Monde Numérique :
[
0:10] Énorme coup double pour Google en ce début d'année qui signe un partenariat avec Apple pour faire fonctionner le futur Siri et Google qui parallèlement
Monde Numérique :
[
0:19] lance son propre assistant d'intelligence artificielle pour Android.
Monde Numérique :
[
0:22] Bref, un début d'année magistral. Pour les utilisateurs, qu'est-ce que ça va changer ? On en parle cette semaine dans Monde Numérique.
Monde Numérique :
[
0:35] Et puis l'actu de la semaine, c'est Starlink perturbé en Iran. Que se passe-t-il avec le super système d'Elon Musk censé fournir pourtant des connexions Internet, même quand il n'y en a plus ? Amazon qui lance son « cloud souverain » en Europe. Et en Grande-Bretagne, la police qui reconnaît qu'elle s'est fait berner par les hallucinations de l'intelligence artificielle. Le débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti à Montréal, comme chaque semaine. On analysera ce coup de maître de Google qui démarre l'année 2026 en fanfare. On parlera aussi de ChatGPT qui lance son tout nouveau service de traduction.
Monde Numérique :
[
1:16] Dans la deuxième partie de cette émission, les interviews de la semaine. Vous allez découvrir en avant-première le nouveau casque de réalité mixte français de la marque Lynx qui sera présenté officiellement la semaine prochaine aux Etats-Unis. Grosse ambition pour cette start-up française qui n'en est pas à son coup d'essai. Je reçois son fondateur Stan Larroque.
Monde Numérique :
[
1:35] Et puis, on parle souveraineté numérique. Gros, gros sujet hautement sensible. À l'occasion d'un sommet de la souveraineté organisé la semaine prochaine à Paris, mon invité Christophe Grosbost de l'association IEMA. Bienvenue à l'écoute de Monde numérique, l'hebdo du 17 janvier 2026.
Invité :
[
1:52] Monde numérique, Jérôme Colombin.
Monde Numérique :
[
1:57] Et bien voilà, c'est la sixième saison pour Monde Numérique, et oui, déjà pour ce podcast lancé en 2021. Merci pour votre fidélité, bienvenue si vous êtes nouveau à l'écoute de Monde Numérique. L'hebdo, c'est chaque samedi 50 minutes de news, de décryptage, d'interviews, et puis les autres jours de la semaine sur le fil du podcast Monde Numérique, des interviews version longue, des reportages, des zooms sur des sujets d'actu également. Alors abonnez-vous si ce n'est pas déjà fait. Vous pouvez nous retrouver sur toutes les plateformes, également sur l'application mobile Monde Numérique, signé à GoodBarber pour iPhone et Android, et sur le site mondenumérique.info. Merci pour vos petites étoiles et surtout pour vos commentaires sur votre plateforme d'écoute, là, tout de suite, et pendant que vous écrivez votre commentaire, place à l'actu de la semaine.
Monde Numérique :
[
2:45] Et on commence par l'actualité internationale, en quelque sorte, qui rejoint la technologie avec Starlink mise en échec en Iran, alors que l'Iran est en proie à une véritable révolution. Eh bien, surprise cette semaine, puisque l'entreprise américaine d'Elon Musk, Starlink, avait commencé à déployer des satellites au-dessus de l'Iran et avait acheminé sur place des antennes de réception, bien que ce soit totalement illégal ou en tout cas interdit par les autorités iraniennes. Mais c'est très utilisé pour communiquer par les manifestants, des militants, des journalistes, des entrepreneurs aussi, qui essayent de continuer un peu à exister.
Monde Numérique :
[
3:25] Bref, comme ça avait été fait en Ukraine, en réalité, Starlink a été coupé ou en tout cas fortement perturbé. Alors, que s'est-il passé ? Ce sont des chercheurs qui se sont aperçus que les paquets de données envoyés depuis l'Iran avaient fortement chuté. D'abord de l'ordre d'environ 30% et puis à certains moments jusqu'à 80% de pertes de données en quelques heures dans certaines régions de l'Iran. Comment ? Pourquoi ? Eh bien en raison d'un brouillage de la part des autorités et de l'armée iranienne, un brouillage volontaire non pas directement des communications satellites mais des signaux GPS qui sont utilisés en effet par les antennes de réception Starlink pour se synchroniser avec les satellites. Ainsi, en perturbant le GPS, les autorités peuvent neutraliser localement le service sans s'attaquer directement au service. Aux satellites. Cela dit, le régime iranien utiliserait aussi un autre système, un système russe baptisé Kalinka, qui lui brouille directement les communications radio, un système qualifié de niveau militaire. Il s'agit de dispositifs mobiles, montés sur des camions, mais très légers.
Monde Numérique :
[
4:30] Donc capables de repérer, de cibler et de brouiller les signaux Starlink dans un rayon d'une quinzaine de kilomètres, sans que ça nécessite des infrastructures particulièrement lourdes. Donc voilà, on voyait Starlink un peu comme une bouée de sauvetage anti-dictature, mais il y a visiblement des moyens d'y résister. Cela dit, il existe aussi une version militaire de Starlink, mais qui évidemment n'est pas utilisée directement par les civils sur place.
Monde Numérique :
[
4:59] Et on en vient donc à cette info de la semaine, c'est officiel, c'est donc Google qui fera tourner l'intelligence artificielle de l'iPhone. C'est Gemini, Gemini, qui va propulser le futur Super Siri promis depuis l'an dernier par la firme de Tim Cook, mais qui n'a toujours pas vu le jour. Après pas mal de consultations de la part d'Apple, on a eu l'occasion d'en parler déjà dans ce podcast, eh bien l'entreprise américaine a tranché, elle a signé avec Google. L'annonce a été faite lundi par les deux groupes conjointement, qui confirment donc ce partenariat, un partenariat pluriannuel présenté comme stratégique pour l'avenir d'Apple Intelligence. Évidemment, cette base technologique a été jugée la plus capable pour soutenir les nouvelles fonctions promises aux utilisateurs. Alors justement, concrètement, ça veut dire quoi ? Qu'est-ce qui va se passer pour les utilisateurs d'iPhone ? Gemini sera le nouveau cerveau de Siri et en principe, Siri saura enfin répondre, par exemple, à des questions d'actualité ou encore faire des recherches évoluées sur le web, etc. Ce qu'il est absolument incapable de faire aujourd'hui, sauf en passant par Chagipiti, mais de manière un peu tordue et compliquée.
Monde Numérique :
[
6:07] La promesse, c'est donc de créer un véritable assistant d'intelligence artificielle qui sera complètement intégré à l'écosystème Apple, qui pourra fouiller dans vos données personnelles, mais en tout bien tout honneur. Donc, les emails, les photos, etc. Apple précise en effet que la plupart des traitements se feront en local dans les appareils et que, si besoin, il sera fait appel au cloud pour la partie Gemini. Mais Apple Intelligence continuera de fonctionner sur des serveurs d'Apple, Private Cloud Compute, afin de garantir les standards en matière de protection de la vie privée qui sont, on le sait, la grande promesse commerciale d'Apple. Donc, certaines de ces fonctions seront lancées au printemps, probablement avec iOS 26.4 aux États-Unis, pour commencer très certainement. Et à noter que ce partenariat ne remet pas en cause dans l'immédiat les autres alliances en matière d'IA, notamment avec OpenAI pour l'intégration de ChatGPT à Siri, comme c'est le cas depuis quelques mois.
Monde Numérique :
[
7:05] Google encore, avec cette deuxième grosse info de la semaine. Google ne s'est pas contenté d'officialiser cet accord avec Apple. La firme américaine a également dégainé sa propre supérieure pour les smartphones Android. Ça s'appelle Personal Intelligence.
Monde Numérique :
[
7:21] Jusqu'ici, Gemini savait répondre à des requêtes générales, éventuellement aller chercher quelques informations dans l'écosystème Apple. Désormais, ça va aller encore plus loin avec un véritable assistant capable de brasser toutes vos données personnelles si vous possédez, cette fois, un appareil Android. Et oui, il ira fouiller dans Gmail, Google Photos, YouTube, etc. Google parle d'une IA capable de comprendre le contexte sans qu'on ait à lui dire où chercher exactement. Et c'est ainsi qu'il pourra, par exemple, d'après l'exemple qui a été pris par Google, retrouver facilement une plaque d'immatriculation à partir d'une photo ou identifier une référence précise dans un vieil email. Il pourra également vous suggérer des voyages, des livres, des activités basées sur vos centres d'intérêt en fonction des données qui auront été analysées. Ce Personal Intelligence va être déployé rapidement en version bêta aux Etats-Unis. Pour l'instant, on ne parle pas de déploiement en Europe. Les utilisateurs devront précisément dire quel service ils souhaitent ou pas connecter. Et pour éviter les critiques, Apple précise que Gemini ne sera pas entraîné sur les contenus, sur vos contenus personnels, e-mails, photos, etc.
Monde Numérique :
[
8:34] Des garde-fous sont aussi prévus pour les sujets sensibles comme les données de santé. Voilà, donc si on résume, on l'a dit, joli coup double pour Google cette semaine qui attaque l'année de manière magistrale. On en reparle et on décrypte tout ça dans un instant avec Bruno Guglielminetti dans le débrief transatlantique.
Monde Numérique :
[
8:53] Un petit mot d'Apple, tiens, qui, à défaut d'avoir réussi à faire sa propre IA, veut capitaliser sur son savoir-faire en matière de création de contenu. Et Apple a annoncé cette semaine le lancement d'une nouvelle offre qui peut-être vous intéressera ou pas du tout, qui regroupe tous ses logiciels de création,
Monde Numérique :
[
9:09] création d'images, création vidéo, musicale, etc. Donc Final Cut Pro, Motion, Compressor, Logic Pro, etc. Ça parlera aux initiés, notamment aux professionnels ou aux amateurs. Tout cela en une seule offre sur abonnement à 12,99€ par mois ou 129€ par an. Ça s'appelle Apple Creator Studio, disponible sur Mac et sur iPad. Toute la création d'Apple contre un seul abonnement, une opération. On s'en doute pour concurrencer la célèbre suite logiciel Adobe, très utilisée par les créateurs en tout genre.
Monde Numérique :
[
9:45] Pendant ce temps-là, dans les coulisses du monde numérique, Amazon AWS lance son cloud souverain européen. Qu'est-ce que c'est que ça ? Eh bien, c'est la riposte d'Amazon aux sursauts européens en matière de souveraineté numérique en quelque sorte. Pour essayer de rassurer les Européens tout en continuant à faire du business, le géant des services en ligne va donc déployer une solution qui s'appelle le cloud souverain européen, en anglais, le European Sovereign Cloud. Concrètement, il s'agit de data center hébergé dans l'Union européenne, mais isolé des autres régions d'AWS, donc isolé des États-Unis en théorie, des local zones, comme explique AWS, en Belgique, aux Pays-Bas, au Portugal notamment, et puis des filiales également en Allemagne. Alors, un cloud souverain européen opéré par Amazon, ça peut surprendre, peut-on s'y fier ? Eh bien, j'avais posé la question au CEO d'AWS France, Julien Grouès, début décembre, au sommet ReInvent à Las Vegas, lorsqu'il venait précisément d'annoncer ce concept de cloud, qui vient d'être officiellement lancé aujourd'hui. Écoutez sa réponse.
Invité :
[
10:54] Moi, je suis persuadé que pour que les entreprises françaises soient souveraines, elles doivent être performantes. Pour être performantes, elles doivent avoir accès au meilleur de la technologie, au meilleur prix, mais elles doivent le faire en conscience et en confiance. Et nous, notre approche, c'est d'offrir aux entreprises la souveraineté parce que c'est elle qui choisit. Leurs données, où est-ce qu'elles sont stockées, qui est-ce qui a accès, nous on n'a pas accès aux données de nos clients, on ne sait pas ce que font nos clients.
Monde Numérique :
[
11:19] Oui, mais vous restez un acteur américain, on sait qu'il y a le Cloud Act.
Invité :
[
11:22] On est effectivement une entreprise américaine, mais le Cloud Act, les données qu'un client nous fournit et qu'il stocke chez nous, il choisit dans quelle région il veut la stocker ou quel data center, par exemple en France ou en Allemagne, les données sont chiffrées, nous on n'a pas accès aux clés de chiffrement de nos clients, donc ces données, elles seraient inutilisables, et grâce à une technologie qui s'appelle Nitro, qui est une carte physique qui est dans nos serveurs, même nos administrateurs systèmes n'ont pas accès aux données de nos clients. Donc on considère que le design de nos infrastructures est souverain, mais en plus de ça, on lance en décembre, donc ce mois-ci, dans les jours qui viennent, une nouvelle région qu'on appelle le European Sovereign Cloud, qui est un ensemble de data centers en Europe, dans une entreprise européenne qui est filiale d'AWS, qui est gérée par des Européens et des employés européens, qui est déconnecté de nos autres régions et qui permet à nos clients qui ont vraiment besoin, d'aller au-delà de ce qu'on offre normalement. Ça leur permet d'avoir cette région European Sovereign Cloud en Europe.
Monde Numérique :
[
12:20] Donc, ça veut dire qu'on peut bénéficier des technologies de la WS, mais en coupant le cordon obélicat avec les États-Unis, il est complètement coupé. La justice américaine ne peut pas les mettre son nez là-dedans pour une raison ou pour une autre.
Invité :
[
12:32] Non, parce qu'elle est gérée par des employés européens, sous contrat européen, qui doivent répondre aux lois européennes. Et donc, nos employés auraient des vrais problèmes.
Monde Numérique :
[
12:41] Voilà, Julien Grouesse, CEO de AWS France, début décembre, à propos de ce cloud dit souverain d'AWS. Alors, tout autre son de cloche, évidemment, du côté de certains acteurs français du numérique, notamment l'association IMA, Innovation Makers Alliance, qui organise la semaine prochaine à Paris, précisément un sommet sur la souveraineté. On écoutera tout à l'heure son porte-parole, Christophe Grosbost, dans la deuxième partie de cette émission.
Monde Numérique :
[
13:10] Et on termine cette rubrique actue avec une drôle d'histoire. Une histoire qui rappelle à quel point il faut faire attention aux hallucinations des intelligences artificielles. Ça s'est passé au Royaume-Uni. La police des West Midlands a admis que des informations erronées générées par Microsoft Copilot, donc l'outil d'IA de Microsoft, avaient contribué à faire prendre des sanctions contre le club de football israélien Maccabit Al-Aviv. L'affaire remonte en fait à novembre 2025. Des supporters de ce club avaient été interdits d'assister à un match de Ligue Europa contre Aston Villa. Pourquoi ? Parce que la police se basait sur un rapport qui avait été passé à la moulinette de Copilot et qui affirmait qu'il y avait eu par le passé des incidents violents avec ses supporters lors d'une autre rencontre entre West Ham et le Maccabie Tel Aviv. Or, c'était complètement faux, pour la bonne raison que le match en question n'a jamais eu lieu. L'IA l'avait inventé, de même que les soi-disant affrontements. Mais visiblement, les données produites par Copilot avaient été reprises telles quelles par la police, sans vérification.
Monde Numérique :
[
14:19] Ce qui est intéressant aussi, c'est qu'initialement, quand il y a eu des protestations après cela, le chef de la police locale avait assuré devant le Parlement britannique que l'erreur venait d'une simple recherche sur Google. Mais devant les pressions, les enquêtes, etc., il a reconnu finalement que ça venait pas de Google, mais ça venait bien de Copilot, donc d'une hallucination de l'intelligence artificielle. Ce qui a déclenché un véritable tollé politique au Royaume-Uni. Et une affaire qui rappelle à quel point l'IA générative, malgré tous les services qu'elle peut rendre, présente de véritables dangers si on lui fait aveuglément confiance. Avant d'aller plus loin, un mot de Froganz, partenaire de l'hebdo de Monde Numérique. En 2025, je vous ai fait découvrir cette initiative technologique unique au monde, une nouvelle manière de consulter, de publier du contenu en ligne. Froganz fait sortir Internet du cadre avec des sites graphiques, simples, très fluides. 2026 sera une année décisive pour Froganz, qui s'adresse pour l'instant en priorité aux développeurs. Comment ça marche concrètement ? Alexis Tamas, cofondateur de Froganz.
Invité :
[
15:30] Le fonctionnement de Froganz du point de vue de l'utilisateur final, c'est une application. Alors sur un téléphone, ça vient d'un store tout à fait traditionnel. Sur un ordinateur, pareil, on télécharge un petit logiciel qui s'appelle Froganz Player, qui est disponible gratuitement, qui ne nécessite pas d'enregistrement de la part des utilisateurs et qui est distribué par l'OP3FT qui est en charge
Invité :
[
15:48] de la standardisation de Froganz.
Monde Numérique :
[
15:49] Et pour en savoir plus, rendez-vous sur f2r2.fr, f2r2.fr.
Invité :
[
16:00] Jérôme Colombain à Paris, bonjour.
Monde Numérique :
[
16:02] Salut, Bruno Guglielminetti à Montréal.
Invité :
[
16:06] Grosse semaine pour Google. Je serais curieux de t'entendre là-dessus sur entente de partenariat pluriannuel, c'est comme ça qu'il a annoncé, entre Apple et Google dans le contexte notamment du Apple Intelligence. Alors ça, c'est une bonne nouvelle pour les gens d'Apple.
Monde Numérique :
[
16:25] Je sais pas pour qui c'est... Enfin, si, je sais exactement pour qui c'est une bonne nouvelle et pour qui c'est pas une bonne nouvelle. Oui, on peut dire que c'est une bonne nouvelle pour Apple qui va enfin résoudre son problème d'arriver à fournir à ses utilisateurs une IA digne de ce nom. Parce que c'est quoi l'enjeu ? C'est qu'on est, avec les smartphones, les iPhones en l'occurrence, un assistant qui soit aussi puissant que ChatGPT, qui nous comprenne aussi facilement, mais qui soit véritablement intégré dans notre écosystème. Donc qu'il puisse aussi non seulement répondre à des questions sur le sens de la vie la dernière journée de Louis XVI ou je ne sais quoi, ou comment réparer sa voiture électrique, mais aussi sur à quelle heure arrive ma mère suivant le billet d'avion qu'elle m'a transmis il y a 15 jours, qu'est-ce que je dois préparer pour ma prochaine réunion de copropriété, puisque tu as vu le mail qui est arrivé, etc. Voilà, c'est ça qu'on attend aujourd'hui d'un assistant IA, c'est-à-dire qu'il aille vraiment en profondeur, Apple n'arrivait pas à le faire et donc c'est une bonne nouvelle pour les utilisateurs, dans un sens on peut dire que c'est une bonne nouvelle pour Apple mais en même temps c'est quand même un constat d'échec je trouve, ça veut dire qu'ils ne sont pas arrivés à le faire eux-mêmes et ils sont obligés de s'en remettre à Google.
Invité :
[
17:38] Qui est leur plus grand concurrent.
Monde Numérique :
[
17:40] Eh oui.
Invité :
[
17:41] C'est ça que je trouve.
Monde Numérique :
[
17:41] Concurrent et partenaire.
Invité :
[
17:43] Oui, on s'entend. Ils sont partenaires sur plein de domaines.
Monde Numérique :
[
17:46] Sur plein de domaines. Ils étaient déjà sur le search, sur la recherche.
Invité :
[
17:49] Oui.
Monde Numérique :
[
17:51] Mais effectivement, comme tu le dis, c'est la semaine Google et c'est une super revanche, ou en tout cas, un énorme point pour Google.
Invité :
[
18:02] Et je trouve ça particulier quand on se dit que l'année 2025, c'était vraiment l'année de OpenAI parce qu'ils étaient partout, ils avaient une avance phénoménale. Et là, tu vois depuis le mois de décembre Google qui marque des points avec une annonce après l'autre. Je trouve ça impressionnant. Et là, cette entente de fin de course où on voyait il y avait déjà eu, il y a déjà une entente entre OpenAI et Apple, mais là, de voir qu'au bout de la ligne, à la ligne d'arrivée, c'est Google qui signe, le chèque parce que l'argent va venir de l'autre côté, mais qu'ils signent le contrat, ben ça, j'avoue que c'est... En tout cas, pour l'équipe qui est derrière Gemini et tous les gens qui font la recherche, ouf, quelle...
Monde Numérique :
[
18:48] Belle reconnaissance, belle victoire. C'est aussi un retournement de situation parce que ces dernières années, on se disait, oh là là, mais Google, mais ça ne va pas du tout. Tout ce qu'ils présentaient en matière d'IA, c'était à côté de la plaque, etc. Et là, depuis Gemini 3, en fait, ils ont complètement inversé la vapeur. D'ailleurs, le cours de bourse s'en ressent. Ça se passe plutôt pas trop mal pour eux. Donc, oui, on doit bien sabler le champagne chez Google.
Invité :
[
19:21] Et pour en remettre cette semaine, parce qu'on se disait, bon, ils vont être tranquilles pendant un petit moment, qu'est-ce qui nous sort cette semaine? Personal intelligence. Et ça, j'avoue que... C'est une couche de plus qu'on met sur l'expérience. En tout cas, pour les gens qui sont déjà dans l'environnement d'Android, qui utilisent un téléphone Pixel, c'est déjà quelque chose auquel on est en train de goûter. Mais là, on pousse l'enveloppe un peu plus loin. C'est-à-dire qu'en plus d'avoir accès à nos courriels, de voir un peu ce qu'on est en train de faire sur notre téléphone, là, c'est carrément avec notre permission. Et c'est ça qui est important de mentionner. C'est donner l'accès, comme par le passé, à Gmail, mais aussi à l'espace de photos, notre utilisation de YouTube, notre utilisation de l'outil de recherche de Google, et donc essentiellement d'avoir accès à, tout notre comportement en ligne pour mieux encadrer et personnifier l'expérience de réponse quand on vient de temps. Et ça, j'avoue que là, on est exactement... Je t'entendais donner l'exemple de ce qu'Apple Intelligence devrait faire. Mais là, c'est carrément ça qu'on est en train de faire. Et ça, c'est cinq, six mois avant qu'Apple l'annonce et presque neuf mois avant qu'Apple le propose en septembre prochain.
Monde Numérique :
[
20:47] C'est un incroyable coup de maître. C'est-à-dire que d'un côté, ils vont donner leur technologie à Apple parce que finalement, tout le monde s'entend pour dire que c'est la meilleure, pour qu'Apple puisse enfin lancer son service. Mais en même temps, ils lancent la même chose de leur côté.
Invité :
[
21:00] Oui, oui.
Monde Numérique :
[
21:01] Donc, c'est absolument énorme.
Invité :
[
21:04] Mais t'imagines, Jérôme, la personne, j'allais dire le gars, ça peut être une femme aussi, mais la personne qui est à la tête de cette équipe qui travaille sur Personal Intelligence, et qui a eu vent, évidemment, avant que ça soit annoncé, que l'entente était entendue pour que Google vienne aider les gens d'Apple Intelligence en disant, non, mais quand ils vont voir qu'on va sortir le jour de la signature, le lendemain, on sort notre Personal Intelligence.
Monde Numérique :
[
21:30] Je serais curieux de savoir si… Ça devait être quelque chose. Mais est-ce qu'Apple le savait? C'est dingue, ça.
Invité :
[
21:36] On le saura dans quelques mois ou quelques années. Oui.
Monde Numérique :
[
21:40] Oui, c'est un peu fou parce que s'ils l'ont découvert les dernières minutes, ça veut dire qu'ils se sont un peu fait avoir. Ça, c'est l'aspect business qui est toujours intéressant avec ces géants. Après, l'aspect utilisateur, la conclusion, c'est que les utilisateurs d'Apple auront enfin, je ne sais pas quand, l'année prochaine, sans doute, leur Super Siri. Et aussi, les utilisateurs d'Android. Donc, tout le monde sera content, tout le monde sera servi. Mais, mais, mais Bruno... Alors d'abord, c'est qu'aux États-Unis, ce Personal Intelligence, pour le moment. Je ne sais pas du tout quand est-ce que ça arrivera en France, ni même le truc d'Apple. Oui, d'Apple.
Invité :
[
22:17] Peut-être même, est-ce que ça arrivera en France ?
Monde Numérique :
[
22:19] Est-ce que ça arrivera ? Ça, ce sera la deuxième question, parce que là, on se réjouit. Mais si ça se trouve, pour des questions de protection d'avis privés, etc., ça risque encore de se heurter à la réglementation européenne. Et en plus, il est certain que ça va totalement encore plus augmenter la dépendance vis-à-vis de Google. Ça veut dire que finalement, que tu sois sur Android ou sur iOS, tu dépendras de Google. Donc, à mon avis, ça va être très mal vécu ici en Europe, je peux déjà te le dire.
Invité :
[
22:51] Oui, puis moi, j'ai l'impression que d'ailleurs, c'est quoi, c'est le masque qui a sorti le drapeau de son côté en disant, non, mais là, on est en train de créer un monstre monopolistique.
Monde Numérique :
[
23:00] Oui, lui, ça lui va bien.
Invité :
[
23:01] Oui, c'est le genre de... Il se promène avec son drapeau rouge à quart d'année.
Monde Numérique :
[
23:06] Lui, c'est parce qu'il aurait bien, il aurait préféré que l'un des deux au moins choisisse Grock.
Invité :
[
23:13] Mais bon, il n'a pas été laissé tout seul bien longtemps parce que là, c'est la défense américaine qui vient d'annoncer que Grock va être inséré dans tous les appareils, informatiques de l'armée américaine, ce qui n'est peut-être pas une bonne nouvelle, mais enfin, on verra ce que ça va dire.
Monde Numérique :
[
23:28] Alors, cela dit, franchement, il faut remettre les pendules à l'heure. Il y a du grog bashing parce qu'il y a du Musk bashing, notamment chez nous en France. Je veux dire, les sujets à la télé, c'est pour dire que Musk est un nazi, que c'est un fou, etc. Il a... Effectivement, c'est un gars qui pose problème pour certaines choses, mais Grock n'est pas si mauvais. Alors oui, il déshabille les filles, le dernier délire, c'est « mets-moi en bikini », donc il est capable de mettre n'importe qui en bikini, y compris des hommes d'ailleurs. Et.
Invité :
[
24:03] Là, semble-t-il que ça a été….
Monde Numérique :
[
24:04] Ça a été très mal vécu chez nous. C'est compliqué, ce sujet-là, parce qu'effectivement, ça a touché des jeunes filles, les pauvres. Elles se sont retrouvées… Alors, c'est virtuel, mais c'est plus vrai que vrai. Elles se sont retrouvées en bikini sur les réseaux sociaux, bon, alors qu'elles ne l'avaient pas demandé et tout. Ça pose un vrai problème. Mais le sujet aussi, est-ce que c'est l'IA qui est fautive ou est-ce que c'est les gens qui font ça?
Invité :
[
24:28] Les utilisateurs, ben oui.
Monde Numérique :
[
24:29] Les utilisateurs.
Invité :
[
24:31] Et derrière… Oui, mais j'allais dire de toute façon, pour mettre à jour, Elon Musk a confirmé, en tout cas les gens de Hicks ont confirmé que ça avait été corrigé et que donc Croc ne pourrait plus être utilisé pour de tels… Non.
Monde Numérique :
[
24:45] Il a dit que ce serait payant. Ce n'est pas ça? Ils vont en faire une fonction payante.
Invité :
[
24:50] Oui, mais pour le moment, là, ils ont enlevé la possibilité de faire.
Monde Numérique :
[
24:53] Ah, ils ont enlevé carrément l'option. Non, mais c'est un peu... Après, je pense que c'est des questions de mode. Ça ne va pas... Au début, là, ces derniers jours, c'est vrai qu'il n'y avait que ça sur les réseaux. Mais bon, c'est commencé, ce genre de mode. Ça passe aussi vite que c'est arrivé.
Invité :
[
25:10] On verra. Mais bon. Autrement, dans l'univers de Google, mais là, c'est pour montrer qu'il y a un peu de compète qui arrive dans l'écart. C'est ChatGPT qui, sans faire de bruit, on pouvait entendre les criquets à l'annonce, il n'y a pas eu d'annonce, qui vient de mettre en ligne ChatGPT Traduction.
Monde Numérique :
[
25:27] Ah ben oui, ça n'a tellement pas fait de bruit que je n'étais pas au courant. C'est toi qui me l'as appris il y a cinq minutes avant qu'on commence cet enregistrement.
Invité :
[
25:32] Mais le truc, c'est qu'on s'entend, depuis les tout débuts, moi, ça fait trois ans que je l'utilise comme outil de traduction.
Monde Numérique :
[
25:40] Mais oui, quelle différence alors? Parce qu'il fait déjà de la traduction, ChatGPT.
Invité :
[
25:43] Oui, ben là, on parle d'un outil qui est vraiment spécialisé là-dessus et qui fait de la traduction encore plus contextuelle. Et on peut demander, quand on fait la traduction, là, on peut le demander dans un contexte plus professionnel ou plus personnel. Mais je te dirais Ça, c'est le pitch de vente. Sauf que pour avoir utilisé depuis trois ans de chez LGBT pour ce genre de travail-là, de temps en temps, moi, je pouvais lui demander d'axer un peu sa traduction d'un côté comme de l'autre, et puis il le faisait. Mais là, formellement, il y a un petit onglet sur lequel on peut cliquer et avoir ce type de...
Monde Numérique :
[
26:18] Donc, ça veut dire qu'il va être plus précis sur certains domaines?
Invité :
[
26:20] Oui, exactement.
Monde Numérique :
[
26:21] OK.
Invité :
[
26:22] Oui, parce que la traduction.
Monde Numérique :
[
26:23] À chaque fois, c'est des silos. Après, il y a des spécialités, etc.
Invité :
[
26:26] Puis, on s'entend qu'en sortant ça, bien évidemment, il s'attaque directement au leader du domaine, Google Traduction, qui est assez principalement visé.
Monde Numérique :
[
26:37] C'est Google Trad ou c'est plutôt Dipple?
Invité :
[
26:41] Moi, je regardais les chiffres.
Monde Numérique :
[
26:44] Oui, Google Trad, puis il marche bien, mais un peu par rapport à en entreprise, on utilisait plutôt Dipple.
Invité :
[
26:50] Oui, et ça, en entreprise, mais quand tu regardes la plupart des utilisateurs à travers le monde, les KIDAM, le grand public, je m'inclus là-dedans, c'était Google Traduction.
Monde Numérique :
[
26:59] Oui, bien sûr.
Invité :
[
27:01] Gratuit. Oui, mais j'ai l'impression que comme le service existait déjà, c'est pour ça qu'on n'a pas voulu faire un gros battage publicitaire comme on le fait d'habitude quand il y a des nouvelles fonctions qui sortent. Mais là, c'est pour dire que tant qu'à le faire, créons donc une application et une destination avec le nom pour que ça soit éclair.
Monde Numérique :
[
27:20] De quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet, Bruno?
Invité :
[
27:23] Écoute, comme je sais que le Vibe Coding te plaît beaucoup, j'ai décidé d'en parler. Alors, j'ai une entrevue au sujet du Cloud Code. Alors, si vous voulez utiliser l'outil le plus à la mode, je sais qu'il y a des outils spécialisés, mais Cloud Code, ça peut être intéressant.
Monde Numérique :
[
27:39] Super, je ne l'ai pas utilisé, mais il paraît qu'il est génial.
Invité :
[
27:41] Ah oui, assez. Moi, je me suis amusé avec. J'avoue que je me suis fait une petite application qui ne sert absolument à rien, mais je l'ai faite. Alors, c'était formidable. Sinon, je parle de cette nouvelle approche de l'administration américaine qui est de embéder, on va franciser l'expression, les influenceurs maintenant dans des groupes de, tu sais, les opérations ICE ?
Monde Numérique :
[
28:06] Ah oui, oui, l'espèce de milice, là, en fin.
Invité :
[
28:10] Exactement, qui cherchent des gens à faire passer la frontière. Et donc, la nouvelle approche de l'administration américaine dans leur plan de communication, c'est d'intégrer des influenceurs et de les mettre pour qu'ils puissent aller prendre des images pour raconter l'histoire de l'intérieur. Mais on se rend compte que finalement, rapidement, c'est des influenceurs de droite. Alors, je revois cette histoire-là pour décoder comment ça se passe et puis si ce n'est pas en train de changer notre chême de référence au niveau de l'actualité. Sinon, je parle, ça, ça va te plaire. Je pensais tellement à toi en faisant l'entrevue. Il y a une grosse entreprise de thermostats québécoise qui s'appelle Sinopé. Et eux, c'est des thermostats branchés et eux, ils ont vraiment le marché de l'Amérique du Nord. Et là, ils sont en train de déployer une grosse mise à jour qui va changer plein de choses sur les appareils. Et moi, c'est le prétexte pour parler des thermostats intelligents avec eux. Vraiment intéressant comme entrevue. Et on est rendu à la troisième génération des thermostats intelligents.
Monde Numérique :
[
29:12] Ah bien oui, maintenant, ils sont compatibles mateurs, etc.
Invité :
[
29:15] Oui, oui, oui. Oui, puis c'est de voir les pirouettes et l'information maintenant qu'ils peuvent les envoyer. C'est presque devenu quelqu'un qui voudrait s'amuser. c'est presque devenu un jeu. La gamification du thermostat. On est rendu ailleurs.
Monde Numérique :
[
29:28] La maison connectée, il y a un côté jeu. Il y a des annonces à Paris également la semaine prochaine du côté de chez Netatmo qui fabrique des thermostats connectés.
Invité :
[
29:37] Pourquoi je n'avais pas l'impression, j'ai l'impression qu'on va en entendre parler chez vous?
Monde Numérique :
[
29:41] Écoute, c'est possible, c'est possible. Et puis surtout, surtout, on va en parler dans le podcast Monde numérique, dans le podcast Maison connectée. J'en profite pour me faire un peu de pub, si ça t'en est pas. Voilà. Allez, écoutez Maisons Connectées.
Invité :
[
29:55] Autre chose à annoncer?
Monde Numérique :
[
29:56] Non, rien de... Pas d'annonce nouvelle à ce niveau-là. Non, non, non. Il faut que je me remette au boulot pour finir le prochain épisode.
Invité :
[
30:02] Ben, écoute, Jérôme, je te remercie d'avoir passé comme ça gentiment dans mon carnet et de m'avoir permis de passer chez vous, dans mon numérique.
Monde Numérique :
[
30:10] Plaisir partagé, puisque, effectivement, cette séquence est diffusée à la fois dans ton carnet et dans le monde numérique, comme chaque semaine. Et on reprend les bonnes habitudes cette année.
Invité :
[
30:17] Oui, monsieur. Puis on se retrouve la semaine prochaine.
Monde Numérique :
[
30:20] Salut, salut, Bruno. Puis on est sur YouTube aussi. Allez.
Invité :
[
30:23] Salut.
Monde Numérique :
[
30:23] Ciao.
Invité :
[
30:36] Monde numérique, le meilleur de la tech.
Monde Numérique :
[
30:44] Allez, restez avec nous, ça continue. Monde numérique, l'hebdo, avec désormais la place à mes invités de la semaine. On va parler souveraineté numérique dans un instant, je vous l'ai dit, avec mon invité Christophe Grosbost à propos d'un événement qui a lieu la semaine prochaine.
Monde Numérique :
[
30:58] C'est un très gros sujet qui concerne les entreprises, mais pas seulement. Ça concerne aussi le grand public par voie de conséquence. Mais avant cela, gros plan sur une start-up française discrète, mais qui ne cesse d'innover depuis pas mal d'années dans le domaine de la réalité virtuelle, la réalité mixte. Il s'agit de Lynx, qui est mon premier invité de la semaine. Les interviews qui vont suivre sont proposées en version intégrale. Si vous écoutez Monde Numérique L'Hebdo Premium sur Apple Podcasts ou Spotify, sinon retrouvez-les en épisodes séparés, longs formats, la semaine prochaine sur toutes les plateformes de podcast. Bonjour Stan Larroque. Bonjour, fondateur et dirigeant de la société Lynx Mixed Reality. C'est une société en pointe dans la réalité virtuelle et même au-delà la réalité mixte. Et alors, on se retrouve parce que le 21 janvier 2026, grosse présentation à San Francisco de votre dernier masque de réalité virtuelle. Alors, ce casque, il sert à quoi ? Il est destiné à quels usages ?
Invité :
[
32:03] Alors, ce casque, il est plutôt destiné aux professionnels. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, et depuis 7 ans qu'on porte cette entreprise, on voit que les usages très concrets de ces technologies, que ce soit réalité virtuelle, réalité augmentée et du coup réalité mixte, C'est quand même très B2B, c'est très orienté pour le monde professionnel, que ce soit la défense, avec par exemple du guidage de drones, de l'entraînement de soldats, du command and control, donc avoir un centre de contrôle et de commandes militaires où qu'on soit sur le front de manière déportée, sans installer plein d'écrans partout, que ce soit dans le monde médical pour former des chirurgiens, des infirmières, pour assister des gens à distance, pour faire de la téléconsultation et ce genre de choses, et dans le monde industriel plutôt classique, donc là c'est de la formation de technicien et de l'assistance à distance du coup quand je parle de ces trois grosses industries, médicale défense, et industrie, on se rend compte qu'ils font la même chose c'est formation professionnelle, assistance à distance quand on se penche sur la formation c'est quoi la formation ? La formation en fait pour nous c'est un jeu vidéo sérieux à travers ces casques donc, il y a des casques grand public qui font du jeu vidéo on va dire qu'on fait plutôt du jeu vidéo pour le monde professionnel, donc ça a de la formation et en plus de l'assistance à distance Il.
Monde Numérique :
[
33:24] N'y a pas que le matériel, il y a le software il y a les applications.
Invité :
[
33:27] Etc Et bien oui, en fait chez Lynx, pour tout vous dire, on a plus d'ingénieurs software que d'ingénieurs hardware, Donc, en fait, parce que la valeur et la part du lion, depuis 30 ans maintenant, elle est dans le software. Je pense que tout le monde l'a compris. Il suffit de voir ce qui se passe en IA. Et donc, on fait le casque. Certes, on le conçoit et on le fabrique, mais c'est qu'une petite partie de l'histoire. La vraie partie, la vraie bataille, c'est sur l'OS, c'est sur les services qui tournent derrière. Et donc, on a notre système d'exploitation open source basé sur Android Open Source Project, donc la couche open source d'Android sur laquelle on a mis nos drivers et nos composants et notre interface. Et ça, ça nous permet d'être entièrement souverains. Et donc, quand on a des clients, par exemple, Défense, conjointement avec Qualcomm, on est capable d'ouvrir tout le code source, ce qui est impossible et infaisable, avec des concurrents de type GAFAP. Donc, l'OS, c'est vraiment une grosse part de notre investissement. On a investi des millions d'euros sur ça et je suis très content qu'on soit chez nous, avec ce système.
Monde Numérique :
[
34:36] Et ça, c'est un argument auquel sont sensibles vos clients, notamment peut-être les militaires, etc.
Invité :
[
34:41] Extrêmement sensibles. Hier, pour tout vous dire, j'étais à une journée à Bercy, donc au ministère de l'économie et des finances, organisé par Bercy pour toute la filière immersive, donc les gens qui utilisent nos produits ou d'autres produits dans la réalité virtuelle et la réalité augmentée. Il y avait Renault, Airbus, toute l'industrie française était là et clairement, l'un que c'est très très attendu c'est à dire que ces gens là en ont marre d'utiliser du matériel américain ou chinois et il est temps qu'on arrive et donc c'est ce qui nous motive aussi, d'apporter quelque chose de souverain sur lequel on puisse avoir une expression complètement libre autour de nos valeurs.
Monde Numérique :
[
35:23] En termes d'applications, qu'est-ce que vous proposez ?
Invité :
[
35:25] Alors, en termes d'applications, c'est un peu comme quand on achète un smartphone, il y a des applications que les gens font à l'extérieur qu'on peut ensuite télécharger. Et dans le smartphone, il y a toujours des applications qui viennent par défaut. Nous, c'est un peu pareil. On a des applications qui viennent par défaut dans le cas. Donc, on a un navigateur web en réalité virtuelle et donc un navigateur web qui flotte dans votre espace autour de vous et qui vous permet d'accéder à du contenu web déjà spatialisé. Donc ça, c'est aussi très intéressant, comment le web va migrer et va aider ces technos à migrer.
Monde Numérique :
[
35:59] Il y a des choses à faire, à inventer peut-être à ce niveau-là.
Invité :
[
36:03] Bien sûr.
Monde Numérique :
[
36:03] Sortir un peu des fenêtres carrées.
Invité :
[
36:05] Exactement. C'est pour ça qu'on a beaucoup investi dans le navigateur web. On a des applications de démo assez éducatives, assez pédagogiques. On a des applications médicales aussi qu'on a développées en propre pour certains usages avec des partenaires. Après, il y a toutes les applications que nos clients ont faites eux-mêmes ou en s'aidant de sociétés de développement. Là, on voit des choses fantastiques dont je n'ai pas le droit de parler, mais il y a des applications absolument folles autour de la formation et de l'assistance à distance. C'est-à-dire, quand vous regardez ces casques, où vous voyez à travers une caméra le monde extérieur, d'un point de vue philosophique, c'est assez intéressant parce que c'est la première fois qu'on partage notre vision avec un ordinateur, voire même qu'il voit les choses avant nous. C'est-à-dire que l'image qui arrive dans vos yeux a été vue et traitée et post-traitée par une caméra et tout un système CPU-GPU. Et donc ça, je pense que conjointement avec l'IA, d'ailleurs il n'y a pas une démo chez nous qui se fait maintenant sans IA, ça va être absolument incroyable c'est-à-dire qu'un espèce de copilote un espèce de Jarvis comme on peut voir dans le casque d'Ironman qui se sert de tous les capteurs embarqués dans le casque, donc les 6 caméras, les capteurs inertiels comme l'accéléromètre, le gyroscope, etc. qui permettent.
Invité :
[
37:33] Fusionner ensemble, permettent à une IA de comprendre ce que vous voyez, ce que vous êtes en train de faire vous-même, et vous aider à être meilleur, tout simplement.
Monde Numérique :
[
37:41] Oui, c'est le principe de l'IA multimodal qui pourrait vraiment apprendre et s'intégrer dans le monde réel. Il faut que vous alliez travailler avec Yann Lequin.
Invité :
[
37:53] Yann Lequin a créé sa boîte, il y a aussi Mistral, il y a aussi beaucoup de sociétés qui...
Monde Numérique :
[
37:59] Ils ne sont pas trop sur le... Enfin, ils sont sur le multimodal, est classique à partir des LLM.
Invité :
[
38:04] Oui, alors après, il y a les VLM, c'est donc les Visual Language Model, et donc ça, c'est un VLM, vie sa meilleure vie dans un casque comme le nôtre, avec l'accès au capteur. D'ailleurs, un accès au capteur qu'on permet que les autres constructeurs de casques ne permettent pas, ils verrouillent l'accès à beaucoup de caméras et de capteurs, ce que je trouve très dommage, mais ce qui est un différenciant énorme pour nous. Mais oui, il y a beaucoup de boîtes d'IA avec lequel on va développer conjointement des applications en 2026 et en 2027. Et ça, cette évolution vers du multimodal, c'est fascinant jusqu'à la robotique. Parce qu'en fait, quand vous y pensez, un casque, c'est la meilleure interface entre un robot et une IA. Déjà, on vient filmer, on vient enregistrer des données égocentriques, c'est-à-dire filmer en point of view vraiment depuis la tête d'un opérateur que vous soyez dans une usine ou en train de plier votre linge. Ça va être des données parfaites pour ensuite entraîner des robots pour replier du linge ou faire certaines opérations rébarbatives dont on aimerait délivrer l'humain.
Monde Numérique :
[
39:10] Avant d'en arriver là, si j'achète votre casque, est-ce que je peux jouer avec ? Est-ce que je peux télécharger facilement des applications ?
Invité :
[
39:18] Pour le grand public, ce qui est intéressant, c'est que vous pouvez tout à fait utiliser notre casque pour remplacer celui que vous avez à la maison pour jouer à SteamVR, par exemple. Si vous avez un PC qui tourne avec Steam, vous pouvez sans fil connecter notre casque et utiliser du contenu qui a été développé, pas forcément pour notre casque en propre. Donc la beauté du marché c'est qu'on arrive à une maturité des casques, que ce soit des lunettes ou des casques, d'interopérabilité il y a un standard qui s'appelle OpenXR qui permet aux applications, d'utiliser presque n'importe quel casque donc un développeur a développé pour le casque Sony Playstation Playstation VR, il va très probablement pouvoir être le même contenu pour être utilisé avec un casque Lynx ou un casque Meta donc ça c'est ce qui permet à aussi des gens du grand public d'acheter des casques Lynx et de s'en servir pour jouer ou consommer du contenu un peu plus classique.
Monde Numérique :
[
40:12] Très bien. Et donc, présentation ce 21 janvier en fanfare au Moscone Center à San Francisco de la nouvelle version du casque Lynx.
Monde Numérique :
[
40:23] Merci beaucoup Stan Larroque, fondateur de Lynx Mixed Reality.
Invité :
[
40:29] Merci beaucoup Jérôme Colombain.
Monde Numérique :
[
40:38] Bonjour Christophe Grosbost.
Invité :
[
40:39] Bonjour Jérôme.
Monde Numérique :
[
40:40] Vous êtes directeur stratégie de l'IMA, Innovation Makers Alliance, une association au cœur de l'innovation en France. Et vous organisez le 20 janvier, alors on enregistre avant que ça ait lieu, un sommet de la souveraineté à Paris, au ministère de l'économie et des finances. Alors, souveraineté numérique, ça devient une vraie tarte à la crème. En même temps, c'est un vrai sujet, sans doute l'un des plus importants du moment dans le contexte géopolitique que l'on connaît. Pour vous, c'est quoi ? Ça veut dire quoi pour la France concrètement et au-delà pour l'Europe ?
Invité :
[
41:22] C'est un sujet qui a initialement été venu comme un sujet de patriotisme, qui initialement était vu comme un sujet qui n'était pas forcément ultra stratégique en termes de géopolitique. On considérait souvent le numérique comme un outil on considérait le cloud comme évidemment, un endroit où garder de données et les outils numériques de manière générale comme des actifs mais qui finalement n'étaient pas forcément ultra stratégiques, je pense qu'aujourd'hui la vision a complètement changé et je m'en félicite et on considère désormais le numérique un peu comme en tout cas on doit considérer aujourd'hui le numérique comme on doit considérer le nucléaire, comme on doit considérer le militaire, comme on doit considérer finalement l'énergie. C'est-à-dire qu'on doit commencer à comprendre que le numérique n'est pas un outil. Le numérique est en fait une arme, potentiellement. C'est aussi quelque chose qui est un facteur essentiel du développement économique et sociétal d'un territoire. Et qu'un peu à la manière de là où il ne nous viendrait pas l'idée d'utiliser des armes uniquement étrangères, où il ne nous viendrait pas l'idée d'acheter l'an 100% de notre alimentation dans des pays étrangers, parce qu'on sait très bien que demain en tant que guerre, on aura besoin d'armes qu'on puisse contrôler nous-mêmes et qu'on aura besoin de pouvoir nous nourrir. De la même manière, il faut comprendre que la souveraineté numérique est un sujet aujourd'hui hautement stratégique au point de vue géopolitique et encore plus à l'aune des récents développements qu'on a pu voir sur la scène diplomatique internationale.
Monde Numérique :
[
42:43] Vous pensez à quoi ?
Invité :
[
42:44] Je pense classifiquement évidemment à Donald Trump. Je pense qu'on peut considérer que ce pays qui si souvent a été vu comme un allié fondamental de l'Europe est un pays qui aujourd'hui gouverné par quelqu'un qui n'a aucune limite, qui ne respecte plus le droit international, qui, là, on a pensé pendant, enfin, en tout cas, je vous le dis humblement, j'ai pensé pendant très longtemps que les menaces que faisait Donald Trump ne les mettrait jamais à exécution. On se rend compte aujourd'hui qu'il a complètement changé de paradigme et qu'il est capable de faire ce qu'il a dit. Or, quand on prend en compte certaines des choses qu'il a dit de manière numérique, Ça va très loin. Il a dit qu'il n'aurait aucun problème à utiliser un kill switch, donc en gros, à nous bloquer complètement l'accès aux mises à jour sur tout un tas de logiciels, même quand c'est sur du round-premise, même du sécuritaire. Alors, vous pouvez penser qu'on a quand même beaucoup de choses dans le nucléaire, même actuellement en France, qui reposent sur des technologies américaines. Il a menacé quand même, demain, s'il va y avoir des problèmes avec l'Europe, de pouvoir nous bloquer l'accès à certains services numériques considérés comme hautement stratégiques.
Invité :
[
43:44] Si on commence à parler d'AWS, de Microsoft ou de Google, j'imaginais même pas les impacts que ça pourrait avoir, et il a quand même aussi menacé potentiellement demain l'Europe d'avoir un accès réduit aux GPU américaines qui voudrait dire réduire de manière massive notre capacité de développer notre propre intelligence artificielle, si vous prenez tout ça en compte quand vous vous rendez compte ce qu'il a pu faire récemment avec le Venezuela et quand vous réalisez ce qu'il menace de faire avec le Groenland et quand vous voyez sa manière de faire tous les jours, moi en tout cas ça me fait penser que pour répondre à votre question la souveraineté numérique c'est un sujet qui enfin, et je m'en félicite rentre comme l'un des sujets phares de l'Europe et un sujet qui est un sujet non plus uniquement d'outillage et de technique, mais qui devient un sujet de géopolitique stratégique au même degré, je pense, que le nucléaire, que le militaire ou comme l'alimentaire.
Monde Numérique :
[
44:32] Alors, Christophe Grosbeau, qu'on comprenne bien, effectivement, il y a un risque qui est devenu prégnant, réel, que, ici ou là, l'un ou plusieurs des outils américains qu'on utilise au quotidien, qui sont dans toutes les couches de l'économie française, européenne, mondiale, ça va de Microsoft à AWS que vous avez cité, etc., que oui, pour des raisons politiques, en fait, géopolitiques, eh bien, on coupe ou on perturbe ou on détourne, etc., etc. OK, une fois qu'on a dit ça, c'est quoi ? On est très inquiet, on croise les doigts ou il y a d'autres options ?
Invité :
[
45:10] J'espère que ça ne se limite pas à ça.
Monde Numérique :
[
45:14] Non, mais je vous provoque un peu.
Invité :
[
45:16] Bien sûr.
Monde Numérique :
[
45:16] Voilà, c'est ça. En gros, il y a péril dans la demeure, mais on fait quoi ?
Invité :
[
45:23] En fait, l'une des premières solutions, c'est le protectionnisme assumé. À la chinoise ? À la chinoise ou à l'américaine, et qui est un concept avec lequel on a du mal en Europe, et une fermeture de certains marchés stratégiques européens aux acteurs extraterritoriaux, donc aux acteurs non-européens, en se disant qu'on va aller finalement légiférer, réglementer pour pouvoir forcer l'utilisation d'outils européens. Ça, c'est quelque chose qui est plémicité, je pense, par beaucoup de gens, mais qui est très compliqué parce qu'il y a évidemment une historicité de nos relations avec tout un tas d'outils américains, surtout dans le gérant public, qui fait qu'il est très difficile, finalement, de passer à autre chose. Je ne dis pas qu'il faudrait passer l'ensemble des administrations européennes et des institutions européennes et en fait tout le secteur public sur des techno-européennes, ce serait, je pense, un vœu pieux. Mais il y a clairement, en tout cas, une nécessité à mes yeux de légiférer davantage et de réglementer, en fait, au niveau européen certains marchés pour forcer, en fait, au passage à des techno-européennes. Je vous donne quelques éléments, mais je parlais avec la LCT, par exemple, qui m'expliquait quand vous prenez l'ensemble des communes...
Monde Numérique :
[
46:30] La Croix, pardon.
Invité :
[
46:30] L'Agence Nationale de la Cohésion des Territoires. OK. Qui m'expliquait quand vous prenez l'ensemble des communes et des petits départements et des petites régions françaises, ils utilisent massivement des technos américains. Pourquoi ? Parce qu'évidemment, on leur donne la liberté du choix. Donc, eux prennent les outils du marché qui sont les plus connus. Ils n'ont pas forcément une connaissance, en fait.
Monde Numérique :
[
46:50] Les moins chers, les plus faciles à implémenter.
Invité :
[
46:52] Etc. Et ça, en fait, si vous l'appliquez et que vous regardez maintenant dans les ministères et les différents ministères, Dieu sait, les récents scandales ou en tout cas questionnements qu'il y a pu avoir sur certains choix technologiques qui ont été faits par des ministères et que vous prenez des administrations en plus, plus l'ensemble des départements, des régions et des communes, vous avez en fait un pool, de commandes massives qui est utilisée aujourd'hui massivement pour acheter de la techno américaine qui pourrait être achetée pour acheter de la techno européenne.
Monde Numérique :
[
47:19] Les acteurs américains, les entreprises de cloud qui ne sont pas les méchants finalement de l'histoire, qui sont un peu les victimes de cette histoire-là parce que ce qu'ils veulent c'est faire du business. Je parle de AWS, Google, Microsoft, etc. Vous avez vu la parade qu'ils sont en train de trouver. L'idée c'est, vous faites vos propres data centers, vous les opérez vous-même, votre énergie, vos trucs, vos connexions et hop, nous, gentiment, on vous donne juste la couche logicielle dont vous avez besoin parce qu'on est les meilleurs et que toutes vos entreprises et vos startups en ont besoin. Ça, c'est quoi ? C'est une manière de... C'est un deuxième piège dans lequel on risque de tomber ou c'est une solution intermédiaire qui peut être par endroits satisfaisante ?
Invité :
[
47:59] Vous avez peut-être vu la déclaration de l'ANSI au moment où SANS a été à passer le visa SecumCloud 3.2.
Invité :
[
48:09] Leur point de vue qui est parfaitement défendable était que de toute façon les niveaux de dépendance existent et d'interdépendance existent qu'on pourra pas enlever une dépendance complète et qu'un acteur comme Sens en fait à partir du moment où Thalès promet un certain niveau de souveraineté et d'autonomie, que Google aura pas finalement de récapacité de nuisance disons ou d'espionage demain c'est un point de vue qui est défendable de la même manière que pour Bleu je veux dire que Capgemini et Orange soient avec Microsoft c'est aussi défendable mais en fait je pense que, Pour répondre à votre point, c'est un niveau intermédiaire. C'est déjà quelque chose de bien. C'est déjà mieux que d'être directement sur Google. On sait déjà qu'il y a un acteur français qui va aller protéger les données des entreprises et des individus qui sont sur ce cloud. Néanmoins, je pense que ce dont on manque, c'est un niveau de granularité là encore. En se disant, en fait, comme on a Secnum Cloud, on pourrait avoir Full Independent ou Full Sovereign Cloud. On pourrait avoir Secured Cloud. qu'on pourra avoir Secure Cloud de niveau inférieur et en fait on pourra aller expliquer que suivant le niveau de données, Donc, j'en reviens à mon niveau qui est suivant le côté stratégique de la donnée qui va être dessus. Il faut utiliser un niveau de souverainisme, comment on l'appelle, d'autonomie différent. Et on n'a pas cette échelle. Aujourd'hui, quand vous prenez d'ailleurs les travaux de l'Europe sur l'ECS… Oui.
Monde Numérique :
[
49:30] Il faudrait un Nutri-Score du cloud, du cloud souverain.
Invité :
[
49:33] Complètement. Et d'ailleurs, l'IRN, dont on peut se féliciter, le lancement de l'indice de résilience numérique, et en fait amène cette logique qui est de se dire voilà à quel point je suis indépendant ce qu'on n'a pas encore dedans c'est une généralité plus faible qui est de se dire en fait je vais aller regarder vraiment en détail comme vous l'avez dit, est-ce que je suis 100% indépendant 60% 50% 40% et on pourrait avoir une logique complète on pourrait avoir une matrice en fait dans les entreprises en disant pour tel type de données je dois être sur une base 100 pour tel type de données sur une base 50, et on devrait le faire au niveau des administrations d'abord mesurer le.
Monde Numérique :
[
50:06] Risque acceptable en fait.
Invité :
[
50:07] Oui complètement Très bien.
Monde Numérique :
[
50:09] Merci beaucoup Christophe Grobeau de l'association IMA.
Invité :
[
50:14] Merci beaucoup Jérôme.
Monde Numérique :
[
50:24] C'est la fin de cet épisode de l'hebdo de Monde Numérique. Merci de l'avoir suivi, merci de l'avoir écouté jusqu'au bout. Retrouvez les interviews en version longue la semaine prochaine sur le fil du podcast Monde Numérique. A noter, retrouvez également le nouveau podcast Maisons Connectées si vous vous intéressez à la domotique. Un prochain épisode en préparation, d'ailleurs. On peut vous le dire, on parlera de serrure connectée. Et puis, n'hésitez pas d'ailleurs à faire des retours sur ce podcast à me dire si vous souhaiteriez vous retraiter tel ou tel sujet. C'est un podcast qui va s'étoffer au fil des mois, rassurez-vous, pour l'instant, il y a 5 ou 6 épisodes, mais ça va grossir. À retrouver également, ça c'est sur le podcast Monde Numérique, petite série que je vous ai proposée pendant les vacances de Noël, mais qui peuvent vous intéresser. Ça s'écoute sans fin, sans fin, F-A-I-M, Les mots de la tech, une série d'épisodes consacrés aux termes du numérique qui ont marqué l'année 2025.
Monde Numérique :
[
51:23] N'oubliez pas de laisser un commentaire 5 étoiles à propos de Monde Numérique sur votre plateforme d'écoute, Apple Podcast ou Spotify. Réagissez sur le site mondenumérique.info et sur les réseaux sociaux et téléchargez si vous souhaitez l'application Monde Numérique signée Good Barber sur iPhone ou Android. On se retrouve samedi prochain. D'ici là, passez une bonne semaine pleine de tech. Salut !