Monde Numérique :
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0:11] Intelligence artificielle, robots humanoïdes, agents autonomes,
Monde Numérique :
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0:14] souveraineté numérique, mobilité, santé, cybersécurité. VivaTech 2026 a fait le plein cette année encore avec de nombreux sujets. Gros succès pour le Salon international des technologies à Paris. L'essentiel de cet épisode de Monde Numérique y est consacré. Pendant plusieurs jours, j'ai parcouru les allées du Salon parisien pour rencontrer dirigeants, chercheurs, entrepreneurs, découvrir les innovations mises en avance cette année. Sans surprise, l'intelligence artificielle était partout, l'IA qui entre dans une phase industrielle, on va en parler, et puis autre tendance, la souveraineté technologique et l'éternelle question du retard français et européen dans une grande bataille plus géopolitique que jamais.
Monde Numérique :
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1:03] On va parler de tout ça dans cette émission avec Bruno Guglielminetti dans un débrief transatlantique spécial. Et puis dans la deuxième partie de cette émission, comme d'habitude, interview avec Patrice Duboé et Matthieu Deboeuf-Rouchon de Capgemini. On passera en revue plusieurs innovations et pépites françaises qu'il ne fallait pas rater. On ira sur le stand de Microsoft pour s'intéresser au programme GenAI Studio avec Eneric Lopez et découvrir plusieurs startups d'IA impressionnantes comme Arlequin qui analyse tout ce qui se dit sur le web et les réseaux pour faire face aux crises politiques ou économiques. Ce n'est pas tout, j'ai rencontré Elizabeth Stone, la big boss des technologies chez Netflix. On parlera IA dans la production audiovisuelle. Enfin, insolite, comment faire des parfums sur mesure, grâce à l'IA, j'ai testé, vous sentirez ce que ça donne. Enfin presque.
Invité :
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1:54] Monde Numérique, Jérôme Colombain.
Monde Numérique :
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1:59] Un nouveau hall d'exposition encore plus grand sur trois étages au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris. Une chaleur caniculaire accentuée en plus par une foule immense. 180, 200 000 visiteurs. Alors aujourd'hui, ce podcast, on n'a pas encore le décompte final, mais on sait déjà qu'un nouveau record sera sans doute battu. Plus de 4000 exposants et partenaires. Bref, Paris réussit cette année encore pour le salon Viva Technology. VivaTech qui fêtait son dixième anniversaire, qui se poursuit d'ailleurs ce samedi.
Monde Numérique :
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2:31] Alors, dix ans de VivaTech et cinq ans de monde numérique. J'en profite pour le signaler au passage, car chaque année, les deux anniversaires coïncident. C'est en effet le 19 juin 2021, en plein VivaTech de cette année-là, qu'est sorti le premier épisode de ce podcast que vous écoutez. Plus de 1400 épisodes plus tard. Eh bien, monde numérique se porte bien grâce à vous, des abonnés anciens, très fidèles que je salue tout particulièrement, et puis aussi tous les nouveaux auditeurs qui ont choisi de s'abonner à ce podcast pour suivre l'actu tech au quotidien ou de manière hebdomadaire. Bon, mais revenons à VivaTech, une édition donc plus mature que jamais, avec des grandes tendances, l'IA, la robotique, la souveraineté numérique, l'espace aussi, auquel une grande place était réservée. On va voir tout ça en détail dans cette édition spéciale de l'hebdo. Parmi les exposants, toujours beaucoup de grands groupes, surtout français, même si le salon se veut international, et offre quand même une dimension internationale et notamment européenne.
Monde Numérique :
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3:32] Énormément de start-up aussi, de la plus petite, avec à peine une ou deux personnes, tassées sur un coin de table jusqu'à des entreprises beaucoup plus avancées dans leur développement, qui avaient pour certains de très beaux stands d'ailleurs. Des orateurs prestigieux, Jeff Bezos, fondateur d'Amazon, Yann LeCun, d'AMI Labs, Peter Steinberger, le créateur d'OpenClaw ou encore Thomas Pesquet, je parlais de l'espace, Des politiques aussi, comme d'habitude, Emmanuel Macron en terrain conquis au milieu des entrepreneurs. Donc, c'était le dernier VivaTech en tant que chef de l'État. Alors, que faut-il retenir de cette édition 2026 ? Eh bien, pour le savoir et décrypter tout ça en détail, on va retrouver tout de suite mon camarade Bruno Guglielminetti pour un débrief Transat, mais cette fois-ci enregistré du même côté de l'Atlantique.
Monde Numérique :
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4:18] Et donc, pas de séquence Actu à proprement parler, mais on évoquera quand même aussi quelques grands sujets d'ActuTech de la semaine au-delà de VivaTech. Enfin, un dernier mot, ne ratez pas un reportage vidéo réalisé à VivaTech 2026, à voir sur la chaîne YouTube de Monde Numérique, ou sur le site mondenumerique.info, dès ce samedi 20 janvier après-midi. Et puis la semaine prochaine, des émissions, des interviews audio et vidéo en version intégrale. Bref, pour VivaTech, je me suis démultiplié. Pour ne rien rater, abonnez-vous tout de suite à la newsletter de Monde Numérique.
Monde Numérique :
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4:54] Et si le prochain Internet ne se jouait pas seulement dans les smartphones, les applis ou les pages web, mais aussi dans de nouveaux espaces numériques, plus visuels, plus libres et plus immersifs ? C'est l'ambition de Frogans, partenaire de Monde Numérique, proposer un nouveau mode de publication sur Internet, conçu pour dépasser le modèle classique des fenêtres, des onglets et des sites web traditionnels. Frogans est un projet français, ouvert, neutre, tourné vers l'Internet de demain. Pour en savoir plus et découvrir Frogans, rendez-vous à VivaTech 2026. La société F2R2, opérateur du registre central des adresses Frogans, est présente sur place pour présenter Frogans Player à travers des démonstrations immersives, ainsi que le FSDL, le langage permettant de créer des sites Frogans. Retrouvez Frogans à VivaTech, stand 1F41. Et pour plus d'infos, rendez-vous sur f2r2.fr. Salut à tous et bienvenue à Paris pour VivaTech 2026, pour ce débrief transatlantique habituel, mais qui, cette semaine, n'est pas transatlantique, puisque tu es là à mes côtés, Bruno Guglielminetti. Salut.
Invité :
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6:04] Salut, Jérôme Colombain. D'ailleurs, tu m'accueilles à mon numérique. Très heureux de porter le micro.
Monde Numérique :
[
6:08] Effectivement, tu portes le micro au monde numérique. Voilà, pour ceux qui nous regardent, qui regardent ce débrief en vidéo, j'espère que vous êtes nombreux parce qu'on a mis des petits plats dans les grands.
Invité :
[
6:17] Yeah, yeah, yeah. Écoute, on a eu une permission de la part des organisateurs de VivaTech pour avoir accès à un salon privé avec, ce que Shakespeare aurait appelé un backdrop, un décor de VivaTech, pour vous permettre justement que ça soit plus agréable à regarder.
Monde Numérique :
[
6:34] Exactement.
Invité :
[
6:34] Mais vous ne perdez rien si vous écoutez uniquement la version audio parce que
Invité :
[
6:39] les propos seront beaucoup plus intéressants.
Monde Numérique :
[
6:41] Bruno, revenons au cœur du sujet.
Invité :
[
6:43] VivaTech.
Monde Numérique :
[
6:44] Merci d'être venu. Merci d'accueil. Merci de venir chaque année maintenant à VivaTech. Et d'ailleurs, est-ce que tu viens à VivaTech parce que pour toi, vu du Canada habituellement, c'est devenu un salon important?
Invité :
[
6:58] Je vais être franc avec toi.
Monde Numérique :
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6:59] Tu vas dire non?
Invité :
[
7:01] Bon, ben, salut.
Monde Numérique :
[
7:03] Ça va aller vite, cette conversation-là. Vas-y, c'est quoi cette hésitation?
Invité :
[
7:06] Sérieusement, pour être bien franc avec toi, je viens pour deux raisons. La première, parce que ça me permet de venir en France et de rencontrer des joueurs français. Je l'ai fait à distance, mais de pouvoir être là, de savoir que tout le monde qui est dans l'industrie se retrouve sur VivaTech. Ça, c'est la première chose. Et deuxièmement, et c'est encore plus vrai cette année, si je compare à l'an dernier, et puis je l'ai dit sur le plateau de François Sorel, désolé pour ceux qui ont déjà entendu, c'est que cette année, moi, j'ai l'impression, même comparativement à l'an dernier, VivaTech n'a plus rien à envier au CES parce que l'essentiel de ce qui est intéressant à voir est maintenant disponible chez vous.
Monde Numérique :
[
7:47] Mais je suis d'accord avec toi. Et c'est incroyable. On n'aurait jamais pensé dire ça un jour.
Invité :
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7:50] Ben non.
Monde Numérique :
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7:51] C'est la dixième année. Et au début, on se disait, ouais, c'est un salon, les Français ne pourront jamais tenir la distance. Et en termes de fréquentation, si les chiffres sont exacts, il y a toujours un petit doute. Ça fait deux ans qu'ils annoncent 180 000 visiteurs. S'ils ne mentent pas, et si le CES ne ment pas de son côté, c'est la même chose. Bon, écoute, en tout cas, très beau salon. Très belle présence canadienne cette année encore. Ce n'est plus vous le pays chouchou cette année. Non, c'est les Allemands. Désolé, c'est l'Allemagne.
Invité :
[
8:20] Oui, mais grande coïncidence, parce qu'en septembre, sur l'expo All-In à Montréal, c'est aussi les Allemands. C'est vraiment leur année.
Monde Numérique :
[
8:28] Oui, les Allemands. Écoute, pourquoi pas? Mais nous, je ne sais pas vous, mais nous, Français, il faut qu'on se rapproche des Allemands. Parce que nos relations, c'est compliqué. C'est l'autre grosse puissance européenne. On a plein de choses à faire ensemble. Il y a des choses qui se font. J'ai appris, en fait, à l'occasion de ce VivaTech, il y a une start-up franco-allemande spatiale pour l'espace qui s'appelle The Exploration Company. Ils font des capsules spatiales.
Invité :
[
8:52] Est-ce que ça va être aussi bien qu'Airbus ?
Monde Numérique :
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8:55] Ils bossent un peu dans tout l'écosystème Airbus, je crois. Bon, il y a plein de choses à faire, mais on sait qu'il y a des tiraillements avec les Allemands. Ce n'est pas facile, alors qu'on devrait, tu vois, par exemple, unir nos forces pour de l'IA souveraine, du cloud souverain, etc. Et en fait, chacun joue un peu perso. Bon, les Allemands, il faudrait être un peu plus sympas. Je ne sais pas, peut-être que les Français en sous-main ne sont pas non plus irréprochables.
Invité :
[
9:16] Non.
Monde Numérique :
[
9:16] Mais voilà, il faut qu'on soit plus proche des Allemands, d'où peut-être le fait qu'ils soient nos amis.
Invité :
[
9:23] Arrête de blâmer les Allemands, laisse-moi blâmer les Français.
Monde Numérique :
[
9:25] Je ne les blâme pas, je leur dis, soyons amis.
Invité :
[
9:26] Oui, mais tu me permets de blâmer les Français?
Monde Numérique :
[
9:29] Oui, bien sûr. Mais nous, c'est l'aspect national, l'auto-shaming. Anticipé.
Invité :
[
9:35] Non, c'est juste que ce que je vois pour parler avec des entreprises qui viennent ici, des délégations, et pas que canadiennes, mais aussi canadiennes, C'est que tout le monde me dit, c'est merveilleux ici, c'est une vitrine, mais on ne peut plus faire de business en France.
Monde Numérique :
[
9:50] Ah bon? Pourquoi?
Invité :
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9:51] Parce que maintenant, la consigne, c'est on achète français ou on achète européen. Mais même le Canada, qui est probablement le pays hors Europe qui est le plus européen, la porte commence à se fermer. Et donc, moi, j'ai parlé avec des entreprises qui ont mis des milliers de dollars pour venir ici, pour s'installer, pour avoir de beaux habits. Et finalement, c'est une vitrine.
Monde Numérique :
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10:13] Ah mince!
Invité :
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10:14] C'est intéressant, ça. Tu vois, si ça vient du point de vue des Canadiens, puis des gens de différentes délégations asiatiques, notamment, et africaines à qui j'ai parlé, il y a comme un malaise.
Monde Numérique :
[
10:24] C'est le revers de la fameuse souveraineté numérique après laquelle on court. Et d'ailleurs, c'est intéressant qu'on en parle parce que c'est quand même un thème vachement fort, ce thème de VivaTech. Il est partout.
Invité :
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10:35] Ça, puis l'IA, c'est partout.
Monde Numérique :
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10:36] Oui, tout à fait. Et la souveraineté numérique, c'est comment être plus français, être plus européen, mais c'est surtout s'affranchir vis-à-vis des Américains. Et c'est super dur, mais c'est vrai que le revers de la médaille, c'est ça, finalement.
Invité :
[
10:51] Les joueurs qui sont... Et c'est ça que je trouve triste là-dedans. Je comprends, puis on ne veut pas le dire. Puis quand tu parles, tu fais des entrevues avec des gens, c'est... Oui, mais c'est important de rester en France.
Monde Numérique :
[
11:01] En Europe.
Invité :
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11:02] Oui, bien sûr. Mais on s'entend que toute cette réaction-là est faite à cause, depuis un an et demi, de directives qui sont faites chez nos voisins aux États-Unis.
Monde Numérique :
[
11:10] Oui, c'est une réaction anti-Trump, mais je pense que les décisions de Trump n'ont fait que rendre plus visible...
Invité :
[
11:18] Accélérer.
Monde Numérique :
[
11:19] Oui, parce que le risque de perte de souveraineté, ça fait des années qu'il y a des gens qui tirent la salle d'air. Même toi, tu en parles depuis des années. Moi, j'en parle depuis des années aussi.
Invité :
[
11:27] Et ce que je trouve dommage, c'est que dans la réaction par rapport à ça, bien là, on est en train d'envoyer le bébé avec l'eau du bain.
Monde Numérique :
[
11:34] C'est vrai. C'est intéressant.
Invité :
[
11:35] Et donc, c'est important. Puis là, j'ai l'impression de faire de la politique, mais je pense que c'est important pour les pays... Autre que les Américains, je ne veux pas être contre les Américains, mais autre que les États-Unis, de s'unir dans le développement de souveraineté, parce qu'on s'entend, il n'y a pas un pays qui va réussir, ça, j'entendais Yves Maître le dire, puis il a raison, il n'y a pas un pays, la France, le Canada, l'Allemagne...
Monde Numérique :
[
11:59] Personne ne peut être 100 % souverain.
Invité :
[
12:00] Oui, qui va réussir. On n'a pas l'infrastructure, on n'a pas les manufactures pour le faire, donc à un moment donné, il faut utiliser la force des uns et
Invité :
[
12:08] des autres pour arriver à faire quelque chose.
Monde Numérique :
[
12:10] La souveraineté à VivaTech.
Invité :
[
12:13] L'IA.
Monde Numérique :
[
12:14] Aussi qu'as-tu vu de bien en matière d'IA.
Invité :
[
12:18] Ou qu'est-ce qui t'a marqué l'IA est embarqué dans tout et à partir de là, on s'est même vu par où prendre le bout non mais c'est ça tout est et il y a je pense que même le distributeur d'eau dans la salle de presse est connecté sur un modèle qui permet d'analyser de donner en fonction de ce que tu as je ne sais pas toi.
Monde Numérique :
[
12:38] Mais moi je trouve que aussi et c'est ce que je disais pareil sur le plateau de François.
Invité :
[
12:42] Sorel.
Monde Numérique :
[
12:43] Qu'est-ce qu'il a comme chance de nous avoir un coup l'un, un coup l'autre.
Invité :
[
12:45] C'est fou, hein.
Monde Numérique :
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12:46] Je disais, mais je trouve que c'est assez joyeux, ce VivaTech, assez optimiste, assez positif. Tu es d'accord avec moi ?
Invité :
[
12:53] Tout à fait. C'est bien décrit, ça.
Monde Numérique :
[
12:55] Pourquoi ? Parce que, bon, d'abord, il y a l'effervescence, il y a les gens sur les stands, il y a le dynamisme, la dynamique, etc., qu'on touche du doigt. Mais aussi au niveau des speakers. Alors, l'invité vedette, on se demandait la semaine dernière qui ce serait.
Invité :
[
13:09] Jeff Bezos.
Monde Numérique :
[
13:10] J'ai perdu, c'est Jeff Bezos, ce n'était pas Dario Amodei. On l'a perdu tous les deux. Jeff Bezos, fondateur d'Amazon et surtout patron de Blue Origin.
Invité :
[
13:19] Est-ce que tu as écouté son ancienne conférence?
Monde Numérique :
[
13:21] J'ai récupéré, j'ai entendu des bribes, oui, j'ai entendu des petits bouts. Attends, mais non, il a tenu un discours super positif.
Invité :
[
13:28] Oui, c'était positif, mais bon, lui, c'est quoi? Il s'en va dans l'espace.
Monde Numérique :
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13:32] Oui, déjà, il dit, mais ça va être bien, parce qu'on pourra mettre sur la Lune tout ce qui pollue sur Terre.
Invité :
[
13:36] On va aller polluer notre planète.
Monde Numérique :
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13:38] On va aller polluer notre planète. Une planète décharge. Non, mais aussi sur l'intelligence artificielle, parce que là, par contre, c'est un truc qui est en train de monter chez nous. C'est la peur de l'intelligence artificielle par rapport aux emplois. Une peur qui est un peu entretenue. Merci Dario Amodei, merci Sam Altman, merci Elon Musk, il a bien joué. Et lui, il a un discours totalement inverse. Et en disant, mais pas du tout, vous êtes fous. Au contraire, on va avoir une pénurie, de travailleurs dans quelques années à cause de l'intelligence artificielle. Et ça, je trouve, c'est... Alors, la vérité se situe sans doute entre les deux.
Invité :
[
14:13] Entre les deux, on s'intint.
Monde Numérique :
[
14:14] Parce qu'il y aura des suppressions de postes, etc. Mais ça ne va pas être la grande hécatombe et la job-pocalypse, comme on dit. Et bon, ça, ça contribue quand même au positivisme. Pareil, Yann LeCun, le papa du deep learning, qui a fait une keynote très remarquée, très applaudie, etc. Et qui a un discours très positif où il dit, mais ne croyez pas à ces oiseaux de mauvaise augure. Ce n'est pas vrai. L'IA ne va pas nous précipiter, je ne sais où.
Invité :
[
14:42] Cette semaine-là à Paris, on a droit aux jovialistes de l'IA.
Monde Numérique :
[
14:46] Oui.
Invité :
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14:47] Il y a personne qui vient de sortir d'alarme, hein?
Monde Numérique :
[
14:49] Non, non.
Invité :
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14:50] Genre Yoshua Bengio ou d'autres, ils ne sont pas ici.
Monde Numérique :
[
14:53] Non, il y a beaucoup d'enthousiasme. C'est une édition très positive, je trouve.
Invité :
[
14:58] Quelque part, ça fait du bien aussi.
Monde Numérique :
[
15:00] Ah ben ouais. Franchement.
Invité :
[
15:02] Quand on sort, je ne sais pas si vous voulez qu'on en parle cette semaine, mais quand on sort d'une histoire comme ce qui est arrivé en tropique le week-end dernier qui se fait siffler par la Maison Blanche. Incroyable.
Monde Numérique :
[
15:13] Alors, il faut qu'on en parle de ça. On résume un petit peu le topo. Non, non, vas-y.
Invité :
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15:17] Vendredi dernier, donc, les gens d'Anthropic reçoivent une consigne de la Maison-Blanche en disant qu'ils ont quelque chose comme 90 minutes pour couper le sifflet à leur Fable 5, qui est une déclinaison de leur IA...
Monde Numérique :
[
15:33] Mythos.
Invité :
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15:34] Oui, Mythos. Et donc, à partir de ce moment-là, ils doivent s'assurer qu'il n'y a que des Américains qui ont accès à ce service-là. Même des employés étrangers peu importe qu'ils soient sur le territoire américain ou à l'extérieur d'Anthropic ne doivent plus avoir accès à ça pour des raisons sécuritaires, Ce qu'on apprend entre-temps, évidemment, bon, bien là, Anthropic a dit, bien, le plus simple, c'est de couper le service à l'exception des États-Unis. Mais ce qu'on apprend entre-temps, c'est une discussion avec le patron de Amazon, Jay-Z, qui a fait en sorte qu'il a alerté le gouvernement américain en disant, écoutez, je ne veux pas vous faire peur.
Monde Numérique :
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16:13] Je ne veux pas vous faire peur.
Invité :
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16:13] Mais mes ingénieurs, oui, ils ont été capables d'avoir des informations concernant la cybersécurité.
Monde Numérique :
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16:19] Ils ont un peu hacké le Fable 5.
Invité :
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16:23] Et que normalement, on ne devrait pas avoir accès à ça. Alors là-dessus, les gens qui ont discuté, qui ont reçu l'information à Washington, ne connaissant pas trop le dossier, ils ont dit « Oh! » Au secours. Au secours. La consigne a été lancée. Le bureau du président a été alerté. Et puis, on a fermé cette histoire-là. Ce qu'on apprend depuis ce temps-là, c'est que ces failles de sécurité-là, dans les modèles, ça n'existe pas seulement chez Anthropique. Ça existe sur d'autres modèles et que là, Anthropic, une fois de plus, est en train de payer le prix pour ses mauvaises relations avec Washington. Mais résultat, ça veut dire que toutes les entreprises qui avaient investi du temps pour adopter Fable 5, qui n'avaient pas eu l'occasion de travailler avec Mythos parce que c'était le sacro-saint qui n'était pas accessible, bien, eux, ils se retrouvent le bec dans l'eau. Parce que ça ne fonctionne pas, ils sont obligés de rétrograder tout leur système pour fonctionner avec le vieux système, entre guillemets, l'odentropique.
Monde Numérique :
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17:18] Et alors, cette histoire que tu as merveilleusement bien résumée, Bruno, du point de vue américain, a eu des conséquences chez nous.
Invité :
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17:27] J'imagine.
Monde Numérique :
[
17:28] Ça a été panique à bord. Tout le week-end dernier, c'est devenu une affaire politique.
Invité :
[
17:35] Souveraineté numérique.
Monde Numérique :
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17:36] Souveraineté numérique. parce que, tout d'un coup, au début, on ne comprenait pas tout. On pensait que c'était une décision géopolitique de Trump. Encore une sanction contre nous. Voilà. Pour nous emmerder.
Invité :
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17:49] Et persécuter.
Monde Numérique :
[
17:49] Voilà. Et nous, dans la victimisation, tout ça, ça y est, regardez, c'est incroyable.
Invité :
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17:55] Apple, Google.
Monde Numérique :
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17:57] Voilà. Et il nous coupe l'accès au modèle d'IA les plus perfectionnés. C'est complètement dingue. Il faut faire quelque chose. Et tous les politiques ont réagi. Mais on peut On ne peut pas leur en vouloir, c'est normal. C'est normal, ils ont bien fait de réagir, de tirer la sonnette d'alarme. Alors il se trouve qu'effectivement on n'était pas visé, Et ça, je ne voudrais pas dire, mais personnellement, je l'avais dit sur X très vite, très tôt. Je ne suis pas peut-être un très bon visionnaire, mais ça, moi, je me suis posé la question, j'avais l'attention. Est-ce que dans l'histoire, on n'est pas plutôt des victimes collatérales d'une affaire typiquement américaine ?
Invité :
[
18:28] Oh, c'est le cas.
Monde Numérique :
[
18:29] Et c'était exactement le cas.
Invité :
[
18:30] Et on est tous des victimes collatérales.
Monde Numérique :
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18:32] On est tous des victimes collatérales. Mais il n'en reste pas moins que, même si on n'était pas visé, eh bien, on en subit, tout d'un coup, ça a été une prise de conscience. Et encore une fois, c'est un double effet qui se coule. Le premier effet qui se coule, c'est l'effet panique en se disant on est super faible, super fragile. Ils ont un modèle super puissant. En gros, ils ont inventé une nouvelle bombe atomique et ils ne veulent pas la partager avec nous. Donc, ils vont nous manger tout cru. Et d'un autre côté, c'est hyper positif parce que c'est une très grosse prise de conscience. Et une prise de conscience comme ça, la peur peut être un très bon moteur d'accélération.
Invité :
[
19:10] Jérôme, ça fait un an et demi, toi et moi, qu'on essaie d'expliquer aux gens que le jour où Washington veut faire des pressions sur les pays, on fait juste jouer avec la latence. On ne coupe pas des services. On joue avec la latence, ça fout le bordel à la grandeur de la planète. Évidemment, pire, si on coupe des services. Là, ce qui est arrivé en fin de semaine, c'est qu'on a coupé un service. Exactement. C'est ça qui est intéressant.
Monde Numérique :
[
19:33] Et qui n'est même pas utilisé.
Invité :
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19:34] Non, mais c'est ça. Et ça fout le bordel à la grandeur de la planète. Alors, tu dis, si un jour, je ne lancerai pas des scénarios, mais l'idée là-dedans, c'est qu'il y a une méchante prise de conscience. En faisant ce geste-là, déjà que tout le dossier de la souveraineté numérique, ça emmerde joyeusement les géants américains, Donald Trump et son administration, en faisant ce geste-là, Il vient juste de provoquer encore cette prise de conscience-là.
Monde Numérique :
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20:02] Mais c'est dingue. Elle est en train de faire un mal fou aux entreprises américaines à l'extérieur.
Invité :
[
20:06] Oui.
Monde Numérique :
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20:06] T'imagines après les Google, Amazon, Microsoft, comment ils rament pour vendre leurs solutions en France ?
Invité :
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20:11] Ah non, mais c'est pas drôle.
Monde Numérique :
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20:12] Alors, certains vont se frotter les mains en se disant. Mais c'est pas réaliste parce qu'encore une fois, on le disait tout à l'heure, on en a un peu besoin d'eux pour certaines choses. Et il va y avoir une méfiance totale. Mais bon, c'est peut-être... Il faut en passer par là, en fait.
Invité :
[
20:26] Mais il y a des gens qui ont souri. Je pense à ça, Matt Mann. Qui lui, samedi matin en se réveillant puis en voyant qu'Anthropic avait bloqué son truc.
Monde Numérique :
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20:33] Quand même!
Invité :
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20:35] Et souviens-toi, la semaine précédente, tu avais le patron d'Anthropic qui disait, vous savez, il faudrait peut-être ralentir le développement des IA parce qu'il était en avant de la parade. Puis là, il voulait que la compétition commence à ralentir. Un peu ce que le Musk avait dit il y a un an avant. Bien là, finalement, on n'entend plus de ralentir parce que là, lui, il est pris dans un...
Monde Numérique :
[
20:54] Et c'est marrant parce que cette image, on l'a revue à l'occasion du G7. G7 très tech puisqu'il n'y avait pas seulement il y avait non seulement tous les chefs d'Etat, il y avait Donald Trump il, y avait Macron le G7 plus ensuite ça a continué c'était en France et puis ça a continué Macron a emmené son petit cercle à Versailles tiens viens voir j'ai un château, c'est cool, Trump il doit adorer ça brille de partout il doit adorer Et il y avait donc Sam Altman, Dario Amodei, il y avait Demis Hassabis de Google.
Invité :
[
21:31] Il me semble que j'ai vu Tim Cook aussi.
Monde Numérique :
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21:34] Ah peut-être, je ne l'ai pas vu. Ce qui était drôle aussi, c'est que moi les images que j'ai vues, tu vois Sam Altman, tout guillera, qui s'amuse et Dario Amodei qui fait la gueule. Et pour cause. Et pour cause, oui. Bref, voilà, donc c'était quand même... Non, c'était une... C'était une semaine vraiment intense. Alors, c'est marrant, ça nous a un peu éloignés de VivaTech, mais en fait, tout ça est lié, quoi. Tout ça est vraiment lié.
Invité :
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21:55] Et c'est ce que les gens discutent aussi sur le terrain.
Monde Numérique :
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22:00] Bruno, on revient à VivaTech même, les robots ? T'as vu des robots?
Invité :
[
22:06] Quels robots? Non, mais sérieusement, moi, je pensais que ça allait être l'édition des robots. Puis finalement, à part ceux d'Unitree, qu'on voit habillés différemment.
Monde Numérique :
[
22:18] Non, il y en a quelques-uns.
Invité :
[
22:18] Il y a des Coréens qui sont là aussi.
Monde Numérique :
[
22:21] Il y a AgiBot.
Invité :
[
22:23] Oui.
Monde Numérique :
[
22:24] AgiBot, je crois que c'est chinois aussi. Unitree, c'est chinois. Il y a le français, il y a le français Wandercraft. Il n'est pas très beau mais c'est un robot humanoïde sans tête et qui est solide qui peut porter des charges de 40 kilos, j'ai reçu Jean-Louis Constanza cofondateur de Wandercraft grande interview à écouter sur Monde Numérique je fais ma pub, il y a aussi Enchanted Tools, avec son petit robot qui est sur une boule gyropodique, c'est des robots très différents les uns des autres il y a ce robot coréen qui a fait une démonstration.
Invité :
[
22:54] Qui a cassé tous les écrans sur le stand disons que la chorégraphie avait été mal adaptée à la scène mais, si vous êtes capable de voir ça c'est affreux parce qu'il y a deux robots qui se mettent à faire leur chorégraphie sauf qu'ils sont tellement près des moniteurs sur le mur qu'ils se balancent des coups de poing dans les moniteurs et les moniteurs tombent ils.
Monde Numérique :
[
23:15] Font sauter les moniteurs mais c'est vrai qu'il n'y en a pas beaucoup des robots, pourquoi, je crois qu'il y a plusieurs raisons il y a des raisons pratiques c'est que pour faire des robots il faut de la place la place ça coûte cher, c'est tout bête juste pour ça oui et puis l'autre raison c'est que les robots on en a beaucoup vu dans les salons et on commence à comprendre, la magouille en fait ils sont super mais la plupart du temps ils sont télécommandés il y a quelqu'un derrière avec une manette et ce qu'on a vraiment envie de voir c'est un robot capable de qui fait quelque chose autonome qui fait quelque chose vraiment et ça, il n'y a pas encore on n'en est qu'à cette phase là d'apprentissage des robots, voilà il faut leur mettre de l'intelligence il faut leur apprendre à faire ce que nous on fait en fait ? Et puis, les robots, autre sujet d'inquiétude sur... Oui, les robots vont-ils prendre mon emploi ?
Invité :
[
24:00] Oui, oui.
Monde Numérique :
[
24:01] Mais ça, je trouve que c'est encore plus facile avec les robots de dire... Mais franchement, les robots, ils vont prendre les emplois pénibles.
Invité :
[
24:06] Ben oui.
Monde Numérique :
[
24:10] Il y en a mille des emplois pénibles. Et voilà. Alors, bien sûr, on va me dire oui, mais les gens qui sont cassiers dans les magasins, qu'est-ce qu'ils vont devenir ? Ils vont avoir du mal à se ressentir. Oui, il va y avoir des frictions, il faut des accompagnements et tout.
Invité :
[
24:22] Oui, mais ça a été de toutes les époques.
Monde Numérique :
[
24:23] Donc, à un moment donné.
Invité :
[
24:24] Quand il y a eu la révolution industrielle, il y a des gens qui avaient du travail vraiment pénible à faire. Puis, bon, ils se sont retrouvés dans d'autres milieux.
Monde Numérique :
[
24:33] Oui, les charbonniers, les porteurs d'eau, les allumeurs de réverbères, les poinçonneurs de tickets dans le métro, tout ça. Arrête-t'en. Tu deviens nostalgique.
Invité :
[
24:44] Il y a des métiers que tu as connus.
Monde Numérique :
[
24:47] Porteurs d'eau et poinçonneurs.
Invité :
[
24:49] Non, pas vraiment. Non, mais les tickets dans le métro, moi, j'ai déjà vu. Chez vous?
Monde Numérique :
[
24:52] Tu en as vu? C'est vrai, on était tout petits. Attends, moi je crois que ça n'existait plus, même quand j'étais petit.
Invité :
[
24:58] On verra.
Monde Numérique :
[
25:00] Donc voilà, les robots, c'est vrai que ce n'était pas le VivaTech des robots, mais bon, ce n'est pas grave. Il se passe d'autres choses.
Invité :
[
25:05] Il y en avait, si vous voulez faire des photos, il y en avait.
Monde Numérique :
[
25:06] Tiens, il y a des entreprises dont on n'a pas parlé, on peut peut-être en dire un mot. Pourtant, c'est des acteurs historiques de VivaTech. C'est tout ce qui est des entreprises du luxe, des cosmétiques. LVMH, voilà. LVMH qui est comme un fleuron français. Kino d'ouverture de Bernard Arnault. Ce n'est pas un homme de tech. mais sauf que si en fait LVMH depuis le début est partenaire premium oui avec Publicis, ils sont partenaires mais ça va leur coûter une fortune leur participation à l'VivaTech.
Invité :
[
25:41] C'est une belle vitrine.
Monde Numérique :
[
25:43] Ils ont un des plus gros stands un des plus beaux stands bon pas de plus passionnant au niveau tech moi j'ai fait la visite à l'intérieur bon c'est pas se rouler par terre et puis c'est un peu comme Apple tout doit être calé au millimètre mais quand.
Invité :
[
25:57] Tu passes dans leur kiosque c'est une marque qui se distingue qui est composée de.
Monde Numérique :
[
26:02] Plusieurs marques c'est un peu comme L'Oréal.
Invité :
[
26:06] C'est le même.
Monde Numérique :
[
26:06] Principe L'Oréal qui a signé un deal avec OpenAI à l'occasion et ça c'est le côté un peu clinquant c'est le VivaTech clinquant mais qui existe c'est très français ça, C'est toute l'industrie du luxe qui, effectivement, est française et qui est quand même passée à la vitesse technologique. Au début, on pensait que c'était que de l'affichage. Et en fait, non, je veux dire, ils internent de plus en plus des technologies pour des tas de choses. L'Oréal, par exemple, le deal global avec ChatGPT, il va comporter plusieurs aspects. C'est comment utiliser l'IA générative pour le conseil, pour les clients, etc. Et aussi, dans l'autre sens, très important, comment soigner le référencement des produits L'Oréal dans les chatbots, puisque les chatbots sont aujourd'hui prescripteurs, ils vont remplacer les moteurs de recherche. Et c'est important d'être bien cité par ton chatbot quand tu l'interroges, tu vois.
Invité :
[
27:00] Mais donc, c'est ça. Alors, tu as des grandes marques, mais eux, tu as l'impression que VivaTech est fait autour d'eux. Physiquement quand tu rentres à mon.
Monde Numérique :
[
27:10] Avis c'est ceux qui signent les plus gros chèques, il nous reste combien de temps.
Invité :
[
27:15] Écoute moi je te dis 10 minutes après je te laisse aller parce que tu as des entrevues à faire.
Monde Numérique :
[
27:20] Bruno de quoi parles-tu cette semaine dans ton.
Invité :
[
27:22] Carnet je voulais parler du Vietnam un spécial Vietnam mais je me suis dit que j'apprendrais tu t'es dit non c'est pas vraiment d'actualité non c'est ça alors VivaTech évidemment aussi de mon côté je roule avec des entrevues qui ont été faites ici évidemment on parle avec la délégation canadienne question de, de parler des raisons pour lesquelles le Canada est présent ici, mais aussi stratégiquement, qu'est-ce que ça veut dire dans leur démarche. Il y a des entrevues avec différents pays, des gens qui proviennent de différents endroits, notamment de la Tunisie, de la Côte d'Ivoire, de la Thaïlande. Je me suis fait plaisir.
Invité :
[
27:58] Dans certains cas, c'est des chercheurs à qui j'ai parlé. Dans d'autres, c'est des gens qui sont dans la business. Et puis, il y en a d'autres qui veulent vraiment faire une différence dans leur pays. Je pense entre autres à l'entrevue que j'ai faite avec le créateur d'une boîte en Côte d'Ivoire qui veut vraiment offrir l'info-neuagique dans le milieu rural. Il faut le faire avec des centres de données mobiles et tout ce que ça demande et tout ce que ça comprend. Lui, il veut vraiment changer son pays et aider tout le monde.
Invité :
[
28:30] De temps en temps, quand on fait des entrevues, il y a des feel good. Il y a des moments Tu te dis, à lui, il va changer quelque chose. Et ça, c'est le cas. Puis sinon aussi, je fais un coup de chapeau à les gens de Reveal Life Sciences, qui est une entreprise canadienne, qui a remporté un des grands prix de VivaTech qui est décerné par OVHcloud, qui fait un concours international. Eux, ce sont les gens qui sont derrière ce petit ordinateur qui est capable de détecter les cellules cancéreuses dans les tissus. Ils ont déjà commencé à sauver des vies. Puis on ne parle pas encore assez d'eux. Et ça, quand ça va rentrer un peu partout à travers le monde, dans les centres hospitaliers, c'est des vies. Puis je parlais avec le créateur de cette boîte-là, Alexandre, et puis je lui disais, quand on parle de technologie, souvent on dit, regarde, on ne sauve pas des vies. Mais dans leur cas, eux, ils sauvent des vies. Et c'est fascinant de voir que c'est fait de chez nous. Alors, coup de chapeau à ces gens-là qui ont remporté un prix. Voilà.
Monde Numérique :
[
29:30] Salut Bruno, bon retour chez toi. et puis merci à vous de nous écouter merci pour votre fidélité, ciao bye bye.
Invité :
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29:50] Monde Numérique, le meilleur de la tech.
Monde Numérique :
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29:55] Voilà pour le débrief transatlantique spécial Viva Tech avec Bruno Guglielminetti. Et en fait, pour tout vous dire, c'est une version raccourcie par rapport à la version intégrale parce qu'on ne s'arrêtait plus de parler. L'épisode complet fait plus de 40 minutes à retrouver lundi sur le fil du podcast Monde Numérique.
Monde Numérique :
[
30:14] Deuxième partie de cette émission et on va rester évidemment à Viva Tech. Je vous le disais avec plusieurs interviews, une partie seulement des interviews réalisées à l'occasion de ce salon. On ne peut pas tout mettre dans la même émission, mais je vous ai sélectionné le meilleur. Tout à l'heure, on ira à la rencontre de la grande patronne des technologies chez Netflix. Quel rapport avec VivaTech ? Vous allez me dire qu'elle était là notamment pour faire une présentation sur scène et elle m'a accordé une interview que j'aurai le plaisir de vous diffuser dans un instant. Mais avant cela, on va s'intéresser à des startups à travers notamment le programme Gen AI de Microsoft. Mais juste avant, je vous propose un extrait d'une émission spéciale réalisée pour VivaTech. Donc ce sera un autre épisode de Monde Numérique, également disponible en vidéo en partenariat avec Capgemini. On fait le point sur quelques faits saillants et quelques innovations qu'il ne fallait pas rater. Les interviews qui vont suivre sont proposées en version intégrale si vous écoutez Monde Numérique l'hebdo premium sur Apple Podcasts ou Spotify. Sinon retrouvez-les la semaine prochaine en version intégrale sur le fil du podcast Monde Numérique.
Monde Numérique :
[
31:20] Patrice Duboé, directeur Innovation Europe du Sud chez Capgemini. Bonjour. Et Matthieu Deboeuf-Rouchon, responsable de l'innovation Capgemini Engineering. Bonjour. J'ai tout bon pour tous les deux. Ça ira, ça ira. Je suis ravi de vous retrouver. Comme l'an dernier, on avait déjà eu ce rendez-vous l'an dernier, où on passe en revue un peu toutes les tendances. On recommence cette année pour cette dixième édition. Alors, qu'est-ce que vous avez pu voir là, Patrice ? Moi, j'aimerais parler un petit peu de quantum. Pourquoi on parle de souveraineté, on parle de poids européen. Et je pense à cette prochaine vague du quantique qui arrive avec le QD, le jour, l'année où le quantique va permettre de casser tous les codes. Ah oui, le QD, le QD, c'est le nouveau bug de l'an 2000. Voilà, on avait le bug de l'an 2000 et en fait, on attend le QD, le jour du quantum, et ça se rapproche. C'est un peu mythique. Jusqu'à il y a 2-3 ans. Non, aujourd'hui, on s'approche plutôt vers 2030 et en tout cas avant 2035. Donc, le risque approche. Et je vous encourage à aller voir la quantum zone.
Monde Numérique :
[
32:21] Là, c'est très français. Pourquoi aujourd'hui ? C'est reconnu. Les Français sont très forts dans le quantique et c'est l'une des prochaines vagues. Et là, je pense qu'on a une véritable avance. Il serait dommage de la louper. Les leaders, on les connaît. C’est Alice & Bob, c'est Pasqal, c'est Quandela. Et d'ailleurs, vous allez sur le stand d'OVH. On parlait de cloud souverain. Vous avez un bel ordinateur quantique au milieu. Donc, ça montre aussi cette association justement entre les grands groupes, les clouders, les futurs leaders. Et ça, c'est un bon espoir. C'est un bon signal. Mathieu, un petit coup de cœur un petit coup de cœur, j'en ai des coups de cœur je pourrais t'en faire une palanquille allons-y, on a encore un petit peu de temps ça dépend quel temps tu m'accordes, ce qui est intéressant en tout cas à noter déjà dans les grandes lignes, beaucoup de deep tech des choses extrêmement soujacentes et beaucoup de layers c'est-à-dire qui se positionnent.
Monde Numérique :
[
33:12] De solutions transverses qui s'affranchissent finalement de toutes les contraintes qu'ils pourraient avoir on va préciser, pardon, juste, donc deep tech c'est vraiment Les deep tech, c'est la science qui crée des briques technologiques qui vont s'intégrer dans des écosystèmes larges. Des innovations vraiment de rupture. Donc, je prends l'exemple de Biomemory, qui est une startup du CNRS. Très intéressante, puisque Biomemory, eux, ils font du stockage dans de l'ADN synthétique. Ils étaient là l'année dernière à Viva. Ils sont de nouveau là cette fois-ci. Et on voit qu'on arrive à stocker, à remplacer une bête serveur quasiment dans l'équivalent d'une carte à puce. Alors, c'est du stockage à froid qui fait, bien sûr, très peu d'émissions carbone.
Monde Numérique :
[
33:50] Mais c'est de l'archivage plus que du... C'est plus de l'archivage, la date est à raison, parce que c'est un problème vraiment de vitesse de stockage et de déstockage, quelque part, pour vulgariser. Et donc, ça, c'est un vrai sujet. Il y a Pierre Crozet qui fait exactement la même chose, qui est sur la région sud cette année. On voit qu'il y a vraiment des acteurs de la Deep Tech, des gens que l'on ne voit plus quand ils sont encapsulés dans des solutions, mais qui sont bel et bien présents. La Suisse en est une très bonne aussi représentation. Et puis, il y a ceux qui créent les standards, c'est-à-dire qui vont se mettre au-dessus de toutes les autres solutions. Vous utilisez un gestionnaire de flotte pour gérer votre flotte automobile quand vous êtes gestionnaire de flotte, on rajoute une couche d'intelligence. C'est-à-dire qu'on ne va pas rajouter un autre logiciel compliqué. On se plug directement sur une solution que vous avez déjà. C'est la même chose sur les batteries management systems. Ça va être la même chose typiquement sur les caméras de surveillance. On va pouvoir utiliser les flux vidéo existants de caméras vieillissantes et pour autant intégrer de l'intelligence artificielle sur des flux qui sont nouveaux. Donc, il y a plein de petites pépites. Skyted, qui a grandi depuis des années et qui reconstitue la voie, quand vous parlez très, très bas, pour avoir des bulles de confidentialité. Pareil, aujourd'hui, c'est mature, c'est robuste, c'est français.
Monde Numérique :
[
34:55] On travaille avec eux sur plein de sujets, avec des grands industriels. Voilà, je parle de RU dit. Voilà, il y a de tout, mais il y a beaucoup moins, comme on pouvait l'avoir, de chats connectés qui font poète-poète. C'est à peu près comme ça que je résume. Tant mieux, on ne va pas s'en plaindre. Mais tant mieux, parce que ça veut dire qu'on est passé dans l'ère de la maturité. Et de la maturité sous l'angle de l'industrie. Tous les gars qui sont là, tous les start-upers, qui mettent quand même leurs convictions en jeu sur des start-up, qui créent des modèles économiques qui sont souvent compliqués à comprendre, qui sont sur des briques technologiques qui ne sont pas faciles, prouvent chez nous la capacité d'aller chercher des gros marchés. Et là, cette année, c'est vraiment mature. Donc, ça fait 2-3 ans qu'on dit que c'est de la maturité, mais je pense qu'on a encore passé un gap avec une vraie vision industrielle. Et quand on parle de réindustrialisation, ça fait du bien d'avoir toutes ces startups qui ont plein d'énergie et qui adressent des sujets que personne ne voit et qui, en réalité, sont à la base de tous les services et de la valeur qu'on crée pour le pays. Donc là, il y a vraiment, en tout cas, beaucoup d'énergie. Moi, je suis un grand fan de tout ce que j'ai pu voir en deep tech depuis ce matin. Il y a franchement des trucs fantastiques à voir. Non, mais c'est top et c'est vrai. C'est moins waouh, on va dire, que les chats qui font pouet-pouet. C'est un peu cérébral. Mais c'est super important et on est là pour le faire connaître, pour le médiatiser, le montrer, etc.
Monde Numérique :
[
36:04] Et puis, il y a des choses qui sont même encore plus sous le radar et notamment dans le militaire, Patrice. Effectivement, lorsqu'on parle d'innovation, la défense aujourd'hui, c'est un acteur incontournable. On se doit d'innover. Donc, on a des acteurs comme MBDA qui sont présents, les différents ministères qui sont là. Bien entendu, Airbus qui est là, la DGSE, comme d'habitude. Donc voilà, ça fait partie aujourd'hui des axes d'élevement qui sont très importants. On le voit dans les grands programmes européens. Donc, l'IA est utilisée par tout le monde, également par les armées. On a parlé d'un démonstrateur maestro qui peut se répliquer sur les têtes d'opération pour déployer des agents IA, pour faciliter les prises de décisions. Donc ça, c'est des points qui sont vraiment importants. Mathieu ? Tous les sujets autour de la défense sont quand même bien ancrés. On a beaucoup de startups qui travaillent sur ces sujets-là. Ce qui résonne beaucoup, pour ne pas paraphraser ce que dit Mathieu, c'est vraiment la fiabilité. Je pense qu'on est arrivé à un niveau où on cherche des réponses qui soient fiables. Tu parlais de l'agent Maestro, c'est-à-dire qu'on ne va pas remplacer l'être humain, ce qu'il est en complément. Et j'entends par là que même dans Maestro, on a trois agents qui sont, cinq agents dans l'ordinateur directement, donc des agents numériques, synthétiques, qui vont avoir des compétences très spécifiques. Donc, même pour un agent, on est obligé d'en créer cinq. Un agent humain, on est obligé d'en avoir cinq qui sont numériques. Et puis, trois agents qui sont embarqués dans le téléphone de l'opérateur.
Monde Numérique :
[
37:29] Ils font quoi concrètement, ces agents ? Concrètement, il y en a un qui va peut-être suivre la documentation, par exemple, se dire en fonction d'un contexte ou d'une information, j'affiche telle documentation. On va avoir l'agent qui lui va... Attends, la documentation, quoi ? Comment utiliser un canon ? Imaginez un avion qui est tombé en panne, un hélicoptère, un char. Donc, pour pouvoir le réparer, il faut d'abord analyser la panne. Et donc là, si on a recueilli des informations, on a plein de capteurs aujourd'hui sur tout équipement électronique et physique. Donc, on va pour analyser beaucoup d'informations. Un avion, il envoie malheureusement des gigabits d'informations. Il y a, permet d'analyser beaucoup plus vite. Ensuite, si on a une réalité augmentée, le technicien peut prendre des lunettes et se mettre sur l'équipement en prenant un avion ou un hélicoptère. On peut dire que le problème vient de là. Il faut démonter ça. Il peut être assister par un agent, lui, un expert. Donc, aujourd'hui, Maestro, c'est un bel exemple parce qu'on a un expert, un junior et des agents. Et aujourd'hui, je pense que le futur du data digital, c'est ça, c'est avoir la bonne combinaison entre des juniors qui seront les futurs seniors, des seniors experts et des agents. Patrice Dubouet, directeur innovation Europe du Sud de Capgemini et Matthieu Deboeuf-Rouchon, responsable de l'innovation chez Capgemini Engineering. Merci, messieurs.
Monde Numérique :
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38:46] Nous sommes sur le stand de Microsoft pour une émission spéciale en partenariat avec Microsoft pour parler donc de start-up avec deux invités que je vous présente tout de suite. Eneric Lopez, bonjour. Bonjour Jérôme. Vous êtes directeur IA et Impact Social chez Microsoft France et notamment dans votre escarcelle, vous avez cette charge sans doute assez agréable de nouer des relations avec les start-up. On a l'impression qu'au début, c'était un peu pour la vitrine et maintenant où vous bossez avec elle, véritablement ? C'est exactement la remarque que je me faisais en venant ce matin, c'est qu'on avait effectivement quelques pépites autour et on nous a donné peut-être l'impression qu'avoir des startups autour de soi, c'était être innovant. Et en fait, les grandes entreprises innovent par elles-mêmes, il n'y a qu'à voir sur les stands année après année. Mais on voit aussi des startups qui sont plus juste anecdotiques, qui ont des vraies solutions, qui répondent à des vrais besoins et qui passent en production et qui travaillent vraiment avec les grands comptes, pas juste un POC dans un coin. Ça aussi, c'est important, surtout pour elles. Si ces dernières années, sur l'IA, on avait un peu de hype autour de l'IA, on avait des wrappers de GPT ou des choses comme ça, aujourd'hui, on a des startups, et puis on aura des beaux exemples, qui sont partis des véritables problématiques métiers et qui les adressent.
Monde Numérique :
[
40:07] Et l'IA est au service d'eux, pas l'inverse. Alors, les startups, justement. Donc, vous avez lancé à destination des startups ce programme qui s'appelle GenAI Studio. Qu'est-ce que c'est exactement ? Alors, les startups, on les accompagne chez Microsoft depuis 2004. Et c'est né en France, le programme ID.
Monde Numérique :
[
40:25] On les a toujours accompagnés. On a lancé un programme à STATION F en 2017 qui s'appelait l'AI Factory avec une startup à l'époque, Hugging Face, qui était une des premières startups. Et là, on a depuis trois ans un nouveau programme qui s'appelait le GenAI Studio. C'est un programme d'accélération intensif en quatre mois.
Monde Numérique :
[
40:46] On n'est pas tout seul. On est Microsoft, mais on a Mistral, on a Databricks, on a Celenza, on a NVIDIA, on a GitHub. Donc, on prend un écosystème d'acteurs tech. On va aussi aller chercher un écosystème de spécialistes dans la comptabilité, spécialistes dans l'éthique, spécialistes dans la finance. Et on a un grand parrain. En général, un grand compte cette année, Engie, responsable de l'innovation, responsable des achats. Toutes ces personnes-là sont réunies pour que pendant quatre mois, ces startups, on les accompagne sur leur business développement, leur stack technologique, leur go-to-market, leur conformité, leur sécurité, etc.
Monde Numérique :
[
41:27] Vous les prenez en charge. Il y a tout un dispositif. Appel à candidature, 200 candidats, 15 élus. Donc, la sélection est rude. On a un gagnant à côté. Il va tout nous raconter. Vous les prenez à quel stade ? En général, on essaye dans ce programme-là, l'accompagnement des startups, ça peut être très, très tôt. Si aujourd'hui, il y a des startups qui nous regardent, ils ont juste des idées, ils vont sur le site web, ils peuvent déjà être accompagnés par Microsoft. Mais sur le GenAI Studio, on va prendre des startups qui sont beaucoup plus matures. Elles ont déjà une solution et déjà des clients. Après, la levée de fond, ce n'est pas une fin en soi. Mais voilà, j'ai déjà une solution qui tient la route et j'ai déjà des clients. J'ai dépassé le stade du MVP.
Monde Numérique :
[
42:10] Bassem Asseh. Bonjour, vous êtes vice-président d’Arlequin AI. On peut dire que c'est un peu un palantir français. C'est une start-up française parisienne qui aide les entreprises, les organisations publiques à prendre des décisions sur la base de masse d'informations conséquentes. Que ce soit des informations sources ouvertes qui existent sur les réseaux sociaux ou Internet en général, ou que ce soit des informations internes dans les bases de connaissances des entreprises. Parce que l'information, c'est comme un plat de spaghetti dans lequel il y a tellement de spaghettis qu'on ne s'y en trouve plus. On ne sait pas ce qui est vrai, ce qui est faux. Exactement. Nous, on aide à extraire du sens à partir de là. Ce qui est faux et qui est amplifié artificiellement, on sait l'identifier. Ce qui semble être tout à fait légitime et tout à fait normal et logique, on sait l'identifier. En tout cas, on sait catégoriser tout ça et mettre toute cette information au travers de l'intelligence artificielle que l'on a créée, au travers d'algorithmes qui nous appartiennent. Eh bien, on les met à disposition des décideurs. Pour que l'être humain puisse prendre une décision au travers de cet éclairage supplémentaire qui est apporté par l'IA. L'humain tout seul ne peut pas traiter des centaines d'heures de vidéos YouTube, ne peut pas traiter des millions de tweets. Et donc, l'IA vient augmenter la capacité de l'être humain, finalement. Vous avez un cas de figure particulier dans le cadre duquel Arlequin a été utilisé récemment ? Tout à fait. Typiquement, je peux vous citer, j'utilise souvent cet exemple, puisque c'est arrivé la semaine dernière, il y avait des élections législatives en Arménie. Et donc, comme c'est de plus en plus le cas, que ce soit en Europe de l'Est, en Europe centrale et également en Europe occidentale, quand il y a des élections législatives, il y a toujours de la guerre informationnelle qui se trouve impliquée, donc des rumeurs, de la désinformation, etc.
Monde Numérique :
[
43:39] L'objectif pour une démocratie, c'est de réussir à identifier cette désinformation, cette campagne d'ingérence étrangère le plus en amont possible pour pouvoir lutter contre la désinformation très en amont et faire en sorte qu'une désinformation qui peut mal tourner et, modifier, complètement altérer la mécanique démocratique. De pouvoir la traiter le plus en amont possible et expliquer en quoi c'est une désinformation. On fait ce genre de choses, on l'a fait sur le mois de mars par exemple, en identifiant des attaques désinformationnelles contre.
Monde Numérique :
[
44:07] La démocratie en Arménie sur des sujets complètement fous liés à du trafic d'organes, et donc identifier, on sait d'où ça vient, on sait quels sont les sujets abordés, à quel moment ça arrivait, etc. Donc des fake news qui peuvent ensuite faire des ravages. Exactement, et on arrive sur une période électorale, l'année électorale en France, nécessairement, on verra ce genre de choses. Je peux aussi vous parler de évidemment, c'est un peu moins intéressant, ça brille moins, mais quand on fait un audit interne, on a un certain nombre de règles à respecter dans une entreprise. Les auditeurs cherchent à savoir si ces règles ont été respectées ou pas et pour le savoir, Ils analysent des documents, ils analysent des chaînes de mail, ils analysent un certain nombre d'informations et la connexion entre les informations peut permettre d'identifier le respect ou le non-respect des règles qui sont supposées être appliquées. C'est très intrusif quand même. Alors, c'est intrusif, mais dans les règles de la loi. Donc, évidemment, quand vous êtes dans le cadre d'un audit interne, vous ne faites rien qui ne soit pas légal naturellement. A fortiori, quand vous êtes un enquêteur police judiciaire, par exemple, et que vous menez une enquête dont les preuves issues de cette enquête seront à un moment ou à un autre données à un juge, présentées à un juge. Donc, évidemment, vous ne pouvez pas le faire si vous ne respectez pas vous-même le cadre de la loi.
Monde Numérique :
[
45:13] Effectivement, si c'est dans le cas d'un cadre judiciaire, il y a des pouvoirs que n'ont pas les entreprises ou les particuliers. Mais est-ce que vous pouvez accéder à toutes les informations ? Je pense, par exemple, il y a ce qui est public, les réseaux sociaux, mais les boucles WhatsApp par exemple alors tout ce qui est légal, est disponible. C'est-à-dire un WhatsApp entre vous et moi. C'est privé. Personne ne peut le voir. Donc, je ne peux pas y accéder. Ni moi, ni qui que ce soit. Or, il peut se passer beaucoup de choses quand même sur des boucles WhatsApp. Oui, mais heureusement, on vit dans des démocraties libérales, ce qui veut dire qu'elles respectent les libertés individuelles et collectives. Et donc, heureusement, c'est pour ça qu'on est content de vivre en France. Votre conversation avec moi, elle reste privée et elle n'est pas accessible à travers d'autres. Oui, mais c'est une faiblesse pour votre logiciel, non ? Non, parce qu'en fait, on considère que si quelque chose doit être extrait du secret de la conversation individuelle, c'est la justice qui en juge. Et donc, si le juge décide de vous mettre sous réécoute avec votre téléphone, il pouvait le faire il y a 40 ans, il peut le faire aujourd'hui, il n'a pas besoin de cette technologie-là. La technologie, elle, elle est capable d'extraire du sens d'une masse d'informations qui, il y a 40 ans, n'existait pas vraiment. Parce que tout le monde n'avait pas le téléphone à l'époque, parce qu'on se parlait de manière plus directe et pas seulement au travers de WhatsApp, etc. Donc ça, c'est extrêmement important. Le respect de la loi, c'est ce qui caractérise les démocraties dans lesquelles on vit. Quand on parle d'intelligence artificielle, malgré tout, on pense immédiatement hallucinations, biais.
Monde Numérique :
[
46:32] Comment vous faites par moi ça ? Excellente question. En fait, tout à l'heure, sous la forme de la boutade, je crois que j'ai dit que Arlequin n'est pas une solution d'IA générative ou de grands modèles de langage. L'IA générative, les grands modèles de langage, par définition, par leur propre design, introduisent un potentiel d'hallucination, introduisent des boîtes noires qu'on n'est pas capable vraiment d'expliquer.
Monde Numérique :
[
46:55] Arlequin, c'est assez différent. Arlequin, elle n'est pas là pour générer du contenu. La plateforme est là pour extraire du sens. Et donc, on s'engage. C'est notre engagement vis-à-vis des clients et des prospects. C'est de traiter 100% de l'information qui est injectée dans la plateforme. Et une fois cette information traitée, de garantir une traçabilité de toutes les conclusions qu'elle propose. Passionnant, passionnant. Bassem Asseh d’Arlequin.
Monde Numérique :
[
47:25] Elizabeth Stone, bonjour.
Invité :
[
47:26] Bonjour, nice to be here.
Monde Numérique :
[
47:29] Vous êtes directrice des produits et technologies chez Netflix. Netflix a récemment racheté la société de Ben Affleck. Quelle est votre vision et quels sont vos projets concernant l'utilisation de l'IA dans la production de contenu pour Netflix?
Invité :
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47:45] Notre position et notre philosophie très forte sur l'IA pour la production, c'est que c'est un outil que les créateurs utilisent pour donner vie à leur vision. Donc, si vous pensez à la diversité des cinéastes avec lesquels on travaille, il y a bien sûr des cinéastes ou des créateurs qui ne sont pas enclins à utiliser IA ou les technologies plus récentes. C'est très bien, on travaille avec eux tous les jours. Il y a d'autres cinéastes ou créateurs qui sont très enthousiastes à l'idée d'expérimenter et voient l'IA générative comme un outil qui leur permet de faire des choses qui n'auraient pas été possibles autrement et on veut travailler avec eux et les soutenir aussi. Donc, d'une certaine manière, l'IA s'appuie sur une réputation et une force qu'on a depuis longtemps, qui consiste à fournir aux créateurs une grande variété d'outils pour que, quelle que soit la façon dont ils veulent donner vie à leur histoire, on soit capable de soutenir cela et d'être partenaire avec eux. Ce en quoi on croit aussi très fermement, c'est que les humains vont rester au centre de la créativité et de la narration. Donc, même si un créateur veut utiliser des technologies de différentes natures, On travaille toujours avec des créateurs où il y a un humain qui a une vision et une histoire qu'il veut raconter. Et la technologie peut être utile pour aider à donner vie à cela. C'est donc là-dessus qu'on se concentre.
Monde Numérique :
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48:58] Vous avez des exemples de ce que l'IA permet de faire aujourd'hui, qu'on ne pouvait pas faire auparavant ?
Invité :
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49:03] Alors, des exemples, c'est la construction. Je pense qu'un autre excellent exemple, c'est en fait un titre récent, où le décor de Madrid a été construit pour qu'on puisse avoir ce qu'on appelle une sorte de double numérique ou quelque chose qui a permis de construire l'arrière-plan de la scène et d'y apporter des modifications pendant que des humains jouent encore leur rôle. Mais comment reconstruire un Madrid qui soit parfaitement fidèle aux bâtiments, aux voitures ou à l'ambiance et à l'atmosphère de la ville? Et donc, ce type de double numérique, c'est quelque chose que l'IA générative peut créer, cet environnement. Et ensuite, les acteurs restent au centre pour raconter l'histoire et lui donner vie. Donc, je pense que c'est un bon exemple. Un autre bon exemple se situe en fait plutôt dans le processus de création, en utilisant l'IA générative pour prévisualiser ou se mettre d'accord sur où va-t-on sur le plan créatif, quel va être le style et l'ambiance de cette histoire qu'on raconte, ce qui crée beaucoup de possibilités plus tôt, avant même de commencer à tourner, et ça a été bénéfique pour beaucoup de nos productions, où les cinéastes disent que ça aide à accélérer certaines étapes et à donner aux gens une idée du visuel derrière ce qu'ils ont en tête avant d'en être au point de faire venir les acteurs sur le plateau et de construire l'histoire elle-même.
Monde Numérique :
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50:23] Peut-on imaginer à l'avenir des personnages entièrement virtuels et même voir de véritables acteurs virtuels avec une personnalité publique au-delà de l'écran ? Ça existe en Chine où certains acteurs virtuels sont même célèbres. Est-ce que ce phénomène pourrait se développer ailleurs selon vous ?
Invité :
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50:40] Je suis sûre que ça va arriver. Mais du point de vue de Netflix, les humains seront les acteurs. Les humains seront ceux qui sont au centre de l'histoire. Pas seulement dans le jeu d'acteurs, mais dans la création de l'histoire elle-même. C'est vraiment ce domaine des créateurs avec lesquels on s'associe et sur lequel on se concentre.
Monde Numérique :
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50:59] Est-ce que vous développez vos propres technologies, vos propres modèles, ou bien vous vous appuyez sur des solutions existantes?
Invité :
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51:07] En général, on est plutôt des bâtisseurs plutôt que d'acheter de la technologie. Ça a été vrai tout au long de l'histoire de Netflix. Donc, par exemple, ce que j'ai mentionné plus tôt à propos d'Open Connect, notre réseau de diffusion de contenu, ça a été un avantage énorme. Et c'est assez inhabituel de l'avoir développé en interne, mais ça a été un avantage pour nous et pour les abonnés. Il y a plein d'exemples de technologie qu'on a construites et initiées pour innover. Pour ce qui est des LLM, dans cette partie de votre question, on travaille avec beaucoup de partenaires différents. Et cela dépend du cas d'usage, de savoir s'il est logique de développer ou de construire la capacité en interne, ou plutôt de s'associer avec ou d'exploiter quelque chose que quelqu'un d'autre propose. Il n'y a pas de solution unique pour cela.
Monde Numérique :
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51:55] À Netflix, j'ai entendu dire que les ingénieurs de Netflix bénéficiaient d'une grande autonomie, en particulier pour la diffusion et qu'il pouvait même apporter des modifications à la plateforme sans validation préalable. Est-ce que c'est vrai?
Invité :
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52:10] Il est vrai que chaque ingénieur chez Netflix a énormément d'autonomie, d'indépendance, et cela s'accompagne d'une énorme responsabilité. D'accord, bien sûr. Donc oui, on a une grande confiance dans les ingénieurs. On a des talents phénoménaux dans l'équipe chez Netflix, et ils sont capables de prendre des décisions sur le moment de soumettre du code, de faire des changements. Bien sûr, on a des bonnes pratiques concernant les protocoles de test, les garde-fous ou les choses auxquelles il faut faire attention, en particulier pour les services de niveau zéro ou de niveau 1. La dernière chose qu'on veut pendant un grand match de la NFL ou un grand combat de boxe, c'est qu'un bout de code pose problème. Mais on a constaté que cette responsabilité inhabituelle est quelque chose que les ingénieurs apprécient d'avoir. Et ils font un travail encore meilleur parce qu'ils savent qu'ils ont cette liberté d'action.
Monde Numérique :
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53:00] Et si ça tourne mal, qu'est-ce qui se passe?
Invité :
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53:04] Faire échouer vite.
Monde Numérique :
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53:05] Réparer encore plus vite ok thank you very much thank you Elizabeth Stone, Chief Product and Technology Officer at Netflix, Voilà, et l'interview intégrale d'Elizabeth Stone sera retrouvée, bien entendu, la semaine prochaine sur le fil du podcast Monde Numérique.
Monde Numérique :
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53:26] Et parce qu'un salon des technologies ne serait pas un salon des technologies sans quelques petites startups insolites, eh bien, on va terminer avec Lylo, une startup française qui propose de créer des parfums sur mesure grâce à l'IA, en tout cas grâce à la data, etc. Alors, c'est intéressant parce que les cosmétiques comme le luxe, etc., c'est un secteur qui, traditionnellement, est assez représenté à VivaTech, avec même des géants, L'Oréal, LVMH, etc. En attendant, on va donc tester ce parfum sur mesure grâce à Patrice Dana de Lylo.
Invité :
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53:59] Vous pouvez définir ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas à base de l'IA et on va créer avec des routines votre parfum. Là, si vous deviez partir, quel serait vos deux destinations préférées ?
Monde Numérique :
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54:11] Qu'est-ce que j'aime entre New York, Athènes, Monsanto, Delhi, Pékin et Tombouctou ? Moi, c'est New York et Athènes, sans hésiter. — Et Athènes. — Et Athènes, voilà, le soleil et la ville.
Invité :
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54:22] — Qu'est-ce que vous n'aimez pas ? Vous n'avez pas du tout envie d'aller ?
Monde Numérique :
[
54:25] — C'est pas gentil pour les Indiens, mais Delhi, ça me fait moyennement envie. — D'accord. — Il paraît que c'est très beau malgré tout. Pékin, j'aimerais bien. Et Tombouctou, je vais le sacrifier, OK.
Invité :
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54:33] — Tombouctou, ce temps-ci, c'est compliqué. Ensuite, quelle ville vous avez envie de visiter ?
Monde Numérique :
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54:38] Euh...
Invité :
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54:39] J'aimerais... — On a de ça, question suivante.
Monde Numérique :
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54:40] — OK.
Invité :
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54:41] — Quelles seraient les fleurs que vous aimez le plus ?
Monde Numérique :
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54:43] — Oh là là, mais moi j'ai aucune idée, je sais même pas distinguer un pétunia d'un bégonia, donc... — Moi non plus, mais je suis parcumaire.
Invité :
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54:49] C'est pas très... — Alors, entre fleurs, plantes aromatiques, plantes sauvages...
Monde Numérique :
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54:54] — Pâtes choulies, vétivères... — Vétivères et mousse... — Et plantes aromatiques, si, si, moi je suis un petit peu du sud, j'aime bien les trucs... — Parfait. — Alors ça, c'est dans les... — Enfin, j'aime bien pour manger, mais je porterais pas du... La coriandre sur moi, vous voyez ?
Invité :
[
55:06] La coriandre, c'est très intéressant.
Monde Numérique :
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55:07] Parce que la coriandre.
Invité :
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55:08] Une note importante, matière première, c'est le linalol, qu'on va retrouver dans le coriandre, qui va donner de la fraîcheur un peu d'épicé, avec des parfums, je ne traiterai pas de marque, mais assez connu sur le marché, qui utilise la coriandre. Et ce linalol, on va retrouver aussi dans la lavande.
Monde Numérique :
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55:21] Ah, ok. Donc une même matière première peut avoir plusieurs applications. C'est trompeur, votre truc, parce que moi, j'aime bien, mais ça marchera. Ok, on va voir. Alors, si ça vous plaît, vous gardez. Bon, d'accord. Ça marchera. Mais j'ai pas envie de sentir la lavande, hein. Et donc là, on va générer les formules basées sur l'IA. Donc on a un moteur de 2,2 millions de données. Il faut combien de temps pour préparer un parfum ? Trois minutes.
Invité :
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55:43] Trois minutes ?
Monde Numérique :
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55:44] Waouh ! Allons-y. Donc là, on a résumé votre parfum, je vous le mets en flacon. Excusez-moi, je peux le faire. Donc là, on a 10 millilitres d'un par cinq qui a été fait selon la recommandation de l'IA.
Invité :
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55:56] Tenez. C'est votre parfum sur mesure. Ah, c'est pas mal ! Bah écoutez. Ah, mais j'aime bien ! Je crois que ça vous laisse plaisir et que vous l'aimiez. Ah ouais ? On a créé plus de 40 000 parfums sur l'expérience Amazon. Allez, j'achète ! Merci !
Monde Numérique :
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56:12] Merci à vous ! Voilà, c'est la fin de cet épisode de l'hebdo du 20 janvier 2026, spécial VivaTech.
Monde Numérique :
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56:29] VivaTech, un peu épuisant, je ne vous le cache pas, cette édition de VivaTech, entre la chaleur, les milliers de pas, et puis les rendez-vous, les obligations, les contraintes diverses et mariées. Mais on aime ça et on y croit, et surtout c'était une belle édition de VivaTech, il faut l'avouer. Donc je le rappelle, on joue les prolongations sur le monde numérique, aussi bien en audio qu'en vidéo, avec d'autres épisodes spéciaux, une émission spéciale Capgemini, une émission spéciale Startup avec Microsoft, et puis un reportage vidéo, et puis même des petites choses sur les réseaux sociaux. Avant là, j'ai tout donné. Mais c'est pour vous. Merci pour votre fidélité.
Monde Numérique :
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57:08] Parlez de ce podcast à vos amis. Soyez de plus en plus nombreux surtout à le suivre, à vous inscrire. Abonnez-vous. Abonnez-vous aussi à la newsletter. En avance, tout simplement sur le site mondenumerique.info. Je vous souhaite une très bonne semaine pleine de tech, je vous retrouve samedi prochain salut !