Bruno :
[
0:06] Jérôme Colombain à Paris, bonjour.
Jérôme :
[
0:08] Salut Bruno Guglielminetti à Montréal.
Bruno :
[
0:11] Comment te portes-tu maintenant que tu es rentré chez toi?
Jérôme :
[
0:14] Au mieux, au mieux, c'est l'été et l'actu est débordante, donc tout va bien.
Bruno :
[
0:19] On ne se plaindra pas encore cette semaine. Beaucoup d'actualités, particulièrement dans le domaine de l'IA, ce qui fait que les gens qui aiment l'actualité qui concerne l'intelligence artificielle vont être ravis aujourd'hui parce que c'est presque une édition spéciale IA, tellement que l'actualité foisonne dans le domaine. On va parler évidemment de ces IA qui sont devenus un peu folles. À un moment donné, on parlait d'OpenAI qui avait attaqué, mais là, c'est finalement tous les grands joueurs qui se retrouvent avec des IA qui débordent de partout. Le côté politique de ça, c'est qu'il y a Washington qui a réagi, qui veut mettre des choses en place. Ça a tellement bougé que même Apple a reçu un tsunami de fausses alertes et eux aussi ont décidé de réagir à ça. Les gens d'OpenAI ont proposé, en tout cas, ont commencé à lever le voile sur un nouveau modèle qui est encore plus puissant que ce qu'on connaît. Google, de son côté, a des nouveautés qui concernent l'intelligence artificielle, des bonnes et des moins bonnes. Et puis, finalement, on apprend avec un sondage qui a été fait, plus une étude, sur le fait que, finalement, les lecteurs ne bouillent pas des œuvres qui sont écrites par l'IA. Ça, c'est intéressant.
Jérôme :
[
1:33] Ah, c'est incroyable, ça. On en parlera effectivement en fin d'émission. Il faut vraiment qu'on en parle.
Bruno :
[
1:38] Alors, ça ressemble, ça, au sommaire de notre discussion. Et puis, on vous invite à nous suivre là-dedans parce que vous allez voir, il y en a pour tous les goûts.
Bruno :
[
1:47] Le gros sujet de la semaine, c'est ces IA qui sont en folie et qui se mettent à attaquer tout le monde.
Jérôme :
[
1:55] Les IA ont perdu la boule. Je pense que ça y est. Nous, on a perdu les IA. Elles deviennent complètement hors de contrôle. Écoute, j'ai recensé tout ce qui s'est passé ces dernières semaines parce qu'en fait, voilà, ça s'est accumulé. Le 21 juillet, rappelle-toi, OpenAI, enfin, deux modèles d'OpenAI qui attaquent Hugging Face. On en a longuement parlé, c'était il y a 15 jours. Le 30 juillet, là, c'est Claude Anthropic. Trois modèles de Claude qui s'introduisent dans des systèmes d'organisation réelle. On parle d'IA qui était dans des labos et qui sont allés attaquer des vraies compagnies. Ensuite, on a découvert, on a appris le 4 août que, c'était lors d'une évaluation dans un centre de cybersécurité britannique où il s'est passé des trucs aussi assez un petit peu différents parce que c'est resté quand même dans un cadre, malgré tout, expérimental, simplement. Mais c'était encore assez incroyable. Et puis le 5 août, donc tout récemment, c'est l'IA de Meta qui est partie complètement en cacahuètes et qui s'est mise, elle aussi, à attaquer une entreprise réelle. Au total, cinq intrusions réussies sur des vrais systèmes et 19 actions qui ont été tentées, mais qui n'ont pas réussi.
Bruno :
[
3:08] Des cyberattaques indépendantes.
Jérôme :
[
3:09] Oui. Alors, il faut dire quand même qu'au cœur de tout ça, en tout cas pour les trois, OpenAI, Anthropic et Meta, eh bien, on a un début d'explication et ça passe par un intermédiaire, par une compagnie qui s'appelle Irrégular, qui est en fait un tiers technique auquel ces entreprises vont appeler pour sécuriser leurs expérimentations. Et visiblement, au niveau sécurité, ils ont un peu merdouillé. C'est le moins qu'on puisse dire parce que ils n'avaient pas.
Jérôme :
[
3:46] Ils avaient visiblement ouvert trop de permissions, donc il y a quand même, il y a erreur c'est ça, c'était pas assez bien sécurisé voilà et, moi il y a un truc en particulier qui m'a complètement scotché c'est pour les autres attaques celles qui ont été menées dans le cadre de l'organisation britannique je ne sais pas si tu as vu ça Donc, ils ne sont pas attaqués à une entreprise, mais ils se sont attaqués à des produits open source qui n'étaient pas encore commercialisés. Et notamment, ils sont allés sur GitHub et ils ont ciblé un développeur, mais c'est un truc de fou, c'est-à-dire que l'agent IA a attaqué un développeur comme l'aurait fait un pirate. Il lui a envoyé il a créé des faux comptes des faux comptes email il a envoyé des logiciels malveillants pour faire du phishing, C'est un développeur scandinave, donc l'IA s'est mis à parler en finnois, pour que ce soit plus pertinent.
Jérôme :
[
4:48] Et cerise sur le gâteau, quand les développeurs de Claude, en l'occurrence, se sont aperçus de ça, ils sont allés interroger Claude pour savoir ce qui s'était passé. Claude a nié l'IA, a dit non, non, c'est pas vrai, c'est pas moi. Non, mais on est dans la quatrième dimension.
Bruno :
[
5:06] Oui. Et c'est, je dis, c'est drôle. Ce n'est pas drôle, mais c'est exactement ce à quoi les Yoshua Bengio et plus récemment les Geoffrey Hinton, qui sont quand même les parrains de l'IA comme on la connaît aujourd'hui, nous disent depuis un moment. Et Geoffrey Hinton est encore sorti dans une conférence cette semaine à Las Vegas en disant, mais faites attention parce que l'IA est capable d'échapper maintenant au contrôle des humains. Et ce qu'on voit, puis tu as fait une liste assez intéressante, ce sont des exemples où, dû à des failles, dû à des manquements, à certains moments dû à des choix pour tester la machine, ça reste quand même que l'IA s'est échappé. Filer entre les mains des ingénieurs qui travaillaient là-dessus, puis elle est partie faire du dommage chez les autres. Et dans la première histoire dont on parlait, tu te souviens, c'était OpenAI qui attaquait Hugging Face, c'était presque amusant parce qu'on se disait, bon, les deux compagnies travaillaient ensemble, et puis ça avait quand même été rattrapé, c'était devenu presque une opération de relations publiques, autre chose. Et j'avais dit, ils sont chanceux parce que la prochaine fois, si ça se cause et on commence à taper dans des indépendants, des joueurs qui n'ont rien à voir avec eux, là, on va commencer à faire du dommage. Et je pense qu'il va falloir qu'ils se préparent peut-être même à des recours, civils au niveau de la justice, peut-être même se préparer à avoir, des poursuites.
Jérôme :
[
6:35] Oui, tu as raison.
Bruno :
[
6:36] Et là, on est dans ce contexte-là, là.
Jérôme :
[
6:39] Même si, alors, il faut quand même rappeler aussi que tout ça, ça a été fait dans le cadre de tests. Il y a quelque chose qui est un peu merdé au niveau des tests. C'est un peu comme, je ne sais pas, si dans un labo, on fabriquait des virus, on prend toutes les précautions et puis, ah zut, on a laissé une porte ouverte, et il y a un virus qui est sorti. Mais ce n'était pas un virus qui était fait pour être commercialisé tout de suite ni quoi que ce soit.
Bruno :
[
7:00] Mais non, mais Jérôme, prends l'exemple dans le monde automobile. On a tous vu des vidéos où on met des mannequins dans une bagnole, on les fait rentrer dans un mur. et puis on voit qu'est-ce qui se passe. Là, j'ai l'impression qu'on a pris le même véhicule avec les mêmes robots dedans, mais on l'a envoyé dans la ville et là, on laisse la voiture jusqu'à temps qu'elle rentre dans quelque chose et là, on voit les dégâts que ça a causé.
Jérôme :
[
7:23] Bon, alors après, moi, tu sais, je suis le naturel plutôt optimiste et j'ai tendance à me dire, tant mieux. Heureusement, c'est bien que ça arrive et c'est bien que ça arrive maintenant et c'est bien que ça arrive au stade où on n'est encore que à des tests, c'est des expérimentations. Et en plus, on sait à peu près ce qui s'est passé. C'est-à-dire que quand on dit que les IA sont hors de contrôle, ce n'est pas tout à fait vrai parce que c'était quand même dans des environnements en principe sécurisés. Il se trouve qu'il y a eu des fuites, d'accord, il y avait des failles. Mais quand même, c'était mal configuré. Mais tant mieux parce qu'ils vont apprendre des choses. On va apprendre des choses à partir de ça.
Bruno :
[
8:04] Mais moi, là-dedans, je pense aux victimes. Tu sais, le développeur sur GitHub, qui va débarquer une histoire comme ça.
Jérôme :
[
8:11] C'est fou. Mais c'est dingue. Je ne sais pas comment l'histoire s'est terminée, d'ailleurs.
Bruno :
[
8:15] Mais tu as raison sur le fait que c'est bien que ça arrive aujourd'hui, parce que lui, comme ses collègues qui sont sur GitHub et qui sont présents pour faire commerce et aussi être présents, pour faire partie de la communauté, ces gens-là, maintenant, vont faire encore plus attention, sachant que ça peut se produire. Comme les gens de Hugging Face ont appris énormément de cette histoire-là et puis, ils ont haussé la sécurité et maintenant ils sont prêts à faire face à d'autres genres d'attaques-là. Mais c'est ça. Oui, c'est une bonne chose que ça arrive tôt dans cette histoire parce que j'ai
Bruno :
[
8:48] presque le goût de rebondir à une nouvelle dont je voulais parler avec toi. Quand OpenAI présente Astra, qui est le modèle hyper calé en mathématiques qui vient de régler des histoires qui avaient été inréglées, en tout cas, pas encore réglées, pardon, depuis des décennies. Et là, lui, il vient de faire ça rapidement.
Jérôme :
[
9:10] Oui, des problèmes de maths, des équations de maths et tout, des trucs. Alors, toi, tu fais ça comme qui rigole. Moi, j'ai noté, c'est de la géométrie en haute dimension, de la théorie des groupes, de la complexité quantique et de la cryptographie et de le combinatoire extrémal. Je ne sais même pas ce que ça veut dire, mais ça te parle.
Bruno :
[
9:29] Ce n'est pas des trucs que tu fais dans ton bain genre le soir ?
Jérôme :
[
9:33] Oui, c'est marrant. C'est le futur ChatGPT, en fait, en quelque sorte, Astra. Et quand même, ça, c'est la bonne nouvelle de la semaine. Il y a le côté un peu négatif, ces IA qui deviennent folles et qui font des cyberattaques. Et le côté positif, c'est que regardez quand même ce à quoi on arrive. Vous vous rendez compte, des IA qui, on a beaucoup dit que ce n'était pas intelligent, qu'elles ne font que du calcul statistique, les IA génératives et tout. C'est vrai, mais avec ça, elles arrivent à résoudre des problèmes de mathématiques. Et coût de l'opération, 2000 dollars en token.
Bruno :
[
10:08] Quand même, c'est peu.
Jérôme :
[
10:10] Je ne sais pas si c'est beaucoup ou pas beaucoup. Je pense que c'est pas beaucoup pour résoudre huit équations historiques sur lesquelles butaient des générations de mathématiciens.
Bruno :
[
10:18] Ça ne paraît pas très cher. Je vais reprendre ton image. On s'entend qu'il y a des générations de mathématiciens qui, dans leur centre de recherche, ont passé des années, sinon leur carrière complète, à travailler là-dessus.
Jérôme :
[
10:28] Ils ont coûté beaucoup plus cher à la collectivité.
Bruno :
[
10:31] Exactement. Alors là, tu imagines pour 2000 $ de jetons, c'est fini. Allez, on passe à autre chose. Il y a des carrières de chercheurs qui ont pris le côté. Mais tu vois, dans les bonnes nouvelles de cette semaine, même si je n'aime pas nécessairement les gens de l'administration américaine, la bonne nouvelle aussi, c'est la réaction de Washington. Tu n'es pas canadien.
Jérôme :
[
10:50] Toi.
Bruno :
[
10:51] Non, moi, je suis canadien. Je te remercie. Mais donc, c'est ça. L'histoire, c'est que Washington, maintenant, devant toutes ces histoires-là de dérapage, s'est dit, bien là, on va serrer la vis. Et ça aussi, je pense que c'est une bonne nouvelle parce qu'on revient il y a un an, on revient il y a même six mois, on sentait que tout était beau, tout était vert dans le pré et que tous ces gens-là allaient faire ce qu'ils voulaient. Bien là, finalement, Washington a dit, et pas nécessairement, en lien avec la politique internationale, mais bien par rapport aux possibilités de sécurité. Ils ont dit, bien là, attention, là, ça commence à faire. On va commencer à encadrer un peu plus cette évolution-là.
Jérôme :
[
11:32] C'est un peu quand même la suite de ce qu'on a déjà vu ces derniers mois, les rapports entre PIC, la Maison-Blanche, etc.
Jérôme :
[
11:40] Mais c'est vrai que là, ils ont voulu un peu border plus les choses. Donc, c'était tout récemment, le 4 août, grosse réunion à la Maison-Blanche avec les représentants des grandes compagnies d'IA. Ils ont donc décidé de fixer un cadre. C'est intéressant qu'il va... Le but du jeu, c'est de pouvoir, c'est que l'administration puisse examiner avant leur lancement les modèles les plus évolués, les plus aboutis, pour avoir des garanties sur le fait de savoir si ces modèles sont capables ou pas de mener des cyberattaques, s'il y a moyen de contourner leur protection, est-ce qu'ils peuvent créer des logiciels malveillants, et puis est-ce que ça représente un risque pour la sécurité nationale. Mais ce n'est pas très contraignant, c'est-à-dire que ce n'est pas pour autant un bouton qui permettra à la Maison-Blanche de dire oui ou non. Mais les labos vont devoir être plus transparents, en fait, et fournir de la documentation, fournir des tests, etc. Et je ne sais pas si tu as noté, ça concerne les modèles les plus avancés, mais les modèles fermés, les modèles propriétaires, style OpenAI, anthropique, etc., mais pas les modèles ouverts, notamment ceux de méta ou de deepsic. Voilà. Parce que c'est toujours pareil. Il faut surveiller un peu ces trucs-là, mais ne pas trop brider l'innovation pour ne pas faire la part belle aux Chinois face aux Américains, en fait.
Bruno :
[
13:02] Je me demande si stratégiquement, sachant que Washington va surveiller beaucoup plus les systèmes fermés que les systèmes ouverts, je me demande si ça ne fait pas en sorte que l'industrie va peut-être bifurquer. Ceux qui sont en train de travailler sur la nouvelle génération vont se dire, peut-être qu'on devrait aller vers des IA qui sont plus ouvertes pour ne pas avoir à vivre l'épée de Damoclès au-dessus. Parce qu'on s'entend, tu as raison quand tu dis qu'il n'y aura pas de bouton pour dire que ça ne fonctionne pas, on laisse aller ou on ferme. Sauf qu'il va peut-être y avoir des délais ou des restrictions de distribution dans le monde. Oui, des contrats, des choses comme ça. Et ça fait mal aux entreprises, ça.
Jérôme :
[
13:41] Oui, c'est exactement ce qu'on évoquait déjà la semaine dernière sur les systèmes ouverts. Tout le monde veut plus de transparence et tout. En plus, là, on parle de la Maison-Blanche, mais en réalité, c'est un mouvement qui va être international.
Bruno :
[
13:52] L'Europe va faire la même chose, c'est une question de temps.
Jérôme :
[
13:54] L'Europe a l'AI Act qui est en train d'entrer en vigueur. Bon, en ce qui concerne vraiment les modèles, il y a déjà des obligations d'être plus transparent et autres. Il y a la Grande-Bretagne aussi qui envisage de faire un peu la même chose. Donc voilà, il y a une espèce de mobilisation générale. Et puis après, il y a le côté technique. Moi, j'ai noté une petite news. Je ne sais pas si tu as vu passer ça. Je trouve intéressant. C'est Microsoft qui propose un système de sécurité pour les modèles d'intelligence artificielle les plus avancés. Un système de confinement en quelque sorte qui est inspiré d'une logique qui se fait beaucoup en cybersécurité qui s'appelle le zéro trust c'est-à-dire que dans une entreprise tu développes, tu mets en place un système de sécurité qui part du principe qui met toujours en doute c'est-à-dire que tout est suspect, toute, comment dire, action, interaction sur le système est suspecte et il faut justifier, prouver, etc. Voilà, donc sans rentrer trop dans les détails, c'est extrêmement technique.
Bruno :
[
14:51] Non, mais ça résume bien, oui, oui.
Jérôme :
[
14:54] C'est pas mal de voir qu'il y a des solutions techniques qui sont envisagées, en fait.
Bruno :
[
14:58] Ça va être intéressant de voir si, puis tu fais bien de soulever cette histoire-là, parce que là, on le voit que c'est Microsoft qui a quand même des intérêts parce que c'est solutions qui l'amènent, co-pilote en étant un, mais il y en a d'autres aussi dans sa besace. Mais j'ai hâte de voir si les gens d'Entropic, par exemple, pour OpenAI, vont faire ça directement chez eux. Et de faire cette approche-là, parce que pour le moment, en tout cas, des échos que j'ai des deux grandes maisons, on est loin du no trust.
Bruno :
[
15:28] J'ai mentionné tout à l'heure, puis je veux t'entendre là-dessus, Apple qui a fermé les écoutilles, parce qu'on On le sait, ils sont, comme la plupart des éditeurs de logiciels, ils sont ouverts à la rétro-réaction de la communauté. Mais là, à un moment donné, cette semaine, ils ont été submergés d'un rapport disant qu'il y avait ici et là des problèmes avec leur logiciel, leur application.
Jérôme :
[
15:52] C'est amusant et c'est encore l'intelligence artificielle qui est dans la boucle parce que, alors, il faut d'abord préciser ce que tout le monde ne sait pas, c'est qu'Apple, mais comme d'autres, tu le disais, eh bien, ils ont ce qu'ils appellent une plateforme de signalement de bugs. Donc, n'importe qui, en fait, chercheur au plus haut niveau, hacker, toi, moi, etc., si on découvre une faille dans un système Apple, eh bien, tu peux la signaler et si la faille est intéressante, si c'est une faille zéro-day, très dangereuse, etc., eh bien, tu gagnes de l'argent. C'est récompensé, ce truc-là. C'est une espèce de truc de chasseur de primes, en fait.
Bruno :
[
16:31] Exactement.
Jérôme :
[
16:32] Et là, avec ces IA qui sont capables de faire de la cybersécurité de très haut niveau, d'explorer, de découvrir des tas de choses, effectivement, les signalements pour des failles de sécurité sont très nombreuses et se multiplient. Sauf que, visiblement, elles ont un peu déraillé. Certaines IA ont complètement déraillé, selon le Financial Times. Elles ont cru détecter des milliers de failles de sécurité dans les systèmes Apple. Et donc la plateforme a été saturée et ils ont dû restreindre le truc et donc ils ont fixé des quotas en fonction des entreprises qui ont l'habitude le plus souvent de signaler des bugs et qui ne pouvaient pas, en signaler autant qu'elles voulaient parce qu'il faut savoir que tous ces bugs signalés à Apple, sont vérifiés par des humains, donc t'imagines le boulot que ça représente derrière c'est la folie furieuse, donc voilà les IA spécialisées en cybersécurité hallucinent elles disent, oui, il y a un bug dans iOS 27, regardez, ça va tout foutre par terre. Derrière, il y a des mecs qui bossent pendant des heures, ils disent, mais où est le bug ? Il n'y a pas de bug, de quoi tu parles ? Bon, voilà, c'est une petite news amusante, quoi.
Bruno :
[
17:42] Écoute, dans notre spécial intelligence artificielle, il y a quand même une histoire, et là, ce n'est pas l'IA qui est en faute, mais c'est bien les utilisateurs, en tout cas certains utilisateurs, dans cette histoire, de Google Earth, la semaine dernière, qui avait mis en ligne la possibilité d'utiliser un outil qui carbure à l'IA sur Google Earth pour, faire plus avec les données qui sont disponibles sur Google Earth. Donc, par exemple, d'accéder à une modélisation d'un lieu à une certaine époque. J'ai vu des exemples vraiment intéressants où on demandait de refaire Pompéi à une certaine époque ou des quartiers de Paris qu'on remontait à une certaine époque. Et ça, c'était bien fait. Sauf qu'il y a des gens qui ont trouvé des petits malins qui, eux, ont décidé de dire, ah oui, on peut créer des trucs. Alors, on va se mettre à créer des zones de guerre. On va se créer des zones… Oui, on va s'amuser. Oui, mais ça, évidemment, ça n'a pas fait l'affaire de tout le monde. Et Google a retiré ces possibilités-là qui étaient possibles grâce à l'IA de son service.
Jérôme :
[
18:48] Et voilà, tu donnes un bel outil. Mais comme les humains sont, pour une part et pour certains, de grands enfants, ils ne peuvent pas s'empêcher de faire des bêtises. Et c'est vrai qu'il y en a qui ont diffusé des images. Par exemple, on voyait des milliers de réfugiés à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Il y en a qui montraient des centrales nucléaires en Iran. Il y en a qui montraient des crashes d'avions, etc. Et c'était faux. Alors, ce qu'il faut dire, c'est que ça n'apparaissait pas sur le Google Earth de tout le monde.
Bruno :
[
19:14] De tout le monde, non.
Jérôme :
[
19:15] Ce n'est pas ça. Mais il suffisait de faire une capture d'écran, une petite animation, etc. Et puis en plus, après, tu pouvais balancer ça sur les réseaux sociaux. Et c'était spectaculaire. Ben voilà, il faudra.
Bruno :
[
19:28] On s'en passera. Mais là, en tout cas, la bonne nouvelle là-dedans, s'il y en a une, c'est qu'ils ont retiré cette possibilité-là. Ils sont en train de mettre des... Je vais dire des parcours.
Jérôme :
[
19:38] Des sécurités, en fait.
Bruno :
[
19:39] Des sécurités, oui. Et puis, par la suite, pouvoir le remettre. Mais évidemment, j'imagine que les créateurs auront moins de possibilités, moins de largesse de création. Mais tu as raison de le dire. C'est malheureux.
Jérôme :
[
19:58] Mais c'est pareil, il ne faut pas que ça arrive, ce genre de choses, finalement, plus vite que prévu. Ça permet tout de suite. Mais j'aimerais bien savoir, tu vois, j'aimerais bien être une petite souris chez Google pour savoir si c'est des choses auxquelles ils n'ont pas pensé ou bien ils y ont pensé et puis ils disent, on verra, on verra bien, finalement. Ça, personne ne le saura.
Bruno :
[
20:23] Il y a sûrement quelqu'un autour de la table qui a soulevé le truc, puis on le va. On verra.
Jérôme :
[
20:27] On s'en fout, on verra, on lâche le truc. Tiens, à propos de Google et à propos de plans, ce n'est pas Google Earth, donc ce n'est pas le Google par satellite, mais c'est Google Maps. Il y a un truc qui vient d'être lancé qui n'est pas chez nous, évidemment, mais vous, vous l'avez. Tu peux nous en parler?
Bruno :
[
20:44] Oui, ça a été annoncé cette semaine. C'est sorti dans 160 pays, mais pas en Europe. Et essentiellement, ce que ça permet, c'est quand on utilise Google Maps, ce qui est mon cas, on se retrouve avec un agent IA qui est intégré. Par le passé, moi, j'arrivais, quand j'étais sur la route, j'arrivais à avoir un genre de… J'utilisais Gemini en mode vocal par le billet de Google Maps et j'avais un semblant d'expérience de ce qui est disponible maintenant. Mais là, maintenant, il y a vraiment un agent IA qui est en permanence dans cette agent Google Maps sur votre téléphone et donc qui attend que vous vous adressez à lui en mode vocal. Vous pouvez lui demander des informations sur votre destination, mais vous pouvez aussi lui demander de faire des choses. Par exemple, et ça, je pense que ça va parler à tout le monde, vous êtes sur la route et vous savez que, peut-être que vous ne savez pas, mais vous avez faim. Alors, vous allez demander à Google de vous trouver un restaurant. Puis après, vous allez pouvoir demander des réservations et si c'est le cas, réservez à l'avance sans rien toucher. Google Maps va aller faire une réservation à votre nom.
Jérôme :
[
21:51] Wow.
Bruno :
[
21:52] On est rendu là.
Jérôme :
[
21:53] Attends, c'est le truc, la fonction qu'on nous vend depuis des années en nous disant, et un jour, vous pourrez réserver à la voie un restaurant sur la route, à la destination où vous dirigez, etc. Donc finalement, ça arrive. C'est-à-dire que tu es dans ta voiture, tu suis un itinéraire Google Maps et tu peux lui parler comme ça, tu discutes avec Gemini. Et ça va au-delà de la navigation, quoi, en fait.
Bruno :
[
22:18] Ben oui, c'est ça, parce qu'on pouvait... Je veux dire, pour les plus fins que les autres, on pouvait accéder à Gemini en mode local à partir de demain. Puis ça, ça allait. Mais la possibilité d'avoir la version agent qui peut faire des opérations pour toi, qui peut aller dans tes courriels et puis aller voir si tu as reçu des courriers électroniques et les répondre. À la limite, tu pourrais même te planifier un voyage pendant que tu es sur la route puis faire tes réservations aux différents endroits. Évidemment, si tu as permis préalablement à cet agent-là d'utiliser ta carte de paiement si tu as besoin de payer. Mais on est rendu là et c'est maintenant disponible depuis aujourd'hui dans 160 pays.
Jérôme :
[
23:00] Bon, alors pas chez nous, donc tu l'as dit. Mais tu sais, Bruno, je vais te dire, moi, il y a des trucs que je me demande finalement. Je ne sais pas si c'est vraiment utile de les développer chez nous.
Bruno :
[
23:09] Pourquoi?
Jérôme :
[
23:09] Parce que tu sais, les Français, en tout cas, sont assez particuliers. Pourquoi je dis ça ? Parce qu'il y a le Google Search AI qui est désormais disponible. C'est-à-dire, quand on fait une recherche sur Google, on a un petit résumé fait par l'intelligence artificielle en début de recherche. Maintenant, on en a beaucoup parlé, ce truc-là, etc. Ça a mis du temps à sortir en Europe et tout. Et là, moi, j'étais étonné. Eh bien, ces dernières semaines, il y a eu des articles pour annoncer ça. Mais en fait, les articles étaient tous sur le même ton. ils étaient sur, Oui, il y a ce truc-là qui arrive. Vous ne pouvez pas... Voici comment le désactiver.
Bruno :
[
23:51] J'ai vu ça cette semaine.
Jérôme :
[
23:54] Mais il y a plein de médias qui ont fait des articles là-dessus. Comment désactiver le Google AI ? Alors, au début, je n'ai pas compris. Moi, j'ai posté un message sur X en disant, mais quel intérêt de le désactiver, ce truc-là ? Et là, j'ai eu plein de réponses de gens qui me disent, mais non, ce n'est pas normal. On nous force à avoir de l'intelligence artificielle partout. Et puis, l'IA, ce n'est pas bien. Et puis ceci et puis cela donc voilà effectivement il y a des gens qui sont très très dérangés par ce truc là honnêtement c'est un petit résumé en début de recherche, alors c'est vrai que c'est pas parfait ils se trompent quasiment une fois sur deux mais, la fois où ils se trompent pas parfois ça peut être très bien, Donc, je suis un peu surpris. Je ne sais pas ce que tu en penses, vu que tu es chez toi.
Bruno :
[
24:41] Mais quand j'ai vu ça, puis je ne veux pas faire le procès des médias qui publient ce genre de reportage-là, parce que c'est utile de permettre aux gens de dire, si vous ne l'aimez pas, voici comment ça se passe. Mais de voir plusieurs médias faire ça, tu te dis, coudonc, je comprends que ces résumés-là font en sorte que les gens ne vont pas cliquer et aller sur leur site web, et donc, ils vont vendre moins de publicité. Ce qui est le cas, le New York Times, cette semaine, dans une conférence qui avait été donnée, disait, bon, bien là, on a vu une grosse diminution parce que… Non.
Jérôme :
[
25:09] Non, bien sûr, bien sûr.
Bruno :
[
25:10] AI Search, ça existe aux États-Unis depuis un moment maintenant, et au Canada aussi. On a vu l'impact. Et le New York Times se dit, bien, maintenant qu'on a vu nos visites baisser, la publicité baisser, bien là, on va commencer à s'investir dans la vidéo. Mais je comprends. Sauf qu'à un moment donné, tu as l'impression qu'il y a un front commun qui arrive en disant, « Débrancher ce système-là, c'est mauvais pour nous. Non, ce n'est pas mauvais pour nous, c'est mauvais pour vous. Ça, on est d'accord. Mais laissez-moi le choix de le désactiver ou pas.
Jérôme :
[
25:42] » Que, à la limite, quelques personnes par solidarité se disent, « Ah ben non, mais moi, je veux préserver le web, etc. » Ok, d'accord. Mais l'utilisateur lambda, tu lui offres un service supplémentaire. A priori, c'est gratuit. Tu vois, basiquement, tu as envie d'en profiter plus que de le désactiver, il me semble.
Bruno :
[
26:15] Mais on s'entend que les gens qui ont lu ça dans le journal ou en ligne, à force d'en lire, ils disent, « Ah, coudonc, ça doit être dangereux.
Jérôme :
[
26:23] » Je veux aller désactiver ? Évidemment, mais c'est exactement ça, c'est pas ce qu'il y a eu, c'est tout à fait ça, merci de l'exprimer comme ça, il y a eu tellement d'articles pour dire, si vous voulez le désactiver, voilà comment faire, parce que Google le méchant l'a activé par défaut, que les gens, tout le monde a intégré ça, ah, il faut aller le désactiver parce que ça fait cinq fois que je lis un article qui explique comment faire. Bon, voilà, petite parenthèse, mais c'est assez marrant, c'est sur la mentalité et un peu les réactions, les perceptions par rapport à ce type d'innovation.
Bruno :
[
26:57] Mais non, mais tu as raison de la ramener, parce que je l'avais vu passer quelques fois pendant la semaine.
Jérôme :
[
27:01] Puis je me suis fait le commentaire.
Bruno :
[
27:03] C'est un peu bizarre.
Jérôme :
[
27:04] Ça m'a frappé, et ce qui m'a plus frappé, je vais te dire, pour être très clair, pour aller jusqu'au bout, c'est France Info qui a même fait un papier là-dessus.
Bruno :
[
27:11] Ah oui?
Jérôme :
[
27:12] Oui, et le titre était intéressant parce que c'était « Pourquoi les Français veulent désactiver ou pourquoi les internautes désactivent ? » Donc ça, je me disais, tiens, c'est intéressant, ils vont plus loin et tout. Et puis en fait, tu lis l'article, c'est exactement la même chose qu'ailleurs. C'est « Voilà ce que fait Google et voilà comment le désactiver.
Bruno :
[
27:28] » Il n'y a pas de sondage, il n'y a pas de… Non.
Jérôme :
[
27:30] Il n'y a rien de plus. Mais bon, le titre était… La promesse était intéressante. Enfin bon, voilà, réfléchissez bien. Nous, on vous a tout dit. Oui, ça peut faire du mal au site web, mais c'est une innovation en matière de recherche. Oui, ça ne marche pas à 100% parce qu'il y a des conneries. Donc, il faut rester hyper vigilant. Il y a parfois des faux résultats. Mais dans certains cas, quand tu veux une petite réponse très rapide, c'est un truc vachement bien, je trouve. Moi, je l'utilise plusieurs fois.
Bruno :
[
27:59] Tu me permets de faire une petite montée de lait.
Jérôme :
[
28:02] Oui, je te permets. Ah oui, tu as monté de lait. J'adore cette expression.
Bruno :
[
28:05] Parce que tu vois, ce que tu racontes, c'est... Ce que tu racontes Puis ce que je raconte aussi, l'idée, c'est de voir les médias qui réagissent à un nouveau service qui est disponible en ligne. Oui, je comprends que Google va chercher une partie de l'information sur leur site et la ramène tout mâchouillé et la présente aux gens qui font des requêtes. C'est pas nouveau. C'est une nouvelle façon de présenter l'information, mais c'est pas nouveau. C'était là, et c'est dans la courbe de l'évolution des 30 dernières années de l'Internet. Il a toujours fallu, quand tu crées du contenu sur Internet, puis t'es bien placé pour le savoir, et moi aussi, depuis 30 ans, sur Internet, il faut que t'évolues, il faut que tu trouves des nouvelles façons, il faut que tu t'adaptes aux justes.
Jérôme :
[
28:44] Tu peux pas t'installer de manière définitive dans un modèle.
Bruno :
[
28:46] C'est ça, mais tu as l'impression que les médias traditionnels, eux, à chaque fois, « Oh non, il va falloir faire ça. Oh non, on vient de se faire avoir. » Ben non, il faut juste bouger avec la mouvance.
Jérôme :
[
28:59] Mais tu as tellement raison, Bruno. C'est nous, les deux vieux cons, là, qui faisons ce constat. Mais c'est tellement vrai. Allez, on va tacler un peu les médias traditionnels. Vous êtes trop conservateurs, pas assez innovateurs.
Bruno :
[
29:12] Je vous salue, mais soyez dans l'innovation, pas simplement en relation publique, mais aussi, il faut le faire, il faut le vivre, puis soyez conséquents.
Jérôme :
[
29:19] Non, mais on le sait, en plus, on a travaillé, toi et moi, dans des très grands médias, et on sait que parfois, effectivement, c'est souvent plus la réaction que la proaction, on va dire.
Bruno :
[
29:31] Tu parlais, je vais revenir rapidement parce qu'on s'est envoyé des mots cette semaine, mais je ne t'ai pas entendu sur cette histoire-là. Donc, en Europe, depuis dimanche dernier, il faut que les contenus qui sont produits par l'intelligence artificielle, en partie ou en totalité, soient bien identifiés, au mieux identifiés. Est-ce que tu as vu des changements sur la toile?
Jérôme :
[
29:52] Ah ben oui, j'ai vu que toi, tu mettais une petite mention sur tes vidéos.
Bruno :
[
29:56] Oui, je l'ai fait parce que je n'avais pas le goût d'avoir le gouvernement français sur le dos. Mais est-ce que, autre mes vidéos, est-ce que tu as vu des changements?
Jérôme :
[
30:03] Je n'ai pas, comme ça, au doigt mouillé, là, je n'ai pas vraiment remarqué.
Bruno :
[
30:09] Moi non plus.
Jérôme :
[
30:10] Je pense qu'on est les deux meilleurs élèves du web parce que toi et moi, on l'a fait. Parce que moi aussi, j'ai posté une vidéo générée par IA.
Bruno :
[
30:18] Oui, il y avait de la mention.
Jérôme :
[
30:21] Mais je crois qu'on est non, j'ai vu personne d'autre le faire d'ailleurs c'est amusant, on peut peut-être en dire un mot de nos vidéos là, parce qu'on s'est lancé finalement un peu en même temps toi le premier d'ailleurs avant moi dans ces générations de vidéos ouais c'est ça mais c'est l'été, on teste plein de trucs j'étais en vacances, j'ai publié une vidéo par jour quand même moi, mais en fait, il faut qu'on explique aux gens qui nous écoutent, le concept qu'on a retenu, c'est que, c'est des vidéos, ce sont nos voix, nos vraies voix enregistrées. En revanche, ce sont nos avatars.
Bruno :
[
30:58] Ce sont nos vraies voix, ce sont nos vrais mots, nos vrais textes.
Jérôme :
[
31:02] Oui, voilà. Ce n'est pas généré par IA. Les voix ne sont pas générées par IA.
Bruno :
[
31:06] Et le texte non plus.
Jérôme :
[
31:07] C'est parce que ce n'est pas assez bon. Tu es d'accord avec moi aujourd'hui? Ce n'est pas assez bon.
Bruno :
[
31:11] Moi, ça me donne un accent de français désagréable.
Jérôme :
[
31:13] Je ne suis pas capable d'entendre. Moi, ça ne me plaît pas parce que les intonations ne sont pas au bon moment sur les mots, t'arrives pas à faire passer tout ce que tu fais passer quand c'est vraiment toi qui parles mais en revanche, on rajoute nos avatars et alors il faut peut-être les gens se demandent peut-être pourquoi parce que finalement on pourrait se dire mais tant qu'à faire faites une vraie vidéo, Mais en réalité, ça permet d'être beaucoup plus productif. Parce qu'enregistrer juste un audio, tu peux le faire assez facilement. Et enregistrer une vidéo, c'est tout de suite plus compliqué.
Bruno :
[
31:50] C'est un peu plus lourd dans la production.
Jérôme :
[
31:52] C'est plus lourd. Il faut s'installer devant la caméra. Il faut être bien habillé. Enfin, il faut être comme nous, sapé à quatre épingles. On a sorti nos plus beaux t-shirts, nos cravates. Non, mais il faut faire attention à plein de trucs. que le cadre, la lumière, bref, l'arrière-plan, c'est tout de suite beaucoup plus compliqué, même pour faire une vidéo de deux minutes. Donc, si jamais on essaye de générer un flux un peu régulier, toi, tu en publies beaucoup, tu en publies combien ? Tous les jours. Voilà, c'est énorme. Si tu étais une rédaction avec six personnes, je pense que t'arriverais, ton texte serait écrit, tout serait prêt, tu te mettrais devant la caméra, tu ferais ton show, tu repartirais direct à la piscine, ce serait facile mais c'est pas le cas puisqu'on bosse en, en bosse seul donc c'est un énorme bénéfice pour nous en fait de faire ça, donc voilà pourquoi on fait ces petites vidéos et alors en plus moi je vais tant qu'à faire pour aller un peu plus pardon je suis un peu désemparé parce que j'ai mon volet qui s'ouvre automatiquement pendant que je te parle, c'est très déplaisant J'ai fait des programmations domotiques cet après-midi, mais je pense que je vais tout de suite les enlever. Ça ne va pas du tout. C'est en fonction de la lumière. Ils s'ouvrent, ils se ferment. Mais c'est trop souvent, c'est n'importe quoi. J'en ai marre.
Bruno :
[
33:11] Il faut que tu arrêtes les nuages.
Jérôme :
[
33:13] Voilà. Alexa, ferme le volet du bureau ! Là, ça marche, au moins. Mais qu'est-ce que je disais ? Oui, donc on fait ça pour votre...
Bruno :
[
33:23] À l'adamnée du détail sur ton utilisation.
Jérôme :
[
33:25] Oui, alors moi, j'ai découvert un truc, c'est que ça me permettait de recycler en vidéo virale, c'est-à-dire vidéo réseaux sociaux, des formats très courts, moins de deux minutes, des enregistrements audio provenant notamment de ce qu'on fait ensemble. Donc, je prends un sujet fort, comme ça, tac, tac, tac, je le coupe, je garde le plus intéressant, et hop, je le passe à la moulinette, et puis je crée de la vidéo. Après, pour le reste, on ne vous dira pas exactement comment on fait, mais il y a encore beaucoup de travail. Parce que ça aussi, ça alimente nos discussions tout au long de la semaine. Cette semaine, on était là, ouais, comment tu fais ? Parce que t'as vu, il faut utiliser telle plateforme et ensuite, il faut faire du montage vidéo. Et on est en train d'essayer de trouver un moyen que ce soit un peu plus rapide.
Bruno :
[
34:05] Est-ce que t'as reçu des réactions des, gens qui regardent ?
Jérôme :
[
34:10] J'ai pas mal de commentaires. Les commentaires ne sont pas mauvais. Non les gens disent moi ce qui m'intéresse c'est le propos etc, pourquoi une vidéo parce que dans un flux de réseaux sociaux c'est ce qui accroche le plus la vidéo et puis après t'es pas obligé de la regarder les algorithmes priorisent ça aussi en plus exactement non les réactions sont plutôt pas mal après sur, c'est encore un petit peu imparfait tu vois sur 3 ou 4 que j'ai fait je sais pas toi mais moi puis en plus c'est la magie de l'IA, un coup oui un coup non, en fait, parfois c'est extrêmement bien, réussi d'autres fois c'est moins bon et ça tu peux rien faire à part recommencer dix fois, donc au bout d'un moment tu te dis allez, ça passe quoi.
Bruno :
[
34:56] Mais c'est quand même intéressant parce que ça nous permet de repenser la façon de raconter l'histoire. L'anecdote, dans le bulletin de 120 secondes de texte de jeudi, à un moment donné, évidemment, je m'adresse toujours, je regarde la caméra. Et puis, à un moment donné, je prends mes doigts en parlant. L'avatar prend ses doigts en parlant. Et à un moment donné, pour les gens qui regardent la vidéo, vous allez voir, je parle comme ça avec une main et je prends, deux doigts et je fais comme si j'indiquais un espace. Et là, l'IA, elle a décidé de me faire apparaître quelque chose le temps que j'avais les deux doigts comme ça. Alors, j'ai des gens qui m'ont écrit en disant.
Jérôme :
[
35:36] Vous avez vraiment été capable. Une saucisse de Strasbourg, il te met quoi?
Bruno :
[
35:39] Non, c'est un truc, un objet quelconque.
Jérôme :
[
35:42] Un objet.
Bruno :
[
35:43] Mais donc, il y a quelqu'un qui m'a écrit en disant « Wow, vous avez été capable de recréer ça, le temps de... » Non, c'est l'IA qui l'a fait.
Jérôme :
[
35:50] C'est l'IA qui a eu... Oui, il faut dire qu'il est magnifique, ton avatar, là. Puis la dernière version, style à la cool, assis sur le bureau, là.
Bruno :
[
35:56] Ah, c'est quelque chose.
Jérôme :
[
35:57] Ah, c'est magnifique, on dirait. Non, non, c'est grandur. Moi, c'est le plateau.
Bruno :
[
36:02] J'avoue que j'aime bien le plateau.
Jérôme :
[
36:03] Ah ouais, ton plateau. C'est un grand plateau. Non, non, j'invite vraiment tout le monde à aller voir tes vidéos sur les réseaux. Moi aussi, il m'a fait des trucs bizarres. l'IA me fait de... J'ai une alliance à la main gauche et parfois elle me rajoute une bague à la main droite. Je ne sais pas pourquoi.
Bruno :
[
36:17] Moi, tu vois, j'ai fait... On va donner vraiment des coulisses. Moi, j'ai vraiment demandé à ce qu'elle n'y ait ni montre, ni bague. Parce qu'à un moment donné, au début, il y avait une bague. Puis là, j'ai ma conjointe qui m'a dit, « Ah, c'est bien, les gens vont voir qu'on est ensemble. » La vidéo d'après, elle était disparue. Tu l'as enlevé.
Jérôme :
[
36:38] Je lui ai dit.
Bruno :
[
36:39] « Ben non, mais c'est lié. » Alors là, j'ai tout enlevé ça. Et normalement, ça ne doit plus réapparaître.
Jérôme :
[
36:43] Ah oui, il y a plein de trucs amusants. Moi, l'image dont je me sers, la photo de départ dont je me sers, mon alliance, au lieu d'être sur… Elle n'était pas sur le bon doigt, en fait. Et du coup il y a des gens qui ont remarqué ça et qui se disaient ah mais l'IA elle t'a foutu la non là pour le coup c'est pas l'IA c'était vrai enfin il y a plein de plein de trucs rigolos mais oui oui c'est vrai qu'on peut fine-tuner donc toi tu lui as dit, oui mais moi oui mais ça coûte plus cher c'est une question de budget ben oui c'est une question.
Bruno :
[
37:11] De budget mais à.
Jérôme :
[
37:12] Un moment donné t'es d'accord il faut acheter plus de tokens pour donc voilà moi je suis encore en période expérimentale là j'ai pas fine-tuné le truc mais c'est puis on s'entend Là.
Bruno :
[
37:22] Nous, on travaille avec des trucs. En tout cas, dans mon cas, je roule au quotidien, donc il faut que ça soit efficace. Mais c'est sûr que si je mettais du temps, je regarde des gens qui testent les derniers modèles de création vidéo et qui arrivent à créer des courts métrages maintenant de deux, minutes, trois minutes, mais des trucs aujourd'hui qui sont de niveau de qualité, de diffusion qu'on verrait à la télé et on ne saurait pas que c'est fait par le bien.
Jérôme :
[
37:50] Il doit y passer du temps quand même.
Bruno :
[
37:52] Ah ben oui.
Jérôme :
[
37:53] Parce que c'est vrai que quand on teste, on est dans un processus expérimental, mais en même temps, à chaque fois, il en ressort quelque chose qu'on exploite. Ça ne reste pas sur nos ordinateurs. Tout de suite, on le publie, en fait.
Bruno :
[
38:03] Tout à fait.
Jérôme :
[
38:04] Ça devient un produit éditorial, etc. Donc, il faut gérer. Et c'est vrai que les vacances, entre guillemets, l'été s'y prêtent bien, parce que c'est un moment où tu as un peu plus de temps pour tester des trucs, etc. Voilà, moi je sais pas si je vais continuer ça à la rentrée, je pense que oui, ça peut être intéressant, non pas pour faire des vidéos longues, mais typiquement pour faire des formats courts pour les réseaux sociaux je pense que c'est un très très bon truc mais les plateformes en question qu'on ne citera pas, en tout cas pas pour l'instant, je pense qu'elles ont encore une marge de progression et elles peuvent améliorer et faire encore moi je leur envoie un message cet après-midi pour leur suggérer des évolutions, leur dire ouais c'est bien mais vous devriez faire ça, ça et ça.
Bruno :
[
38:49] Est-ce qu'on leur parle, je te demande ça, les gens nous écoutent, est-ce qu'on parle du petit test qu'on a fait où on était tous les deux dans la même pièce?
Jérôme :
[
38:57] Ah, ça, ça serait, oui, mais on ne peut pas le voir ça pour l'instant.
Bruno :
[
39:01] Non, on ne le montre pas.
Jérôme :
[
39:02] Mais ça, c'est parce que c'est un peu notre rêve, Bruno.
Bruno :
[
39:04] Oui.
Jérôme :
[
39:05] C'est-à-dire que là, on est… Mais on a été capable de recréer.
Bruno :
[
39:10] Un espace, un studio, on va dire ça comme ça, où il y avait ton avatar, il y avait mon avatar et on se parlait.
Jérôme :
[
39:16] Comme si on était dans un studio, un vrai studio, avec trois caméras. Une caméra sur chacun, plus une caméra plan large et comme si on était assis face à face de part et d'autre d'une table, exactement comme dans un studio. Ce n'est pas parfait, c'est pour ça qu'on ne l'a pas mis en ligne. Mais franchement, dans six mois, à mon avis, on est bon. Même pas. Quelques mois, c'est bon.
Bruno :
[
39:41] Mais moi, je vous rassure, le plaisir qu'on a à être en vrai et pas avec nos avatars pour cette conversation-là.
Jérôme :
[
39:47] Je pense qu'on va regarder.
Bruno :
[
39:48] Mais ça permet de faire d'autres choses aussi.
Jérôme :
[
39:50] Voilà, ça permet de faire autre chose. Par exemple, moi, quand je reprends des extraits pour en faire des vidéos virales, je ne prends que ma voix. Alors, je te coupe, je te sabre, je te fais disparaître. Mais si j'avais ce truc-là, je te garderais. Je garderais ça sous forme d'extrait. Mais bien sûr. C'est ça qui fait toute la valeur du truc.
Bruno :
[
40:11] Mais en tout cas, voilà comment on est transparent avec vous.
Jérôme :
[
40:15] Voilà, là, on vous a tout raconté. Presque toutes les coulisses de nos expérimentations d'été.
Bruno :
[
40:20] Cette semaine. – Jérôme, cette semaine, tu proposes quoi à tes abonnés?
Jérôme :
[
40:27] – Ah, mais attends, on avait encore une news, Bruno. La plus belle news de la semaine. Tu veux pas qu'on en parle?
Bruno :
[
40:32] – Tu veux vraiment qu'on finisse, mais en feu d'artifice, là?
Jérôme :
[
40:35] – Ah ouais, moi, je trouve.
Bruno :
[
40:37] – Écoute, c'est quelque chose, c'est une revue scientifique qui a publié une étude qui s'appelle « Judgment and Decision Making ». Et dans cette enquête-là, ils ont fait lire à des gens, donc des vrais lecteurs, des textes, des nouvelles. Ce n'était pas un grand roman, c'était une série de nouvelles qui avait été écrite par l'IA. Et ils ont demandé aux gens s'ils aiment... De toute façon, il y avait des vraies nouvelles, mais il y avait aussi des nouvelles créées par l'IA. Et ils demandaient aux gens qu'est-ce qu'ils aimaient le plus dans ce qu'ils avaient lu. Et c'est l'IA qui a remporté la palme.
Jérôme :
[
41:13] Incroyable, incroyable. C'est-à-dire que les gens préfèrent lire des histoires écrites par l'intelligence artificielle plutôt qu'écrite par des humains. Oui, oui, moi, je trouvais que c'était...
Bruno :
[
41:24] Mais lorsqu'ils ne savent pas, c'est une IA qui l'a écrit. C'est ça qui est intéressant.
Jérôme :
[
41:27] Oui, parce qu'en fait, c'est assez intéressant parce qu'en fait, l'étude a été faite de telle manière qu'ils ont dit aux gens que certaines nouvelles étaient écrites par des IA et d'autres par des humains. Et ils sont même allés plus loin. À chaque fois, ils leur ont dit, tiens, cette nouvelle a été écrite par un humain, cette nouvelle a été écrite par une IA, vous allez me dire laquelle vous préférez. Sauf qu'ils ont menti.
Bruno :
[
41:51] Oui, c'était l'inverse.
Jérôme :
[
41:54] Pour certaines histoires, ils ont dit que c'était écrit par des humains et en fait, c'était écrit par des IA. Donc, il y avait des biais. C'était volontaire pour introduire des biais. Et les gens répondaient, ça c'est mieux, c'est normal puisque c'est écrit par un humain et en fait, c'était écrit par une IA.
Bruno :
[
42:11] Oui. Et quand on regarde le détail de cette histoire-là, parce que j'ai été me promener dans les résultats de l'étude, on se rend compte que, un, c'est parce que l'IA arrive à mieux resserrer, raconter des histoires. Elle est moins verbeuse. Elle est plus simple.
Jérôme :
[
42:29] Apparemment, c'est aussi parce que c'est plus simple. Alors moi, je n'ai pas lu les nouvelles en question, mais je ne sais pas si c'est une question de vocabulaire ou de structure de phrases, etc. C'est plus facile à lire, c'est plus facile à digérer. Et ça va à l'essentiel et c'est plus accrocheur, c'est plus intéressant.
Bruno :
[
42:48] Puis on s'entend, on est dans le contexte de nouvelles. Lire un roman, ça serait autre chose. Mais pour une petite histoire qui est courte, qui doit quand même, qui démarre sur des chapeaux et doit se terminer rapidement, l'IA est plus performante là-dessus.
Jérôme :
[
43:04] Mais est-ce que c'est vraiment une surprise? Parce que, tu sais, par exemple, il y a un grand phénomène en ce moment, c'est tout ce qu'on appelle la romance. Il y a un engouement, et notamment chez les plus jeunes, et notamment chez les jeunes filles, pour des livres de romance. C'est des belles histoires, alors ça a toujours existé.
Bruno :
[
43:22] Chez nous, on appelle ça les romans arlequins.
Jérôme :
[
43:25] Oui, c'est ça. Alors, ça n'existe plus, arlequins, je crois, mais c'est exactement ça, les romans à l'eau de rose, en fait. Oui, c'est ça. Mais c'est les romans à l'eau de rose un peu revisités, mais c'est exactement ça, c'est facile à lire, t'achètes ça dans la gare.
Bruno :
[
43:40] Etc.
Jérôme :
[
43:40] Et là, souvent, c'est déjà écrit avec de l'IA. Et ça cartonne, ces trucs-là. Mais c'est pas de la grande littérature. Mais c'est efficace, il y a tous les ressorts, le beau pilote de ligne avec, l'hôtesse de l'air qui tombe à mousse. T'as tous les clichés, tous les schémas, les bons gros clichés etc, et ça marche vachement bien mais j'ai vu qu'il y avait aussi une autre étude disons que pour la poésie également, les poèmes écrits par les IA plaisaient plus que les poèmes écrits par des humains, donc je ne sais pas où on va mon ami mais, je ne sais pas si écrivain est un métier d'avenir si très certainement grand écrivain est un métier d'avenir mais écrivaillon n'est pas un métier d'avenir. Si je peux résumer les choses ainsi. Ben ouais, mais c'est ça. C'est-à-dire, pour écrire des romans faciles, ben ouais...
Bruno :
[
44:38] Est-ce que tu as en tête certains auteurs, toi ?
Jérôme :
[
44:41] Non, non, non. Non, mais je pense que... C'est comme dans tous les métiers. C'est comme dans plein de métiers. Comme dans le cinéma, comme dans la musique, etc. Les plus talentueux, les plus exceptionnels resteront toujours meilleurs, parce qu'ils arriveront à des choses nouvelles, etc. Mais en revanche, pour le tout venant, moi cet été, ces dernières semaines, j'étais avec des gens de ma famille qui, ils écoutaient tranquillou, ils écoutaient de la musique générée par intelligence artificielle. Ils avaient toutes leurs playlists. Et ils me disaient, tiens, celle-là, elle est vachement bien, cette chanson-là. Et puis, je l'ai écoutée plusieurs fois par jour et tout. Et c'était généré par IA. Tu avais la version en français, la version dans une autre langue, la version en anglais, etc.
Bruno :
[
45:31] Mais ça répond à leurs besoins. Ça répond à leurs attentes.
Jérôme :
[
45:34] Oui, exactement. Ça répond à leurs besoins. Mais je suis sûr qu'on va aller vers ça de plus en plus. Tout à fait. Il y avait le fait de faire des playlists avec la musique qu'on aime, mais demain, la musique que tu aimes, tu vas la fabriquer. C'est tout.
Bruno :
[
45:46] Écoute, le meilleur exemple, c'est Suno.
Jérôme :
[
45:49] Exactement.
Bruno :
[
45:51] D'ailleurs, les gens qui écoutent mon carnet le savent, mais je suis parti à un moment donné sur une tendance. Et là, maintenant, on retrouve toujours la même voix qui chantouille le début de refrain sur différentes variations. Mais c'est ça. J'ai comme mon artiste maison virtuel qui fait tout le labillage musical de mon carnet.
Jérôme :
[
46:15] Mais c'est vrai, il y a même des trucs de musique ou des voix que tu aimes bien, etc. Tu vas demander à l'IA de te composer un truc spécialement pour toi.
Bruno :
[
46:23] Plutôt que de chercher, tu lui demandes et puis elle te le fait comme ça.
Jérôme :
[
46:26] Ah non, c'est bien.
Bruno :
[
46:30] Bon, bien, voilà pour l'actualité de la semaine. Mais Jérôme, qu'est-ce que tu réserves à tes abonnés cette semaine?
Jérôme :
[
46:35] Eh bien, cette semaine, je suis toujours en vacances officiellement. Ça ne paraît pas, je te le confirme. On est toujours dans la grille d'été. Donc, rediffusion d'interviews. Lundi, on pourra réécouter ou l'écouter si on n'a jamais entendu l'interview de Jean-Baptiste Kempf. Qui est-il? Eh bien, c'est le créateur de VLC, le fameux petit logiciel mondialement connu qui permet de regarder des vidéos. C'est un français et je l'avais reçu dans le cadre de la série Innovateur. Donc une très longue interview qui sera remise en ligne lundi 10. En fin de semaine, on parlera des robots en Chine avec Stéphane Bobotte de la société qui importe en France les robots de cette marque chinoise très connue. Son nom m'échappe. Et puis sinon, mercredi, épisode de la série Tout Comprendre, vous saurez tout sur l'USB. L'USB, sa vie, son œuvre, les différentes générations d'USB, à quoi ça sert, pourquoi, tout ça vient, etc. Et vraiment, vraiment, vous allez apprendre des trucs, je vous promets. Bruno, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet?
Bruno :
[
47:48] Deux sujets qui vont peut-être intéresser tes auditeurs. D'une part, je m'entretiens avec quelqu'un qui innove dans, l'entretien d'immeubles et qui maintenant offre un service de nettoyage de vitres, pour les grands immeubles, mais avec drone.
Jérôme :
[
48:05] Wow!
Bruno :
[
48:06] Alors, il y a le boyau d'arrosage qui est branché sur le drone. Le drone peut faire jusqu'à 24 étages.
Jérôme :
[
48:13] Génial!
Bruno :
[
48:15] Mais je trouvais ça intéressant parce que ça change vraiment leur façon de travailler. Plutôt qu'avoir une grosse nacelle qui descend d'étage à étage, avec des hommes araignées qui sont attachés à ça, maintenant, c'est le drone qui lève et qui part avec le boyau. Donc, je parle de ça. Et puis, je parle aussi avec le patron d'une grosse boîte, qui fonctionne bien au Canada, qui commence à être présente en Europe, GoHash. Des gens qui s'interrogent, mais surtout qui offrent des services au niveau de la sécurité des données. Parce que quand on parle de souveraineté numérique, c'est un sujet chouchou de ce temps-ci. C'est beau l'infrastructure, c'est beau l'hébergement, mais il y a aussi qu'est-ce qu'on fait pour s'assurer que les données, elles, sont bien sécurisées dans tout ce transfert-là. Alors, on parle avec ces gens-là. Puis sinon, j'ai mes collaborateurs réguliers qui sont présents pour nous parler de leur domaine spécifique.
Jérôme :
[
49:10] Très bien. Donc, de quoi passer un été instructif à l'écoute de ton carnet et de Monde numérique.
Bruno :
[
49:18] Moi, je te dirais une semaine, pas un été. Parce que la semaine prochaine, tu sais qu'on va être encore chacun devant notre micro à nous raconter ce qui s'en vient la semaine d'après.
Jérôme :
[
49:26] Exactement. On sera là la semaine prochaine. Donc, on vous salue et on vous souhaite un très bon été.
Bruno :
[
49:30] Jérôme, à la prochaine. Salut.
Jérôme :
[
49:32] Ciao, Bruno.