📆 L'HEBDO 12/07 – Lancement de Grok 4 : la bataille des super IA commence
Monde Numérique12 juillet 202501:05:36

📆 L'HEBDO 12/07 – Lancement de Grok 4 : la bataille des super IA commence

Grok, Grok, Grok ! Alors que Grok 3 perd la tête et devient raciste, Elon Musk dégaine Grok 4 présentée comme une IA surpuissante. Les concurrents OpenAI, Perplexity et Google ripostent. On parle aussi de musique générée par IA, bio-hacking et de processeurs à base de neurones humains.

Grok, Grok, Grok ! Alors que Grok 3 perd la tête et devient raciste, Elon Musk dégaine Grok 4 présentée comme une IA surpuissante. Les concurrents OpenAI, Perplexity et Google ripostent. On parle aussi de musique générée par IA, bio-hacking et de processeurs à base de neurones humains.

💡 En partenariat avec Frogans, l'innovation française qui réinvente le Web

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Bienvenue à l'écoute de cet épisode spécial été, avec Bruno Guglielminetti.

🧠 IA en folie chez X
Grock 4, la nouvelle super IA lancée par Elon Musk, est-elle vraiment révolutionnaire ?
• Retour sur les dérives inquiétantes de la version précédente, qui a tenu des propos antisémites et racistes. Peut-on dire qu’une IA est raciste ? On vous explique.

🍏 Apple change d’avis ?
• L’effet “Liquid Glass” présenté en grande pompe pour iOS 26 serait déjà en train d’être revu. Trop d’effets, pas assez d’ergonomie ?

🎭 L’IA s’infiltre en politique
• Un pirate usurpe l’identité vocale du secrétaire d’État américain Marco Rubio. La menace du deepfake vocal passe un cap. Quels risques concrets ?

🎸 Un groupe de musique généré par IA
Velvet Sundown, succès sur Spotify… mais aucun concert, aucune trace : le groupe n’existe pas. Une création 100% IA qui interroge sur les limites artistiques et légales.

💉 Le biohacking en pratique
• Rediffusion estivale d’une interview passionnante avec Arnaud Auger, biohacker et directeur adjoint du CILAB (KT Innovation, Silicon Valley). Il raconte comment il a transformé sa santé grâce aux technologies connectées, à l’IA et à la data.

🧬 Des bioprocesseurs à base de neurones humains ?
• Rencontre avec Fred Jordan, cofondateur de FinalSpark, qui développe une informatique basée sur des cellules neuronales. Moins énergivore, plus “vivante”… mais aussi éthique ?


Monde Numérique : [0:10] grok, l'intelligence artificielle de X, passe à la vitesse supérieure. Avec grok version 4 dévoilée cette semaine, une super IA présentée comme hyper puissante. Mais dans le même temps, qu'est-il arrivé à grok ? La version précédente est devenue folle, raciste, antisémite. Elle s'est mise à publier des messages choquants sur le réseau X. Monde Numérique : [0:32] Alors une IA peut-elle vraiment être raciste ? On va essayer d'expliquer un peu tout ça. Monde Numérique : [0:45] Apple serait-il en train de réviser sa copie en matière de design ? La prochaine version d'iOS sur iPhone ne serait pas aussi transparente que ce qui avait été présenté en juin. L'usurpation d'identité par intelligence artificielle, ce n'est pas seulement pour faire des arnaques et dérober de l'argent, ça concerne aussi les plus hautes sphères politiques. Un pirate s'est fait passer pour le secrétaire d'État américain Marco Rubio. Enfin, tant qu'on est dans les supercheries par IA, on va s'intéresser à un groupe de musique qui cartonne sur les plateformes d'écoute, mais qui pourtant n'existe pas. Du côté des interviews de la semaine, gros plan sur le bio-hacking, rien à voir avec l'agriculture, c'est la meilleure façon de rester en forme grâce aux technologies numériques, vous entendrez un adepte de cette discipline, Arnaud Roger. Et puis une autre forme de bio, les bioprocesseurs à base de neurones humains. C'est ce que propose la société FinalSpark, explications dans cette émission. Bienvenue à l'écoute de Monde Numérique, l'hebdo du 12 juillet 2025. Invité : [1:50] Monde Numérique, Jérôme Colombin. Monde Numérique : [1:57] Salut salut, très heureux de vous retrouver pour ce nouvel épisode de Monde Numérique, Donc l'hebdo, comme chaque samedi, 50 minutes de news, d'interviews consacrées aux meilleurs de la tech. Et même en plein cœur de l'été, vous êtes peut-être d'ailleurs en vacances. C'est un épisode un peu particulier quand même cette semaine, un épisode spécial été. Car il faut prendre un peu de vacances et donc le programme est un petit peu allégé. Si vous êtes un habitué de ce podcast, cette semaine, vous le verrez dans un instant, pas de séquence actu à proprement parler. Mais, mais, le meilleur reste à venir malgré tout, car en contrepartie, je vous propose un super débrief transatlantique avec mon camarade Bruno Guglielminetti. Au cours du cas, on va passer en revue un certain nombre de sujets d'actualité de la semaine. Et puis, dans la deuxième partie de cette émission, et d'ailleurs ce sera le cas pendant une bonne partie de l'été, des rediffusions des meilleures interviews de monde numérique. On viendra sur des sujets particulièrement intéressants et les rediffusions, ça a toujours un certain intérêt en fait parce que d'abord ça permet d'écouter des interviews que vous n'avez peut-être pas pu entendre au moment de leur diffusion initiale, mais surtout c'est l'occasion de prendre du recul, de voir si certains sujets ont évolué ou pas et au final de mieux comprendre la technologie. Monde Numérique : [3:13] Alors, c'est parti pour ce débrief transatlantique premier de l'été. Salut Bruno Guglielminetti à Montréal. Invité : [3:19] Salut Jérôme Colombin à Beyrouth. Monde Numérique : [3:22] Eh oui, on ne peut rien te cacher, mon cher Bruno. En effet, je suis au Liban pour les vacances. Mon cœur est en partie au Liban et donc je viens assez régulièrement. En fait, voilà, vous savez tout. Invité : [3:32] Tu fais bien. Monde Numérique : [3:33] Il fait très chaud. Inutile de te le préciser. Invité : [3:37] Exceptionnel. Oui, dans plus d'un sens, j'imagine. Monde Numérique : [3:41] Bruno, on a beaucoup d'actu cette semaine, bien que ce soit l'été. On a de la chance parce qu'il se passe plein de choses. Et évidemment, on est obligé de commencer par X, qui truste à lui tout seul l'actualité, avec encore son intelligence artificielle grok, qui a fait des siennes. Et la toute dernière news dans ce domaine, c'est quand même la sortie de grok 4, présentée par Elon Musk. Et apparemment, c'est une machine de guerre, ce truc. Invité : [4:08] Écoute, la présentation a été faite tard. L'équivalent, c'est quoi? C'est 20 heures, heure de Californie. Donc, déjà sur la côte est, moi, il était tard. Monde Numérique : [4:18] Pour vous, c'était tard. Invité : [4:18] Et chez vous, vous étiez en train de dormir. Monde Numérique : [4:20] Complètement. Invité : [4:21] Mais effectivement, on présente l'évolution de grok. Et j'ai l'impression, on a mis une barrière à l'entrée. Et je ne sais pas si, puis je vais en parler tout de suite parce que ça va teinter un peu mes commentaires. Mais la vraie formule de grok 4 où ça devient intéressant, c'est uniquement pour les gens qui vont être capables de débourser 300 $ ou on va avoir la possibilité de travailler avec une IA selon XAI et Elon Musk, mais qui est super intelligente. Monde Numérique : [4:52] 300 $, oui. Il y a deux versions, c'est ça. Il y a grok 4 et il y a grok 4 Heavy, donc le lourd, le gros, et c'est celui-là qui va coûter 300 $ par mois. Invité : [5:03] Exactement. Et donc, dans le Gros 4 qui sera disponible ou par l'interface de X ou par son interface à L, c'est une évolution, mais je n'ai pas l'impression qu'on va sentir un grand changement de 3 à 4. Et c'est vraiment dans la version heavy, la version lourde, que là, ça se passe parce que là, on a investi énormément d'efforts. D'ailleurs, si le sujet vous intéresse, vous allez faire un tour sur X si vous y avez encore accès. Sinon, vous passerez par mon carnet, l'article, j'ai mis la vidéo qui est là. Et vous avez la présentation qui est faite avec les deux experts qui ont travaillé sur son évolution. Vous avez une tonne de graphiques pour montrer maintenant la complexité de ce que l'IA est capable, l'LM est capable de générer, de faire des pirouettes, des saltos, sauf qu'il faut vraiment sortir son portefeuille pour avoir accès à ça. Puis là, évidemment, il va falloir laisser le temps pour qu'il y ait des bancs d'essai par des firmes spécialisées dans la chose pour voir comment ça se comporte maintenant et ça se compare aux versions évoluées de Gemini ou même les versions spécialisées de ChatGPT ou Cloud. Monde Numérique : [6:12] Et tu as raison de parler de la présentation. C'était vraiment une présentation en rupture totale avec ce qu'on peut voir parfois dans la tech, où c'est des choses très polies, très marketées, avec des beaux PowerPoint qui font rêver. Là, c'était les ingénieurs qui ont les mains dans le cambouis, qui ne savent pas forcément bien s'exprimer devant la caméra. Enfin, il y avait Elon Musk quand même aussi. Invité : [6:32] Ah oui, oui, qui était là dès le départ. Monde Numérique : [6:34] Et c'était très hardcore, on va dire. Mais c'est marrant parce que moi. Invité : [6:37] J'ai eu des retours. Dans le noir, il y avait quelque chose de très austère là-dedans. Tu avais l'impression d'être branché sur le dark web pour essayer d'avoir accès à quelque chose. Mais tu sais, cette présentation-là, déshabillée, très simple, elle me fait penser à ce qu'OpenAI nous a habitués à faire. Tout à fait. Il y a trois, quatre colliers qui sont là, deux tendus, pondus. Monde Numérique : [6:59] Ça s'adresse à des pros, en fait. Soit vraiment à des informaticiens spécialisés en intelligence artificielle. On n'a pas besoin d'artifice. Invité : [7:09] On veut avoir la viande on veut savoir ce que ça fait. Monde Numérique : [7:14] Alors si j'ai bien compris la prouesse c'est qu'en fait notamment le GroKatRevy il sera évidemment ultra puissant, il sera multimodal donc il pourra traiter aussi bien du texte des images, du son etc. En entrée en sortie et il parle là encore un peu comme chez OpenAI de raisonnement structuré et en fait ce sont plusieurs IA qui sont agrégés, c'est à dire que Il compare ça un peu à un collège d'experts. Quand on lui demande un travail, ce n'est pas comme s'il y avait une personne qui réfléchissait à ce travail, mais c'est plusieurs personnes qui vont faire des raisonnements qui ensuite vont assembler leurs conclusions. Invité : [7:49] Oui, puis j'ai trouvé ça, c'est intéressant que tu le mentionnes parce que j'ai entendu ça cette semaine, mais je ne me souviens plus d'où, mais il y avait une boîte qui utilisait justement maintenant pour travailler sur certains dossiers qui allaient interpeller avec la même requête, allaient interpeller différentes IA de différentes entreprises pour voir à quoi ils arrivaient justement pour avoir l'impression d'avoir plusieurs experts autour d'une même table avec différents points de vue, différentes approches, C'est comme dans la vraie vie, quand tu vas chercher trois ou quatre spécialistes et que tu les amènes autour d'une table, la pizza et le verre d'eau en moins, tu roules avec justement des approches qui sont différentes. Et ça, je trouve ça très habile de la part des gens de ex-AI d'avoir fait ça à même leur outil. Monde Numérique : [8:34] Tout à fait. Et c'est aussi la démarche un peu de la super intelligence artificielle médicale de Microsoft qui a été présentée il y a huit ou dix jours. Pareil, c'est l'idée de faire travailler ensemble plusieurs LLM. Bruno, ça arrive dans un certain contexte, un contexte pour X, on va en parler dans une seconde, mais aussi dans un contexte pour la concurrence, parce qu'OpenAI aussi prépare, lui, sa super, super intelligence. Alors, c'est marrant parce qu'il parle 5. Oui, voilà, GPT-5, c'est pour quand? Tu as la date ou pas? Invité : [9:06] Non, ils n'ont pas donné de date. Je cherchais, j'en parlais cette semaine dans 120 secondes de tech. Et puis, la date, on sait que c'est bientôt, mais ils n'ont pas défini de date. Monde Numérique : [9:15] Oui, on sent qu'ils se tirent la bourre, comme d'habitude. C'est peut-être parce que GPT-5 est en approche que, comme par hasard, grok 4 arrive juste maintenant, etc. Et puis, il y a aussi cette nouvelle tendance qui est de sortir des navigateurs. Collés et plaqués sur les outils d'intelligence artificielle. Invité : [9:38] Oui, et ça, on savait que Perplexity était en train de travailler. Et bien, officiellement, maintenant, c'est lancé. On peut, encore là, il faut sortir des sous pour accéder à Comet de Perplexity. Monde Numérique : [9:50] Comet, c'est ça. Invité : [9:51] C'est une façon revisité de naviguer sur le web avec une IA qui vous permet même, puis j'en parlais à un moment donné quelque part cette semaine, je ne sais plus où, j'ai trop de plateformes, mais je racontais que ce qui est intéressant avec Comet, c'est que tu as l'impression de naviguer avec des agents IA, et donc il y a une partie de ton furteur qui est capable de remplir des formulaires à ta place. Il y a des gens qui vont dire, ben oui, mais ce n'est pas nouveau quand je me promène avec un furteur Safari ou Google, ça va me générer des espaces de requête. Oui, sauf que c'est beaucoup plus intelligent et ça se tombe très peu souvent, mais il y a une IA là-dedans qui peut même te permettre de faire des réservations aussi. Et là, après, ça sera de savoir quel est votre degré d'ouverture par rapport à votre marge de risque par rapport à laisser votre furteur faire tout ça pour vous. Mais maintenant, c'est possible avec ça. Et ça, c'est commettre. Et de l'autre côté, il y a... C'est ça. Et qui, eux, disent, notre furteur arrive bientôt. Monde Numérique : [10:58] Ce que tu appelles furteur, c'est ce que nous on appelle navigateur. Invité : [11:01] Oui, la chaîne de la navigation. Monde Numérique : [11:03] Et que les Américains appellent browser. Non, mais c'est sympa. Mais écoute, moi je suis sûr que ça va bien marcher. Invité : [11:08] Comme dans Big Brother. Monde Numérique : [11:08] Non, pas browser, pas browser, c'est Big Brother. Mais je pense que ça va marcher parce qu'il y a des habitudes qui sont déjà en train de se prendre. Il y a un sondage qui est sorti il n'y a pas longtemps en France qui disait que déjà 28% des Français effectuent leurs recherches non plus sur Google, mais d'abord sur des outils d'intelligence artificielle. Invité : [11:29] Et cette semaine, on vient de passer à travers, d'ailleurs j'en parle un petit peu plus tard dans mon podcast, on vient de passer à travers le Prime Day. Le Prime Day, la grosse nouveauté cette année, c'était l'utilisation de l'intelligence artificielle pour aller chercher de l'information sur les produits. Oui, mais sur Amazon, mais aussi les autres, pour aller chercher des informations et même demander à certaines IA ou des agents IA qu'on pouvait programmer. Il y en avait même qui étaient disponibles gratuitement où on disait ce qui nous intéressait, un système d'alerte. On n'a rien réinventé, mais là, c'était fait avec l'IA. Et donc, à un moment donné, dans la journée, quand le prix fluctuait, on était alerté tout de suite. Et si vous aviez eu l'audace de mettre votre carte de crédit dans le système, ça pouvait l'acheter à votre place. Alors, on est rendu là. Je ne sais pas. Monde Numérique : [12:14] Est-ce que là, il y aura peut-être quand même une petite barrière psychologique à franchir pour beaucoup de gens. Mais cela dit, ce ne sera jamais de… Il y a peu de chances qu'on donne complètement blanc-seing à une IA. Il y aura toujours un moment où on validera. En tout cas, il y aura la possibilité qui sera offerte de valider. Invité : [12:29] Sinon, il y aura un banquier qui va vous téléphoner. Monde Numérique : [12:31] Oui, exactement. Encore un mot au niveau de la concurrence. Bruno, moi, j'ai reçu, juste avant qu'on se parle, un communiqué de Google qui annonce aussi la sortie en France d'un truc qui s'appelle Google AI Ultra. Et en fait, c'est quoi ? C'est une espèce de package avec la corbeille de la mariée de Google, si tu veux. Invité : [12:52] Qu'est-ce que ça comprend ? Monde Numérique : [12:54] Alors, ça comprend la toute dernière version de Gemini, donc l'IA made in Google. VO3, le super outil qui fait des trucs de vidéo. Flow, le système qui permet de faire vraiment, comme son nom l'indique, de créer des process, des flux de génération de vidéos, etc., audio, bien sûr. YouTube Premium, je vous mets aussi du YouTube Premium. Et puis, je vais vous mettre aussi 30 gigas de stockage, si ça vous branche. Et puis, pour le même prix, je vais vous mettre Notebook LM. Et puis, je vais vous mettre aussi Gemini dans Gmail, Google Docs et compagnie. Invité : [13:29] Oui, mais à quel prix, tu vas nous mettre ça là-dedans. Monde Numérique : [13:31] Tout cela pour la bagatelle de 274,99 euros par mois. Invité : [13:37] Aïe, aïe, aïe, aïe. Monde Numérique : [13:38] Tu as vu le niveau de prix qu'on a atteint désormais avec ces trucs-là. Donc, maintenant, la norme, c'est 200, 300 euros, 300 dollars. Invité : [13:46] Oui. Puis tu vois, juste la semaine où ils ont annoncé la VE3 et puis d'autres outils, d'autres générations de Gemini, ils avaient fait des packages à 200 dollars, pas 200, pardon, 20 dollars, où ils te donnaient accès à ces deux nouveautés-là. J'avoue que je suis bien content de l'avoir signé à ce moment-là parce que mon prix est barré. Mais effectivement, à un moment donné, on commence à regarder qu'est-ce qu'on veut. Et ce genre de trousse-là, d'offre-là, c'est ce qu'on va avoir de plus en plus. Monde Numérique : [14:20] Si des gens sont prêts à payer, c'est qu'ils estiment qu'ils en ont le besoin. Et c'est surtout ça. Invité : [14:25] Oui, parce que ça leur permet de gagner du temps et ça leur permet d'être plus productifs. Monde Numérique : [14:28] Évidemment. Invité : [14:29] Tu sais, tu regardes Perplexity, on parlait de Comet, il est accessible dans leur forfait max. mais ce forfait-là, c'est 200 $ par mois. Alors, si tu t'utilises, si tu es un super utilisateur de perplexité, ça vaut la peine. Et encore là, ce n'est pas le commun immortel qui va pouvoir se payer ça. Monde Numérique : [14:46] Et là, on parle de prix de licence individuelle. Je ne sais pas combien ça coûte, par exemple, pour les entreprises. Parce que quand Microsoft avait sorti Copilot pour les entreprises, avec des licences à 30 $ par poste et par mois, on a dit, oh là là, mais ils sont fous, c'est hors de prix. Et d'ailleurs, ils ont du mal à les vendre, à ce que les entreprises renouvellent leur abonnement. Donc là, je ne sais pas ce que ça donne ces prix-là. Invité : [15:09] Mais pendant que tu es sur Google, il y a une autre annonce pour le commun des mortels qui ne vit pas en Europe ou en France. Dans ton cas, il y a quand même, Google a annoncé cette semaine que Gemini arrivait, et ça je voulais absolument te le mentionner, pour que les gens qui sont propriétaires de la chose, si vous avez une montre Google, donc une Pixel Watch, maintenant, Gemini arrive dessus. Monde Numérique : [15:32] Ah oui? Invité : [15:32] Oui, et il sera disponible à partir de tout ce qui est Wear OS, le système d'exploitation pour tout ce qui est, je veux dire, embarqué. Monde Numérique : [15:43] Oui, tous les trucs que tu portes sur toi, tous les wearables, comme on dit. Invité : [15:46] Exactement, comme en français vous le dites. Monde Numérique : [15:48] Je sais que tu essayais d'éviter le mot. Invité : [15:51] J'essayais, mais bon, il est trop tard. Monde Numérique : [15:53] Les objets connectés, portables. Invité : [15:55] Le système d'exploitation portable, oui. mais donc c'est ça alors le Gemini arrive là-dessus alors j'ai hâte de voir les gens se promener dans la rue et parler. Monde Numérique : [16:03] Avec eux et parler à leur montre ben oui mais écoute et pendant ce temps-là. Invité : [16:06] Où est Apple. Monde Numérique : [16:07] Intelligence sur l'Apple Watch où est Siri parce que moi chaque fois que je parle à Siri sur ma montre ou sur mon téléphone bon enfin on va pas refaire les trucs mais ils ne comprennent plus rien, bon Bruno pour revenir à X donc cette semaine aussi on est toujours dans X et on est toujours par rapport à grok grosse polémique parce que grok a pété Monde Numérique : [16:29] les plombs. grok s'est pris pour un nazi. grok a chanté les louanges d'Adolf Hitler. grok a sorti les pires insanités antisémites. Pas seulement des théories racistes à droite à gauche, des trucs pas du tout politiquement corrects. Monde Numérique : [16:46] Alors je pense qu'il faut qu'on explique à nos auditeurs ce qui s'est passé. Monde Numérique : [16:55] Avant de passer à la suite de Monde Numérique, un mot d'une technologie innovante qui permet de diffuser du contenu d'une manière complètement nouvelle sur Internet, en dehors du cadre d'un navigateur, il s'agit de Frogans, partenaire de Monde Numérique. Frogans permet de créer des sites légers, fonctionnants sur tous les appareils, quel que soit le système d'exploitation, ordinateur, tablette, casque de réalité virtuelle, etc. Frogans est une technologie libre et ouverte, qui repose sur un protocole technique entièrement nouveau, sécurisées et respectueuses de la vie privée. Froganz fait actuellement l'objet d'une offre de titres qui vous permet d'acquérir, si vous le souhaitez, des parts de la société F2R2 à l'origine de cette innovation. Pour mieux comprendre à quoi ressemble Froganz, retrouvez mon interview du cofondateur Alexis Tamas en audio sur le fil de ce podcast ou en vidéo sur la chaîne YouTube de Monde Numérique. Et pour tout savoir sur Froganz, rendez-vous sur le site f2r2.fr. F2R2.fr. Invité : [17:53] En tout cas, l'histoire dont on a parlé le plus, c'est qu'à un moment donné, il y a justement une utilisatrice de grok, Sandy Steinberg, qui a été ciblée par les réponses de grok suite à des commentaires qu'elle avait publiés. Et là, grok s'est mis à faire des amalgames avec cette personne-là et tu avais vraiment l'impression que c'était quelqu'un qui n'aime pas nécessairement la communauté juive qui répondait. Ce qui est pernicieux dans cette histoire-là, c'est qu'il y avait une réponse qui se tenait, sauf qu'il a commencé à rajouter des informations qui, là, faisaient de lui vraiment un raciste en super puissance. Non, exactement. Et là, tu dis, ça vient d'où, ça? Parce que la première réponse, Bon, c'est un jugement de valeur, mais ça s'arrête là. Mais là, il rajoutait des couches. Et puis après, on a vu d'autres histoires comme ça qui sont arrivées. Et c'est un peu comme, je vais dire, la famille des « moi aussi ». Une fois qu'on commence à sortir de cette histoire-là, on voit apparaître d'autres incidents qui sont arrivés où les gens en ont plus ou moins parlé parce qu'ils ont été surpris, mais ils n'en ont pas fait tout un plat. Mais voyant qu'il commençait à y avoir une débarque, là, on s'est mis à publier sur les réseaux sociaux d'autres cas, d'autres histoires où c'est arrivé comme ça. Et là, ça fait qu'à la fin de la journée, à force, moi, j'ai vu cinq, six cas majeurs apparaître et qui mettaient grok dans les beaux droits. Monde Numérique : [19:19] Mais alors, ce qu'il faut dire, c'est que, bon, d'une part, Elon Musk a toujours dit, effectivement, qu'il voulait que grok soit une IA anti-woke, entre guillemets. Invité : [19:27] La liberté de parole. Monde Numérique : [19:28] Voilà, le free speech dans toute sa splendeur. Donc, il le présentait comme quelque chose qui aurait moins de filtres que ChatGPT, par exemple. Et en plus, il venait d'annoncer une mise à jour de grok. Parce qu'en fait, la version qui a déraillé, c'est une version qui a été mise en ligne, c'est la 3, mais améliorée, qui a été retouchée et qui a été mise en ligne au mois de juillet. Et donc, voilà. Et après, il y a quand même eu des correctifs très vite. C'est-à-dire que tout le monde, déjà, il y a des propos qui tombent sous le coup de la loi, qui ont été repérés, etc. Et ils ont quand même assez vite rectifié le tir. Mais je ne sais pas comment ça se passe de ton côté de l'Atlantique, mais moi, je vois ici, en France, alors bon, je ne suis pas en France là aujourd'hui, mais évidemment, je reste connecté, je suis ça très très près. Si je retourne un peu la tête sur la gauche, je vois très très bien ce qui se passe. Et alors, ça y est, chez nous, c'est n'importe quoi, parce que ça a été une récupération politique. J'ai vu passer des tweets hallucinants de responsables politiques que je ne nommerai pas qui en fait qui parlent de grok comme si c'était une personne, Tu vois, en disant que... Invité : [20:36] Même des cêtres dans certains médias français. Monde Numérique : [20:38] Mais oui, mais c'est complètement fou. Alors, on voit ce qu'il y a derrière. En fait, c'est pour se payer Elon Musk, parce qu'Elon Musk, de toute façon, c'est l'homme à abattre vu de France. Donc, si grok est antisémite, ça veut dire qu'Elon Musk est antisémite. Rappelez-vous, il avait fait le salut nazi, etc. Bon, moi, je trouve ça surréaliste. Et encore une fois, ce n'est pas pour prendre la défense d'Elon Musk. Et je comprends que ses propos... Ce n'est pas des propos, d'ailleurs. Que ces mots apparaissant sur les écrans aient pu choquer évidemment beaucoup de personnes et c'est très choquant. Mais attention, les amis, il faut raison garder, c'est une IA de quoi on parle. C'est du software et c'est une machine. Invité : [21:14] Il y a une suite de mots qui semblent faire du sens. Monde Numérique : [21:18] Voilà. Donc, c'est n'importe quoi. En fait, et je te dis, il y a une récupération politique que je trouve odieuse parce que, sur prétexte de vouloir se payer Elon Musk et tout ce qu'il représente, on dit n'importe quoi et ça donne une image de la technologie une vision des choses totalement déviée, en réalité, je trouve. Invité : [21:39] Mais bon, là, ça ne se produire plus, parce qu'il y a un grok 4. Monde Numérique : [21:43] Ben oui, on verra si grok 4 est plus... Mais cela dit, c'est intéressant. Invité : [21:47] Mais il n'y a personne qui est à l'abri de ce genre de dérive-là. Monde Numérique : [21:49] Mais exactement. De toute façon, l'IA hallucine, on n'arrête pas de le répéter, que ce soit aussi pour les images, pour plein de choses. Et c'est vrai que c'est très difficile de lui lâcher la bride, donc effectivement de moins le filtrer au niveau du fine-tuning, tout en évitant qu'il dérape. Mais moi j'ai remarqué un truc aussi sur X c'est que, attention, c'est pas innocent tout ça. Tous les postes où grok dérape et dit n'importe quoi pourquoi il fait ça ? C'est toujours en réponse à des propos ou à des profils qui eux-mêmes sont loin d'être irréprochables. Ce sont généralement des gens qui sont extrêmement provocateurs, extrêmement haineux, etc., qui sollicitent grok, ou bien c'est dans des discussions où il y a des gens qui ont des profils hyper provocateurs. Si tu remontes les profils des gens, les fils, etc., tu vois qui sont ces gens-là. Et grok, ce n'est pas une intelligence. C'est de l'intelligence artificielle, donc ce n'est pas de l'intelligence, il faut le rappeler, ça n'a rien à voir avec l'intelligence. Et il s'adapte. Ce que fait le mieux une intelligence artificielle, c'est de dire ce qu'on a envie d'entendre. Invité : [22:59] Surtout qu'elle est programmée pour ça. Monde Numérique : [23:01] Mais voilà, donc il est au milieu d'un troupeau de complotistes, il va parler comme un complotiste. Invité : [23:06] Exactement. Monde Numérique : [23:07] Et voilà. Invité : [23:08] Mais merci pour cette précision. Monde Numérique : [23:10] Non, mais ça m'a énervé, ça m'a énervé. Invité : [23:13] Ça paraît pas. Monde Numérique : [23:15] Moi, j'aime pas quand on quitte la raison, si tu veux. Quand on rentre dans le champ de la déraison, et en plus souvent pour de mauvaises raisons, encore une fois, c'est-à-dire de la récupération politique, pour servir son discours, sa paroisse, etc. Bon, autre chose, est-ce que tu crois que c'est à cause de tout ça que Linda Iaccarino a claqué la porte ? Invité : [23:34] Au début, je me disais peut-être, mais finalement, avant la débâcle, et c'est le New York Times qui en parle, au début de la semaine, même je pense que c'est en fin de la semaine passée, Linda Iaccarino parlait déjà avec des collègues d'un départ de X. Monde Numérique : [23:52] Alors, on va rappeler, pardon Bruno, on rappelle qui est Linda Iaccarino. C'était donc la... Invité : [23:56] C'est la directrice générale, c'est la grande patronne, officiellement, administrativement, du réseau X qu'Ellen Musk a été chercher il y a deux ans. C'était quelqu'un qui était très estimé du domaine du marketing, de la publicité, aux États-Unis. C'était une grande patronne de l'empire NBC Universal. Et là, donc, elle a été passée deux ans-là. Elle a fait beaucoup de travail sur l'image de X. Et ça, je pense que tout le monde l'a vu. Mais de l'autre côté, si on regarde le contexte où ça s'est passé, c'est que récemment, puis ça, on en a parlé, mais pas tant que ça, quand même, X n'est plus une entité à elle. Elle a été vendue à X&A. Et donc, à partir de ce moment-là, elle devient la patronne, mais d'une entité où il y a un patron qui est… Le patron a toujours été là, mais elle n'est plus la patronne d'une entreprise. Elle est comme la directrice d'un service qui appartient à X&L, dont le patron était Elon Musk. Vous me direz, oui, mais le propriétaire de X, c'était Elon Musk aussi, et ça l'est toujours. Vous avez raison, sauf que lorsqu'ils ont pris leur entente au départ, c'était clair que lui faisait ses trucs de son côté, il faisait la recherche du développement, et elle menait la barque. Et surtout pour le commercial. Monde Numérique : [25:13] Elle était censée faire revenir les annonceurs. Invité : [25:15] Et ce boulot-là, elle l'a fait. Mais de l'autre côté, à un moment donné, quand il y a eu un mariage des deux et que X n'était maintenant qu'une plus petite entité du groupe X et Y, à un moment donné, je pense qu'il y a des vues qui ont divergé. Elle s'est dit, c'est peut-être le moment de quitter le bateau avant qu'on aille ailleurs. Monde Numérique : [25:35] – Oui, c'est peut-être beaucoup plus pour des raisons, effectivement, de raisons comme ça, de management, de hiérarchie, de business, d'organisation de travail qu'autre chose. Invité : [25:44] – C'est peut-être de quitter avec le peu de crédibilité qu'il lui reste. À force d'essayer de défendre sur la place publique, c'est elle. Elon Musk a un problème. Quand il envoie, il envoie une petite publication sur son réseau, c'est fini là. Et c'est elle qui s'appelle les grandes conférences dans tous les grands événements de marketing et de communication aux États-Unis. Et c'est elle qui, pendant 30 minutes, devait tenter de répondre aux questions de tout le monde qui voulait les accuser des pires crimes sur la planète. À un moment donné, quelqu'un se tanne de ça. Puis voyant que du côté d'Elon Musk, son grand patron, bien là, maintenant, il a son parti politique. Mes affaires sont pas réglés. Moi, je pense que c'est le temps de changer d'entreprise. Monde Numérique : [26:25] Oui, oui, tout à fait. Bon, voilà pour X. Invité : [26:27] Comment tu vois ça, toi? Monde Numérique : [26:29] Écoute, moi, je n'ai pas vraiment de... Je ne suis pas dans les petits papiers d'Elon Musk, donc je ne sais pas exactement... Invité : [26:33] Non, mais là, il faut que tu bifurques ton... Ta tête était vers la France, mais tourne-toi un peu vers l'Amérique, là. Monde Numérique : [26:38] Oui, c'est encore plus loin. Tu sais qu'entre nous, actuellement, il y a un océan et un continent. C'est pas mal, quand même. Invité : [26:44] Et pourtant, on se parle... Monde Numérique : [26:45] Et pourtant, c'est comme si on était côte à côte. C'est magnifique. Bon, non, mais je te propose qu'on referme le sujet X. Voilà. Et s'il nous reste un peu de temps, et il faut qu'on prenne le temps pour parler, il y a encore plein d'autres sujets, mais notamment... Invité : [26:59] Oui, il y en a plein de trucs cette semaine. Monde Numérique : [27:00] Allez, on va aller un peu plus vite, si tu es d'accord, sur Apple, qui apparemment aurait l'intention de peut-être retoucher un petit peu, cette fameuse magnifique interface qu'ils sont en train de nous préparer, qui est pour l'instant uniquement, qui a été présentée au mois de juin, qui, pour l'instant, n'est encore qu'en version bêta, mais avant même la sortie officielle, voilà qu'il sera en train de, retoucher le système qui s'appelle Liquid Glass, qui est donc cette espèce de nouvelle esthétique qui devrait arriver sur l'iPhone, notamment, avec des boutons un peu transparents. Et c'est quoi? Finalement, il laisse tomber dans les dernières versions de la bêta. Ce n'est plus exactement ce qui avait été présenté en juin. Invité : [27:39] Ce qui avait marqué l'imagination des gens, en tout cas du public qui était là, puis les gens qui ont vu les démonstrations, c'était justement l'effet de transparence du système d'exploitation, en tout cas de l'interface du système d'exploitation sur le téléphone. Donc, tu étais sur une application, puis tu pouvais bouger et il y avait des boutons qui apparaissaient sur ton téléphone, sur ton écran, mais sans rien enlever derrière. Le problème, c'est la réaction des designers de tous ces millions d'applications-là qui disent « Ouais, mais là, vous êtes en train de défaire ce qu'on est en train de faire. » Il faut comprendre, quand on développe une application, Il y a toute une interface qui est pensée pour arriver à créer des gestes, pour donner une expérience à l'utilisateur. Et là, du jour au lendemain, Apple arrive avec son approche de l'écoute de glace. Bien oui, on va faire apparaître nos boutons-là. Alors, ça ne sera plus tassé. Ça va être par-dessus ce que vous êtes en train de faire. Puis, à modifier vos affaires, arrangez-vous avec le problème parce que nous, c'est l'approche qu'on arrive. Alors, d'une part, ça a été ça. Il y a eu énormément de grunge du côté des développeurs. Puis de l'autre côté, ça a été des usagers. Parce que bien que l'effet peut être intéressant, ce n'est pas... Invité : [28:50] Ce n'est pas au point. C'est un peu bizarre. Ce n'est pas naturel de voir. À un moment donné, ça c'est beau quand c'est une bonne vue, mais il y a des gens qui ont des problèmes avec leur vue. Moi, j'ai l'impression qu'ils vont les chercher longtemps, les boutons qui sont en surimpression sur d'autres applications qu'ils voient. Il y a bien des gens qui vont passer à côté. Alors, c'est une bonne chose, je pense, de voir que d'ici la sortie de iOS 26, qui est la nouvelle appellation du système d'exploitation qui va sortir cet automne, bien là, on va revoir liquid glass et peut-être que ça sera moins liquid glass qu'on avait vu lors de la présentation. Monde Numérique : [29:27] Ce sera peut-être liquid, mais ce sera moins glass, quoi. Ou l'inverse. Oui, parce que l'idée, c'est de faire une espèce de verre transparent. Donc, on a l'impression que les boutons sont posés sur le verre, etc. Invité : [29:38] On veut donner une fluidité d'expérience, c'est pour ça qu'on parle de l'église de glace, mais bon. Monde Numérique : [29:43] Bon, écoute, on verra bien. De toute façon, la version finale sortira en septembre pour nous. Et dans les évolutions de la version bêta, effectivement, on a l'impression qu'il y a un peu moins de transparence et des choses qui commencent un peu à s'assombrir, mais comme tu l'as dit, c'est beaucoup plus visible. Invité : [30:00] Oui, puis d'ici septembre, il y a peut-être une ou deux petites versions bêta qui vont apparaître, donc on va déjà avoir une bonne idée. Monde Numérique : [30:05] Après, c'est le rôle d'une bêta, justement, de se frotter à la réalité. Invité : [30:09] Y compris aux développeurs. Monde Numérique : [30:11] Et donc d'évoluer et de ne pas forcément ressembler à ce qui arrivera en version finale. Invité : [30:15] Et c'est tout ça qu'on oublie souvent. C'est qu'il y a des gens qui sont, quand une fois que le produit sort pour tout le monde, en version officielle, finale, et puis se souviennent de ce qu'ils avaient entendu par des gens quand il y a eu la présentation au début, des mois auparavant, se disent, oui, mais ce n'est pas ça qu'ils avaient annoncé. Non, mais justement, on a annoncé ce qu'on veut faire. Maintenant, on le teste en bêta. Invité : [30:37] Et puis, en fonction des réactions des utilisateurs, on ajuste pour que l'expérience soit bonne. Monde Numérique : [30:45] Oui. Bruno, de ton côté toujours de l'Atlantique, une drôle d'affaire cette semaine, c'est une affaire de, on va appeler ça de la cybercriminalité, de la cybercriminalité assistée par l'intelligence artificielle, et en plus dans le champ politique, un escroc a réussi à cloner, enfin ça c'est pas très dur aujourd'hui, la voix de Marco Rubio, le secrétaire d'État américain, mais surtout a passé des appels, alors principalement sur la messagerie Signal, enfin des appels, pas des appels, il envoyait des messages textes, mais là, il n'a pas besoin de cloner sa voix, mais aussi il envoyait des voices, enfin des messages audio qui reproduisaient la voix de Marco Rubio, et apparemment, il a trompé son monde et évidemment, comme c'est le secrétaire d'État américain, c'est assez spectaculaire, voire inquiétant, cette histoire-là. Invité : [31:33] Oui, puis c'est de voir les gens qu'il a ciblés avec cette interprétation, cette imitation du secrétaire d'État. Il a contacté trois ministres des Affaires étrangères de d'autres pays, il a contacté un gouverneur américain puis un membre du Congrès. Et les cinq, il les a bernés. Monde Numérique : [31:53] Wow. Invité : [31:53] C'est pour te dire... Et là, évidemment, ça donne... ça met le frisson dans le dos parce que les gens qu'ils ont reçus, on a entendu un petit peu d'histoire entre les branches, mais les gens qui se sont fait contacter, bon, bien, ils recevaient un message de Marco Rubio at state.gov, une adresse qui a l'air vraie. Après, ils entendaient la voix de Rubio. La voix avait l'air vraie. Les propos, c'est par là de dossiers que normalement les ministres et les gens qui étaient interpellés au capital américain connaissaient. Alors, évidemment, tout était là pour les Bernays. Et ça rappelle ce qui s'était passé en Asie il y a quelques années, quelques mois, où il y a un employé d'une grande banque qui a fait un virement bancaire parce qu'il a été victime d'un hyper-trucage comme ça, où son patron, semblait-il, lui demandait de faire un virement de 20 millions. Monde Numérique : [32:46] Ce qu'on appelle les arnaques au président. C'est un grand classique. Invité : [32:50] Et donc, ça, c'est un classique. Mais là, de le voir appliqué à un politicien, là, c'est autre chose. Et ça ne peut que faire frissonner les gens parce qu'on se dit, je rime, mais ce n'est pas drôle. Mais là, écoute, c'est le secrétaire d'État. C'est la personne qui représente les États-Unis officiellement à l'étranger, quoique Trump représente pas mal plus de ce temps-là le pays auprès des étrangers, mais c'est quand même la personne qui est le porte-voix officiel du pays. Monde Numérique : [33:16] Bien sûr. T'imagines, il appelle un autre ministre des Affaires étrangères. Voilà. Ouais, salut, c'est Marco. Dis-moi, qu'est-ce que vous faites la semaine prochaine en Afghanistan? Qu'est-ce que vous faites par rapport à Gaza et tout? Invité : [33:31] C'est quoi votre stratégie? Puis, imagine, je voulais juste t'avertir un appel de courtoisier pour t'aviser qu'on va faire une opération à tel endroit. Et là, se décline tout le reste. Oui, mais nous, on pensait que vous alliez faire vraiment une attaque. Alors, on s'est préparé à l'avance, puis on a attaqué les premiers. Monde Numérique : [33:46] Mais tu sais, en plus, je pense que malheureusement, le personnel politique, y compris à très haut niveau, n'est pas forcément ce qui se fait de mieux en matière de connaissance du numérique et de risque cyber. On voit qu'ils se sont fait berner, on est obligé de leur mettre des téléphones cryptés, des trucs et tout, mais ils n'ont absolument pas la culture de la cybersécurité. Et donc, paradoxalement, je pense que c'est un public qui peut être tout à fait berné par ce genre de choses, en fait. Invité : [34:14] Et d'autant plus, je trouvais ça intéressant parce que dans l'opération qu'ils ont faite d'usurpation d'identité, chaque fois, ils essayaient d'inviter les gens à poursuivre la discussion sur Signal, qui est le réseau qui a été utilisé dans la première histoire dont on a parlé d'administration américaine, qui a été reconnue comme étant piratable et dans certains cas piratée pour accepter des conversations. Alors, on ramène ces gens-là, mais je ne peux pas croire qu'encore aujourd'hui, il y a des politiciens qui vont sur Signal pour avoir des conversations. Monde Numérique : [34:49] Oui, mais parce que comme c'est présenté comme une messagerie hyper sécurisée, etc., l'idée est plus forte que la réalité. Invité : [34:58] En tout cas, j'ai l'impression que ce n'est pas la dernière fois qu'on entend parler d'un politique ou d'un chef d'État. Je pense que ça va être le prochain qu'on va voir dans le biseur, qui va se faire prendre dans une histoire comme ça. Mais en parallèle, je te dirais qu'au Canada, il y a eu une alerte qui a été mise d'une agence de sécurité canadienne officielle qui travaille pour le gouvernement, justement aux citoyens, qu'il y avait des usurpateurs de voix comme ça qui téléphonaient par voix de téléphone, se faisant passer par des politiciens, des gens d'affaires connus ou des personnalités pour leur extorquer de l'argent. Et ça, ça découle de, il y a un mois, une alerte qui a été lancée par le FBI aux États-Unis. Et ça se fait autant maintenant en français qu'en anglais. Alors, non, ce n'est pas jojo. Monde Numérique : [35:45] C'est hyper inquiétant. Nous, l'arnaque à la mode, puisqu'on en parle chez nous, elle est plus par SMS. Elle est hyper classique, mais elle marche apparemment très bien. Ça fait des ravages. C'est les faux livreurs du genre, voilà, tu reçois un premier SMS qui te dit « Bonjour, vous êtes chez vous ». Alors tu réponds tu dis oui enfin quoi c'est pourquoi t'es qui etc et non non c'est le livreur mais voilà je voulais vous dire que votre colis ne rentre pas dans la boîte aux lettres donc pour reprogrammer la livraison vous cliquez sur le lien là, Évidemment, si on clique sur le lien, t'imagines ce qui se passe. Invité : [36:16] Et s'il y en a seulement un sur dix qui cliquent, ou un sur cent parce qu'il y a un collier effectivement qui l'apprend. Monde Numérique : [36:21] On va te dire, pour vous identifier ou pour payer le petit truc de livraison, je ne sais pas quoi, vous mettez votre carte bancaire et là, vous êtes mort. Et alors, ce qu'il faut savoir aussi, c'est qu'il ne faut pas répondre à ces messages-là. Pourtant, alors moi, j'avoue, souvent, tu sais, c'est comme les médecins qui disent, faites ce que je dis, pas ce que je fais. Moi j'avoue que l'autre jour ça m'a tellement énervé, ça m'a démangé et j'ai reçu un message comme ça qui me disait oui le colis ne rentre pas dans la boîte et je lui ai répondu une insanité tu te le mets où je pense le colis mais c'est le truc à ne pas faire tu n'as jamais. Invité : [36:55] Reçu ton produit. Monde Numérique : [36:56] Mais ça tombe bien parce que je n'attendais rien il faut le dire, il ne faut pas répondre à ces messages parce que ça valide l'adresse, le numéro de téléphone, ça veut dire qu'il est réel et qu'il fonctionne et donc il va être tagué comme intéressant et il va ensuite être propagé dans d'autres listes auprès de cybercriminels. Deux, parfois, le numéro qui vous a appelé et qui vous a envoyé le message, c'est un numéro qui a lui-même été volé à quelqu'un d'autre. Donc, en fait, ce n'est même pas l'escroc qui va recevoir le truc, mais c'est quelqu'un qui ne s'y attend pas du tout. Et donc, voilà, il y a X bonnes raisons pour lesquelles il ne faut pas répondre à ces messages. Invité : [37:33] Et dans le doute, prenez les coordonnées que vous avez sur votre téléphone de la personne et communiquer avec, en disant, est-ce que tu m'as envoyé ça? Est-ce que vous... Monde Numérique : [37:43] Oui, aux expéditeurs légitimes. Invité : [37:45] Tu veux dire. Monde Numérique : [37:46] Et puis voilà, si on attend un colis, il faut aller sur le site où on l'a acheté ou sur le site de livraison pour vérifier où il en est. Mais surtout pas, c'est comme pour les faux conseillers bancaires. Bon, allez, on va terminer vite fait. Oui, exactement. Mais on est là pour ça aussi, pour essuyer les plâtres et pour raconter et donner des conseils pratiques aux gens. Il nous reste une minute, là. De toute façon, c'est un super méga débrief transat mais il faut qu'on parle de Velvet Sundown, Velvet Sundown ton groupe préféré c'est mon nouveau groupe préféré j'en suis fou j'écoute que ça tout le temps j'adore parce que c'est toute la musique de ma jeunesse tu sais c'est du rock pop rock californien style un peu Stylidan, machin mais. Invité : [38:29] C'est vrai que c'est bien fait. Monde Numérique : [38:48] C'est vachement bien fait. Invité : [38:49] Mais le problème, c'est que... Monde Numérique : [38:51] C'est qu'il n'y a personne derrière. Invité : [38:54] Écoute, il y a quelqu'un qui est derrière. Il n'y a pas un groupe. Le groupe n'existe pas. Le groupe n'existe pas. Il n'est pas présent sur les réseaux sociaux, sauf une publication pour dire oui, oui, on existe. Sauf que quand tu fais... Écoute, ce groupe-là qui a maintenant des centaines de milliers d'écoutes sur Spotify, quand tu fais la recherche sur lui, il n'a jamais donné de spectacle nulle part auparavant. Il n'y a pas d'information sur les gens qui composent ce groupe-là. Donc, il est inexistant. Monde Numérique : [39:22] Il y a quelques photos qui circulent, mais qui sont des fausses photos, évidemment. Invité : [39:25] Oui, c'est très clair qu'elles sont faites par là, même pas retouchées. On voit que c'est refait. Mais c'est un bel exemple du problème qui est en train de vivre Spotify. Il est beaucoup plus discrètement Apple, mais j'imagine qu'ils sont prêts avec la même histoire. C'est-à-dire qu'il y a des créateurs maintenant de contenus musicaux qui utilisent cette plateforme-là pour faire propager des groupes de musique j'allais dire virtuel. Le problème, c'est pas tellement, en tout cas à mon humble avis, le problème, c'est pas tellement qu'ils utilisent ces plateformes-là et qu'ils proposent de la musique comme ça. Le problème, c'est de ne pas le dire que c'est créé par l'intelligence artificielle. Monde Numérique : [40:06] Là, ils l'ont dit, mais après. Ils l'ont dit après coup, parce que c'était marrant aussi de ne pas le dire pour faire un peu de buzz et faire du marketing. Oui, il y a ça, tu as raison, mais il y a aussi autre chose, c'est que, voilà, est-ce que cette musique peut être légitimement commercialisée ? Elle a été faite visiblement avec des plateformes comme Suno et autres, sauf que la musique générée par Suno, même si Suno, lorsqu'on s'abonne et qu'on paye un abonnement, explique qu'on a le droit de diffuser cette musique-là, mais il ne se mouille pas beaucoup, parce qu'en fait, Suno, par ailleurs, on leur reproche, c'est des problèmes de droit d'auteur, c'est-à-dire que les IA, pour générer cette musique, se sont nourris de toute la musique du monde, si on peut dire, sans payer de royalties, sans rien payer aux ayants droits. Donc, ce n'est pas du plagiat, ce n'est pas de la copie, mais c'est tout le problème du droit d'auteur pour la musique. Et puis après, le deuxième volet, c'est est-ce qu'on a envie d'écouter de la musique générée par l'intelligence artificielle ? Chacun aura son avis là-dessus, je ne sais pas ce que tu en penses, mais moi je réponds oui, il n'y a pas de problème. Invité : [41:10] Si ça vous plaît, c'est ça l'important, les musiques. Monde Numérique : [41:12] Exactement. Voilà, et ce sera sans doute une bonne part. De toute façon, même les artistes qui font véritablement de la musique de plus en plus utilisent de l'IA. On ne le sait pas forcément, mais un petit bout par-ci, par-là, un arrangement, un truc, un chœur, une guitare qui manque. Ça fait très longtemps qu'on fait ça avec des outils, avec des samples, etc. Et aujourd'hui, avec de l'IA, grâce à des promptes, en fait, simplement, on va écrire exactement ce qu'on veut. mais à l'arrivée, ce sera du synthétique et ça fera partie de l'œuvre. Invité : [41:42] Mais tu sais, par rapport même à ce que tu mentionnais, par rapport à l'inspiration, j'en parlais, d'ailleurs, il y a une entrevue là-dessus sur mon carnet avec un des grands compositeurs québécois qui fait autant dans le populaire que dans le classique. Et il m'y disait en entrevue, il n'y a pas tellement longtemps, parce qu'on parlait d'une œuvre qui avait été créée par UNIA pour un orchestre, je pense que c'était en Allemagne ou en Allemagne, et il me disait, tu sais Bruno, tous les compositeurs à toutes les époques ont été influencés par d'autres auteurs qu'ils ont écoutés. Monde Numérique : [42:10] Bien sûr. Invité : [42:10] Et puis, il y a plein d'œuvres où on entend des extraits ou des échantillonnages d'autres œuvres qui ont été faites par d'autres compositeurs. Le fait d'être influencé, d'être inspiré, il n'y a rien de nouveau. Puis, il n'y a pas un crime en soi, parce que c'est là depuis longtemps. Après, c'est de voir par rapport aux questions de plagiat et aux droits quand même qui sont à régler. Parce qu'effectivement, il y a un moment donné, quand tu utilises des sunos et autres, si tu demandes à te faire une musique dans le style de, puis dépendamment du type de requête que tu fais, quand tu arrives à vraiment à paramétrer. Monde Numérique : [42:47] Tu n'as pas le droit. Si tu dis, fais-moi une musique dans le style de David Béoui et je ne sais pas quoi, il te dit non, hein. Il faut lui expliquer avec d'autres mots, en fait. Invité : [42:55] Mais c'est ça. C'est là où j'allais. C'est que là, maintenant, tu ne peux plus. Mais il n'y a pas tellement longtemps, quand ils ont lancé, c'était plus mollasse. Mais là, maintenant, ils sont assurés d'encadrer la partie créative et de requête par rapport à la musique. Monde Numérique : [43:12] Bruno, voilà pour notre super long, grand débrief transatlantique de l'été. Invité : [43:19] Le méga big, huge. Monde Numérique : [43:20] Le méga big. est-ce que tu veux me dire un mot très, très vite de ton programme en termes d'invités cette semaine dans ton podcast, ton carnet? Dans mon podcast, mon carnet, plutôt. Invité : [43:30] Oui, bien, tu dis comme tu veux. Mais si ça vous intéresse d'entendre une entrevue avec l'auteur du livre Informez-vous! Et avec un point d'exclamation, David Fayon. Monde Numérique : [43:40] Oui, David Fayon, tout à fait. Invité : [43:42] Exactement, je l'ai en entrevue, longue entrevue avec lui. Et puis, c'est fort intéressant. Ça nous permet de réfléchir au monde de l'information dans le contexte dans lequel on vit. Et puis, sinon, ce sera quelques collaborateurs qui sont parmi la programmation et qui sont là pour vous offrir de l'information. Et sinon, je te remercie, Jérôme, d'avoir pris ton temps à Beyrouth ou à Beyrouth. Monde Numérique : [44:08] Écoute, avec grand plaisir. Merci à toi aussi. Ciao, ciao. Invité : [44:25] Monde numérique, le meilleur de la tech. Monde Numérique : [44:29] La suite de Monde numérique, c'est tout de suite avec la séquence interview. Des interviews diffusées initialement en décembre 2024. Pendant l'été, pas d'épisode de l'hebdo premium en version longue. Mais en revanche, vous retrouverez bien la semaine prochaine ces interviews en version intégrale et en épisode séparé. Bonjour Arnaud Auger. Invité : [44:49] Bonjour Jérôme. Monde Numérique : [44:50] Directeur adjoint du CILAB de KT Innovation. KT Innovation, c'est l'un des plus grands fonds d'investissement français basé aux Etats-Unis, dans la Silicon Valley. Tu es basé à San Francisco et tu accompagnes notamment les grands groupes français dans leurs relations avec les big tech américaines. Et puis, tu as une particularité assez étonnante. Tu te présentes comme un biohacker. On va commencer par ça. Qu'est-ce que ça veut dire, biohacker, exactement ? Invité : [45:19] Bio à cœur, bio c'est la vie et à cœur, c'est un peu le côté pirate, mais c'est vraiment l'idée de comprendre les besoins de son corps et d'y répondre, de hacker notre ignorance. Donc le biohacking pour moi, c'est plutôt un état d'esprit de curiosité sur les dernières avancées technologiques, les dernières trouvailles en effet scientifiques pour avoir des protocoles et des appareils en effet pour améliorer sa santé, sa productivité, son bien-être, sa longévité, ses performances athlétiques. En gros, utiliser la technologie pour comprendre nos besoins de nos corps pour mieux y répondre et devenir la meilleure version de nous-mêmes. Monde Numérique : [46:01] Oui, c'est ce qu'on appelle aussi le quantified self, c'est-à-dire que tu es un fan de tous les objets connectés qu'on peut porter sur soi pour mesurer les différents paramètres. Invité : [46:11] Exactement. Et en fait, du coup, mon histoire, c'est qu'il y a cinq ans, j'étais obèse, donc j'avais 25 kilos de plus. Et donc, pourtant, je faisais du sport et j'essayais de manger sainement, mais j'avais assez peu de résultats. Et donc j'en ai eu marre et donc j'ai décidé d'appliquer un principe de la Silicon Valley justement qu'on ne peut changer que ce qu'on peut mesurer donc c'est vraiment le Quantify Self et donc au-delà des objets connectés j'ai fait des tests ADN j'ai fait des tests du coup de gut health donc tout ce qui est fleurs microbiennes, pour analyser mon microbiote intestinal des tests sanguins près de 100 biomarqueurs des tests pour mesurer combien de calories mon corps dépense au repos et ensuite, du coup, coupler ça avec des appareils. En effet, au-delà de l'Apple Watch et une Garmin, j'ai une bague Oura qui m'a permis de vraiment mesurer mon sommeil, un CGM pour voir en effet les taux de glucose, de mon corps en fonction de ce que je mange et de mes activités. Monde Numérique : [47:12] Donc c'est un patch qui mesure en permanence la glycémie. Invité : [47:14] Exactement, voilà. Et puis après, même des objets connectés qui, eux, vont agir sur ma santé par simplement la mesurer. Par exemple, j'ai un lit connecté, un lit intelligent, en fait, qui est barrette de capteur aussi pour mesurer ma qualité de sommeil et voir à quel niveau de sommeil je suis. Et avec, du coup, des circuits de refroidissement et de réchauffement pour optimiser la température de mon matelas. Parce qu'en fait, le phénomène d'endormissement, c'est aussi un phénomène de réduction de température corporelle. Et après, en effet, c'est un ajustement. Et donc, voilà, c'est un lit qui est intelligent pour optimiser mon sommeil le plus. Parce qu'en effet, pour moi, le sommeil, c'est la fondation de la santé. C'est le premier domino de l'effet domino pour notre bonne santé. Monde Numérique : [48:00] Et alors, qu'est-ce que tu en as retiré ? Ça a marché ? Tu as réussi à maigrir ? Invité : [48:04] Exactement. Du coup, cinq ans plus tard, Non seulement je ne suis plus obèse, je ne suis plus pré-diabétique, je ne suis plus avec un taux de cholestérol élevé, mais peut-être même dans le 1% de la population la plus saine au monde, puisque ma BO2 max, par exemple, qui est un facteur pour mesurer le taux d'oxygène qu'on peut utiliser pendant l'effort, elle est passée de 37 à 60. Donc je suis passé dans le dernier tiers de la population en termes de cardio au top 2%. Et en fait, notamment le docteur Peter Hattia, dans son livre OutLeave, il a expliqué que de passer du dernier quart au top 2,5%, on réduit nos risques de mortalité par 4. Invité : [48:48] Et puis voilà, du coup, je fais des marathons, j'ai fait près de 7 marathons, j'ai fait le marathon de San Francisco, de New York, de Paris. Je fais des courses spartanes, donc des courses d'obstacles, donc utiliser de la force aussi, pas que du cardio. Je me suis transformé complètement. Et puis aussi, j'étais dépressif. Et là, je suis pleinement heureux. Et en effet, j'ai plein d'énergie. Donc, la technologie m'a vraiment permis de mieux me comprendre moi. J'étais aussi accompagné par des cabinets de médecine préventive et personnalisée. Donc, ce qu'on appelle médecine fonctionnelle. Ça, c'est une vraie tendance aussi. Pour moi, le futur de la santé, c'est à la fois prévention et précision. Et donc, du coup, moi, je suis en plein un early adopter. donc un adopteur des toutes premières solutions qui existent et j'en vois les bénéfices pour moi donc j'en suis très. Monde Numérique : [49:37] Heureux alors mesurer c'est une chose mais j'imagine que ça t'a demandé des efforts aussi quand même au quotidien il suffit pas de se mettre des patches ou des capteurs il faut aussi changer son alimentation changer son mode de vie etc. Invité : [49:50] Exactement t'as tout compris c'est vrai que, Mais le plus dur, en fait, c'est de créer les habitudes. Donc, pour créer les habitudes, il faut déjà avoir, obtenir la connaissance. Donc, moi, j'ai étudié en effet en nutrition avec des cours en ligne à Stanford, etc. Pour ensuite comprendre la science derrière ce qu'il fallait pour moi. Ensuite, trouver les objets, les protocoles à adopter, puis les mettre en place. Donc, en effet, c'était énormément d'efforts. Donc, c'est là où je pense que c'est l'obstacle. Mais je pense que c'est là où il y a l'opportunité pour l'intelligence artificielle. Je pense que l'intelligence artificielle a cette possibilité de se mettre au niveau de chacun, donc à votre niveau, entre guillemets, d'ignorance et d'envie d'effort pour vous faire progresser petit à petit. Quand mon âge chronologique était de 29 ans, mon âge biologique était de 36 ans. Aujourd'hui, j'ai 36 ans et mon âge biologique est de 29 ans. Donc, j'ai rajeuni. Monde Numérique : [50:43] Bravo. Arnaud, c'est vrai que quand on t'écoute, vu de France surtout, c'est assez fascinant. On sait qu'en Californie, dans la Silicon Valley, tu n'es pas le seul à faire ça. C'est très tendance à la fois d'essayer de vivre sainement, de surveiller son corps, de prendre soin de son corps, de bien manger, de faire du sport. Je recevais récemment dans Monde Numérique l'écrivain de science-fiction Alain Damasio. Et dans son dernier livre, Vallée du silicium, il te consacre un chapitre parce que vous vous êtes rencontré à San Francisco. Et alors, il te décrit de manière très neutre, bienveillante, mais on sent qu'il te prend pour un martien. Est-ce que toi, tu ne le prends pas finalement comme un martien de réagir comme ça ? Invité : [51:26] Non, en fait, j'ai l'habitude, en fait, à la plupart des Français... On réagisse comme ça. Donc toi, Jérôme, tu es en plein dans le monde numérique, donc tu connais ça et puis tu es sûrement un utilisateur aussi de plusieurs solutions. Monde Numérique : [51:39] Oui, c'est vrai que j'ai plein de capteurs aussi. Invité : [51:41] Donc, c'est vrai que, voilà, mais finalement, tu vois, par rapport à ton commentaire, de la même manière qu'à San Francisco, c'est un peu différent du reste des Etats-Unis. Voilà, tu es un peu différent peut-être du reste des Français par rapport à la technologie. Tu es aussi en avant-garde. Et donc, en fait, moi, j'ai plutôt l'habitude de ces petites réactions, mais au contraire, par contre c'est vrai que Alain c'est pas n'importe qui non plus c'est un auteur de science-fiction, il avait créé un studio de gaming c'est quelqu'un qui connait quand même bien la tech et donc en fait son étonnement malgré tout lui m'a surpris, il m'a fait, prendre conscience qu'en effet peut-être que moi je considérais être entre guillemets, des choses pas si dingues que ça je suis entouré de Biowacker en effet à San Francisco ça pouvait peut-être, surprendre, c'est vrai que j'ai eu beaucoup de personnes qui après son livre, m'ont contacté justement pour savoir comment j'avais fait justement pour perdre tout ce poids, etc. Donc voilà, je vais écrire mon propre livre et puis je vais lancer un show qui va s'appeler Dendai sur le podcast de Silicon Carnet que tu connais bien. Monde Numérique : [52:45] Ouais. Invité : [52:46] Mais voilà, c'est vrai que... Monde Numérique : [52:47] On le via, oui. Invité : [52:47] Exactement. Monde Numérique : [52:48] On le salue. Invité : [52:49] C'est un retour dont j'ai l'habitude mais par contre, ce que j'ai vraiment apprécié avec Alain, c'est que quand bien même évidemment, en tant que technocritique, il n'est pas adepte évidemment de mon mode de vie, il n'en est pas forcément d'accord. Il est venu à San Francisco avec humilité. Monde Numérique : [53:06] Il n'a même pas de portable. Invité : [53:08] Il est venu avec humilité et bienveillance et donc je trouve qu'en effet, il a fait cet effort-là et ça, ce n'est pas forcément tout le monde qui le fait. Donc moi, j'en suis extrêmement reconnaissant. Monde Numérique : [53:18] Merci beaucoup Arnaud, directeur adjoint du CILAB chez KT Innovation à San Francisco. Invité : [53:24] Merci Jérôme. Monde Numérique : [53:25] Voilà, je vous invite vraiment à écouter la version intégrale de cette interview, soit la semaine prochaine en épisode séparé, soit en vous abonnant dès maintenant à Monde Numérique Premium sur Apple Podcast. On va beaucoup plus loin dans le Quantified Self et on parle aussi d'intelligence artificielle en Californie. Monde Numérique : [53:42] Et maintenant, on va passer du biohacking au bioprocesseur. Alors rien à voir entre les deux en réalité, il s'agit maintenant d'une nouvelle forme d'informatique qui représente peut-être une solution pour le futur, notamment en matière d'intelligence artificielle, vous allez tout comprendre. Invité : [54:02] Bonjour. Monde Numérique : [54:03] Vous êtes cofondateur de la société Final Spark, basée en Suisse, et qui est donc spécialisée dans la conception de bioprocesseurs. Expliquez-nous ça, de quoi s'agit-il ? Invité : [54:14] D'abord, il faut dire que c'est d'abord un domaine de recherche fondamental à l'heure actuelle. Donc, ce n'est pas opérationnel. Il n'y a pas des processeurs auxquels vous pouvez accéder pour faire des calculs. Mais dans le principe, schématiquement, on travaille déjà avec des cellules souches neurales qui sont obtenus à partir, par exemple, de cellules de peau. Donc, il y a un process qui a été inventé par un prix Nobel, le Yamalaka, en 2012 déjà, qui permet de transformer vos cellules de peau en cellules souches neurales. Et à partir de là, dans notre labo, on les multiplie et on les connecte ensemble pour faire ce qu'on appelle des organoïdes cérébraux. C'est des petites boules d'un demi-millimètre de diamètre qui comportent 10 000 neurones. Et ensuite, ça ne suffit pas, il faut communiquer avec ses neurones et pour ça on utilise en particulier et entre autres des électrodes. Les électrodes permettent de recevoir les potentiels d'action, donc les signaux que les neurones émettent et également d'envoyer des signaux. Donc comme ça on peut avoir une communication bidirectionnelle. Monde Numérique : [55:16] Bon alors on a évidemment envie de vous poser plein de questions. La première, on l'a compris, c'est que pour l'instant ce n'est que de la recherche. Mais l'objectif, ce serait quoi ? Invité : [55:29] Alors, un des objectifs à terme qu'on a en tête, c'est de faire des serveurs de calcul. Au même type que vous avez des serveurs en cloud computing aujourd'hui, en particulier pour l'IA, qui consomment d'ailleurs de plus en plus d'énergie, l'idée, c'est de faire des bioserveurs. Et l'application la plus évidente, c'est que vous pourrez faire de l'IA comme vous faites aujourd'hui. Ce sera transparent pour vous, mais vous consommerez, je ne sais pas, mille à dix mille fois moins d'énergie. Monde Numérique : [55:59] Donc, le premier avantage, finalement, ce serait une plus faible consommation d'énergie. Pourquoi ? Parce que les neurones consomment moins que les transistors, que les semi-conducteurs ? Invité : [56:12] Un million de fois moins. Un million de fois moins. C'est énorme. En fait, votre cerveau, rien de particulier à vous, c'est 100 milliards de neurones avec 10 000 connexions par neurone. Et pour ça, vous consommez une puissance d'environ 20 watts. D'accord ? Si on voulait faire une simulation de votre cerveau, il nous faudrait quelque chose qu'une petite centrale nucléaire. Monde Numérique : [56:36] D'accord. Invité : [56:37] Donc, le rendement d'un circuit neuronal biologique est extraordinaire, totalement hors de portée des composants digitaux comme des transistors. Monde Numérique : [56:47] Alors, où est-ce qu'on en est aujourd'hui ? C'est encore uniquement de la science-fiction ou vous êtes véritablement déjà sur des résultats tangibles ? Invité : [56:55] C'est intéressant que vous parlez de science-fiction parce que longtemps, ça a été de la science-fiction, ça n'était que des idées. Aujourd'hui, effectivement, c'est une réalité dans le sens où on travaille dessus. Alors, les résultats tangibles ne vont pas être très impressionnants, ça ressemble un peu à ce qu'on faisait je ne sais pas, dans les années 50 ou 40-60 quand on a fait les premiers transistors, solides, mais on arrive par exemple à stocker un bit d'information ou à changer la manière, que les neurones nous répondent, par exemple. Il faut savoir que le vrai problème ici, ce n'est pas de les cultiver, ce n'est pas de communiquer avec eux, c'est de leur faire apprendre quelque chose d'utile. D'accord ? Ce qu'on doit bien comprendre, il y a 30 ans, on ne parlait pas tellement d'IA. Il y a 30 ans, quel problème on avait ? On avait comment connecter ensemble des réseaux de neurones artificiels. L'IA aujourd'hui, c'est ça, c'est des réseaux de neurones artificiels. Qu'est-ce qu'on a fait il y a 30 ans ? On a trouvé des manières de leur faire apprendre quelque chose. Et c'est le même problème aujourd'hui, mais avec des réseaux biologiques. Monde Numérique : [58:03] D'accord. Est-ce que vraiment on peut espérer obtenir la même puissance de calcul avec ces neurones biologiques ? Invité : [58:11] Oui, on peut obtenir la même puissance de calcul. Par contre, il y a des choses qui vont être assez fondamentalement différentes. La latence d'un neurone est fondamentalement plus grande que celle d'un transistor, c'est-à-dire qu'un neurone... Monde Numérique : [58:24] Ah, ça va moins vite alors ? Invité : [58:25] Ça va moins vite. Ça, ça ne changera jamais, d'accord ? Ça va être difficile de faire tourner Windows 10 sur un biocomputer. Ce n'est pas fait pour ça, d'accord ? Monde Numérique : [58:35] OK. Invité : [58:37] Par contre, la conversation qu'on a actuellement, ça, c'est à des échelles qui sont totalement compatibles avec des circuits nerveux. Et ça ne doit pas être étonnant, puisqu'on utilise nos propres circuits nerveux pour communiquer ensemble en ce moment. D'accord ? Donc, là, c'est une des différences, mais il y a d'autres différences au-delà du rendement énergétique. C'est la scalabilité c'est de la vie c'est-à-dire que nous des neurones dans notre laboratoire qui est juste en dessous là où je vous parle on en fait des millions donc c'est c'est virtuellement gratuit. Monde Numérique : [59:06] Il suffit de prendre un petit bout de peau et vous fabriquer des neurones autant que vous voulez. Invité : [59:12] C'est un peu plus compliqué que ça, mais dans le principe, oui, on les cultive. En fait, on a fait littéralement des millions. On bloque le process pour ne pas en avoir trop. Monde Numérique : [59:24] Ah oui, d'accord. Question très naïve. Si vous partez d'un neurone humain, c'est de l'humain. Il y a de l'ADN humain là-dedans. Invité : [59:34] Oui. Monde Numérique : [59:36] Ça veut dire quoi ? C'est qu'il y a des caractéristiques propres à chaque individu qu'on va retrouver ensuite dans l'ordinateur ? Invité : [59:44] Je ne sais pas. Et c'est le problème. Monde Numérique : [59:46] Ah ouais, d'accord. Je ne savais pas où vous allez, en fait. Invité : [59:50] La plupart des questions qu'on peut poser sur le biocomputing, on n'a pas les réponses et personne n'a les réponses. On est en train de découvrir. En fait, c'est une nouvelle industrie qui est en train de se créer ici. Monde Numérique : [1:00:01] Ça a un côté un peu effrayant, non ? Invité : [1:00:03] Alors, ça a un côté déstabilisant, c'est vrai. Et c'est pour ça qu'on s'est mis aussi en relation avec des groupes d'éthique et des groupes de philosophes dans le milieu académique pour leur dire qu'est-ce que vous pensez de ça ? Voilà ce que nous, on en connaît au niveau scientifique, mais nous, on n'est pas des éthiciens. On n'a pas d'expertise là-dedans. Commencez à réfléchir là-dessus parce que ça va devenir de plus en plus gros. Ça, ce n'est pas quelque chose qui va disparaître. C'est certain. On va vivre avec des biocomputers. Dans 10, 15 ans, on aura des biocomputers autour de nous. Monde Numérique : [1:00:33] Vous en êtes certain ? Invité : [1:00:34] C'est certain. Monde Numérique : [1:00:35] Ce n'est pas juste une piste Parmi d'autres. Invité : [1:00:38] C'est la plus triviale, en fait, bien plus triviale, si on réfléchit, que le quantum computing. Parce que ça marche déjà. On sait que ça marche. Monde Numérique : [1:00:49] Oui, ça marche de manière théorique et en laboratoire. Mais pour l'instant, il n'y a pas encore d'ordinateur à base de neurones biologiques. Invité : [1:00:56] Non, vous devez considérer autre chose. Des circuits nerveux capables de processer l'information, de traiter l'information, c'est prouver que ça marche, puisque ça existe. Les intellects savent faire ça. On sait faire ça. Ça fait plusieurs millions d'années d'évolution que c'est prouvé que les circuits nerveux savent traiter l'information de manière parfaitement efficiente. Monde Numérique : [1:01:15] Oui, c'est ce qu'on fait au quotidien, en fait. Invité : [1:01:16] Mais bien sûr, en fait, si on réfléchit, on se dit mais c'est tellement évident, ça fait longtemps qu'on aurait dû commencer à faire ça. C'est une approche, quelque part, on dit que c'est la science-fiction, mais c'est profondément conservateur comme approche. Monde Numérique : [1:01:29] Oui, enfin, c'est vrai que jusqu'à présent, on a toujours été dans une logique un peu de séparation des pouvoirs. D'un côté, il y a le biologique et l'humain, et de l'autre côté, il y a les machines et l'électronique, etc. Et là, vous faites un peu la passerelle entre les deux. Invité : [1:01:44] Vous avez raison. En fait, ce que vous venez de dire, c'est incroyable. C'est vraiment, il y a des fondamentaux dans l'innovation, des barrières qu'on s'impose. On dit, voilà, on avait fait deux choses différentes et tout le monde pensait comme ça. Et d'ailleurs, en science-fiction, les gens ne pensaient pas comme ça. Ça fait longtemps que la science-fiction en parle. Mais dans le milieu scientifique, c'est vrai qu'on était câblés, comme vous dites. Et moi-même, je viens, moi j'ai un doctorat en traitement du signal. Je fais des maths, en fait, et c'était un énorme effort. Pour oser penser des choses comme ça. Monde Numérique : [1:02:18] Alors, où vous en êtes aujourd'hui, vous l'avez dit ? Est-ce que vous avez un peu une roadmap, une visibilité et même des dates d'un horizon à annoncer ? Invité : [1:02:28] Oui, on espère, dans 10 à 15 ans, on espère avoir effectivement des bioserveurs opérationnels pour servir du calcul. Monde Numérique : [1:02:37] Ça ressemblerait à quoi ? Invité : [1:02:42] Alors, vu de l'extérieur, ce sera totalement transparent, comme j'ai dit. Mais vu de l'intérieur, si vous venez dans votre bureau... Monde Numérique : [1:02:46] Ce sera des boîtes comme ce qu'on a aujourd'hui. Invité : [1:02:48] Alors, de votre côté, ce sera transparent, ce sera pareil. Mais de notre côté, par contre, il faut imaginer, ce qu'on a dans notre laboratoire, c'est beaucoup de tuyaux. D'accord ? Pour toute la fluidique, parce qu'on doit les garder vivants. Des incubateurs pour les garder en température. en plein de câbles pour traiter des informations en entrée et en sortie. C'est tout ce qu'on a actuellement dans notre laboratoire, mais à l'échelle XXL. Parce qu'il ne s'agit pas de connecter seulement 10 000 neurones comme on fait actuellement, mais on va aller vers des milliards et des centaines de milliards de neurones connectés ensemble. Monde Numérique : [1:03:21] Incroyable. Merci beaucoup Fred Jordan, cofondateur de FinalSpark. Et si on veut voir en quelque sorte en action ces bioprocesseurs, on peut aller sur votre site finalspark.com. Monde Numérique : [1:03:52] Voilà, c'est fini pour ce premier épisode de l'Hebdo spécial été 2025. Merci de l'avoir écouté jusqu'au bout. Merci pour votre fidélité. Merci pour vos commentaires. Et puis surtout, pour vos petites notes, vos petites étoiles sur Apple Podcasts. C'est très important. Là, tout de suite, allez-y, cliquez, mettez 5 étoiles sur Apple Podcasts, car c'est super important pour le référencement, la visibilité de ce podcast. Et puis faites connaître également Monde Numérique à vos amis. Si ça vous a plu, ça devrait leur plaire également. Monde Numérique : [1:04:19] On se retrouve la semaine prochaine. Je ne sais pas encore exactement sous quelle forme, mais je vous concocterai des petites choses qui, j'espère, vous intéresseront. Car c'est l'été, je suis en vacances, mais pas tout à fait. Donc, mon numérique continue tout l'été. Si vous-même, vous êtes en vacances, je vous souhaite très bon été, une très bonne semaine, pleine de tech. Salut !
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