Apple fera-t-il décoller le pliant ? (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 11/09/26)
Monde Numérique11 septembre 202601:02:18

Apple fera-t-il décoller le pliant ? (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 11/09/26)

Cette semaine : un iPhone pliant à près de 2 000 dollars, l’intelligence artificielle menacerait l’humanité, Meta lance son agent IA, des téléviseurs LG soupçonnés de surveiller leurs utilisateurs…

Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)

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Apple dévoile son premier iPhone pliant

Apple présente enfin son premier smartphone pliant, après plusieurs années de développement. Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti analysent le design de l’appareil, son format portefeuille, son prix, ses compromis photographiques, l’abandon du Face ID et son positionnement face aux Galaxy Fold et Pixel Fold.

Une keynote très codifiée pour John Ternus

Pour sa première grande présentation à la tête d’Apple, John Ternus reprend presque à l’identique les codes de Tim Cook et les recettes des anciennes keynotes. Les deux chroniqueurs regrettent un manque de personnalité et d’effet de surprise, face notamment aux spectaculaires présentations de NVIDIA.

IA : sommes-nous vraiment face à un risque existentiel ?

Plusieurs anciens spécialistes de l’IA tirent la sonnette d’alarme, notamment autour du risque que des systèmes de plus en plus autonomes échappent au contrôle humain. Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti distinguent les scénarios de type « Terminator » des dangers plus concrets liés aux cyberattaques, aux usages malveillants et à la concentration du pouvoir technologique.

Meta veut confier notre vie à un agent IA

Avec Muse, Meta veut franchir une nouvelle étape en proposant un agent capable d’anticiper les besoins de ses utilisateurs et d’agir à leur place. Mais l’accès à une telle quantité d’informations personnelles ravive immédiatement les inquiétudes sur la confidentialité et la confiance envers Meta.

Mistral change d’échelle

La pépite française Mistral poursuit son ascension avec une nouvelle levée de 3 milliards d’euros, portant sa valorisation à plus de 21 milliards. L’entreprise veut notamment investir massivement dans les capacités de calcul et les infrastructures nécessaires au développement de l’IA, au risque de s’éloigner de son ambition initiale de rivaliser directement avec les modèles les plus puissants.

La Chine fabrique un robot… avec des robots

Le constructeur chinois Xpeng présente Iron, un robot humanoïde dont environ 80 % de la fabrication aurait été réalisée par des robots industriels. Une démonstration spectaculaire qui ouvre une nouvelle étape dans l’automatisation industrielle et pose déjà la question du jour où les machines pourront concevoir et produire elles-mêmes leurs successeurs.

LG face aux inquiétudes sur la vie privée

Les téléviseurs connectés LG sont au cœur d’un nouveau débat autour de la collecte de données et de la surveillance des usages. Les deux chroniqueurs reviennent sur les inquiétudes suscitées par les fonctions de reconnaissance automatique du contenu et sur la difficulté, pour les fabricants, de restaurer la confiance des utilisateurs.


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Jérôme Colombain: [0:00] Salut Bruno Guglielminetti à Montréal. Bruno Guglielminetti: [0:02] Salut Jérôme Colombain à Paris. Jérôme Colombain: [0:04] On se retrouve comme chaque semaine pour ce débrief transat cette semaine, Bruno. Eh bien, inévitablement, on va s'intéresser au nouvel iPhone, ce fameux iPhone pliant. On l'aura attendu, ça fait des années qu'on l'attendait. Bruno Guglielminetti: [0:18] Des années, moi j'avais perdu la foi. Jérôme Colombain: [0:21] Eh bien non, voilà, tu vas pouvoir te réjouir, retrouver la foi. Ensemble, on va examiner tout ça. On va aussi se demander, Bruno, si l'IA va tous nous tuer. C'est la bad news de la semaine. Bruno Guglielminetti: [0:32] Et on a la réponse, je pense. Jérôme Colombain: [0:34] Et on a la réponse, bien entendu. On va tout vous dire, ne quittez pas. L'IA qui, au-delà des inquiétudes, continue de progresser, avec par exemple Meta qui lance son agent IA, Muse. De son côté Mistral, le français, ici en France, de ce côté-ci de l'Atlantique, continue de récolter les millions et les milliards. en Chine voici le premier robot fabriqué par des robots, ouais c'est sympa, tout va bien vous allez voir, et puis on s'intéressera à LG la marque coréenne prise dans un bad buzz, puisque ces téléviseurs sont accusés d'espionner ces consommateurs, même quand ils sont éteints, voilà le sommaire les téléviseurs, pas les téléviseurs, pas les gens évidemment allez voilà le sommaire Le débrief transatlantique. Bruno, tu étais bien évidemment devant ton écran ce 9 septembre. Il était 19h à Paris, je ne sais pas quelle heure il était chez toi. Bruno Guglielminetti: [1:37] 13h Montréal. Jérôme Colombain: [1:38] 13h Montréal. Bruno Guglielminetti: [1:39] Je m'en souviens comme c'était hier. Jérôme Colombain: [1:41] Tu es privilégié quand même. Bruno Guglielminetti: [1:44] Non, mais à un moment donné, il faut avoir des avantages à vivre en Amérique du Nord. Jérôme Colombain: [1:47] Ben oui, oui. Nous, il a fallu qu'on veille et tout pour préparer tout ça. puis en plus alors vu le mois de septembre qu'on a je sais pas toi mais petite parenthèse mais c'est de la folie ça démarre sur les chapeaux de roue moi j'en peux plus Bruno Guglielminetti: [2:01] C'est quoi ton message au gens qui communiquent avec toi. Jérôme Colombain: [2:04] ? oui alors je voudrais passer un message s'il vous plaît à tout le monde les gens qui organisent des événements les marques de tech les services de communication etc ne vous inquiétez pas il y aura également un mois d'octobre et un mois de novembre et un mois de décembre donc on peut étaler si vous voulez les événements c'est pas la peine de faire 5 conférences de presse, 12 keynotes par semaine. Vous voyez ? Voilà. Bruno Guglielminetti: [2:24] Et c'est vrai qu'il y a beaucoup. Jérôme Colombain: [2:25] Il y a beaucoup de choses. Bon, c'est bien. Apparemment, ça passionne parce qu'il y a aussi beaucoup d'auditeurs pour nos podcasts en respectif. Donc, à propos de Keynote, première Keynote du nouveau patron d'Apple, John Ternos. Avant de parler de l'iPhone, j'aimerais bien avoir ton avis sur la forme. Qu'est-ce que tu as pensé de cette Keynote? Bruno Guglielminetti: [2:44] C'est exactement ce sur quoi j'allais être lancé, mais bon. Écoute, je pense que si on parle de chorégraphie, parce qu'il y a toujours cette ouverture, une fois que l'animation est passée, après il y a le grand patron qui rentre sur place. Et je pense qu'avoir eu la capacité de mesurer, je pense qu'il faisait le même parcours que Tim Cook faisait auparavant, avec les mêmes mouvements, je pense que c'était la même phrase qu'il disait. J'avais l'impression, on aurait changé la tête, et j'aurais eu l'impression de voir une vieille présentation. Jérôme Colombain: [3:18] Exactement. Je suis entièrement de ton avis. C'était un clone, mais dès les premières secondes, c'était désagréable. parce que Tim Cook a fait une apparition. Bruno Guglielminetti: [3:29] Ça, c'était un chouette. Jérôme Colombain: [3:31] Ça, c'était mignon. Ça, c'était sympa. Il a fait coucou, machin et tout. Non, ce n'est pas moi. Bruno Guglielminetti: [3:35] C'est pas moi, c'est celui qui suit. Jérôme Colombain: [3:36] Voilà. Et derrière, qu'est-ce qu'on voit ? Exactement le même genre de mec, la même pose, la même posture. Tu sais que leur manière de se tenir sur scène... Bruno Guglielminetti: [3:45] Ah oui, mais c'est préparé, ça. Jérôme Colombain: [3:46] C'est préparé, bien évidemment. Mais c'est plus que préparé, c'est codifié. Oui. C'est-à-dire que ça répond à des règles très précises pour capter l'attention, parce qu'il y a des gens, spontanément, ils vont trop gigoter, ils vont danser d'un pied sur l'autre, d'autres qui vont être trop statiques, etc. Donc, ils sont coachés avec les mêmes règles. On leur explique, voilà, vous tenez les pieds légèrement écartés, les mains à hauteur des côtes, à peu près, et puis vous bougez le strict minimum. C'est pour ça que c'est tout. On a l'impression que c'est des robots. Ils sont tous pareils. Et après, je suis d'accord avec toi, c'était un clone, quoi. tout, le vocabulaire, la façon de parler, le phraser... C'est assez décevant parce qu'on s'attendait à du renouveau quand même. Bruno Guglielminetti: [4:32] Mais tu vois, moi, je suis quand même moins saver que toi parce que je me dis que c'est son premier. Il faut lui laisser un an derrière le volant. Il sera patron. Il aura mis en place des choses qu'il voulait faire. Je suis certain qu'au prochain keynote, il va être meilleur. C'est un peu casse-gueul. Jérôme Colombain: [4:48] Mais ce n'est pas qu'il n'était pas bon. Ce n'est pas qu'il n'était pas bon. Il était totalement dans les codes, dans les clous. Bruno Guglielminetti: [4:54] Mais il était trop à Paul. Oui, mais il va falloir qu'il trouve sa personnalité là-dedans. Voilà. Jérôme Colombain: [4:57] Mais c'est bizarre que, d'ailleurs, pour une première prise de parole, mais même tout le staff n'ait pas décidé de faire un truc un peu différent. Alors, je ne sais pas, ils voulaient rassurer. Bruno Guglielminetti: [5:06] Ah non, mais on avait vraiment l'impression qu'à la dernière minute, ils ont dit « Non, c'est toi qui vas le faire. » Parce que sinon, tout le reste, c'était la même chose que presque les mêmes décors, les mêmes endroits, la même présentation. Jérôme Colombain: [5:21] Alors, tu as vu, les décors, quand même, ils ont fait très fort sur le côté très hollywoodien, j'ai trouvé. Oui. Bruno Guglielminetti: [5:28] Et ça, tu vois, ça me rappelle des lancements des premiers modèles, pas des premiers modèles, mais des modèles où on commençait à faire du cinéma. On avait été tournés là-dessus, puis ça a été la même chose. Google a repris ça après sur des lancements. Et là, on joue beaucoup à la Hollywood. Jérôme Colombain: [5:43] Oui, il y avait même un plateau qui se déroulait dans un studio, enfin, devant les hangars. Bon, c'était amusant avec, tu voyais, des comédiens en costume derrière, c'est complètement anachronique. Mais bon, ce n'est pas de la tech, quoi. Ce n'était pas un lancement d'une marque de cinéma. Enfin, oui, il y a Apple TV, mais... Bruno Guglielminetti: [6:01] Oui, mais on s'entend qu'on est beaucoup plus dans le lifestyle, dans ce type de présentation-là, qu'autre chose. Jérôme Colombain: [6:07] Bon, donc on était vraiment quelque chose de très conventionnel, tellement conventionnel qu'il nous a fait le coup du one more thing. Oui, c'est-à-dire que toute la première partie était… Mais sans aucune émotion. Mais non, zéro. Bruno Guglielminetti: [6:19] Mais c'était déjà, tu sais, c'est pas « and one more thing ». Ah oui, il faut que je le dise, « and one more thing ». Il n'y avait rien. Jérôme Colombain: [6:28] C'est quoi le texte déjà? Ah oui, OK, c'est ça que c'est là que je le dis. Bruno Guglielminetti: [6:31] Mais tu sais, Steve Jobs avait toujours un petit sourire dans le coin. Il jouait avec la salle, il y avait quelque chose. Jérôme Colombain: [6:37] Après, on parlera vraiment du produit, mais dis-moi si tu penses la même chose, c'est-à-dire qu'on a l'impression quand même, et là, je vais faire vieux con, mais du temps de Steve Jobs, c'était lui le boss, c'était lui qui donnait la patte. Et depuis, et là encore plus, là, tu sens qu'il y a un cahier des charges, le cahier des charges de l'équinole, tu as une batterie de mecs derrière, tu as un staff monstrueux, il doit y avoir un chef d'équinole, tu as un chef de tout, et c'est comme ça que ça se passe. Et les speakers ne sont vraiment que des personnages qui font ce qu'on leur dit de faire et pas plus, quoi. Bruno Guglielminetti: [7:15] Oui, mais j'ai l'impression que c'est une question d'aura par rapport à ces gens-là, mais c'est aussi, ça a changé. Au même moment où Steve Jobs faisait ce genre de keynote où de temps en temps il y avait quelqu'un qui rentrait dans la scène, il repartait aussi vite, on ne sentait pas que c'était le centre de la présentation. Bill Gates, tu souviens-toi des présentations qu'il faisait au CRS. Il arrivait sur la scène un peu comme aujourd'hui le patron d'NVIDIA. C'est comparable. On a les deux extrêmes. Alors, tu as celui qui est là pour dire, « Bonjour, voici mon équipe. » Ça, c'est ce qu'on fait chez Apple. Puis, tu as l'autre côté, tu as le patron d'NVIDIA qui dit, « Moi, je vais vous montrer dans toute l'évolution. » Puis, de temps en temps, je vais peut-être les inviter. Un peu comme Gates et Jobs faisaient à l'occasion. Jérôme Colombain: [8:00] C'est vrai, tu as raison. En fait, Jian-Tian Long fait des keynotes à l'ancienne. Apple fait des keynotes post-Covid, parce que tout ça, c'est né avec le Covid. Les keynotes totalement en vidéo, enregistrés et tout. Ce qui doit être très sécurisant, très rassurant pour eux, parce qu'il ne peut rien se passer. Il n'y aura pas de surprise. Mais du coup, ce n'est pas terrible. Bruno Guglielminetti: [8:18] Puis tu vois, on ne peut pas dire que c'est parce qu'Apple va être sûr de bien contrôler et que ça soit très léché pour aller avec l'image de la marque. Parce que ce que le patron d'NVIDIA fait comme présentation, Wow! Avec les écrans qui sont immenses, il y a des décors qui changent pendant la présentation, il y a des robots qui apparaissent. À un moment donné… Ça marche aussi bien. Jérôme Colombain: [8:39] En fait. Oui. Bruno Guglielminetti: [8:40] Pour te citer l'effet, wow, il est là dans les présentations d'NVIDIA et on le sent moins chez Apple. Jérôme Colombain: [8:49] Bon, alors, venons-en aux fêtes quand même. Bruno, est-ce que tu vas craquer pour l'iPhone du haut? Bruno Guglielminetti: [8:56] Non. Jérôme Colombain: [8:58] Salut, à la semaine prochaine. Bruno Guglielminetti: [9:01] Non, non. Jérôme Colombain: [9:02] Ah, tu n'as pas été séduit. Ça t'a pas vu. Oui, mais alors, parce que toi, tu as déjà un Pixel Duo, là, c'est ça? Bruno Guglielminetti: [9:09] Un Pixel Duo, non. Un Pixel Fold 11, oui. Non, mais écoute, moi, je te dirais que c'est pas... Moi, le format en partant ne m'arrange pas du tout. Jérôme Colombain: [9:22] Ah, ça ne te plaît pas, ce format portefeuille, donc plus petit. Bruno Guglielminetti: [9:25] Non, parce que j'ai l'impression d'avoir un mini, mini iPad dans les mains. Jérôme Colombain: [9:28] Oui. Bruno Guglielminetti: [9:29] C'est la même réaction que j'ai eue avec le Fold 8 de Samsung. À un moment donné, si j'ai une tablette, j'en ai une tablette. Jérôme Colombain: [9:35] Non, mais c'est plus petit qu'une tablette quand même. Bruno Guglielminetti: [9:37] Oui, c'est ça, mais c'est une mini, mini tablette. Alors, à un moment donné, je me dis, tant qu'à avoir un téléphone pliant ou pliable, j'aime autant avoir un grand format qui me donne vraiment de l'espace et qui me permet de travailler sur des applications. Moi, j'ai hâte de voir quelqu'un qui va acheter ça et qui va dire « Ah, je vais l'utiliser pour travailler. » Je m'excuse, mais c'est des cas. Imaginez un carré, là. Ce n'est même pas le format de passeport. C'est plus petit qu'un format de passeport. Vous allez avoir un carré d'un côté, un carré de l'autre. Vous allez être tanné parce que vous n'aurez pas assez d'espace pour tout voir une page. Et puis, votre page de texte, ça va être tout petit à côté. C'est ridicule. Jérôme Colombain: [10:16] Ah oui, comment il casse le truc, là. Oui. Bruno Guglielminetti: [10:18] Mais bon, quelqu'un qui est hyper Apple et qui est dans l'écosystème et qui est prisonnier de cet endroit-là, tant mieux. C'est leur planche de salut s'ils veulent aller ailleurs que d'avoir le bon vieux iPhone. Jérôme Colombain: [10:31] Mais non, on n'est pas prisonnier. On est... C'est pas pareil. Ha! Ha! Ha! Ha! Je dis « on ». Bon, enfin, quand même, ils ont, en tout cas, ils ont mis le temps, parce que ça fait des années que c'était en préparation. Voilà. Et c'est amusant parce qu'il y a eu des fuites juste avant. Le fameux Marc Gurman de Bloomberg a tout lâché. Il est tellement fort. Incroyable. Mais il est tellement fort. Bruno Guglielminetti: [10:53] À tous les jours, il sort quelque chose de là-bas. Jérôme Colombain: [10:56] Ouais. Bruno Guglielminetti: [10:56] Et il doit, ou il est personne à non grata chez Apple, mais tout le monde se fait un méchant plaisir à lui donner de l'info. Ouais. Ou sinon, il est vraiment bien branché avec les gens des communications et on lui envoie de l'information. À tous les jours, il écrit. Jérôme Colombain: [11:09] Franchement, la question se pose aujourd'hui. Est-ce que ce sont des vraies fuites parce qu'il est en cheville avec des ingénieurs qui, à mon avis, n'ont pas intérêt à se faire choper et qui lui balancent toutes les infos? Ou bien, est-ce que c'est des fuites organisées de la part d'Apple? Bruno Guglielminetti: [11:24] Parce que c'est rare. Moi, je le lis vraiment, je le consomme à tous les jours. Et c'est très rare qu'il y ait des informations négatives par rapport à Apple. Jérôme Colombain: [11:31] Très, très rare. C'est vrai. Il n'y a pas d'informations négatives. Après, bon, sa force, c'est ça. Notamment sur X, il balance toutes les infos avant qu'on les ait. Et la veille de la keynote, il a tout donné. Bruno Guglielminetti: [11:45] Il a sorti le programme. Jérôme Colombain: [11:47] Il a sorti le programme, il a dit, voilà, donc ça ne va pas s'appeler l'iPhone Ultra, ça va s'appeler l'iPhone Duo. Ce sera un format portefeuille. Il y aura ceci, cela, etc. Nouvelle interface, multitâche, truc bidule. Le prix, il a annoncé le prix, 2000 dollars. Bruno Guglielminetti: [12:03] Ah là, écoute, c'est fou. Jérôme Colombain: [12:04] Oui. Bon, chez nous, 2000 $, ça fait presque 2400 €. Bruno Guglielminetti: [12:08] Oui, chez nous, ça fait 3000 $. Jérôme Colombain: [12:10] 3000 $? Oui. Ah oui. Bruno Guglielminetti: [12:12] Ça, c'est le modèle de base. Ce n'est pas celui à 4700 $. Non, mais ça, c'est ridicule. Jérôme Colombain: [12:18] Nous, ça fait 4700 $ chez vous? Oui. Oui, mais dollars canadiens. Bruno Guglielminetti: [12:21] Oui. Donc, on se retrouve. Oui, mais chez nous, on est en dollars canadiens. Jérôme Colombain: [12:24] Et là, tu parles TTC ou... Bruno Guglielminetti: [12:26] Sans taxes, oui. Avant les taxes. Jérôme Colombain: [12:28] Avant les taxes? Oui. Bruno Guglielminetti: [12:30] Ah non, écoute, c'est... On est devant, et c'est pour ça que j'ai hâte de voir ça va être quoi la réception, mais on est devant un cas de Vision Pro. Jérôme Colombain: [12:39] Oui, ce n'est pas faux. Bruno Guglielminetti: [12:40] Parce que c'est cher en petits... Jérôme Colombain: [12:44] C'est le prix du Vision Pro. Oui. On est du côté des 4000. En France, le plus gros, donc avec 2 T de mémoire. Bruno Guglielminetti: [12:54] Ça vient combien? Jérôme Colombain: [12:55] 3008. On n'est pas à 4000. 3800 euros. Bon, ce n'est pas celui qui se vendra le plus, mais quand même. Donc, ce que je voulais dire, c'est qu'ils ont mis le temps, d'accord. Il y a eu beaucoup de recherches. Grâce à Mark Gurman, on a appris qu'en fait, Tim Cook, il pensait depuis 2019. Et c'était le bébé de Tim Cook. Oui, c'est ce qu'il avait l'air de dire. C'est qu'en fait, c'était vraiment un souhait de Tim Cook. C'est-à-dire qu'en 2019, Tim Cook est allé en Asie. Il a vu, notamment, c'était Samsung qui venait de sortir son Galaxy Fold. C'était le premier. C'est Samsung qui a... Moi, je me souviens, c'était encore avant, on commençait à dire, on voyait sur les salons à Barcelone des écrans OLED souples. Bruno Guglielminetti: [13:39] Oui, puis on les voyait. C'est ça, qui disparaissait, qui rentrait. Jérôme Colombain: [13:42] Voilà, les écrans OLED souples sont là. Donc, les smartphones pliants vont arriver. 2019, Samsung sort son Fold. Tim Cook est en Asie. Il voit ça. Il trouve ça génial. Il rentre et dit Apple doit faire un pliant. Il aura fallu presque, pas dix ans, mais quoi, sept ans, quoi, pour arriver à, pour y aller. Donc, ça fait sept ans qu'ils sont dessus. Et c'est amusant parce que, voilà, c'est un peu l'héritage de Tim Cook, en fait. Bruno Guglielminetti: [14:14] Ce sera vraiment son dernier produit. Jérôme Colombain: [14:17] Oui, son dernier produit. Bruno Guglielminetti: [14:17] Un peu comme l'Apple TV de Steve Jobs. Jérôme Colombain: [14:20] Oui, c'est ça. Mais présenté par John Ternus. Bruno Guglielminetti: [14:23] Oui. Jérôme Colombain: [14:24] Honnêtement, ils ont bien réussi leur coup. Le truc a l'air superbe en termes de design. Tu as vu ce système de transparence? Bruno Guglielminetti: [14:33] Ce que je trouve beau graphiquement, c'est l'interface quand on ouvre le téléphone et quand on ferme le téléphone. Pour utiliser des téléphones pliables depuis un moment, les autres téléphones, tu les ouvres, les écrans sont là du moment que tu ouvres un peu. Là, tu as l'impression qu'avec l'audio, ça s'étale c'est le rendu vidéo. Jérôme Colombain: [14:56] Si c'est une photo, elle s'agrandit doucement. Bruno Guglielminetti: [14:59] Il y a une fluidité dans le mouvement. Jérôme Colombain: [15:00] Il y a une fluidité. Et puis, cette espèce d'effet de transparence. Tu as vu? Quand tu ouvres le truc, l'écran de gauche, au début, est flou. Bruno Guglielminetti: [15:11] C'est ça, c'est justement ça dont je te parle. Jérôme Colombain: [15:13] Oui, c'est ça. En fait, tu as l'impression que sur le premier écran, tu vois ce qu'il y a sur le deuxième. C'est très, très, très joli. Bruno Guglielminetti: [15:21] Non, c'est très Abel. Ça, c'est bon. Jérôme Colombain: [15:24] Ça, c'est du Apple. Voilà, 10 points pour le design, pour cet aspect-là du design. Moi, je donnerais 10 points aussi, apparemment, ou un point, enfin, ça dépend comment on compte. Bruno Guglielminetti: [15:36] En euro ou en canadien. Oui. Jérôme Colombain: [15:38] Le gros défi aussi, c'est la pliure. Bruno Guglielminetti: [15:41] Oui, on va le voir avec le temps. Jérôme Colombain: [15:43] On va le voir avec le temps, mais d'entrée de jeu, on voit bien si elle est visible tout de suite ou pas. Or, si l'écran est allumé, la plupart du temps, c'est quasiment invisible. Bruno Guglielminetti: [15:56] Oui, mais je te dirais que maintenant… Visiblement invisible. Oui, mais on va dire transparent. Mais dans le cas de Pixel et dans le cas de Samsung, maintenant, c'est ça aussi. Jérôme Colombain: [16:07] Oui, c'est ça. Bruno Guglielminetti: [16:08] Même Huawei, on s'entend. Jérôme Colombain: [16:10] Ben, ouais, elles sont aussi... Oui. Elles sont vraiment... Bruno Guglielminetti: [16:14] En tout cas, je regarde... Dans le cas de Huawei, je te parle du dernier modèle qu'ils ont sorti, à trois volets. Jérôme Colombain: [16:21] Ah oui, oui, je l'avais vu, celui-là. C'est vrai, on voit presque plus rien. Bruno Guglielminetti: [16:25] Et même en angle, on voit presque plus rien. Jérôme Colombain: [16:27] Ouais. Bon, ils ne pouvaient pas faire moins, de toute façon. Je veux dire, arrivant après les autres, c'est vrai qu'il y a eu d'autres modèles... Bruno Guglielminetti: [16:33] Après sept ans de travail... Jérôme Colombain: [16:34] Ils ne pouvaient pas être en deçà de ce qui existe aujourd'hui. Voilà. bon après moi il y a une petite chose que je regrette je ne sais pas toi mais bon déjà au niveau appareil photo en fait l'appareil photo est moins bon que celui de l'iPhone 18 du coup ça va être un vrai dilemme quoi si tu veux choisir toi tu t'en fous tu n'as pas du tout l'intention de l'acheter mais je pense que les consommateurs ils vont vraiment se poser la question soit ils prennent le 18 Pro ou le 18 Pro Max qui est une bombe atomique forcément oui mais Bruno Guglielminetti: [17:05] Tu as vu la différence de prix entre le Pro et le Pro Max c'est ridicule. Pourquoi tu prendrais le petit modèle, moi je le connais en dollars, mais à 150 $ de plus, et tu as un appareil qui est plus puissant, qui est plus fort, des caméras mieux embarquées. Jérôme Colombain: [17:22] Oui, mais tu as des gens qui préfèrent peut-être avoir un smartphone plus compact. Moi, c'est ce que j'ai fait, c'est le choix que j'avais fait avec l'iPhone Air. Bruno Guglielminetti: [17:28] Oui, bien toi, c'est le Air. D'ailleurs, pas question du Air, hein. Jérôme Colombain: [17:31] Non, c'est vrai. Pour l'instant, pas question du R. Bruno Guglielminetti: [17:35] Non, mais... Non, mais ils le gardent au début de l'année 2027. Jérôme Colombain: [17:39] Bien sûr, mais quelque part, l'iPhone Duo, c'est un peu comme on l'avait dit à l'époque, c'est deux iPhone R côte à côte, quasiment en termes d'épaisseur, etc. Bruno Guglielminetti: [17:48] Sur lequel on a pris un marteau, puis on a baissé l'écran. Jérôme Colombain: [17:51] Oui, voilà. Mais ça va être un problème pour... Oui. Voilà, je pense que les gens vont se dire, OK, moi, je veux l'iPhone Duo. Ah, mais zut, il est moins bon en photo que l'iPhone 18. Il y a des choses qui sont un peu déclassées par rapport à l'autre. Bruno Guglielminetti: [18:11] Cet appareil-là, c'est fait pour des gens qui vont l'utiliser pour le travail, mais pas pour la création. C'est très lifestyle comme appareil. Jérôme Colombain: [18:21] Pour la création, c'est-à-dire pour faire des photos, des vidéos, tu veux dire ? Bruno Guglielminetti: [18:24] Oui, non. Jérôme Colombain: [18:25] Pourtant, il y a un truc que j'ai trouvé génial. C'est ce système qui permet de prendre une photo. Donc, tu prends quelqu'un en photo, tu ouvres l'écran. Donc, toi, en tant que photographe, tu vois la personne sur l'écran. Mais elle aussi, elle se voit sur l'écran de devant, comme pour un selfie. Bruno Guglielminetti: [18:40] Oui, ça, c'est malin. Tu le retrouves sur d'autres appareils. Jérôme Colombain: [18:43] Tu sais, moi, je pense à tous les pauvres maris qui se font martyriser par leur femme l'été parce qu'elle leur dit « Prends-moi en photo, prends-moi en photo ! » Puis le mari, il en a ras-le-bol. Moi, j'avoue, c'est du vécu. Bruno Guglielminetti: [18:54] Écoute, tu dis ça, puis j'ai vu ça il y a deux mois au Festival de Jazz de Montréal. Et il y avait presque une bataille de couples. Ah, c'est vrai. Le pauvre monsieur, il devait prendre des photos et il coupait toujours la tête de la dame. Puis là, il faut quand même pas être fort pour couper la tête de quelqu'un. Il a fait trois photos et c'était toujours la tête coupée. Jérôme Colombain: [19:13] Voilà, mais là, ça n'arrivera plus parce que madame, elle pourra se voir sur l'image. Elle va dire, non, mais monte, non, mais tourne, machin et tout. OK, d'accord. Donc, ça, c'est plutôt pas mal quand même. Donc, c'est pour ça que tu dis pas pour les créateurs. Bruno Guglielminetti: [19:28] Je ne sais pas. Oui, mais ça, c'est pour un couple. Mais un créateur de contenu sérieux, il va aller beaucoup plus avec le 18 max. Jérôme Colombain: [19:37] Peut-être. Il y a un autre truc que je regrette beaucoup, mais alors vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup, c'est la disparition du Face ID, c'est-à-dire le déverrouillage par reconnaissance faciale. Bruno Guglielminetti: [19:47] C'est du compromis, hein ? Jérôme Colombain: [19:48] Oui, c'est complètement du compromis. Parce que c'est remplacé par un Touch ID sur la tranche. Donc, on revient au système de l'empreinte digitale. OK, sur le bouton latéral, c'est peut-être mieux, mais ça, c'est casse-pillé. Parce que le Face ID, c'est vraiment bien. Je veux dire, tu as ton truc qui est posé sur ton bureau, tu reçois un message, tu te penches un peu dessus, Bruno Guglielminetti: [20:10] Il te reconnaît, il l'ouvre. Jérôme Colombain: [20:12] Ça, pour moi, c'est une vraie régression, je trouve. Bruno Guglielminetti: [20:14] Mais il faut voir, peut-être, on pourra le mettre, parce que là, tu as la possibilité. si tu as un Apple Watch de te faire reconnaître avec ça, peut-être que... Jérôme Colombain: [20:22] Ah ouais, pas bête. Bruno Guglielminetti: [20:23] Peut-être. Pardon, tu allais dire? Jérôme Colombain: [20:25] Oui, j'allais dire, il y a encore un troisième truc, moi, que je regrette beaucoup, beaucoup. Et je trouve que là, Apple nous aurait vraiment surpris Ce serait pour le déplier, qu'il y ait un système automatique. Plutôt qu'on ait besoin de le déplier avec les mains. Mais non, mais c'est vrai. Un bouton qui permet de l'ouvrir d'une seule main. C'est-à-dire que tu as le... Bruno Guglielminetti: [20:46] C'est un bouton que tu retrouves sur ton ordinateur. Tu appuies, le téléphone il saut. Jérôme Colombain: [20:50] Et je touffle, il saut. Non, non, mais tu vois ce que je veux dire. C'est-à-dire que, parce que là... Bruno Guglielminetti: [20:54] Mais là, tu amènerais des composantes mécaniques. Ça serait plus complexe. Jérôme Colombain: [20:57] Alors, j'ai réfléchi. Et d'ailleurs, je vais proposer le projet à Apple. Bruno Guglielminetti: [21:02] T'es sûr que tu veux nous en parler? Jérôme Colombain: [21:04] Ouais. Non, mais des composantes mécaniques, t'es pas obligé... Oui, t'es pas obligé de faire un truc motorisé, par exemple, mais tu peux faire juste un système... Bruno Guglielminetti: [21:11] Un petit système pneumatique. Jérôme Colombain: [21:12] Comme un cran de pouf! Comme un... Un pneumatique. Non, mais comme un cran d'arrêt, tu sais, une espèce de ressort. En fait, t'appuies sur un bouton, ça déverrouille et je tourne le truc. Bruno Guglielminetti: [21:23] Ouais, puis le jour où ça fonctionne plus, le petit ressort, il te parle dans le visage de quelqu'un d'autre. Jérôme Colombain: [21:27] Bon, arrête. Si Apple sait pas faire des ressorts, c'est la fin du monde. Bruno Guglielminetti: [21:30] Ils ne sont pas reconnus pour leur ressort. Jérôme Colombain: [21:33] Ce n'est pas leur cœur de métier, je te l'accorde. Franchement, ça aurait été bien. C'est dommage. Je ne sais pas s'ils y ont pensé ou pas. Bruno Guglielminetti: [21:43] Non, je pense que ça, il faut que tu leur dises. Jérôme Colombain: [21:44] Moi, je pense qu'il faut que je leur dises. Ils sont passés à côté de quelque chose. Je vais envoyer un mail à Tim Cook. De toute façon, j'ai son mail. Bruno Guglielminetti: [21:53] Directement à le président du conseil d'administration? Jérôme Colombain: [21:56] Oui, John. Je vais lui dire, franchement, il y a un truc que vous avez oublié c'est ça c'est un petit bouton pour ouvrir le téléphone bon enfin voilà tout ça pour 3 300 euros Bruno Guglielminetti: [22:08] Mais là on n'a pas parlé du nom du téléphone. Jérôme Colombain: [22:13] Ouais le duo ouais Je sais ce que tu vas dire. Enfin, peut-être. Vas-y. Bruno Guglielminetti: [22:19] Parce que moi, je te ramène au début des années 2000. Jérôme Colombain: [22:23] Oui. Bruno Guglielminetti: [22:23] Il y a Microsoft. Jérôme Colombain: [22:26] Exactement. Bruno Guglielminetti: [22:27] Et ça n'a pas été un beau succès. Non, tout à fait. Et je ne sais pas pourquoi ils ont repris ça. Ça a même été à un moment donné, en 2016, c'était un logiciel de vidéoconférence de Google qui a planté, qui n'a pas fonctionné. Pourquoi du haut? Il y a tellement d'autres beaux noms que j'aurais pu donner. Jérôme Colombain: [22:46] On parlait de folio. Ça aurait été joli. Bruno Guglielminetti: [22:48] Ça aurait été beau. Jérôme Colombain: [22:49] Ça aurait été très joli. Bruno Guglielminetti: [22:50] Oui. Jérôme Colombain: [22:51] Ultra, bon, c'était pas obligé. Mais non, mais c'est vrai, je suis entièrement d'accord avec toi. Bruno, on est trop souvent d'accord. C'est un peu pénible. Mais franchement, Apple qui prend un nom qui a déjà été utilisé par Microsoft, franchement, c'est un peu la loose. Bruno Guglielminetti: [23:06] Pour le même type de produit, on s'entend. Jérôme Colombain: [23:09] Voilà. Ça, plus l'absence de boutons pour l'ouverture automatique. Non, en fait, tu as raison, il est nul. Bruno Guglielminetti: [23:15] Jérôme, pour toutes ces bonnes raisons, moi, je t'invite sérieusement à envisager le Pixel 11 Fold. Jérôme Colombain: [23:23] Ben oui, mais tu sais que tu me fais envie, là. Bruno Guglielminetti: [23:26] Puis en plus, il est moins cher. Jérôme Colombain: [23:30] Ouais, OK. Mais ça, c'est pas un problème, Bruno. Bruno Guglielminetti: [23:35] Non, ça, je sais. De toute façon, les gens se douche-culent pour venir te voir. Jérôme Colombain: [23:38] On va pas parler d'argent non plus. Enfin, je veux dire, ça n'a aucun intérêt. Bruno Guglielminetti: [23:43] C'est pas le sujet. Jérôme Colombain: [23:45] Non mais en revanche on peut parler d'interface et de système excuse-moi bien sûr il est sûrement formidable le pixel moi je suis peut-être prisonnier ou en tout cas invité permanent résident de iOS et j'ai un peu de mal parce que voilà quand par ailleurs t'es sur Mac t'es sur Apple Watch etc ben l'écosystème. Bruno Guglielminetti: [24:06] Oui, mais tout est compatible maintenant avec ça. J'en suis la preuve. Oui, bien sûr. J'ai un Mac Studio sur lequel je travaille, mais il n'y a rien qui m'empêche. J'ai des iPads, mais il n'y a rien qui m'empêche d'utiliser mon pixel. Jérôme Colombain: [24:20] Non, mais moi, en plus, je... Bruno Guglielminetti: [24:21] Parce que tout se communique maintenant. Jérôme Colombain: [24:23] Oui, oui, c'est sûr. J'ai eu une période Windows. Bruno Guglielminetti: [24:26] Je le sais. Jérôme Colombain: [24:27] Il y a très longtemps et elle était très, très longue. Bruno Guglielminetti: [24:31] Bon, Oh! Jérôme Colombain: [24:32] Et justement, attends, on va parler d'autre chose parce que, ah oui, on a fait 20-25 minutes, là, 20 minutes sur Apple. Bruno Guglielminetti: [24:37] On est à la fin du monde quand même, là, qui préoccupe. Jérôme Colombain: [24:40] Non, mais justement, tu parlais de Pixel, c'est intéressant, c'est-à-dire, c'est un coup d'œil sur la concurrence quand même. Parce que du coup, il y en a plusieurs maintenant des smartphones pliants et il y en a plusieurs dans ce format-là. Bruno Guglielminetti: [24:51] Oui. Et probablement que les gens qui seraient les plus intéressés à ce type de format-là, moi, je les inviterais sérieusement à considérer le Samsung Fold 8 et que j'ai eu dans les mains pendant un bon mois. Vraiment intéressant. D'ailleurs, le format, un peu comme tu disais, le format du Duo d'Apple, c'est un format portefeuille. Celui de Samsung, c'est un format passeport, mais vraiment de la grandeur d'un passeport, tandis que le Pixel de Fold, bien là, on est vraiment dans un téléphone traditionnel, mais qui a deux volets, qui a deux écrans. Mais il est tellement mince dans cette édition-ci que moi, souvent, j'oublie que j'ai un deuxième écran pour l'ouvrir. Puis je dis « Ah, c'est vrai, je peux ouvrir. » C'est vraiment… Quand tu le regardes, c'est de la taille d'un iPhone d'une certaine époque. Jérôme Colombain: [25:49] D'accord. Et puis, il y a un autre pliant au format portefeuille, c'est Xiaomi. Il l'a présenté deux jours avant la KinoTap. Bruno Guglielminetti: [25:58] Ils sont partis dans le... Jérôme Colombain: [26:01] Le Xiaomi 18 Fold. Non, mais qui peut cartonner, parce que je crois qu'il est forcément beaucoup moins cher, mais je n'ai pas le prix sous les yeux. Mais il est plus lourd, apparemment, que le Z Fold 8. D'ailleurs, l'iPhone du haut est plus lourd aussi que le Samsung. Bruno Guglielminetti: [26:18] – Oui, bien, tu as vu, il y a commencé à y avoir des experts qui se préoccupaient de la santé des utilisateurs du futur du haut. Jérôme Colombain: [26:25] – Oui, c'est drôle, ça. Bruno Guglielminetti: [26:27] – Hé, dis donc, il y a un truc dont on n'a pas parlé, mais je veux t'entendre là-dessus. – Oui. l'intelligence artificielle, Siri et AI. Jérôme Colombain: [26:37] Ben voilà. OK, c'est super. Bruno Guglielminetti: [26:40] Mais mettons le clou. Jérôme Colombain: [26:42] Tu peux, ouais, tu enfonces le clou. Effectivement, ils ont présenté ça, c'était l'ouverture de la keynote, super Siri, encore plus contextuel, encore plus fort, etc. Et qui va parler français, donc qui va faire le bonheur des Québécois. Bruno Guglielminetti: [26:56] Oui. Jérôme Colombain: [26:57] Mais pas des Français. Bruno Guglielminetti: [26:57] Pas des Européens, ben non. Jérôme Colombain: [26:59] Et pas des Européens. Bruno Guglielminetti: [27:00] Non. Jérôme Colombain: [27:01] Parce que effectivement, ça ne sortira pas en Europe, c'est clair et net. Donc là, je pense qu'on peut dire que la rupture est consommée entre Apple et l'Union européenne, c'est mort. Bruno Guglielminetti: [27:10] Moi, quand j'ai vu ça, je trouve ça aberrant. Jérôme Colombain: [27:13] C'est fou. On sait qu'il y a un bras de fer pas possible entre Apple et l'Union européenne et chacun campe sur ces trucs. Il n'y en a aucun qui veut baisser la garde et voilà. Donc, on l'a dans l'os. Bruno Guglielminetti: [27:29] Puis sinon, tu vois, les démonstrations, moi je le regardais, c'était comme, c'était des démonstrations, mais je sais, prends-moi que c'est parce que je dois avoir une petite part de moi qui est méchant, mais je me disais... Jérôme Colombain: [27:41] Mais non, qui est critique et éclairée. Bruno Guglielminetti: [27:43] Non, mais je les regardais dans leur présentation cette semaine, puis je me disais, oui, mais il y a deux ans, vous nous avez fait le même coup, mais c'est jamais sorti. Oui, c'est vrai. C'est ça qui m'embête un peu. Jérôme Colombain: [27:55] Là, on espère pour eux que ça va sortir. On espère pour vous, chers amis québécois parce que nous Tintin Bruno Guglielminetti: [28:02] Je t'en reparlerai. Jérôme Colombain: [28:04] Ouais tu me raconteras tu me raconteras Bruno, tout autre sujet absolument essentiel, voire existentiel cette semaine. Je crois que maintenant, les choses sont claires. On va tous mourir. Bruno Guglielminetti: [28:23] Ça, ça fait longtemps qu'on le sait qu'on va tous mourir. Jérôme Colombain: [28:26] Oui, mais séparément. Tandis que là, ça pourrait être tous ensemble, grosso modo, à cause de l'intelligence artificielle. Bruno Guglielminetti: [28:34] Et là, c'est confirmé. Jérôme Colombain: [28:35] Enfin, c'est confirmé. Je vais peut-être un peu vite en besogne quand même. Bruno Guglielminetti: [28:40] Non, non, mais écoute, au nombre de témoignages qui sont sortis cette semaine, c'est l'armageddon annoncé. Jérôme Colombain: [28:46] Alors, c'est panique à bord. Tout le monde y va. En fait, ce qui a mis le feu aux poudres, c'est le témoignage d'un certain Jacob Coxon. Monsieur Jacob Coxon, qui travaillait chez Anthropique et qui a aussi travaillé chez OpenAI et qui vient de claquer la porte et qui a fait un long thread sur X, évidemment, parce que c'est toujours que sur X que ça se passe. Bruno Guglielminetti: [29:05] C'est là où, quand on parle, quand on travaille en IA, c'est là où on va. Jérôme Colombain: [29:09] Exactement. Et pour expliquer qu'il partait parce qu'il n'en pouvait plus, parce que vraiment, c'est très dangereux. L'IA va trop loin, va aller trop loin, on ne sait pas l'arrêter, etc. Donc, c'est très, très grave. Là-dessus, il y a eu une autre mise en garde d'une autre personne qui s'appelle Ivan Ubinger, qui travaille également chez Anthropik, du côté de la sûreté et qui a enfoncé le clou en disant « Oui, oui, nous croyons très certainement qu'il y a 10% de chances pour que l'IA détruise l'humanité dans la décennie ». Alors, je ne sais pas comment c'est chez toi, mais chez nous, ici, les médias ont pas mal fait l'écho de ces trucs-là. Ça fait beaucoup de bruit, c'est normal. Tout ce qui fait peur, ça fait vendre. Enfin, ça fait du papier, j'allais dire, ou en tout cas, ça fait des articles. Bruno Guglielminetti: [30:02] Ça fait vendre, oui. Jérôme Colombain: [30:03] Ça fait vendre. Voilà, donc ce n'est pas nouveau, ça. Il y a eu d'autres mises en garde aussi. Il y a également ton ami Joshua Benjo, qui a tiré la son aide d'alarme une fois de plus. Bruno Guglielminetti: [30:12] Oui, qui signait un texte dans le magasin. Il a fait aussi une entrevue avec le Time où, justement, il dit que l'IA est arrivé à un moment tournant de son histoire, un tournant critique, et que, de plus en plus, il faut que les gens soient conscients de la chose, et particulièrement les gouvernements, pour encadrer, mais de façon encore plus sérieuse que ce qu'ils font présentement. Parce que là, je trouve que, mis à part le gouvernement américain qui, de temps en temps, dit « Oh! », Vous arrêtez, vous ne donnez plus à personne l'accès à ça, puis deux semaines après, OK, vous pouvez l'aller. Mais mis à part ça, cette initiative-là, et les travaux des Nations Unies là-dessus, il n'y a pas grand-chose qui se fait. Jérôme Colombain: [30:58] Bon, c'est un vrai sujet, parce qu'on peut en rigoler, il vaut mieux en rire d'ailleurs, mais évidemment on peut se poser la question, pourquoi ces prises de parole, etc., de la part de ces gens qui travaillent là-dedans depuis des années, et au lieu d'essayer de convaincre en interne de faire quelque chose, d'essayer, je ne sais pas, de faire des contre-pouvoirs, d'infléchir, peut-être qu'ils ont essayé qu'ils ne sont pas arrivés, ils claquent la porte et ils disent non, mais vraiment c'est grave. Bruno Guglielminetti: [31:25] Et j'en prends ma liberté de parole. Jérôme Colombain: [31:26] Ouais, exactement. Mais moi, je veux bien, il ne faudrait pas qu'ils nous prennent non plus pour des jambons et que, par exemple, ces gens-là, dans trois mois, tout d'un coup, lancent une start-up spécialisée dans la sécurité de l'IA. Tu vois ? Tu vois le truc ? Bruno Guglielminetti: [31:43] Et ça, on l'a vu. Jérôme Colombain: [31:44] Et ça, on l'a vu. Bien sûr qu'on l'a vu. Voilà. Oh, l'IA, c'est grave, ça va tous nous tuer. Allez, on en reparle bientôt. Tiens, au fait, j'ai lancé une start-up qui est là pour sécuriser les IA. Si vous voulez faire du business avec moi, venez. Voilà, il y a peut-être cette réalité-là. Après, est-ce qu'il faut que les pouvoirs publics s'en mêlent? Il y a les Nations unies aussi, l'ONU, le haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme qui a alerté sur la nécessité d'une gouvernance rapide de l'IA. C'est ça la question. Est-ce qu'il faut, je ne sais pas, une espèce de G20 de l'IA de faire une réunion internationale sur la question? Bruno Guglielminetti: [32:19] Ils ont commencé à le faire, mais c'était pour... Tu vois, c'est quoi, c'est la semaine dernière où tu as certement des compagnies qui sont rendues en Caroline du Sud. Jérôme Colombain: [32:29] Pour dire au Bruno Guglielminetti: [32:31] Ministre des Finances, savez-vous, encadrez, mais encadrez pas trop. Jérôme Colombain: [32:38] Parce qu'en plus, le truc, c'est que quand on parle des craintes par rapport à l'IA, tout se mélange, en fait, tout est mélangé. Tu as par exemple l'ONU, ce qui est mis en avant, c'était également ce qu'avait souligné le pape, c'est la concentration de cette puissance entre les mains d'un petit nombre de personnes. C'est ça qui fait peur. Après, sur la menace particulière de l'IA qui pourrait tuer l'humanité, pour faire simple, parce que la proposition est simple, oui, mais ok, mais concrètement, comment ? Ça veut dire quoi ? en fait, que l'IA puisse mettre fin à l'humanité. Même s'il n'y a que 10 % de chances que ça arrive, Ça veut dire quoi ? Et ça, je pense qu'il faut quand même expliquer aux gens le truc très concrètement. En gros, moi, si j'ai bien compris, tu me diras ce que tu en penses, mais il y a deux scénarios possibles. Il y a le scénario Terminator, c'est-à-dire que l'IA devient tellement puissante qu'elle décide de s'émanciper et elle trouve que l'homme devient une entrave sur son passage et sur les objectifs qu'on lui a fixés. Et ça, c'est lié notamment au risque dénoncé par Jacob Comson, puisqu'il dit que le problème, c'est l'amélioration récursive, c'est-à-dire, en gros, l'IA qui va fabriquer de l'IA, qui va entraîner de l'IA, etc. Et donc, forcément, au bout d'un moment, l'humain, il va être largué. Aujourd'hui, les IA, elles parlent encore en texte, en français. Bruno Guglielminetti: [34:04] Mais si tu les laisses, mais si tu branches deux IA, elles parlent dans leur langage à eux. Jérôme Colombain: [34:08] Elles vont parler dans... Oui, c'est ça. Voilà. Un jour ou l'autre, les expériences qui avaient été menées, c'était un peu foireuse, mais ça peut arriver. Un jour ou l'autre, elles vont se parler directement et l'humain ne sera plus du tout dans la boucle, Bruno Guglielminetti: [34:21] Compréhendement à ce qu'on va faire. Jérôme Colombain: [34:22] Bon, ça, c'est quand même un peu le scénario hollywoodien. Il y a peu de gens qui y croient. L'autre question, c'est la mauvaise utilisation de l'intelligence artificielle. Si je ne m'abuse, c'est un peu ce que dénonce Joshua Benjo, c'est-à-dire que des gens utilisent toute cette puissance de l'IA pour mener des cyberattaques de folie et fassent tomber un pays, etc. Ou fassent, jouent les docteurs Follamour, développent un virus, pas informatique, un virus biologique qui va éradiquer l'humanité. Bruno Guglielminetti: [34:52] Et c'est le même point de vue des Nations Unies, entre-côte, géocommissariat. Jérôme Colombain: [34:56] Les Nations Unies, c'est plutôt, c'est sur le côté un peu cette élite qui nous gouverne et qui peut faire ce qu'elle veut. Bruno Guglielminetti: [35:02] Oui, mais c'est parce que tu parles de Joshua Benjo, ça le préoccupe, ça aussi. Sur le fait que c'est une concentration. Il y a une concentration pour les bons usages, mais aussi pour les mauvais usages. Oui, c'est vrai. Donc, non, non, c'est assez délicat. Jérôme Colombain: [35:20] C'est assez délicat. En tout cas, j'aime bien, juste pour finir, aussi cette image, pour qu'on comprenne bien le truc, l'image de la fabrique de trombones, tu sais, le maximiseur de trombones. C'est-à-dire qu'en fait, comment l'humanité pourrait succomber à une surproduction de trombones. C'est-à-dire que si tu donnes tout le pouvoir aux IA pour fabriquer, faire tourner les usines, organiser les chaînes d'approvisionnement, etc., avec un objectif, c'est fabriquer les trombones. Et tu ne dévies pas de cet objectif, tu dois fabriquer toujours plus de trombones. C'est juste ça qu'il va en faire. Toujours plus de trombones. Elle ne va faire que ça. Elle va organiser le monde entier par rapport à ça. Voilà, en fonction. Et s'il y a des humains au milieu qui disent « Attendez, les mecs, on a trop de trombones, ça ne sert plus à grand-chose. » Eh bien, elle, elle va liquider les humains. Eh bien, elle n'arrêtera pas de faire des trombones. Bruno Guglielminetti: [36:12] Oui, parce qu'il faut rappeler, il y a une IA, d'abord et avant tout, sa raison, d'exister, c'est d'accomplir une tâche. Et quand on fait une requête, c'est là-dessus que l'IA part. Et pourquoi elle hallucine, ça, c'est l'usage personnel qu'on fait, c'est parce qu'elle veut absolument arriver au bout et répondre à ta requête. De là, les hallucinations. Parce que si tu dis « écrives-moi n'importe quoi », ben oui, je vais t'écrire n'importe quoi. Jérôme Colombain: [36:41] Ouais, ouais. Heureusement, mon cher Bruno, l'IA, c'est aussi le meilleur. Ce n'est pas que le pire. Et avec des nouvelles, des nouveautés. À quoi penses-tu? Cette semaine, des nouveautés du côté de méta. Bruno Guglielminetti: [36:57] Ah! Jérôme Colombain: [36:58] Hein? Bruno Guglielminetti: [36:58] Ben, je ne sais pas. Jérôme Colombain: [37:00] Tu ne sais pas si c'est bien ou pas? Bruno Guglielminetti: [37:01] Oui, là, tu veux parler de Muse. Jérôme Colombain: [37:03] Je veux parler de Muse. Bruno Guglielminetti: [37:04] Oui, le nouvel agent qui a été présenté par Mark Zuckerberg. Jérôme Colombain: [37:09] Alors, qu'est-ce que c'est que ça? Bruno Guglielminetti: [37:10] Oui, il ne faut pas se tromper avec Meta AI qui a été lancé et relancé et relancé. Mais parallèlement, donc, il y a Muse qui est un agent qui est fait pour les individus, pour aider, pour assister la vie de monsieur et madame tout le monde. Et d'ailleurs, c'est vraiment le premier marché qui est fait là-dessus. C'est lancé pour le moment uniquement aux États-Unis. C'est une bonne chose. Donc, c'est eux qui seront les…. Jérôme Colombain: [37:35] C'est pas très chaud, visiblement. Bruno Guglielminetti: [37:36] Non, non, mais regarde, c'est eux qui sont probablement les premières victimes de cette histoire-là. Et Mark Zuckerberg veut donc que cet outil-là puisse assister, mais vraiment assister de façon proactive, la vie des gens. Donc, à la limite, s'ils veulent aller en vacances et que Muse est au courant qu'ils veulent aller en vacances parce qu'ils ont accès à leur courriel, ils ont accès, à leur conversation, mais il va rapidement leur proposer des trucs. Et si c'est quelque chose de récurrent…. Jérôme Colombain: [38:08] Il prend tout en Bruno Guglielminetti: [38:09] Main. Oui, c'est ça. Jérôme Colombain: [38:10] Ne t'inquiète pas, je m'occupe de tout. Bruno Guglielminetti: [38:12] Tout à fait. Et puis, mais c'est vraiment une automatisation assez complète. Et c'est là que j'y ai peur, parce que ce qu'on nous dit, c'est que tout se joue dans Muse et son interface et que l'information reste là. Jérôme Colombain: [38:30] Et ça, tu n'y crois pas. Bruno Guglielminetti: [38:31] Ben non. Jérôme Colombain: [38:32] Oui, ce sera dans un cloud appelé Muse Secure. Bruno Guglielminetti: [38:36] Oui, mais si on se base sur toute l'histoire de méta, et avant qu'il s'appelait Facebook, ils n'ont pas tellement un bon dossier quant à la vie privée de leur utilisateur. Alors, on se dit, en savoir autant sur les habitudes et les désirs et les besoins des gens, des utilisateurs de Muse, qu'est-ce qu'ils vont faire? Jérôme Colombain: [38:58] Oui, c'est ça le vrai problème. Bruno Guglielminetti: [39:02] Puis, tu sais, ils ont beau dire que le data va être dans un nuage de muse, oui, mais ça crée des données, ça crée des habitudes, des patterns. Peut-être qu'ils n'auront pas accès à ce détail fin, mais peut-être qu'ils vont avoir accès à certaines requêtes ou à certaines demandes ou certains comportements. Et c'est là aussi où tu ouvres encore plus une brèche sur qui tu es par rapport à une entreprise qui essentiellement veut faire quoi? Elle veut te vendre la publicité. Jérôme Colombain: [39:36] Mais je pense que Meta aura toujours ce problème de cette suspicion, en fait. Bruno Guglielminetti: [39:41] La perception est mauvaise. Jérôme Colombain: [39:44] Comment ils vont faire ? Comment ils peuvent se sortir de ce truc-là ? Ils annoncent plein de trucs. Alors, il y a un système aussi qui s'appelle Sentinelle qui va... Alors ça, c'est plutôt pour éviter les bêtises, en fait. Pour éviter les erreurs, les comportements imprévisibles. Mais je suis d'accord avec toi, ce n'est pas une entreprise qui fait confiance. Ça ne l'est plus. depuis Cambridge Analytica, etc. Bruno Guglielminetti: [40:10] Puis tu regardes, puis ils essaient de se racheter à l'occasion. Tu sais, il ne faut pas passer sous silence leur bon coup. Comme là, récemment, ils ont zappé les lunettes de milliers de personnes qui avaient enlevé le LED sur leurs lunettes méta. C'est vrai. Jérôme Colombain: [40:23] Ils les ont désactivées, c'est ça? Bruno Guglielminetti: [40:25] Oui. Bon, mais tant mieux. C'est un beau geste. Oui. Jérôme Colombain: [40:31] Mais est-ce que ça suffira à rétablir la confiance entre méta et les consommateurs et les utilisateurs, c'est pas sûr. Bon, enfin, bon, voilà. Donc, l'agent IAM et t'amuse. Uniquement aux États-Unis, tu l'as dit. Et dans quel cadre, en fait, tu le trouves où? C'est un truc totalement appareil ou il est dans... Bruno Guglielminetti: [40:46] Non, non, non, tu vois, il y a un site web où tu peux... Moi, j'ai essayé d'aller m'ouvrir un compte, même avec un VPN, ça fonctionnait pas. Mais parce qu'il savait que j'étais pas aux États-Unis, mon compte original de Facebook était au Canada, donc il me le sait pas passer. Jérôme Colombain: [41:00] Il l'a pas voulu. Ben non, t'es pas encore... Tu veux pas être américain, qu'est-ce que tu veux dire? Bruno Guglielminetti: [41:03] Non, je ne le suis pas et je ne le serai pas. Merci beaucoup. Changez de sujet. Jérôme Colombain: [41:12] Et revenons en France, Bruno, pour parler des milliardaires français. Exactement, c'est bien. Ça fait plaisir. Pour une fois, les milliardaires sont de ce côté-ci de l'Atlantique. Ce n'est pas milliardaires, ce n'est pas tellement eux, c'est leur boîte. Mais potentiellement, c'est pareil, c'est eux, c'est virtuellement. Bruno Guglielminetti: [41:31] Il y a un lien. Jérôme Colombain: [41:32] On parle de Mistral, Mistral et Haï, la pépite française qui a levé 3 milliards, qui a annoncé cette semaine avoir relevé 3 milliards d'euros, ce qui porte sa valorisation à plus de 21 milliards d'euros. Alors, ce n'est pas du tout la première levée de fonds. Ils en ont fait beaucoup ces derniers temps. Ils en ont fait auprès de tas d'organismes, d'entreprises, de financements. Ils en avaient fait une très grosse avec Microsoft. Et là, c'est Samsung qui est le nouvel investisseur majeur. Ça a été annoncé parce qu'en fait, il y a le président coréen qui est en visite en France actuellement. C'est très amusant d'ailleurs, petite parenthèse, parce que sur le boulevard périphérique, notamment pas très loin de chez moi, dans le sud de Paris, il y a des affiches géantes de Samsung avec marqué « Bienvenue, Monsieur le Président ». Non ! Je te jure, c'est drôle. Bruno Guglielminetti: [42:25] Quand même. C'est drôle. Jérôme Colombain: [42:26] Alors, c'est marqué en français et en coréen, avec les drapeaux français-coréens. Et moi, quand j'ai vu ça, je me suis dit « Mais qu'est-ce que c'est ? » Évidemment, j'ai pensé à un truc dans ce goût-là. connaissant les Coréens, qui sont effectivement très respectueux. Bruno Guglielminetti: [42:39] Assez protocolaires. Jérôme Colombain: [42:40] Assez protocolaires, de la hiérarchie, tout ça, machin et tout. Moi, j'ai pensé que c'était le président de Samsung qui était là. Bruno Guglielminetti: [42:46] Non. Ça aurait pu. Jérôme Colombain: [42:48] Ça aurait pu. Franchement, ça aurait pu. Mais c'était pour le président du pays. C'était pour le président coréen. Mais t'imagines, c'est comme si, je ne sais pas quoi, Macron va à New York et toutes les boîtes françaises d'Assosystem, Air France, etc. Welcome, Mr. President. mais jamais tu verras ça avec nous Bruno Guglielminetti: [43:08] Bon, enfin, ouais. Ah, bien, une chose pour le Canada. Jérôme Colombain: [43:11] Vous non plus. Non. Ah, bien, les Coréens, non, non, sont très… Écoute, c'est ce qui fait leur force. C'est un peuple uni et qui sait se rejoindre autour de ses dirigeants d'entreprise et de ses dirigeants politiques. Bruno Guglielminetti: [43:24] Mais laissons les Sud-Coréens un moment. Oui. Est-ce que ça ne change pas un peu l'entreprise? Mistral? Je parle de Mistral, oui. Jérôme Colombain: [43:33] Oui, parce que cet argent, il va servir principalement à construire des data centers, à équiper plus exactement des data centers, c'est-à-dire acheter des cartes de calcul, des puces, etc. Ça veut dire que l'argent, il va partir chez NVIDIA. Bruno Guglielminetti: [43:50] Non, ils ne sont comme plus dans le logiciel, puis ils sont plus dans l'interface, dans l'infrastructure? Jérôme Colombain: [43:56] Non, ils ne veulent pas qu'on dise ça. Ils disent que non, non. Non, ils ne veulent pas du tout. Mais c'est un peu vrai quand même. C'est un peu vrai. C'est-à-dire que tu as l'impression, effectivement, qu'ils ont un peu lâché l'affaire. Mistral était présenté comme la pépite qui pouvait rivaliser avec OpenAI, construire un chat GPT européen aussi puissant, etc. Bon, la réalité, c'est qu'ils ne sont pas au niveau. Les moyens sont moins gros. Ils sont partis plus tard, etc. Donc, cette espèce de bataille pour le modèle frontière, comme on dit, Jérôme Colombain: [44:28] On a un peu l'impression qu'effectivement ils le laissent tomber ils abandonnent etc moi je ne suis pas certain que ce soit la stratégie ils vont quand même continuer à développer des trucs en plus c'est de l'open source ou de l'open weight souvent Mistral oui Et ce qu'ils font, le calcul qu'ils font, et ça d'ailleurs, le patron Arthur Mensch l'avait bien expliqué lors de son allocution à l'Assemblée nationale, c'est parce qu'il part du principe que l'IA aujourd'hui, c'est, et il faut que ce soit, une infrastructure. c'est pas un outil un truc qui vient en plus se plugger et tout non ça va être la base de l'économie ça va être la base pour faire fonctionner les entreprises donc on a besoin énormément de logiciels donc des LLM mais on a aussi besoin c'est du brick and mortar on a besoin de data center et aussi d'énergie qui sont les deux trucs il faut du foncier du terrain construire équiper des bâtiments et ça il y a des boîtes qui sont spécialisées là-dedans mettre des serveurs à l'intérieur, c'est ça que va faire Mistral. Et puis, parce qu'il y a déjà une demande de plus en plus forte de calculs. Donc, ils se positionnent comme un peu opérateurs de puissance informatique. Mais c'est un peu ce que fait Elon Musk avec SpaceX. Bruno Guglielminetti: [45:43] Oui, c'est exactement ça. Jérôme Colombain: [45:45] Tu vois, c'est un peu la même logique. D'un côté, ils ont développé Grock et tout, qui est quand même une bête de course. Enfin, il y a un truc qui est au niveau de... On peut le comparer, pour le coup, à Chagipiti. mais aussi ils fournissent de la ressource de la puissance de calcul y compris à leurs concurrents c'est pour ça d'ailleurs qu'ils ont eu cette panne monumentale il y a pas longtemps où tout s'est cassé la gueule tout s'est Bruno Guglielminetti: [46:12] Arrêté toutes les IA se sont arrêtées. Jérôme Colombain: [46:14] Toutes les IA se sont arrêtées parce qu'apparemment c'est du côté du data center d'Elon Musk que ça a buggé Bruno Guglielminetti: [46:21] Suivez le fil. Jérôme Colombain: [46:22] Suivez le fil, exactement Bon, voilà. En tout cas, Mistral continue à grossir. C'est quand même ça qu'il faut retenir, qui est important. Il pivote un petit peu, peut-être. Il se réoriente un peu. Écoute, on espère qu'ils font les bons choix. Pour l'instant, ils sont toujours sur une dynamique quand même hyper positive, il faut bien le dire. Bruno Guglielminetti: [46:43] Et il ne s'est pas encore prononcé sur la fin du monde? Jérôme Colombain: [46:46] Non, il ne s'est pas prononcé sur la fin du monde. Je ne crois pas. Bruno Guglielminetti: [46:49] S'il veut investir dans le briquet mortier, il ne peut pas trop en parler. Jérôme Colombain: [46:57] Bruno, puisqu'on parle de fin du monde et de l'IA qui va prendre le pouvoir, est-ce que tu as vu que cette semaine en Chine, ça y est, le premier robot fabriqué par des robots est sorti de ses chaînes de montage ? Bruno Guglielminetti: [47:08] Tu penses au genre de Xpeng ? Jérôme Colombain: [47:10] Xpeng, oui, exactement, qui est une marque qui fabrique des voitures, normalement Xpeng, mais qui a présenté Iron, un robot humanoïde fabriqué, alors pas à 100%, mais à 80% par des robots industriels. Alors, ce n'est pas des robots humanoïdes qui fabriquent d'autres humanoïdes, C'est des robots d'usine, donc des grosses machines avec des bras, etc. Des gros bras, oui, c'est ça. Des gros bras, voilà, comme nous. Et puis, c'est marrant parce qu'en fait, il est rentré sous forme de pièces détachées au début de la chaîne et puis à la fin de la chaîne, le truc, il s'est levé et puis il a commencé à marcher vers... C'est Frankenstein. Bruno Guglielminetti: [47:44] Mais c'est vraiment une image, c'est ça. Jérôme Colombain: [47:46] Ah ouais, ouais. Hop, ça y est, je suis né. Et il a marché vers ses créateurs. Mais c'est... Bon, symboliquement, c'est fort quand même. Enfin, plus que symboliquement. Bruno Guglielminetti: [47:55] Ça marque un temps. Moi, j'ai l'impression, quand j'ai vu ça, je me suis dit, bien là, on a officiellement ouvert un nouveau chapitre dans l'évolution industrielle du robot, là, parce que, puis là, on est à 80, on s'entend. La vraie page ou le vrai chapitre, ça va commencer quand on va avoir 100 %. Jérôme Colombain: [48:15] Plus les IA qui vont se fabriquer elles-mêmes. Bruno Guglielminetti: [48:17] Bien oui, mais c'est ça, tu sais. Mais je ne suis pas sûr qu'on veut se rendre jusqu'à du 100 % parce que là, imagine, il n'y a plus de contrôle sur la production qui se ferait parce que le gestionnaire du plan industriel, ce serait aussi une IA qui contrôlerait là-dessus. Elle répondrait à qui? Qui enverrait les requêtes? Arrête! Non, je n'arrête pas! C'est ça. Ça devient fou, hein? Jérôme Colombain: [48:37] Oui, ça devient fou. L'horreur. Oui, en fait, le truc, leur robot, il n'est pas génial, génial. D'ailleurs, son IA n'est pas terrible. Bruno Guglielminetti: [48:45] Non, je pense qu'Unitry peut dormir tranquille. Jérôme Colombain: [48:47] Oui, mais en revanche, quand même, ce qu'ils veulent montrer, c'est qu'Unitry, eux, ils les fabriquent à la main, leurs robots, quasiment. Donc, ça reste artisanal, ça reste de la recherche et tout. Bruno Guglielminetti: [48:58] Oui, mais pour combien de temps entre nous? Jérôme Colombain: [49:00] Oui, c'est sûr. C'est une question d'années. On vit pas cellère industrielle. Mais d'ailleurs, il pourrait y avoir, je ne sais pas, peut-être une association entre Unitry et Xpeng. Bruno Guglielminetti: [49:07] Oui, mais moi, tu vois, Quand j'ai lu cette brève-là, je me suis dit, ils sont en train de se positionner, eux autres. Parce qu'ils développent un savoir-faire industriel. À partir de là, un unitri ou un autre joueur va s'embarquer là-dedans. Parce qu'à l'heure actuelle, la plupart des robots qu'on positionne comme des robots humanoïdes, et qui seraient un jour très prêts à incluir ceux de Musk, qui seraient très prêts à rentrer chez nous, ils ont tous une grande composante de fabrication humaine. Mais ce n'est pas avec ça que tu arrives à créer des... Jérôme Colombain: [49:39] Un milliard de robots comme veut faire Elon Musk. Bruno Guglielminetti: [49:42] Exactement. Et donc, il va falloir augmenter le processus de fabrication. Et eux, Xpein, ils ont la solution. En tout cas, une partie de la solution. Jérôme Colombain: [49:51] Oui. Alors, ils n'annoncent pas d'objectifs pour l'instant. Mais ils disent qu'ils pourront lancer une production de masse, puisque c'est de ça dont on parle, d'ici la fin de l'année. Et ils prévoient des lancements commerciaux en 2027. Ça ressemble un peu, là encore, à ce que fait Elon Musk avec Optimus, puisqu'il a transformé des usines Tesla en usines Optimus. Bruno Guglielminetti: [50:15] Oui, mais je ne sais pas s'il regrette encore ce geste-là, parce qu'il y a du retard. Jérôme Colombain: [50:21] Du coup, ça fait des retards pour Tesla. Bruno Guglielminetti: [50:23] Oui, puis même pour Optimus. Jérôme Colombain: [50:25] Pour les voitures. Mais c'est amusant parce que finalement, c'est sur des chaînes de fabrication de voitures que tu peux fabriquer des robots aussi, aujourd'hui. Bruno Guglielminetti: [50:34] Rappelle que c'est que de la machine. Jérôme Colombain: [50:36] Oui, enfin les voitures, c'est aussi des voitures qui sont... Xpeng, c'est un constructeur automobile qui fait des voitures quand même hyper high-tech. Oui. Waouh, des voitures électriques avec des batteries qui se rechargent super vite. Et en fait, c'est des voitures qui ont été conçues comme des smartphones sur le modèle de la Tesla. Il y a une espèce de filiation technologique, en fait. Tu as le smartphone, la voiture et aujourd'hui le robot. Bruno Guglielminetti: [51:03] Tu vois, ce que tu dis, j'ai l'impression que c'est la même chose qu'à l'époque, quand ça remonte à quelques années, mais quand Sony a essayé de faire un petit voyage du côté de l'automobile avec les gens de Honda, c'était ça. On se disait, ah bien oui, mais dans le fond, c'est que de l'électronique maintenant. Alors, à partir de là, tout le savoir qu'ils ont acquis depuis toutes ces années-là, ils peuvent le développer dans le contexte de l'automobile. Alors, tout ce qui a été développé dans le contexte de l'automobile, on peut maintenant en décliner avec des fonctions dans la robotique. Jérôme Colombain: [51:33] Tout cela est très logique. Donc, rendez-vous en 2027. Bruno, on va terminer par une news. Allez, aujourd'hui, c'est la semaine des news pas très gaies. Enfin, en tout cas, un peu angoissante, un peu anxiogène. Est-ce que tu as un téléviseur LG? Bruno Guglielminetti: [51:52] Non, j'ai un moniteur. J'ai un gros moniteur de 45 pouces, mais LG. Mais c'est mon ordinateur. Jérôme Colombain: [52:00] Oui, mais tu risques rien. Bruno Guglielminetti: [52:02] De toute façon, mes micros sont branchés dessus. Alors, si ils veulent savoir ce que je dis, ça... Jérôme Colombain: [52:07] Oui, c'est vrai. De toute façon, tu es déjà espionné. Donc, les téléviseurs LG qui auraient écouté leurs propriétaires, y compris en mode éteint. C'est quoi cette histoire? Bruno Guglielminetti: [52:19] Écoute, ça a commencé en fin de semaine passée. Moi, j'ai vu ça, c'est Gamers Nexus qui font des tests. Et là, ils sont, le mot, c'est pas amusé, ils se sont mis, suite à l'information qu'ils avaient eue, à tester. Ils se sont rendus compte que dans leurs tests, Et donc, ce n'est pas tout le volume du catalogue. Mais ils ont été capables de montrer qu'il y avait plus de 200 000 téléviseurs d'LG. Bruno Guglielminetti: [52:49] Est-ce qu'ils étaient défectueux ou est-ce qu'ils étaient programmés de la sorte? Mais qu'ils pouvaient aller, par défaut, scanner les appareils qui étaient autour de la télé LG. Et donc, aller chercher ordinateurs, montres intelligentes, téléphones. Et donc, aller identifier ces appareils-là, puis parallèlement, donc vraiment en bon français, mapper l'endroit de l'outillage. Là, il ne faut pas confondre avec la requête de temps en temps qu'on a avec nos ordinateurs. Est-ce que telle application peut chercher les appareils qui sont autour de vous? Ça n'a rien à voir avec ça. Donc, ça se faisait tout seul, de façon transparente, et puis parallèlement, ils se sont rendus compte que les téléviseurs de LG, c'est 200 000 plus appareils, enregistraient à l'insu de leurs propriétaires leurs propos, leurs voix, ce qu'ils se disaient, mais même quand ils étaient fermés, quand le téléviseur était fermé, il y avait toujours un enregistrement qui se faisait de ce qu'il se disait autour. Jérôme Colombain: [53:52] Il n'est jamais vraiment éteint, d'ailleurs. Bruno Guglielminetti: [53:53] Ben non, c'est ça. Et officiellement, quand les gens pensent le fermer, donc quand il était éteint, et puis officiellement pas en connexion avec l'Internet, il emmagasinait l'information, et puis une fois qu'on le branchait, Bien là, il a envoyé ça au service de publicité de LGA, d'Agency ou quelque chose comme ça. Puis à partir de là, bien évidemment, ça a fait de boule de neige en disant, bien là, on savait que les téléviseurs vont chercher de l'information sur les gens qui regardent, les habitudes d'émission, de consommation de la télé. Mais là, s'ils commencent à ouvrir les micros pour savoir qu'est-ce que tu dis, pour être capable de te présenter d'autres types de publicités, il y a comme une entrave à la vie privée. et elle s'est sortie. Puis moi, j'en ai parlé dans 120 secondes de tech lundi. Tranquillement, pas vite, ça a fait de boule de neige. Et là, finalement, LG a réagi. Ça a pris du temps. Mais là, LG confirme que oui, effectivement, les appareils scannent autour. Sauf que normalement, il devrait y avoir une demande de permission. Jérôme Colombain: [54:53] Ben oui. Bruno Guglielminetti: [54:55] Ça ne parle pas tout seul, cette affaire-là. Et puis, mais... Jérôme Colombain: [54:59] Même Google demande la permission. Ben, je vous suis sûr de dire. Voilà, est-ce que vous autorisez Chrome à rechercher les appareils autour, etc. Bruno Guglielminetti: [55:07] Et donc, c'est ça. Alors, ça, ils reconnaissent, mais tout le reste, ils ne les reconnaissent pas. Et donc, ils réfutent l'accusation comme quoi les appareils les écoutaient. Mais bon, Gamers Nexus, ils ont fait le test et ils ont vu les datas passées. Jérôme Colombain: [55:20] Oui, ils disent, c'est la même histoire qu'Amazon avec les assistants vocaux. C'est pareil. LG dit pas du tout. Donc, en fait, il y a quand même un assistant vocal intégré dans ces téléviseurs, si je comprends bien. Moi, je ne connais pas ces téléviseurs-là. Bruno Guglielminetti: [55:34] Oui, on sait. De plus en plus, les téléviseurs intelligents ont ça. Jérôme Colombain: [55:37] Oui, c'est vrai. Donc, ils se détectent, ils se déclenchent avec un mot-clé qui est, avec, comment on appelle ça, un wake word qui est Hi, LG. Et donc, LG dit non, non, non, en fait, c'est des faux positifs, c'est-à-dire que c'est comme pour Amazon Alexa, il se déclenche tout seul, mais l'audio est supprimé automatiquement s'il n'est pas reconnu. Donc là, on va voir s'il y a des suites, s'il y a des gens qui décident de s'emparer de ces trucs-là. Bon, enfin, voilà, donc c'était la bad news de la semaine. Bruno Guglielminetti: [56:13] Ouais, quoique les autres n'étaient pas plus jojo, et on s'excuse. Jérôme Colombain: [56:17] Oui, mais enfin, on essaie de vous faire vivre ça dans la joie et la bonne humeur quand même. On va tous mourir. Enfin, il y a 10% de chance pour que l'IA nous réduise à l'état de poussière, mais on vous le raconte avec le sourire. On fait ce qu'on peut. Bruno Guglielminetti: [56:30] Quoi ? J'ai l'impression que ça va finir en bande-annonce sur l'affaire. Jérôme Colombain: [56:37] Bruno, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet? Bruno Guglielminetti: [56:41] Ah, bien écoute, question de te rendre un peu chauvin. J'ai un invité de chez Candela. Jérôme Colombain: [56:47] Ah, Candela! Mais c'est des Français, ça! Bruno Guglielminetti: [56:49] Mais oui, c'est des Français, mais qui sont aussi présents au Québec. Jérôme Colombain: [56:51] Candela avec un Q. Bruno Guglielminetti: [56:53] Exactement. Jérôme Colombain: [56:54] Q comme quantique. Bruno Guglielminetti: [56:55] Oui, merci de préciser. Et donc, eux viennent, ils sont installés. Ils avaient un ordinateur quantique à Sherbrooke. Pardon. Jérôme Colombain: [57:06] On va le perdre, ça y est. Bruno Guglielminetti: [57:07] Oui, c'est l'émotion de parler de quantique. On n'en parle pas assez souvent. Mais donc, ils avaient un ordinateur à Sherbrooke. Maintenant, ils sont en train de le déménager et de le mettre à jour. Ils vont l'installer dans le coin de Montréal. Alors, c'était l'occasion de parler avec eux de cette approche qu'ils ont de l'ordinateur quantique. C'est une approche beaucoup plus légère. Et c'est vraiment intéressant de faire la part des choses et de voir sur quoi ils sont en train d'investir. Jérôme Colombain: [57:37] Cool. Bruno Guglielminetti: [57:37] Très intéressant. Et puis sinon, tu me permets de mentionner que, je l'ai fait la semaine passée et puis Stéphane Ricoult a beaucoup aimé, c'est la suite du roman ou de la fiction. Jérôme Colombain: [57:49] De Stéphane Ricoult. Alors là, j'invite tous mes auditeurs à aller écouter ça. ton chroniqueur Stéphane Ricoul se lance dans la fiction fiction auditive c'est bon c'est super le concept est très sympa l'histoire qu'il a choisi de raconter est top elle est là encore assez anxiogène le premier épisode c'est un président d'un grand pays c'est de la fiction qui décide de mettre au point une IA qui va penser comme lui ou en tout cas de faire en sorte que toutes les IA mises sur le marché soient conformes à sa pensée. Bruno Guglielminetti: [58:27] C'est assez déliant. Mais c'est important de dire que tout lien avec personne qui existe... Jérôme Colombain: [58:32] Qui existe ou qui ont existé serait purement fortuite, bien entendu. Bruno Guglielminetti: [58:35] Exactement, oui. Jérôme Colombain: [58:36] Bien entendu. Bruno Guglielminetti: [58:36] Mais si ça vous tente de faire l'exercice, comme à une certaine époque, comme on entendait à la radio, alors on se fait un joyeux plaisir à faire... Oui, un radio vraiment. Jérôme Colombain: [58:45] Et puis très bien mis en onde. Comme si c'était mis en onde par un mec qui a bossé pendant des années en réalisation à la radio. Bruno Guglielminetti: [58:52] On a l'impression que c'est un professionnel. Jérôme Colombain: [58:54] On a l'impression que c'est un professionnel qui a fait ça. C'est dingue. Bruno Guglielminetti: [58:56] C'est disponible sur mon carnet. Cette semaine, c'est la deuxième partie. Jérôme Colombain: [59:03] C'est comme Netflix. Ça feuilletonne. Ça sera un par semaine. Moi, je me suis régalé avec le premier. J'attends le suivant avec impatience maintenant. Bruno Guglielminetti: [59:11] Mais Josée, pour ceux qui vont faire du benjing de mon carnet, à la fin, je vais réunir les trois. Jérôme Colombain: [59:18] Tu vas tout mettre. Oui, bien sûr. Quand même. Voilà, vous êtes assis sur un truc, les amis. Bruno Guglielminetti: [59:23] Alors voilà, ça, c'est une partie de mon carnet. Et sinon, du côté de mon numérique, il y a quoi cette semaine? Parce que c'est la grande rentrée. Jérôme Colombain: [59:32] C'est la grande rentrée, oui. Déjà, on avait repris l'hebdo la semaine dernière, mais là, écoute, je gâte mes auditeurs cette semaine avec deux sujets vachement intéressants. D'abord, j'ai rencontré les gens de Shadow. Shadow, c'est cette entreprise française qui appartient aujourd'hui à OVH Cloud et qui fait la promesse de transformer n'importe quel ordinateur complètement pourri en bête de course, uniquement grâce à une connexion Internet. C'est de la virtualisation dans le cloud, et en fait, tu achètes un ordinateur, enfin, tu n'achètes pas, tu t'abonnes pour avoir un ordinateur virtuel, et donc sur ta machine complètement pourrie, tu te retrouves en fait comme si tu avais un super PC de gamer. Au début, c'était vraiment fait pour les gamers, mais ça peut servir aussi pour n'importe qui, pour le travail, etc. Donc, je suis allé voir sur place si vraiment ça répondait aux promesses et c'est assez convaincant. Il y aura même une vidéo sur le sujet. Et puis, un autre sujet tout aussi passionnant, je donne la parole à une startup de Deep Tech qui bosse sur un truc. C'est du lourd, franchement, c'est du lourd. On connaît, c'est une troisième voie pour l'intelligence artificielle. Tu sais, Bruno, il y a les LLM, il y a les World Models. Est-ce que tu connais les neurones topologiques ? Bruno Guglielminetti: [1:00:48] Non. Jérôme Colombain: [1:00:48] Eh bien voilà, ce n'est pas connu, mais grâce à un monde numérique, on va tout savoir. Les neurones topologiques, c'est encore une autre approche du traitement de la donnée qui vise à surtout s'intéresser aux connexions entre les données. Comment on peut vraiment faire des liens entre toutes sortes de données pour le militaire, pour la sécurité, pour la banque, pour plein de choses, pour l'information également. Et donc, c'est la startup Arlequin AI, pilotée par deux personnes incroyables et qui m'ont fait la joie de répondre en duo à une interview croisée. Et donc, c'est à écouter cette semaine dans Monde Numérique. Bruno Guglielminetti: [1:01:29] C'est le choix de ça. Jérôme Colombain: [1:01:34] On se décarcasse pour nos auditeurs, comme dirait un spécialiste de l'herbe de Provence. Bruno Guglielminetti: [1:01:43] OK. Jérôme Colombain: [1:01:44] Sur ce, on va s'arrêter là? Bruno Guglielminetti: [1:01:46] Oui, parce que là, je regarde le chrono et je me dis que les ingrédients... Jérôme Colombain: [1:01:50] Une heure. Je pense que... Ben oui, la messe est dite. Bruno Guglielminetti: [1:01:54] Je pense qu'on a assez régalé. Jérôme Colombain: [1:01:57] Oui, je pense aussi. Voilà. Merci, mon cher Bruno, de l'autre côté de l'Atlantique. Porte-toi bien. Bruno Guglielminetti: [1:02:03] Et porte-toi bien. également, puis nous, on se retrouve la semaine prochaine. Jérôme Colombain: [1:02:06] Et on salue bien sûr tous nos millions d'auditeurs des deux côtés. Bruno Guglielminetti: [1:02:12] Mais on ne le fait pas un par un parce que ça peut être long. Jérôme Colombain: [1:02:14] Voilà, sur nos deux continents. Allez, salut, salut, on se retrouve la semaine prochaine. Ciao, bye.
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