Monde Numérique :
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0:09] Une semaine sans nouveauté en intelligence artificielle, ce ne serait pas une semaine normale. Alors cette semaine, eh bien, ça y est, c'est Google qui fait l'actu avec Gemini 3, son nouveau modèle d'IA. Il est impressionnant, il fait même des images et des vidéos plus vraies que nature. C'est au sommaire de Monde Numérique Labdo.
Monde Numérique :
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0:33] L'actu, c'est aussi Microsoft qui veut mettre de l'intelligence artificielle partout dans Windows. avec Copilot. Concrètement, qu'est-ce que ça va changer ? Et est-ce que ce n'est pas un peu too much ? On en parlera tout à l'heure avec Xavier Perret, le monsieur IA chez Microsoft France. La carte vitale, enfin dématérialisée pour tout le monde en France. Est-ce que ça va vraiment nous changer la vie ? Avec Bruno Guglielminetti dans le débrief transatlantique, on va parler cloud avec le numéro 1 français OVH qui faisait son show annuel cette année à Paris. On va revenir un instant sur la panne qui a mis Internet à genoux en début de semaine, signé Cloudflare. On évoquera l'omnibus numérique, cette nouvelle usine à gaz censée simplifier l'usine à gaz de la réglementation numérique européenne. Et puis, on dira un mot des 40 ans de Windows. Eh ouais, ça ne nous rajeunit pas. Dans la deuxième partie de cette émission, les interviews de la semaine, on va s'intéresser aux robots humanoïdes Il y en a aussi en Europe, il va y en avoir, mais pas du tout pour les mêmes usages qu'en Chine ou aux Etats-Unis. Et puis surtout, quelle place pour ces robots dans la société ? On en parlera avec Patrice Duboé de Capgemini. Voilà pour le sommaire de Monde numérique, l'hebdo du 22 novembre 2025.
Invité :
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1:50] Monde numérique, Jérôme Colombain.
Monde Numérique :
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1:56] Et c'est parti pour ce nouveau numéro de l'hebdo comme chaque samedi, que vous écoutiez d'ailleurs cette émission le samedi ou le dimanche, ou en début de semaine en retournant au boulot, et bien bienvenue, le meilleur de la tech avec des news, du talk, des invités, des auditeurs de plus en plus nombreux, des partenaires aussi très fidèles et qui permettent de faire vivre ce podcast, et je les en remercie, et puis même aussi de généreux donateurs parmi vous, auditeurs, des donateurs qui contribuent, Et ça, c'est sans doute la plus grande récompense, car il n'y a rien en retour à part toute ma gratitude et mes efforts pour continuer à vous informer sur la tech et à vous distraire aussi. Alors, si vous aimez la tech, justement, et un aspect très concret du numérique, d'ailleurs, je vous prépare une surprise pour bientôt. Ça devrait vous intéresser, enfin j'espère, et je vous en dirai plus dans une semaine ou deux. Pour l'instant, c'est secret. En attendant, vous le savez, vous pouvez retrouver tous les contenus de Monde Numérique, audio, vidéo, écrits dans l'application mobile, réalisé avec Good Barber, dispo sur iPhone et sur Android. Tiens, j'ai même fait quelques modifications cosmétiques récemment. On verra si vous vous en rendez compte. Mais bon, trêve de bavardage. Cette semaine, beaucoup d'actu, pas mal d'interviews aussi, donc on ne va pas traîner. C'est parti tout de suite pour les news.
Monde Numérique :
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3:11] Les news avec donc Google, qui a marqué des points cette semaine, avec sur le front de l'intelligence artificielle le lancement, ce lancement très remarqué d'un nouveau modèle d'IA, en tout cas une nouvelle version il s'agit de Gemini 3 Pro, Je vous en ai déjà parlé dans un épisode séparé de Monde Numérique. Cette nouvelle version du chatbot d'IA, du géant de Mountain View, est impressionnante. Elle plie le game, comme on dit, et d'ailleurs, comme le clame toute l'IA-sphère, si on peut dire, je ne sais pas si ça existe, l'IA-sphère, mais ça pourrait, depuis quelques jours, car vraiment, les retours sont unanimes, aussi bien la presse spécialisée que du côté des utilisateurs de modèles d'IA. Donc Gemini 3 Pro qui arrive numéro 1, en tête des tests, des modèles de langage, meilleur que ChatGPT 5, la dernière version d'OpenAI, pourtant lancée en fanfare l'été dernier, et déjà mise à jour la semaine dernière, on en parlait d'ailleurs dans le précédent numéro de l'hebdo. Gemini 3 qui, bon, en apparence, ressemble beaucoup à ChatGPT, c'est vraiment la même interface.
Monde Numérique :
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4:11] Avec, pareil, au choix, deux modes disponibles, un mode rapide pour des réponses immédiates mais succinctes, un mode thinking pour des réponses plus longues, mais plus élaborées, pour lesquelles il va faire plus de recherches. Gemini qui est gratuit dans sa version de base, et on va le trouver partout. Alors Google va en mettre partout, de toute façon c'est la stratégie pour toutes les big tech. Ça sera dispo sur iPhone, sur Android, et puis ça sera aussi intégré dans le moteur de recherche Google, mais bon, pas en France, comme d'habitude, en tout cas pas pour l'instant, pour des raisons, on le sait, réglementaireaux commerciales, si on peut dire. Mais en tout cas, Gemini 3 est quand même accessible dès maintenant en France. Il suffit d'aller sur le site gemini.google.com. Donc allez-y, allez l'essayer. Il y a une version payante, mais qui n'est pas absolument nécessaire. Ce n'est pas tout. Google a également marqué des points cette semaine avec non seulement ce Gemini 3, mais aussi avec un dérivé, en quelque sorte, qui est une application dédiée à la génération d'images. Ça s'appelle Nano Banana 3. Merci pour le nom. C'est plutôt sympa d'ailleurs. Donc, ça fonctionne sur la base de Gemini 3.
Monde Numérique :
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5:22] Mais l'utilisation est uniquement dédiée à la génération d'images fixes ou vidéos, jusqu'à des vidéos 4K. Alors, comme toujours, parce que maintenant, c'est presque devenu une habitude, on peut créer des images juste en promptant. Il suffit de demander ce qu'on veut. Il faut être assez précis. C'est là où on voit les différences. Les professionnels vont y arriver plus facilement que les amateurs pour exprimer les idées et ce qu'ils veulent montrer en images, mais le système peut même aussi retoucher les photos jusqu'à changer la mise au point sur une photo donc ça c'est assez incroyable et en plus il excelle dans la génération de textes insérés à l'intérieur des images ce que les LLM jusqu'à présent ont toujours eu un peu de mal à faire ça peut servir par exemple pour des cartons d'invitation des bannières publicitaires etc etc. Les requêtes coûtent un peu plus cher, jusqu'à six fois plus cher, mais la bonne nouvelle, c'est qu'on a quand même droit à un quota d'images gratuites, ce qui permet donc de tester le système, accessible depuis l'interface de Gemini. Pareil. Alors, on s'extasie devant ces nouveaux outils d'intelligence artificielle, c'est super, mais attention, car ces nouveaux bijoux, et notamment ce nano-banana.
Monde Numérique :
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6:37] Repoussent encore, si on peut dire, la frontière de la vérité, car c'est également un formidable outil pour générer de fausses images, photos ou vidéos. Plus vrai que nature, pour faire croire n'importe quoi à n'importe qui en gros. Ça a déjà commencé sur les réseaux sociaux, vous avez peut-être aperçu ces images qui reproduisent parfaitement notamment des époques passées en respectant les appareils qu'on peut voir à l'intérieur. Vous verrez des gros téléviseurs, des choses qui n'existent plus aujourd'hui mais également le style des photos, le style des couleurs. On a l'impression d'être replongé, par exemple, dans des images des années 80. Vous verrez, par exemple, les grands patrons de la tech, Elon Musk, Tim Cook, Jensen Yuang, Mark Zuckerberg, etc., dans une chambre d'étudiants en train de jouer à des jeux vidéo. Ce sont de fausses images. Ou aussi des photos qui vont semer le doute chez beaucoup, comme par exemple aux États-Unis. Il y a déjà une image qui circule, plusieurs d'ailleurs, d'un second tireur caché dans les buissons lors de l'assassinat du président Kennedy. Donc vous imaginez tout ce qui va se passer derrière. Les complotistes vont s'en donner à cœur joie, ceux qui balancent des fake news comme ça et puis ceux qui les reçoivent sans se poser de questions. Donc prudence, préparons-nous à voir défaire les milliers de fausses images sur les réseaux. Ouvrez l'œil, gardez l'esprit critique, demandez-vous toujours si c'est du lard ou du cochon. Allez voir aussi ce qu'en disent les vrais médias, car on en a besoin plus que jamais pour nous aider à distinguer le vrai du faux.
Monde Numérique :
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8:04] Retour dans le monde réel, ici en France, avec quelques nouvelles de notre vie numérique de plus en plus dématérialisée. L'info de la semaine, vous n'avez pas pu passer à côté car tous les médias en ont parlé. C'est l'arrivée de la carte vitale désormais sur smartphone pour tout le monde. Alors, elle était déjà disponible, la carte vitale dématérialisée sur mobile depuis un certain temps, mais elle était réservée aux détenteurs d'une identité numérique, c'est-à-dire ceux qui avaient pu se créer un compte dans l'application France Identité avec la carte d'identité physique au format carte de crédit, la dernière version avec une puce RFID à l'intérieur pour l'authentification électronique. Donc il fallait la dernière carte d'identité, l'appli France Identité et à partir de là, on pouvait créer la carte vitale.
Monde Numérique :
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8:52] Ça reste la procédure d'authentification la plus simple Car pour avoir la carte vitale dématérialisée, comment il faut faire ? Eh bien, d'un côté, vous prenez votre smartphone, vous téléchargez l'application. De l'autre main, vous attrapez votre carte vitale physique et puis vous suivez les instructions. Et donc, si vous n'avez pas l'appli France Identité parce que vous n'avez pas la carte d'identité dernière génération, eh bien, on vous demandera de faire une vidéo d'une pièce d'identité, n'importe laquelle, et une vidéo de votre visage et d'envoyer tout cela pour validation, validation manuelle par un agent. Et oui, ça ne rigole pas avec la sécurité et c'est normal. Bon, ça a plutôt bien marché ce lancement de la carte vitale, enfin l'ouverture de la généralisation de la carte vitale dématérialisée. Quelques bugs au démarrage quand même, notamment parce que beaucoup de gens se sont rués sur le système pour le tester.
Monde Numérique :
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9:43] Et à l'arrivée, à quoi ça sert ? Eh bien, malheureusement, pour l'instant, à pas grand-chose. Enfin, c'est pas autant que ça devrait, puisque en réalité, beaucoup de professionnels de santé, médecins, pharmaciens, etc., ne sont pas équipés pour lire cette carte vitale numérique. Donc, ils vont encore vous demander la vieille carte vitale au format classique. Pourtant, à l'arrivée, ça devrait être bien pratique, parce que ça devrait permettre de renforcer la sécurité contre la fraude, notamment. Pour l'utilisateur, il sera plus facile de retrouver son smartphone si on ne perd que sa carte. Enfin, je ne sais pas comment vous faites, mais j'ai plus souvent perdu ma carte vitale que mon smartphone. Et puis, ça permettra aussi un suivi de ses dépenses de santé. A noter que la carte, l'application ne contient pas d'informations médicales, mais elle permettra de se connecter à mon espace santé, qui est le carnet de santé numérique.
Monde Numérique :
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10:38] Une petite news pratique à présent pour les utilisateurs à la fois d'iPhone et de smartphone Android. C'est une bonne nouvelle. On va pouvoir plus facilement partager des documents, des photos entre des mobiles de ces deux univers différents. Si vous êtes sur iPhone, vous connaissez AirDrop, ce système qui permet de partager vite fait entre deux iPhones ou entre un iPhone et un Mac. Et inversement, y compris des gros fichiers, il suffit d'approcher les deux appareils. Ça marche par du Wi-Fi direct. Ça existe aussi sur Android, ça s'appelle QuickShare. Eh bien, désormais, on pourra passer d'iPhone à Android et d'Android à iPhone. C'est pas mal, c'est Google qui a en quelque sorte acquis le système et qui a décidé d'intégrer AirDrop dans QuickShare, une sorte de brèche dans la forteresse Apple. On verra d'ailleurs comment Apple réagira face à cela. Alors cela dit, pour l'instant, cette fonctionnalité côté Android est réservée uniquement aux smartphones de la famille Pixel 10. Les intelligences artificielles savent écrire, dessiner, créer des vidéos. Elles sauront bientôt également générer des modèles en trois dimensions. Et oui, grâce à une trouvaille d'ingénieurs du MIT aux Etats-Unis, c'est l'innovation de la semaine. Quand l'IA passe à la 3D explication avec l'intelligence artificielle Google Notebook LM.
Invité :
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11:55] Voici l'essentiel sur la nouvelle intelligence artificielle du MIT qui apprend à utiliser les logiciels de CAO.
Invité :
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12:02] La CAO, la conception assistée par ordinateur, ça vous dit quelque chose ? C'est l'outil de base pour concevoir à peu près tous les produits qu'on utilise. Mais le truc, c'est que c'est super complexe à apprendre. Eh bien, des ingénieurs du MIT ont mis au point une IA qui apprend à s'en servir, juste en regardant des vidéos. Alors, premier point, comment est-ce qu'elle apprend ? Elle a été entraînée sur une énorme base de données qu'ils ont appelée « vidéocad ». On parle de plus de 41 000 vidéos qui montrent la création d'objets 3D. Et c'est là que c'est malin. Elle n'apprend pas des commandes abstraites comme « dessiner une ligne ». Non, elle apprend les actions précises d'un humain. Où cliquer ? Quelle zone sélectionner ? Comment bouger la souris ? Bref, elle regarde et elle imite. Deuxième point, quel est le but de tout ça ? L'idée, ce n'est pas du tout de remplacer les ingénieurs, mais de leur donner un copilote. Un assistant qui peut automatiser les tâches un peu longues et répétitives.
Invité :
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12:56] Et surtout, l'objectif, c'est d'abaisser la barrière à l'entrée, pour que des gens sans des années de formation puissent s'y mettre et, vous savez, laisser libre cours à leur créativité. Et enfin, qu'est-ce que ça donne concrètement ? L'IA peut déjà prendre un simple croquis 2D et piloter le logiciel pour construire la forme 3D qui va avec. Ça peut aller de simples supports à des plans de maison plus complexes. La vision à long terme, c'est d'avoir un assistant qui collabore vraiment avec vous pour simplifier tout le process. En bref, cette technologie pourrait bientôt permettre à n'importe qui de transformer une idée sur papier en un modèle 3D professionnel.
Monde Numérique :
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13:37] Avant de passer à la suite de cette émission, savez-vous que les premiers sites web s'affichaient dans une simple fenêtre toute grise ? Aujourd'hui, le web a progressé, les sites sont beaucoup plus riches, mais ils restent enfermés dans la fenêtre du navigateur. Bref, ça n'a pas vraiment évolué. Eh bien, faire sortir Internet du cadre, c'est ce qu'on propose Frogans, partenaire de monde numérique, avec des sites libres, fluides, qui s'affichent directement sur votre écran, sans navigateur, sans bordure, sans limite. Alexis Tamas, cofondateur de Frogans.
Invité :
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14:05] Si je prends par exemple l'environnement d'un ordinateur classique, traditionnel, le fait de publier un site Frogan sur un écran de cette nature-là va permettre d'avoir son contenu superposé aux autres fenêtres et donc de permettre aux internautes, aux visiteurs, de rester en contact permanent avec mon contenu.
Monde Numérique :
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14:21] Frogan c'est actuellement l'objet d'une offre de titres qui vous permet d'acquérir, si vous le souhaitez, des parts de la société F2R2 à l'origine de cette initiative. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site f2r2.fr ou bien cliquez sur le lien en description de cet épisode. Attention, investir comporte un risque en perte de capital. Salut Bruno Guglielminetti, à Montréal?
Invité :
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14:44] Ah non, salut Jérôme Colombain, parce que je suis à Paris, comme toi.
Monde Numérique :
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14:49] Exactement, mais on a quand même décidé de se parler en visio, parce qu'on est un peu pervers comme ça. Qu'est-ce que tu fais à Paris?
Invité :
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14:55] Je visite nos collègues de chez BFM Business, Tech & Co.
Monde Numérique :
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14:59] D'accord.
Invité :
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15:01] Ils ont vraiment sorti le budget. Ils se sont dit, il y a tellement d'ennuis techniques, quand je fais ça en duplex de Montréal. Ils se sont dit, bon, là, tu viens faire l'émission, mais sur le plateau. C'est Frédéric qui a dit, non, non, non, moi, je ne le prends plus en duplex. Il doit venir sur le plateau. Alors, je suis venu sur le plateau pour faire l'émission.
Monde Numérique :
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15:17] Écoute, c'est super. Donc, on va te voir une fois par mois à Paris. En tout cas, il faudra que tu t'achètes un micro, là, parce que ce n'est pas terrible, terrible. On va faire avec, quand même. Qu'est-ce que tu veux? Bruno, en fait, je sais que tu as participé, tu as suivi un événement qui s'est déroulé à Paris, qui avait lieu en plein cœur de la capitale, consacrée à notre OVH Cloud national. Donc, la société OVH Cloud qui fait sa fiesta annuelle, c'est ça?
Invité :
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15:47] Exactement. Et ça se passait à la maison de la mutualité. Et juste pour l'anecdote, évidemment, un bon nombre de gens qui nous écoutent le connaissent peut-être comme un haut lieu du syndicalisme et des causes sociales. Sauf que, moi, ça me rappelait un beau souvenir. C'était à l'époque, et d'ailleurs, probablement que tu avais été faire un tour à l'événement, c'était là où Loïc Le Maire tenait le web.
Monde Numérique :
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16:13] Ah oui, c'est vrai.
Invité :
[
16:14] Ça fait longtemps.
Monde Numérique :
[
16:15] Tout à fait.
Invité :
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16:16] Donc, je suis rentré là un peu comme je rentrais à la maison. Je connaissais les allées et venues. Mais donc, c'était un beau clin d'œil. Mais effectivement, si je suis là, c'est parce qu'ils ont organisé une nouvelle édition cette année du Summit, le OVH Cloud Summit, ce que j'appelle le sommet 2025 d'OVH en bon québécois. Et donc, c'est l'occasion pour eux, évidemment, de faire le point sur où ils sont, mais surtout sur où ils s'en vont. Et moi, je retiens deux choses essentiellement de cette présentation-là. D'une part, c'est le patron qui revient à la maison. Ça, c'est des bonnes nouvelles. Et puis, surtout, c'est l'important.
Monde Numérique :
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16:53] Donc, Octave Clabat qui reprend les rênes de la société, le fondateur qui reprend les rênes, c'est ça?
Invité :
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16:58] Exactement. Et puis, tout le monde était très heureux de le retrouver là. C'est presque si ça n'a pas tourné en ovation.
Monde Numérique :
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17:05] Est-ce qu'il a joué de la guitare électrique?
Invité :
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17:07] Non. Justement, il a fait la blague en disant qu'il n'allait pas en jouer cette année, sauf qu'il s'est bien repris. Puis à la fin, il y avait carrément un band qui est venu jouer sur scène. Donc, ça faisait plus habillé que seulement la guitare. Mais plus sérieusement, ce qui est intéressant cette année, c'est de voir l'importance de l'intelligence artificielle. Ça prend de la place dans tous les services. Et c'est un peu ça qui marque l'imaginaire des gens qui étaient dans la salle. C'est à quel point maintenant, peu importe que ce soit de leur côté dans l'administration que dans les services qu'ils offrent maintenant à leur clientèle, qui se trouvent un petit peu partout sur la planète, c'est de l'IA de bord en bord. Et évidemment, ça vient avec des nouveautés, mais c'est aussi pour bonifier une expérience qui était déjà là.
Monde Numérique :
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17:55] Oui, OVH Cloud qui est un acteur incontournable désormais du cloud en France, en Europe et même au-delà et également sur ton continent.
Invité :
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18:06] Oui, et tu fais bien de le dire comme ça, parce que ce qui est clair aussi, c'est que, en tout cas, moi, je l'ai toujours vu comme un joueur français, et bien des gens l'ont vu comme un joueur français, mais là, il se positionne au VH comme un joueur européen. Ce n'est pas banal. Évidemment, c'est dans un contexte où on parle beaucoup de souveraineté numérique ou de numérique de confiance. Mais donc, à cette époque-ci, semble-t-il qu'il fait bon ne pas être américain en Europe et il joue la carte et on voit le succès qu'il s'obtient.
Monde Numérique :
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18:41] Bon, enfin, après, dans les faits, on s'aperçoit qu'aussi, il y a encore énormément d'entreprises en France et en Europe et même, notamment, des startups qui, quand elles se lancent, elles vont chez AWS, elles ne vont pas chez OVH. On n'a toujours pas compris pourquoi.
Invité :
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18:55] Oui, tout à fait. Et ça, ils sont bien conscients de la chose, mais quand tu regardes leurs livres de commandes, bien, ils voient quand même une augmentation. Et ça, ça a un lien direct avec la prise de conscience des derniers mois.
Monde Numérique :
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19:07] Et toi, vu de l'extérieur, tu as l'impression qu'ils sont au niveau, justement, des grands standards internationaux aujourd'hui?
Invité :
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19:15] Oui, écoute, avec ce qu'ils ont présenté cette semaine, je trouve que oui. Je pense qu'ils ont tout pour raconter ce que Azure propose, ce que Google propose aussi, On verra avec ce que WS va annoncer dans deux semaines. Mais la proposition est intéressante. Ils en ont pour tous les types de marchés qui sont dans l'info nuagique, incluant ceux qui veulent prendre le virage de l'intelligence artificielle. Et c'est là où je pense que leur offre est intéressante. Puis aussi, je reviens avec ça, c'est le fait qu'ils ne sont pas américains. Et pour bon nombre de gens, probablement ça c'est mon regard de nord-américain, Mais pour bon nombre de gens, particulièrement au Canada, on est en train de se chercher des alternatives et il n'y en a pas beaucoup. Je faisais le commentaire avec un des responsables. J'ai dit aujourd'hui au Québec, c'est pas compliqué. Il y a OVH et puis il y a une autre entreprise et c'est tout.
Monde Numérique :
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20:10] Donc, pour l'instant, ils ont un boulevard devant eux.
Invité :
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20:14] Oui, tout à fait.
Monde Numérique :
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20:15] C'est bien. Il faut convaincre.
Invité :
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20:17] Et l'offre est d'intérêt.
Monde Numérique :
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20:19] Voilà. Il faut que l'offre soit au niveau pour satisfaire, convaincre, notamment les startups. Et puis, il y a une question budgétaire aussi, qu'il ne soit pas trop cher, etc. Bon, super. Comme tu l'as dit, en tout cas, ça va être le mois du cloud, puisque d'ailleurs, on en profite pour signaler qu'on se retrouvera, Bruno, dans 15 jours à Las Vegas. Pour aller voir. Un autre grand acteur, c'est Amazon Web Services, où nous aurons la chance d'être tous les deux, d'ailleurs. Donc, on se reparlera quand on sera là-bas. Voilà. Écoute, Bruno, à part ça, est-ce que tu as testé le nouveau joujou des fans d'intelligence artificielle ? Je parle de Gemini 3, toi. Je parle de Gemini 3 Pro, ouais.
Invité :
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21:04] Oui, c'est tellement drôle parce qu'on a fait un clin d'œil à la fin de notre rencontre la semaine dernière parce que ça venait d'apparaître sur ton ordinateur. Et moi, le temps de fermer mon ordinateur et de le rallumer, c'est la deuxième fois que ça m'arrive, ça. Il était là. Je ne me souviens plus de quoi on parlait, mais la dernière fois, c'était la même chose qui était arrivée. C'était sur ton ordinateur.
Monde Numérique :
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21:24] Oui, c'était le GPT 5.1.
Invité :
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21:26] Voilà, c'est ça. Et donc, il faut croire que j'ai un petit délai avec toi.
Monde Numérique :
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21:31] C'est bizarre. Pourtant, tu es plus près du bon Dieu, normalement.
Invité :
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21:34] Oui, mais je pense que tu es dans les bontés du bon Dieu. Moi, je ne suis pas là. Mais donc, bref, pour venir à Gemini 3 Pro, écoute, j'ai joué avec. Je pense qu'on est dans le peaufinement de l'outil. Et j'ai presque peur de... Si aujourd'hui, on est capable d'avoir ça, je me demande l'an prochain à quoi on aura droit.
Monde Numérique :
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22:00] Ça démarre bien, hein?
Invité :
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22:01] Oui, ça démarre très bien. Et c'est drôle parce que j'avais une douce pensée pour Sam Altman qui a tellement joué du violon quand Chad GPT-5 est sorti. Tout le monde s'attendait à un feu d'artifice. Finalement, c'est un petit feu de Bengale qui est parti. Alors qu'avec Gemini 3, ils ont été Je ne dirais pas hyper discret, mais ils n'ont pas célébré avant la fête. Oui, ils ont été beaucoup plus modestes.
Monde Numérique :
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22:25] C'est un petit communiqué comme ça, paf-paf.
Invité :
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22:28] Et résultat, on se retrouve avec quelque chose de performant. Moi, je parlais avec des gens qui utilisent l'outil et qui l'ont testé aussi pour le code. C'est à y perdre ses dents tellement que c'est rendu loin.
Monde Numérique :
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22:41] Ils ont pleurs de joie.
Invité :
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22:43] Oui, oui, tout à fait. Et puis, ce qui est intéressant avec ce modèle-là, c'est que là, on est au niveau, dans certains domaines, on s'entend, On est dans l'ordre de la connaissance d'un doctorat. On s'entend qu'il n'y a pas grand monde sur la planète qui arrive à avoir autant de connaissances, d'autant de services. Et ça, j'avoue que ça peut être déroutant, mais c'est aussi une bonne nouvelle.
Monde Numérique :
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23:03] C'est vrai qu'il n'est pas mal. Il est rapide, il est très rapide. Et pour la génération d'images, il va trois fois plus vite que de chez GPT. Incroyable. Il est fluide, il est moins bavard, il est moins... Il y a moins de formules de politesse. On est moins dans les courbettes. Après, il ne faut pas enterrer non plus Chagipiti, parce que moi, il y avait un truc, je ne sais plus, je n'ai plus en tête, mais que j'avais une réponse que m'avait faite Gemini, et puis finalement, je suis allé poser la même question sur Chagipiti, et c'était mieux.
Invité :
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23:32] Ah bon, voilà.
Monde Numérique :
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23:33] Mais en tout cas, gros démarrage en flèche, et d'ailleurs, il y a eu plein de tests, et sur E-Arena, notamment, le site qui passe en revue tous les modèles d'IA, et il bat tous les records, il arrive en tête. Donc, pas mal. Et alors, ce qui est amusant, c'est que c'est tombé, moi j'ai fait un épisode pour raconter ça aussi, c'est qu'il est arrivé la même semaine que, celle où Internet s'est écrabouillée, s'est écroulée pendant plusieurs heures à cause de Cloudflare, cette panne de Cloudflare. Vous l'avez ressenti également de ton côté de la Santique ?
Invité :
[
24:06] Non, parce que nous, c'était à la fin de la nuit. Donc, on n'a pas senti la chute pendant trois heures de l'Internet. Mais sauf que ça nous rappelle comment c'est fragile. Parce qu'encore là, on était dans l'ordre des mises à jour. Et puis, c'est ça.
Monde Numérique :
[
24:23] Incroyable. C'est fou parce qu'en plus, ce système-là qui est fait, au contraire, pour sécuriser les sites Web. Sauf que du coup, tous les sites passent par lui. Et si le système se plante, eh bien, voilà, tout s'arrête, en fait. Tous les sites sont impactés.
Invité :
[
24:40] Et les derniers chiffres que j'avais vus, on parlait de l'équivalent de 20 % de l'Internet. Alors, t'imagines quand même, c'est un 7 sur 5 qui répond plus. C'est un impact.
Monde Numérique :
[
24:52] C'était violent. Mais bon, et en même temps, c'est marrant parce que c'est passé presque comme une lettre à la poste. Une panne sur Internet, les sites en ratent pendant trois heures. Mais j'irais qu'il y a une espèce de fatalité d'habitude. On fait avec. Il y a quand même des entreprises qui ont dû perdre de l'argent pendant cette période-là. Mais ça nous rappelle à la fois la vulnérabilité de ces choses-là et la dépendance.
Invité :
[
25:19] Et c'est le beau mot de Boris Cyrulnik qui me revient en tête quand je vois ça, la résilience. On est en train de développer notre résilience à ces pannes-là. Auparavant, c'était la catastrophe. Puis aujourd'hui, ça nous fait un, deux, trois heures peut-être devant nous pour aller faire autre chose.
Monde Numérique :
[
25:37] Voilà. Oui, exactement. Ça nous fait trois heures de diète numérique. Ça ne fait pas de mal, finalement.
Invité :
[
25:44] Ce n'est pas mauvais, oui.
Monde Numérique :
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25:45] Bon, Bruno, en tout cas, on est ravi de t'accueillir sur le continent, sur notre continent européen, pour quelques jours. C'est très bref encore. Il faut absolument, d'ailleurs, qu'on trouve le temps de boire un verre en vrai. Mais est-ce que tu sais que tu arrives au moment où l'Europe est quasiment encore en effervescence en matière de numérique?
Invité :
[
26:07] Ah, ne me dis pas ça. Écoute, cette semaine, il y avait ton président qui parlait beaucoup du numérique, qui parlait d'intelligence artificielle. Ça, j'en ai lu des échos. Je l'entendais à la radio aussi. C'est...
Monde Numérique :
[
26:21] Oui, mais alors là, ce n'est pas lui qui fait… Alors bon, oui, je crois qu'il s'est exprimé encore sur les réseaux sociaux, etc.
Invité :
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26:27] Oui, en disant que ChatGPT OpenAI, c'était un business et puis il fallait prendre les choses en fonction de ce que c'était. Une entreprise qui était là pour faire des profits. Mais ce n'est pas là que je voulais t'amener.
Monde Numérique :
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26:40] Non, ce n'est pas là que je voulais t'amener, comme tu dis. Non, moi, je voulais dire un mot d'omnibus numérique.
Invité :
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26:47] Ben oui.
Monde Numérique :
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26:47] Voilà, omnibus numérique, c'est un omnibus. Et qui est numérique. Oui, voilà, exactement. En fait, c'est un, comment dire, une réglementation qui est en préparation au niveau de la Commission européenne, pour essayer de mettre de l'ordre un peu dans tous les règlements qui régissent le numérique en France, en Europe.
Invité :
[
27:10] C'est une révolte du chien.
Monde Numérique :
[
27:11] Oui, mais tu sais qu'on est comme ça. Alors bon, je pense qu'il faut le prendre avec un peu d'humour. C'est-à-dire que pendant des années, on s'est construit une espèce de forteresse numérique à coups de règlements divers et variés. La directive e-privacy, le RGPD, le AI Act, qui n'est même pas encore entré en vigueur complètement, même pas du tout, je crois. Et ça y est, il est question de détricoter tout ça, en fait, parce qu'apparemment, ce serait allé un peu trop loin. Donc, il est question de repousser l'application de l'AI Act à 2027 au lieu de 2026. Et puis on va essayer de nous libérer un peu des bannières de cookies, les histoires de bannières pour recueillir le consentement qui apparaissent sur les sites web et qui cassent les pieds à tout le monde, qui font rire les étrangers quand ils viennent se connecter en France. En gros, si tu veux, on a poussé le curseur très loin dans un sens et là, l'idée, c'est de le faire revenir un peu dans l'autre sens. Et moi, j'ai fait un édito sur le monde numérique pour dire qu'on est dans une espèce de dichotomie qui est infernale parce que d'un côté, on est allé trop loin, ça crée des...
Monde Numérique :
[
28:21] Comme on appelle ça, des freins pour les entreprises. C'est compliqué, c'est un poids administratif et autre. Mais on en est au point, on se dit, ah ouais, mais alors attendez, parce que finalement, si on détricote ça, eh bien, on va toucher à la protection fondamentale des droits, etc. Donc, on ne sait pas trop comment ça va se faire. Et puis, on accuse aussi la Commission européenne d'avoir été victime du lobbying des Américains, des géants américains. Donc voilà, voilà où nous en sommes dans ce omnibus numérique.
Invité :
[
28:52] Mais c'est drôle parce que de l'extérieur, bien que je sois sur votre sol, je regarde ça et j'ai l'impression de voir les 12 travaux d'Astérix. Il y a quelque chose d'un peu particulier.
Monde Numérique :
[
29:04] Ben oui, c'est ça. Il faut voir comment... Oui, oui, c'est infernal. C'est infernal. Mais il faut simplifier les choses et il ne faut pas pour autant, sacrifier toutes les garanties qu'on a réussi à mettre en place au niveau réglementaire. Compliqué, compliqué. Et sinon, Bruno, avant de te laisser, je te rappelle qu'il faut qu'on fête un anniversaire et qu'on dise C'est vrai. Qu'on dise bon anniversaire.
Invité :
[
29:31] Bonne fête, Jérôme ?
Monde Numérique :
[
29:32] Non, c'est pas ça, c'est pas moi. C'est bon anniversaire Windows.
Invité :
[
29:37] Bonne fête Windows.
Monde Numérique :
[
29:39] Bonne fête, non, bon anniversaire, c'est pas la même chose, mon cher Bruno. La fête et l'anniversaire. Chez nous, c'est pas la même chose.
Invité :
[
29:45] C'est comme tu veux. Explique-nous. Je pense que ça va être bon pour bien des gens.
Monde Numérique :
[
29:49] L'anniversaire, c'est la date de naissance. Les fêtes, en France, au départ, c'est des fêtes religieuses. C'est les saints.
Invité :
[
29:55] Tu vois, chez nous, ça ne s'est pas rendu.
Monde Numérique :
[
29:58] Ah ben voilà, je t'apprends des choses.
Invité :
[
29:59] Alors, la prochaine fois que je te souhaite bonne fête, prends le personnel. Ça n'a rien de boire avec une fête religieuse.
Monde Numérique :
[
30:04] Exactement. Moi, ma fête, c'est le 30 septembre, tu vois. Mais mon anniversaire, c'est le 31 mai. Ce n'est pas pareil. Bon, bref. Et tu te souviens de ce que tu faisais le 20 novembre 1985, toi? C'est bon.
Invité :
[
30:17] Euh, non. Toi?
Monde Numérique :
[
30:20] Non, parce que ce n'était pas encore l'époque des grandes keynotes et des grandes annonces tonitruantes. À l'époque, une sortie de logiciel, c'était juste, ils alimentaient quelques magasins en boîte aux États-Unis et puis c'est tout. C'était ça, une sortie de logiciel.
Invité :
[
30:34] On est loin du lancement de Windows 95 où il y avait la musique des Rolling Stones et le battage publicitaire.
Monde Numérique :
[
30:41] Exactement.
Invité :
[
30:42] C'était petit, ça.
Monde Numérique :
[
30:43] Mais quand même, il y a 40 ans, le 20 novembre 1985, le lancement de la toute première version de Windows. Et toi, comme moi, je pense qu'on l'a connue. Et en même temps, elle ne nous a pas du tout intéressé, cette première version. Windows 1, ça n'avait aucun intérêt. En plus, rappelle-toi, on allumait l'ordinateur, le gros PC, enfin l'ordinateur qu'on avait à l'époque. Et si on voulait Windows, il fallait aller taper l'instruction pour lancer Windows.
Invité :
[
31:11] Ben oui, on allait en mode DOS et puis après, on faisait démarrer l'affaire.
Monde Numérique :
[
31:15] Exactement. Bon, après, c'est devenu… Et entre-temps.
Invité :
[
31:17] On avait le temps d'aller chercher un café et de revenir. Oui, c'est vrai. Ça, il ne faut pas oublier, ça.
Monde Numérique :
[
31:20] Après, ça a quand même pris un peu plus d'importance avec Windows 3, où là, ça a commencé à devenir un peu plus sérieux et puis après.
Invité :
[
31:28] Évidemment… Mais là, c'est l'apparition du Windows plus graphique, avec une interface qui était autre chose. Ça nous a amené ailleurs, ça.
Monde Numérique :
[
31:35] Mais c'est marrant parce que je trouve que c'était une époque où on se disait, mais on n'en a pas besoin d'une interface graphique. Tout le monde était très heureux à pianoter ses instructions d'os et personne ne se demandait, il se disait, oh là là, mais qu'est-ce que je serais mieux avec une souris et une interface graphique?
Invité :
[
31:50] Oui, mais le problème, c'est qu'il y a un Steve Jobs qui est arrivé et qui a commencé à changer l'univers. Et puis, évidemment, ça a eu un impact dans le monde PC.
Monde Numérique :
[
31:59] Mais voilà. Et donc, Apple, enfin Apple et...
Invité :
[
32:04] Microsoft.
Monde Numérique :
[
32:04] Bill Gates qui a tout piqué, qui a tout copié et qui a introduit l'interface graphique sur PC. Enfin voilà, bon, c'était un petit anniversaire anecdotique à signaler en passant.
Invité :
[
32:18] Tu me permets de re-souhaiter bonne fête à Windows, juste pour faire l'exploitation.
Monde Numérique :
[
32:21] Tu peux souhaiter bonne fête à Windows, si tu veux.
Invité :
[
32:23] Merci.
Monde Numérique :
[
32:23] Exactement.
Invité :
[
32:24] J'apprécie ton ouverture d'esprit.
Monde Numérique :
[
32:26] De quoi parles-tu dans ton carnet cette semaine?
Invité :
[
32:29] Écoute, cette semaine dans mon carnet, ça se partage entre le Canada et la France. D'une part, il y avait un gros événement au Canada organisé par Zoho, qui est un peu la version indienne de Salesforce. Ils n'aimaient pas ça, m'entendre dire ça. Mais c'est vraiment fait. C'est un gros sales force, mais pour les PME et les solopreneurs. Et c'est vraiment intéressant. Ils ont des bons prix. Ils ont des bons outils là-dedans. Alors, j'ai été les rencontrer. Il y avait un gros truc à Toronto. Et puis aussi, la raison pour laquelle je suis à Paris cette semaine, c'est qu'il y avait le fameux OVH Cloud Summit. Alors, ça m'a permis de rencontrer quelques membres de la direction pour savoir où ça s'en va, quels sont les défis dans l'info nuagique et puis question de leur faire dire le mot infonuagique plutôt que cloud, ça a été fort intéressant. Alors tout ça, c'est dans mon carnet.
Monde Numérique :
[
33:23] Info nuagique. Je te souhaite une très bonne semaine, mon cher Bruno.
Invité :
[
33:26] Jérôme, je te salue et puis j'invite les auditeurs à passer sur moncarnet.com. Entre temps, ciao et à la semaine prochaine. Salut! Monde numérique, Le meilleur de la tech.
Monde Numérique :
[
33:53] La suite de Monde Numérique avec les interviews de la semaine. Dans un instant, vous allez découvrir un nouveau robot humanoïde français, enfin presque français, il s'agit d'Hoxo et il est signé Capgemini. Ensuite, on parlera de fraises, ou plus exactement de la fraise, rien à voir avec l'agriculture, une IA au service des dentistes et aussi des patients. Mais avant cela, je reçois un représentant de Microsoft France pour faire le point sur les nouveautés en matière d'intelligence artificielle dans Windows. Ça vous concerne si vous êtes sous Windows. Les interviews qui vont suivre sont proposées en version intégrale si vous écoutez Monde Numérique, l'hebdo premium sur Apple Podcast ou Spotify. Sinon, retrouvez-les comme d'habitude en épisodes séparés en version intégrale la semaine prochaine sur le fil du podcast Monde Numérique. Bonjour Xavier Perret.
Invité :
[
34:46] Bonjour Jérôme.
Monde Numérique :
[
34:47] Directeur Cloud, Azure et IA chez Microsoft, Microsoft France. Bienvenue dans le monde numérique. Pour parler de cet événement Microsoft qui vient d'avoir lieu, c'est la grande fiesta annuelle baptisée Ignite. Donc, des annonces, une profusion d'annonces. Donc, le cap, on l'a compris pour Microsoft, c'est de l'IA, de l'IA et de l'IA à tous les étages. De quelle manière est-ce qu'on va vraiment pouvoir bénéficier de ça sur Windows 11 ?
Invité :
[
35:13] Sur Windows 11, et puis sur les PC aussi qui ont des capacités supplémentaires, qu'on appelle des NPU. Tout le monde connaît les CPU, les compute, pour les GPU, pour l'IA en particulier dans le cloud, et puis les NPU, c'est des Neural Process Unit.
Monde Numérique :
[
35:28] Donc, c'est une puce dédiée, enfin, c'est plus de puissance informatique pour l'IA.
Invité :
[
35:32] Exactement, et spécialisée pour l'IA, exactement pour ce qu'on appelle l'inférence IA, c'est-à-dire pour finalement faire fonctionner cette IA. Et donc, une fois qu'on a ça finalement, ou dans le cadre de Windows 11, derrière, on va se retrouver avec une interaction différente du PC, dit autrement alors Satya Nadella, notre PDG depuis quelques années dit que l'IA c'est AI is a new UI, c'est-à-dire l'IA et la nouvelle interface situateur. En gros, je vais converser finalement différemment. Donc, ça passe déjà dans la barre de tâches finalement, d'avoir cette intelligence dans la barre de tâches pour qu'elle comprenne mon contexte. Et je n'ai pas besoin d'aller chercher l'application qui va bien dans mon menu de barre de tâches entre les produits Office, voire les autres applications. Je vais pouvoir lui parler.
Monde Numérique :
[
36:11] On peut directement parler à Copilot depuis la barre de tâches en fait.
Invité :
[
36:14] Comme je vais parler à mon Outlook, comme je vais parler à mon Office potentiellement. Donc, c'est évidemment sur mon PC, ça va être directement. Il y a plein de tâches que j'aimerais faire mets-moi en fond noir, je ne sais pas j'ai un problème d'informatique sur mon PC il ralentit, est-ce que tu peux me diagnostiquer ce qui se passe, tiens, je voudrais lancer un agent researcher, celui qui est dans le copilote qui va vraiment faire quelque chose de profond directement depuis l'interface je vais demander depuis la barre d'entrée, le point d'entrée unifié, de me faire finalement cette tâche, donc la première partie c'est vraiment la conversation Alors, voie, c'est naturel, mais finalement, directement, sans me poser la question où est-ce que je vais. Donc, on voit bien que ça va changer la façon d'interagir. Et puis, la deuxième partie qu'on a aussi annoncée, qui est une évolution dans Windows 11 et dans ses nouveaux PC, c'est le fait qu'il va pouvoir faire des tâches de fond. C'est-à-dire que quand on entre dans le monde agent, ce qui est intéressant, ce n'est pas seulement d'être dans un monde conversationnel, je recherche des documents, j'attends qu'il m'ait trouvé le bon document, etc. C'est de dire, tiens, crée-moi un document, une note de synthèse basée sur tous mes documents qui sont sur mon PC, vas-y fais le travail et puis pendant ce temps moi je fais autre chose, Donc, finalement, j'ai délégué ça. Dans le PC, il va y avoir une espèce d'enclave, finalement, qui va travailler avec ce neural processus unique, en background. Et puis, pendant cela, moi, je vais faire autre chose. Je vais regarder un film en attendant.
Invité :
[
37:36] J'ai été sur mon Word, je vais faire d'autres tâches, j'ai regardé mes mènes. Et puis, au moment où il a fini, ça y est, j'ai fini. Est-ce que ça te convient ? Etc. Donc, on voit bien qu'à la fois, on va avoir cette interface, l'interaction qui va évoluer, qui va me faire gagner du temps. Puis le deuxième, ça me fait gagner du temps. Parce que là, peut-être que je peux être vraiment multitâche. Finalement, et Mutuitage, ce n'est pas juste partager mon écran 4 et essayer de faire quatre choses à la fois en même temps.
Monde Numérique :
[
37:58] Xavier, est-ce que vous pensez chez Microsoft que cette intégration comme ça, encore plus simple, encore plus profonde, encore plus simple, ça va rapprocher les utilisateurs de l'IA parce qu'on a l'impression que depuis l'avènement des IA génératives, alors vous avez mis du Copilot partout, il y en a dans Word, dans Excel, il y en a déjà quand même dans Windows, partout on a des petites fenêtres qui nous suggèrent d'utiliser Copilot, Et on sait que les retours ne sont pas forcément excellents. Les gens trouvent ça, beaucoup d'utilisateurs trouvent ça assez intrusif. Les gens ne savent pas forcément quels bénéfices ils peuvent en tirer, etc. Donc, c'est une manière de dire bon, ok, là, finalement, on n'est pas arrivé la première fois, on va essayer autrement.
Invité :
[
38:40] Non, c'est plus profond que ça. Je pense qu'on est dans un moment intéressant où, évidemment, il y a une porte d'entrée. Donc, il faut quand même une porte d'entrée, mais le contexte, importe plus que la porte d'entrée de main. C'est-à-dire qu'on voit bien que 3 ans, 4 ans après Tchad GPT, la notion d'agent, c'est vraiment une capacité d'un agent ou d'une IA pas seulement à converser, mais à faire des tâches qui me font gagner du temps. Et qu'on n'était peut-être pas encore dans ce moment de maturité de ces agents capables de faire des choses beaucoup plus évoluées telles que je l'attendais. Si je prends un cas qui, moi, me concerne, c'est Researcher, dans 305 Copilot, la capacité de créer des notes de synthèse extrêmement élaborées, dans lesquelles je vais le faire travailler, comme je le disais, en tâche de fond, ça, ça n'existait pas il y a 3 ans. On découvre un chat GPT où finalement, il me crée des choses, un document Word. Mais en fait, ce qui m'intéressait, moi, c'était, j'ai plein de données sur mon marché. Alors en l'occurrence, c'est le cloud et Azure en France. Créez-moi une note de synthèse, trouve-moi les endroits pertinents.
Monde Numérique :
[
39:34] Oui, c'est faire une enquête, quasiment, une enquête documentaire. C'est l'équivalent du Deep Research chez ChatGPT, etc.
Invité :
[
39:41] Exactement. Donc en fait, du coup, il n'y avait peut-être pas ces agents spécialisés, et en fait, c'est ceux-là qu'on va vouloir utiliser. C'est comme un collaborateur spécialisé, finalement. donc j'en ai un aujourd'hui qui me fait qui finalement va me piocher tous les éléments de ma base de données client mon CRM, par exemple pour savoir quand moi je vais discuter en interne sur certains clients je vais avoir tout le contexte du client j'ai un meeting qui va se prévoir qu'est-ce que ça me suggère de raconter donc c'est des agents spécialisés ancrés sur finalement le contexte et je pense qu'on a vu une première génération on va dire d'intelligence artificielle qui savaient répondre On avait des capacités, on va dire, de créativité extrêmement fortes, mais pas suffisamment adaptées au contexte. Et c'est d'ailleurs pour ça qu'on butait probablement sur comment je l'ancre sur le contexte. Vous le savez, il y a eu beaucoup de discussions sur les IA hallucines, ils sont trop complaisants. Ce qu'on a lancé justement, donc IQ dont je parlais, c'est d'essayer de réconcilier finalement cet ancrage de contexte. Pour qu'ils soient pertinents, pour qu'ils répondent à mon problème. Donc, mon IA, moi, enfin, mes agents, ils sont sur des problématiques spécifiques métiers.
Invité :
[
40:53] Je peux faire un exemple du coup personnel parce que finalement, je me suis créé un exemple très spécialisé parce que je suis savoyard et j'adore faire des randonnées. Et la problématique de la randonnée, il faut comprendre que c'est, alors, sur plusieurs jours, pour être très clair. Et donc, moi, ce qui m'intéresse, c'est d'avoir le meilleur, évidemment, on peut suivre les GR, etc., mais d'avoir la carte, donc de créer la carte de savoir combien de temps je vais mettre parce que le temps compte plus que le kilométrage ça va dépendre du dénivelé et donc si je faisais un agent qui dit crée moi la carte tu vas faire quelque chose de pas tellement adapté j'ai créé un agent spécialisé un agent qui va me créer la carte qui va me faire quelque chose de très précis qui répond à un vrai besoin et qui à la fin je veux une carte en 7 jours comment je fais ça avec le kilométrage le temps passé etc où je puisse programmer parce que dans le monde entreprise c'est pareil en fait ce qui s'est passé c'est qu'on a eu trop tendance à dire « Ah ben, il ne répond pas bien à ma question. Ah ben tiens, on les a peut-être mal cadrés. » Et donc, on a cette perception d'expérience parce qu'il manquait finalement. Alors là, c'est une stack technique, mais le mariage des données structurées et non structurées. Non structurées, c'est mon comportement, en gros. Structurées, c'est mon nom, mon prénom, etc. Et là, aujourd'hui, il y a une grosse évolution technologique sur cette stack-là. Chez nous, chez Microsoft, ça s'appelle Fabrique. C'est un investissement de probablement 8 ans pour avoir sorti Microsoft Fabric. C'est un des produits les plus utilisés dans le monde d'entreprise qui va faire cette réconciliation et cette forme d'intelligence que les agents IA vont appeler.
Monde Numérique :
[
42:17] Merci beaucoup, Xavier Perret, responsable Cloud Azure chez Microsoft France. Cloud Azure et intelligence artificielle, c'est bien ça.
Invité :
[
42:25] C'est lié, en fait. C'est difficile à dissocier. Merci beaucoup, Jérôme.
Monde Numérique :
[
42:29] Évidemment. Merci, Xavier. Bonjour Patrice Duboé.
Invité :
[
42:39] Bonjour Jérôme.
Monde Numérique :
[
42:40] Directeur de l'innovation pour l'Europe du Sud chez Capgemini. Ravi de vous accueillir à nouveau dans le monde numérique pour ce rendez-vous mensuel en partenariat avec Capgemini pour parler ce mois-ci de robots et d'intelligence artificielle. Il s'est passé plein de choses ces dernières semaines, Patrice, en matière de robotique, avec beaucoup d'annonces. Essentiellement des annonces venant des États-Unis, de la Chine. Et du coup, on en oublierait un peu qu'il se passe aussi des choses chez nous. Et d'ailleurs, dans le même temps, vous avez dévoilé, vous, Capgemini, un robot qui est en train d'être élevé, si je puis dire, en partenariat et en collaboration avec la société Orano. Il s'appelle Hoxo. Est-ce que vous pouvez nous en parler un peu de ce Hoxo ?
Invité :
[
43:25] Effectivement, lors du salon du nucléaire, il y a quelques jours, le WNE, nous avons communiqué avec Orano sur ce nouveau robot humanoïde qui s'appelle Hoxo. Au Rano, le monde du nucléaire, on voit bien un environnement contraint, des usines où l'humain n'est pas forcément le bienvenu. Dans ce cas-là, on voit bien l'avantage de faire intervenir des robots humanoïdes plutôt que des humains dans des environnements dangereux. On préfère envoyer un robot humanoïde qui va devoir manipuler de l'uranium ou des composants assez dangereux à la place d'un humain. L'humain va se concentrer sur les tâches moins dangereuses, va pouvoir le piloter. Donc, c'est aussi une création de nouveaux emplois. C'est du manuïd, ils ne vont pas arriver tout seuls, il faut les programmer. On parle de mois de programmation, on ne parle pas de quelques heures ou quelques semaines. Il y a la maintenance. Donc, c'est aussi des métiers, pas que pour l'école blanc, mais pour l'école bleue. Donc, l'idée, c'est plutôt de voir quelle répartition du travail pour toujours amener un travail plus agréable, avec plus de valeur pour l'humain et confier au robot, comme ça a été le cas depuis plus d'un siècle avec toute la partie automatisation. Pour répartir, on va dire, les tâches et concentrer sur l'humain, les tâches à valeur ajoutée.
Monde Numérique :
[
44:39] Alors parlons un peu justement de ce travail de programmation. Donc vous dites que ça peut prendre des mois, parce que ça consiste en quoi exactement ? C'est lui apprendre à faire ce qu'il devra faire ?
Invité :
[
44:49] Oui, en fait, je dirais que c'est la principale différence entre les robots classiques. On imagine bien un bras robotisé dans une usine d'assemblage de voitures. On a tous vu, ces dernières années, dans des cocktails, un petit robot qui sert les verres. Donc là, on voit bien, la tâche n'est pas très compliquée. Il faut prendre un verre, faire un petit mélange et le servir. Lorsqu'on part de l'humanoïde, on va se rapprocher du monde humain. Donc, lorsqu'on sort le robot de sa boîte, tout reste à faire. C'est comme un enfant qui naît. Il faut lui apprendre à parler, à voir, à sentir, à se déplacer. Donc là, ce n'est pas en quelques heures qu'on va lui apprendre tout ça. Par exemple, lorsqu'on a commencé à travailler avec notre lab Aya Robotics, c'est un Experience Lab, on a acquis une petite dizaine de ces humanoïdes et nous avons réparti les tâches en fonction de plusieurs équipes, donc plusieurs qui sont en France, à Toulouse, à Paris, une qui est en Espagne, une qui est aux États-Unis. Une équipe va se concentrer sur la parole, une autre sur la perception, une autre sur le mouvement et donc chaque équipe va avancer et c'est un petit peu comme un bloc en fait, On va assembler les briques logicielles qui vont permettre aux robots de devenir plus autonomes, de pouvoir interagir, de pouvoir répondre à des actions, de pouvoir prendre certaines décisions également par rapport à l'environnement qu'il va appréhender.
Invité :
[
46:14] Et qu'il va apprendre à maîtriser. Donc, une grosse différence, encore une fois, un bras robotisé, vous l'aviez tout vu, on pouvait lui apprendre des manipulations. En fait, on prenait le bras, on le bougeait, on lui faisait répéter la manipulation, il l'a enregistré et en quelques heures, il pouvait répéter. Là, on est vraiment sur une perception du monde avec la perception pratiquement des cinq sens humains.
Monde Numérique :
[
46:39] Alors, on dit souvent que l'Europe et la France sont en retard en matière de développement de robots. Là, ce Hoxo, en fait, à l'origine, c'est un robot chinois de la marque Unitree, très connu, qui était présent à VivaTech. On savait que ça allait commencer à être commercialisé, etc. Et vous faites le choix d'acquérir ces robots pour lui mettre de l'intelligence à l'intérieur. Est-ce que c'est ça, finalement, la solution pour rattraper le retard ? Acheter le hardware d'un côté et puis mettre toute l'intelligence et développer l'intelligence localement, adaptée à nos contraintes, à la fois en termes de contraintes commerciales, des contraintes juridiques, etc. Est-ce que c'est ça la solution ? Mais est-ce que ce n'est pas aussi un problème de perte un peu de souveraineté, la fameuse souveraineté numérique et technologique ?
Invité :
[
47:27] Alors, pour faire simple, la première réponse, elle est simple, c'est nous n'avons pas le choix. Aujourd'hui, tous les robots avec un minimum de qualité et d'expérience, ils sont essentiellement asiatiques, voire américains avec l'Optimus de Tesla. Mais aujourd'hui, si on veut avancer, si on veut un humanoïde français, malheureusement, on n'en a pas sur le marché. Donc, effectivement, aujourd'hui, le choix est de prendre en gros les robots de la partie hardware à l'étranger, et par contre, de développer toutes les compétences, tous les algorithmes, tout l'entraînement par rapport à l'intelligence artificielle. Et tout ça, on le fait aujourd'hui avec nos équipes en France, dans notre lab, et c'est dans ce cadre que nous travaillons avec nos clients, où l'intelligence, elle est faite par nos équipes, de façon souveraine. Les données restent concentrées dans des environnements qui sont limités. Donc là, on n'est pas sur un humanoïde qui va échanger sur le cloud, sur Internet, donc on est dans un périmètre qui est fermé, un environnement qui est clos. Si on voulait comparer avec un cloud privé ou un cloud public, c'est un petit peu la même chose. Donc là, pas de risque de fuite sur toute l'intelligence qui est mise dans ces humanoïdes. On parle de mois de programmation, on n'est pas sur des heures ou des jours dont la complexité est réelle et c'est ça qui amène la valeur pour ces nouveaux humanoïdes.
Monde Numérique :
[
48:55] Merci Patrice Duboé, directeur de l'innovation pour l'Europe du Sud chez Capgemini.
Invité :
[
48:59] Merci beaucoup.
Monde Numérique :
[
49:08] Bonjour Arnaud Assous.
Invité :
[
49:10] Bonjour Jérôme Colombain.
Monde Numérique :
[
49:11] CEO de la société La Fraise. Alors La Fraise, vous ne faites pas des fruits et légumes, mais parce que ce mot est à plusieurs sens, il est notamment utilisé en dentisterie et c'est là-dessus, sur ce créneau-là que vous êtes. Grâce à l'intelligence artificielle, vous voulez révolutionner un peu, enfin redynamiser le secteur dentaire. De quelle manière ?
Invité :
[
49:33] Notre objectif principal avec La Fraise, c'est de lutter contre le renoncement aux soins. Aujourd'hui, il y a 50% des patients qui vont au cabinet, qui reçoivent un devis et qui ne font pas ce devis. Et il y a plusieurs raisons pour lesquelles ils le font part. Ce n'est pas uniquement les raisons financières. Ça peut être un oubli. Ça peut être l'incompréhension du devis, parce que c'est très technique, un devis. Ça peut être le manque d'information de la part de sa mutuelle. Et enfin, effectivement, le manque d'informations financières et les solutions pour payer. Donc, c'est vraiment tout ces...
Monde Numérique :
[
50:03] Ça coûte cher.
Invité :
[
50:03] Ça coûte cher, mais parfois, on ne sait même pas qu'on a des solutions de paiement. En fait, on ne sait même pas qu'il y a différentes possibilités de faire financer ces soins. Et donc, ça fait partie des choses que l'on veut mettre en place et qu'on propose justement à nos utilisateurs.
Monde Numérique :
[
50:16] Mais de quelle manière l'intelligence artificielle peut avoir un rapport avec tout ça et peut faciliter les choses ?
Invité :
[
50:24] Eh bien, c'est très simple. C'est qu'aujourd'hui, un devis, il faut le comprendre. Donc, le praticien explique son devis au patient, mais le patient, on a fait un test, 50% des patients qui sortent des cabinets oublient, oublie ce qu'a dit le praticien. Et donc, du coup, ce qu'on va faire, c'est qu'on va récupérer l'information du devis. Donc, l'IA va récupérer l'information du devis, l'analyser en direct et après, directement, on va la transcrire avec des vrais mots, des vrais dessins, des vrais vidéos, des explications qui sont compréhensibles et surtout, qui va sortir directement dans plusieurs langues. En fait, aujourd'hui, dans un pays où tout le monde parle plusieurs langues et parfois, notre langue naturelle, ce n'est pas forcément le français. Donc, directement, on va pouvoir le traduire et l'IA va l'adapter en fonction du patient. Donc, si votre téléphone, par exemple, il est en turc, par exemple, eh bien, directement, l'IA va adapter l'information qu'elle va vous donner. Donc, on va retranscrire avec du vrai texte écrit en turc, par exemple. C'est un exemple. Donc, voilà comment l'IA peut aider. Mais ça, c'est une toute petite partie. C'est la partie compréhension du devis. Et puis après, il y a la partie aussi compréhension de la mutuelle. Je ne sais pas si récemment, vous avez demandé à votre mutuelle, on va dire, d'analyser un devis. Ça peut être assez compliqué et ça peut être parfois un parcours du convaintant. L'objectif, c'est que l'IA le fasse pour vous. Donc nous, on a analysé des centaines de milliers de cotations de devis, on a analysé des centaines de milliers de remboursements et on sait exactement combien va être remboursé. Enfin, exactement, j'exagère, mais on va donner une fourchette très précise au patient et après, on va l'accompagner pour qu'après, il soit remboursé par sa mutuelle.
Monde Numérique :
[
51:50] Et ce que vous avez développé pour les soins dentaires, ça pourrait être transposé à d'autres choses ? Vous pensez éventuellement que vous vous attaquez à d'autres secteurs ?
Invité :
[
51:57] Oui, c'est possible. On a déjà eu des demandes dans d'autres secteurs. C'est vrai, il y a d'autres secteurs, même les plus éloignés, mais il y a eu d'autres secteurs qui ont été demandés, oui, tout à fait.
Monde Numérique :
[
52:07] Merci beaucoup Arnaud Assous, donc CEO de La Fraise.
Invité :
[
52:10] Merci beaucoup Jérôme.
Monde Numérique :
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52:22] C'est la fin de Monde Numérique, l'hebdo du 22 novembre 2025. Merci de l'avoir écouté jusqu'au bout. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode de l'hebdo. On se retrouvera avant, comme d'habitude, pour des interviews en version longue. Si vous voulez en savoir plus, notamment sur le robot Hoxo, également sur les applications Microsoft dans l'entreprise particulièrement. Une partie qui n'était pas disponible dans la version courte de cette interview. Et puis également sur la fraise, pour avoir tous les détails. N'oubliez pas de noter, de commenter ce podcast sur votre appli de podcast. Téléchargez, si vous le souhaitez, l'application mobile, disponible dans tous les stores, application réalisée avec Goode Barber. Rendez-vous pour bientôt pour cette surprise que je suis en train de vous préparer. Et puis d'ici là, je vous souhaite une très bonne semaine, pleine de tech. Merci pour votre fidélité, salut !