📆 L'HEBDO 27/06 - Spectaculaire hausse de prix chez Apple
Maison Connectée27 juin 202653:12

📆 L'HEBDO 27/06 - Spectaculaire hausse de prix chez Apple

Android sauve des vies au Vénézuela • Apple augmente fortement les prix de ses Mac et iPad • Meta lance des lunettes connectées bon marché • Tesla conteste un accident attribué à son Autopilot • L'Europe avance sur l'euro numérique • Les cyberarnaques profitent de la Coupe du monde • Des innovations pour la transition énergétique récompensées par les Prix EDF Pulse

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Des smartphones Android qui sauvent des vies lors du séisme au Venezuela

Le double séisme qui a frappé le Venezuela a montré l'efficacité du système Android Earthquake Alerts de Google. Des millions d'utilisateurs Android ont reçu une alerte quelques secondes avant les secousses grâce aux accéléromètres intégrés dans les smartphones, capables de détecter les premières ondes sismiques. Une démonstration spectaculaire du potentiel des technologies mobiles au service de la sécurité civile.

Apple augmente brutalement le prix de ses Mac et de ses iPad

Face à la crise mondiale des semi-conducteurs, Apple revoit les tarifs de presque toute sa gamme informatique. Les Mac voient leur prix grimper de 100 à 700 euros selon les modèles, tandis que les iPad prennent jusqu'à 150 euros. Seuls les iPhone échappent, pour l'instant, à cette hausse, conséquence directe de la pénurie de mémoire vive alimentée par l'explosion de la demande liée à l'intelligence artificielle.

Meta démocratise les lunettes connectées

Meta lance une nouvelle génération de lunettes connectées à environ 300 dollars, moins chère que les modèles développés avec Ray-Ban. Elles intègrent caméra, micros, haut-parleurs, traduction instantanée et assistant IA Meta, tout en conservant une approche plus accessible pour accélérer l'adoption des wearables intelligents.

Tesla : l'Autopilot mis en cause… mais l'enquête nuance les accusations

Une famille américaine poursuit Tesla après un accident mortel au Texas impliquant une Model 3. Le conducteur affirme que l'Autopilot était activé, mais les données enregistrées par le constructeur indiqueraient au contraire que le conducteur avait repris la main quelques instants avant l'impact. Une nouvelle affaire qui relance le débat sur les limites des systèmes d'aide à la conduite.

Waymo rappelle 4 000 robotaxis

Les véhicules autonomes de Waymo ont été surpris à plusieurs reprises sur des autoroutes fermées pour travaux. L'entreprise rappelle près de 4 000 véhicules afin de corriger un défaut d'interprétation des zones de chantier. Malgré ce sixième rappel, Waymo poursuit son expansion aux États-Unis et à l'international.

Le supercalculateur chinois Line Shine devient numéro un mondial

La Chine reprend la tête du classement Top500 avec Line Shine, installé à Shenzhen. Cette machine de plus de 2 000 exaflops, entièrement basée sur des processeurs chinois, dépasse désormais le supercalculateur américain El Capitan et confirme les ambitions technologiques de Pékin dans le calcul haute performance.

Euro numérique : l'Europe accélère

Dans le Débrief transatlantique, Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) revient sur l'avancée du projet d'euro numérique. La future monnaie numérique de la Banque centrale européenne vise à renforcer la souveraineté européenne face aux géants américains du paiement tout en promettant un haut niveau de protection de la vie privée. Le Canada réfléchit également à un dispositif comparable, même si le sujet suscite d'importantes interrogations.

Les lunettes IA de Meta : au service de l'accessibilité

INTERVIEW - Matthew Sanders, directeur de l'accessibilité et de l'impact pour les wearables IA chez Meta, explique pourquoi les lunettes intelligentes sont appelées à compléter le smartphone plutôt qu'à le remplacer. Il détaille les progrès réalisés en matière d'accessibilité grâce à l'IA, notamment pour les personnes malvoyantes, ainsi que les défis techniques liés à l'autonomie, la miniaturisation et la protection de la vie privée.

Cybercriminalité : les escrocs profitent de la Coupe du monde

INTERVIEW [PARTENARIAT] - Benoît Grunemwald, expert cybersécurité chez ESET, alerte sur la multiplication des arnaques liées à la Coupe du monde de football : faux sites de billetterie, faux produits dérivés, IPTV frauduleuses et campagnes de phishing. Il explique également comment les cybercriminels développent désormais des outils capables de neutraliser les logiciels de sécurité, rendant indispensable une surveillance permanente des systèmes.

EDF Pulse 2026 : six innovations pour accélérer la transition énergétique

INTERVIEW [PARTENARIAT] - Julien Villeret, directeur de l'innovation d'EDF, présente les lauréats des Prix EDF Pulse 2026. Au programme : des vêtements rafraîchissants pour les travailleurs exposés aux fortes chaleurs, des solutions de stockage thermique pour l'industrie, le reconditionnement de batteries, l'inspection industrielle assistée par IA, un dirigeable électrique pour surveiller les infrastructures et un drone élagueur destiné à sécuriser les réseaux électriques. Autant d'innovations appelées à accompagner la transition énergétique.


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Monde Numérique : [0:10] 100 à 700 euros de plus pour les ordinateurs, jusqu'à 150 pour les iPads. Apple explose ses prix. C'est la faute à la crise mondiale des semi-conducteurs, explique Tim Cook. Le RAMageddon. Et on en parle cette semaine dans Monde Numérique. Meta, à l'inverse, lance une nouvelle paire de lunettes connectées moins chères que les précédentes. Et dans cette émission, rencontre exceptionnelle avec le responsable des objets connectés intelligents du groupe Meta. Ce sera dans la deuxième partie de cette émission. Monde Numérique : [0:46] Avant cela, l'actu de la semaine, on parlera de Tesla qui est en accusation aux Etats-Unis pour avoir provoqué la mort d'une personne à cause du système de pilotage automatique. Mais on verra qu'en réalité, ce n'est pas si simple. Et puis, les robotaxis Waymo, eux, ne savent pas faire la différence entre une autoroute et une zone de travaux, ce qui est plutôt problématique. Le groupe rappelle 4000 véhicules pour leur faire la leçon. Dans le débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti, on parlera des euros numériques. L'Europe veut se doter d'une monnaie dématérialisée souveraine. Ça soulève néanmoins quelques inquiétudes et puis on verra qu'au Canada, on parle également de ce sujet. Ce n'est pas terminé, on va s'intéresser aussi au cyberarnaques à l'occasion de la Coupe du monde de football avec Benoît Grunemwald de la société ESET. Enfin, une veste réfrigérée pour travailler malgré la canicule ou encore un dirigeable pour surveiller les lignes à haute tension. Ce sont quelques-unes des innovations récompensées par les prix EDF Pulse 2026. On en parle avec Julien Villeret d'EDF. Bienvenue à l'écoute de Monde Numérique, L'Hebdo du 27 juin 2026. Invité : [1:52] Monde Numérique, Jérôme Colombain. Monde Numérique : [1:59] Mais d'abord, on commence par ce dramatique tremblement de terre au Venezuela, survenu mercredi, 24 juin. Car si ce double séisme de magnitude 7,2 et 7,5 a fait évidemment de nombreuses victimes, et bien plusieurs milliers, peut-être millions de Vénézuéliens ont eu la vie sauve grâce à leur smartphone. En effet, ils ont reçu une alerte sur leur téléphone mobile Android, quelques secondes avant le séisme. Un message disant « Vous pourriez ressentir des secousses ». Alors que s'est-il passé ? Ce n'est pas de la prédiction, mais c'est de la détection ultra rapide grâce au réseau Android Earthquake Alerts. C'est un système que Google a mis en place et qui utilise l'accéléromètre des téléphones mobiles. L'accéléromètre, c'est ce petit composant à l'intérieur de chaque smartphone qui détecte les mouvements et qui permet toutes sortes de choses, qui fait basculer l'écran lorsqu'on le retourne, qui permet de compter le nombre de pas quand on marche, etc. Monde Numérique : [2:54] Et qui permet aussi de détecter des séismes de cette manière. Pourquoi ? Parce que le capteur est tellement précis qu'il peut détecter l'onde, c'est-à-dire l'onde P, c'est-à-dire la première onde d'un séisme qui est très rapide, mais qui est peu destructrice. Et lorsqu'une multitude de smartphones captent ce signal en même temps, dans une même zone, les serveurs de Google calculent immédiatement l'épicentre et la magnitude, et ils en déduisent qu'il va se passer quelque chose. L'alerte est alors envoyée à tous les téléphones qui se trouvent sur la trajectoire de la fameuse onde S. Ça, c'est la deuxième onde qui se propage lors d'un séisme, mais c'est celle qui cause véritablement les dégâts. Alors, en général, il ne s'écoule qu'une petite poignée de secondes entre les deux, mais dans certains cas, ça peut permettre de se mettre à l'abri. Et c'est ce qui a été fait, visiblement, puisqu'un certain nombre d'habitants du Venezuela — on ne sait pas combien exactement — ont pu, grâce à cette alerte, se protéger à temps. Voilà, c'est assez impressionnant. C'est un système qui existe depuis un certain temps, qui est déployé dans 98 pays. Bon, malheureusement, il ne fonctionne pas toujours très bien, puisque si apparemment il a cette fois très bien fonctionné au Venezuela, Eh bien, par exemple, en 2023, lors d'un séisme en Turquie, l'algorithme avait sous-estimé la magnitude de ce qui allait se passer. Et du coup, il avait envoyé l'alerte à seulement environ 500 personnes. Donc, ça n'avait pas eu beaucoup d'effet. Mais bon, c'est donc un outil de sécurité civile massif qui dépend entièrement de. Monde Numérique : [4:23] La connectivité, les appareils électroniques qu'on a dans nos poches, le réseau, et puis, bien sûr, à condition d'avoir activé la géolocalisation sur son smartphone, comme quoi la géolocalisation, eh bien, ça peut servir notamment à sauver des vies. Monde Numérique : [4:40] Ce n'est pas l'effet de la chaleur, mais plutôt la conséquence tout simplement des tensions sur le marché mondial des semi-conducteurs. Attention les yeux et attention le porte-monnaie. Apple a donc décidé d'augmenter tous ses prix. Apple, après d'autres marques d'ailleurs, et après avoir essayé de contenir la hausse des prix des composants. Mais la situation est devenue intenable, a expliqué Tim Cook. Alors résultat, tenez-vous bien. Eh bien, les ordinateurs, par exemple, le MacBook Neo, le tout nouvel ordi, normalement à très bas prix, qui avait d'ailleurs surpris tout le monde par son positionnement, eh bien, paf, il prend 100 euros dans la tête et il démarre donc à 800 au lieu de 700. Les MacBook Air, MacBook Pro iMac, Mac Studio, Mac Mini voient leur prix augmenter également de 200 à 700 euros selon les configurations. Monde Numérique : [5:27] Les iPads, pour leur part, augmentent aussi de 120 à 150 euros. Seul l'iPhone n'est pas concerné, en tout cas pour l'instant, par ces augmentations. Bref, si vous avez acheté un produit Apple récemment, vous avez bien fait. Sinon, eh bien, il faut vous faire une raison. Alors en fait, Apple n'est pas la seule marque à avoir augmenté ses prix. D'autres ont fait pareil tout récemment. Mais pour Apple, c'est la première fois que ça intervient sans changement de gamme. C'est-à-dire qu'en général, les hausses de prix, c'est au moment de l'arrivée de nouveaux produits. Pour les autres marques, on constate par exemple des hausses de prix aussi pour les ordinateurs chez Dell, HP. Lenovo pour les smartphones chez Xiaomi ou Samsung. Samsung, par exemple, qui a passé le Galaxy A27 à 350 dollars environ, ce qui est 50 dollars de plus que les Galaxy A26. Et puis Microsoft même qui a augmenté le prix de la Xbox. On appelle ça le Ramageddon, le RAMageddon, l'apocalypse de la RAM, c'est-à-dire les mémoires informatiques qui viennent à manquer sur le marché. Et la principale responsable, c'est l'intelligence artificielle qui absorbe une quantité phénoménale de la production mondiale de composants électroniques en provenance d'Asie du Sud-Est, notamment de Taïwan. Monde Numérique : [6:43] Alors, baisse de tarif en revanche du côté de chez Meta et du côté des lunettes connectées. Bon, ce n'est pas vraiment une baisse de tarif, puisqu'en fait, c'est un nouveau modèle lancé par Meta et qui est moins cher que les précédents. Voici les Meta Glasses qui devraient coûter environ 300 dollars contre 380 dollars pour le modèle Ray-Ban. Il s'agit de lunettes connectées d'entrée de gamme. Et surtout, pourquoi un tel prix ? Eh bien, parce que cette fois, il n'y a pas d'association avec une grande marque, comme ça a été le cas précédemment avec Ray-Ban ou avec Oakley. Ces lunettes d'entrée de gamme intègrent une caméra, un micro, des haut-parleurs et l'assistant IA de Meta, Meta AI. Elles permettent donc de prendre des photos, des vidéos, d'écouter de la musique, de passer des appels téléphoniques sans les mains, de dialoguer avec l'IA, encore d'obtenir, la traduction instantanée en une vingtaine de langues, mais pas d'écran intégré comme dans les Ray-Ban Display. Meta domine le marché des lunettes connectées à ce jour avec plus de 7 millions de modèles vendus. La concurrence arrive timidement avec Google, Samsung, potentiellement Apple en 2027. Et en tout cas, ce sujet des lunettes connectées, on y revient tout à l'heure avec une interview exclusive à l'occasion de VivaTech. J'ai rencontré le responsable des objets connectés intelligents de chez Meta. Voilà, extrait de cette interview dans la deuxième partie de cette émission. Monde Numérique : [8:07] Une Tesla en pilotage automatique a-t-elle tué une personne cette semaine aux Etats-Unis ? Un accident mortel a eu lieu au Texas. Une Tesla est rentrée à pleine vitesse dans une maison, une Tesla Model 3, et elle a tué sur le coup une femme de 76 ans qui était tranquillement chez elle. Le conducteur affirme que son véhicule était en mode autopilote au moment de l'accident et que c'est donc la voiture qui a complètement perdu la boule. Du coup, la famille de la victime réclame un million de dollars à la firme d'Elon Musk. Sauf que, c'est peut-être pas si simple, car Tesla dément cette version des faits. Cette semaine, par la voix de son vice-président Ashok Eluswamy, le constructeur a expliqué qu'en fait, selon les données qui sont en possession de Tesla, puisqu'on sait que Tesla peut récupérer toutes les données d'enregistrement de ses véhicules, un peu comme avec les boîtes noires des avions. Monde Numérique : [8:58] La voiture n'aurait pas été à ce moment-là en mode de pilotage automatique. Mais le conducteur lui-même avait repris le contrôle, ou en tout cas, c'est lui qui aurait accéléré à 100%, atteignant ainsi la vitesse de 117 km/h, et donc déconnectant au passage l'autopilote. Une version d'ailleurs reprise officiellement par Elon Musk sur les réseaux sociaux, qui a expliqué que l'autopilote, de toute manière, est toujours programmé pour rouler à petite vitesse, à vitesse réduite en zone résidentielle. Et on rappelle quand même que Tesla a dû changer récemment le nom, le nom de son système autopilote, suite à une décision d'un juge américain qui estimait que ce nom était trompeur, puisqu'en réalité le système nécessite toujours la présence d'un conducteur derrière le volant. En tout cas, cette affaire devra se régler sans doute par voie judiciaire dans les mois qui viennent. Monde Numérique : [9:51] Autre affaire concernant la voiture autonome, cette fois c'est du côté de Waymo, la filiale d'Alphabet, qui a dû rappeler 4000 de ses robotaxis circulant aux Etats-Unis suite à une série d'incidents assez peu banale. En fait, les robotaxis de Waymo ont un gros problème visiblement. Ils ne savent pas distinguer les zones de travaux sur autoroute, ce qui fait qu'au moins 13 robots ont été pris en train de circuler sur des tronçons fermés, fermés pour travaux, à Phoenix et à San Francisco notamment. Donc les voitures ont été rappelées, on va un peu les rappeler à l'ordre, si sans doute leur faire une mise à jour et puis essayer de leur faire comprendre la différence entre une autoroute normale et puis ce qui peut se passer derrière des plots de circulation, ce qui paraît évident pour des humains, mais pas forcément pour des voitures qui évidemment n'ont pas une vision globale, et surtout qui ne comprennent pas réellement ce qu'elles sont en train de faire. En attendant, les robotaxis n'auront plus le droit de circuler sur les voies rapides le temps qu'un correctif soit trouvé. Et c'est le sixième rappel quand même pour Waymo, Après différents problèmes, des problèmes d'inondation qui n'avaient pas été détectés, de stop grillé d'accidents, etc. Mais l'entreprise prévoit quand même de continuer son développement à travers les États-Unis dans plus d'une vingtaine de villes, dont New York et puis aussi à l'étranger, à Londres et à Tokyo. Monde Numérique : [11:05] Allez, on termine par un coup d'œil sur la Chine. La Chine qui vient d'inaugurer un nouveau superordinateur et qui est désormais le plus puissant du monde selon le classement du TOP500 des super calculateurs. Il s'appelle le Line Shine. Il est installé au Centre National de Superinformatique de Shenzhen et il affiche une puissance de 2198 exaflops par seconde, ce qui veut dire 2198 milliards de milliards d'opérations à virgule en une seconde. Ça paraît vertigineux. Et ce qui est intéressant, c'est qu'il fonctionne avec 47 000 processeurs, qui sont des processeurs chinois répartis dans 92 armoires. Donc évidemment, c'est un monstre qui occupe une pièce entière. C'est la première fois qu'un système chinois occupe la première place à ce classement du TOP500 des supercalculateurs depuis 2017. Et il détrône ainsi le supercalculateur américain El Capitan, qui était considéré jusqu'à présent comme le plus puissant du monde. Monde Numérique : [12:06] L'hebdo de monde numérique vous est proposé en partenariat avec Frogans, le pionnier de l'informatique spatialisée. Frogans, c'est une nouvelle vision d'Internet, basée sur des sites d'un nouveau genre, plus visuel, plus libre, loin des carcans du web traditionnel. Une vision innovante pour la diffusion de contenu sur tous les écrans, y compris les casques de réalité augmentée. Les sites Frogans sont réalisés grâce à un langage dédié, le FSDL, désormais disponible en version bêta pour les développeurs professionnels. Frogans est un projet français, ouvert, tourné vers l'internet de demain. Pour en savoir plus et découvrir Frogans sous toutes les coutures, rendez-vous sur f2r2.fr. F2r2.fr Et merci à Frogans de soutenir Monde Numérique. Invité : [12:53] Jérôme Colombain à Paris, bonjour. Monde Numérique : [12:55] Salut Bruno Guglielminetti. Es-tu bien rentré chez toi à Montréal, après VivaTech? Invité : [13:00] Bien rentré, oui. J'espère un jour pouvoir me reposer. Mais ça, ça va être dans quelques fins de semaine, je présume. J'ai entendu parler, mais je n'ai pas lu grand-chose là-dessus, sur l'euro numérique. Qu'est-ce que c'est exactement? Monde Numérique : [13:13] Ah, l'euro numérique, c'est notre prochaine future super invention, Bruno. C'est quoi? Oui, eh bien, l'euro numérique, ça va être une version numérique de l'argent liquide en fait, c'est ça l'idée c'est à dire c'est pas du bitcoin, c'est de l'euro par définition. Monde Numérique : [13:35] C'est une monnaie numérique qu'on pourra avoir dans un portefeuille numérique, sur son smartphone et qu'on pourra utiliser pour faire plein de choses pour payer dans des commerces mais aussi pour envoyer de l'argent à quelqu'un, à un particulier à un ami, etc. Et le but du jeu derrière ça, c'est de contrer les systèmes de paiement américains. Parce qu'aujourd'hui, quand tu veux utiliser ton wallet pour payer dans les magasins, en fait, tu utilises Apple Pay, tu utilises Google, tu vas utiliser Mastercard, PayPal, etc. Ce n'est que des systèmes américains. Donc, ils prennent le problème un peu différemment. Au lieu de développer un réseau de paiement, on développe carrément une monnaie numérique. Alors c'est un truc qui est dans les tuyaux depuis pas mal de temps, et qui là, eh bien, oui, vient de franchir une étape importante, parce que c'était le 23 juin, il y a eu un vote, en fait, en commission, des affaires économiques et monétaires, qui a adopté le principe, alors ce n'est que le début du parcours législatif, après il va y avoir un nouveau vote au mois de juillet, et puis des discussions entre les États membres, etc., mais en principe, il devrait commencer à y avoir des pilotes, donc des tests, à partir de 2027. Et c'est un truc dont on parle depuis pas mal de temps. cette histoire là. Invité : [14:50] Ça va être intéressant. Mais c'est drôle parce que quand on parle de monnaie numérique, moi, ça me rappelle, il y a quelques années, il y avait la Banque du Canada qui, évidemment, est un peu comme la Banque de France. C'est eux qui gèrent les choses monétaires et notamment l'impression des billets de banque. Et eux avaient planché sur un système comme ça de monnaie numérique canadienne et puis finalement ça fonctionnait tellement bien que plutôt que de le rendre public et de le rendre accessible aux Canadiens, ils l'avaient vendu à une entreprise. Je m'excuse mais je ne me souviens plus à quelle entreprise qui par la suite a pris le système qui avait été monté par la Banque du Canada. Et il l'avait utilisé, il l'avait exploité. Mais je ne me souviens plus c'est qu'elle, mais encore aujourd'hui, ça fonctionne. Et là, plus récemment, ils se sont fait dire qu'il fallait qu'ils préparent à ça, qu'ils se préparent à créer quelque chose. Alors là, tout le monde se remet au travail là-dessus. L'idée étant justement de rendre la façon de payer, numérique et donc à quelque part, et ça c'est ça, quand on en parle au Canada, c'est de permettre donc aux Canadiens de ne plus avoir à utiliser des billets de banque ou même des cents pour payer, mais bien de pouvoir payer directement avec un portefeuille numérique. Mais là, chaque fois qu'on parle de ça, qu'est-ce qui se passe? Bien, il y a évidemment un tollé de protestations. Oui, mais qu'est-ce qui va arriver avec l'argent comptant qu'on a caché en dessous de son matelas pendant toutes ces années? Invité : [16:16] Moi, je travaille, puis je fais des petits boulots de temps en temps, puis les gens me paient comme ça. Qu'est-ce qui va en être la traçabilité des transactions? Alors, c'est tout ça que la monnaie numérique, qui est légale et mise en place par un pays, arrive à soulever, comment dire ? Monde Numérique : [16:32] Oui, on sait que toi, Bruno, souvent tu fais de la réparation mécanique de voitures, c'est ça? Invité : [16:37] Oui, ou l'installation de climatisation. Monde Numérique : [16:39] Ou de l'installation de climatisation, oui, tout à fait. Invité : [16:42] C'est pour ça que j'étais en France la semaine passée. Monde Numérique : [16:45] Tu peux revenir à la maison, parce que j'ai un problème en ce moment. Oui, mais c'est vrai que ça gueule un peu, parce que les gens ont peur que du coup, ça accélère la disparition de l'argent liquide, du véritable cash. Il y a des craintes par rapport à la traçabilité. responsabilité, on pense que ça va être un énorme système de flicage, ce truc-là. Écoute, cette crainte-là, elle est prise en compte, et normalement, dans le projet, il est clairement expliqué que ce système-là sera anonyme et ne permettra pas de tracer plus facilement les transactions. Bon alors, est-ce que quand on arrivera au bout du processus, on en sera exactement à un point ? Est-ce que les grands principes seront respectés ? On ne sait pas. Mais en même temps, on ne peut pas refuser un truc comme ça. C'est-à-dire, on a besoin de monnaie numérique. Moi, je ne suis pas persuadé que ça fera disparaître totalement le cash, même si moi, personnellement, je n'utilise plus de cash. Je ne sais pas toi, mais moi, il y a eu la période où je ne sortais plus sans ma carte bancaire parce que je n'utilise que mon téléphone portable et il y a maintenant aussi la période où c'est plutôt l'inverse. Aujourd'hui, ce n'est carrément plus ma carte bancaire, mais même avant, moi, ça fait des années, je dirais, je pense que c'est en années, je n'ai pas d'argent liquide sur moi. Je n'ai que mon téléphone et ça passe partout. Ça passe partout. Tu vas à l'étranger, même à plein de pays où ça fonctionne très bien, etc. Donc, on a besoin de ça. Et c'est une manière, c'est important que ça vienne des banques centrales parce que c'est ça l'idée c'est que cette monnaie euro numérique elle sera mise en place par la Banque centrale européenne et il faut contrer les systèmes de paiement, qui viennent d'autres pays notamment américains, donc il y a une nécessité de reprendre la souveraineté sur un truc qui est hautement un sujet régalien qui est la monnaie par définition, donc c'est important. Monde Numérique : [18:40] Et il faut on ne peut pas enfin je pense que c'est plutôt une bonne chose mais on est assez pionnier parce que ça n'existe pas ailleurs pour l'instant. Ça existe en Chine. Bon, alors tu vas me dire, c'est pas forcément le meilleur exemple. Peut-être que c'est peut-être pas le truc super rassurant de se dire qu'il n'y aura qu'en Chine et en Europe qu'il y aura une monnaie numérique comme ça. On salue nos amis chinois, un pays qui fonctionne très bien, mais qui n'ont pas forcément les mêmes conceptions des libertés individuelles que nous. On va voir ce que ça va donner. Récemment, quand j'étais au Brésil, j'ai découvert le système qui s'appelle PIX, qui a également été mis en place par la Banque centrale du Brésil, qui est un succès énorme. C'est un vrai succès populaire. Et donc, ils ont gagné leur pari. Ils ont récupéré leur souveraineté sur le paiement numérique. Et c'est ça qu'il faut voir. Je crois que c'est vraiment ça qu'il faut voir. Juste encore un mot, il y en a d'autres qui sont inquiets, c'est les banques. Parce que les banques... Oui, parce que les banques craignent que les gens, si ça fonctionne trop bien, si l'euro numérique fonctionne trop bien, on va placer nos économies en euros numériques. Et donc, ça zappera les banques, parce que ça ne passera pas par les banques, ces trucs-là. Et donc, l'argent sortira des comptes d'épargne en banque pour aller sur du réseau, sur des euros numériques. Parce qu'a priori on sera directement en contact avec la banque centrale et il y aura une forme de confiance a priori dans cette monnaie. Monde Numérique : [20:06] Voilà gros sujet donc rendez-vous en 2027 pour les premiers tests et alors attention tiens-toi bien ça ne va pas arriver tout de suite on parle d'un possible lancement en 2029 moi j'aurais. Invité : [20:18] Dit 2030 vous êtes. Monde Numérique : [20:19] Assez rapide voilà mais on va on va les on va carburer on va faire très vite bon bonne nouvelle. Invité : [20:26] Hé, permets-moi qu'on reste en Europe toujours. Mais je te permets. Monde Numérique : [20:30] Je te permets. Invité : [20:30] Merci. C'est quoi cette histoire-là de faux scandales de l'IA dans la presse allemande? Monde Numérique : [20:36] Ouais, c'est rigolo. Ce sont des journaux allemands, deux journaux allemands, qui ont retiré des articles qui avaient été écrits par de l'IA, ou en tout cas, on a découvert que leurs auteurs avaient utilisé de l'intelligence artificielle. Et ça a fait un scandale, parce que c'était des acteurs, un éditorialiste, un c'est connu, l'autre c'était un ministre, et donc ça a gueulé, les clients et les lecteurs crient au manque de transparence, etc. Mais en fait. Monde Numérique : [21:06] C'est de la fausse pudeur cette histoire-là, et on en a déjà parlé ensemble. Je veux dire, d'abord, tu ne peux pas freiner l'arrivée de l'intelligence artificielle dans les rédactions, et puis il y a beaucoup d'hypocrisie. On tolère que, par exemple, un article signé par, je ne sais pas quoi, un homme politique, par exemple, ait été écrit, en réalité, par son conseiller, revu et corrigé, etc. Ou même, dans la presse, c'est-à-dire depuis toujours, il y a les articles qui sont écrits par les rédacteurs, les reporters, et en principe, quand les rédactions ont les moyens, derrière, c'est relu, c'est édité. Il y a des secrétaires de rédaction qui génèrent les titres, même qui reformulent des articles. Donc, un article, il n'est pas brut comme ça, sortant du cerveau de son auteur. Et dans la mesure où l'auteur assume pleinement les idées qui sont exposées et qu'il signe et qu'il en endosse la paternité, je ne comprends pas pourquoi on va... Voilà, c'est complètement... Mais, c'est le reflet d'un truc qui est tellement nouveau, on ne sait pas par quel bout prendre les choses. Et du coup, c'est un peu la panique. Bon, bref, voilà. Voilà. Invité : [22:14] Mais est-ce que c'est ça, d'après toi, qui fait qu'on revient avec la gouvernance européenne, mais ils veulent commencer à poser des identifications sur le contenu qui est produit par l'IA? Est-ce que c'est ce genre d'histoire-là? Monde Numérique : [22:30] T'as raison. Alors, ça, c'est… Non, je ne sais pas si ça concernera les articles. Les textes journaux. Et en plus, ce n'est pas en Allemagne, c'est en France. Ah non, non, non, pardon, c'est la Commission européenne. Tu as raison, c'est la Commission européenne, ça c'est une décision qui a été prise il n'y a pas longtemps et ça va entrer en vigueur très vite, début août 2026, un étiquetage obligatoire de tous les contenus générés par IA, principalement des images. Alors, ça concerne les deepfakes, les textes d'intérêt public et les agents conversationnels, donc c'est assez large. Il faudrait que ce soit indiqué comme quoi ce texte a été écrit avec ou a été écrit par de l'intelligence artificielle. Il faudra que cette marque soit visible par le lecteur et également lisible par la machine. Mais en réalité, on voit déjà que c'est un petit peu bidon parce que ça vient s'ajouter à d'autres choses qui existent déjà, c'est-à-dire que aujourd'hui, tous les géants de la tech ont mis en place ce genre de choses. Invité : [23:26] Pensons à Gemini qui te met déjà un petit logo quand tu utilises leur outillage pour faire une illustration, notamment. Monde Numérique : [23:35] OpenAI aussi fait des choses comme ça. Microsoft et puis surtout je veux dire si, c'est une intention malveillante je pense pas que tu vas pas mettre le logo, ceci est un fake tu vois je vois ça dans. Invité : [23:55] Tout le pourriel qui rentre. Monde Numérique : [23:56] Ceci est un fake mais bon alors c'est vrai que par exemple pour l'histoire des articles en Allemagne oui ça pourrait être cohérent, Bruno, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet? Invité : [24:09] Écoute, je me retourne du côté de l'armée canadienne, parce qu'en ces temps difficiles pour le Canada, où on ne sait plus trop trop à qui faire confiance sur notre continent, d'Amérique du Nord, on doit commencer à changer nos pratiques et on doit changer, disons, mettre à jour nos pratiques et aussi l'équipement. Alors, je me suis entretenu avec un très haut gradé de l'armée canadienne qui me parle de la modernisation de l'armée canadienne. Évidemment, on parle de drones, on parle des hommes, on parle de formation et de cette nouvelle réalité dans laquelle ils doivent opérer. C'est assez intéressant et c'est la première fois qu'il y a un haut dignitaire de l'armée canadienne qui donne ce type d'entrevue-là. Alors, je suis très content qu'il le fasse dans le cadre de mon carnet. Sinon je vais te parler de quelque chose que tu ne connais pas mais moi j'en suis bouche bée de le mentionner les CCTT. Invité : [25:09] Les CCTT, il faudrait écouter l'entrevue que je fais avec le patron de cette organisation-là. Ce sont des centres de savoir et d'expertise. Au Québec, quand les jeunes vont au secondaire, l'équivalent du lycée, et avant de rentrer à l'université, il y a deux ans. Ça s'appelle des cégeps ou le collégial. Et pendant ces deux ans-là, il y a des gens qui peuvent aller chercher une expertise très pointue qui va permettre d'aller directement sur le marché du travail plutôt que de poursuivre à l'université. Et donc, dans cette tranche-là de corps de métier où il y a de l'expertise, notamment en technologie, et c'est pour ça que je parle des CCTT, il y a tout un savoir-faire qui maintenant est partagé avec. Invité : [25:54] Des jeunes entrepreneurs, des PME, à la grandeur du Québec. D'ailleurs, c'est reconnu ailleurs au pays. Certains font appel à leur savoir. Autant dans le numérique large, ça veut dire autant le quantique que l'IA, que la transformation numérique d'entreprise. Et donc, c'est une série de rencontres que je commence avec des gens qui oeuvrent là. Parce qu'encore aujourd'hui, ici au Québec, ce sont des gens qui sont très peu connus. Et à un moment donné, je me suis dit, je suis presque choqué. J'ai dit, non, mais là, il faut les faire connaître. Alors là, je présente une série de rencontres avec ces gens-là qui sont des, moi, j'allais dire des sommités dans leur domaine et qui ne sont pas connues du public en général. Et là, ça sera l'occasion de les faire rencontrer. Alors, je commence avec Ludovic, lui qui est le grand patron des CCTT pour faire découvrir la chose. Mais c'est vraiment intéressant parce qu'on n'est pas dans, on est vraiment dans le pratico-pratique, on n'est pas dans les recherches universitaires. Et quelquefois, pour des entreprises qui veulent aller plus loin dans leur développement, dans leur recherche, c'est exactement ce type de savoir-là que ça prend. Alors, c'est pour donner espoir aux gens qui cherchent des alliés dans leur développement. Voilà. Monde Numérique : [27:05] Super. Eh bien, écoute, bonne écoute à tous tes auditeurs. Invité : [27:10] Ben oui, puis moi, je te remercie d'être passé chez nous. Et je te donne rendez-vous la semaine prochaine. Monde Numérique : [27:15] À la semaine prochaine, Bruno. Ciao, ciao. Monde Numérique : [27:38] Des innovations au service de la transition énergétique et certaines plutôt insolites. On va en parler tout à l'heure avec EDF. On va parler également de ces pirates qui n'ont peur de rien et qui sont prêts à nous escroquer à la moindre occasion. En l'occurrence, l'occasion en ce moment, c'est la Coupe du monde de football. Benoît Grunemwald-Dezet va nous expliquer ça. Mais juste avant, je vous ramène à VivaTech la semaine dernière à Paris. C'était l'occasion pour moi de rencontrer l'un des représentants du groupe Meta, responsable de tout ce qui est objets connectés, boostés à l'intelligence artificielle. L'occasion donc de faire le point sur ces produits et sur la stratégie de méta en la matière, c'est tout de suite dans Monde Numérique. Les interviews qui vont suivre sont proposées en version intégrale si vous écoutez Monde Numérique, L'Hebdo Premium sur Apple Podcasts ou Spotify. Sinon, retrouvez-les la semaine prochaine en épisodes séparés sur le fil du podcast Monde Numérique. Bonjour, Matthew Sanders. Invité : [28:33] Bonjour. Doublage assuré par intelligence artificielle. Monde Numérique : [28:35] Vous êtes le directeur de l'accessibilité et de l'impact pour les wearables IA chez Meta. Est-ce que vous croyez vraiment que les lunettes connectées vont remplacer les smartphones? Invité : [28:49] Je ne pense pas qu'il s'agisse de remplacer les smartphones. Je pense qu'on se dirige vers un monde où votre téléphone restera plus souvent dans votre poche et vous l'utiliserez moins. Et en fait, si on regarde l'histoire de la technologie, des ordinateurs centraux aux ordinateurs de bureau, puis à ceux qu'on transporte dans nos sacs, puis dans nos poches, et enfin à ceux qu'on porte sur soi, en fait, aucun d'entre eux, peut-être à part l'ordinateur central, mais la plupart n'ont pas tué la vague technologique précédente. Elles l'ont simplement complétée. Donc, je pense qu'il y aura plein de façons dont les lunettes IA seront bien plus pratiques qu'un téléphone. En fait, ironiquement, passer des appels est l'une des choses que j'adore faire avec mes lunettes, parce que je parle naturellement avec les mains. Et je trouve que quand je parle à ma mère ou à un ami via mes lunettes, plutôt qu'avec un appareil collé à l'oreille, je parle beaucoup plus naturellement et librement et je me sens beaucoup plus humain. Donc, je pense qu'il y a plein d'exemples comme ça où la technologie va nous aider à nous sentir plus proches. Mais je ne pense pas que ce soit un remplacement total, en tout cas pas à court terme. Monde Numérique : [30:06] Donc pour Meta, les lunettes et les lunettes connectées ne sont pas un gadget et ce sont de vrais outils d'accessibilité et un outil pour une meilleure santé, etc. Est-ce que vous pourriez nous expliquer votre vision? Invité : [30:20] Oui, tout à fait. Je suis vraiment ravi de la façon dont cette technologie va aider les gens, en particulier les personnes en situation de handicap. Mais ce que beaucoup de gens ne savent probablement pas, c'est qu'en fait, l'ajout de l'IA aux lunettes a été suggéré au départ par un employé non-voyant de chez Meta. Au début, c'était les Ray-Ban Stories. Comme vous le savez, toute notre technologie portable est conçue avec Ray-Ban, avec EssilorLuxottica, une formidable entreprise européenne franco-italienne. Mais tout a commencé avec ce produit appelé Ray-Ban Stories. Il y avait les caméras et le but était simplement de pouvoir capturer du contenu vidéo à la première personne et de le publier très facilement sur Instagram. Et c'est un employé non-voyant de chez Meta qui a dit « Oh ! », Si vous intégrez l'IA aux lunettes, elle pourrait me décrire ce que montre la vidéo en train d'être filmée. Et bien sûr, cela a un potentiel de déclinaison énorme, pas seulement pour les non-voyants ou les personnes en situation de handicap, mais pour nous tous, car obtenir en direct une sorte de signal IA sur ce qu'on voit et ce qu'on fait, c'est vraiment très puissant. Mais pour les non-voyants en particulier, c'est révolutionnaire. Si vous pensez à. Invité : [31:38] Être non-voyant, imaginez-vous non-voyant ouvrant le placard de votre cuisine et essayant de trouver une boîte de petits pois. Toutes les boîtes de conserve de votre placard se ressemblent exactement au toucher, mais maintenant vous pouvez juste dire « Hey Meta, qu'est-ce que je tiens? » Elle va lire l'étiquette et vous dire ce que c'est. C'est un petit point de friction que vous et moi ne connaissons pas en tant que voyants, mais qui, genre, est un vrai obstacle pour les non-voyants dans leur vie de tous les jours. Attendre le bus, devoir tapoter l'épaule de quelqu'un et lui dire, « Est-ce que vous pouvez me dire où va ce bus? » Maintenant, vous pouvez juste dire, « Hey, Meta, quelle est la destination écrite à l'avant du bus? » Donc, on réduit beaucoup de ces points de friction. Et je vois plein de façons dont on va pouvoir aider les communautés de personnes handicapées grâce à cette combinaison magique de l'IA. Monde Numérique : [32:31] Mais il y a encore un défi technique, parce qu'il faut réduire la taille des composants. La dernière génération de lunettes est plus petite que la précédente, mais c'est encore un peu gros. Et puis il y a aussi la question cruciale de l'autonomie. Aujourd'hui, c'est trois ou quatre heures, c'est ça ? Invité : [32:49] Huit heures. Monde Numérique : [32:50] Huit heures, d'accord, huit heures. Est-ce que vous pensez qu'il y a un objectif, un prochain objectif à atteindre au niveau technique et matériel? Invité : [33:01] Oui, tout à fait. Je veux dire, on pense que cette alliance de l'IA et des wearables, c'est l'avenir et que ça va devenir la façon la plus instinctive d'interagir avec l'IA. Ce que je vois, enfin, je vois que vous portez des lunettes. Je porte aussi des lunettes. Je mets des lunettes tous les jours. C'est la première chose que je fais quand je me réveille le matin, je mets mes lunettes et c'est tellement instinctif pour moi. Mais ce qui est magique avec mes lunettes, c'est qu'en fait, une fois que je les ai sur le nez, je ne les vois plus du tout. J'oublie complètement qu'elles sont là. Et ce que ça fait quand on met de la technologie dans les lunettes, c'est que ça permet à la technologie de s'effacer. La technologie devient invisible. Donc, pour nous, le format des lunettes est crucial. Et donc, comme vous le dites, ce qu'on essaye de faire, c'est d'intégrer un ordinateur dans une paire de lunettes. Et cela signifie que la batterie doit durer assez longtemps. Elles doivent être assez légères pour être portées toute la journée. C'est l'une des raisons pour lesquelles on travaille beaucoup avec la communauté des non-voyants et malvoyants. C'est parce que les membres de cette communauté les portent toute la journée. Elles deviennent absolument cruciales, irremplaçables dans leur vie quotidienne. Donc, on apprend beaucoup sur ce qu'est une utilisation sur toute la journée grâce à cette communauté. Invité : [34:13] Ce que je porte en ce moment n'a pas d'écran, ça n'a pas de fonctionnalité de réalité augmentée, mais c'est vraiment la feuille de route vers laquelle on veut tendre à l'avenir. Ce n'est pas aussi lointain qu'on pourrait le penser que c'est un écran avec des fonctionnalités de réalité augmentée superposées, mais. Invité : [34:34] Cela va certainement nécessiter une technologie qu'on peut porter toute la journée sans qu'elle chauffe trop. On y est presque, mais on a encore quelques années de travail. Monde Numérique : [34:43] Et est-ce que vous prévoyez d'intégrer d'autres capteurs pour la santé, comme on en a sur les montres connectées aujourd'hui ? Invité : [34:52] Oui, tout à fait. Donc, encore une fois, j'ai commencé par parler de l'histoire de la technologie, mais en fait, si on y réfléchit, chaque nouvelle vague d'interface informatique s'est accompagnée d'un nouveau périphérique de saisie. Donc, le smartphone a son écran tactile, l'ordinateur avait ses claviers. Elles ne sont pas encore disponibles en Europe, mais on a lancé des lunettes à affichage aux États-Unis l'année dernière qui ont un affichage monoculaire qui se trouve dans un verre des lunettes. Et on s'est rendu compte que ça allait nécessiter un nouveau périphérique de saisie. Ça a un bracelet haptique. Et ce qui est incroyable, c'est qu'on peut contrôler l'affichage juste avec la main. Le bracelet lie les signaux, les signaux électromyographiques. Donc, on peut contrôler l'affichage sur ces lunettes en faisant défiler comme ça, en cliquant comme ça, en faisant comme ça. J'ai déjà essayé ça. Vous les avez essayés. Et donc, je pense que ça va être vraiment important, une sorte de suite de fonctionnalités connectées qui alimentent les lunettes. Donc, on ne parle pas seulement de lunettes, mais de tous les autres appareils connectés potentiellement. On a un partenariat avec Garmin qui se connecte à certains de leurs appareils connectés, ce qui est particulièrement intéressant pour les coureurs et les athlètes pour pouvoir obtenir des informations en direct pendant qu'on s'entraîne. Et je pense qu'on verra plus de ce genre d'intégration entre appareils également. Monde Numérique : [36:12] Pourtant, quelques personnes ont un peu peur des lunettes connectées, surtout à cause des caméras. Comment gérez-vous cela ? Ne pensez-vous pas que ce sera un vrai problème pour l'avenir ? Invité : [36:24] Je pense que c'est fondamental et je veux dire, on est là, c'est un rassemblement massif de l'industrie de la tech et je pense que tout le monde dans la tech sait fondamentalement que si on croit vraiment que nos produits vont avoir tous ces avantages pour les gens, et qu'on veut vraiment libérer ce potentiel pour les gens, alors en fait, les gens doivent avoir confiance en vos produits. Vous n'aurez pas l'adhésion et l'acceptation des consommateurs à moins de construire cette confiance. On le savait dès le départ et donc la confidentialité est vraiment intégrée aux produits que je porte. Invité : [36:56] Vous remarquerez qu'il y a une petite lumière LED qui se trouve dans les lunettes. Donc, si je devais, disons, prendre une photo, vous verriez ce flash pour que vous, En tant que personne avec qui je suis assis, sachiez que j'ai pris cette photo et je pense qu'avec une technologie nouvelle, c'est important. Les gens ne connaissent pas encore vraiment les lunettes IA. C'est une catégorie qui grandit vraiment très vite, c'est sûr, mais elles ne sont pas encore grand public. Donc, on a pensé que c'était important, tant que la tech est nouvelle, que les gens aient cet indicateur visuel qu'un enregistrement est en cours. Il y a évidemment ensuite, comme vous le dites, des questions sur les données sur l'appareil. Notre point de départ est qu'on doit être transparent. On doit donner aux gens des choix significatifs. Les photos que je prends avec les lunettes restent sur les lunettes à moins que je choisisse de les partager. Donc, j'ai ce contrôle sur quoi et quand je partage avec Meta. Si j'utilise des fonctionnalités IA, pareil, alors je choisis de le faire. Et puis, on prend des mesures pour s'assurer qu'on filtre les informations les plus sensibles qui pourraient être capturées. Monde Numérique : [37:57] Merci beaucoup, Matthew Sanders. Merci. Monde Numérique : [38:08] Bonjour Benoît Grenemvald. Invité : [38:09] Bonjour Jérôme. Monde Numérique : [38:10] Expert cybersécurité chez EZ. On se retrouve pour parler cybersécurité en partenariat avec EZ. Et l'actu Benoît en ce moment, c'est la Coupe du monde de football. Et comme d'habitude, je dirais, un événement planétaire comme ça, ça donne lieu évidemment à tout un tas de cyberattaques. En gros, les escrocs, les cyber-escrocs, les cybercriminels, ils agissent tous azimuts. Invité : [38:34] Exactement, il ne manque pas d'inventivité pour essayer de nous attirer dans leur filet. Au plus l'événement est gros, au plus ils mettent les moyens. Et puis avec l'intelligence artificielle, quand même, force est de constater qu'en qualité et en quantité, ils arrivent à faire beaucoup de choses, notamment des noms de domaines et des faux sites qui vont nous proposer soi-disant du merchandising, des goodies, voire pourquoi pas des places pas chères. Et puis on voit aussi un petit côté sur les IPTV, les IPTV qui vont attirer un très grand nombre de personnes qui ne pourront pas voir les matchs et qui pourraient être tentés par ces outils illégaux qui, parfois, nous mènent surtout à des arnaques. Monde Numérique : [39:13] Oui, qui, rappelons-le, soit ils sont illégaux quand ils fonctionnent, soit ne fonctionnent pas du tout. Invité : [39:19] Exactement, et puis quand vous donnez vos coordonnées pour acheter ce boîtier, vous donnez vos coordonnées à des cybercriminels. Monde Numérique : [39:24] En fait, l'imagination des pirates est évidemment sans limite quand il s'agit d'essayer de contrer tous les systèmes de sécurité aujourd'hui, quels qu'ils soient. Invité : [39:32] Exactement, c'est une tendance forte, ce que l'on va qualifier de furtivité, de discrétion, et on l'a vu dans plusieurs recherches que l'on a menées ces derniers temps, à la fois, sur des outils, ça veut dire que des groupes de rançongiciels, notamment as-a-service, ça veut dire qu'ils louent leurs services à d'autres, vont créer des logiciels qui vont avoir pour objectif de tuer, donc ça s'appelle EDR Killer, de tuer les solutions de sécurité, les solutions de sécurité qu'on appelle EDR pour Endpoint Detection and Response, c'est ce que l'on va aujourd'hui ajouter, en complément de ce que l'on appelait avant l'antivirus, qui n'existe plus, qu'on appelle l'EPP, pour l'Endpoint Protection Platform, qui fait bien plus que l'antivirus. Et ce nouveau EDR, force est de constater qu'il fait son travail, parce que les cybercriminels sont obligés de le désactiver pour continuer leurs attaques. Monde Numérique : [40:25] Ah oui, c'est-à-dire que pour éviter d'être détecté, contré, bloqué, etc., Ils commencent par désactiver les sécurités ? Invité : [40:33] Exactement. Ils importent sur nos ordinateurs des pilotes légitimes, mais qui sont vulnérables parce qu'on a trouvé des vulnérabilités qui le datent un peu. Mais bien souvent, ils sont encore signés parce qu'ils ont été originellement signés par Microsoft, l'éditeur qui les a créés. Et quand il arrive, ce pilote, sur l'ordinateur qui est infecté, il va permettre, en exploitant la vulnérabilité aux cybercriminels, d'aller jusqu'au niveau noyau et d'aller sélectionner les processus qui l'intéressent et qu'il va tuer. Donc, ça peut être la suite de sécurité, ça peut être l'EDR Killer, ça peut être tout un tas d'autres éléments qui vont lui faciliter les différentes étapes dans sa progression. Monde Numérique : [41:15] Ce n'est pas rassurant du tout, Benoît. Ça veut dire que même si j'installe un système de sécurité, je ne suis pas protégé ? Invité : [41:22] Alors ça, ça a toujours été le cas, c'est-à-dire que ce n'est pas parce qu'on a un système de sécurité qu'on est protégé à 100%, on peut avoir une alarme chez soi et tout à fait être cambriolé. L'objectif, c'est d'avoir une surveillance, une supervision. Et c'est ce qu'aujourd'hui, les entreprises font. Elles ont un EPP, un EDR, un firewall, etc. Et au-dessus de cela, elles vont avoir une surveillance, généralement 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an, sinon ça ne sert à rien. Les cybercriminels vont activer ça le vendredi soir, le week-end, pendant les vacances. Et grâce à cette surveillance, en fait, on va pouvoir détecter les signaux faibles, notamment, tiens, j'ai un antivirus qui s'est désactivé, tiens, j'ai un EDR qui n'envoie plus de signaux. Eh bien ça, finalement, le silence devient un signal comme un autre qu'il va falloir prendre en compte, analyser et se demander pourquoi on n'a plus d'informations. Monde Numérique : [42:10] Un superviseur de la sécurité, en quelque sorte. Invité : [42:12] Exactement. Alors, bien entendu, augmenté par l'intelligence artificielle, parce que des signaux, il y en a de plus en plus. Donc on va les surveiller, mais au-delà de ça, on a quand même besoin d'humains, qui vont piloter l'intelligence artificielle, la configurer, s'apercevoir si chez tel et tel client, par exemple dans l'industrie, dans le milieu médical, il y a des fonctionnements qui sont différents de simples postes bureautiques, et bien dans ce cas-là, on va avoir besoin de cet être humain qui va aller au-dessus de l'intelligence artificielle, lui dire ça c'est bien, ça c'est pas bien, mets à jour tes règles, réfléchis comme ça et c'est là que l'humain fait toute la différence. Monde Numérique : [42:44] Merci beaucoup, Benoît Grenemvald, expert cybersécurité chez EZ. Invité : [42:49] Merci Jérôme. Monde Numérique : [42:56] Bonjour Julien Villeray, directeur de l'innovation d'EDF. On se retrouve comme chaque mois en partenariat avec EDF pour parler innovation et innovation et start-up cette semaine. Depuis 2014, les prix EDF Pulse récompensent celles et ceux qui inventent des solutions innovantes pour accélérer la transition vers la neutralité carbone. Les prix 2026 ont été remis récemment. Et alors, il y en a une notamment qui est d'actualité en plein été en matière de santé et de sécurité. Invité : [43:29] Oui, c'est Urban Circus qui a une technologie qui s'appelle Flash Tech Industry. Et en fait, c'est quoi ? Ce sont des vêtements rafraîchissants. Alors déjà, ça nous fait tous un peu rêver quand on connaît des épisodes de chaleur. Mais en fait, dans le monde de l'entreprise et dans le monde industriel, on a en permanence des gens qui travaillent dans des environnements soumis à de très, très fortes chaleurs. À l'intérieur des usines, par exemple, mais aussi sur des chantiers. On peut imaginer en extérieur, en plein été, etc. Et donc, ça, c'est vraiment devenu un enjeu majeur pour l'ensemble des industriels parce qu'évidemment, la santé, la sécurité des collaborateurs, c'est la première priorité, y compris légale, des employeurs. Et donc, on a récompensé à travers ce projet une solution très concrète. Ce sont des vestes, en fait, et des combinaisons même intégrales qui protègent tous les risques qu'on peut connaître en industrie, des risques chimiques, les risques électriques, etc. Et qui intègrent des systèmes à la fois de ventilation, mais ça, à la limite, on peut comprendre assez simplement comment ça marche, mais aussi des systèmes de refroidissement. Donc, c'est une sorte de climatisation intégrée. Et ça, c'est vraiment tout en restant évidemment totalement léger et totalement, répondant aux normes de sécurité de ce type de vêtements. Donc, c'est vraiment quelque chose qui est assez révolutionnaire et qui va, je pense, améliorer la vie du quotidien de beaucoup, beaucoup, beaucoup de travailleurs. Monde Numérique : [44:38] Il y aurait peut-être un marché grand public même, un jour ou l'autre, pour ce genre d'innovation. Autre catégorie Julien, c'est plus industriel concernant l'électrification et avec un système de stockage thermique haute température, explique-nous ça. Invité : [44:54] Oui, alors en fait, on a besoin de chaleur et on utilise beaucoup de chaleur dans le monde de l'industrie. On n'y pense pas, mais par exemple, quand je fais de l'agroalimentaire, je fabrique des chips. On imagine bien que j'ai besoin de chaleur pour produire les chips, pour produire le papier, pour produire plein, plein, plein de choses dans l'industrie. Et donc, EPIR, en fait, développe une technologie qui permet de stocker cette chaleur de façon évidemment décarbonée, performante. Et finalement, c'est une façon de transformer l'électricité en chaleur. Et donc, cette chaleur qui, traditionnellement, peut être à base de gaz, à base de pétrole, à base de choses qu'on n'a pas très envie de voir se développer aujourd'hui dans le monde moderne, elle est là, stockée et produite à partir d'électricité. Et donc, ça, évidemment, c'est très prometteur pour décarboner ces procédés industriels très énergivores. Monde Numérique : [45:40] Troisième lauréate des prix EDF Pulse 2026, une entreprise spécialisée dans le recyclage des batteries. Invité : [45:49] Oui, et alors plus précisément, le reconditionnement des cellules. Pourquoi ? Parce qu'en fait, on s'est rendu compte et ils se sont rendus compte, c'est évidemment des études scientifiques, qu'en fait, ce qu'on appelle une batterie usagée, c'est-à-dire une batterie dont on ne veut plus, les cellules, en fait, pour la plupart, ont encore 80% de leur capacité. C'est-à-dire qu'elles sont à 80% utiles. Et donc, eux, leur métier, c'est de désosser la batterie, le pack, comme on dit, donc tout ce qui enserre les cellules, aller récupérer les petits modules qui sont à l'intérieur, les tester individuellement et prendre évidemment que les meilleurs et enlever et recycler les plus mauvais et refaire un pack de batteries tout neuf et certifié. Donc, c'est de l'économie circulaire, en fait, qui permet de créer de nouvelles batteries de très grande qualité sur la base de batteries usagées. C'est assez bluffant. Monde Numérique : [46:34] Mais ce sont des batteries qui ont le même rendement que des batteries neuves ? Invité : [46:37] Elles ont presque le même rendement et presque la même puissance avec un coût évidemment qu'on imagine beaucoup moins. Donc, on n'est pas à 100% d'une batterie neuve, mais on est très, très proche. Monde Numérique : [46:48] Et donc, c'est les batteries qui vont être utilisées dans quel type d'installation ? Invité : [46:52] Alors, elles peuvent être utilisées dans tout type d'installation, des batteries qu'on appelle stationnaires, donc les batteries qu'on peut mettre au mur chez soi, etc., ou même dans les produits de mobilité. Alors aujourd'hui, pas dans la voiture, mais dans tout un tas d'autres produits de mobilité, on peut tout à fait installer ce type de batterie. C'est vraiment assez bluffant. Monde Numérique : [47:08] Autre innovation en matière de sûreté avec une startup qui s'appelle Hexanod. De quoi s'agit-il ? Invité : [47:17] En fait, Hexanod, elle fait de l'analyse par intelligence artificielle des contrôles, des contrôles radiographiques qu'on fait dans le monde de l'entreprise et de l'industrie. Pourquoi ? Parce qu'il faut savoir qu'on utilise beaucoup la radiographie dans le monde industriel. Comme on fait de la radiographie du corps humain, on fait de la radiographie de tuyaux, d'installations, etc. pour regarder à l'intérieur. En fait, c'est une IA qui permet de faire ça de façon automatique et qui vient finalement améliorer la rapidité d'analyse, la qualité des inspections, la détection des anomalies, parce qu'évidemment, l'objet, c'est ça. Comme chez votre radiologue aujourd'hui, c'est une IA qui l'aide à analyser les radios du poumon et vos scanners. Monde Numérique : [47:55] Une startup qui a pas mal fait parler d'elle, et pour cause, parce qu'elle était très visible à VivaTech, c'est Highlight, et c'est un ballon dirigeable, mais pour une application bien particulière. Invité : [48:07] Oui, c'est un chouchou un peu de tout le monde. Celui-là, c'est un dirigeable électrique qui permet en fait l'inspection des infrastructures. Et ce qui est assez extraordinaire, c'est qu'il permet de couvrir des milliers de kilomètres d'un coup. Évidemment, on pense tous aux drones pour faire de l'inspection. On se dit qu'un drone, on l'envoie dans le ciel, ça fait de l'inspection, on met les caméras dessus. Oui, mais un drone, ça vole 20 minutes, 30 minutes, 40 minutes. Ça, ça peut vraiment couvrir des distances de plusieurs milliers de kilomètres d'un coup. Imaginez par exemple un réseau électrique. On connaît tous les lignes électriques. Avec un ballon, on peut aller inspecter des régions entières de réseau électrique d'un coup. Et tout ça, évidemment, de façon très écologique et sans bruit. C'est un ballon, donc c'est très silencieux. Et il est à l'électricité, donc c'est très peu émetteur de carbone. C'est assez formidable. Monde Numérique : [48:56] Et on termine avec encore une lauréate et encore une startup qui s'appelle SIPA. Et là, on touche directement au changement climatique. Invité : [49:06] Oui, alors je parlais des drones. En l'occurrence, c'est un drone qui fait de l'élagage. Alors, vous me direz, pourquoi c'est un sujet d'entreprise ? Parce que l'élagage, on pense souvent à son jardin ou les arbres qui sont présents, dans les villes, par exemple. On voit les élagueurs venir couper les branches chaque année. Il faut savoir que pour nous, EDF, mais c'est vrai pour plein d'autres grandes entreprises, les arbres qui grandissent c'est un véritable danger. Évidemment, les arbres à proximité des lignes électriques peuvent abîmer les lignes électriques ça peut les faire tomber, cela peut électrocuter des personnes et donc on a besoin d'élaguer en permanence au niveau du réseau et donc ça c'est des drones qui permettent d'élaguer à la place de l'homme au lieu de déplacer une nacelle, de déplacer des humains qui prennent des risques, qui évidemment se retrouvent dans des situations potentiellement compliquées et bien on envoie un drone avec un outil d'élagage au bout du drone et c'est le drone qui va venir couper les branches de façon automatique, pilotée évidemment à distance par un opérateur. Donc c'est assez intéressant, ça permet d'avoir des interventions vraiment très rapides, très sûres et évidemment très précises. Monde Numérique : [50:01] Très bien, voilà, donc pour ces six startups récompensées par les prix EDF Pulse 2026. Julien, c'est quoi la stratégie d'EDF à travers ces prix ? C'est vraiment, c'est de nourrir l'innovation du groupe ? Invité : [50:14] Oui, c'est d'abord nourrir l'innovation du groupe, puisque toutes ces start-up lauréates, on travaille avec elles ou on va travailler avec eux. Donc, on s'engage à leurs côtés pour les aider. Et c'est vrai, quand on a le tampon EDF, ça donne aussi des facilités ensuite pour trouver d'autres clients, pour trouver des fournisseurs. Donc, on leur apporte ça. Et évidemment, pour nous, ils nous permettent de stimuler avec des idées ou des approches qu'on n'aurait pas forcément immédiatement envisagées. Et c'est bien ça l'innovation, c'est aussi apprendre des autres. Il ne faut pas se regarder que le nombril, il faut travailler avec l'écosystème. Donc, c'est exactement ce que l'on fait. Et comme on est dans une phase, en tout cas chez EDF, d'accélération, vous savez qu'il y a un grand plan électrification qui a été lancé par le gouvernement. On a des grandes infrastructures en construction à venir. Et donc, on a besoin de travailler au maximum avec ces startups qui nous apportent de la rapidité et de l'efficacité. Monde Numérique : [51:03] Merci beaucoup, Julien Villerey, directeur de l'innovation d'EDF. Invité : [51:08] Merci, Jérôme. Monde Numérique : [51:18] Retrouvez les versions intégrales de ces interviews la semaine prochaine sur le fil du podcast Monde Numérique et aussi en version vidéo sur la chaîne YouTube de Monde Numérique. Voilà, c'est la fin de L'Hebdo du 27 juin 2026, l'hebdo de la canicule. On vous souhaite de tenir le coup malgré tout. Merci d'avoir écouté cette émission, merci d'être fidèle à Monde Numérique. Alors bien sûr, on prend un peu moins les transports, on ne fait pas de sport, surtout pendant les grosses chaleurs, mais ce n'est pas une raison pour ne pas écouter vos podcasts préférés. Parlez de Monde Numérique à vos amis, abonnez-vous et puis surtout laissez un commentaire, n'hésitez pas ainsi qu'une petite note 5 étoiles sur Apple Podcasts. Je vous en remercie par avance. Enfin, vous pouvez retrouver Monde Numérique bien sûr sur le site mondenumerique.info et sur l'appli signée GoodBarber disponible pour iPhone ou Android à télécharger gratuitement. Monde Numérique : [52:13] Passez un très bon début d'été, Monde Numérique est avec vous. Pour une bonne partie de l'été d'ailleurs. On se retrouve et pas plus tard que la semaine prochaine. Passez une bonne semaine pleine de tech. Salut !
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