine inonde le monde de robots, ChatGPT devient conseiller shopping, Tesla teste la conduite autonome en France. L’IA bouleverse aussi le travail. Décryptage complet dans L’Hebdo.

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La Chine croule sous les robots

Le robot chinois Agibot A2 a parcouru 106 km sans s’arrêter, un exploit technologique… mais aussi un symptôme. Pékin s’inquiète désormais d’une surproduction de robots humanoïdes, issus de dizaines de startups. En parallèle, Memo, petit robot américain, apprend les gestes du quotidien grâce à des capteurs portés par des humains. L’ère des robots domestiques se précise.

ChatGPT et Perplexity deviennent conseillers shopping

Trois ans après son lancement discret, ChatGPT revendique 800 millions d’utilisateurs hebdos. Il devient désormais un assistant shopping intelligent, capable de recommander des produits en langage naturel. Perplexity fait de même. Claude, l’IA d’Anthropic, se spécialise quant à lui dans le code et les tâches bureautiques, avec un style grammatical jugé plus rigoureux que ChatGPT. Deux approches, deux visions de l’IA.

Tesla teste la conduite autonome en France

C’est officiel : Tesla propose en décembre des essais gratuits de son FSD (Full Self-Driving) dans 8 villes françaises. Il s’agit d’une conduite de niveau 2, sous surveillance humaine. Derrière cette campagne : une tentative d’influencer les autorités européennes avant une possible homologation du système, toujours incertaine.

L’IA détruit-elle vraiment des emplois ?

HP annonce 4 000 à 6 000 suppressions de postes d’ici 2028. L’entreprise cite l’IA comme principal levier de réorganisation. Mais s’agit-il d’un véritable bouleversement technologique ou d’un prétexte commode ? Une chose est sûre : l’IA augmente la productivité, réduit les besoins humains et accélère la mutation de nombreux métiers.

OVH, Qwant : accros à la souveraineté

OVHCloud est sommé par la justice canadienne de fournir des données stockées en France. Un précédent préoccupant. Dans le même temps, Qwant est débouté face à Microsoft dans une plainte pour abus de position dominante. La souveraineté numérique européenne peine à s’imposer.

La tech asiatique sous haute tension, vue de l’intérieur

Le prospectiviste Michel Lévy-Provençal, de retour d’un long voyage en Chine, Corée et Japon, raconte un écosystème en ébullition. Il décrit des robots impressionnants mais… téléopérés, encore très loin de l’autonomie. Derrière les démonstrations spectaculaires : une course à la communication technologique, où la Chine cherche désormais à rivaliser avec les États-Unis, y compris en IA. À écouter en intégralité dans l’épisode.

Unistellar invente les jumelles à réalité augmentée

Autre innovation made in France : les jumelles N-Vision de la société marseillaise Unistellar. Son CEO, Laurent Marfisi, présente un appareil capable d’afficher constellations, sommets ou monuments directement dans le champ de vision. Un outil à la croisée de l’astronomie et de la randonnée augmentée.


Monde Numérique : [0:13] La Chine fabrique-t-elle trop de robots ? Les humanoïdes se ramassent à la pelle Monde Numérique : [0:18] et ça devient un problème. Des robots qui réalisent néanmoins toujours plus de prouesses, comme par exemple le marché non-stop pendant trois jours. On va parler de tout ça cette semaine dans Monde Numérique L'Hebdo. Au sommaire également, Tchad GPT qui fête ses trois ans. Alors qu'est-ce qui a changé ? Réponse, tout. Dernière nouveauté, Tchad GPT mais aussi Perplexity se transforme en conseiller pour l'achat en ligne. On en parle avec Bruno Guglielminetti. Et puis l'intelligence artificielle qui commencerait à faire des ravages dans les entreprises, avec par exemple un dégraissage massif au sein du groupe informatique HP. Faire un tour en Tesla autonome, ça vous tente ? Eh bien, ce sera bientôt possible en France. Oui, en France. Mais attention, il va falloir s'inscrire et réserver sa place. Explication en détail dans cette émission. Monde Numérique : [1:14] Dans la deuxième partie de cette émission, les interviews, on ira en Chine, justement, le nouveau pays des robots, mais aussi en Corée et au Japon, avec le prospectiviste Michel Lévy-Provençal, qui nous livre son regard et son analyse sur ce qui se passe là-bas actuellement. Vous allez voir, c'est passionnant. Enfin, on ira regarder dans les étoiles, grâce au jumel à réalité augmentée de la société française Unistellar, un objet high-tech français insolite. Le dirigeant du Nistellar est mon invité. Monde Numérique : [1:47] Bienvenue dans Monde Numérique Lebdo du 29 novembre 2025. Invité : [1:57] Monde numérique, Jérôme Colombain. Monde Numérique : [2:02] Ravis de vous retrouver pour ce nouvel épisode de Monde numérique, l'hebdo. Comme chaque samedi, 50 minutes de news, de talk, d'interviews consacrées aux meilleurs de la tech. Plus d'une heure et sans pub si vous êtes abonné à la version longue sur Apple Podcasts ou Spotify. Et je salue d'ailleurs les nouveaux abonnés, puisqu'ils sont de plus en plus nombreux abonnés à cette version premium. Sinon, retrouvez bien sûr les interviews en version intégrale et puis le débrief transatlantique en version complète. la semaine prochaine sur votre fil de podcast. Avant de commencer, j'ai une petite nouveauté à vous annoncer, une surprise, je l'avais vaguement évoqué la semaine dernière. Si vous aimez comprendre comment fonctionnent les objets connectés, si vous rêvez d'une maison plus simple, pratique, intelligente, eh bien j'ai le plaisir de vous annoncer le lancement d'un tout nouveau podcast entièrement consacré à la maison connectée, ce qu'on appelle aussi la domotique. Alors c'est un podcast qui va démarrer très bientôt, que je vais vous concocter avec passion et amour. La domotique facile à comprendre vraiment, si vous débutez là-dedans vous allez tout savoir dans chaque épisode, on va décortiquer il y a par exemple l'éclairage intelligent les assistants vocaux, les différentes technologies de communication de la maison connectée Zigbee, Matter, Thread, etc. Qu'est-ce que ça veut dire, à quoi ça sert je vous dirai tout. Monde Numérique : [3:14] Même si vous n'y connaissez rien, les premiers épisodes d'ailleurs seront très très pédagogiques et puis au fil des mois, on ira un peu plus en détail notamment dans les nouveautés produits. C'est un domaine très intéressant dans lequel il se passe énormément de choses. Donc le podcast est déjà en ligne, ça s'appelle Maisons Connectées, vous pouvez le rechercher dès à présent, mais pour l'instant il n'y a que la bande-annonce à écouter, mais vous pouvez vous abonner. Et pour le premier épisode, rendez-vous le 10 décembre. Monde Numérique : [3:42] Alors, beaucoup d'actualités tech cette semaine. Tiens, on va commencer par les robots. Avec Agibot, Agibot A2. C'est un robot, un robot humanoïde chinois, encore un, et qui a battu un record cette semaine, puisqu'il a parcouru plus de 100 km à pied en trois jours, sans s'arrêter. Il est parti de Suzhou le 10 novembre dans l'est de la Chine. Il est arrivé à Shanghai, au centre, sur le Bunt, le long de la rivière, le 13 novembre. Donc, trois jours pleins. Monde Numérique : [4:12] 106,286 kilomètres exactement, c'est un record. Ni vous ni moi n'en ferait autant, c'est normal, on n'est pas des robots. A2 lui a été développé par la start-up Agibot, il mesure 1,69 m. Il est équipé de modules GPS, de capteurs LiDAR, de caméras infrarouges pour évaluer les distances, évidemment d'intelligence artificielle aussi pour trouver son équilibre et puis détecter les objets. La société précise qu'il a traversé des zones compliquées, même, type rue, voie rapide, etc. Monde Numérique : [4:42] Et surtout, pour réaliser cette prouesse, il a changé 15 fois de batterie. Et oui, car le problème, ce n'est pas tant qu'il se fasse mal aux pieds, mais surtout qu'il n'ait plus d'autonomie. Et bien là, il a pu fonctionner pendant plus de 53 heures ou 56 heures d'affilée. Alors, quelques interrogations quand même. Ce robot était-il vraiment autonome ou bien était-il piloté à distance ? S'il était autonome, est-ce qu'il a réellement géré sa progression comme le ferait un humain en s'adaptant à l'environnement ? Ou bien est-ce qu'il a suivi un tracé précis, exact, défini à l'avance ? On ne sait pas, mais en tout cas, ce qu'on sait, c'est que la Chine veut toujours en montrer plus en matière de robots. Ironie du sort, je vous le disais en titre et dans le sommaire, elle en produirait même trop, au point que l'Agence de planification économique chinoise a émis récemment une alerte. Attention, le pays produit trop de robots humanoïdes similaires. Il est vrai qu'il y avait eu un mot d'ordre pour se lancer à fond dans la robotique. Du coup, des dizaines de startups chinoises se sont mises à produire des robots. C'est pour ça qu'on envoie des nouveaux toutes les semaines ou presque. Monde Numérique : [5:46] Alors n'empêche, ça n'enlève rien à l'évolution technologique stupéfiante qui est en train d'avoir lieu actuellement en Chine. Et on en parle tout à l'heure avec mon invité Michel Lévy-Provençal. Monde Numérique : [5:59] Des robots encore avec Memo. Connaissez-vous Memo ? Sans doute pas parce qu'il est tout neuf. Il a été présenté cette semaine aux Etats-Unis. Memo est un petit robot, un semi-humanoïde d'un mètre 70 environ, tout en silicone avec un style un peu cartoon, parc d'attractions. Il a une particularité, il n'a pas de jambes, ce qui n'est pas un problème pour un robot puisqu'à la place, il a des roues. Il est très stable ainsi, il peut se déplacer rapidement. Bon, il aura un peu de mal à monter les escaliers, bien entendu. Alors son vrai tour de force, c'est la manière dont il apprend à faire des choses, car ce robot développé par une start-up californienne qui s'appelle Sunday va tirer son intelligence d'un entraînement réalisé chez des vrais gens grâce à des gants bardés de capteurs. C'est-à-dire que des centaines de familles ont accepté d'enregistrer des gestes du quotidien avec ses gants, comme débarrasser la table, remplir le lave-vaisselle, manipuler un verre sans le casser ou encore plier des vêtements. Tout cela, ça permet de générer des données. L'accumulation de ces millions de datas sont ensuite inoculées à mémo pour lui apprendre à faire des choses utiles à la maison. Est-ce qu'il sera véritablement à la hauteur ? On ne sait pas. Pour l'instant, il est encore en phase bêta. Il devrait coûter moins de 10 000 dollars. Monde Numérique : [7:19] Des robots à l'IA, il n'y a qu'un pas, bien entendu. Et cette semaine, en matière d'intelligence artificielle, on retiendra l'info de la semaine, le troisième anniversaire de ChatGPT. Rappelez-vous, c'était le 30 novembre 2022, le lancement officiel du chatbot d'OpenAI. Je vous en parle dans un épisode à part, un éditor en date du 28 novembre sur le fil de ce podcast. Ce lancement de ChatGPT qui, à l'époque, avait quand même été très discret. En fait, pas de grande fiesta. Il avait fallu même plusieurs jours et plusieurs semaines pour qu'un buzz planétaire finisse par se développer. Aujourd'hui, trois ans après, où en sommes-nous ? Eh bien, nous en sommes à 800 millions d'utilisateurs hebdomadaires, plus d'un million d'entreprises clientes. Monde Numérique : [8:02] Jamais une technologie n'a connu une adoption aussi massive, aussi rapidement. Et puis, nous en sommes aussi à une révolution des usages en entreprise et ailleurs. Le tsunami de l'intelligence artificielle générative. Générative, car l'IA existait déjà, mais l'IA générative, elle n'était pas du tout accessible au grand public. Et c'est ça qui a vraiment tout changé avec l'arrivée de ChatGPT. Aujourd'hui, les chatbots, nos amis les chatbots, ils sont nombreux, puisque en plus de ChatGPT, il y a aussi Gemini, Google, Perplexity, Mistral, et puis des centaines de modèles, les fameux LLM, plus ou moins perfectionnés. Des modèles qui aujourd'hui savent en plus générer des images incroyablement réalistes. Et depuis cette semaine, ils ont même inauguré une nouvelle branche d'activité. Ils deviennent des conseillers pour faire du shopping. En tout cas, ChatGPT et Perplexity sont des guides de commerce en ligne. On en parle dans un instant avec Bruno Guglielminetti. Monde Numérique : [9:00] Faire un tour en voiture autonome, est-ce que ça vous tente ? C'est possible à partir de ce mois de décembre en France. Aussi étonnant que ça puisse paraître, puisque les véhicules autonomes ne sont pas encore du tout répandus dans l'hexagone, mais c'est Tesla qui fait du forcing et qui annonce une grande opération de communication et de promotion de ces véhicules autonomes. Et pour en parler, c'est une nouvelle voie que j'accueille dans le monde numérique, Seraphim Bet. Invité : [9:26] Il s'agira d'un trajet où vous serez le passager aux côtés d'un employé de Tesla assis sur le siège conducteur. Cette expérience sera gratuite et vous pouvez dès maintenant vous inscrire depuis le site de Tesla. Les essais sont disponibles dès le 1er décembre pendant tout le mois, avec des démonstrations prévues dans 8 villes de France ainsi que dans d'autres pays européens. Monde Numérique : [9:45] Alors il faut préciser, Séraphin, que ce n'est pas un véhicule autonome de niveau 5, comme on dit. C'est en fait le système de pilotage automatique de Tesla, le fameux FSD. Invité : [9:55] Le FSD pour Full Self-Driving est un logiciel avancé d'aide à la conduite de Tesla permettant de réaliser automatiquement des manœuvres complexes. Changer de voie, naviguer en ville, gérer les ronds-points ou les feux, mais le conducteur doit rester attentif en permanence. Actuellement, le FSD est classé au niveau 2. Il n'est pas encore totalement autonome au sens strict niveau 4 ou niveau 5. Monde Numérique : [10:17] Alors derrière cette généreuse expérimentation, il faut dire que c'est une véritable offensive de Tesla qui se cache. Et d'ailleurs, tout récemment, ils avaient annoncé que les véhicules autonomes allaient arriver en Europe, mais ils se sont un peu fait retoquer. Invité : [10:31] Il y a quelques jours, l'entreprise avait annoncé officiellement que son système de conduite autonome serait homologué pour le mois de février 2026. Moins de 24 heures après, l'autorité nirlandaise de l'homologation des véhicules en Europe a rectifié le tir. « Non, il n'y a pas d'accord ferme, seulement une réunion prévue en février 2026 visant à tester ou démontrer le système. » Ces démonstrations apparaissent donc comme un moyen pour Tesla de convaincre les consommateurs et d'influer les autorités européennes dans un contexte réglementaire bien plus strict qu'aux Etats-Unis. Monde Numérique : [11:03] Merci pour ces explications, c'est Raph un bête. Monde Numérique : [11:07] Non, les téléphones portables ne provoquent pas le cancer. On le savait déjà, mais l'ANSES, l'agence de sécurité sanitaire, a publié cette semaine une nouvelle étude sur le sujet, ou plus exactement, une version revue et améliorée d'une synthèse qu'elle avait déjà publiée il y a quelques mois, synthèse de plus d'un millier d'études scientifiques à travers le monde qui permettent de conclure qu'on court moins de risques en utilisant son portable quand un habitant en ville prenne un carrefour à cause des gaz d'échappement, par exemple. Ça, ce n'est pas l'ANSES qui le dit, c'est moi. Ce que dit l'ANSES, c'est que l'évaluation des connaissances associées aux précédentes données scientifiques ne met pas en évidence de lien entre l'exposition aux ondes et l'apparition de cancers. Donc, une annonce qui vient simplement confirmer ce qu'on savait. Ce que l'on sait aussi, c'est ce que la science nous apprend, c'est que oui, à forte puissance et à faible distance, des rayonnements électromagnétiques peuvent avoir des effets sur les tissus humains. Par exemple, si vous vous tenez à un mètre d'une antenne 4G allumée sur un toit d'immeuble, ce n'est pas bon. Mais avec les appareils que l'on utilise au quotidien qui répondent à des normes sanitaires très strictes qui sont très en dessous des seuils critiques, eh bien, il n'y a pas de danger. Monde Numérique : [12:20] OVH Cloud, le leader français de l'hébergement cloud, est dans le collimateur de la justice canadienne. En effet, un tribunal de l'Ontario vient récemment d'ordonner à OVH Cloud de remettre à la police canadienne des données hébergées sur ses serveurs en France, au Royaume-Uni et en Australie. La Gendarmerie royale du Canada réclame des métadonnées et des informations concernant des abonnés liées à quatre adresses IP dans le cadre d'une enquête pour « crimes graves ». je cite. Alors, en soi, ce genre de réquisition n'a rien d'extraordinaire, sauf quand même que là, elle émane d'un pays étranger à la France, pour des serveurs français situés en France, et c'est une affaire qui, du coup, prend un relief un peu particulier, alors qu'on n'arrête pas de parler de souveraineté numérique et des risques plutôt de la justice extraterritoriale, américaine pour des acteurs américains, qui ont des data centers en Europe. Là, ce ne sont pas les États-Unis qui s'en prennent à un acteur américain installé en France, c'est carrément la justice canadienne, donc, qui s'en prend à un acteur français. Alors pourquoi ? Eh bien parce que ça tient au fait qu'OVH dispose d'une filiale au Canada, mais celle-ci n'a pas d'accès technique aux données en question, stockées dans les centres européens du groupe, et donc elle en appelle à la direction du groupe basé en France. Alors OVH se défend et ne veut pas, pour des questions de principe sans doute. Monde Numérique : [13:40] Remettre ces informations à la justice canadienne. Donc, ils ont déposé une requête, un recours et ils ont fait appel même à des institutions françaises qui sont en train d'essayer de voler à son secours. Une autre affaire de justice qui ne va pas non plus dans le sens des intérêts français, c'est le moteur de recherche Quant qui a été débouté par l'autorité de la concurrence dans les poursuites qu'il avait engagées à l'encontre de Microsoft. Ça fait un an que Quant se bat contre Microsoft en l'accusant d'abus de position dominante sur le marché des moteurs de recherche pour les entreprises, le B2B. On sait que Quant essaye en effet de s'installer de force dans un certain nombre d'entreprises françaises. Quant, moteur de recherche français. Mais dans ce verdict rendu cette semaine, l'autorité de la concurrence estime que Quant n'apporte pas d'éléments suffisamment probants pour démontrer que Monde Numérique : [14:32] Microsoft serait dominant sur ce marché. Décision que la direction de Quant a qualifiée de signal extrêmement négatif. Monde Numérique : [14:45] Avant de passer à la suite de cette émission, savez-vous que les premiers sites web s'affichaient dans une simple fenêtre toute grise ? Aujourd'hui, le web a progressé, les sites sont beaucoup plus riches, mais ils restent enfermés dans la fenêtre du navigateur. Bref, ça n'a pas vraiment évolué. Eh bien, faire sortir Internet du cadre, c'est ce qu'en propose Frogans, partenaire de Monde Numérique, avec des sites libres, fluides, qui s'affichent directement sur votre écran, sans navigateur, sans bordure, sans limite. Alexis Tamas, cofondateur de Frogans. Invité : [15:13] Si je prends par exemple l'environnement d'un ordinateur classique, traditionnel, le fait de publier un site Frogans sur un écran de cette nature-là va permettre d'avoir son contenu superposé aux autres fenêtres et donc de permettre aux internautes, aux visiteurs, de rester en contact permanent avec mon contenu. Monde Numérique : [15:29] Frogans fait actuellement l'objet d'une offre de titres qui vous permet d'acquérir, si vous le souhaitez, des parts de la société F2R2 à l'origine de cette initiative. Attention, cette offre se termine le 3 décembre. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site f2r2.fr ou bien cliquez sur le lien en description de cet épisode. A noter, investir comporte un risque en perte de capital. Invité : [15:53] Bonjour, Jérôme Colombain. Monde Numérique : [15:55] Salut, Bruno Gallagherminetti à Montréal. Invité : [15:57] Eh oui, de retour dans mes terres. Monde Numérique : [15:59] Eh oui, après ton séjour parisien. Alors, dis-moi, on parle de shopping cette semaine, c'est ça? Invité : [16:05] Même semaine, ChatGPT et Perplexity lancent à même leur outil. Dans le cas de Perplexity, c'est uniquement aux États-Unis, mais ça vaut quand même la peine de le mentionner parce qu'ultimement, ça arrivera aussi chez vous. Donc, ChatGPT et Perplexity qui proposent des outils, des aides à l'achat. On dirait de l'aide au magasinage pour arriver à trouver... Monde Numérique : [16:28] Le magasinage, comme c'est mignon. Invité : [16:29] C'est beau, hein? On ne fait pas de shopping au Québec. On n'a pas le temps, on fait du magasinage. Mais donc, c'est ça. Alors, ce sont des outils qui permettent de vous aider pour trouver le produit ou la chose que vous cherchez. Et évidemment, le fait de lancer ça juste pendant la super période de magasinage ici en Amérique du Nord, ce n'est pas innocent. Ce n'est pas innocent. Tu le disais, les gens cherchent, les gens ont besoin d'inspiration et puis ChatGPT, Parfixity se disent, nous arrivons à renfort. Monde Numérique : [17:00] Bien sûr, mais on le voyait un peu arriver, c'est sûr que de la même manière que Google était devenu le meilleur outil pour faire du shopping, faire des recherches, chercher des produits, etc. Très logiquement, maintenant, c'est l'intelligence artificielle et demain, certainement, c'est vers un chatbot d'IA qu'on se tournera pour rechercher des produits. Alors, tu parles de perplexity. Moi, je peux dire un mot de, effectivement, Shopping Research de Chad GPT, qui a été annoncé il y a quelques jours, et qui est donc cette fonctionnalité qui permet de trouver le meilleur produit, mais exactement comme le ferait un conseiller en magasin, peut-être même mieux. Donc, en fait, on lui parle en langage naturel. On lui dit, tiens, je voudrais un casque audio pour faire du gaming avec un budget de 150 euros. Trouve-moi quelque chose, ou bien trouve-moi un aspirateur robot qui ne soit pas trop bruyant, etc. Et il va... Alors, ce qui est intéressant, c'est quand même que c'est la multiplication des sources que ne faisait pas Google parce que Google, dans ce cas-là, il te ressort des liens, il te ressort des liens Amazon, etc. Là, il va analyser des fiches produits, il compare les avis, il fait une synthèse, il fait une shortlist et puis à l'arrivée, il te recommande vraiment des produits quand même. Invité : [18:18] Mais ce qui est intéressant, dans les deux offres, puis merci d'avoir si bien décrit avec ChatGPT, mais dans les deux offres, c'est que là, on ne parle pas d'argent, d'IA d'argentique qui part avec ta carte de crédit pour aller faire l'acquisition. On est vraiment dans le conseil et ce n'est pas pour rien parce que récemment, je te rappelle, Perplexity a reçu une lettre du service du contentieux de chez Amazon en disant, arrêtez d'envoyer vos robots sur notre magasin parce qu'on n'est pas intéressé. Et parce qu'ils ont sorti un outil Perplexity qui permettait aux gens, donc, les plus téméraires, qui donnaient leur carte de crédit. Il y avait un agent qui allait se promener, se balader sur Amazon pour faire de l'achat. Mais semble-t-il que ça a été mal reçu de la part d'Amazon et ils ont reçu une lettre en disant arrêtez ça. Et donc, Perplexity, c'est comme reculer et revenu dans ses terres, mais il ressort de l'autre côté en disant ah oui, vous voulez pas qu'on ait magasiné chez vous? Tant mieux. Alors, ce qu'on fait, c'est qu'on va faire un conseiller et puis on ne les enverra pas nécessairement chez vous. Monde Numérique : [19:23] Eh oui, bien sûr. Parce que la question qui se pose derrière, c'est celle de l'objectivité. Quelle est l'objectivité de ces outils? Est-ce que déjà, il ne va pas se tromper? Est-ce qu'il, par exemple, il va me proposer les produits les plus récents? Parce qu'on sait que parfois, dans la temporalité, ils ne sont pas super bons, ces chatbots. Si un produit est sorti il y a une semaine ils ne seront pas forcément au courant parce que ça occupera peut-être moins de place, sur le web et puis est-ce qu'il n'y a pas de la pub cachée est-ce qu'il n'y a pas des biais justement pour éviter d'aller chez tel ou tel marchand ou au contraire promouvoir tel ou tel autre alors pour l'instant ils disent que non pour l'instant le territoire est vierge, faites-nous confiance c'est aussi objectif qu'une IA peut-être objectif mais inévitablement Il y aura des billets. Il y aura de la pub, il y aura des billets. Et puis, les billets, ils vont venir aussi de la part des marchands. C'est-à-dire que ça y est, de la même manière que les marchands devaient travailler leur SEO, leur référencement, pour bien être visible sur Google, l'enjeu désormais, et ça fait un petit moment d'ailleurs que la mécanique a été amorcée, c'est d'être visible et d'être bien référencé dans les moteurs de recherche. Monde Numérique : [20:32] Pas ces moteurs de recherche, puisque les chatbot d'IA deviennent prescripteurs. Alors Bruno, il n'y a pas que la période des cadeaux, du shopping, pardon, du magasinage. Il y a aussi des choses très sérieuses. L'IA pour travailler, l'IA au bureau, et apparemment, c'est véritablement le credo de la nouvelle version de Claude, donc l'IA d'Anthropic. Invité : [20:58] Oui, exactement. Et puis, c'est intéressant que tu le mentionnes parce que ça a été un gros lancement cette semaine. Bien, gros lancement. Ce n'est pas du genre de chat GPT-5, mais Et c'est Anthropique qui a communiqué là-dessus. Et donc, Claude passe à l'Opus 4.5, qui est spécifiquement développé et adapté et produit pour répondre à deux besoins. Le code, j'allais dire le Vibe Coding. Donc, le code informatique. Monde Numérique : [21:26] Donc c'est pour les développeurs. Invité : [21:28] Exactement. Monde Numérique : [21:29] C'est très spécifique. Invité : [21:29] Et parallèlement à ça, tout le travail qui se fait en genre de bureautique, donc que ce soit de travailler sur un fichier Excel, de créer un fichier Excel, de corriger un fichier Excel, de travailler sur du Word, de travailler sur du PowerPoint, et ça fonctionne aussi avec d'autres suites de bureautique. Mais je trouve ça intéressant. Claude, c'est vraiment… plus les versions avancent et plus on sent qu'il se spécialise dans le domaine des outils de travail. Oui, j'aime bien Claude. Oui, j'aime bien. Moi, ça a été longtemps mon correcteur grammatical et orthographique pendant, je dirais peut-être un an et demi. Après, je suis revenu sur ChatGPT parce qu'il s'est amélioré dans le domaine. Mais moi, Claude, pour faire de la correction, c'est assez fascinant. J'ai l'impression de retrouver mon prof du secondaire qui me dit, « Là, ici, je te fais une faute parce que… » Et puis ça, ici, tu aurais pu aussi utiliser le mot « ta ta ta ». C'est vraiment ludique comme approche dans le correctionnel. Monde Numérique : [22:34] C'est bien parce qu'à l'inverse, j'ai vu que ChatGPT faisait des fautes parfois. Il y a un truc qui m'a choqué c'est un truc de boomer, mais tu sais il y a cette expression qui est complètement rentrée dans les mœurs tout le monde le dit en France maintenant, c'est je te partage je te partage quelque chose je te partage ce document etc mais c'est pas français ça je suis désolé de le dire mais en français on dit je partage avec toi, je vais partager avec toi, ça vient de l'anglais c'est, I share etc, Mais c'est rentré dans les mœurs, au point qu'un jour ou l'autre, moi, je le dirai aussi, je le sais. On ne peut pas lutter contre ça. Invité : [23:15] Il y a eu une évolution. Est-ce que Tchadjé Pétit a fait des textes avec du coup. Monde Numérique : [23:22] C'est pas impossible. Invité : [23:24] Moi, j'ai pas encore du seul, j'attends... Monde Numérique : [23:26] Ah, du coup, c'est formidable. Oui, mais du coup, c'est très bien. Moi, j'utilise cette expression « du coup » parce qu'elle a un vrai sens. Tu récapitules ce qui s'est dit avant et tu introduis quelque chose qui va se dire derrière. Le problème, c'est que, effectivement, t'as toute une génération. Les mecs, c'est tous les trois mots. C'est une respiration. C'est vrai, parfois, je discute avec des gens. Il faut le dire, elles sont souvent plus jeunes que moi. Je me dis, mais qu'est-ce qui se passe? Tous les trois mots, il y a du coup. Oui, alors du coup, je vous ai contacté pour vous dire du coup que je vous avais envoyé ça. Du coup, si vous pouvez, alors parce que du coup, il faudrait que... Invité : [24:00] C'est comme s'ils sont toujours en train de te ramener au sens de ce qu'ils viennent de dire. Monde Numérique : [24:06] Non, pas du tout. Invité : [24:06] Non, non, je le sais. Mais si tu le prends... Monde Numérique : [24:09] C'est devenu un tic de langage. Invité : [24:11] Oui, tout à fait. Mais c'est un peu bizarre. Alors, j'attends le premier texte qui va m'arriver avec Tchupité qui va me dire, du coup, Bien sûr. Monde Numérique : [24:19] Parce que ce qu'on raconte là, c'est beaucoup moins anecdotique que ça en a l'air. Ça montre bien que Chagipiti continue à s'entraîner, à évoluer, et il s'entraîne sur des contenus qui ne sont pas forcément de la grande littérature. Après, il ne va pas nous parler en vieux français, ce n'est pas ce qu'on attend de lui, en vieux françois. Mais quand même, pendant longtemps, c'était un peu un moyen, tu l'as dit, de corriger des fautes et puis même d'être sûr d'une certaine rigueur, grammaticale, d'écriture, etc. Et j'ai peur qu'il devienne un peu trop langage parlé, en fait, que ça devienne un peu trop familier la façon de parler de Chad G.P.T. Invité : [24:59] Alors, il y aurait toujours Claude pour revenir à Très-Rousse. Monde Numérique : [25:03] Peut-être que l'intellectuel de la bande, ce sera Claude, effectivement, l'académicien, gardien du temple, ce sera Claude. Invité : [25:11] Il y a le petit Robert, pourquoi il n'y a pas Claude ? Monde Numérique : [25:14] Oui, le petit Claude. Invité : [25:15] Ah, Robert, Claude et les autres. Monde Numérique : [25:17] Bon, alors à part ça, l'IA commence à faire des dégâts dans les entreprises sur l'emploi. Invité : [25:23] Cette semaine, c'était HP qui annonce qu'entre 4 et 6 000 postes vont être abolis, dû vraiment concrètement à l'utilisation de l'intelligence artificielle. Tu te dis, ah mais quand même. Monde Numérique : [25:39] Il se passe quelque chose, oui. Alors, attention, effectivement, ils annoncent 4 000 à 6 000 postes sur trois ans déjà, donc ce n'est pas avant 2028, mais c'est vrai que c'est beaucoup. Ça représente 10 % des effectifs de HP, qui est un immense groupe international d'informatique. Maintenant, franchement, la question, Bruno, c'est un peu, est-ce que c'est à cause de l'IA ou c'est grâce à l'IA, d'une certaine manière, ou en tout cas, est-ce que ce n'est pas un peu l'IA prétexte ? Invité : [26:07] Bien, écoute, si tu le regardes du point de vue des patrons, c'est sûr que grâce à l'IA, ils vont faire de l'économie. Si tu le regardes du côté des syndicats, quoique chez HP, ils ne sont pas vraiment syndiqués, c'est à cause de l'IA, ces employés-là vont faire leur job. Ça dépend un peu du point de perspective. Monde Numérique : [26:23] Alors, là, tu as raison, mais en fait, je me suis mal exprimé. Ce n'est pas ça que je voulais dire. C'est que, est-ce que c'est véritablement la conséquence de l'IA ou c'est simplement un choix d'ajustement? Et maintenant, l'IA, c'est le prétexte facile. Tiens, on n'a qu'à dire que c'est à cause de l'intelligence artificielle. Personne ne nous en vaudra, puisque c'est normal. Toutes les entreprises doivent se moderniser. C'est une réalité, etc., etc. Peut-être que l'IA n'a rien à voir dans l'histoire. Invité : [26:48] Oui, mais à 4 000 ou 6 000 postes, je ne suis pas sûr qu'il n'y ait rien à voir là-dedans. Monde Numérique : [26:53] Je ne dis pas si c'était genre… En fait, je suis d'accord, mais je pose la question. Invité : [26:56] Non, puis tu as raison de la poser. Tu sais, par exemple, cette semaine, on apprenait par la bande qu'il va y avoir une soixantaine d'emplois qui sont coupés chez Apple. Bon, c'est minimal, puis ça se compare pas aux milliers de CHP. Mais on se dit, eux, ils sont en train de réarranger les flûtes. Il y a des marchés qui fonctionnent plus. Ils vont déplacer des services. Donc, ça, ça va. Mais quand tu coupes 4 000 à 6 000 postes sur trois ans, tu te dis là, à un moment donné, il y a quelqu'un qui a regardé une ligne, une définition de tâche, puis il s'est dit, ces gens-là, on peut les remplacer par la machine. Monde Numérique : [27:26] Alors, est-ce que ça se passe comme ça ou bien ? Parce qu'il faut voir par secteur après, d'après le communiqué d'HP, ça concernerait donc ce qu'ils appellent le développement produit classique, donc les opérations internes, de l'administratif, du support technique et du service client. Et effectivement, ce sont des tâches hautement automatisables. Mais on sait bien, Bruno, qu'aujourd'hui, l'IA ne remplace pas entièrement un métier et pas entièrement un poste. En revanche, elle offre, elle augmente les travailleurs, elle leur donne plus de productivité. Donc, c'est vrai que je prends souvent cette image-là, mais dans un service où tu as cinq personnes, si tu leur mets des outils d'IA qui leur permettent d'être deux ou trois fois plus productif, peut-être qu'il n'y a plus besoin de cinq personnes pour faire le même travail. Invité : [28:16] Et on va tomber à deux ou trois. Monde Numérique : [28:17] Exactement. Et donc, c'est en ce sens que l'IA remplace et contribue à dégraisser, entre guillemets. Mais ça ne veut pas dire qu'il y a forcément des gens dont le métier n'a plus de sens. Ce n'est pas exactement ça. Invité : [28:31] Non, non, tout à fait. Puis, c'est très concret. Le service à la clientèle, on aura toujours besoin d'être capable de rejoindre, je vais dire, quelqu'un, quelque chose dans une entreprise pour savoir comment ça marche, comment on peut retourner le produit, qu'est-ce qui s'en vient. Ce lien-là entre le consommateur et le producteur est essentiel et va devoir être là. Maintenant, si on corrige les processus, on se dit, bon, bien là, maintenant, ça va être fait en grande partie par des machines ou assisté par des machines. C'est là où il y a un impact. Même chose sur des services de téléphonie ou de l'administration. Maintenant, on peut arriver à automatiser bien des choses là-dessus. Et c'est là, comme tu le dis, que la technologie vient appuyer. Monde Numérique : [29:13] Bruno, de quoi parles-tu dans ton carnet cette semaine? Invité : [29:16] Écoute, cette semaine, il y a beaucoup de monde, mais je veux absolument mettre les lumières sur deux segments. Entre autres, je parle, tu sais qu'à Montréal, Google a une équipe, le SWAT Team de la sécurité internationale. C'est ici où il y a un groupe de chercheurs qui veillent vraiment sur des milliards d'utilisateurs de Google. Ce n'est vraiment pas des blagues. C'est vraiment de l'élite de la cybersécurité. et ils viennent de publier un rapport sur le risque qui provient d'États ou de grands groupes organisés. Alors, on fait un survol de ce rapport-là. C'est vraiment fascinant. C'est l'espionnage, la cybersécurité, les films à la Tom Cruise vous intéressent. La mission est possible. Vous allez voir, c'est rempli de ça. Et l'autre entrevue, c'est avec des gens que tu connais très bien. Il y a le guide de survie du CES 2026 qui vient de sortir. Il est disponible. On peut l'acheter, se le procurer. D'ailleurs, je vous invite à le faire, si ce n'est que pour les deux préfaces à lire de ta part et de la mienne. Mais plus sérieusement, c'est vraiment intéressant comme outil. Monde Numérique : [30:19] On est un peu complice de l'aventure, puisqu'on a préfacé ce guide cette année encore. Invité : [30:24] – Bien, justement. Alors, j'ai les deux auteurs avec moi et on passe à travers ce qui pourrait être, en tout cas, ce qui est le CES sur papier. Évidemment, le CES, une fois qu'on l'a parcouru, souvent, on en a une autre vision ou, en tout cas, une vision un peu particulière. Mais donc, si ça vous intéresse, si le CES vous intéresse, il faut absolument écouter cette entrevue-là avec les deux auteurs. Monde Numérique : [30:47] Super. Le CES de Las Vegas qui aura lieu en janvier, donc tu es déjà en configuration CES. Ça me stresse, là. J'ai l'impression que je suis en retard, moi. Invité : [30:55] Sais-tu quoi? Ce que je te propose, Jérôme, pour se préparer, se mettre dans l'état, la semaine prochaine, on se donne rendez-vous à Las Vegas. Monde Numérique : [31:04] Ah ouais, pas bête. Invité : [31:05] Ouais, puis on commence à se préparer. Monde Numérique : [31:07] Ah ben ouais. On va à Las Vegas un mois avant. Invité : [31:11] Oui. Monde Numérique : [31:11] Pour prendre l'ambiance. Invité : [31:12] Faire du repérage. Monde Numérique : [31:14] En plus, il paraît qu'il y a un événement à WS, donc on pourra en profiter. Invité : [31:18] On verra sur place. Mais je pense que ça vaudrait la peine de... Monde Numérique : [31:21] Ça marche. Je suis partant. Écoute, rendez-vous à Las Vegas. Invité : [31:26] La semaine prochaine, on se retrouve à Las Vegas. Monde Numérique : [31:29] Vous ne nous croyez pas, vous qui nous écoutez, mais vous allez voir que c'est vrai. Invité : [31:32] Vous serez surpris. Jérôme Colombain, excellente fin d'émission ou d'émission. Je te souhaite une bonne semaine. On se retrouve à Las Vegas. Monde Numérique : [31:41] Pareillement, salut à toi Bruno, ciao ciao. Invité : [31:51] Monde numérique, le meilleur de la tech. Monde Numérique : [32:02] Avant de passer aux interviews de la semaine, un petit teasing pour vous inviter à écouter cette semaine le nouvel épisode du Grand Débrief de Monde Numérique. Vous savez, chaque mois, avec mes camarades François Sorel et Bruno Gugliel-Minetti, on passe en revue l'actualité tech du mois écoulé, en audio sur le fil de ce podcast et en vidéo sur la chaîne YouTube de Monde Numérique. Alors ce mois-ci, au sommaire, les trois ans de ChatGPT, Google qui reprend du poil de la bête en IA, Apple qui ne fait toujours pas d'IA mais des chaussettes pour iPhone, et puis aussi on parlera des rumeurs de départ de Tim Cook. On revient aussi sur ce boom des robots humanoïdes. Voilà le grand débrief épisode de ce dimanche 30 novembre. En attendant, mes invités de la semaine. Dans un instant, ce produit high-tech insolite des jumelles a réalité augmentée, signé Unistellar. Mais avant cela, nous partons en Chine et même plus loin encore, un peu partout en Asie, avec Michel Lévy-Provençal qui revient d'une immersion dans cet univers où la tech est en pleine ébullition. Les interviews qui vont suivre sont proposées en version intégrale si vous écoutez Monde numérique, l'hebdo premium sur Apple Podcasts ou Spotify. Sinon retrouvez-les en épisodes séparés la semaine prochaine. Bonjour Michel Lévy-Provençal. Invité : [33:20] Bonjour Jérôme. Monde Numérique : [33:21] Ravi de t'accueillir dans le monde numérique. Michel, tu es prospectiviste, dirigeant de la société Brightness. C'est à toi qu'on doit l'organisation en France des conférences TEDx. Tu rentres d'un long périple en Asie, dans plusieurs pays d'Asie. Aujourd'hui de France, quand on voit un peu tout ce qui nous vient de la Chine à travers les vidéos sur les réseaux sociaux, Il y a beaucoup de communication du système, mais des entreprises chinoises, et notamment tous ces robots humanoïdes qui semblent envahir l'espace. Est-ce qu'on n'est vraiment que dans la démo ou bien c'est déjà une réalité, les robots humanoïdes ? Invité : [34:01] Écoute, c'est les deux. C'est-à-dire que j'y suis allé aussi pour ça. J'avais des rendez-vous avec des boîtes qui fabriquent des robots. J'ai vu en gros deux typologies d'entreprises. Un premier type d'entreprise qui fabrique des robots, je dirais plutôt traditionnel au sens où ce sont des robots à la fois qui font du nettoyage, qui déplacent des charges lourdes, ou des robots serveurs qu'on retrouve dans certains restaurants. Mais ça, ça existe aussi en France. Notamment dans des restaurants chinois tu vois un petit robot avec un écran, tu peux commander ton plat et t'as le plat qui arrive donc ça c'est la robotique qui est largement répandue c'est. Monde Numérique : [34:41] Pas le robot humanoïde avec les deux bras. Invité : [34:43] Deux jambes non, c'est vraiment en réalité c'est un, ce sont quelques plateaux c'est des chariots autonomes et ça, ça marche super bien et c'est d'ailleurs très développé dans toute l'Asie, pas que en Chine on en retrouve à peu près partout, dans les rues de Shenzhen tu as des robots qui nettoient les rues qui sont super propres, et donc ça marche super bien c'est largement déployé c'est accessible tu vois par exemple pour une, Pour une ville, un robot qui va nettoyer les rues d'un quartier, ça coûte à peu près 5 000 euros. Donc, c'est déployable et c'est autonome. Et puis, je cherchais évidemment aussi des entreprises qui fabriquaient des robots humanoïdes. Et j'en ai trouvé et j'en ai visité. J'ai visité des labs parmi les plus avancés. Alors, pas Unitree dont on entend énormément parler, mais le concurrent d'Unitree qui s'appelle Engine AI, qui est vraiment son challenger. Donc je suis allé dans les labos de engineering et là j'ai vu leurs robots, d'ailleurs j'ai publié quelques photos et il y a quelques vidéos qui vont sortir dans pas longtemps, de robots qui sont effectivement avec une dextérité qui marche qui court quand on les pousse se rattrape qui font semblant de se battre, qui danse etc. Invité : [36:09] Et qui marchent très bien et qui sont vraiment très impressionnants Mais ça s'arrête là parce que ce sont des robots qui sont téléopérés. C'est-à-dire qu'en permanence, tu as quelqu'un derrière avec une télécommande qui manipule le robot. Le robot n'est pas du tout autonome. Et d'ailleurs, toutes les démos qu'on voit aujourd'hui sur Internet sont des robots qui sont téléopérés. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas un vrai exploit technique parce que la mécanique fonctionne, l'équilibre est là, la miniaturisation et la reproduction, par exemple, des articulations, des doigts, des coudes, etc. Tout ça, ça fonctionne super bien. Mais ce n'est pas demain qu'on va voir ces robots chez nous en train de faire le ménage ou la cuisine ou remplir la vaisselle parce que ça suppose une autonomie. Alors, certains labos commencent à intégrer les fonctionnalités, notamment à base de LLM, équivalent de LLM, mais qui ont été entraînés sur des environnements physiques pour pouvoir les rendre autonomes. Mais on en est encore assez loin. Monde Numérique : [37:11] Qu'est-ce qui manque, en fait ? C'est de l'apprentissage ? Invité : [37:14] Oui, c'est la couche d'intelligence. Alors, ça peut venir très vite. Le vrai challenge, c'est un challenge mécanique. C'est d'avoir la capacité de déplacer ces robots de manière la plus fluide possible, qu'ils gardent un équilibre, de faire en sorte aussi qu'ils aient une dextérité. Et tout ça, je viens de le dire, ça, ça existe. Mais de les rendre autonomes dans un environnement complexe qu'ils ne connaissent pas, ça, ça demande de l'IA, ça demande un entraînement. On n'y est pas encore, mais avec la vitesse à laquelle avancent les intelligences artificielles, on va y arriver. Mais ce que je suis en train de dire, c'est qu'aujourd'hui, je n'ai pas vu de robot autonome. Je n'en ai pas vu. Même le robot Xpeng, dont on en entend pas. Monde Numérique : [38:05] C'est un robot téléopéré. Invité : [38:08] Ça peut avoir un intérêt, mais on en reste encore à des usages qui sont des usages de R&D. D'ailleurs, G&A, il nous le dit, ils vendent principalement des universités pour pouvoir travailler sur des use cases. Monde Numérique : [38:20] Oui, et d'ailleurs, côté américain, Tesla a un peu le même problème. Quand ils avaient fait les dernières démonstrations d'Optimus, notamment avec cette grande fiesta où c'était Optimus qui faisait des cafés et qui distribuait des boissons, et on a appris deux jours après que tout cela était complètement, pas fake mais en tout cas, comme tu le dis, c'était des machines téléopérées. Donc en fait il faut toujours un humain derrière le robot, ce qui limite un peu l'intérêt de la chose, conceptuellement. Invité : [38:46] Oui, alors il peut y avoir un intérêt de piloter à distance des robots, pour plein de raisons. Ça peut être pour, par exemple, aller dans des zones où on ne peut pas aller humainement, ça peut être aussi pour pouvoir interagir dans des environnements où on n'a pas besoin de se déplacer, peut y avoir un intérêt. Mais la promesse qui reste quand même assez bluffante d'un robot autonome chez soi qui fait un certain nombre de tâches, ça, on n'y est pas. Mais, encore une fois, on a, Je pense qu'on se laisse aussi pas mal à voir, en Europe et en France aussi, par la surcommunication, la dimension storytelling, le fait de se survendre tant aux États-Unis qu'en Chine. Monde Numérique : [39:37] Oui, mais on était habitué à ça de la part des Américains, pas forcément de la part des Chinois jusqu'à présent. Invité : [39:42] Écoute, les Chinois aujourd'hui, pour en avoir discuté avec pas mal d'acteurs, tu sais que la French Tech est très présente à Shenzhen et à Hong Kong, J'ai rencontré plusieurs personnes là-bas qui m'ont expliqué comment ça fonctionne. D'abord, la force de Shenzhen et de toutes, je dirais, toutes les chaînes de production chinoises, ce n'est pas forcément le très high-tech, c'est vraiment le low-tech. C'est-à-dire tout ce qui touche à des objets connectés qu'on est capable aujourd'hui de prototyper en quelques semaines. D'ailleurs, beaucoup d'acteurs européens, américains font ça, ils prototypent en quelques semaines et ensuite. Invité : [40:26] Produisent à la chaîne, on m'a expliqué le montage, en gros tu veux faire un objet connecté, en moyenne évidemment là je parle vraiment de manière un peu caricaturale, en moyenne il faut prévoir, quelques semaines pour pouvoir prototyper ton objet, ça te coûte à peu près 100 000 dollars, à partir du moment où tu as un plan jusqu'au moment où tu commences à avoir 10 exemplaires de ton objet qui est vraiment complètement opérationnel, qui commence à pouvoir être certifié, et ensuite tu passes en production, donc dans les chaînes de production, pas forcément à Shenzhen d'ailleurs, mais plus à l'intérieur du pays, Et là, il faut compter à peu près 300 000 dollars pour avoir les 3 000 premiers devices, mais vraiment en production massive. Et ensuite, tu remets à chaque fois un batch de 3 000 pour 300 000 dollars. Donc, en gros, pour à peu près 9 000 pièces, tu en as pour 1 million de dollars. Invité : [41:22] Et tu calcules à peu près le coût de production et de 100 dollars par pièce. Ce n'est pas un hasard d'ailleurs. La plupart des objets connectés qu'on voit sur le marché tourne autour de 250, 300, 350 dollars parce que avec les coûts de marketing, les coûts de distribution et la marge, on est dans ces ratios-là. Je te parle, par exemple, des bagues connectées, je te parle de toutes sortes de devices, les fameux devices qui intègrent de l'IA. Tous ces objets intelligents en réalité sont conçus et déployés très rapidement par cette chaîne-là. Invité : [41:58] Et c'est au départ un peu de bluff et une production qui reste quand même assez peu technologique au sens où c'est pas forcément de la super high tech, tu vois, c'est pas un robot humanoïde. Là où les Chinois sont en train d'essayer de communiquer, pour revenir au point que tu évoquais c'est-à-dire le fait de bluffer, c'est de montrer à quel point ils sont aussi très forts en haut de la chaîne, En R&D, en capacité d'ailleurs à dépasser parfois les Américains. Et il y a une course en la matière. Parce que tu as vu récemment le dernier modèle d'IA qui est sorti, Kimi, qui dépasse ChatGPT, qui dépasse Anthropique, on est dans le même type de communication. Donc, il n'y a plus que les Américains qui le font. Les Chinois le font aussi. Monde Numérique : [42:50] Tu as bien perçu cette compétition entre les Chinois et les Américains, vu de Chine ? Invité : [42:57] On n'en a pas trop parlé, mais tu vois, par exemple, le fait que Polly de Téaï, la fameuse boîte qui fait des taxis autonomes, communique comme ça et fassent en sorte d'avoir des robotaxis qui circulent dans la ville, donnent l'application de manière hyper accessible pour des gens comme moi, avec une application qui, évidemment, qui est en anglais, qui n'est pas en chinois. Donc, elle est faite pour des... C'est bien la preuve qu'ils sont dans une course à la com, aussi, pour montrer la puissance chinoise. Et très honnêtement, ils y arrivent bien. C'est-à-dire que la techno fonctionne, robotaxis en l'occurrence. Les robots que j'ai vus, ils ne sont pas autonomes mais ils sont de la même qualité voire je n'ai pas vu Optimus mais à mon avis même qualité que Optimus Xpeng le robot Xpeng est largement meilleur, donc ils sont en train de il y a un article qui est sorti dans le Financial Times pendant que j'y étais qui citait, le patron de Nvidia qui disait que la Chine était en train de gagner la bataille de l'IA face aux Américains. Monde Numérique : [44:04] Oui tu as vu cette déclaration effectivement. Invité : [44:06] Donc il y a quelque chose qui se passe Merci beaucoup. Monde Numérique : [44:10] Michel. Merci, Jérôme. Invité : [44:11] Merci. Monde Numérique : [44:19] Bonjour Laurent Marfisi. Invité : [44:21] Bonjour Jérôme. Monde Numérique : [44:22] Fondateur et directeur général de la société Unistellar installée à Marseille. Vous êtes en train de développer chez Unistellar un produit high-tech insolite des jumelles à réalité augmentée. Et c'est une aventure au long cours, la mise au point de ce genre de produit. Vous allez nous dire où vous en êtes, mais d'abord rappelez-nous le concept. Invité : [44:40] Alors, HeadVision, on les a appelés N-Vision, ce sont des jumelles intelligentes à réalité augmentée, dont l'idée a germé il y a plusieurs années maintenant, et qu'on a décidé de concrétiser pour permettre, d'une part, d'explorer le ciel avec des jumelles de façon beaucoup plus aisée, beaucoup plus plaisante, et d'autre part, pour permettre à l'utilisateur de comprendre son environnement de façon beaucoup plus intuitive. Donc, elles font deux choses. lorsqu'elles sont éteintes, ce sont des jumelles normales et quand vous allez appuyer sur le bouton On vous allez avoir de la réalité augmentée qui va être projetée dans votre champ de vision, qui va se superposer à ce que vous êtes en train de voir dans les jumelles. Quand vous observez de façon nocturne, vous allez voir les constellations, les noms des étoiles, les objets d'intérêt, etc., qui va se superposer à votre champ de vision. Et puis, quand vous observez du jour, vous allez être capable de voir les sommets des montagnes, les chemins de randonnée, qui vont se superposer au paysage que vous êtes en train d'observer. Donc, ça peut être utile pour repérer un refuge, un point d'intérêt, un monument, mettre fin à un débat sur quel est le nom de tel ou tel sommet que vous êtes en train de voir, ou la direction dans laquelle il faut aller, et comment serpente le chemin dans la montagne. Monde Numérique : [46:01] C'est une espèce de Google Maps dans les lunettes, quoi. Invité : [46:05] On peut caricaturer comme ça, oui, c'est à peu près ça. Monde Numérique : [46:10] Comment vous avez eu l'idée de faire ces lunettes ? Invité : [46:13] Alors, au tout départ, ça vient d'un constat qui est que quand on ne connaît pas trop l'astronomie et qu'on commence à regarder le ciel, on ne connaît pas trop l'astronomie. On se dit qu'on pourrait commencer par regarder avec des jumelles pour voir la Lune. Souvent, quand on a des jumelles, on essaie de regarder la Lune avec des jumelles, etc. Et puis, l'expérience tourne court assez vite parce qu'il est extrêmement dur de pointer et de voir des objets du ciel dans des jumelles. C'est assez compliqué de se repérer dans le ciel. Et pourtant, ce serait vraiment l'instrument idéal pour s'initier à l'astronomie et pour avoir une balade plaisante comme ça dans le ciel. Et donc, la toute première idée vient de là, vient de comment faire pour avoir une paire de jumelles qui va devenir l'outil de prédilection pour commencer à explorer le ciel, de façon légère, de façon peu intrusive, pas comme un télescope qui peut être un peu plus impressionnant d'emblée quand on n'a pas encore commencé l'astronome. Monde Numérique : [47:14] Mais alors, il faut dire que vous avez déjà à votre actif, justement, un télescope d'un genre un peu particulier. Invité : [47:19] Oui, en fait, notre premier produit qu'on a commencé à lancer il y a presque dix ans, c'est un télescope intelligent. On a inventé le télescope intelligent. Qui avait une mission un peu similaire, qui était de rendre l'observation plaisante, enfin plaisante et aisée, et de permettre de voir enfin toute une quantité d'objets qui sont extrêmement fascinants, les galaxies, les nébuleuses, mais qui ne sont pas visibles dans les télescopes classiques. Monde Numérique : [47:53] Est-ce qu'on va retrouver la même expérience avec les jumelles ? Non, j'imagine. Invité : [47:56] C'est une technologie qui est assez différente. Le télescope va grâce à des technologies numériques grâce à un capteur très sensible va permettre de voir ce que l'œil humain ne peut pas voir, donc va accumuler de la lumière, va amplifier de la lumière, va voir dans des longueurs d'onde que l'œil humain ne voit pas, comme le proche infrarouge par exemple ce qui va nous permettre de révéler énormément de choses avec une quantité de détails et de couleurs etc, qu'on ne voit pas dans un télescope classique et qu'on ne voit évidemment pas à l'œil ni dans des jumelles Là, les jumelles, c'est un autre parti pris. On ne change pas la capacité de visualisation des jumelles, donc on va voir moins que dans un télescope et moins que dans un télescope numérique. Mais on va être parfaitement guidé, on va parfaitement pouvoir s'orienter. Et l'intérêt, c'est de pouvoir... Ce qu'apportent les jumelles, c'est une meilleure capacité à se rendre compte de où sont les choses dans le ciel, comment le ciel s'agence, comment sont les constellations, où sont ces différents objets dont on parle. Invité : [49:01] C'est le fait que les jumelles grossissent moins qui va permettre de se dire, ah bah oui, ce que je suis en train d'observer là, c'est dans le ciel. Il y a une notion beaucoup plus intuitive et directe d'observation par rapport au télescope où ça grossit tellement qu'on peut avoir du mal à se rendre compte d'où est-ce que c'est, comment je peux faire le lien avec ce que je vois dans mon ciel étoilé quand je regarde à l'œil nu. Là, avec les jumelles, on a quelque chose qui fait le trait d'union entre le télescope et la vision non instrumentée, Et ce qu'apportent les jumelles, et c'est pour ça aussi qu'on les a appelés Envision, c'est cette capacité à se rendre compte, à mieux envisager le monde autour de nous, et donc le ciel également. Monde Numérique : [49:41] Ce sont des jumelles qui grossissent de combien ? C'est quoi la caractéristique ? Invité : [49:47] On est sur un zoom de 10 fois, un grossissement de 10 fois. Monde Numérique : [49:51] Mais optique ? Invité : [49:52] Optique, oui, purement optique. Monde Numérique : [49:54] Merci Laurent Marfizi de Unistellar. Monde Numérique : [50:06] C'est fini pour cet épisode de Monde Numérique du 29 novembre 2025. Merci de l'avoir suivi jusqu'au bout. Je vous rappelle, si vous ne les avez pas écoutés en intégralité à l'instant, que vous pourrez retrouver les interviews complètes de mes invités la semaine prochaine, et notamment Michel Lévy-Provençal, qui aborde un point très intéressant sur la place de l'Europe par rapport aux technologies et sur ce que l'on peut conclure et comprendre de ce qui se passe en Chine, avec les conséquences que ça pourrait avoir pour nous en Europe. Pas forcément de mauvaises conséquences d'ailleurs. A écouter, donc la semaine prochaine. Monde Numérique : [50:45] Avant de vous quitter définitivement, eh bien, toujours quelques messages de service. D'abord, n'hésitez pas à laisser un commentaire et une petite note sur votre plateforme d'écoute, quelle qu'elle soit, plutôt Apple Podcasts et Spotify, car toutes les plateformes ne permettent pas de mettre des commentaires. Mais en tout cas, sachez que c'est toujours très apprécié. ne ratez pas le grand débrief cette semaine, ce dimanche 29 novembre, ce non 30 on sera le 30, voilà, on est le 30 suivant l'heure à laquelle et le jour auquel vous écoutez cet épisode, et puis je compte sur vous pour vous abonner au podcast Maisons Connectées pour être prêt dans les starting blocks dès que ça va démarrer, si ce sujet vous intéresse vous devriez apprendre pas mal de choses je l'espère, donc à partir du 10 décembre, Maisons Connectées sur toutes les bonnes plateformes. Monde Numérique : [51:38] Merci encore pour votre fidélité passez une très bonne semaine pleine de tech salut.
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