Jérôme :
[
0:06] Salut Bruno Guglielminetti, à Montréal?
Bruno :
[
0:09] Ah non, salut Jérôme Colombain, parce que je suis à Paris, comme toi.
Jérôme :
[
0:14] Exactement, mais on a quand même décidé de se parler en visio, parce qu'on est un peu pervers comme ça. Qu'est-ce que tu fais à Paris?
Bruno :
[
0:20] Je visite nos collègues de chez BFM Business, Tech & Co.
Jérôme :
[
0:24] D'accord.
Bruno :
[
0:26] Ils ont vraiment sorti le budget. Ils se sont dit, il y a tellement d'ennuis techniques, quand je fais ça en duplex de Montréal. Ils se sont dit, bon, là, tu viens faire l'émission, mais sur le plateau. C'est Frédéric qui dit, non, non, non, moi, je ne le prends plus en duplex. Il doit venir sur le plateau. Alors, je suis venu sur le plateau pour faire l'émission.
Jérôme :
[
0:42] Écoute, c'est super. Donc, on va te voir une fois par mois à Paris. En tout cas... J'espère pas. Ouais. Il faudra que tu t'achètes un micro, là, parce que ce n'est pas terrible, terrible. On va faire avec, quand même. Qu'est-ce que tu veux?
Jérôme :
[
0:53] Bruno, en fait, je sais que tu as participé, tu as suivi un événement qui s'est déroulé à Paris, qui avait lieu en plein cœur de la capitale consacrée à notre OVH Cloud nationale, donc la société OVH Cloud qui fait sa fiesta annuelle, c'est ça?
Bruno :
[
1:12] Exactement. Et ça se passait à la maison de la mutualité. Et juste pour l'anecdote, évidemment, un bon nombre de gens qui nous écoutent le connaissent peut-être comme un haut lieu du syndicalisme et des causes sociales, sauf que moi, ça me rappelait un beau souvenir. C'était à l'époque, et d'ailleurs probablement que tu avais été faire un tour à l'événement, c'était là où Loïc Le Maire tenait le web.
Jérôme :
[
1:38] Ah oui, c'est vrai.
Bruno :
[
1:39] Ça fait longtemps.
Jérôme :
[
1:40] Tout à fait.
Bruno :
[
1:41] Donc, je suis rentré là un peu comme je rentrais à la maison. Je connaissais les allées et venues. Et donc, c'était un beau clin d'œil. Mais effectivement, si je suis là, c'est parce qu'ils ont organisé une nouvelle édition cette année du Summit, le OVH Cloud Summit, ce que j'appelle le Sommet 2025 d'OVH en bon québécois. Et donc, c'est l'occasion pour eux, évidemment, de faire le point sur où ils sont, mais surtout sur où ils sont bons. Et moi, je retiens deux choses essentiellement de cette présentation-là. D'une part, c'est le patron qui revient à la maison. Ça, c'est des bonnes nouvelles. Et puis, surtout, c'est l'important.
Jérôme :
[
2:18] Donc, Octave Clabat qui reprend les rênes de la société, le fondateur qui reprend les rênes, c'est ça?
Bruno :
[
2:23] Exactement. Et puis, tout le monde était très heureux de le retrouver là. C'est presque si ça n'a pas tourné en ovation.
Jérôme :
[
2:29] Est-ce qu'il a joué de la guitare électrique?
Bruno :
[
2:31] Non. Justement, il a fait la blague en disant qu'il n'allait pas en jouer cette année, sauf qu'il s'est bien repris. Puis à la fin, il y avait carrément un band qui est venu jouer sur scène. Donc, ça faisait plus habillé que seulement la guitare. Mais plus sérieusement, ce qui est intéressant cette année, c'est de voir l'importance de l'intelligence artificielle. Ça prend de la place dans tous les services. Et c'est un peu ça qui marque l'imaginaire des gens qui étaient dans la salle. C'est à quel point maintenant, peu importe que ce soit de leur côté dans l'administration que dans les services qu'ils offrent maintenant à leur clientèle, qui se trouvent un petit peu partout sur la planète, c'est de l'IA de bord en bord. Et évidemment, ça vient avec des nouveautés, mais c'est aussi pour bonifier une expérience qui était déjà là.
Jérôme :
[
3:20] Oui, OVH Cloud qui est un acteur incontournable désormais du cloud en France, en Europe et même au-delà et également sur ton continent.
Bruno :
[
3:31] Oui, et tu fais bien de le dire comme ça, parce que ce qui est clair aussi, c'est que, en tout cas, moi, je l'ai toujours vu comme un joueur français, et bien des gens l'ont vu comme un joueur français, mais là, il se positionne au VH comme un joueur européen. Ce n'est pas banal. Évidemment, c'est dans un contexte où on parle beaucoup de souveraineté numérique ou de numérique de confiance. Mais donc, à cette époque-ci, semble-t-il qu'il fait bon ne pas être américain en Europe. Ils jouent la carte et on voit le succès qu'ils obtiennent.
Jérôme :
[
4:06] Bon, enfin, après, dans les faits, on s'aperçoit qu'aussi, il y a encore énormément d'entreprises en France et en Europe et même, notamment, des startups qui, quand elles se lancent, elles vont chez AWS, elles ne vont pas chez OVH. On n'a toujours pas compris pourquoi.
Bruno :
[
4:20] Oui, tout à fait. Et ça, ils sont bien conscients de la chose, mais quand tu regardes leurs livres de commandes, bien, ils voient quand même une augmentation. Et ça, ça a un lien direct avec la prise de conscience des derniers mois.
Jérôme :
[
4:32] Et toi, vu de l'extérieur, tu as l'impression qu'ils sont au niveau, justement, des grands standards internationaux aujourd'hui.
Bruno :
[
4:40] Oui, écoute, avec ce qu'ils ont présenté cette semaine, je trouve que oui. Je pense qu'ils ont tout pour accoter ce que Azure propose, ce que Google propose aussi, On verra avec ce que WS va annoncer dans deux semaines. Mais la proposition est intéressante. Ils en ont pour tous les types de marchés qui sont dans l'info nuagique, incluant ceux qui veulent prendre le virage de l'intelligence artificielle. Et c'est là où je pense que leur offre est intéressante. Puis aussi, je reviens avec ça, c'est le fait qu'ils ne sont pas américains. Et pour bon nombre de gens, probablement ça c'est mon regard de nord-américain, Mais pour bon nombre de gens, particulièrement au Canada, on est en train de se chercher des alternatives et il n'y en a pas beaucoup. Je faisais le commentaire avec un des responsables. J'ai dit aujourd'hui au Québec, c'est pas compliqué. Il y a OVH et puis il y a une autre entreprise et c'est tout.
Jérôme :
[
5:35] Donc, pour l'instant, ils ont un boulevard devant eux.
Bruno :
[
5:39] Oui, tout à fait.
Jérôme :
[
5:40] C'est bien. Il faut convaincre.
Bruno :
[
5:42] Et l'offre est d'intérêt.
Jérôme :
[
5:44] Voilà. Il faut que l'offre soit au niveau pour satisfaire, convaincre, notamment les startups. Et puis, il y a une question budgétaire aussi, qu'il ne soit pas trop cher, etc.
Jérôme :
[
5:53] Bon, super. Comme tu l'as dit, en tout cas, ça va être le mois du cloud, puisque d'ailleurs, on en profite pour signaler qu'on se retrouvera, Bruno, dans 15 jours à Las Vegas. Pour aller voir. Un grand spécial. Exactement, un autre grand acteur, c'est Amazon Web Services, où nous aurons la chance d'être tous les deux d'ailleurs, donc on se reparlera quand on sera là-bas.
Jérôme :
[
6:17] Écoute Bruno, à part ça, est-ce que tu as testé le nouveau joujou des fans d'intelligence artificielle ? Je parle de Gemini 3, toi. Je parle de Gemini 3 Pro, ouais.
Bruno :
[
6:29] Oui. C'est tellement drôle parce qu'on a fait un clin d'œil à la fin de notre rencontre la semaine dernière parce que ça venait d'apparaître sur ton ordinateur. Et moi, le temps de fermer mon ordinateur et de le rallumer, c'est la deuxième fois que ça m'arrive, ça. Il était là. Je ne me souviens plus de quoi on parlait, mais la dernière fois, c'était la même chose qui était arrivée. C'était sur ton ordinateur.
Jérôme :
[
6:49] Oui, c'était le GPT 5.1. Voilà, c'est ça.
Bruno :
[
6:52] Et donc, il faut croire que j'ai un petit délai avec toi.
Jérôme :
[
6:56] C'est bizarre. Pourtant, tu es plus près du bon Dieu, normalement.
Bruno :
[
6:59] Oui, mais je pense que tu es dans les bontés du bon Dieu. Moi, je ne suis pas là. Mais donc, bref, pour venir à Gemini 3 Pro, écoute, j'ai joué avec. Je pense qu'on est dans le peaufinement de l'outil. et j'ai presque peur de... Si aujourd'hui, on est capable d'avoir ça, je me demande l'an prochain à quoi on aura droit.
Jérôme :
[
7:25] Ça démarre bien, hein?
Bruno :
[
7:26] Oui, ça démarre très bien. Et c'est drôle parce que j'avais une douce pensée pour Sam Altman, qui a tellement joué du violon quand Chad GPT-5 est sorti. Tout le monde s'attendait à un feu d'artifice. Finalement, c'est un petit feu de Bengale qui est parti. Alors qu'avec Gemini 3, ils ont été Je ne dirais pas hyper discrets, mais ils n'ont pas célébré avant la fête.
Jérôme :
[
7:48] Oui, ils étaient beaucoup plus modestes. C'est un petit communiqué comme ça, paf, paf.
Bruno :
[
7:53] Et résultat, on se retrouve avec quelque chose de performant. Moi, je parlais avec des gens qui utilisent l'outil et qui l'ont testé aussi pour le code. C'est à y perdre ses dents tellement que c'est rendu loin.
Jérôme :
[
8:06] Ils ont pleur de joie.
Bruno :
[
8:08] Oui, oui, tout à fait. Et puis, ce qui est intéressant avec ce modèle-là, c'est que là, on est au niveau, dans certains domaines, on s'entend, On est dans l'ordre de la connaissance d'un doctorat. On s'entend qu'il n'y a pas grand monde sur la planète qui arrive à avoir autant de connaissances, d'autant de services. Et ça, j'avoue que ça peut être déroutant, mais c'est aussi une bonne nouvelle.
Jérôme :
[
8:28] C'est vrai qu'il n'est pas mal. Il est rapide, il est très rapide. Pour la génération d'images, il va trois fois plus vite que de chez GPT. incroyable. Il est fluide, il est moins bavard, il est moins... Il y a moins de formules de politesse.
Bruno :
[
8:40] On est moins dans les courbettes.
Jérôme :
[
8:42] On est moins dans les courbettes. Après, il ne faut pas enterrer non plus Chagipiti, parce que moi, il y avait un truc, je ne sais plus, je n'ai plus en tête, mais que j'avais une réponse que m'avait faite Gemini, et puis finalement, je suis allé poser la même question sur Chagipiti, et c'était mieux.
Bruno :
[
8:57] Ah bon, voilà.
Jérôme :
[
8:58] Mais en tout cas, oui, gros démarrage en flèche, et d'ailleurs, il y a eu plein de tests et sur Ea Arena, notamment, le site qui passe en revue tous les modèles d'IA. Et il bat tous les records, il arrive en tête. Donc, pas mal. Et alors, ce qui est amusant, c'est que c'est tombé, moi, j'ai fait un épisode pour raconter ça aussi, c'est qu'il est arrivé la même semaine que celle où Internet s'est écrabouillée, s'est écroulée pendant plusieurs heures à cause de Cloudflare, cette panne de Cloudflare. Vous l'avez ressenti également de ton côté de l'Atlantique ?
Bruno :
[
9:31] Non, parce que nous, c'était à la fin de la nuit. Donc, on n'a pas senti la chute pendant trois heures de l'Internet. Mais sauf que ça nous rappelle comment c'est fragile. Parce qu'encore là, on était dans l'ordre des mises à jour. Et puis, c'est ça.
Jérôme :
[
9:48] Incroyable. C'est fou parce qu'en plus, ce système-là qui est fait, au contraire, pour sécuriser les sites web. Sauf que du coup, tous les sites passent par lui. Et si le système se plante, eh bien, voilà, tout s'arrête, en fait. Tous les sites sont impactés.
Bruno :
[
10:05] Et les derniers chiffres que j'avais vus, on parlait de l'équivalent de 20 % de l'Internet.
Jérôme :
[
10:11] Oui, c'est ça.
Bruno :
[
10:11] Alors, t'imagines quand même, c'est un 7 sur 5 qui répond plus, là. C'est un impact.
Jérôme :
[
10:17] C'était violent. Mais bon, et en même temps, c'est marrant parce que c'est passé presque comme une lettre à la poste. Voilà, une panne sur Internet, les sites en ratent pendant trois heures. Mais j'irais qu'il y a une espèce de fatalité d'habitude. On fait avec. Il y a quand même des entreprises qui ont dû perdre de l'argent pendant cette période-là. Mais ça nous rappelle à la fois la vulnérabilité de ces choses-là et la dépendance.
Bruno :
[
10:44] Et c'est le beau mot de Boris Cyrulnik qui me revient en tête quand je vois ça, la résilience. On est en train de développer notre résilience à ces pannes-là. Auparavant, c'était la catastrophe. Puis aujourd'hui, ça nous fait un, deux, trois heures peut-être devant nous pour aller faire autre chose.
Jérôme :
[
11:02] Voilà. Oui, exactement. Ça nous fait trois heures de diète numérique. Ça ne fait pas de mal, finalement.
Bruno :
[
11:09] Ce n'est pas mauvais, oui.
Jérôme :
[
11:10] Bon Bruno, en tout cas on est ravi de t'accueillir sur notre continent européen pour quelques jours, c'est très bref encore, il faut absolument d'ailleurs qu'on trouve le temps de boire un verre en vrai, mais est-ce que tu sais que tu arrives au moment où l'Europe est quasiment encore en effervescence en matière de numérique ?
Bruno :
[
11:32] Ah, ne me dis pas ça. Écoute, cette semaine, il y avait ton président qui parlait beaucoup du numérique, qui parlait d'intelligence artificielle. Ça, j'en ai lu des échos. Je l'entendais à la radio aussi.
Jérôme :
[
11:46] Oui, mais alors là, ce n'est pas lui qui fait... Alors bon, oui, je crois qu'il s'est exprimé encore sur les réseaux sociaux, etc.
Bruno :
[
11:51] Oui, en disant que ChatGPT OpenAI, c'était une business et puis il fallait prendre les choses en fonction de... de ce que c'était une entreprise qui était là pour faire des profits. Mais ce n'est pas là que je voulais t'amener.
Jérôme :
[
12:05] Comme tu dis. Non, moi, je voulais dire un mot d'omnibus numérique.
Bruno :
[
12:11] Ben oui.
Jérôme :
[
12:12] Voilà, omnibus numérique, c'est un omnibus.
Bruno :
[
12:16] Et qui est numérique.
Jérôme :
[
12:17] Oui, voilà, exactement. En fait, c'est une réglementation qui est en préparation au niveau de la Commission européenne pour essayer de mettre de l'ordre un peu dans tous les règlements qui régissent le numérique en France, en Europe.
Bruno :
[
12:35] C'est une révoix du chien.
Jérôme :
[
12:36] Oui, mais tu sais qu'on est comme ça. Alors bon, je pense qu'il faut le prendre avec un peu d'humour. C'est-à-dire que pendant des années, on a construit, on s'est construit une espèce de forteresse numérique à coups de règlements divers et variés. La directive e-privacy, le RGPD, le AI Act, qui n'est même pas encore entré en vigueur complètement, même pas du tout, je crois. Et ça y est, il est question de détricoter tout ça, en fait, parce qu'apparemment, ce serait allé un peu trop loin. Donc, il est question de repousser l'application de l'AI Act à 2027 au lieu de 2026. Et puis, on va essayer de nous libérer un peu des bannières de cookies, les histoires de bannières pour recueillir le consentement qui apparaissent sur les sites web et qui cassent les pieds à tout le monde, qui font rire les étrangers quand ils viennent se connecter en France. En gros, si tu veux, on a poussé le curseur très loin dans un sens. Et là, l'idée, c'est de le faire revenir un peu dans l'autre sens. Et moi, j'ai fait un édito sur le monde numérique pour dire qu'on est dans une espèce de dichotomie qui est infernale. Parce que d'un côté, on est allé trop loin, ça crée des...
Jérôme :
[
13:46] Comme on appelle ça, des freins pour les entreprises. C'est compliqué, c'est un poids administratif et autre. Mais on en est au point, on se dit, ah ouais, mais alors attendez, parce que finalement, si on détricote ça, on va toucher à la protection fondamentale des droits, etc. Donc, on ne sait pas trop comment ça va se faire. Et puis, on accuse aussi la Commission européenne d'avoir été victime du lobbying des Américains, des géants américains. Donc voilà, voilà où nous en sommes dans ce omnibus numérique.
Bruno :
[
14:17] Mais c'est drôle parce que de l'extérieur, bien que je sois sur votre sol, je regarde ça et j'ai l'impression de voir les 12 travaux d'Astérix. Il y a quelque chose d'un peu particulier.
Jérôme :
[
14:29] Ben oui, c'est ça. Il faut voir comment... C'est infernal, c'est infernal. Mais il faut simplifier les choses et il ne faut pas pour autant sacrifier toutes les garanties qu'on a réussi à mettre en place au niveau réglementaire.
Jérôme :
[
14:44] Compliqué, compliqué. Et sinon, Bruno, avant de te laisser, je te rappelle qu'il faut qu'on fête un anniversaire et qu'on dise C'est vrai. Qu'on dise bon anniversaire.
Bruno :
[
14:56] Bonne fête, Jérôme.
Jérôme :
[
14:57] Non, c'est pas ça, c'est pas moi. C'est bon anniversaire Windows.
Bruno :
[
15:02] Bonne fête Windows.
Jérôme :
[
15:04] Bonne fête. Non, bon anniversaire, c'est pas la même chose, mon cher Bruno. La fête et l'anniversaire. Chez nous, c'est pas la même chose.
Bruno :
[
15:10] C'est comme tu veux. Explique-nous. Je pense que ça va être bon pour bien des gens.
Jérôme :
[
15:13] L'anniversaire, c'est la date de naissance. Les fêtes, en France, au départ, c'est des fêtes religieuses. C'est les saints.
Bruno :
[
15:20] Tu vois, chez nous, ça ne s'est pas rendu.
Jérôme :
[
15:22] Ah ben voilà, je t'apprends des choses.
Bruno :
[
15:24] Alors, la prochaine fois que je te souhaite bonne fête, prends le personnel. Ça n'a rien de voir avec un fête religieux.
Jérôme :
[
15:29] Exactement. Moi, ma fête, c'est le 30 septembre, tu vois. Mais mon anniversaire, c'est le 31 mai. Ce n'est pas pareil. Bon, bref. Et tu te souviens de ce que tu faisais le 20 novembre 1985, toi? Sous-titrage Société Radio-Canada.
Bruno :
[
15:42] Euh, non.
Jérôme :
[
15:44] Quoi? Non, parce que ce n'était pas encore l'époque des grandes keynotes et des grandes annonces tonitruantes. À l'époque, une sortie de logiciel, c'était juste, ils alimentaient quelques magasins en boîte aux États-Unis et puis c'est tout. C'était ça, une sortie de logiciel.
Bruno :
[
15:59] On est loin du lancement de Windows 95 où il y avait la musique des Rolling Stones et le battage publicitaire.
Jérôme :
[
16:06] Exactement.
Bruno :
[
16:07] C'était petit, ça.
Jérôme :
[
16:08] Mais quand même, il y a 40 ans, le 20 novembre 1985, le lancement de la toute première version de Windows. Et toi, comme moi, je pense qu'on l'a connue. Et en même temps, elle ne nous a pas du tout intéressé, cette première version. Windows 1, ça n'avait aucun intérêt. En plus, rappelle-toi, on allumait l'ordinateur, le gros PC, enfin l'ordinateur qu'on avait à l'époque. Et si on voulait Windows, il fallait aller taper l'instruction pour lancer Windows.
Bruno :
[
16:36] Ben oui, aller en mode DOS, et puis après, on faisait démarrer l'affaire.
Jérôme :
[
16:40] Exactement. Bon, après, c'est...
Bruno :
[
16:41] Et entre-temps, on avait le temps d'aller chercher un café et de revenir. Ça, il ne faut pas oublier, ça.
Jérôme :
[
16:45] Après, ça a quand même pris un peu plus d'importance avec Windows 3, où là, ça a commencé à devenir un peu plus sérieux, et puis après, évidemment...
Bruno :
[
16:53] Mais là, c'est l'apparition du Windows plus graphique, avec une interface qui était autre chose. Ça nous amenait ailleurs, ça.
Jérôme :
[
17:00] Mais c'est marrant, parce que je trouve que c'était une époque où on se disait, mais on n'en a pas besoin d'une interface graphique. Tout le monde était très heureux à pianoter ses instructions d'os et personne ne se demandait et se disait « Oh là là, mais qu'est-ce que je serais mieux avec une souris et une interface graphique ?
Bruno :
[
17:15] » Oui, mais le problème, c'est qu'il y a un Steve Jobs qui est arrivé et qui a commencé à changer l'univers. Et puis, évidemment, ça a eu un impact dans le monde PC.
Jérôme :
[
17:24] Mais voilà. Et donc, Apple, enfin Apple et...
Bruno :
[
17:28] Microsoft.
Jérôme :
[
17:29] Bill Gates qui a tout piqué, qui a tout copié et qui a introduit l'interface graphique sur PC. Enfin voilà, bon, c'était un petit anniversaire anecdotique à signaler en passant.
Bruno :
[
17:43] Tu me permets de re-souhaiter bonne fête à Windows.
Jérôme :
[
17:45] Tu peux souhaiter bonne fête à Windows, si tu veux. Exactement.
Bruno :
[
17:49] J'apprécie ton ouverture d'esprit.
Jérôme :
[
17:51] Mon cher Bruno, je vais te laisser entre les mains du camarade François Sorel. À l'instant, au moment où on enregistre, tu vas donc passer au maquillage, passer sous les spots et tu vas aller faire ta magnifique prestation en direct live, voilà, dans Tech & Co. Et puis, on se dit à la semaine prochaine, alors.
Bruno :
[
18:10] Oui, mais juste avant de te quitter, moi, je veux absolument savoir de quoi tu parles cette semaine.
Jérôme :
[
18:13] Ah, mais c'est vrai. En plus, j'avais complètement oublié de quoi je parle cette semaine.
Bruno :
[
18:19] Et tu sais, tu vas avoir une émission cette semaine, toi.
Jérôme :
[
18:21] Oui, et en plus, j'ai plein de choses intéressantes.
Bruno :
[
18:23] Oui, mais qui ne sera pas faites que de nos propos.
Jérôme :
[
18:25] Alors, c'est amusant parce que c'est complètement dans la continuité de ce qu'on vient de se dire, parce que moi, je parle de Microsoft, justement. Il y avait un gros événement Microsoft Ignite, l'un des gros événements Microsoft au cours duquel ils ont annoncé plein de trucs. Et notamment, ils vont mettre de l'intelligence artificielle agentique partout.
Bruno :
[
18:44] De bord en bord de Windows.
Jérôme :
[
18:45] Ah, mais alors, ça va être... Mais c'est vraiment intéressant. Et donc, j'en parle avec le responsable du cloud Azure ici en France. On décrypte tout ça. Et puis, on parle aussi de robots. Oui, et de robots européens avec Capgemini. Car un robot européen est en préparation. En tout cas, pour tout dire, pour dire vrai, c'est un robot chinois. mais on va mettre de l'intelligence française à l'intérieur et puis c'est pas pour rigoler ils seraient capables ils seraient capables d'aller réparer des centrales nucléaires c'est autre chose hein.
Bruno :
[
19:20] Voilà.
Jérôme :
[
19:22] Et puis, on jette un coup d'œil aussi à un nouveau service qui est en train d'être déployé pour les dentistes de l'intelligence artificielle pour faciliter le travail des dentistes et par voie de conséquence, rendre les soins dentaires plus accessibles pour la population. Parce qu'il y a beaucoup de gens qui laissent tomber, qui renoncent à se faire soigner parce que c'est trop cher ou ils ne comprennent pas ce qu'on va leur faire, etc. Et toi?
Bruno :
[
19:48] Jérôme, tu me permets d'ajouter que si le sujet de Microsoft Ignite vous intéresse, il y a une série de quatre articles sur le sujet sur moncarnet.com. J'ai suivi ça entre deux rencontres à Toronto et à Paris. Ah non, non, mais j'ai bossé cette semaine.
Jérôme :
[
20:01] Ah, mais tu fais que ça. Tu es impressionnant.
Bruno :
[
20:03] Oui, désolé. Mais donc, j'avais du temps à perdre dans l'avion, alors je dis, écrivons les textes. Super. Et donc, c'est ça. Si ça vous intéresse, c'est vraiment en complément avec ton entrevue.
Jérôme :
[
20:13] Eh bien, tu fais bien le signaler. Parfait. De quoi parles-tu dans ton carnet cette semaine ?
Bruno :
[
20:18] Écoute, cette semaine dans mon carnet, ça se partage entre le Canada et la France. D'une part, il y avait un gros événement au Canada organisé par ZOO, qui est un peu la version indienne de Salesforce. Ils n'aimaient pas ça, m'entendre dire ça. Mais c'est vraiment fait. C'est un gros Salesforce, mais pour les PME et les solopreneurs. Et c'est vraiment intéressant. Ils ont des bons prix. Ils ont des bons outils là-dedans. Alors, j'ai été les rencontrer. Il y avait un gros truc à Toronto. Et puis aussi, la raison pour laquelle je suis à Paris cette semaine, c'est qu'il y avait le fameux OVH Cloud Summit. Alors, ça m'a permis de rencontrer quelques membres de la direction pour savoir où ça s'en va, quels sont les défis dans l'info nuagique. Et puis, question de leur faire dire le mot infonuagique plutôt que cloud, ça a été fort intéressant. Alors, tout ça, c'est dans mon carnet.
Jérôme :
[
21:12] Infonuagique. Eh bien, rendez-vous à l'écoute de ton carnet cette semaine et je te souhaite une très bonne semaine, mon cher Bruno.
Bruno :
[
21:21] Jérôme, je te salue et puis j'invite les auditeurs à passer sur moncarnet.com. Entre-temps, ciao et à la semaine prochaine. Salut!