Bruno :
[
0:06] Jérôme Colombain à Paris, bonjour.
Jérôme :
[
0:09] Salut Bruno Guglielminetti à Montréal.
Bruno :
[
0:11] Comment te portes-tu?
Jérôme :
[
0:12] Je me porte bien. Je reviens du soleil de Monaco, donc tout va bien. Mais je te dirai tout à l'heure pourquoi.
Bruno :
[
0:17] Ça, ça veut dire que tu étais sur le bord de la plage, tranquille.
Jérôme :
[
0:20] Oui. Alors moi, je n'y étais pas, mais il y avait beaucoup de gens en maillot. Et oui, même au mois d'avril, ça fait du bien.
Bruno :
[
0:25] Je te dis. Mais tu vois, la technologie n'a pas arrêté parce que toi,
Bruno :
[
0:28] tu étais tranquille à te la couler douce à Monaco. Je voulais te parler cette semaine dans le débrief d'une exclusivité que Google a réservée aux Canadiens et aux Indiens, les Indiens d'Inde, pas les Indiens d'Amérique du Nord. Nuance importante aux Amérindiens, c'est ça. Donc, ils ont lancé,
Bruno :
[
0:47] imagine-toi donc, l'intelligence personnelle.
Jérôme :
[
0:50] Qu'est-ce que c'est que ça? Je tourne sur le dos deux minutes, je vais prendre le soleil, je reviens. Il y a déjà 17 news sur l'IA. Alors, raconte-moi ça.
Bruno :
[
1:02] Bon, alors que pendant que tu es en train de regarder le rocher, Google a décidé de lancer, notamment au Canada, cette petite évolution qui est quand même importante de Gemini. C'est-à-dire que c'est d'abord les utilisateurs payeurs ou payants des outils de Gemini qui y ont accès, mais d'ici quelques semaines, les autres au pays pourront y avoir accès. Et c'est donc une version plus-plus de Gemini qui, maintenant, te permet de brancher tous tes appareils sur Gemini et donc tous tes outils que tu utilises sur ton ordinateur, sur ton téléphone, sur ta tablette à Gemini. Qu'est-ce que ça veut dire? Arrête, tu me fais envie. Ça veut dire que du jour au lendemain, Gemini est au courant de tout ce qui se passe dans ta vie. Il ne faut pas être paranoïaque.
Jérôme :
[
1:48] Non, certes.
Bruno :
[
1:50] Ah non, mais écoute, c'est vraiment quelque chose. Et moi, j'ai installé ça cette semaine. Parce que j'ai, évidemment, tu me connais. Devant le risque, je tente tout.
Jérôme :
[
2:02] Bien sûr. Sans peur et sans reproche.
Bruno :
[
2:05] Sans reproche, on verra, mais sans peur, tu as raison. Et donc là, j'ai installé ça. Ça a pris 15 minutes pour lui, le temps de faire le tour de ma vie. Et puis après, il m'est revenu, j'ai ouvert Gémini, il m'a dit, dis donc Bruno, est-ce que tu voudrais que je te parle de trois choses importantes que je retrouve chez toi?
Jérôme :
[
2:25] Wow.
Bruno :
[
2:25] Un peu surpris.
Jérôme :
[
2:26] Oui.
Bruno :
[
2:27] J'ai dit, ben oui, avec plaisir. Et là, il commence à me sortir des choses, des dossiers sur lesquels je travaillais présentement.
Jérôme :
[
2:34] Ah oui, tu as des dossiers.
Bruno :
[
2:35] Oui, j'ai des dossiers.
Jérôme :
[
2:36] Il y a des dossiers sur toi, on le sait.
Bruno :
[
2:40] Oui. Alors, le reproche s'en vient. Et donc, des dossiers, des projets sur lesquels je travaille. Et là, je dis, ah, mais quand même, il a été cherché loin. Il a été cherché dans des courriels, dans des conversations que j'ai eues. Il est arrivé avec ça, puis il dit, est-ce que tu aimerais qu'on travaille plus particulièrement sur un? Alors, je dis, ah oui. Alors, j'ai choisi un projet dont on se parlera la semaine prochaine.
Jérôme :
[
3:04] Ah, tu ne peux pas nous en parler encore pour l'instant.
Bruno :
[
3:06] Non, ça, c'est un teaser. Pour l'instant, c'est secret.
Jérôme :
[
3:08] Oui.
Bruno :
[
3:08] Oui, c'est ça. La semaine prochaine, la suite. Mais arrêtez pas d'écouter puis allez pas aller la semaine prochaine si vous êtes en rattrapage parce que ça vaut pas la peine. Donc, je lui ai dit oui, parlons de ça. Et là, il commence à me sortir des étapes dans la production. Il me demande mais t'en es où dans ce projet-là? Est-ce que t'es en amont? Est-ce que t'es dans le milieu? Est-ce que t'es déjà pensé à ça, tel truc? Puis là, j'ai dit là, je me rends compte qu'il y a vraiment tout eu ce que j'ai écrit, toutes mes notes, toutes les choses. et j'ai dit, bien écoute, j'aimerais ça que tu me proposes un lexique que je pourrais utiliser dans le cadre de ce projet-là. Il dit, bien oui, il n'y a pas de problème. Alors, il part de son côté, évidemment, ça prend 30 secondes, et il me revient avec un immense lexique que je pourrais utiliser dans le cadre de ce projet-là. Il dit, peut-être que je pourrais aussi t'arriver avec des propositions pour tel angle, si tu décides de faire ce projet-là dans tel angle. Je lui dis, bien oui, essaye donc. Puis personnellement, je savais, il ne faut pas lui dire, que je n'allais pas aller dans cette direction-là. Alors, il me sort un truc et je dis, finalement, ce n'est pas fou, son affaire. Mais c'est vraiment, j'avais vraiment l'impression d'avoir avec moi quelqu'un qui voulait, qui voulait, qui voulait, et qui tape du pied en disant, donne-moi des trucs à faire.
Bruno :
[
4:24] À mon année, ça devient fatigant et épuisant parce que tu te dis, bon, OK, arrête, c'est la soirée, je peux rester tranquille. Mais lui, il était prêt. Puis après, j'ai dit, écoute, « Va donc chercher des offres intéressantes de billets d'avion pour une prochaine destination que je vais aller. » Alors, lui, ça prend 30 secondes. Il me dit « Ah oui, toi, tu vas aller dans quelques jours, dans quelques semaines, tu vas aller à tel endroit. » Je lui dis « Oui, effectivement. » Alors là, il me dit « Bon, je vais aller chercher des billets d'avion et puis un hôtel pour voir qu'est-ce qui a disponible. » Ça a pris une minute, puis il y avait déjà un plan de voyage pour moi. Oui.
Jérôme :
[
4:59] Donc, il a fouillé dans tous tes... Dans quoi? Dans tes mails? Dans tes fichiers?
Bruno :
[
5:06] Dans des documents écrits, dans des fichiers, dans des présentations.
Jérôme :
[
5:10] Des notes. Sur ton application de notes, je ne sais pas ce que tu utilises.
Bruno :
[
5:13] Oui, mais autant sur le téléphone que sur l'ordinateur. Et c'est ça qui est intéressant.
Jérôme :
[
5:17] Ah oui, d'accord.
Bruno :
[
5:17] Il a vraiment accès à tout.
Jérôme :
[
5:18] Donc, il sait tout. Il est allé dans ton frigidaire, dans ta chambre à coucher.
Bruno :
[
5:23] Non, non, ça, je n'ai pas donné accès encore.
Jérôme :
[
5:25] D'accord, OK.
Bruno :
[
5:25] Encore, c'est ça qui est important.
Jérôme :
[
5:26] Pas encore.
Bruno :
[
5:27] Il faut que j'en discute avec ma conjointe.
Jérôme :
[
5:29] Mais dis-moi, c'est un peu... Ce n'est pas un avant-goût du Super Siri, ça, finalement? Parce que...
Bruno :
[
5:36] C'est ça qui est un peu particulier.
Jérôme :
[
5:37] Du Super Siri d'Apple.
Bruno :
[
5:38] Oui, l'Apple Intelligence. C'est ça qui m'a fait réfléchir. Parce que même semaine, alors que tu regardais toujours Le Rocher de Monaco, pour les gens qui ne suivaient pas l'histoire, Gemini a lancé une version native dans le Mac. Ou pour le Mac, pardon. et donc qu'on peut appeler avec un raccourci, option espace. Et ça te permet, par exemple, de demander à Gemini de t'aider sur quelque chose qui est sur ton écran.
Jérôme :
[
6:11] Donc, il voit ton écran.
Bruno :
[
6:13] Il voit ton écran. Alors, que tu sois en train de coder, pour ceux qui codent, que tu sois en train de rédiger quelque chose, peu importe ce que tu fais sur ton écran, il peut venir t'aider parce qu'il voit ton écran. Et si tu lui demandes, il peut même venir modifier des trucs sur tes documents sur lesquels tu travailles. Et c'est vraiment impressionnant. Et je me disais, non, mais quand même, ils sont forts, Google. Ils sont en train de travailler avec Apple pour développer l'Apple Intelligence. Puis, ils arrivent à aller se couper et à sortir ce que devrait être Apple Intelligence avant Apple Intelligence sur un appareil d'Apple. Alors, tout ça pour dire que finalement, c'est une grosse semaine.
Bruno :
[
6:49] Mais évidemment, tout ça, ça... Ça fait en sorte qu'on se pose des questions par rapport à où sont les limites qu'on accorde aux outils d'IA qu'on veut utiliser. Parce qu'évidemment, ça enfreint largement toutes les bonnes lois et bons principes de bonne séance quant à la clôture qu'on doit mettre entre sa vie privée et ces machines-là. Et si vous êtes prêts à sauter la clôture, bien là, préparez-vous à quelque chose d'assez impressionnant comme expérience.
Jérôme :
[
7:16] Et toi, tu as sauté le pas sans état d'âme. Donc, avec ce intelligence personnelle.
Bruno :
[
7:22] Osaïa franchit la rivière du Rubicon.
Jérôme :
[
7:26] Écoute, tu nous raconteras dans quelques mois s'il y a eu des conséquences. Je ne sais pas.
Bruno :
[
7:32] Ou Gémini viendra vous le témoigner.
Jérôme :
[
7:34] Voilà, ou Gémini viendra nous le dire.
Bruno :
[
7:36] Parlant d'avoir un échange avec Unia, tu as un politicien chez vous qui a fait réagir.
Bruno :
[
7:45] C'est M. Ruffin qui s'adresse à M. Claude?
Jérôme :
[
7:48] Oui, alors c'est vrai, je voulais te parler de cette histoire-là parce qu'elle a fait un peu de buzz sur les réseaux sociaux. En fait, c'est François Ruffin qui est un député français proche de la France insoumise. Je crois qu'il n'y est plus vraiment, mais voilà. Et qui a publié une série de vidéos dans lesquelles on le voit s'entretenir avec l'intelligence artificielle Claude. Alors, il lui pose des questions, il dialogue.
Bruno :
[
8:12] Mais ce n'est pas sans rappeler ce qu'un politicien américain a fait récemment.
Jérôme :
[
8:15] Tout à fait. C'est inspiré de ce qu'a fait Bernie Sanders. D'ailleurs, il le cite. Il dit explicitement qu'il a repris l'idée de Bernie Sanders, qui a fait une longue vidéo dans laquelle il discute avec une IA, ce qui est l'occasion à la fois de montrer... comment fonctionnent les IA, ce qu'elles peuvent répondre. Mais derrière ça, il y a un petit côté voyance, si tu veux, même s'il y a un peu de recul qui est pris. C'est un peu, tiens, voyons ce que la technologie peut nous dire de la technologie. Et alors, il l'interroge sur est-ce que l'IA va remplacer les développeurs ? Est-ce que l'intelligence artificielle est plus intelligente que les chroniqueurs, et que les journalistes spécialisés dans les médias ? Parce que François Ruppin est parti quand même de ceux qui n'hésitent pas à se frictionner pas mal avec les journalistes.
Jérôme :
[
9:09] Donc, il pose toutes ces questions-là. Et pourquoi ça interpelle ce truc-là ? Parce que la démarche, bon, elle est originale, on peut la trouver intéressante, mais en fait, on a été assez nombreux. Je dis « on » parce que moi, j'ai réagi sur X, mais je ne suis pas le seul. Il y en a d'autres qui sont intervenus pour dire « Mais en fait, c'est une très mauvaise image et c'est une très mauvaise utilisation de l'intelligence artificielle. » Parce qu'en faisant ça, qu'est-ce qu'il veut montrer ? Il veut montrer, c'est une manière de dire « Voilà, l'IA toute-puissante a certainement des choses intéressantes à nous dire. ».
Jérôme :
[
9:52] C'est absurde, et la preuve, c'est que quand on écoute bien les réponses, on comprend bien qu'elles sont orientées, ces réponses, et qu'en fait, l'IA lui dit exactement ce qu'il a envie d'entendre. Et la plupart du temps, c'est ça. Il est très heureux des réponses que l'IA lui fournit, quand elle lui dit « Mais oui, bien sûr, mon cher François, c'est absurde, les hommes ont inventé l'intelligence artificielle qui va les rendre eux-mêmes obsolètes.
Jérôme :
[
10:14] » Donc, c'est idiot. Alors là, François Ruffin est très content, il fait « Oui, d'accord, en effet, et tout. » Et c'est exactement l'utilisation, c'est ce qu'on doit apprendre aux enfants dans les écoles, à ne pas faire, c'est-à-dire à croire tout ce que dit l'intelligence artificielle et surtout à ne pas comprendre que ce n'est que le reflet de ses propres biais. En réalité, elle lui dit ce qu'il a envie de dire parce qu'elle interprète ses promptes et elle comprend bien, et Claude comprend bien, comme le frais de Chagipiti, dans quel sens doivent aller les réponses. En plus, c'est basé très certainement sur son historique de conversation avec Claude, donc elle n'est pas neutre. Elle sait tous les sujets sur lesquels il a dû déjà l'interroger. Il y a tout un passif. Et on voit bien, encore une fois, à travers les réponses, qu'elle lui dit ce qu'il a envie d'entendre, en réalité. Donc voilà, c'est vraiment le très mauvais exemple de l'utilisation de l'IA, je trouve. C'est amusant, ça fait du buzz, ça fait des vidéos virales. c'est sympa mais c'est d'un point de vue technique et surtout dans notre relation à l'intelligence artificielle c'est le contraire de ce qu'il faut faire en fait voilà au moins ça a de bon, ouais mais je sais pas parce que non parce que ça n'informe pas au contraire ça va désinformer les gens sur ce qu'est l'intelligence artificielle ça fait croire aux gens que c'est un grand cerveau hyper puissant qui sait tout sur tout et que tout ce qu'il dit est juste alors que c'est exactement le contraire et on le sait, toi et moi.
Bruno :
[
11:44] Mais c'est ça, Jérôme. Et quand je te dis que ça a au moins ça de bon, c'est que ça a permis à des gens qui connaissaient le sujet de dire, bien, vous voyez ce qui vient d'être fait? Bien, c'est ce qu'il ne faut pas faire.
Jérôme :
[
11:52] Oui, mais je pense que ce n'est pas ça qui a été le plus entendu et ce n'est pas ça qui restera le plus, qui frappera le plus les lecteurs. Donc, voilà.
Bruno :
[
12:00] Bien, nos auditeurs et les gens qui nous regardent sur YouTube viennent de l'entendre. Exactement. Pour eux, je suis content.
Bruno :
[
12:07] Je veux qu'on reste en France parce qu'il y a une entreprise, j'ai l'impression, qui se fait pousser par les grands de l'IA. On reste toujours dans le domaine de l'IA. C'est H Company qui nous a annoncé quelque chose cette semaine. Mais avant de parler de leurs produits, moi, j'aimerais ça savoir H Company parce que ça fait que c'est un autre de tes invités qui commence à prendre du cran, du grade dans l'actualité. Ça commence avec une habitude. Quand on passe chez vous, une semaine, deux semaines après, on est partout dans les médias.
Jérôme :
[
12:39] En fait, H Company, c'est une start-up, une pépite, comme on dit, de l'intelligence artificielle en France. qui a été fondée il n'y a pas longtemps, il y a un an ou deux, je crois. Ça avait été annoncé à l'occasion de VivaTech, mais pas l'année dernière, l'année d'avant. Et Gauthier Cloy, qui est le président et CEO de H-Compagny, effectivement était l'invité de Monde Numérique à l'occasion d'une émission spéciale que j'ai faite lors de l'événement AWS qui avait lieu à Paris il n'y a pas longtemps. Et donc, il m'expliquait notamment tout ce que faisait son entreprise en matière d'agents. Eux, ils sont spécialisés dans les agents. ils fournissent des agents IA aux entreprises ils en fournissent aussi aux pouvoirs publics ce qui est assez intéressant ils ont beaucoup travaillé avec les administrations et autres et là ils viennent de rendre, accessible à tous au grand public, leur agent IA qui s'appelle, comment ils s'appellent déjà ?
Bruno :
[
13:32] Holotab.
Jérôme :
[
13:33] Holotab, c'est un drôle de nom. Holotab, c'est assez étrange.
Bruno :
[
13:37] Voilà.
Jérôme :
[
13:38] Donc, c'est plutôt sympa. On a l'impression qu'ils sont portés par la grande vague des agents. Tout le monde lance son agent. Anthropik, Google, etc. Mais je sais que toi, tu l'as essayé. Tu t'es précipité sur ce Holotab.
Bruno :
[
13:50] Tu me connais. Toujours prêt à installer.
Jérôme :
[
13:53] Tu as mis Holotab à côté de Google et puis tu leur as dit allez-y, battez-vous.
Bruno :
[
13:57] Allez prendre une bière et revenez plus tard.
Jérôme :
[
13:59] Oui.
Bruno :
[
14:01] Non, mais c'est ça parce qu'il y a une semaine, il y a Anthropik qui nous présentait son Claude Cowork qui volait à Jean-IA qu'on pouvait installer sur l'ordinateur et qui fonctionnait en solitaire, évidemment, selon les requêtes qu'on lui donnait. Mais là, une semaine plus tard, il y a cette entreprise-là qui, pour nous, nord-américains, n'est pas connue du tout, à part de si on est auditeur chez vous et qu'on a entendu le PDG.
Jérôme :
[
14:27] Ah, vous ne connaissez pas H-Compagnie?
Bruno :
[
14:29] Pas du tout.
Jérôme :
[
14:30] Mais c'est énervant, ça.
Bruno :
[
14:32] Oui, heureusement.
Jérôme :
[
14:33] Non, mais je plaisante. Mais bien sûr, mais c'est le problème. Les entreprises françaises, européennes, ne sont pas connues au-delà des pays dans lesquels elles opèrent.
Bruno :
[
14:39] Alors, mis à part les Nord-Américains qui écoutent mon numérique, il n'y a pas grand monde qui connaissait. Alors là, il y a eu qui arrivent.
Jérôme :
[
14:44] Elle n'est pas très connue en France non plus, je te rassure.
Bruno :
[
14:47] Non, bien j'imagine.
Jérôme :
[
14:48] Elle est complètement sous le radar. c'est ce qu'on appelle du B2B. Elle travaille avec les entreprises.
Bruno :
[
14:52] Elle n'est pas grand public. Mais c'est ça. C'est ça qui est important dans ce que tu disais, c'est qu'eux, ils travaillent dans le B2B.
Jérôme :
[
15:00] Personne ne les connaît en France non plus.
Bruno :
[
15:01] Et le Holotab, c'était un outil grand public qui était là, mais on sentait que ce n'était pas vraiment la priorité. Sauf que là, quand ils sont en train de voir Anthropik qui est en train de déployer Cowork et qui devient l'outil ultime aux yeux de ceux qui s'intéressent à des agents IA, à l'agent, tu sais, en général, bien là, eux, ils doivent bouger pour dire, ouais, mais nous aussi, on est là. Alors, ils nous balancent leur Holotab et j'avoue, moi, j'étais curieux. Alors, je l'ai installé, puis effectivement, et à la différence d'un cowork qui s'installe sur un ordinateur, puis après, tu peux l'utiliser pour l'envoyer en mission ou faire des tâches, lui, il s'insère comme une extension dans Chrome. Alors, d'abord, il faut que tu utilises Chrome. Si tu utilises Safari ou tu fais partie des trois personnes qui utilisent Edge, bien, t'es foutu. Tu peux pas l'utiliser. Mais si tu fais partie des millions de gens qui utilisent Chrome, tu peux installer l'extension, sauf qu'il faut être conscient que quand tu installes ça, cette machine-là, si c'est mal utilisé, il peut carrément aller bousiller tout ce que tu as sur ton ordinateur, et pire encore, aller bousiller toute ta présence sur Internet, parce que tu lui accordes tous les droits.
Jérôme :
[
16:12] À partir du moment où tu l'installes, tu lui accordes tous les droits ?
Bruno :
[
16:16] Et donc, ça veut dire autant de lecture que de rédaction.
Jérôme :
[
16:19] Tu ne peux pas lui accorder par service, lui dire là, tu peux te connecter, là, tu n'as pas le droit.
Bruno :
[
16:24] Etc. Non, mais c'est ça. Par défaut, l'outil a tous les droits.
Jérôme :
[
16:27] Ah oui, d'accord, c'est violent.
Bruno :
[
16:28] Sauf qu'évidemment, il attend ta requête.
Jérôme :
[
16:31] OK.
Bruno :
[
16:32] Mais si à un moment donné, il y a quelque chose qui se passait, qui ne fonctionnait pas trop trop dans le coco, dans le code, bien, ça pourrait dérailler. Alors, j'ai bien hâte de voir, mais sinon, je l'ai essayé pour faire de la recherche de restaurant, à Montréal. Je me suis rendu jusqu'à la réservation et puis j'ai dit finalement oublie ça, je n'irai pas au restaurant. Mais ça roulait, ça fonctionnait.
Jérôme :
[
16:54] Ça marche bien. Mais Bruno, quelle différence avec une simple requête sur un chatbot?
Bruno :
[
17:01] Tout simplement que là, tu pars et il est capable d'aller faire des... Il est capable de passer des étapes beaucoup plus qu'un chatbot. Parce que le problème...
Jérôme :
[
17:10] Il peut aller réserver au restaurant si tu le souhaites.
Bruno :
[
17:13] Oui, ça c'est un exemple. parce que la plupart des robots conversationnels à qui tu vas demander quelque chose, ils vont aller chercher l'information. Ils ne vont pas passer d'acte ou de cliquer ou de bouger ou d'aller prendre de l'information et aller le mettre. Quand je te dis qu'ils ont tous les droits, si tu dis d'aller prendre cette information-là et d'aller le mettre dans un document Excel ou un chiffreur de Google, il va aller le faire. Mais demande ça à ChatGPT, il n'ira pas parce qu'il n'est pas capable d'ouvrir
Bruno :
[
17:42] ton logiciel, ton chiffre.
Jérôme :
[
17:45] Et l'intelligence personnelle de Google dont tu parlais tout à l'heure, elle peut le faire, elle ?
Bruno :
[
17:50] Non, je ne lui ai pas de monde. Non, c'est ça.
Jérôme :
[
17:53] Il n'y a pas d'aspect agentique là-dedans ?
Bruno :
[
17:56] À ma connaissance, non. Il va aller chercher de l'information. En tout cas, moi, quand je l'ai essayé, il allait chercher de l'information, mais il ne passait pas aux actes. C'est beaucoup plus un outil d'assistanat à côté de soi.
Jérôme :
[
18:09] Bon, enfin, voilà. Donc, holotab. Merci, Bruno, de l'avoir essayé. Et vous qui nous écoutez, si ça vous branche, vous pouvez toujours aller le télécharger sur le site de H-Compagny.
Bruno :
[
18:19] Tu me permets de jouer un peu dans l'historien de nos conversations.
Jérôme :
[
18:25] Mais vas-y.
Bruno :
[
18:25] Tu sais que dans quelques semaines, peut-être un mois, ce sera le cinquième anniversaire de Monde Numérique. Comme tu es gentil.
Jérôme :
[
18:34] Oui, c'est vrai, ce sera bientôt le cinquième anniversaire de Monde Numérique.
Bruno :
[
18:37] Et dans le cadre de cet événement-là… Cinquième ou sixième ?
Jérôme :
[
18:41] Tu sais que je me pose la question. Non, je crois que c'est le cinquième.
Bruno :
[
18:44] Non, mais attends.
Jérôme :
[
18:45] C'est horrible. Je ne sais même plus quand j'ai démarré cette histoire-là. Moi, c'est le cinquième.
Bruno :
[
18:51] Ce que j'allais dire, c'est que dans le cadre du cinquième anniversaire de mon numérique, tu as eu un accord et donc le 14 juin prochain à Paris, les Champs-Élysées seront piétonnisées et tu vas y présenter... Des drones, des hélicoptères.
Jérôme :
[
19:10] Absolument.
Bruno :
[
19:10] C'est un gros événement.
Jérôme :
[
19:11] Ah ouais, ouais, ouais. Non, mais là, je sors le grand jeu. Je sors le grand jeu. Je privatise les Champs-Elysées. Je les rends piétons, piétonniers. Et je vais exposer des drones, des hélicoptères, des robots humanoïdes, bien entendu, pour les cinq ans. Je te confirme que c'est bien. Ce sont bien les cinq ans de Monde numérique qui a été lancé en juin 2021. Bon, alors...
Bruno :
[
19:33] Non, non, non, mais attends. Mais accessoirement, il y a les gens de VivaTech qui se sont dit qu'ils allaient s'associer avec toi. Voilà, tout à fait. En cas du 10e anniversaire.
Jérôme :
[
19:44] Voilà, on n'est pas du tout en train de transformer la réalité là. Absolument pas. Oui, il se trouve qu'effectivement, c'est VivaTech, puisque de toute façon, chaque année, le salon VivaTech correspond à l'anniversaire de Monde Numérique. Et ça, ce n'est pas un hasard. À l'occasion de VivaTech 2021. Et cette année, alors bon, j'y serai peut-être sur les Champs-Elysées, mais non, en fait, ce n'est pas vraiment moi qui organise, c'est eux. Et Grande Fiesta, donc le 14 juin, comme on vient de le dire, donc sur les Champs-Elysées. Pourquoi ? Parce que c'est vrai que Vivatex, la particularité depuis le début, ça qui est intéressant, c'est que c'est aussi un salon grand public. Et donc, c'est un petit peu, comme a dit Maurice Lévy, le cofondateur, et il dit que c'est un peu l'expo universelle de l'innovation technologique. Donc c'est accessible à tous, c'est grand public, il faut qu'il y ait des choses qui se voient, qui concernent les gens et donc ils vont sortir, aller au-delà du parc des expositions et ils vont essayer d'investir, enfin ils vont investir carrément les Champs-Élysées. C'est une belle initiative, écoute, c'est plutôt pas mal.
Jérôme :
[
20:54] Voilà ça va donner on l'espère une image un peu de fiesta innovante à Paris et à la France d'une manière générale, après l'édition de Vivatec elle-même, elle sera comme d'habitude assez sérieuse il y aura beaucoup d'intelligence artificielle ce qui est un peu moins visible il y aura des speakers, il y aura 1000 startups qui seront attendues ils espèrent dépasser les 180 000 visiteurs qui ont été atteints l'an dernier c'est vrai que c'est un salon qui a bien pris sa vitesse de croisière, et tous ceux qui étaient sceptiques au début le sont beaucoup moins aujourd'hui et c'est un salon qui compte notamment pour toutes les entreprises qui y participent, c'est pas le CES de Las Vegas mais franchement ça tient la route ça tient la route du VivaTech Moi je voudrais que.
Bruno :
[
21:37] C'est devenu le VivaTech de l'Europe.
Jérôme :
[
21:39] C'était l'objectif au départ d'être un vrai salon européen et en effet je pense qu'on peut dire que ça l'est devenu. C'est pour ça que tu étais venu l'an dernier alors est-ce que tu peux nous annoncer en exclusivité dans ce débrief si tu vas venir ou pas également pour Vivatec 2026 ?
Bruno :
[
21:56] Je te confirme qu'il y a eu des ententes qui ont été signées et que j'ai trouvé mon transporteur, que je n'annonce pas pour le moment. Et donc, oui, je serai à VivaTech, d'une part pour en parler dans mon carnet et les 120 secondes de tech, mais aussi pour qu'on puisse en parler en débrief ensemble.
Jérôme :
[
22:17] Bien sûr, comme d'habitude.
Bruno :
[
22:18] Et qu'ici, peut-être avec François Sorel.
Jérôme :
[
22:21] Certainement avec François Sorel, oui, oui, bien sûr, parce que lui aussi, il sera présent sur place, il fera des émissions spéciales pour BFM Business, donc on aura l'occasion de se retrouver. Bon, ben voilà, donc ça devient un peu une routine, ce VivaTech, où on se retrouve tous les trois, et puis évidemment avec tous les autres, tous les participants.
Bruno :
[
22:37] Dis donc, avant de te laisser aller, je veux t'entendre sur cette histoire de Mark Zuckerberg qui a décidé de se cloner pour être capable de parler, de chuchoter à l'oreille de tous ses employés lorsqu'ils ont besoin de conseils de vie ou de travail.
Jérôme :
[
22:49] Écoute, c'est pas mal. Il y a une semaine ou deux, on parlait ensemble de cette histoire. Il voulait créer un assistant par intelligence artificielle pour l'aider lui-même en tant que dirigeant à mieux piloter son entreprise, à aplatir un peu les choses pour mieux comprendre, être plus en prise directe. là il va plus loin et il va lui-même se cloner et donc c'est un avatar qui pourra être interrogé par tous les collaborateurs de Meta Il y a 75 000 personnes quand même chez META aujourd'hui, pour répondre à des tas de questions. Alors maintenant, moi j'ai hâte de voir à quoi ça va ressembler. Est-ce que ça va être juste quelque chose de visuel, un truc amusant, tu vois, qui va parler comme Mark Zuckerberg avec ses mimiques et tout, parce qu'il paraît qu'il sera entraîné à partir de ses interventions publiques, à partir de ses vidéos, etc. Ou bien est-ce qu'il sera capable véritablement d'aller plus loin, de donner des points de vue sur la stratégie ? Est-ce que, par exemple, les employés de méta pourront lui dire, dis-moi Marc, est-ce qu'on va plutôt devenir un réseau social ou est-ce qu'on va se mettre à lancer des fusées, par exemple ? Il pourra répondre oui ou non. donc ça, ça peut être intéressant en gros, après je pense que c'est surtout une opération de communication.
Jérôme :
[
24:12] Pour promouvoir l'intelligence artificielle qui va devenir un axe de développement, pour méta donc ils veulent qu'en interne ce soit adopté par les utilisateurs, ce qui n'est pas complètement absurde et derrière ça, ils vont sans doute vendre le concept d'avatar et notamment, ils parlent beaucoup de vendre des personnages, enfin de, proposer à des créateurs de contenu de créer leurs propres avatars. Donc, évidemment, créateur de contenu, c'est toi, c'est moi, et donc ça nous intéresse au premier chef. Donc, effectivement, moi, j'ai hâte de voir ce que ça va donner. Après, en entreprise, est-ce qu'un avatar booster l'intelligence artificielle comme ça, qui reprendrait l'apparence et même le mental du dirigeant, est-ce que ça peut avoir une utilité, un rôle, ou est-ce que ce sera juste un gadget de communication, internes, je pense qu'il faut attendre de voir concrètement à quoi ça va ressembler pour le savoir.
Bruno :
[
25:06] Oui, mais ça, ce sera un cas d'usage par la suite. Probablement qu'il y a sûrement des PDG à travers la planète qui seraient intéressés d'être présent comme ça pour tous les employés. Question de partager sa vision sur différents sujets. C'est un outil de communication interne. Parce que, par exemple, ce matin, quand tu rentres au travail, Marc veut te parler pour te parler de quelque chose. Une réflexion qu'il y a eu pendant la nuit, alors c'est Marc qui te partage ça. Mais effectivement, sur différents points, plutôt que de dire je voudrais bien lui poser la question pour voir ce qu'il en pense, mais bon, je n'aurai jamais accès au patron, dû à son agenda ou dû à la distance hiérarchique. Là, au moins, c'est intéressant. Les employés pourront avoir des pistes de réflexion. Évidemment, on va entendre parler d'histoire de dérapage et puis j'ai bien hâte d'entendre la première entrevue exclusive d'un journaliste avec l'avatar de Mancoukrat qui va lui faire dire des choses assez particulières.
Jérôme :
[
26:02] Ouais, enfin, j'espère pour lui qu'il sera bien bridé, le truc, parce qu'il ne faut pas... Tu vois, par exemple, « Hé, chef, est-ce qu'on peut commander 500 000 casques de réalité virtuelle ? Ouais, ouais, vas-y !
Bruno :
[
26:11] » « Est-ce qu'on peut repartir la machine ?
Jérôme :
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26:13] » « Est-ce qu'on peut relancer le métaverse ? » « Oui, bien sûr, vas-y !
Bruno :
[
26:16] » « Voici 10 milliards, on recommence, ouais !
Jérôme :
[
26:20] » Mais bon, non, mais par exemple, peut-être que dans le futur, ce sera aussi un truc qui permettra, tu sais, pour tout ce qui est les obligations, protocolaires, un peu, les départs la retraite, etc. Hop, le PDG, au lieu d'y aller lui-même, il lance son avatar. Bon, ce sera peut-être un peu moins chaleureux. Bruno, je ne veux pas te brusquer, mais il me reste 5 minutes, parce que j'ai un rendez-vous pour une interview très importante dans 5 minutes.
Jérôme :
[
26:44] Donc, juste avant, dis-moi, que proposes-tu cette semaine dans ton carnet ?
Bruno :
[
26:49] Écoute, je parle avec le créateur d'une application qui vise les gens qui ont le cancer et qui ont décidé d'être proactifs par rapport à la chose. Donc oui, ils sont atteints du cancer, ils ont une tumeur, mais pourquoi pas prendre cette occasion pour créer ou visualiser, entre guillemets, virtuellement.
Bruno :
[
27:10] Leur tumeur cancéreuse et de lui parler, de lui donner une personnalité, de discuter avec et de permettre aux gens qui sont autour et qui ont à vivre avec cette personne qui est malade de peut-être partager tout ce qu'ils ont par rapport à la maladie, et non pas l'individu, de dire ça directement à la maladie. Ça peut sembler un peu simplet comme histoire, mais il y a des médecins qui trouvent ça intéressant parce qu'en temps réel, ils peuvent avoir des informations sur la condition mentale, par exemple, le moral d'un patient, et aussi avoir des échos des gens qui l'entourent, que ce soit des proches, que ce soit sa famille, en fonction de la lecture qu'ils font sur cette plateforme-là. Alors, on parle avec Raphaël Jolicoeur, qui a créé cette plateforme-là, qui est atteint, lui, de cancer. Et puis aussi, on parle avec quelqu'un de Qualcomm à San Francisco, parce qu'ils viennent de lancer un nouveau petit processeur, d'ailleurs, qu'ils ont annoncé à Barcelone, mais qui s'en va dans les objets connectés, mais vraiment connectés. On parle de petites puces qui sont branchées au satellite et qui vont permettre de se détacher des appareils qu'on a sur nous pour pouvoir communiquer et faire des choses. Alors voilà.
Jérôme :
[
28:25] Génial.
Bruno :
[
28:26] Jérôme Colombain, tu parles de quoi dans mon numérique cette semaine?
Jérôme :
[
28:29] Alors, cette semaine dans mon numérique, écoute, justement, une interview que je pense très intéressante, mais qui n'est pas encore faite à l'heure où on enregistre. C'est dans un instant. Je reçois Bruno Patineau. Voilà, je montre son livre ici.
Bruno :
[
28:43] Le temps de l'obsolescence humaine.
Jérôme :
[
28:45] Voilà, Bruno Patineau, c'est le président d'Arte, qui avait écrit un livre qui s'appelait déjà La civilisation du poisson rouge. Il réfléchit aux impacts des technologies sur notre vie quotidienne et sur la société. Et là, il s'intéresse à l'intelligence artificielle pour dire que c'est bien gentil, mais ça va rendre l'humain de plus en plus inutile, en gros, si je résume. Donc, on parle de ça avec lui. Et puis sinon, je suis donc allé à Monaco, mais ce n'était pas pour bronzer. C'était pour un événement qui s'appelle Switch, organisé par le plus grand groupe ou l'un des plus grands groupes mondiaux de fabrication de lunettes. Essilor Luxotica, qui faisait son grand show innovation. Et bien, c'est l'occasion de découvrir que les lunettes, c'est aujourd'hui un incroyable domaine d'innovation, aussi bien pour la vue, mais aussi pour l'audio, pour la santé, pour l'intelligence artificielle, pour communiquer avec notamment les Ray-Ban
Jérôme :
[
29:41] Meta, etc., qui sont fabriqués par Essilor Luxotica. Donc, focus sur les lunettes en tant que wearable, comme on dit. Et puis, je parle de cybersécurité aussi. avec Capgemini et on parle des agents et on parle surtout de Mythos, l'IA d'Entropique qui fait peur à toutes les entreprises aujourd'hui parce que Mythos serait capable d'aller déceler des failles de sécurité très graves que les pirates pourraient exploiter. Donc, c'est un peu la panique à cause de Mythos. Et on parle de tout ça dans Monde numérique cette semaine.
Bruno :
[
30:14] Jérôme Colombin, je te remercie d'être passé dans mon carnet et puis je te dis à la semaine prochaine.
Jérôme :
[
30:20] Salut Bruno, à la semaine prochaine.