🔎 L’IA va-t-elle faire nos courses à notre place ? (Zoom Tech)
Maison Connectée16 janvier 202615:10

🔎 L’IA va-t-elle faire nos courses à notre place ? (Zoom Tech)

Cette semaine, Google a annoncé un nouveau protocole pour l'intelligence artificielle, UCP, qui pourrait bouleverser le commerce en ligne. Derrière cette annonce technique se joue peut-être une bataille stratégique majeure pour l’avenir du e-commerce.

Un langage universel pour le commerce en ligne

L’intelligence artificielle promet depuis des mois de transformer nos façons d’acheter en ligne. Mais pour passer des intentions aux actes, il fallait résoudre un casse-tête technique : permettre aux IA de dialoguer directement avec les sites marchands sans passer par des clics humains ou des intégrations complexes. C’est précisément l’objectif du Universal Commerce Protocol (UCP), un nouveau langage universel porté par Google, et déjà soutenu par de grands acteurs du commerce et du paiement, de Carrefour à Shopify, en passant par Walmart, Target, Visa ou Mastercard.

Des agents IA capables d’acheter à notre place

Ce protocole permettrait à des agents IA comme Gemini d’explorer des catalogues, comparer des offres, appliquer des promotions et finaliser des achats de manière autonome, avec des garanties de sécurité comme les paiements tokenisés et la validation cryptographique du consentement. Une infrastructure pensée pour un commerce « agentique », où l’IA ne se contente plus de conseiller, mais agit directement au nom du consommateur.

Des risques techniques et économiques bien réels

Mais cette fluidité soulève de nombreuses questions. En ouvrant leurs systèmes à des agents autonomes, les commerçants augmentent leur surface d’attaque et s’exposent à des risques inédits : erreurs de configuration démultipliées à grande vitesse, pertes financières instantanées, nouveaux défis de gouvernance et de responsabilité. D’autant que Google n’est pas seul : OpenAI, avec le soutien de Stripe, prépare un protocole concurrent, annonçant une véritable guerre des standards.

Jusqu’où déléguer nos décisions d’achat ?

Au-delà de la technique, c’est notre rapport à la consommation qui est interrogé. Jusqu’où sommes-nous prêts à déléguer nos décisions à des algorithmes ? Le shopping restera-t-il un acte humain, fait de comparaison et d’irrationnel, ou deviendra-t-il une simple ligne optimisée dans un budget automatisé ?

Un épisode de Monde Numérique assisté par l'IA Notebook LM de Google.

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Jérôme Colombain: [0:01] Il s'est passé une chose assez intéressante cette semaine, mais qui est un peu passée sous les radars, parce que c'est un peu technique, mais ça nous concerne Jérôme Colombain: [0:08] et ça va nous concerner à plus ou moins brève échéance. Alors en fait, je vous raconte, ce qui m'a mis la puce à l'oreille pour commencer, c'est un communiqué que j'ai reçu de Carrefour, le groupe Carrefour. Un communiqué parlant d'un accord de Carrefour avec Google à propos d'un système d'intelligence artificielle. Sur le coup, je n'ai pas tout compris, mais un autre communiqué de Google précisément. Jérôme Colombain: [0:30] En rapport avec celui de Carrefour, en réalité, de manière indirecte, m'a fait comprendre de quoi on parlait. C'est UPC. J'en avais vaguement entendu parler. Ça concerne le commerce en ligne. Mais bon, avec le CES de Las Vegas, tout ça, j'étais un peu passé à travers. Alors, on va y revenir maintenant. Vous savez qu'on n'arrête pas de dire que l'intelligence artificielle va bousculer, bouleverser aussi le commerce en ligne, le e-commerce. Jérôme Colombain: [0:54] Parce que de plus en plus, on va utiliser l'IA pour faire des achats en ligne, en tout cas faire des recherches dans un premier temps, et ensuite pour réaliser entièrement des transactions depuis un chatbot, depuis ChatGPT ou autre. Les géants de l'IA sont à fond sur le sujet. Mais pour que ça marche, ça implique un certain nombre de changements en profondeur, en dessous du capot. Parce que concrètement, comment faire ? Il y a déjà des agents IA qui reproduisent le comportement humain, qui vont sur les sites, qui cliquent sur les boutons et sur les menus, comme le ferait un acheteur. Mais il faut bien dire que ça ne marche pas très très bien. Et puis sinon, il y a aussi les API vieilles techniques, des connecteurs logiciels entre applications. Mais il faudrait, pour créer vraiment un truc à grande échelle, que tous les sites marchands développent des API, les connectent à celles des IA, etc. Bref, un truc titanesque. Alors Google a eu une idée. Développer un langage universel, un langage spécial, une espèce de couche logicielle, en fait, pour permettre aux IA, en l'occurrence la sienne, Gemini, de parler avec n'importe quel site marchand. Un truc hyper puissant qui pourrait vraiment structurer le commerce du futur. Pour bien comprendre de quoi il s'agit, on va faire ce que je fais parfois dans ce podcast, pour les sujets un peu techniques. Jérôme Colombain: [2:08] On va demander à l'IA de Google, justement, Notebook LM, de nous expliquer. Voilà ce que ça donne, avec un prisme un peu américain, mais c'est quand même assez exact et précis. Notebook LM: [2:20] Bienvenue ! Alors aujourd'hui, on plonge dans un sujet qui, à première vue, a l'air vraiment très technique. Ah oui, on pourrait le croire. Mais en réalité, ça pourrait bien changer radicalement notre façon de faire du shopping en ligne. On parle d'une sorte de langage universel que les IA pourraient utiliser pour acheter des choses pour nous. Et ce n'est pas de la science-fiction, c'est maintenant. Et pour décortiquer ça, on a deux sources qui se complètent parfaitement. D'un côté, on a le biais de blog des développeurs de Google. Eux, ils nous expliquent leur vision, le pourquoi du comment. Les créateurs, en somme. Exactement. Et de l'autre, on a le regard plus critique d'un média spécialisé, CIO, qui a interrogé des experts sur les implications, les dangers potentiels. C'est un peu le plan contre la réalité du terrain. Tout à fait. L'idée, c'est de comprendre ce qu'est ce Universal Commerce Protocol, l'ICP, et surtout ce que ça change pour tout le monde. Et quand on dit tout le monde, l'initiative de Google, elle a ramuté du beau monde. Ah, ça c'est clair. Ce n'est pas un petit projet dans un garage. Non, on parle de Shopify, Etsy, Wayfair et même des géants du commerce physique comme Target et Walmart. Et il ne faut pas oublier le nerf de la guerre, le paiement. Notebook LM: [3:35] American Express, Mastercard, Stripe, Visa, ils sont tous dans le coup. Ça donne une idée de l'ambition, quoi. Il ne s'agit pas de créer une petite fonction sympa, mais bien de construire la future autoroute du commerce pilotée par l'IA. Bon, décortiquons un peu tout ça. Le vrai problème qu'ils essayent de résoudre, si j'ai bien compris, ce n'est pas que les sites ne savent pas vendre. Ça, ça fait 25 ans qu'on sait faire. Bien sûr. C'est plutôt que chez Gouvelle IA, c'est comme un nouvel employé qu'on devrait former sur des centaines de logiciels différents juste pour qu'ils puissent passer une commande. C'est une perte de temps énorme. C'est exactement l'image, oui. Google, dans son document, ils appellent ça le… Le goulot d'étranglement de l'intégration… Par haine, un truc comme ça ? C'est ça. Le goulot d'étranglement N fois N. Pour chaque plateforme d'IA, il faudrait une connexion sur mesure pour chaque marchand. Un pont entre Gemini et Amazon, un autre entre ChatGPT et Shopify. C'est un cauchemar logistique ? Un cauchemar, oui. Ça freine toute innovation. Donc l'ICP, c'est la promesse d'une langue commune. Une sorte d'espéranto du e-commerce pour que tout le monde se parle sans avoir besoin de 10 000 traducteurs. C'est complètement l'idée. Notebook LM: [4:42] Une seule grammaire, un seul vocabulaire pour dire « je veux ce produit », applique cette promo « livre-le ici ». Et le timing ? Tout sauf anodin, bien sûr. Ça arrive en plein boom des IA conversationnelles. Nos attentes en tant que consommateurs sont en train de changer. On ne veut plus juste une liste de liens bleus. On veut une solution. On veut pouvoir passer de « quelles sont les meilleures valises légères » à « ok, achète-moi celle-là ». Sans quitter la conversation, sans ouvrir 5 onglets et retaper ses infos de carte bleue pour la 16e fois. Et c'est là qu'on touche au cœur du sujet. Google parle de « virage agentique ». C'est-à-dire que nos assistants deviennent des agents qui agissent pour nous. Sauf que nos infrastructures actuelles, les sites web, les applis, tout ça, ça a été pensé pour des clics humains, pas pour des dialogues avec des machines. L'UCP, en fait, c'est un peu la plomberie nécessaire pour que ce nouveau monde fonctionne. D'accord. La plomberie est nécessaire, mais à qui est-ce qu'elle profite le plus ? Notebook LM: [5:42] Forcément, Google liste toute une série de bénéficiaires. Pour les entreprises, la promesse est alléchante. Oui. Être présent là où les clients se trouvent, donc dans les IA, tout en gardant a priori le contrôle sur les prix, le stock et en restant le marchand attitré. Ce point du marchand of record, c'est absolument crucial. Notebook LM: [6:01] Ça veut dire que même si c'est Gemini qui initie la vente, c'est bien l'entreprise, Notebook LM: [6:05] disons Wayfair, qui est le vendeur légal. D'accord. Pour les plateformes d'IA, le gain est évident. Elles peuvent connecter des milliers de vendeurs d'un coup. Leur service devient infiniment plus utile. Et pour nous, les consommateurs, on nous vend une expérience sans friction, plus simple, plus directe. Mais je me pose la question, est-ce qu'une expérience sans friction est toujours une bonne chose ? C'est une excellente question, ça. J'ai l'impression que la friction, parfois, c'est ce qui nous laisse le temps de réfléchir avant de cliquer sur acheter. La promesse de simplicité peut aussi être celle de la dépense impulsive, oui. Pour l'instant, il se concentre sur la commodité. On utilise des infos de paiement déjà enregistrées et en une phrase, c'est réglé. Et puis pour les développeurs, ils mettent en avant l'aspect standard ouvert. Ah oui, l'écosystème ! L'idée, c'est de ne pas créer un jardin fermé à la Apple, mais quelque chose sur lequel tout le monde peut construire. C'est là que ça devient vraiment intéressant. Cette promesse est visante, mais comment ça marche, ce langage, concrètement, sans qu'on ait besoin d'un diplôme d'ingénieur pour piger ? En fait, le blog de Google l'explique de manière assez imagée. Tout part de ce qu'ils appellent le mécanisme de découverte. D'accord, c'est quoi ça ? Imagine qu'un site marchand publie une sorte de carte de visite numérique sur son site. Notebook LM: [7:20] Quand un agent IA, comme Gemini, arrive, il lit cette carte de visite, elle lui dit « Bonjour, je suis un commerçant, voilà ce que je sais faire, te montrer mes produits, gérer des paiements par carte tokenisée et appliquer des codes de réduction. » Ah, donc l'IA n'a pas à deviner ou à lire la page comme le ferait un humain. Elle a un menu clair des actions possibles, c'est beaucoup plus fiable. Infiniment plus. Et une fois qu'elle a lu ce menu, elle utilise un vocabulaire standardisé. Ce sont les capacités. Les verbes d'action. C'est ça. Il y a une capacité pour payer, une pour découvrir un produit, une autre pour appliquer une réduction. C'est ce lexique commun qui fait que l'IA de Google et le système de Shopify parlent exactement de la même chose. Et ce vocabulaire, il est fixe ou il peut évoluer ? Parce qu'on peut imaginer de nouvelles façons d'acheter, la location, l'abonnement. C'est prévu. L'architecture est dite extensible. On pourra ajouter de nouvelles capacités sans avoir à tout reconstruire. Notebook LM: [8:19] Mais tout ça ne tiendrait pas une seconde sans l'élément le plus important, la sécurité. Oui, parce que l'idée de donner à une IA le pouvoir d'utiliser mon argent... Notebook LM: [8:28] Un peu angoissante de prime abord. Bien sûr. Comment est-ce qu'il gère la confiance ? Il s'appuie sur deux piliers. D'abord, les paiements tokenisés. En clair, ton vrai numéro de carte ne se balade jamais. Le système utilise un jeton à usage unique. Un genre de passe-partout ? Voilà. Qui ne fonctionne que pour cette transaction. S'il est intercepté, il est inutile. Et deuxièmement, chaque action est validée par une preuve cryptographique de ton consentement. Quand tu dis « oui, achète-le », tu ne fais pas que cliquer. Tu génères une signature numérique qui prouve que c'est bien toi et que tu es d'accord. C'est la pierre angulaire du système. D'accord, c'est plus clair. Et pour rendre ça concret, il donne l'exemple de la valise. Je dis à mon assistant, trouve-moi une valise légère pour mon prochain voyage. Qu'est-ce qui se passe en coulisses ? C'est là que la magie opère. L'IA va traduire ta demande en une série d'actions UCP. D'abord, elle va utiliser la capacité de découvrir un produit auprès de plusieurs marchands partenaires. Walmart, Target, etc. Exactement. Notebook LM: [9:28] Elle va leur demander « Montrez-moi vos valises qui correspondent à « légères cabines ». Elle reçoit les réponses, elle compare les prix, les avis, les stocks, tout ça en temps réel. Et elle me présente une sélection, j'imagine ? Précisément. Elle te dira « J'ai trouvé trois options, la Samsonite chez Target et la mieux notée, mais la Delcée chez Walmart est en promo. » Et là, je choisis ? Tu dis « Ok, prends la Samsonite et à ce moment-là, l'IA enclenche la suite. Capacité finaliser le panier, puis payer avec le jeton de ta carte et la signature de ton consentement. Le tout en quelques secondes, à partir d'une seule phrase. C'est incroyablement puissant. Et c'est justement cette puissance qui m'amène aux questions qui fâchent. Notebook LM: [10:08] Parce que sur le papier, c'est formidable, mais l'article de Ciodia vient un peu jeter un pavé dans la mare. En effet, et ce qui est fascinant ici, c'est que la solution à un problème, celui de l'intégration, crée de tout nouveaux types de problèmes. Ah oui ! Le premier, le plus évident, c'est la sécurité. L'experte Mia Nights pointe un détail technique qui change tout. Pour que ça marche, les commerçants doivent ouvrir de nouvelles portes dans leur système. Des endpoints restent. C'est comme ajouter une entrée de service hyper sophistiquée à son magasin. Une entrée réservée aux robots. C'est une excellente analogie. Et chaque nouvelle porte, même bien gardée, augmente ce qu'on appelle la surface d'attaque. Un point d'entrée de plus pour les pirates. Oui, mais le vrai changement de parabigme, ce n'est plus seulement de bloquer le méchant bot. Le défi, c'est de gérer les autorisations d'un gentil bot, un agent IA légitime Notebook LM: [10:59] qui a le pouvoir de faire des actions à très forte valeur, comme valider des milliers de paiements. La nuance est fine, mais elle est énorme. On ne peut pas juste mettre un videur à la porte. Il faut un système de badge d'accès ultra précis. Notebook LM: [11:12] Exactement. Mais il y a un autre risque, et celui-là est peut-être le plus contre-intuitif. C'est l'analyste Julie Geller qui le soulève. Elle parle du risque que l'ICP fonctionne trop bien. Comment ça, trop bien ? Ça n'a pas de sens. Si, si, attends. Pense-y. La force du système, c'est sa vitesse et son échelle. L'exécution est si rapide que la moindre petite erreur de configuration humaine peut avoir des conséquences cataclysmiques. Et quasi instantanée. Donnez-moi un exemple. Imagine un marchand qui veut faire 10% de réduction sur un produit à 100 euros. Dans la précipitation, quelqu'un tape mal et configure le prix final à 10 euros au lieu de 90. Oh, je vois où ça mène. En quelques minutes, avant même que quiconque ait le temps de s'en rendre compte, des milliers d'agents IA qui scannent les offres en permanence vont détecter cette super affaire et passer commande. Et l'entreprise perd des centaines de milliers d'euros en un claquement de doigts. Voilà. La vitesse et l'efficacité du système deviennent son propre pire ennemi. Le gain d'efficacité se retourne contre vous si le contrôle n'est pas absolument parfait. Ça déplace complètement la responsabilité. C'est le mot-clé, responsabilité. L'analyste le dit très bien. La question n'est plus est-ce qu'on peut se connecter, mais comment on garde le contrôle quand la transaction se passe en dehors de notre propre site web. Notebook LM: [12:29] La plupart des systèmes informatiques des entreprises n'ont pas du tout été conçus pour déléguer un tel niveau d'autonomie. C'est un vrai casse-tête architectural et illégal. Et pour compliquer le tout, Google n'est pas seul dans cette comps. L'article mentionne qu'OpenAI, les créateurs de ChatGPT, prépare sa propre version avec Stripe. Absolument. On se dirige vers une guerre des standards. La bataille pour la langue des machines qui feront nos courses. C'est ça. Le projet d'OpenAI et Stripe s'appelle Adjantic Commerce Protocol. Le nom est très similaire, l'ambition aussi. La stratégie de Google, en annonçant son UCP avec cette liste de partenaires longues comme le bras, elle est très claire. Inonder le marché. Inonder le marché. Créer un effet de réseau et imposer son standard avant que la concurrence ait le temps de s'organiser. C'est un peu le scénario VHS contre Betamax, Metamax, mais pour l'avenir du commerce mondial. L'enjeu est colossal. Si on fait le bilan, on a donc d'un côté l'UCP, cette norme ouverte poussée par Google, qui promet de résoudre un énorme casse-tête technique pour fluidifier le commerce via l'IA. La promesse d'un monde plus simple, plus efficace. Voilà. Et de l'autre, le contrepoint des experts. Notebook LM: [13:35] Cette fluidité a un coût. Elle introduit de nouveaux risques de sécurité, Notebook LM: [13:39] de nouveaux défis de gouvernance et de contrôle pour les entreprises. C'est un changement fondamental. On passe d'un environnement qu'on contrôle de A à Z à un modèle où on délègue une partie de l'autonomie à des IA externes. C'est exactement ça. Ce qui nous amène à une pensée finale, une question pour la route. Ce protocole standardise la manière dont une IA achète pour nous, on lui délègue une tâche. Mais à mesure que ses agents deviendront plus autonomes, qu'ils apprendront nos goûts, jusqu'où ira cette délégation ? Est-ce qu'on pourra un jour simplement dire « Va chétier, mon budget course pour la semaine est de 150 euros, optimise pour la qualité et le prix bar sur tous les sites et le laisser prendre 100% des décisions. Choisir la marque de pâtes, le type de légumes… » Qu'est-ce que ça voudrait dire pour la fidélité à une marque, pour le plaisir de la découverte ? Notebook LM: [14:29] Exactement, pour l'achat d'impulsion. Est-ce que l'acte de « magasiner » avec tout ce qu'il a d'humain et, disons-le, d'irrationnel, ne risque pas de devenir une simple ligne dans un budget optimisé par un algorithme ? Jérôme Colombain: [14:42] Et voilà, on termine avec une question quasi philosophique, avec un clin d'œil à nos amis québécois qui, on le sait, magazine à tour de bras. Alors voilà, ce UCP, et puis surtout, on l'a compris, il n'y a pas que Google, C'est peut-être l'une des batailles du futur, bataille pour l'IA au service du e-commerce.
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