Monde Numérique :
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0:12] Allumer une lampe, fermer les volets, monter le chauffage, aujourd'hui on fait ça avec une appli sur son smartphone, parfois avec un assistant vocal ou encore
Monde Numérique :
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0:21] assez souvent avec une programmation. Au salon IFA de Berlin qui s'est tenu du 4 au 8 septembre 2026, les marques de produits connectés pour la maison étaient présentes en force et elles ont affiché une toute autre ambition. La maison connectée devient de plus en plus une maison intelligente. Une maison censée comprendre réellement ce qu'on attend d'elle sans qu'on ait même à lui demander, et une maison prête à anticiper le moindre de nos besoins. On en parle dans ce nouvel épisode de Maisons Connectées, le podcast de Monde Numérique qui vous aide à comprendre les technologies de la maison intelligente. Les technologies de la maison intelligente. Salut, Cédric Locqueneux.
Invité :
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1:04] Bonjour, Jérôme.
Monde Numérique :
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1:05] Créateur et rédacteur en chef du site Maison et Domotique. Tu t'es donc rendu cette année à l'IFA de Berlin. Est-ce que tu as pu toucher du doigt cette promesse de rendre la maison non seulement connectée, mais réellement intelligente grâce à l'intelligence artificielle ? Est-ce que tu as senti que cette promesse commençait à prendre forme ?
Invité :
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1:26] Cette année, oui. On parle d'IA depuis 2-3 ans sur tous les salons. C'est surtout un argument marketing, mais cette année, on a vraiment du concret et par des acteurs qui ont su créer la surprise. L'IA, vraiment pour la maison intelligente, n'apparaît pas obligatoirement là où on l'attendait.
Monde Numérique :
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1:44] Ah ok, donc tu vas nous expliquer tout ça moi j'ai noté, un produit parmi d'autres, mais qui, je trouve, illustre peut-être un peu cette tendance-là, c'est chez LG, un truc qui s'appelle ThinQ Claw. Claw, c'est C-L-A-W. C'est un agent conversationnel pour discuter avec ses appareils connectés à la maison et qui marche par écrit, c'est-à-dire qu'en fait, si j'ai bien compris, on envoie des SMS à sa machine à laver, à son chauffage, etc., etc. On est dans des trucs assez spéciaux quand même, là.
Invité :
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2:16] Oui, c'est ça. Alors, ce système, en fait, on le voit notamment au CES depuis, je dirais, parlant d'une dizaine d'années. Ça faisait rêver, tout ça. Et aujourd'hui, en fait, c'est sympa, on voyait des SMS à son frigo, mais en fait, ça paraît dépassé. Parce que l'IA aujourd'hui, c'est parler vocalement et naturellement à une IA.
Monde Numérique :
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2:36] Oui, bien sûr, parce que maintenant, on peut véritablement dialoguer avec l'IA puisqu'elle comprend. Même si on hésite, même si on se trompe, on arrive à faire passer un message, en fait.
Invité :
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2:46] Complètement. On le voit tout simplement avec Gemini sur son téléphone, par exemple. Aujourd'hui, on tient une conversation orale avec une IA qui nous comprend parfaitement. Donc, les SMS, voilà, c'est fini.
Monde Numérique :
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2:58] Alors, l'IA pour la maison connectée, c'est l'IA pour quoi faire ? On va évoquer deux, trois choses que tu as vues. Alors ça, je ne sais pas si on est vraiment dans l'IA. C'est un concept aussi qu'on appelle l'intelligence spatiale, spatial intelligence, chez Aqara, qui est une grande marque de produits domotiques. Ils ont présenté différents produits pour analyser la présence, À la maison, c'est ça ?
Invité :
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3:24] C'est ça, complètement. Alors, depuis des années, en domotique, on a toute une panoplie de capteurs pour savoir quand il y a du mouvement dans une pièce, la température, l'humidité, etc. Mais au niveau de la détection de mouvements, ça restait de la détection de mouvements. C'est-à-dire, tu es dans ton canapé en train de regarder un film, tu ne bouges pas beaucoup, il n'y a quasiment pas de mouvement. Pour la pièce, c'est devenu inoccupé et ça peut déclencher des scénarios qu'on ne voulait pas alors qu'on est toujours dans la pièce. Aujourd'hui, on a des...
Monde Numérique :
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3:54] Oui, c'est-à-dire la lumière s'éteint parce que c'est l'heure ou parce qu'elle croit qu'il n'y a personne, en fait, c'est ça ?
Invité :
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3:59] Oui, voire même ça éteint la télé parce qu'elle croit qu'on a laissé la télé tourner alors qu'il n'y a personne qui la regarde.
Monde Numérique :
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4:04] Oui.
Invité :
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4:05] Et aujourd'hui, on a une vraie détection de présence. Ce n'est plus du mouvement, c'est vraiment une présence. Et ça, c'est une technologie complètement différente à base de micro-ondes. Là, on met un capteur. Et même si on bouge à peine, alors que ce soit dans son canapé ou même en train de dormir on commence à l'utiliser pour la surveillance de personnes âgées par exemple, là le capteur va être capable de détecter qu'il y a bien une personne dans la pièce et, ça va même plus loin Aqara c'est pas son premier modèle, ils avaient fait le FP2 qui captait, de mémoire, je crois, 5 personnes avec le FP400 on va jusqu'à une détection de 10 personnes, donc pour un usage résidentiel 10 personnes dans une pièce c'est déjà très largement, Et on est capable de savoir qu'il y a 10 personnes dans la pièce, mais aussi de savoir exactement où chaque personne se situe. T'imagines par exemple si tu es à un grand séjour, à une partie salle à manger, salon, en fait le capteur est capable de savoir, là il y a deux personnes qui sont sur le canapé, il y a une personne qui est dans la salle à manger, etc. On a des choses très précises.
Monde Numérique :
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5:07] Mais alors après ça sert à quoi concrètement ? C'est quoi les cas d'usage ? On l'a dit, c'est-à-dire par exemple pour la lumière, etc. Il y a d'autres choses ?
Invité :
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5:17] Surtout la lumière, tu peux créer des ambiances différentes en fonction des personnes où elles sont. Après, ces capteurs-là vont un peu plus loin. Aqara, notamment, nous a fait une démonstration sur le suivi de fréquences cardiaques ou de respiration. En fait, une personne qui est couchée, tu mets ce capteur-là dans la pièce, le capteur, sans mettre quoi que ce soit sous le matelas, sur la personne ou autre, est capable de suivre la respiration et le rythme cardiaque d'une personne. Donc là, il y a beaucoup d'usages, comme je disais tout à l'heure, pour les seniors notamment, pour suivre leurs indicateurs sans que ce soit intrusif.
Monde Numérique :
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5:53] On est au-delà de la domotique quand même. Là, on n'est plus sur la e-santé, etc.
Invité :
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5:58] Oui, clairement. Là, on va très loin.
Monde Numérique :
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6:00] En fait, ce sont les perturbations qu'on fait en se déplaçant. Ça crée des perturbations dans les émissions d'ondes et c'est ça qui est détecté.
Invité :
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6:09] C'est ça, oui.
Monde Numérique :
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6:12] Alors, de l'IA également, avec des agents, et puis avec un distinguo intéressant, c'est est-ce qu'il faut forcément recourir au cloud pour faire de l'IA à la maison ? Et je crois que tu as vu un système chez UGREEN qui est assez ambitieux et qui, montre que le cloud n'est pas forcément une nécessité.
Invité :
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6:31] Oui, alors UGREEN a vraiment créé la surprise. Ils avaient organisé d'ailleurs une grosse conférence dans Berlin, en dehors de l'IFA, parce que UGREEN est connu notamment pour tout ce qui est accessoires de smartphones. Un peu plus récemment, il est connu pour ses NAS, il fait des très bons NAS qui deviennent vraiment concurrents de grosses marques comme Synology par exemple. Mais là, UGREEN a lancé un boîtier qui ressemble un peu à un NAS mais qui embarque une IA locale. Donc plus du tout de données qui partent à l'extérieur, tout est calculé localement, avec une force de calcul qui est assez impressionnante. Donc on retrouve en fait sur ce boîtier qui s'appelle le HomeAgent HA100, il y a une version Pro aussi qui va être lancée. On a une partie NAS, donc stockage de documents classiques, documents, photos, vidéos, etc. Et une partie enregistrement vidéosurveillance et en fait là l'IA va être capable d'analyser aussi bien les vidéos que les photos que les documents donc tu cherches, le podcast que j'ai enregistré le mois dernier sur je sais pas, Roborock par exemple il va te ressortir automatiquement tes documents.
Invité :
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7:44] Une photo, tu recherches : « Je cherche les photos de ma fille quand on est parti en vacances en Vendée », par exemple, le système te sort tes photos dans la minute. Et on a la même chose sur la vidéosurveillance, il sait repérer un homme avec un blouson bleu, c'était la semaine dernière, je crois, mais je ne sais plus trop quel jour, le système va te ressortir les vidéos qui correspondent à ta recherche. Là où avant, il fallait passer des heures de vidéos, en accéléré pour essayer de retrouver les traces et tout, là, l'IA arrive à analyser, te ressortir les documents dont tu as vraiment besoin et rapidement.
Monde Numérique :
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8:19] Oui, un peu comme ce qu'on fait aujourd'hui sur un smartphone où dans l'application photo, on dit, tiens, on tape, je ne sais pas quoi, chien, plage, arbre, etc. et il nous ressort les photos correspondantes.
Invité :
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8:30] On avait déjà un aperçu avec ça, mais là, on arrive à aller beaucoup plus loin encore. Et UGREEN a ajouté une petite fonction assez sympa qui peut être jugée intrusive en fait, tu as des caméras de sécurité chez toi que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur, les caméras vont filmer régulièrement aussi ta vie privée, et l'argument, c'est : là, tu as fait un anniversaire tu as oublié de prendre des photos ou là tu es en train de jouer avec tes enfants mais il n'y a personne en train de filmer etc Et tu aurais aimé garder une trace de ces moments très sympas. Mais en fait, les caméras chez toi vont garder une trace de ces moments. L'IA va analyser en se disant « Ah là, c'est un moment sympa, on va le garder, on ne va pas enregistrer à H24 ». Et il est capable de te faire des petits albums photos avec des moments de vie très sympas que tu as vécus avec tes enfants, tes animaux de compagnie, etc. Alors, l'idée est très sympa. Par contre, c'est vrai qu'on est filmé presque H24. C'est là que la partie vraiment fonctionnement local est vraiment super importante.
Monde Numérique :
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9:34] Oui, voilà, c'est ça. C'est que bien qu'on soit filmé H24, il y a une forme de garantie par rapport à la protection de la vie privée. C'est qu'en principe, rien ne va dans le cloud. Tout reste localement.
Invité :
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9:45] C'est ça. Alors, aussi bien pour les photos, etc., les documents n'y vont pas, mais l'analyse se fait aussi localement. Et c'est là que c'est assez impressionnant parce que l'IA demande énormément de ressources matérielles. C'est très gourmand et habituellement, ça part sur des serveurs dans le cloud pour calculer tout ça. Et là, c'est un petit boîtier qui est gros comme un NAS et qui va faire tous les calculs.
Monde Numérique :
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10:08] Impressionnant. Et là, encore, on est à la frontière entre la domotique, mais le divertissement connecté, etc.
Invité :
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10:16] Oui, alors tu évoques la domotique. Je ne l'ai pas mentionné.
Invité :
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10:20] Ce boîtier embarque aussi de la domotique. Le boîtier est compatible Matter. Donc, tous les périphériques compatible Matters vont pouvoir communiquer avec ce boîtier-là et tu pourras aussi déclencher des actions. C'est plus... Comment ? Avant, tu déclenchais, par exemple, un scénario oralement, je vais me coucher. Je vais me coucher. L'IA entendait ça. Déclencher un scénario pré-programmé. Je vais me coucher. Bon, je ferme les volets. j'éteins les lumières, etc. Là, tu ne programmes plus de scénario. C'est l'IA qui va juger : c'est le soir, les habitants vont se coucher, qu'est-ce qui serait intelligent de faire ? Bon, fermer les volets, activer l'alarme, passer des appareils en économie d'énergie, des choses comme ça. C'est l'IA vraiment qui prend les décisions.
Monde Numérique :
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11:05] Ça va au-delà, effectivement, de l'application des scénarios, c'est une espèce d'IA prédictive pour la vie quotidienne.
Invité :
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11:13] On approche vraiment du majordome qui est chez toi et qui, bon, il y a les gens, ils sont là. OK, bon, je prends des initiatives, je fais vivre la maison.
Monde Numérique :
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11:23] Bon, je suis sûr qu'il y a des gens qui apprécieront ça et d'autres, pas du tout.
Invité :
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11:26] Oui, bon, après, le tarif va être très dissuasif parce que le premier modèle HA100, il est annoncé à 850 dollars de mémoire, quelque chose comme ça. Sachant que c'est un tarif à 50% pour les précommandes. Ok et il lance le MasterAgent qui est vraiment un monstre avec un nouveau processeur qui a été développé exprès pour ça, pour l'IA etc, là il est lancé à 5000 dollars donc là tout de suite ça a cassé un petit peu l'ambiance à la fin de la conférence.
Monde Numérique :
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11:59] Bon bah ça, c'est pour les grandes maisons californiennes, à Miami ou autre, etc.
Invité :
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12:07] Oui. Techniquement, c'est vraiment intéressant. C'est impressionnant. Voilà. Ça arrive. C'est là. Après, les tarifs vont descendre aussi. Les IA se développent de plus en plus à vitesse grand V.
Monde Numérique :
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12:18] Bien sûr.
Invité :
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12:19] Donc, voilà.
Monde Numérique :
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12:20] Tu as vu un autre produit chez Reolink, c'est ça ? C'est un peu dans le même genre ?
Invité :
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12:25] Alors, Reolink, ils sont vraiment dédiés à la vidéosurveillance. Et ils nous ont fait une démonstration différente de UGREEN. UGREEN serait peut-être capable de le faire, mais Reolink est vraiment basé sur la vidéosurveillance. Donc, reconnaissance d'êtres humains, animaux, voitures, c'est du classique depuis plusieurs années. Maintenant, il n'y a plus rien d'extraordinaire. Mais là, on commence à pouvoir remplacer des capteurs grâce aux caméras. Par exemple, ton portillon est resté ouvert, la caméra est capable de le reconnaître et de t'envoyer une notification.
Monde Numérique :
[
12:55] C'est pas mal ça.
Invité :
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12:56] Donc ça, ça va plus loin. On a une démonstration sur les poubelles. Tu te demandes, tu sors les poubelles en bas de chez toi, tu te demandes, tu vois, est-ce que les poubelles sont passées, est-ce que je peux rentrer ma poubelle ? La caméra est capable de reconnaître le fait que les poubelles sont passées et que ta poubelle est actuellement vide.
Monde Numérique :
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13:12] D'accord.
Invité :
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13:14] On a eu un autre exemple avec un vélo, un vélo laissé comme ça devant la maison. On dit au système « surveille mon vélo ». Dès que le vélo change de place, on a une alerte tout de suite.
Monde Numérique :
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13:26] Il est trop tard là alors.
Invité :
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13:27] Il est trop tard. C'était surtout pour nous montrer que l'IA arrive à analyser les éléments sur l'image et de nous alerter vraiment sur ce qui se passe. Et puis nous dire « il y a eu un mouvement là » et puis en fait, c'était juste une branche qui a bougé. Là c'est très précis, le portillon qui a bougé, le vélo, etc. On a vraiment une reconnaissance d'éléments sur la photo.
Monde Numérique :
[
13:48] Ouais, plus besoin d'installer des capteurs partout en fait. Pour savoir si le facteur est passé aussi, des choses comme ça ?
Invité :
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13:55] Ah oui, là on peut aller très très loin, oui.
Monde Numérique :
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14:00] Cédric, question traditionnelle sur un salon, à propos d'un salon qui présente des objets domotiques, où en sommes-nous de Matter et Thread, cette grande promesse qui, bon, est tenue petit à petit, mais il y a encore pas mal de freins. C'est-à-dire que, est-ce que tu as eu le sentiment que Matter tissait encore un peu plus sa toile ? Il commence à y avoir encore plus d'interopérabilité, de cohabitation, y compris entre des marques différentes, parce que c'est ça aussi l'intérêt de Matter et Thread.
Invité :
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14:36] Alors, Matter, c'est assez amusant parce que contrairement aux autres années, on n'en parle pas. Il n'y a pas de grosses annonces, Matter, etc. Mais pourtant, Mater est partout. C'est devenu un standard chez les fabricants.
Monde Numérique :
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14:47] C'est une bonne nouvelle.
Invité :
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14:48] Oui, ça montre vraiment qu'on n'est plus là pour faire du marketing en disant qu'on est compatibles avec Matter. Matter est intégré partout en domotique aujourd'hui. Ça montre vraiment que ça devient la norme et ça, c'est intéressant.
Monde Numérique :
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15:00] Mais est-ce que tous les constructeurs jouent le jeu ? Est-ce que c'est vraiment, parce qu'il y a différents degrés aussi de compatibilité, on peut dire Matter, mais ça ne fait pas tout ce que ça devrait faire avec Matter parfois ?
Invité :
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15:11] Non, alors là-dessus, il faut faire attention, parce qu'on a des périphériques compatibles Matter qui sont reconnus, plus ou moins, parce que des fois, il y a des fonctionnalités qui sont encore en cours de développement. Donc, il faut faire attention à ça. Et après, il faut faire attention surtout aux fabricants qui t'annoncent des périphériques compatibles Matter, mais mateurs via leur passerelle. En fait, les périphériques, ils ont gardé les anciens, en zigbee ou autre, c'est les capteurs historiques. Et c'est la passerelle qui est logiciellement compatible Matter qui permet d'envoyer toutes les infos à une autre passerelle Matter pour récupérer toutes les infos. Donc ça, c'est un petit peu le piège, parce qu'on a un autre hub qui se balade quelque part dans la maison et nos périphériques ne communiquent pas en direct.
Monde Numérique :
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15:54] Voilà, c'est du vrai faux Matter, on va dire.
Invité :
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15:57] Après, on a des fabricants qui ne savent pas bien où ça va aller. Donc, pour ne pas nous obliger à faire un choix sur le protocole, on a des fabricants comme chez Shelly, par exemple, qui intègrent quatre protocoles, à tous leurs capteurs, à tous leurs périphériques. Donc, chez Shelly, tu as Wi-Fi, Bluetooth, Zigbee, Matter. Donc, tu actives celui que tu veux. Si aujourd'hui, c'est juste du Zigbee, tu pars sur du Zigbee. Si demain, tu es à fond Matter et tout ton système est compatible, tu switches sur Matter, il n'y a pas de souci.
Monde Numérique :
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16:29] Ça part d'un bon sentiment. Est-ce que ça ne rend pas le système plus complexe à configurer et plus cher aussi ?
Invité :
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16:36] Non, au niveau des tarifs, non. Chez Shelly, il essaie vraiment de lutter pour pouvoir installer de la domotique sur un système existant. Chez Shelly, à la base, c'était beaucoup des micro-modules que tu venais placer derrière tes interrupteurs pour piloter ton éclairage, tes prises, etc. Ils continuent avec des micro-modules, des modules rail DIN. Ils continuent sur la même lancée. Tu ne modifies pas ton installation actuelle. Tu viens juste ajouter par-dessus. Ce qui est bien, c'est qu'en cas de panne, ton installation traditionnelle continue à fonctionner et il n'y a pas de gros travaux à faire pour que ça fonctionne. Et du coup, petit à petit, tu rends toute ta maison intelligente. Parce qu'aujourd'hui, tu peux dire, je fais mon salon. Dans six mois, je vais faire machin, etc. Tu as juste quelques modules et puis du coup, le protocole, si aujourd'hui c'était plus du Wi-Fi, tu es Wi-Fi et puis dans six mois, tu es passé sur Home Assistant, tu as un système domotique qui commence à être assez balèze. Tu dis bon, je passe tout en Zigbee ou en Matter, tu switches en deux clics, en fait, dessus, sans avoir besoin de reprogrammer tes modules, de les démonter ou quoi que ce soit.
Monde Numérique :
[
17:41] Parlons un petit peu d'éclairage, parce que ça aussi, c'est un grand classique de la maison connectée. Pas mal d'annonces, si j'en crois tous les communiqués que j'ai vus passer. Alors, les marques et un petit peu les leaders de ce domaine, c'est Philips Hue. Il y a Govee aussi. Il y a Aqara également. Bon, il y a des choses assez basiques. Il y a des trucs assez rigolos. Je ne sais pas si tu as vu ce système chez Philips Hue. Un système, on sait que Philips s'est fait connaître avec son Ambilight qui permet de, synchroniser des éclairages de couleurs avec ce qui se passe sur un écran de télé, et là, ils ont quelque chose qui, me semble-t-il, ressemble un peu au même concept, c'est une petite caméra qu'on met sur la télé, qui analyse les images de la télé et qui du coup va synchroniser les lampes Philips Hue avec ce qui apparaît à l'écran, ça te paraît une bonne idée ça ?
Invité :
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18:41] Oui, c'est quelque chose qui existait. Tu citais Govee, Govee l'a depuis plusieurs années. Philips Hue avait un système Ambilight, mais en fait, ça passait par un boîtier que tu branchais sur ta télé.
Monde Numérique :
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18:53] Oui ça paraissait un peu un peu usine à gaz quand même.
Invité :
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18:56] Oui alors c'était le souci si tu avais par exemple la console, tu branchais une Xbox ou une Playstation sur ce boîtier là tu pouvais profiter de l'éclairage synchronisé avec ta Playstation par contre si tu regardais Netflix sur ta télé connectée, là, ça fonctionnait pas puisque ça passait pas par le boîtier. Et ça c'était une vraie contrainte. Aujourd'hui, on a tous des télés connectées, tu as Netflix, Amazon, etc. Il n'y a plus besoin de brancher de box télé en fait sur sa télé. Donc là, le système Philips Hue avait une lacune à ce niveau-là. Et le système de reconnaissance de caméra vient remédier à ce problème-là. Alors j'ai pas eu l'occasion de voir en situation le système Philips, parce que Philips avait fait une conférence dans Berlin en dehors de l'IFA. Mais j'avais pu le voir chez Govee, et c'est un système qui fonctionnait plutôt correctement. Je pense qu'aujourd'hui, avec la qualité de la caméra qui a grandi, sans doute encore un petit peu d'IA intégrée, etc., pour analyser l'image, je pense qu'on doit avoir un résultat assez sympa.
Monde Numérique :
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19:56] Voilà, c'est pareil, on est plus un peu sur le divertissement que sur la maison connectée, même sinon, les éclairages connectés, ça fait complètement partie du sujet. Je reviens un instant sur les caméras. tu dis, les caméras, en fait, deviennent de plus en plus intelligentes tu as vu pas mal de produits je crois aussi chez Reolink et puis une marque que je connais pas j'avoue, EZVIZ c'est ça ?
Invité :
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20:18] Oui, il paraît que ça se prononce « Easy Viz ». EZVIZ, OK. EZVIZ, d'accord. on a eu tout un discours sur le stand justement pour savoir comment ça se prononçait, c'est pas évident que ce soit chez EZVIZ ou chez Reolink. Aujourd'hui, Aqara aussi a des caméras comme ça. Les caméras qui sont capables de filmer en couleur dans le noir absolu. Donc là, c'est assez sympa, mais en fait, ça utilise des images qui ont été prises de jour où tu avais bien les couleurs qui ressortissaient et l'IA vient superposer les couleurs de cette image sur l'image en noir et blanc qui est prise dans le noir total. Il y a un gros travail logiciel dessus, mais ça permet d'avoir des images assez sympas, même dans le noir total. On a fait l'essai dans une pièce où on ne voyait pas à 10 centimètres devant nous. Et par contre, la caméra voit parfaitement ce qu'il y a à l'intérieur.
Monde Numérique :
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21:11] C'est-à-dire qu'au lieu d'avoir l'image verte, verdâtre, comme sur les trucs, les visions un peu lunettes, vision nocturne militaire, c'est comme en plein jour.
Invité :
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21:22] Quasiment, oui.
Monde Numérique :
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21:24] Impressionnant. Ok, autre chose en matière de caméra ?
Invité :
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21:28] En matière de caméra, on a de plus en plus des caméras avec deux voire trois objectifs. Reolink, notamment, avait un modèle assez sympa avec trois objectifs. Il y a un double objectif panoramique, donc tu mets ça devant chez toi, tu as une vue, vraiment, de l'entièreté de ton domicile devant. Et en dessous, tu as un objectif motorisé. Et en fait, là encore, avec un petit peu d'IA, s'il y a une personne qui est détectée sur la vision panoramique, l'IA va l'indiquer au second objectif motorisé et celui-ci est capable de suivre la personne, voire de zoomer dessus pour vraiment ne pas perdre une seule trace. Et l'avantage, c'est que s'il y a une autre personne qui vient apparaître sur la vision panoramique, l'objectif motorisé est capable de prendre le relais et mettre le focus sur la seconde personne. Parce que jusqu'ici, on avait des caméras motorisées qui étaient capables de suivre une personne, mais quand elles suivaient une personne, vers la gauche, si t'as une personne qui passait sur la droite, elle est passée ni vue ni connue là avec ce système de double ou triple objectif on laisse plus rien passer, on a vraiment une très haute sécurité.
Monde Numérique :
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22:39] Ça augmente le champ en fait de surveillance.
Invité :
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22:42] Alors moi jusqu'ici tu vois j'étais pas trop pour les caméras motorisées parce que c'est ce souci, pendant que tu regardes dans une direction tu ne surveilles pas derrière donc j'étais plutôt pour des caméras panoramiques vraiment avec des très grands angles qui couvrent une surface sans avoir besoin de bouger et là aujourd'hui avec ce genre de caméras t'as le meilleur des deux mondes d'accord.
Monde Numérique :
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23:02] Intéressant en termes de serrure, serrure connectée, est-ce que tu as vu des trucs intéressants ?
Invité :
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23:09] Oui, tous les fabricants s'y mettent. Alors, on a les deux types de serrures. On a la serrure que tu remplaces complètement. Tu remplaces complètement ton barillet. C'est un peu plus complexe à mettre en place. Et tu as les serrures, un peu comme Nuki, ce que fait Nuki depuis des années, qui viennent se placer sur la clé et en fait tourner à ta place la clé pour ouvrir ou verrouiller. Après, chez EZVIZ, on avait une serrure assez intéressante où tu as ouverture par code, empreinte digitale, lecture de la paume parce qu'en fait ça lit toutes les lignes dans la paume de la main je ne sais plus si c'est plus ou moins efficace qu'une empreinte mais c'est très très efficace, reconnaissance faciale également donc voilà tu as plein de méthodes d'ouverture, et avec la serrure côté intérieur qui a un écran aussi et du coup à l'intérieur tu vois qui est en train de venir chez toi, la serrure va plus loin que la simple serrure ça fait aussi sonnette, surveillance, etc. d'accord ok par contre, c'est des serrures qui sont encore un peu complexes à mettre en place en France avec le système de serrure qu'on doit relever de triple ou 5 points de sécurité, c'est encore à l'étude mais en France ils ont encore un petit peu de mal à implémenter ce genre de serrure.
Monde Numérique :
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24:30] Oui c'est vrai qu'on n'a pas le même système, notamment qu'aux Etats-Unis pour les portes d'ailleurs j'ai consacré un épisode spécial de ce podcast aux serrures parce que, c'est un sujet à part entière et comme tu le dis, quand il y a des points de fixation, de sécurité en haut, en bas, sur les côtés, il faut que la porte fonctionne bien, il faut que le moteur soit assez costaud pour faire tourner tout ça, etc. C'est pas toujours évident, enfin on s'en sort moi j'ai une serrure connectée et j'en suis très très heureux c'est absolument magique une fois qu'on a goûté, on a du mal à s'en passer. Une fois qu'on a goûté, on s'arrête plus, c'est génial à tout point de vue, L'énergie, est-ce que l'IA nous aide à mieux piloter le système chauffage, les pompes à chaleur, les bornes de recharge, etc.
Monde Numérique :
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25:25] Est-ce qu'on peut dire qu'on entre dans l'ère de l'IA agentique au service de l'énergie à la maison ?
Invité :
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25:29] Oui, là de plus en plus. D'ailleurs, j'avais écrit un article sur Zendure que j'avais découvert il y a trois ans à l'IFA, où en fait, la proposition, c'était de stocker le surplus d'énergie solaire. Donc aujourd'hui, ça paraît tout simple, à l'époque c'était assez révolutionnaire, et on se rend compte qu'en fait en 3 ans, ce qui est une durée relativement courte quand même, aujourd'hui le stockage d'énergie c'est relativement banal par contre l'IA et l'IA agentique sont venues se greffer pour optimiser vraiment la consommation d'énergie, donc en fait les batteries vont stocker l'énergie.
Invité :
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26:05] Quand la maison n'en a pas besoin, le restituer quand la maison en a besoin donc notamment, on sait qu'on a les pics de production vers 12-13 heures alors que la plupart des gens travaillent, donc les batteries vont stocker l'énergie et la rendre vers 17-18-19 heures quand les gens rentrent du travail et que là, pour le coup, il n'y a plus de production solaire. Donc là, c'est quelque chose qu'on faisait déjà l'année dernière qui aujourd'hui est courant, mais là, l'IA va aller plus loin c'est-à-dire, elle va aussi analyser les habitudes des occupants on sait que tous les jours, à cette heure-ci, on a l'habitude d'avoir le four qui tourne ou le chauffe-eau, ce genre de choses donc voilà l'IA en prend note et sait qu'il y aura, un surplus de consommation à ce moment-là, on sait que demain la météo va être très mauvaise, pour faire des économies on va prendre la décision de charger les batteries sur les heures creuses pendant la nuit et à contrario demain on sait qu'il va y avoir une très belle journée on va pas charger les batteries pendant la nuit c'est pas la peine.
Invité :
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27:02] On sait que les occupants partent tous les jours sur le coup de 8 heures et ils font à peu près 60 kilomètres pour aller travailler. Bon, on va vérifier la charge de la batterie de la voiture. Bon, là, il va falloir charger un petit peu plus. Bon, on va charger sur les heures creuses. On n'a pas besoin de faire une charge complète parce que de toute façon, en général, ils n'utilisent pas tout. Donc voilà, on a l'IA qui commence à prendre vraiment des décisions pour optimiser la consommation d'énergie. Et sur l'instant on discutait, alors pour l'instant il n'y a rien d'officiel, il y a beaucoup de pays qui sont en horaire dynamique, c'est-à-dire le tarif de l'énergie est différent d'une heure à l'autre, bon chez nous on a les heures creuses, les heures pleines au pire on a le tempo où on a des jours de couleurs différents où il faut faire un petit peu attention, mais il y a beaucoup de pays notamment en Allemagne, il y a des heures qui sont très très chères, il y a des heures qui sont même gratuites, dans les années à venir ça risque d'arriver en France. Et là, pour le coup, l'IA est capable de se connecter à notre fournisseur d'énergie, vérifier le coût heure par heure, et de charger ou de décharger les batteries en fonction du coût horaire, de la production solaire, des habitudes des occupants, de tout un tas de paramètres pour vraiment faire en sorte de limiter notre facture d'énergie. Et là, on commence à être dans quelque chose de très complexe.
Monde Numérique :
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28:23] C'est marrant parce qu'en t'écoutant, je trouve que c'est une réflexion que je me fais j'ai l'impression que, On peut se dire face à tout ça qu'on risque de perdre un peu le contrôle de sa maison, surtout si on est habitué à tout gérer soi-même, surtout si on fait attention, enfin justement, si on est préoccupé par tout ça, si on s'occupe de faire des programmations, des automatismes, etc. Là, finalement, on s'en remet à l'IA. On risque d'avoir un sentiment de perte de contrôle. Et en même temps, je me dis que tout cela paraîtra certainement très banal dans quelques années. Et ce serait tout à fait logique que ça s'impose et cette perte de contrôle, on en sera peut-être bien content et on engueulera l'IA si elle a oublié de recharger la voiture parce qu'on a changé l'horaire d'une heure ou un truc comme ça en fait.
Invité :
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29:14] Aujourd'hui, ça fait un petit peu déroutant parce que jusqu'ici, c'est encore un peu une boîte noire. En fait, l'IA prend des décisions, on ne sait pas exactement comment elle réagit. Alors surtout quand on est un petit peu un utilisateur avancé on a l'habitude de faire des scénarios domotiques etc donc on a bien étudié tout ça on sait ce que la maison va faire dans telle et telle situation là on a une IA qui fait des choses mais on ne sait pas toujours pourquoi et il y a des fabricants, Zenduree notamment nous l'a montré, dans l'application, en fait, l'IA nous passe des notifications en disant « Ah, j'ai noté : demain, la météo va être mauvaise. Ah, là, les batteries vont être bientôt déchargées, donc je prends la décision... » donc, l'IA continue de tout faire mais elle nous soumet tout ce qu'elle a détecté et tout ce qu'elle fait donc on peut suivre quand même tout ce qui est fait c'est sûr que demain comme tu dis quand ce sera très bien rodé, ça tournera comme une horloge on achètera le système, on le laissera tourner chez lui, on ne chercherait même pas à savoir ce qui se passe mais aujourd'hui l'IA c'est encore relativement nouveau, surtout quand ça commence à prendre des décisions sur la gestion d'énergie etc, on a quand même notre facture derrière qui pèse lourd on n'a pas envie de laisser l'IA faire n'importe quoi Aujourd'hui, c'est important de savoir ce qui se passe quand même.
Monde Numérique :
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30:24] Exactement. Bon, il y avait des choses, il y a pas mal de produits, j'ai vu, qui étaient annoncés encore par rapport au chauffage, par rapport au tableau électrique aussi, pour bien piloter son tableau électrique. Et il y a aussi, bien sûr, l'électroménager et le pendant presque de l'électroménager qui est la robotique. Est-ce que dans ces secteurs-là, tu as l'impression qu'on a progressé ? Alors, il y a le four, le four avec une caméra qui reconnaît ce qu'on met dedans et qui adapte le programme. Bon, moi, je veux bien, mais j'ai l'impression de voir ça sur les salons depuis des années et je n'ai toujours pas vraiment craqué, ni je ne pense pas que ce soit vraiment imposé. Voilà, le lave-linge qui utilise une caméra et des capteurs pour s'adapter automatiquement. On n'a plus besoin de programmer manuellement sa machine à laver. Est-ce que tu as le sentiment qu'il y a du nouveau là-dedans en matière d'électroménager ?
Invité :
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31:25] Non, on ajoute de l'intelligence comme tu disais, on ajoute les caméras pour reconnaître des éléments un peu d'IA pour prendre des décisions, c'est encore des appareils qui sont relativement chers, des appareils où sur la prise de décision on ne sait pas toujours non plus encore bien ce qui se passe la technologie est là. Après, je ne suis pas sûr que le grand public tout de suite soit prêt, à adopter ce matériel, surtout que ce n'est pas du matériel qu'on change comme ça tous les ans. Par contre, une tendance qu'on peut remarquer assez surprenante, c'est tu te souviens souvent tu te souviens, sans doute il y a quelques années Samsung qui occupait tout le cube à l'entrée de l'IFA on avait même Berlin qui était rebrandé Samsung partout. Il y a une dizaine d'années, Samsung était complètement absent de l'IFA. Il a fait une conférence dans Berlin pour présenter des produits et des choses comme ça, mais il était complètement absent de l'IFA. Et en fait, on a des gros acteurs qui disparaissent petit à petit des salons, et qui laissent la place à d'autres acteurs comme Dreame, par exemple, qui prenaient tout un hall, même deux halls aujourd'hui.
Monde Numérique :
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32:37] Dreame, donc les aspirateurs robots chinois, c'est ça ?
Invité :
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32:39] On l'a connu pour les aspirateurs robots, mais qui ont aujourd'hui un écosystème complet avec de l'électroménager pour toute la maison. Tu as aussi bien la machine à laver, le vidéoprojecteur, la litière automatisée pour chat. C'est très très large et on avait eu l'occasion de les voir au CES où ils présentaient même une voiture. Alors, de ce que j'ai entendu, la voiture a été abandonnée, mais c'est là qu'on voit qu'ils ont un scope très très large et on a Xiaomi qui est revenu à l'IFA, ou c'était peut-être même sa première fois à l'IFA. Xiaomi, qui avait aussi un hall assez impressionnant avec voiture et électroménager, et là encore d'ailleurs c'était assez amusant parce que Samsung ces dernières années présentait, ils avaient un présentoir en demi-cercle avec plusieurs étages où ils présentaient un peu tous les produits compatibles, notamment SmartThings, donc tout l'écosystème domotique Samsung. En fait, ce présentoir-là, il était chez Xiaomi avec tout l'écosystème Xiaomi, qui est capable d'aller partout dans la maison.
Monde Numérique :
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33:39] Oui, Xiaomi qui a présenté une nouvelle marque, en fait. Je ne sais pas comment, on peut appeler ça. Une gamme de produits qui s'appelle Mijia.
Invité :
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33:48] Oui, alors Mijia, on les connaissait déjà en domotique. Depuis une quinzaine d'années, Xiaomi, ils sont partis un peu dans tous les sens. Ils avaient plein de marques. Et Mijia, à l'époque, c'était un peu la marque d'entrée de gamme de leur système domotique. Ils avaient des capteurs à pas cher. Mais là, ils semblent l'avoir repris pour lancer tout un système pour la maison sous cette marque.
Monde Numérique :
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34:11] D'accord. Donc, si on trouve des produits Mijia, en fait, c'est du Xiaomi. J'imagine, pas très cher, c'est abordable parce que Xiaomi, c'est plutôt en général abordable. Tout en étant de qualité convenable. Alors, je ne sais pas ce que ça vaut pour l'électroménager, mais effectivement, ils annoncent des réfrigérateurs, des lave-linges, de la climatisation. Enfin, c'est énorme.
Invité :
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34:31] Oui, ils ont un écosystème assez impressionnant.
Monde Numérique :
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34:34] Moi, je suis très assistant vocal et j'avoue que des appareils qui répondent à la commande vocale, ne serait-ce qu'un four à commande vocale, moi, je suis preneur. Mais il n'y en a pas beaucoup sur le marché.
Monde Numérique :
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34:45] Je voulais en acheter un, je ne sais plus, ou alors c'est très cher.
Invité :
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34:48] Après, le souci, c'est qu'on commence à avoir des assistants vocaux dans tous les appareils. On avait pris l'habitude d'avoir un Alexa ou un Google chez soi. Aujourd'hui, j'ai par exemple le robot aspirateur MOVA qui a son propre assistant vocal. Quand tu commences à parler, tu as 36 appareils qui te répondent. Ce n'est pas la même IA qui te répond. Là, il va falloir apprendre à uniformiser un petit peu tout ça, par contre.
Monde Numérique :
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35:13] Il va falloir mettre de l'ordre.
Invité :
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35:15] Après, il faut partir sur le même écosystème. Si tu pars sur tout Xiaomi, ce sera l'assistant vocal Xiaomi partout. Et si tu commences à mixer les marques et qu'ils ont chacun leur assistant vocal, ça risque de devenir un peu la cacophonie à la maison.
Monde Numérique :
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35:29] Il y a des passerelles, quand même, depuis longtemps. Par exemple, dans l'écosystème Alexa, avec les skills. Moi, je lance mon aspirateur robot via mon Alexa, et c'est amusant. La commande, c'est « Demande à Roomba d'aspirer la cuisine. » Et l'autre, il dit « Ok, je vais demander à Roomba, et puis, d'accord, Roomba va nettoyer la cuisine. » Ça marche très bien.
Monde Numérique :
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35:53] Aspirateur robot, j'imagine que tu as peut-être aperçu ces modèles qui ont déjà été présentés je me souviens j'avais vu ça au CES de Las Vegas aspirateurs avec des bras maintenant, avec des jambes, avec des jambes pour monter les escaliers si je ne me trompe pas, c'est impressionnant et, les robots humanoïdes j'ai l'impression que il devait y avoir le déballage habituel de robots humanoïdes ceux qu'on voit un peu partout mais, Pas encore de révolution. Le robot qui plie le linge, il n'est pas très rapide, on n'en voit pas beaucoup.
Invité :
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36:32] Oui, c'est assez lent. Par contre, on a des robots qui arrivent vraiment. On avait vu le robot de SwitchBot au CES, qui était annoncé à l'époque à moins de 10 000 euros, enfin moins de 10 000 dollars, et on l'avait vu en démonstration, où il ramassait du linge qui traînait sur un canapé, il allait le mettre dans la machine à laver. La démo était assez impressionnante. Bon, après, entre les démos sur salon et puis les annonces, enfin la réalité, il y a toujours un décalage là par contre SwitchBot nous a indiqué que le robot était effectivement lancé il est lancé en production de masse pour être commercialisé dans un premier temps en B2B uniquement pour les professionnels donc, pour l'instant, c'est le robot un peu brut de fonderie où il faudra le programmer pour les actions qu'il doit effectuer donc t'as pas encore cette partie IA qu'on attend chez le particulier, où c'est vraiment le robot capable de faire des tâches tout seul. Mais voilà, ça commence à être commercialisé et à des tarifs qui baissent de plus en plus.
Monde Numérique :
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37:30] Tu as vu un robot chez Haier, c'est ça ?
Invité :
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37:35] Non, celui chez Haier, je n'ai pas eu l'occasion de le voir.
Monde Numérique :
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37:38] Non ? Ok. Bon, ok, d'accord.
Invité :
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37:42] Mais ils ont un peu tous leurs robots, que ce soit Haier, LG, etc. Ils montrent tous leurs robots. Pas tellement avec des jambes. Les jambes, c'est pour un peu l'effet waouh, mais ils ont quasiment tous opté pour une plateforme sur roues où le robot peut se déplacer beaucoup plus facilement. Techniquement, c'est beaucoup moins coûteux aussi. et par contre, il est effectivement équipé de bras pour faire des actions dans la maison.
Monde Numérique :
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38:07] Oui c'est des semi-humanoïdes on pourrait appeler ça comme ça en.
Invité :
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38:10] En fait, on arrive tout doucement à l'humanoïde on discutait avec un fabricant et c'était assez intéressant parce qu'on a pu voir des robots aspirateurs ou même des robots tondeuses équipés d'un bras même un robot piscine avec un bras, et en fait on se dit à quoi ça sert mais en fait il y a une vraie utilité le robot piscine par exemple est capable de venir frotter les parois de la piscine voire même les rebords sous les rebords etc pour nettoyer vraiment dans tous les recoins donc il peut y avoir de vraies utilités mais en fait il nous confiait que, les gens sont habitués aujourd'hui à avoir des robots chez eux, on en a plein : un robot aspirateur, tondeuse, même le robot mixeur dans la cuisine les robots on en a plein mais le robot humanoïde fait encore un peu peur, surtout en France, autant les asiatiques sont relativement habitués et ils sont grands fans de ce genre de techno, en France on est encore assez réfractaires donc on commence tranquillement à équiper les robots avec un bras donc là ça y est, on a un bras, on peut lui serrer la main il peut faire des actions dans la maison donc, c'est pas un premier pied, c'est un premier bras qu'on met dans la maison en fait et demain, c'est la porte ouverte pour vraiment l'humanoïde qui va rentrer chez les gens.
Monde Numérique :
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39:21] Eh bien, on verra ça à l'IFA 2027, peut-être. Merci beaucoup, Cédric Locqueneux, créateur et rédacteur en chef du site Maison et Domotique. Voilà, pour ce round-up, ce tour d'horizon de l'IFA 2026, plein de belles choses. On retient donc de l'IA, de l'IA partout, de l'IA classique, en quelque sorte, de l'IA générative, pour mieux se faire comprendre des différents, objets connectés de la maison. C'est la fin de cet épisode de Maisons Connectées si vous avez des idées, vous qui nous écoutez qu'est-ce que vous aimeriez déléguer chez vous, un robot ou en tout cas de la domotique, n'hésitez pas, à nous envoyer un commentaire vous pouvez évidemment commenter ce podcast sur les plateformes ou bien sur les réseaux sociaux ou encore sur le site mondenumerique.info, merci Cédric, merci d'avoir écouté Maisons Connectées, abonnez-vous pour retrouver les prochains épisodes et partagez celui-ci autour de vous, salut.