Monde Numérique :
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0:10] Apple part en guerre contre le règlement européen DMA. Le torchon brûle entre
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0:15] le fabricant de l'iPhone et la Commission européenne, qui n'a pas l'intention de se laisser faire. La commercialisation des produits Apple en Europe serait-elle menacée ? Aux Etats-Unis, 100 000 cartes SIM pirates saisies par les services secrets dans les environs de New York. Une incroyable tentative de cyberattaque qu'on va vous expliquer dans cet épisode. On ira à Montréal, retrouver Bruno Guglielminetti qui va nous parler de All In, un grand rendez-vous consacré à l'intelligence artificielle qui se déroule sur place. Et à cette occasion, la start-up française Mistral annonce qu'elle va ouvrir une antenne au Canada, un premier pas sur le territoire nord-américain, avant peut-être d'aller plus loin. L'innovation de la semaine, parfois les IA mentent, c'est la conclusion d'une étude surprenante d'OpenAI. Les interviews de la semaine. La bulle financière de l'IA va-t-elle exploser ? Nouvel investissement record de Nvidia dans OpenAI.
Monde Numérique :
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1:15] On en parle avec Luc Julia, spécialiste de la tech dans la Silicon Valley. Et avec lui, on viendra aussi sur cette histoire de visa de travail qui frappe de plein fouet la tech américaine.
Monde Numérique :
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1:29] Les agents IA sont-ils la nouvelle frontière de l'intelligence artificielle générative ? On en parle avec Capgemini. Enfin, on verra comment l'IA et le numérique révolutionnent la gestion financière des entreprises avec la FinTech Qonto. Bienvenue à l'écoute de Monde numérique, l'hebdo du 27 septembre 2025.
Invité :
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1:52] Monde numérique, Jérôme Colombain.
Monde Numérique :
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1:57] Salut, salut, je suis ravi de vous retrouver pour ce nouvel épisode de Monde numérique, l'hebdo. L'hebdo chaque samedi, 50 minutes de news, de talks, d'interviews consacrées aux meilleurs de la tech. Plus d'une heure sans pub si vous êtes abonné à la version longue sur Apple Podcast ou Spotify. Et sinon, retrouvez toutes les interviews en version intégrale ainsi que des éditos sur le fil du podcast Monde Numérique. Sans oublier les vidéos sur la chaîne YouTube et la newsletter sur MondeNumérique.info. Merci d'avance pour vos petites étoiles et vos commentaires sur votre plateforme d'écoute. Avant de commencer, un mot cette semaine, ne ratez pas le grand débrief du mois de septembre en date du dimanche 28 septembre avec François Sorel, Bruno Guilleminetti et puis on a invité un observateur du secteur, Emmanuel Torregano. On va parler d'IA, on parle de l'iPhone Air aussi. Par ailleurs, merci aux nombreux auditeurs qui ont répondu au sondage de Monde Numérique qui permet de mieux connaître vos attentes. Ce n'est pas terminé, le sondage continue, donc si vous ne l'avez pas encore fait, bien surtout n'hésitez pas à contribuer à cette enquête. Il suffit de cliquer sur le lien en description. C'est très utile vraiment de savoir quelles sont vos attentes et puis surtout, tout simplement, comment vous écoutez, est-ce que vous appréciez ou non dans ce podcast. Et puis, il y a même un petit cadeau à la clé. Voilà, c'est parti pour l'actu.
Monde Numérique :
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3:10] C'est l'histoire d'une loi, un règlement européen censé protéger les consommateurs et la concurrence dans le secteur du numérique. Une loi qui semble aujourd'hui pourtant se retourner contre les utilisateurs des produits et des services technologiques. Je parle du DMA, le Digital Market Act. Ce règlement a entré en vigueur l'année dernière en 2024 et qui aujourd'hui alimente une véritable guéguerre avec plusieurs géants américains. Parmi eux et en tête même, Apple. car ces géants n'aiment pas le DMA qui remet en question leurs pratiques techniques et commerciales. Le DMA serait en effet, selon ces entreprises, la cause du retard de plusieurs technologies sur le continent européen. Alors qu'on s'est habitué depuis des années à pouvoir bénéficier de toutes les innovations ici en Europe en même temps que le reste du monde, Voilà que depuis quelque temps, plusieurs services, comme par exemple Apple Intelligence, ou encore chez Apple, comme le nouveau système de traduction instantanée intégré dans les nouveaux écouteurs AirPod 3.
Monde Numérique :
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4:10] Ne sont pas disponibles en Europe, donc en France, ou bien ils arriveront avec des mois de retard. Des écouteurs bridés, donc, parmi d'autres technologies. Meta nous avait fait le même coup. Pour ce qui est d'Apple, la marque évoque des développements techniques spéciaux que lui obligerait à faire le DMA, par exemple, pour que le système de traduction puisse fonctionner avec d'autres écouteurs associés à l'iPhone. Et en plus, ça poserait des problèmes de protection de la vie privée. On sait que c'est l'un des grands arguments marketing d'Apple. Tout cela donc à cause du DMA. Et cette semaine, la fronde est montée d'un cran avec un communiqué rageur de la firme de Tim Cook qui demandent carrément aux élus européens de revoir, de modifier, voire même d'abroger le DMA. Alors le ton du communiqué est assez violent. Apple accuse le DMA de créer moins de choix, moins d'innovation et plus de risques pour les Européens. L'entreprise dénonce en outre un cadre instable où les règles changent régulièrement. À mot couvert, Apple est à deux doigts de menacer de suspendre la commercialisation de certains produits en Europe. L'Union européenne a réagi face à ce communiqué qui semble carrément ouvrir les hostilités à travers une déclaration d'un porte-parole de la Commission affirmant que l'UE n'avait aucune intention d'abroger le DMA.
Monde Numérique :
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5:28] Toutefois, il faut quand même préciser que l'Union a lancé une évaluation du DMA qui a démarré début juillet 2025 afin de savoir si vraiment ça sert à quelque chose et quel est son impact. Et c'est d'ailleurs dans le cadre de cette évaluation qu'Apple s'autorise à prendre la parole aujourd'hui. Mais il faut dire aussi que si la firme de Tim Cook se lâche et si elle se sent poussée des ailes, c'est parce qu'elle sait qu'elle est soutenue dans son action par Donald Trump. L'affaire pourrait donc prendre une tournure politique, voire géopolitique. Et pendant ce temps-là, les consommateurs que nous sommes ne peuvent que compter les points en risquant d'être de plus en plus souvent privés de ces jolis gadgets consombrés.
Monde Numérique :
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6:06] 100 000 cartes SIM, plus de 300 serveurs informatiques sur des étagères, tout ça découvert dans des caches aux Etats-Unis, des caches situées autour de l'agglomération de New York, au moment même où se tenait l'Assemblée Générale des Nations Unies, à laquelle participait d'ailleurs Emmanuel Macron, c'était en début de semaine. Voilà une incroyable découverte, 100 000 cartes SIM, un peu comme des téléphones portables, mais fonctionnant de manière automatique. Pour faire quoi ? Pour simuler des appels téléphoniques ou pour faire quelque chose qui ressemble bien à une cyberattaque télécom. Alors c'est un peu compliqué, du coup, pour démêler les choses, j'ai demandé à notre ami l'IA Notebook LM, c'est-à-dire à l'intelligence artificielle de Google, de nous résumer tout ça.
Invité :
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6:48] Alors imaginez un peu, un réseau capable de mettre le bazar dans les communications, pile pendant l'Assemblée Générale de l'ONU. Bah, c'est ce que les autorités US disent avoir stoppé net près de New York. Premièrement, comment ils ont trouvé ça ? En fait, tout part de menaces par téléphone. L'enquête a révélé un truc assez dingue. Plus de 300 appareils, ce qu'on appelle des serveurs SIM ou parfois des fermes de téléphone, qui géraient, tenez-vous bien, 100 000 cartes SIM. En gros, ces machins peuvent faire croire qu'il y a des milliers de vrais téléphones qui fonctionnent en même temps. Et le point clé, c'est qu'ils étaient tout près, vraiment tout près du siège de l'ONU pendant l'Assemblée. Deuxièmement, le risque, c'était quoi au juste ? D'après les services secrets, ce réseau aurait pu être utilisé pour lancer des menaces anonymes, ou pire, pour saturer complètement le réseau mobile avec des attaques, on appelle ça des attaques par déni de service. Ça aurait pu même désactiver des antennes relais et potentiellement paralyser les communications dans tout New York. Et ça aurait aussi pu servir à des communications cryptées pour des criminels ou d'autres acteurs malveillants. Les premiers résultats parleraient d'acteurs étatiques, donc possiblement liés à des gouvernements étrangers, et d'individus déjà connus des services. Mais bon, qui exactement ? Et qu'est-ce qu'il voulait faire précisément ? Est-ce que l'ONU était la cible directe ? Tout ça, ça reste assez flou. Pour l'instant, personne n'a été arrêté. Pour résumer, une grosse infrastructure potentiellement dangereuse a été neutralisée. Mais l'enquête continue pour savoir qui était derrière et pourquoi.
Monde Numérique :
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8:13] Des nouvelles de l'IA avec une nouvelle fonctionnalité du côté de ChatGPT. C'est un petit agent proposé par OpenAI, un petit assistant capable d'aller chercher des informations tout seul, comme un grand, la nuit, pendant que vous dormez, sur tous les sujets qui vous intéressent. Ça s'appelle Pulse, ça vient d'être dévoilé. Alors l'idée, c'est celle d'un assistant proactif qui vous envoie tous les jours des mises à jour personnalisées, sous forme de cartes, sans que vous ayez à vous poser des questions. Comment fait-il ? Eh bien, en fait, il analyse au fil du temps vos conversations, vos préférences, éventuellement vos applications connectées comme Gmail ou Google Calendar. Et il profite de la nuit pour vous préparer un lot de 5 à 10 cartes sur des sujets qui peuvent vous intéresser. Et vous trouvez ça le matin en vous réveillant, par exemple, un résumé de vos emails, un aperçu de votre agenda, de la veille IA sur les sujets qui vous intéressent, la cybersécurité, vos thèmes favoris, vos sujets de lecture, d'activité, vos voyages, vos envies de déplacement, la météo, etc. Enfin bref, on peut tout imaginer. Ça s'appelle Pulse, donc pour l'instant, c'est réservé aux abonnés pro en mode preview. Donc c'est la formule très haut de gamme de ChatGPT. Et l'accès devrait être élargi plus tard aux abonnés plus ainsi qu'à tous les utilisateurs. Voilà, c'est donc ce qu'on appelle un agent, une IA qui peut sortir du cadre pour aller effectuer des actions en ligne.
Monde Numérique :
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9:37] Fidjissimo, la nouvelle vice-présidente d'OpenEye, dit que c'est la prochaine frontière de l'IA. Et en tout cas, cette histoire d'agent, c'est de plus en plus utilisé en entreprise. On en parle tout à l'heure avec mon invité de la société Capgemini.
Monde Numérique :
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9:53] Connaissez-vous le skimming ? Ça s'écrit shaming et ça pourrait se traduire en français par manigance. Le skimming, c'est quand une IA vous ment. Ou en tout cas quand elle fait semblant de jouer le jeu pour en réalité poursuivre un autre but. Alors ça fait peur comme ça, on va dire que c'est l'innovation de la semaine. En tout cas, c'est ce qui est raconté dans une étude d'OpenAI menée en partenariat avec Apollo Research qui s'est penchée sur ce phénomène. Alors pas de panique, on n'est pas en train de dire que les IA vont soudainement devenir dangereuses et n'en faire qu'à leur tête. Et d'ailleurs, l'objet de cette étude, c'était justement d'évaluer la propension des IA à éventuellement faire des bêtises, à poursuivre secrètement des objectifs afin de précisément pouvoir lutter contre ce phénomène, une sorte de précaution pour l'avenir, pour quand elles seront encore plus puissantes. Les chercheurs voulaient connaître le pourcentage de risques qu'une IA dise, par exemple, qu'elle a terminé un travail alors que ce n'est pas vrai. Un peu comme un mauvais élève qui dirait « Wimdam, j'ai fait mes devoirs », alors qu'en fait, il n'a pas ouvert son livre ni son cahier. On imagine les problèmes que ça pourrait poser dans le cadre d'une IA en production dans une entreprise, si on ne s'en rend pas compte à temps. Donc, les chercheurs ont mené plein de tests, et le résultat est plutôt encourageant, c'est que les modèles actuels, en tout cas d'OpenAI, seraient plutôt de bons élèves avec de faibles taux de mensonges. Voilà une bonne nouvelle. Bon, je résume pour essayer de faire simple cette histoire-là. Mais là où ça se complique, c'est qu'en fait, c'est super dur à repérer.
Monde Numérique :
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11:16] Car l'intelligence artificielle, par définition, essaierait de masquer ce comportement. Et si on essaye de l'entraîner à ne pas le faire, eh bien, en réalité, on s'aperçoit qu'on lui apprend à mieux le cacher. C'est comme si on apprenait à l'élève où est-ce qu'on risque de le coincer et du coup, eh bien, il devient un super menteur. En fait, il faudrait pouvoir lire dans ses pensées, comprendre son raisonnement interne. Et le problème, c'est qu'avec les réseaux de neurones de l'IA, ce n'est pas évident. Mais heureusement, il y a quand même une piste d'amélioration qui s'appelle l'alignement délibératif En gros, on apprend à l'IA des règles anti-triches et ça marche pas mal. En tout cas, en test, ça réduit beaucoup les comportements cachés. Sauf qu'il y aurait un vice caché, précisément, c'est qu'apparemment les IA comprennent quand on est en train de les observer. Elles seraient capables de détecter qu'elles sont en train de participer à des tests et donc qu'elles se montreraient délibérément dociles. Comme le mauvais élève de tout à l'heure qui tout d'un coup fait semblant de filer doux parce que la maîtresse le regarde. Pour les IA, en situation réelle, rien ne prouve qu'elles ne se remettraient pas à faire croire des choses qui, en réalité, ne sont pas vraies. Voilà, donc bref, si on progresse, apparemment, maîtriser ce skimming caché des IA, ce n'est pas évident et c'est un gros défi pour la sécurité future des modèles d'intelligence artificielle.
Monde Numérique :
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12:35] Encore une news, je vous parlais tout à l'heure de la réglementation européenne concernant Apple. Eh bien, il y a des règlements aussi, on le sait, en matière de cookies et de confidentialité des données sur le web, et notamment avec les fameuses bannières de consentement. Vous savez, ces bandeaux insupportables qu'il y a sur tous les sites web, qui vous demandent de cliquer pour vous dire si vous acceptez ou non les cookies.
Monde Numérique :
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12:56] Et parfois, si vous n'acceptez pas, vous ne pouvez pas accéder au site d'ailleurs. Alors au départ, c'était une bonne intention, une obligation instaurée par la directive européenne e-privacy, pour protéger notre vie privée en recueillant un accord préalable. Sauf que comme beaucoup de bonnes idées, on va dire, qui germent dans les cerveaux géniaux des bureaucrates de la Commission, eh bien, une fois que ça se confronte à la réalité, c'est là où ça dérape. Et aujourd'hui, eh bien, vu qu'on ne visite pas seulement un ou deux sites par jour, mais des dizaines, eh bien, on est amené à répondre à cette fichue question des dizaines, voire des centaines de fois par jour. Et on n'en peut plus. On a même tendance à accepter par défaut les cookies, même plus lire ce qui est écrit. Enfin bref, le pop-up de consentement ne sert à rien. Alors, où je veux en venir ? Eh bien en fait, bonne nouvelle, car dans sa grande sagesse, la même commission envisagerait de mettre fin à cette fausse bonne idée. Un texte devrait être proposé en décembre pour alléger les obligations des éditeurs de sites. Et à la place, eh bien on indiquerait ses préférences en matière de cookies une bonne fois pour toutes au niveau du navigateur. C'est plutôt une bonne idée. Dommage qu'on n'y ait pas pensé avant. Tiens, d'ailleurs, écoutez ça.
Monde Numérique :
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14:09] Avant de passer à la suite de cette émission, un mot à propos de Frogans, partenaire de monde numérique. Frogans, c'est une technologie innovante qui permet de diffuser du contenu via des mini-sites qui ressemblent à des widgets, grâce à un protocole technique unique en son genre, initié en France. Et l'une des particularités de Frogans, selon ses concepteurs, c'est qu'il est nativement sécurisé et respectueux de la vie privée. Alexis Tamas, co-créateur de Frogans. Frogans, en fait, n'est pas basé sur la technologie des cookies. Quand on visite ton site Frogans et qu'on stoppe sa visite, en fait, on ne va pas être reconnu à la prochaine visite, sauf si je mets le site Frogans dans mes favoris. Et donc, ça crée, en fait, pour l'utilisateur, une possibilité de contrôler complètement les données qu'il envoie et à qui il les envoie. Et Frogans fait actuellement l'objet d'une offre de titres qui vous permet d'acquérir, si vous le souhaitez, des parts de la société F2R2 à l'origine de cette initiative. Une opportunité unique d'investir dans une innovation française qui se veut porteuse d'un vrai changement de paradigme. Pour tout renseignement, rendez-vous sur le site f2r2.fr ou bien cliquez sur le lien en description de cet épisode. Salut Bruno Guglielminetti à Montréal.
Invité :
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15:18] Salut Jérôme Colombat à Paris.
Monde Numérique :
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15:20] Bruno, on te retrouve dans un cadre un peu particulier. Tu te trouves actuellement au cœur d'un événement qui a lieu à Montréal. Grosse effervescence. Est-ce que tu peux nous parler de ce All In, c'est ça? C'est comme ça que ça s'appelle?
Invité :
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15:35] Exactement, parce qu'on est tous dedans, le All In, donc comme ça se dit en anglais. Et je dirais que c'est un peu particulier parce que finalement, je me rends compte que quand c'est la troisième édition et chaque fois que je couvre l'événement, je me retrouve un peu comme dans l'effervescence d'un Vivatec ou d'un CES, mais évidemment à plus petite échelle, on s'entend, mais c'est intense. Il y a beaucoup de présentations, il y a des gens partout. Évidemment, comme c'est des gens de l'industrie canadienne, pour la plupart, je les connais. Alors, ça fait beaucoup de monde à serrer la main. Ça permet d'avoir des nouvelles de l'industrie. C'est vraiment revigorant.
Monde Numérique :
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16:09] Mais alors, qu'est-ce que c'est exactement?
Invité :
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16:11] Alors, c'est un moment, ça dure deux jours, et l'idée, c'est de permettre aux gens de présenter leur savoir-faire sous forme de conférences, mais aussi sous forme de grands kiosques de pavillons où on peut tout simplement ne pas écouter les conférences et simplement se promener à travers tous les kiosques, les pavillons qui sont ici. Et puis, il y a des gens du Canada, mais aussi des gens de l'extérieur. Par exemple, le pays vedette cette année, c'était les Émirats arabes unis. Et là, évidemment, ils en ont mis plein la gueule. Sous-titrage ST' 501 aux gens qui étaient ici, parce qu'à 95 %, ils desservent toute leur population, toute l'administration et le numérique, de la carte de travail jusqu'au permis de conduire. Maintenant, même pour trouver du logement, c'est devenu fou. Alors, ils sont venus, ils ont balancé ça au visage des gens qui étaient ici. C'est quand même 6 000 personnes qui se retrouvent pour l'événement ici, donc beaucoup de monde.
Monde Numérique :
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17:03] Bon, tu te régales, quoi. Tu sers les mains, t'embrasses tout le monde.
Invité :
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17:06] Une vraie campagne électorale.
Monde Numérique :
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17:09] Voilà, une vraie campagne électorale. En plus, t'es une star, rappelons-le, au Québec.
Invité :
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17:15] D'ailleurs, je les vois pas, mais j'ai deux gardes du corps qui sont avec moi.
Monde Numérique :
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17:19] Non, ouais, on les entend un petit peu, par contre, si tu pouvais leur demander de parler un peu moins fort.
Invité :
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17:23] Ils sont en train de planifier le reste de la journée.
Monde Numérique :
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17:25] Mais au-delà de cet aspect un peu protocolaire ou en tout cas institutionnel, qu'est-ce qui ressort de tout ça? C'est quoi les thèmes dominants? C'est à la fois perspective et inquiétude face à l'IA, quoi?
Invité :
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17:36] Bien, perspective, ils sont plutôt optimistes parce que ce sont tous des gens qui ou sont en train de développer des solutions, que ce soit au niveau du travail, au niveau des ressources humaines, au niveau de la santé. Écoute, il y a une entreprise que j'ai rencontrée, c'est assez bluffant. D'ailleurs, aujourd'hui à Montréal, ils font une intervention chirurgicale chez une personne qui est atteinte du cancer. Je n'ai pas plus de détails par rapport aux patients, mais ils ont inventé une machine qui utilise une vieille technologie qui avait été développée. Pour vérifier les tissus cancéreux. Ils l'ont adapté à la source IA. Et maintenant, en temps réel, un chirurgien qui a son patient sur le billard en train d'enlever la masse cancéreuse peut vérifier en temps réel s'il a tout enlevé plutôt que de devoir reprendre l'opération. C'est une nouveauté. Ça, ça a été développé ici à Montréal. Et d'ailleurs, la présentation va être faite un petit peu plus tard dans la journée. J'ai parlé avec ces gens-là Oui. On s'entend, ils sont en train de sauver des vies. Et puis là, ils sont en train d'adapter ça. Alors, par exemple, un dermatologue bientôt pourra utiliser dans son cabinet, plutôt que de prendre des échantillons et les envoyer dans un laboratoire, tout simplement en prenant un crayon qui est branché à l'énorme machine, pourra vérifier si la tâche que vous avez à la main, dans le dos, sur le pôle, elle est cancéreuse et à quel niveau elle est.
Invité :
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19:01] Mais ça, c'est un exemple. En tout cas, quant à mon emballement, il y en a plein comme ça. Il y a des centaines d'exposants comme ça qui viennent présenter des choses. Mais de l'autre côté, on le sait, ça coûte des sous. Il y a un environnement politique aussi. Alors, moi, ce que j'ai trouvé intéressant, que j'ai vu cette année, que je ne sentais pas présent l'an dernier, ce sont les hedge funds, les investisseurs qui sont là, qui sont un petit peu plus… Je ne dirais pas que ce ne sont pas des vautos, mais on les sent le tourner autour des kiosques, des incubateurs.
Monde Numérique :
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19:36] Et ils font leur boulot.
Invité :
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19:37] Oui, c'est ça.
Monde Numérique :
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19:39] Ils cherchent où investir.
Invité :
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19:40] La bonne affaire. Et puis, parallèlement, là, on le sent, et ça, je trouve ça intéressant, c'est les gouvernements. Les gouvernements, donc l'étalier fédéral, l'étalier provincial, qui viennent parler eux-mêmes de la souveraineté humaine. Dans leur bouche, ça fait longtemps que j'avais entendu ça. Et là, c'est vraiment l'avant-plan de tous les discours. C'est comme le sujet parce que parallèlement, on a un voisin de qui on est fort dépendant, que sont les États-Unis. Pour le moment, ça, ça allait, mais avec la direction politique que c'est en train de prendre, bien là, tout le monde est en train de se dire, c'est quoi le plan B pour nous? Alors là, ce qu'on apprend, entre autres, dans l'entrevue que j'ai faite avec le ministre, c'est qu'il va y avoir la formule de crédit d'impôt qui va être faite, puis évidemment, il y a des sommes qui vont être investies. Donc, beaucoup de milliards de dollars vont être investis pour développer une infrastructure canadienne parallèle à celle qui existe et pour s'assurer qu'on soit maître chez lui.
Monde Numérique :
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20:34] Bruno, il y a aussi autre chose, c'est qu'il y a beaucoup de Français, visiblement, qui participent à cet événement, et non des moindres, parce que ça se télescope aussi avec des annonces assez importantes.
Invité :
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20:46] Et comment? Il y a deux Français qui ont fait la manchette au Québec aujourd'hui, aujourd'hui ou cette semaine. D'abord, il y a le grand patron de Mistral AI qui est venu présenter une conférence ici et faire encore son show, j'allais dire sa prière, c'est pas ça, mais ses bons mots par rapport à l'IA ouverte et avec l'open source, les données ouvertes. Alors ça, c'était une chose, mais le plus intéressant dans le dossier Mistral, c'est de savoir que maintenant, ils viennent ouvrir un chapitre québécois, justement, évidemment, pour faire partie de l'écosystème d'ici. Et puis, de l'autre côté, pour bénéficier du savoir-faire et de toute l'énergie, l'effervescence qui roule. Puis à quelque part aussi, c'est un peu leur pied en Amérique du Nord. Et puis, ça sera plus facile un jour. On jase, mettons qu'Apple décide de les acheter. Ça fera un bureau qui sera plus près de la Californie ça c'est intéressant, ça c'est une chose l'autre dossier c'est gros quand même qui vient de passer, qui est maintenant chez Coer qui est une des vedettes c'est pas mal ici donc ça c'est une chose, mais l'autre histoire aussi je fais du coq à l'âme il y a tellement d'affaires ici, c'est Hugo, Hugo Descript qui a décidé.
Invité :
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22:07] D'agrandir sa plateforme. C'est devenu un groupe média. Et donc, ils ouvrent à Lyon, ils ouvrent à Marseille. Ben non, c'est ça. Ils ouvrent à Lyon, ils ouvrent à Marseille et ils ouvrent au Québec. Alors, j'ai hâte de voir. Il y a quatre ou cinq personnes qui travaillent sur son bureau. Tous des journalistes. Ça, c'est une bonne nouvelle.
Monde Numérique :
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22:25] Incroyable.
Invité :
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22:25] Ils vont travailler justement à couvrir l'actualité québécoise.
Monde Numérique :
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22:29] Enfin, incroyable. Non, c'est une belle réussite. Voilà. Il a commencé, jeune YouTubeur tout seul dans sa chambre, à expliquer un peu l'actualité aux jeunes de son âge et aujourd'hui, effectivement, il a une vraie crédibilité, il a une communauté hyper fidèle, il a un vrai public. Il y a plusieurs générations maintenant de jeunes qui s'informent grâce à Hugo Décrypte, qui évidemment ne regardent plus la télé depuis longtemps, qui n'écoutent pas la radio non plus, qui font un peu de réseaux sociaux, mais qui font aussi surtout, qui vont surtout s'informer sur YouTube, et donc sur Hugo Décrypte. Et en plus, ils travaillent très bien, il faut le dire. C'est-à-dire que c'est un très bon boulot.
Invité :
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23:09] Ce qui est fascinant quand tu regardes ce qu'il fait, c'est un peu de la télé de la première époque de l'information. C'est un journal parlé. À l'époque, ça n'était pas des lecteurs de nouvelles, mais c'était des gens qui racontaient l'information.
Monde Numérique :
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23:21] C'était beaucoup moins sophistiqué qu'aujourd'hui.
Invité :
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23:26] Quand tu regardes, Non, mais on s'entend. Sauf que quand tu regardes ce qu'il est en train de faire, il s'assoit devant la caméra, puis il raconte, il explique les choses. Moi, je trouve ça fascinant. On vient au bon vieux journal parlé, au journal expliqué, où on prenait le temps d'expliquer les choses. Mais évidemment, le fait sur la plateforme qui est l'Internet, qui sont les différents réseaux sociaux sur YouTube, alors qu'il y a encore des gens qui y font de façon professionnelle, mais qui sont sur les lieux médias traditionnels et où les gens sont en train de déserter les lieux. Il y a quand même quelque chose d'un peu particulier. De revenir simplement à l'explication de ce qui se passe dans une journée, ça, c'est une chose. C'est pour ça que 120 secondes de tech fonctionne aussi. C'est parce que je leur raconte ce qui se passe. C'est tout petit. on ne se casse pas la nénette et puis on le sait bien.
Monde Numérique :
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24:17] C'est aussi ce qui plaît effectivement dans les vidéos YouTube, dans les podcasts, où on raconte et puis après c'est la personnalité des gens qui racontent et c'est vrai que Hugo Décrypte, donc c'est Hugo Travers il a une ligne éditoriale qui est, très généraliste il traite toute l'actualité mondiale, internationale et ce n'est pas un média militant, c'est un média très sobre et qui a vraiment, vraiment trouvé son public. Donc, bravo, chapeau, il s'internationalise et notamment chez toi, mon cher Bruno. Donc, cet événement...
Invité :
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24:56] On est très heureux de les accueillir.
Monde Numérique :
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24:59] Heureusement qu'on vous a, franchement, pour se développer. Heureusement qu'on vous a.
Invité :
[
25:05] Le Québec. Non, mais tu sais que... J'en profite quand même pour te dire qu'ici, sur le plancher, je ne compte pas le nombre de fois où les gens m'ont salué et que vous direz bonjour à Jérôme.
Monde Numérique :
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25:16] Ah, c'est vrai? Ben écoute, tu les salues.
Invité :
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25:17] On t'attend.
Monde Numérique :
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25:18] Tu les salues de ma planche.
Invité :
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25:19] Oui, mais c'est déjà fait.
Monde Numérique :
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25:21] Je n'ai pas pu venir cette fois-ci. Voilà, donc All In, Bruno en direct de All In, c'est super, donc à retrouver sur ton carnet. Côté podcast, puisque Bruno, c'est l'homme à tout faire, à la fois des articles, mais alors c'est une vraie agence de presse à lui tout seul. Et du podcast, bien sûr, donc dans ton podcast Mon Carnet cette semaine, tu parles de quoi? Tu reviens sur l'événement, bien sûr?
Invité :
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25:43] Eh bien, c'est du All In, mais plein l'émission. Donc, je reviens avec une grosse entrevue avec le ministre de l'IA canadien. on s'assoit. Entrevue bilingue, d'ailleurs, ça te permet de travailler sur ton anglais. C'est rare que je fais ça, mais ça valait l'occasion. Donc, français, anglais. Je parle avec des représentants de Airbus, je parle avec des représentants de L'Oréal, je parle avec des représentants du gouvernement du Québec qui sont spécialisés dans l'IA. Je parle avec des gens de IREDI qui sont en train de travailler avec l'IA pour permettre d'augmenter la productivité dans le respect du travailleur dans le domaine hospitalier. Et c'est plein de belles expériences, plus justement une entrevue avec cette histoire de détecteur de cancer qui a été inventée à Montréal. Une entrevue avec le grand patron de cette entreprise-là. Alors, beaucoup de matériel. C'est un spécial all-in, donc de l'IA, mur à mur. Et j'espère que tes auditeurs viendront faire un tour. Et moi, je poursuis avec les miens tout de suite après.
Monde Numérique :
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26:47] Bonne fin de salon all-in. D'ailleurs, je ne sais pas pourquoi ça s'appelle all-in. Je croyais que tout le monde parlait français à Montréal. C'est quoi ce all-in? C'est de l'anglais?
Invité :
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26:54] On invite les étrangers pour qu'ils se trompent de porte.
Monde Numérique :
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26:57] D'accord.
Invité :
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26:59] Et tout le monde là-dedans, all-in.
Monde Numérique :
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27:00] Ça marche. Allez, salut. Salut Bruno. À la semaine prochaine.
Invité :
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27:17] Monde numérique, le meilleur de la tech.
Monde Numérique :
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27:24] Et on passe aux interviews de la semaine de Monde numérique. Juste avant, un petit mot pour vous rappeler que vous pouvez télécharger l'application Monde numérique signée Good Barber pour retrouver tous mes contenus en un seul clic sur votre smartphone, iPhone ou Android. Déjà plusieurs centaines de téléchargements et des milliers de pages vues, donc apparemment, ça vous plaît et j'en suis ravi. Les agents IA, qu'est-ce que c'est ? A quoi ça sert en entreprise ? On en parle dans un instant avec Nicolas Gaudillière de Capgemini. Du côté des entreprises, toujours comment piloter les finances de sa boîte ? Aujourd'hui, tout passe par des services en ligne avec des fonctionnalités de plus en plus évoluées, notamment à base d'IA. Je reçois la FinTech Qonto. Si vous êtes entrepreneur, ça va vous intéresser. Et avant cela, les milliards qui continuent de pleuvoir sur les startups d'intelligence artificielle. Est-ce que ça va mal finir ? La bulle va-t-elle exploser ? On en parle avec Luc Julia, qui vit depuis 20 ans au cœur de la Silicon Valley. Les interviews qui vont suivre sont proposées en version intégrale si vous écoutez Monde Numérique, l'hebdo premium sur Apple Podcast ou Spotify. Sinon, retrouvez-les en épisode séparé, long format, la semaine prochaine sur toutes les plateformes. Bonjour Luc Julia.
Invité :
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28:40] Bonjour Jérôme.
Monde Numérique :
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28:41] Ravie de te retrouver, comme chaque mois, dans le monde numérique pour parler d'IA et de tout ce qu'il y a autour. Nvidia, le géant des calculateurs pour IA, va investir 100 milliards de dollars dans OpenAI, la maison mère de Chagipiti, donc les milliards continuent de couler à flou de tous les côtés sur l'intelligence artificielle. Selon toi, la bulle de l'IA, c'est une réalité. Est-ce que ça va éclater ? Comme même Sam Altman, le patron d'OpenAI, le prédit et le craint.
Invité :
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29:09] Oui, Sam Altman le dit, même Zuckerberg le dit. Donc, il y en a qui le disent. Pour juste commenter sur l'histoire de Nvidia, là, en fait, ils investissent dans eux-mêmes, quand même. Parce qu'en gros, si tu veux, ce qui se passe, c'est qu'ils vous donnent 100 milliards à OpenLight pour qu'ils fassent des data centers pour acheter des puces. Donc, quelque part, ils se payent eux-mêmes, ils payent leurs propres puces, si tu veux. Mais bon.
Invité :
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29:34] Mais ces chiffres sont des chiffres fous. C'est évident. Donc là, ce type d'investissement-là, c'est plus de l'investissement sur tes capacités pour pouvoir acheter quelque chose. Et par contre, tu as des investissements qui donnent après des valorisations. Donc, c'est des investissements qui se font à des valorations de x10, x20, x50, x100. Enfin, des trucs qui sont... On revient sur les modèles qu'on avait lors de la bulle d'Internet. Donc au début des années 2000... Où on avait énormément de compagnies où les investissements étaient beaucoup plus faibles à l'époque, on ne parlait pas de milliards, mais on parlait de millions d'investissements, à des valorisations qui étaient des centaines de millions.
Invité :
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30:24] Donc, ça n'avait strictement aucun sens, et effectivement, ça a pété. Donc, aujourd'hui, il y a moins de compagnies qui ont des valorisations folles. Il y en a quelques-unes, les grosses qu'on connaît, mais il y en a quelques-unes qui ont bénéficié du début de cette folie, donc dans les années 22-23, tu vois, début de 23, et donc ils ont bénéficié de ces valorisations, et aujourd'hui en fait la réalité c'est qu'ils n'arrivent plus, eux, à se financer, parce que les valorisations sont tellement grosses que c'est très compliqué pour eux, soit d'avoir leurs employés qui font ce qu'on appelle du cash-out, donc qu'ils puissent bénéficier un peu des sous avant que ça devienne public ou que ça soit racheté.
Monde Numérique :
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31:08] Oui, revendre des actions pour en tirer des bénéfices.
Invité :
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31:11] Exactement. Personne ne veut en fait racheter ça parce que les valorisations sont trop hautes. Donc ça, c'est des boîtes qui sont un peu plus modestes, mais qui ont eu des valorisations beaucoup trop importantes. Donc du coup, on est dans une bulle, ça c'est clair. Donc on est dans une bulle quand même parce que ces valorisations sont folles. Quand ça va péter, parce que ça va péter à un moment donné, je pense que ça ne va pas péter aussi fort que ce que ça a fait dans les années 2000, En 2000, quand tout a pété, ça a fait une lame de fond de 90% des boîtes qui ont été emportées, les vicieux même d'ailleurs, qui ont été emportées. Donc, ce n'est pas possible que ça continue comme ça. Les valorisations vont redescendre. Peut-être que ce sera un peu plus doux, on va dire, la pente qu'on croit, mais la réalité, c'est que ça va être encore une fois très difficile pour les investisseurs courants, d'accepter les baisses des valorisations sur lesquelles ils ont parié au moment où ils ont investi dans ces boîtes. Moi, je pense que ça va péter à un moment donné.
Monde Numérique :
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32:16] Alors, il y a un autre sujet, Luc, qui préoccupe l'écosystème tech aux États-Unis, c'est cette histoire de visa. Donald Trump veut freiner l'immigration de travailleurs étrangers, visiblement, et pour ça, il va imposer une taxe énorme de 100 000 dollars sur les visas H-1B. Ce sont les visas qui sont accordés aux travailleurs étrangers et qui sont très nombreux dans le secteur de la tech. Est-ce qu'on peut dire que ça, c'est un coup dur pour la tech américaine ?
Invité :
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32:42] C'est un énorme coup dur. C'est certainement d'ailleurs une des raisons pour lesquelles il y a eu un peu la bisbille entre Trump et Musk. Parce que Musk réalise, et sait très bien, que dans ces boîtes qui sont toujours dans la Silicon Valley, mais ce qu'il dit, elles ne vivent que sur les H&B. On parle de 68% d'ingénieurs étrangers. Donc il n'y a que 32% d'Américains c'est pas qu'ils soient mauvais les Américains c'est pas le problème, mais c'est que les universités américaines ne produisent pas assez d'ingénieurs pour être pour venir, populer ce dont on a besoin dans les différentes boîtes, les deux groupes les plus importants, les Indiens les Chinois, donc c'est eux qui bénéficient le plus des H&M, mais les H&M ont déjà des quotas, depuis longtemps il y a des quotas par pays Par exemple, les Français ont beaucoup moins de mal d'avoir des H1B que des Indiens ou que des Chinois. Parce que proportionnellement, si tu veux, il y a beaucoup plus de visas disponibles pour les Français que pour les Indiens, par exemple.
Monde Numérique :
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33:44] Oui, d'accord.
Invité :
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33:45] Donc, la vérité, c'est qu'il y avait des quotas, mais les quotas étaient énormes.
Monde Numérique :
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33:50] Mais en général, c'est les entreprises qui payent ça.
Invité :
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33:52] C'est les entreprises qui payent. C'est les avocats où tu fais ton avocat, tu fais le boulot. Et comme je t'ai dit, tu l'as, dans H1B. Bon, Trump dit, je vais faire payer les machins parce que je veux, surtout que ce soit des Américains qui aient les postes. Ouais, c'est super que ce soit des Américains qui aient les postes, mais il n'y en a pas assez. Les universités ne produisent pas assez d'ingénieurs qualifiés pour ces filières-là.
Monde Numérique :
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34:16] Alors, qu'est-ce qui va se passer selon toi ? Les boîtes vont payer ou pas ?
Invité :
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34:20] Alors, les énormes boîtes, celles qui donnent aujourd'hui des bonus, parce que tu as des bonus quand tu embauches les gens, il y a ce qu'ils appellent le hiring bonus. Donc, tu donnes des bonus, je ne sais pas, 1000, 10 000. Et puis, il y a certaines boîtes qui donnent maintenant un million de bonus. Donc, ceux qui donnent un million de bonus, c'est des chiffres débiles qu'on a entendus récemment chez OpenAI ou chez Meta. Quand tu donnes ce genre de bonus-là, 100 000, tu ne le sens pas passer, puis tu vas l'enlever du bonus globalement, donc ce n'est pas grave. Mais si tu donnes 5 000 de bonus, parce que ces bonus, ils servent à quoi en général ? Ils servent à déménager, ils servent à te faire venir, etc. Je veux dire, si tu donnes 5 000 de bonus, ce n'est pas tout à fait pareil que 100 000. Donc, je veux dire, il y a des boîtes qui ne vont pas vouloir payer, et surtout, les startups, parce que des startups utilisent les H1B. La Vallée a eu peur récemment, parce qu'ils se sont dit, c'est même pour les H1B qui ont déjà leur H1B.
Monde Numérique :
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35:19] Je crois qu'il y a même un avion qui devait repartir en Inde, et puis des gens qui rentraient un peu chez eux, dans leur pays d'origine, et ils sont tous descendus de l'avion parce qu'ils se sont dit, si je pars, je ne pourrais plus revenir.
Invité :
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35:30] Et ça, c'était un risque. Je pense que ça a été mal interprété et que ça ne va pas être comme ça, mais si tu veux, la vérité, c'est qu'avec Trump, on ne sait jamais.
Monde Numérique :
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35:38] Ben oui.
Invité :
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35:39] Ça peut encore changer, d'ailleurs. Oui, ça peut changer très bien. Ils peuvent dire, demain, c'est un million, ou ils peuvent dire, demain, ça s'applique au H1B courant. Et là, si tu veux, là, ça va être très, très compliqué. Donc, si tu sors du pays, effectivement, tu ne rentres plus.
Monde Numérique :
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35:53] Merci beaucoup, Luc, Julia. Ravi de t'avoir accueilli ce mois-ci encore dans Monde Numérique et tu es le bienvenu. Je te souhaite donc le meilleur et je te dis au mois prochain.
Invité :
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36:03] Merci, Jérôme et Bateau.
Monde Numérique :
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36:11] Bonjour Nicolas Gaudillère.
Invité :
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36:12] Bonjour Jérôme.
Monde Numérique :
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36:14] Directeur technologie et innovation chez Capgemini Invent. Ravi de vous accueillir dans le monde numérique pour ce rendez-vous mensuel en partenariat avec Capgemini. On va parler ce mois-ci des agents intelligents. C'est-à-dire que le chat GPT basique, c'est cette case où on prompte, on pose des questions, on lui demande de faire des choses, etc., de manier de la donnée. Mais le côté agent, c'est quand il va sortir du cadre, en quelque sorte, pour aller interagir avec des sites web, interagir avec des API extérieurs, etc. Donc, ça devient une espèce de super-ir. Et alors, ces agents, à quoi peuvent-ils servir concrètement en entreprise ? C'est déjà une réalité ?
Invité :
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36:52] C'est déjà une réalité. À quoi ils servent ? Ils servent en fait principalement à automatiser les processus. C'est la raison pour laquelle on les utilise, avec une promesse de pouvoir automatiser des processus de bout en bout, des processus complexes. Auparavant, dans les entreprises, quand on voulait se simplifier la vie, on essayait d'automatiser certaines tâches, on utilisait des technologies de type RPA, du robotic process automation, c'est-à-dire des petits bouts de code qui simulaient ce qu'on faisait comme activité, concrètement qui faisaient ctrl-c, ctrl-v à notre place pour toujours placer les choses au même endroit. Mais quand on faisait ça c'était très très statique le robot ne pouvait faire que ce qu'on lui avait appris et vraiment il reproduisait exactement mais si par exemple le CTRL-C, CTRL-V que je faisais je change le nom du répertoire dans lequel je copie le robot ne pouvait plus rien faire il était complètement perdu il était perdu exactement là, on injecte de l'adaptabilité dans le système. On est capable de designer des agents qui sont spécifiques et qui sont spécialisés sur certaines tâches et qui sont capables de s'adapter à leur environnement. Par exemple ? Par exemple, on travaille pas mal avec les banques en ce moment sur l'automatisation de ce qu'on appelle le processus KYC, Know Your Customer.
Invité :
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38:10] Ça a l'air compliqué comme ça, ça l'est pas du tout. C'est le processus qui dit, « je veux avoir, enfin, j'on-borde un nouveau client dans la banque, je dois vérifier un certain nombre de paramètres qui le concernent, depuis le nom jusqu'à sa carte d'identité, enfin, tout un ensemble de critères qui font que je peux estimer si je prends un risque ou pas pour prendre ce client dans mon système, dans ma banque. » Le processus est parfaitement connu. Il est parfaitement détaillé. On sait exactement quelles sont les tâches qui s'enchaînent. Et c'est toujours le même. C'est toujours la même chose. On doit toujours aller chercher les mêmes choses. Donc là, on travaille avec les banques pour designer des systèmes multi-agents qui vont être capables de savoir, OK, je dois récupérer cet ensemble d'informations. Donc, ces informations-là, je vais aller les chercher pour une partie sur Internet. L'autre partie, je vais aller la chercher dans les systèmes internes de la banque. Certaines choses, je ne saurais pas. Donc, je vais être obligé de demander des informations complémentaires. Donc, je vais interagir avec le client d'origine. Et tout ça, dans une architecture multi-agent qui permet de dire, j'ai un agent qui...
Invité :
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39:22] Qui orchestre un peu toutes les compétences. Il dit, OK, j'ai compris. Je dois aller chercher la carte d'identité. Je dois vérifier qu'elle est bonne. Je dois vérifier le justificatif de domicile. Je dois vérifier un certain nombre de points. J'ai des agents spécialisés qui sont dans mon équipe et à qui je vais demander, de façon séquentielle, de faire cette activité. Moi, à la fin, ils vont me donner leurs résultats. Je vais résumer tout ça. Je vais regarder s'il me manque des choses. S'il manque des choses, je vais créer un email qui sera envoyé pour aller chercher le reste. Tout ça, c'est des choses que les humains, entre guillemets.
Invité :
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39:55] Faisaient jusqu'à maintenant. Ce n'est pas forcément ce qu'il y a de plus drôle à faire, d'ailleurs, dans le processus. Donc, on l'automative, sauf qu'une seule IA n'est pas capable de faire ça toute seule. C'est trop large. Il faut pouvoir les spécialiser. Et puis surtout, il faut qu'à cette IA, on lui donne des capacités d'aller chercher ces informations à droite, à gauche, et de pouvoir propager les données qu'il récupère dans d'autres systèmes, donc de pouvoir interagir avec ces systèmes. Voilà, ça, c'est une vraie réalité. C'est qu'un exemple. On commence à voir arriver des agents dans les interactions clients pour les centres d'appel.
Invité :
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40:32] Le support utilisateur, parce qu'on interagit avec une IA, mais quand tu lui poses une question, cette IA, elle a besoin d'aller chercher de l'aide. En fait, elle a besoin d'aller chercher l'information relative à la question. Et cette information, elle ne l'a pas dans son modèle qui a été préentraîné. Elle a besoin d'aller le chercher ailleurs. et si la question est précise demande une expertise particulière cet IA peut faire appel à un autre agent qui est plus spécialisé, sur un domaine en particulier. C'est ça qui est absolument génial dans ces architectures multi-agents, c'est qu'on réfléchit, comment est-ce qu'on essaie de comprendre comment les humains fonctionnent à l'heure actuelle.
Invité :
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41:11] Comment ils traitent ce processus, là où ils ont des difficultés ou des choses qu'ils répètent et que l'on pourrait venir automatiser. Donc, on essaie de spécialiser un agent qui soit le plus pertinent possible par rapport à l'activité qui est demandée. Et puis, l'humain, du coup, se retrouve dans une position, et c'est ce qu'on voit dans nos études, on dit à deux, trois ans, ça va être vraiment ça, où l'humain va collaborer avec des agents. On entend souvent dire on va tous être manager, en fait, en réalité. On va tous se retrouver à avoir des collègues agents qu'on va manager. Mais c'est cette idée-là d'hybrider un peu les deux systèmes parce qu'il y a toujours besoin, à certains moments clés dans le processus d'une validation humaine. Parce que l'agent n'a pas la réponse, parce qu'il ne sait pas comment traiter le sujet, parce qu'on a donné une certaine condition qui dit, là, si tu arrives à cette conclusion-là, c'est un cas particulier, tu repasses la main à l'humain. Donc, on est en train de définir des architectures d'IA qui s'imbriquent avec des organisations humaines. C'est absolument passionnant, ça.
Monde Numérique :
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42:18] Merci Nicolas Gaudillière, directeur technologie et innovation chez Capgemini Invent.
Monde Numérique :
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42:29] Bonjour Amérique Augustin.
Invité :
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42:31] Bonjour Jérôme.
Monde Numérique :
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42:32] Vous êtes directeur technique de Qonto. Ravi de vous recevoir dans Monde Numérique en partenariat avec Qonto pour cette interview. On va s'intéresser à ce que la technologie apporte aujourd'hui à la gestion financière des entreprises. C'est votre spécialité chez Qonto. Vous étiez au départ une néobanque. Vous êtes maintenant un véritable outil en ligne pour piloter la comptabilité, la trésorerie des petites et moyennes entreprises. Alors la révolution a commencé il y a déjà un certain temps, mais là maintenant on arrive à l'heure des bilans. On peut dire que le numérique a vraiment tout changé dans ce secteur.
Invité :
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43:05] Je pense que le point clé de cette transformation, c'est la réduction de la charge mentale liée à l'administration financière pour la patronne, le patron, l'entrepreneur, ce qui permet de s'occuper de ses clients, de son business, de son produit, de ses services, etc.
Invité :
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43:27] On apporte évidemment des gains d'autonomie, puisque tout est disponible 24-7 sur l'appli ou en ligne. On apporte des gains de visibilité l'état des comptes est connu instantanément, enfin c'est des choses qui n'existaient pas il y a 10 ans, franchement, il y a une offre de gestion de trésorerie où on peut commencer à projeter son niveau de trésorerie, son cashflow, les entrées, les sorties vérifier que tout ça passe et qu'on est, en situation stable et en fait quelque part c'est un peu vulgaire mais la trésorerie c'est quand même l'oxygène de l'entreprise si ça arrive à zéro ça devient douloureux très vite et avoir un bon niveau de confiance dans le fait qu'on voit qu'il n'y aura pas de surprise, que c'est géré. On a aussi la facturation, j'en parlais, si c'est une facture entrant et sortant de temps le Qonto, ça permet de voir ce qui va venir. Donc, quelque part, assembler tout ça à un seul endroit, il y a cette combinaison de « au quotidien, c'est fluide, je reçois une facture ». Maintenant, avec la facturation électronique, on l'a directement, il y a un bouton « payer » ou « programmer le paiement à telle date », ça marche tout seul, il n'y a pas à se poser des questions, les notes de frais, il n'y a pas à manipuler des papiers. Donc, tout ça, c'est beaucoup plus fluide. Et sur la partie plus gestion long terme, il n'y a pas d'incertitude.
Monde Numérique :
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44:36] Alors, justement, cette histoire de notes de frais qui fait vraiment partie du quotidien des entreprises, on sait que pendant longtemps, c'était assez compliqué. Si on n'avait pas un repas d'affaires, on devait prendre le ticket, ensuite se connecter sur un intranet, saisir des tas de trucs. Aujourd'hui, ça ne se passe plus comme ça.
Invité :
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44:53] Non, vous ne gardez pas le ticket. Ça, c'est fini. dans un monde idéal vous avez une carte Qonto en tant que collaborateur et donc en sortant du restaurant vous photographiez la note avec TVA, le système fait tout le reste pré-remplit tout, éventuellement si votre comptable veut quelques informations que vous devez donner qui a vous déjeuné, vous les mettez à la main et puis c'est fini.
Monde Numérique :
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45:18] Quelles sont les fonctionnalités qui ont le plus de succès ?
Invité :
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45:21] C'est une très bonne question, ça dépend énormément du niveau de maturité des entreprises, pour quelqu'un qui, rentrer dans la fintech, ce que je vous racontais tout à l'heure, le coup de la note de frais, je la prends en photo et je viens de l'affaire. En fait, c'est déjà magique. Pour des personnes plus habituées à cet écosystème, c'est la baseline. Typiquement, sur l'offre de gestion de trésorerie, en fait, le détail intéressant, c'est qu'on a l'écran où on voit les entrées et sorties de trésorerie. On peut en prendre une et la décaler pour se dire, bon, si j'arrive à me faire payer cette facture plus vite, si j'arrive à négocier avec ce fournisseur pour qu'ils me laissent 30 jours de plus. Du coup, ça donne ça sur mon cash. Donc, c'est des petites choses comme ça où, en fait, c'est ces aspects magiques, vous voyez. Après, est-ce qu'il y a une fonction de Qonto qui est best-seller ? Je ne dirais pas forcément de manière générale. Il y a peut-être une quand même que je pourrais hésiter, c'est la création d'entreprise. Vous pouvez créer une entreprise en 10 minutes avec Qonto en France. Vous pouvez la créer en quelques jours en Allemagne où le procès simplement est un peu plus long au global.
Monde Numérique :
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46:31] Et l'intelligence artificielle, Emmerick Augustin, qu'est-ce que ça change dans votre secteur ? Est-ce que vous l'avez intégré dans votre offre ? Qu'est-ce que vous en faites ?
Invité :
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46:41] Alors, on fait plein de choses avec l'intelligence artificielle. Quand on fait de la finance, notamment sur tout notre volet outils de gestion financière, il y a beaucoup de traitements de documents. Même un reçu que vous avez scanné, il va bien falloir lire ce qu'il y a dedans, déterminer ce que c'est, comment ça part dans la compta Et donc, les règles pour faire ça peuvent être exécutées par une intelligence artificielle. Donc ça, c'est un gros pan d'investissement. Un bon exemple, c'est qu'on a un générateur de logos. Alors, ça a l'air un peu gadget comme ça, mais c'est la feature la plus rapidement adoptée de l'histoire de Qonto.
Invité :
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47:13] Parce qu'en fait, vous créez votre entreprise, vous nous envoyez tous les documents, et à un moment donné, il va faire comme qu'on les regarde. Donc là, le process s'arrête quelques instants. Et donc, on l'a mis à cet endroit-là. Et ce qui est génial, c'est qu'en fait, les gens reviennent dans Qonto après une fois que le compte est créé et qu'ils peuvent commencer à l'utiliser et ils ont leur logo Alors c'est un logo généré par AI en quelques minutes en juin, ça vaut ce que ça vaut, mais c'est chez eux, ce n'est pas un espace anonyme. Et puis il y a aussi des cas très pragmatiques où ça permet de répondre plus vite aux clients. Aujourd'hui, il y a beaucoup de questions qu'on reçoit qui sont des questions où les réponses sont dans la FAQ, dans la liste des questions fréquentes, mais les gens nous les envoient en chat. En fait, une AI va être quasiment aussi performante et plus rapide qu'un humain à donner la réponse quand elle est dans la FAQ. Et puis, quand c'est une question qui nécessite vraiment un traitement humain, on a nos conseillers qui prennent le relais. Mais notre bot AI sur ces questions simples a une meilleure satisfaction que les conseillers humains, je pense, parce qu'ils répondent plus vite. Et c'est très important sur notre ligne de métier de donner les réponses instantanément.
Monde Numérique :
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48:19] Et les outils d'intelligence artificielle, ce sont des choses que vous avez développées vous-même ou bien vous avez pris sur le marché des choses qui existaient déjà ?
Invité :
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48:28] On a considéré chez Qonto que l'écosystème AI était encore émergent et allait énormément se transformer et qu'on serait plus rapide à rester à l'état de l'art, à fournir des meilleurs sociens à nos clients si on gardait du contrôle en interne. Donc, on a privilégié le fait de développer, alors pas de nos propres modèles AI, on prend les meilleurs modèles du marché évidemment, mais de créer les services c'est public ?
Monde Numérique :
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48:55] Vous prenez quoi d'Open Source du Mistral ou au contraire du ChatGPT ?
Invité :
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49:00] Ça change régulièrement en réalité parce que les meilleurs modèles pour tel ou tel, cas d'utilisation par exemple pour trouver les éléments en prenant une facture de manière fiable franchement le meilleur du marché a changé trois fois en un an parce qu'en fait à chaque fois qu'il y a le dernier Cloud d'Entropy le dernier OpenAI le dernier Gemini etc. Et se tirent la bourre. Donc, le fait de contrôler en interne le produit nous donne l'autonomie d'aller très rapidement sur le meilleur modèle et le client ne le voit pas, la performance, ça meillère un peu, il est un peu meilleur à gérer les factures. On a choisi de développer ces solutions en interne non seulement pour pouvoir aller plus vite comme je l'expliquais, mais aussi pour pouvoir les héberger, dans le cadre réglementaire avec les données qui sont dans un environnement habituel où tous les paramètres de sécurité sont gérés comptablement, ce qui est toujours un peu plus délicat si on passe par des sous-traitants sur ton écosystème qui bouge très vite et donc ce n'est pas très stabilisé.
Monde Numérique :
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50:03] Et à votre connaissance, quel est l'impact de l'intelligence artificielle sur les organisations ? D'une part chez vos clients, est-ce que ça a supprimé des postes par exemple, cette simplification de la comptabilité ? Et puis chez vous également ?
Invité :
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50:18] Ce qu'on voit quand on fait des études sur les gains de temps de nos clients, c'est qu'ils gagnent quelques heures par mois, quelques milliers d'euros par an en frais évitables ou en dépenses incorrectes évitées quand ils adoptent compte. Je pense que j'entends l'angoisse d'éventuelles pertes d'emploi. Je pense que ce n'est pas ça le sujet. Ce qu'on constate chez nous et chez nos clients, c'est que comme toute transformation technologique, Oui, ça génère du changement, mais ça crée de l'activité supplémentaire. Chez nos clients, ça s'inscrit dans ce cadre général de, je passe de moins en moins de temps le soir et le week-end, aller regarder ma compta et revirifier mes relevés bancaires. Et ceux-là, je ne les ai pas. Et il faut que je me connecte au site de l'agence avec le truc à six chiffres.
Invité :
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51:02] Alors que chez Comto, tout est connecté. Les données transitent toutes seules. Enfin, ce n'est pas un même monde. Donc, ce temps-là, l'économiser pour que les entraînements puissent le rendre à leur famille ou à leurs clients, je ne suis pas trop inquiet et en interne on voit par exemple dans mes équipes des ingénieurs qui se saisissent des outils de copilote de programmation et on voit des gens qui arrivent à faire des améliorations du logiciel des améliorations de fiabilité, typiquement ce genre de choses il faut changer quelque chose à plein d'endroits dans plein de systèmes et du coup c'est très répétitif et en fait ils arrivent à se faire aider par une AI qui accélère les parties répétitives, quelque part ça fait deux des meilleurs développeurs je suis assez à l'aise avec ça et ça n'a pas réduit la demande de développeurs à ce stade.
Monde Numérique :
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51:51] Merci Aymeric Augustin directeur technique de Qonto.
Invité :
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51:55] Merci Jérôme.
Monde Numérique :
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52:06] C'est tout à fait la fin de cet épisode de Monde Numérique, l'hebdo. Merci de l'avoir écouté jusqu'au bout. J'espère que vous avez passé un bon moment. Je vous retrouve samedi prochain pour un nouvel hebdo. Et d'ici là, avant cela, vous le savez, des épisodes quasiment tous les jours, les interviews en version longue, si vous ne nous avez pas écoutés en version premium aujourd'hui même, et puis des éditos et aussi des petites vidéos de temps en temps, comme ça, quand on a le temps, des longues et des courtes, et la newsletter aussi de Monde Numérique, mondenumérique.info, et l'application, l'application mobile Monde Numérique signée Good Barber sur iPhone ou Android. N'oubliez pas de répondre aux sondages de Monde Numérique, c'est vraiment très important pour pouvoir améliorer encore ce podcast. Merci de contribuer, de donner votre avis, des questions qui vous permettront d'indiquer ce qui vous plaît, ce qui ne vous plaît pas et tout. Il suffit de cliquer sur le lien en description.
Monde Numérique :
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53:07] Je l'ai dit également ce dimanche, 28 septembre, un nouvel épisode du Grand Débrief, c'est-à-dire qu'une fois par mois, on se retrouve avec mes camarades François Sorel, Bruno Guglielminetti, et puis cette semaine aussi, un quatrième larron que vous découvrirez. C'est super intéressant, je vous invite à écouter ce talk long format, donc sur le fil de ce podcast. Voilà, portez-vous bien, passez une bonne semaine, pleine de tech, salut !
Monde Numérique :
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53:43] Ah il y a le sondage aussi Je l'ai dit le sondage ? Ah oui ? Ah oui je l'ai dit.