Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) reviennent sur l'actu de la semaine. Après l'incident OpenAI-Hugging Face, trente cinq entreprises de tech appelle à une IA plus ouverte • Plus de 1.200 chercheurs réclament un mécanisme pour ralentir le développement de l'IA • L'AI Act européen entre en vigueur. • Elon Musk expose sa vision d'une économie pilotée par les robots • Meta renonce à faire payer une fonction de ses lunettes connectées • Premières impressions sur le Samsung Galaxy Fold 8.
Un appel à une IA plus ouverte
Après l'incident impliquant un agent autonome d'OpenAI, Jensen Huang (Nvidia), rejoint par plus de trente entreprises spécialisées, appelle à davantage de transparence autour des modèles d'intelligence artificielle et lance une initiative en faveur des modèles "open weight". Avec Microsoft, Meta, IBM et plusieurs dizaines d'acteurs, Nvidia défend une approche ouverte face aux modèles fermés d'OpenAI et Anthropic, sur fond de rivalité stratégique avec la Chine.
Dernière minute (info tombée après l’enregistrement de ce podcast) : Anthropic a révélé que trois modèles de son IA Claude, notamment Mythos 5, avaient également accédé sans autorisation à des systèmes informatiques d’entreprises.
Les chercheurs demandent un frein d'urgence
Plus de 1.200 chercheurs, ingénieurs et dirigeants issus notamment d'OpenAI, Anthropic, Google DeepMind et Meta réclament la mise en place d'un mécanisme permettant de ralentir le développement des modèles les plus puissants si leur évolution devenait incontrôlable. Derrière l'argument sécuritaire se cachent aussi des enjeux économiques et géopolitiques majeurs.
Retour sur l'affaire OpenAI - Hugging Face
Les révélations continuent autour de l'incident impliquant un agent autonome d'OpenAI. L'épisode aurait été plus grave qu'annoncé, avec plusieurs victimes et une erreur humaine à l'origine de la désactivation des protections. Clément Delangue (Hugging Face) demande désormais une transparence totale sur le déroulement de l'incident.
Mythos découvre des failles critiques
Le modèle Mythos continue d'inquiéter après la découverte de vulnérabilités inédites touchant des briques fondamentales de la sécurité informatique, notamment des mécanismes cryptographiques. Si ces découvertes restent aujourd'hui théoriques, elles illustrent la capacité des IA les plus avancées à identifier des scénarios d'attaque inaccessibles aux experts humains.
L'AI Act européen entre en vigueur
À partir du 2 août, une nouvelle étape de l'AI Act entre en application en Europe. Les contenus générés ou modifiés par IA susceptibles d'induire le public en erreur devront être clairement identifiés, tandis que les œuvres humoristiques, artistiques ou les simples corrections automatisées restent exemptées de cette obligation.
Les milliardaires arrivent sur X
La semaine a été marquée par les débuts de Jensen Huang (Nvidia) et Bernard Arnault (LVMH) sur X. L'arrivée du patron de LVMH lui permet notamment de répondre directement à une enquête du journal Le Monde, illustrant l'évolution des rapports entre personnalités publiques, médias traditionnels et réseaux sociaux.
Elon Musk imagine un monde d'abondance
Dans une longue interview accordée à The Economist, Elon Musk (xAI, Tesla, SpaceX) défend sa vision d'une économie presque entièrement automatisée où les robots produiraient l'ensemble des biens et services. Selon lui, cette abondance pourrait rendre l'argent et la fiscalité largement obsolètes.
Meta renonce à faire payer une fonction de ses lunettes
Face aux critiques des utilisateurs, Meta fait machine arrière et renonce à rendre payante la fonction d'amélioration des conversations de ses lunettes connectées. Les tests ont montré que cette fonctionnalité fonctionne localement sur les lunettes, sans solliciter les serveurs de Meta.
Prise en main du Samsung Galaxy Fold 8
Bruno partage ses premières impressions sur le nouveau smartphone pliant de Samsung. Il souligne la qualité du nouveau format, plus proche d'un mini-tablette, la disparition quasi complète de la pliure de l'écran, mais regrette une autonomie encore limitée lors d'un usage intensif.
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[00:00:02] Le débrief transatlantique Bonjour Bruno Guglielminetti à Montréal. Bonjour Jérôme Colombain à Beyrouth. Ouais on ne peut rien te cacher effectivement je t'appelle de Beyrouth cette semaine. Et la ligne est bonne. Merci et puis on va faire comme d'habitude de toute manière pour ça ne change rien pour nous car nous sommes totalement transatlantique et transcontinent.
[00:00:24] Nous sommes sur la planète et l'actualité ne laisse pas sa place. Voilà donc on se retrouve pour ce débrief transatlantique hebdomadaire et même pour les auditeurs de Monde Numérique c'est le rendez-vous de l'été qui remplace l'hebdo chaque samedi. Rendez-vous qu'on anime à tour de rôle et donc cette semaine c'est mon tour c'est ça ? Ouais chanceux. Alors le sommaire mon petit Bruno tu vas me dire si ça te convient. Cette semaine a été très dense une fois encore et on peut dire j'ai envie de dire que c'est un peu la semaine où on a voulu freiner l'IA et la rendre un peu plus
[00:00:54] plus transparente. Oh c'est bon. On va parler de ces géants de la tech comme Nvidia ou Microsoft qui appellent à une alliance pour une IA ouverte. Il faut qu'on explique ça à nos auditeurs de quoi il s'agit. Des professionnels du secteur aussi qui réclament une pause dans la recherche en IA. Et pendant ce temps en Europe l'AI Act, la réglementation elle commence à entrer en vigueur.
[00:01:17] Et puis il y a plein d'autres choses aussi. Il y a même un côté people je trouve cette semaine avec plusieurs personnalités qui ont fait parler d'elle. Ça ne t'a pas échappé. Le patron d'Nvidia, Jen St-Juong qui fait son arrivée sur X. Elon Musk qui se répand dans les médias. Enfin en tout cas au micro de The Economist qui nous parle du futur et de tout ce qui va nous arriver dans les 50 ans à venir. Et puis également ici en France, on a beaucoup suivi et si tu veux je te le raconterai l'arrivée d'autres personnalités comme Bernard Arnault sur X, le patron du groupe LVMH.
[00:01:46] Et puis sommaire aussi, il faut qu'on parle de Meta qui renonce à faire payer certaines fonctions sur ses lunettes connectées. Et surtout je veux t'entendre sur ton test, tes premières impressions du nouveau smartphone Samsung Fold 8 de Samsung que tu as entre les mains actuellement. Depuis une bonne semaine. Depuis une bonne semaine. Donc si ça te convient, on y va. Je sais où. C'est une signature vocale. Juste là. Ça suffira.
[00:02:17] Bruno, on parlait la semaine dernière de cette incroyable histoire entre OpenAI et Hugging Face. Première cyberattaque menée par un agent autonome. Et on peut dire que ça a vraiment ébranlé la planète entière, la planète cyber en tout cas. Voilà. Conséquence donc, parce que c'est vraiment une conséquence. En début de semaine, Jensen Huang, le patron de Nvidia, je le disais, faisait ses débuts sur X.
[00:02:41] Et en plus, c'était vraiment pour mettre les pieds dans le plat avec une lettre ouverte pour défendre ce qu'il appelle les modèles d'intelligence artificielle ouverts. Ensuite, il a fait un deuxième poste pour appeler une alliance de la cybersécurité, l'Open Security AI Alliance. Il a été rejoint par une trentaine d'entreprises, dont Microsoft, Meta, IBM, Palantir, etc. Mais pas OpenAI ni Anthropik, en tout cas dans un premier temps.
[00:03:11] Alors, qu'est-ce qu'il faut penser de tout ça, Bruno, d'après toi ? Qu'est-ce qui se cagère ça ? Et puis, est-ce que c'est une déclaration de guerre contre OpenAI et Anthropik ? Écoute, chose certaine, c'est que ça confirme l'air d'aller et la dominance du marché d'OpenAI et d'Anthropik. Ce sont maintenant les deux vilains grands canards qui mènent la parade.
[00:03:34] Et quand on voit la sortie du patron de NBDA, c'est assez fascinant parce qu'on dit qu'il a vraiment fait des choix stratégiques. Et il vise des entreprises et de l'autre côté, il appelle à des alliances. J'avoue que comme entrée sur les réseaux sociaux, il a réussi son coup. Bon, il faut savoir que cette lettre-là, elle n'avait pas été créée pour les réseaux sociaux.
[00:04:00] Ça a été publié, mais il a décidé de la rendre publique et c'est là où je pense que ça prend tout son sens. D'ailleurs, si ça vous intéresse, moi j'ai fait un résumé des grandes lignes sur mon carnet où on a accès aux documents. Mais je pense que c'est comme un coup de poing sur la table que le patron d'NBDA a fait. Et ça a fait que, puis on en reparlera probablement un petit peu plus tard, il y a même des gens dans l'industrie beaucoup plus large.
[00:04:28] Je pense qu'on peut parler de 1000 personnes au moins qui ont réagi en disant, oui, effectivement, il y a une prise de conscience à être faite par rapport au développement et à la suite pour l'IA. Et alors en fait, Bruno, ce qu'il faut qu'on explique bien, on l'avait évoqué d'ailleurs la semaine dernière, c'est cette histoire d'ouverture des modèles, d'open weight. Ça veut dire en fait, il faut rendre les modèles d'IA plus transparents. Et ce qu'il faut rendre transparent, c'est notamment les paramètres d'entraînement.
[00:04:54] C'est-à-dire que ces modèles d'IA, si tu les fais tourner sur les serveurs des entreprises qui les fournissent, comme OpenAI ou Anthropic, via des API ou via des interfaces type chatbots, etc., bon, c'est très bien, c'est super. Mais en fait, tu ne sais pas ce qui se passe, c'est une boîte noire. Tu ne sais pas comment ça fonctionne, tu ne sais pas où vont tes données. Et donc, le truc, c'est de dire, on ne peut pas continuer comme ça, et notamment pour la cybersécurité. Donc, il faut ouvrir un petit peu les secrets pour que tout le monde,
[00:05:24] toutes les entreprises qui vont utiliser ça, ils voient plus clair. Mais ça ne fait pas l'affaire à tout le monde, ça. Mais voilà, exactement. Parce qu'à l'inverse, OpenAI et Anthropic disent, mais non, ce n'est pas possible. Alors, c'est assez subtil d'ailleurs, parce qu'ils sont d'accord sur le principe, mais il ne faut pas que ça aille trop loin. C'est-à-dire, pour les modèles les plus évolués, qu'on appelle les modèles frontières, qui sont vraiment au top du top de la connaissance, de l'état de l'art, là, ils ne sont plus d'accord parce que pour eux, c'est un avantage stratégique, en fait.
[00:05:54] Et ça revient à livrer ses secrets à n'importe qui. Et ils ont peur, évidemment, que des gens mal intentionnés s'en emparent, que des gens enlèvent les sécurités qui auraient pu être mises, ce qui se tient, ce qui n'est pas idiot. Donc, en fait, il y a vraiment deux logiques, j'ai l'impression. Il y a ceux qui soutiennent la transparence en disant que c'est grâce à la transparence qu'on peut mieux protéger tout le monde, mieux détecter les vulnérabilités, etc.
[00:06:20] Et puis, ceux qui disent que non, il faut garder un peu de secret parce que sinon, c'est là où il y aura des risques. Mais tu vois, parallèlement, ce qui est sous-jacent à cette discussion-là, c'est aussi un bras de fer entre ceux qui dominent le marché et ceux qui sont à la cour derrière. Je voyais encore cette semaine, il y avait une confirmation comme quoi, Anthropik et Open Eye, bon, ce n'est pas le même lobbyiste,
[00:06:48] mais ils paient des lobbyistes. Il faut être naïf pour penser que ça ne se fait pas. Mais un des mandats très importants de ces lobbyistes-là, qui représentent les deux grands géants de l'IA, c'est de s'assurer que, tu le sais, dans les dernières semaines, à la Maison-Blanche, il y a eu particulièrement un oeil sur les modèles d'Open Eye et particulièrement aussi d'Anthropic, qu'ils ont stoppé, puis après ils ont regardé, puis après ils ont laissé aller.
[00:07:15] Bien là, Open Eye et Anthropik veulent s'assurer que ça va être le cas pour tous les autres joueurs dans l'industrie et que ce ne sera pas uniquement eux autres. Et on est dans un contexte où aussi, là, avec justement l'incident ou l'accident qui s'est passé avec Open Eye, un modèle qui s'est mis à aller attaquer les autres modèles, bien là, la Maison-Blanche et le président américain en tête de Caval
[00:07:42] dit peut-être qu'on va devoir contrôler de façon beaucoup plus serrée l'utilisation de ces modèles-là. Mais parallèlement, les joueurs qui sont dans l'IA disent « Ouais, mais attention, là, Donald Trump, si vous faites ça, la Chine va passer devant nous. » Et voilà. Et puis, bien, qu'est-ce qu'on va faire? Parce que la priorité de Donald Trump dans le domaine de l'IA et dans d'autres domaines, c'est de s'assurer qu'il garde un pied devant le développement notamment de l'IA chinois. Et ce n'est pas fait.
[00:08:12] Exactement. C'est vrai qu'il y a une position politique de la part des États-Unis qui est importante et qui n'est pas facile à tenir parce que face à la concurrence chinoise, qui en plus, les Chinois, ils jouent énormément, eux, la carte de l'open weight. On rappelle que dans l'affaire Open Eye et Anthropique en question, c'est grâce à un modèle chinois que Hugging Face... Qu'est-ce que j'ai dit? C'était l'affaire Open Eye et Hugging Face. C'est grâce à un modèle chinois que Hugging Face a réussi à se dépatouiller de tout ça
[00:08:41] parce qu'ils ne pouvaient pas, justement, ils n'arrivaient pas à utiliser correctement les modèles américains. Un modèle américain qui était hyper sécurisé. Et voilà. Donc, les US, en fait, ils sont un peu pris au piège. D'un côté, les Chinois qui dominent avec l'open weight, donc ils veulent, eux, protéger, au contraire, leurs petits secrets. Mais en même temps, s'ils ferment trop leur modèle, les entreprises n'utiliseront pas ces outils-là, qui en plus coûtent très cher, etc. Donc voilà.
[00:09:10] Il y a des enjeux économiques qui sont énormes. Il y a des enjeux géopolitiques qui sont énormes. On est vraiment dans de la géopolitico-technologie ou de la technologie géopolitique. C'est un peu complexe comme sujet, mais c'est quand même super intéressant. Bruno, en effet, je pense qu'il faut qu'on l'évoque rapidement. Tu en as parlé. Donc, cette espèce de pétition qui a été signée par plus de 1200 salariés, OpenAI, Anthropik, Google DeepMind, Meta, etc.
[00:09:38] Ils veulent qu'on lève le pied sur la recherche en intelligence artificielle. C'est drôle, j'ai l'impression d'entendre, tu vas me trouver redondant, mais j'ai l'impression d'entendre Joshua Benjou, il y a trois ans, qui disait, il faut faire attention pour faire une pause, ralentir le développement parce que ça va aller trop vite. Bien là, les gens qui sont au cœur du développement disent, il faut ralentir parce que ce qui va arriver, c'est qu'on ne comprend pas le développement. On ne comprend pas comment l'IA maintenant est capable
[00:10:08] de se reproduire elle-même, de se reprogrammer elle-même. Et ultimement, on pourrait être dépassé. Alors, pour des raisons de sécurité, officiellement, on devrait ralentir la chose. Sauf qu'il ne faut pas être hypocrite non plus, puis il ne faut pas être né de la dernière pluie. Il y a tout un intérêt à dire, bien là, il faut ralentir parce que nous, on a l'avance. Et puis, de l'autre côté, on va essayer de ralentir la compétition.
[00:10:34] Alors, il y a ces deux chapeaux qui sont un à côté de l'autre et qui dépendamment d'où on s'assoit dans ce discours-là. Mais à chose certaine, les gens de l'industrie, puis là, on s'est parlé, c'était 1200, probablement que quand vous écouterez notre discussion, on va probablement taper le 2000 parce que ça va chercher beaucoup d'intérêt, cette pétition-là.
[00:11:02] Oui, parce qu'en fait, ce sont des salariés de ces entreprises-là, mais aussi des dirigeants. Mais je crois que Dario Amodey l'a signé, ce truc-là. Il y a même des entreprises, je ne sais plus si c'est Google, mais qui ont repris à leur compte, qui en ont fait un communiqué corporate, officiel. Pour dire qu'ils endossaient cette démarche-là. Exactement. Mais il y a aussi autre chose, c'est comme tu disais, c'est aussi la peur de l'automatisation de la recherche, c'est-à-dire l'IA qui va, commencer à se programmer elle-même.
[00:11:31] Mais c'est aussi pour des intérêts bassement économiques, c'est-à-dire que ça va leur piquer leur boulot, à tous ces gens-là. Exactement. Ils n'auront plus de job. Ils n'auront plus de job, c'est aussi pour ça qu'ils commencent à flipper, tu comprends, les mecs qui se disent, mais attendez, non, il faut qu'on lève le pied. Et puis en plus, tu as vu, c'est subtil quand même, ils ne disent pas, il faut ralentir tout de suite. Ils disent, attention, il faut se donner la possibilité de ralentir si le rythme devient incontrôlable. C'est-à-dire, en fait, ils ne disent pas, il faut tirer le signal d'alarme, ils disent, il faut inventer le signal d'alarme.
[00:12:01] Il faut inventer le signal d'alarme et la pédale de frein pour pouvoir les actionner si on en a besoin. Et entre-temps, laissez-nous les développer encore plus puissants. Oui, voilà. Et en même temps, bon, mais attendez, quand même, on continue un peu, parce qu'on ne va pas s'arrêter, c'est bon chemin. Oui, puis on revient toujours avec le truc. Ils nous disent ça d'un côté, mais de l'autre côté, c'est les premiers à dire, oui, mais il faut aussi développer parce que sinon, les Chinois vont nous dépasser. Oui, voilà. Bon, c'est vachement subtil.
[00:12:29] Dis-moi, sur l'incident lui-même de la semaine dernière, on en dit un petit mot parce que finalement, on a découvert aussi cette semaine que ça avait été plus grave que prévu, en fait, cette histoire-là. Ben oui. Moi, à un moment donné, j'ai commencé à... J'ai commencé. J'ai arrêté de suivre cette histoire-là parce que là, on est rendus officiellement à quatre victimes, dont Hugging Face, mais j'ai l'impression qu'il y en a pas mal plus que ça. Oui, oui. Sauf que les gens ne s'en sont pas rendus compte
[00:12:58] parce qu'ils n'ont pas été... Les attaques n'ont pas été toutes... n'ont pas toutes eu la même portée, c'est le mot que je cherchais. Et j'ai l'impression que le modèle d'OpenAI, quand il est parti en cavale, il est parti un peu partout. Oui, il est parti partout. Et alors, en plus, on sait maintenant que ce serait dû à une erreur humaine, en fait. Parce que ce qu'on évoquait déjà la semaine dernière, on disait, oui, ils avaient levé les sécurités. Ça ne faisait pas partie des protocoles de tests normaux. En fait, ils n'auraient pas dû lever ces sécurités, si je comprends bien.
[00:13:29] Donc, ils ont un peu merdé. Est-ce qu'ils ont merdé volontairement, involontairement ? Après, là aussi, il y a des choses bizarres. Oui, parce que il y a des gens qui parlent d'un coup de pub, sauf que c'est dangereux, là. Ben, oui, oui, mais on ne saura pas. Enfin, ça a beaucoup énervé Clément Delangue, le PDG de Greenface, qui est allé sur place pour discuter. Du coup, qui lui aussi, maintenant, demande plus de transparence. Il veut la trace. Il veut savoir exactement ce qui s'est passé. Ben, c'est sûr, il est bien placé pour se plaindre. Et d'ailleurs, c'est cette semaine qu'il a publié presque un log,
[00:13:58] un registre, minute par minute, comment ça s'est passé. Oui, de ce qui s'était passé. Oui. Ben, oui, oui, parce que ça peut être très instructif pour beaucoup d'autres. Il y a beaucoup d'entreprises, je pense, qui vont regarder ça, regarder ça de près. Et puis, même aussi, toujours au chapitre des conséquences de cet événement, qui est vraiment incroyable. Moi, je raconte ça autour de moi, là, et tout. Pour moi, c'est le sujet des vacances, tu sais. Je raconte ça dans ma famille et tout. Je leur dis, vous avez vu ce qui s'est passé ?
[00:14:28] Ah non, quoi ? Et puis, je leur raconte, ben voilà, il y a une IA d'Open AI qui est sortie de son machin. Elle est allée attaquer. Ils me disent, quoi ? Mais c'est dingue ! Mais c'est comme un film. C'est la même chose qu'un film. Oui, oui, c'est comme un film. Et donc, ça a même fait peur à, je ne sais plus d'où ça sort, c'est des parlementaires américains. Ils veulent faire une loi qui s'appelle le AI Kill Switch Act. Et en gros, c'est pour inventer une espèce de bouton d'urgence, quoi, pour arrêter les IA. Et ça, c'est intéressant parce que ça remonte à il y a environ deux semaines où ils en ont vraiment beaucoup parlé
[00:14:58] à Washington. C'est tombé, bon ben, parce que c'est l'été puis disons qu'il y a un politicien connu qui est mort et il y en a un autre qu'on se demande s'il est encore vivant. Donc, au niveau de l'actualité américaine, ça a été mis en veilleuse. Mais avec cet incident-là, tout est revenu puis effectivement, là, je pense que cette histoire-là, ça va passer. Ça devient plus. Et puis, ça va passer de façon bipartisane. Autant les démocrates que les républicains vont voter dans ce sens-là parce qu'effectivement, là,
[00:15:27] ils commencent à dire, ben, coudonc, peut-être qu'ils n'ont pas, ces gens qui font l'IA, peut-être qu'ils n'ont pas le plein contrôle sur leur créature. Oui, je ne sais pas à quoi ça pourrait ressembler concrètement parce qu'il faudrait que les développeurs intègrent un mécanisme d'urgence pour ralentir, suspendre, arrêter les modèles d'IA dangereux. Il y aurait des sanctions financières prévues. Ça ressemble un peu, d'ailleurs, à ce qui est prévu par l'IA Act européen. On va en reparler tout à l'heure. Maintenant, est-ce que, je veux dire, un méchant
[00:15:55] qui récupère un modèle ne va pas désactiver ce genre de choses? Ben non, c'est ça. Puis, parallèlement, écoute, Jérôme, regarde qu'est-ce qui s'est passé avec Anthropik à l'époque quand ils ont sorti leur modèle. C'est venu aux oreilles de la Maison-Blanche. Ça a pris 30 minutes. C'était arrêté. Donc, le kill switch, ils l'ont. Ils veulent faire une loi pour par la suite taper sur la tête des gens, mettre des amendes, mais sinon, le kill switch, ils l'ont. Oui, c'est vrai, tu as raison.
[00:16:25] Ils peuvent téléphoner puis faire arrêter le système. Le kill switch, il est politique plus que technique. Tout à fait, oui. Bruno, autre sujet assez lié à ça, c'est toujours en matière de cybersécurité et d'agents IA hyper puissants. Voilà, Tipac Mythos, enfin, une nouvelle version de Mythos qui s'appelle Mythos Preview, donc, qui est en développement, aurait découvert des failles et des failles sur des systèmes de sécurité
[00:16:55] qui sont au cœur d'Internet. Alors, les titres dans la presse, c'est parti dans tous les sens, c'est ça y est, l'IA va faire péter Internet et va paralyser la planète entière. Qu'est-ce que tu en penses, vu de ton continent à toi ? Écoute, moi, de ce que j'ai vu, c'est deux failles qui n'avaient jamais été reconnues, jamais vues et à partir de là, c'est un constat, il faut colmater la brèche, mais j'ai l'impression que plus on va vous faire rouler ces modèles-là qui sont très puissants comme Mythos,
[00:17:25] on va se rendre compte qu'ici et là, il y a des systèmes qui ne tiendront pas. À tant qu'ils se mettent à regarder, tu sais, pour les plus vieux, si on revient au bug de l'an 2000 et tout le bordel que ça a créé, que ça a existé ou pas, peu importe, mais ça a créé toute une catastrophe et en jeu de domino. Alors, imaginez un peu si à l'époque, on avait eu un Mythos comme ça, il aurait passé à la grandeur. Aujourd'hui, l'informatique est tellement partout
[00:17:54] dans notre monde que chaque fois qu'on installe Mythos ou qu'on lui donne une clé pour entrer en quelque part, il trouve des failles et il va en trouver encore énormément. Alors là, on est juste au début de toutes ces trouvailles-là. Et ce qui est fascinant, j'en discutais avec, avant mes vacances, avec des spécialistes de cybersécurité puisque je suis en vacances, bien entendu. vraiment en vacances. Ben voilà, je suis en vacances comme tu le vois, comme vous l'entendez. Non, mais j'en discutais avec des spécialistes de cyber qui me disaient, parce que le truc, c'est que,
[00:18:25] pourquoi est-ce que ces outils-là comme Mythos arrivent à trouver des failles que les humains n'ont pas trouvées parce qu'en fait, ça veut dire ça ? C'est qu'en fait, ils arrivent à élaborer des scénarios, notamment. C'est-à-dire qu'ils détectent une petite faille qu'un humain aurait pu voir mais il se dirait, bon, ça c'est une micro-faille, on s'en fout, sans conséquence. Ils poussent pas dessus. Ils poussent pas dessus. Plus une autre micro-faille derrière, plus une troisième, etc. Et de fil en aiguille, ils arrivent à trouver des espèces de chemins auxquelles, effectivement, un humain n'aurait jamais pensé et qui peuvent être,
[00:18:54] ça peut être fatal pour certains systèmes. Et là, en l'occurrence, ce dont on parle, il y en a une qui porte sur le système AES et le système AES, c'est quand même le système de chiffrement qui est utilisé pour toutes les transmissions sur le web. Enfin, je veux dire, tu fais péter ça, tu fais péter l'économie mondiale. Oui, oui. C'est fini. Il n'y a plus de secret, il n'y a plus rien, tous les paiements sont piratables, etc. Mais Anthropik dit que c'est, attention, la découverte, elle est purement académique. Pour l'instant,
[00:19:22] il n'y a pas de mécanisme véritablement qui a été développé pour permettre de faire ça parce qu'en plus, c'est des failles, c'est au niveau mathématique, si j'ai bien compris. Donc, on est dans la couche très, très profonde ou très, très haute, je ne sais pas comment on peut dire. Tu vois, pendant qu'on est dans ces failles-là, parallèlement, cette semaine, tu avais quoi? Tu avais l'histoire de la faille de Claude Cowork. On apprenait que sur un Mac, si l'application était installée, lui,
[00:19:52] normalement, il se tenait dans son carré de sable et il demandait d'avoir une permission pour aller à l'extérieur. Lui, on s'est rendu compte qu'il y a 500 000 utilisateurs de cette application-là qui ont été malencontreusement victimes dans certains cas d'un Claude Cowork qui allait se promener sur l'ordinateur sans demander de permission. Oui, c'est carrément flippant. C'est le même Claude que celui qui a laissé fuiter
[00:20:21] toutes les conversations privées sur Google? Dans le cas des conversations qui ont fuité, c'est... Et d'ailleurs, c'est impressionnant parce qu'Enthropic assume, ils se disent, ben oui, mais si vous voulez partager vos conversations, vos réflexions en créant un hyperlien que vous pouvez partager, bien, cet hyperlien-là, il peut être rattrapé par des robots qui passent de Google, notamment, et par la suite être répertorié, référencé et on peut y accéder
[00:20:50] si on sait comment les rechercher. Mais donc, dans le cas des propos qui sont archivés en guillemets par Google, c'est l'agent conversationnel Claude tandis que le Claude Cowork qui se promène sur Mac, c'est vraiment un coworker. Oui, d'accord. Oui, donc ça, c'est toujours au chapitre cybersécurité. Il y a eu plein de trucs en matière de cybersécurité. Voilà, même l'application du pape qui a laissé fuiter les comptes des utilisateurs. Qu'est-ce que c'est que ce bazar?
[00:21:20] Ah, ça, c'est affreux. Écoute, j'ai vu passer ça, cette histoire-là et puis évidemment, ça m'a inspiré un petit texte, mais il y a 700 000 utilisateurs de cette application-là. D'ailleurs, je ne pensais pas qu'il y en avait autant, mais qui ont vu leur information personnelle être comme ça vulnérable à la disponibilité des gens parce qu'on n'avait pas nécessairement caché ou bien chiffré ces informations-là. Et donc, c'est ça.
[00:21:50] c'est Bob Datacker qui avait trouvé une chercheuse en cybersécurité qui a trouvé cette histoire-là. Et du côté du Vatican, on n'a pas fait grand cas de la chose parce qu'on s'est peut-être distancé de l'application. Et de l'autre côté, officiellement, on a toujours dit que c'était l'application officielle de prière du pape. Alors là, j'espère qu'il va y avoir un miracle et que ça va être réglé. Il faut que le Vatican embauche
[00:22:19] des spécialistes en cybersécurité. Ou passe un contrat avec Mythos. Exactement. Chez nous, en Europe, enfin là-bas en Europe, où je ne suis pas. Où tu retournerais un jour. Où je retournerai un jour. Eh bien, écoute, ça y est, nous, on a la réglementation sur l'IA qui est en train de se mettre en place puisque ça démarre ce week-end, dimanche 2 août. C'est le AI Act qui commence à entrer en vigueur. Mais qu'est-ce que ça change dans vos vies ? En fait, ça concerne
[00:22:49] tous les contenus générés par l'IA, des deepfakes qui peuvent tromper le public. Il va falloir indiquer clairement que ça a été fait ou modifié par de l'IA et puis aussi mettre des marqueurs numériques pour que ça puisse être Mais sur toutes les publications là maintenant. Oui, mais alors attends, parce que ça s'est un peu emballé sur les réseaux sociaux en disant oui, mais alors tout va être censuré. Même moi, quand j'ai vu ça, je me disais qu'est-ce que c'est que ça ? C'est n'importe quoi parce que le moindre article aujourd'hui, il peut être plus ou moins retouché par de l'IA ne serait-ce que pour je ne sais pas quoi, corriger les fautes de grammaire ou les fautes d'orthographe.
[00:23:19] On ne va pas mettre un picto pour dire fait avec de l'IA. Non, c'est vraiment ce qui peut tromper les gens parce qu'on voit des choses comme ça. Moi, j'ai vu passer ces derniers jours des trucs qui sont faits par même des responsables politiques mais qui n'ont pas beaucoup que je ne nommerai pas et qui n'ont pas forcément beaucoup d'éthique et qui créent délibérément des fausses images et qui racontent des conneries autour de ça. Donc, c'est pour ça. L'objectif, c'est vraiment d'essayer d'aider les gens à distinguer les contenus authentiques de ceux qu'ils ne sont pas.
[00:23:49] Mais ça ne concernera pas tout. Par exemple, il y a des choses qui seront exemptées de ça, notamment tout ce qui est humour, satire, œuvre artistique, fiction ou même encore juste des corrections qui sont apportées par IA. Ce ne sera pas concerné. Mais ça, je crois qu'on avait déjà évoqué le sujet. Bon, nous, c'est l'Europe donc on aime bien faire des règlements mais en fait, les moteurs de génération d'IA ont commencé à mettre eux-mêmes des trucs comme ça pour marquer le coup. Donc, je ne sais pas. Vous n'avez pas ça, vous,
[00:24:19] chez vous, au Québec encore? Non, on n'a pas ça. Bon, ça viendra. Pour le moment, du marquage comme ça, je pense qu'il n'y a que la France qui est... l'Europe maintenant qui va l'avoir. Non, mais si vous avez besoin de réglementation, dites-le nous, on vous enverra ça. Vous avez écrit le livre. Évidemment, on peut vous envoyer tous les textes de loi que vous voulez. On va créer un service, tu n'auras qu'à downloader la loi dont tu as besoin et puis voilà. Bruno, la semaine était très people aussi sur les réseaux sociaux. Tu as vu ça? Alors,
[00:24:48] on parlait de Jensen Wang tout à l'heure qui a fait son apparition sur X ce qui a été un peu un événement indépendamment de ce qu'il disait le simple fait que pour la première fois, ils prennent la parole sur ce réseau, c'était quelque chose. Et il y a une autre personnalité ici en France, c'est amusant, qui a fait son apparition. Bon, ce n'est pas un personnage de tech, même si, tiens, entre parenthèses, il est très présent chaque année à Vivatech parce que c'est un des gros partenaires de Vivatech. C'est Bernard Arnault, le patron de LVMH. Je ne sais pas si... C'est le français le plus riche, je sais.
[00:25:18] C'est absolument, c'est le français le plus riche de France et voilà, donc face à ça, il y a ceux qui disent ce n'est pas bien les riches et ceux qui disent on est très fiers et il nous faudrait plein de Bernard Arnault pour que l'économie se porte mieux. Mais indépendamment de ça, voilà. Mais ce qui est particulier, je le regardais arriver cette semaine et je me disais, pour ceux qui disaient que X, la plateforme, était morte, il y a le patron de Nvidia qui arrive, il y a Bernard Arnault qui arrive,
[00:25:47] il y en a un autre dont je ne me souviens plus qui est arrivé, ça commence à faire... C'est quoi ? C'est devenu le club des milliardaires ? Mais il y a ça, il y a plus tous ceux qui étaient partis sur Blue Sky, tu sais, en te disant ouais, X, c'est n'importe quoi, c'est les égouts, allons sur un réseau beaucoup mieux fréquenté et puis ils s'aperçoivent que c'est pareil et ils reviennent parce qu'en plus, Blue Sky, il y a moins de monde, ça marche moins bien, etc. Et puis alors sinon, sur le fond, pourquoi il était là, le VMH, enfin le Bernard Arnault, c'est parce qu'il y a eu un grand article, une série d'articles
[00:26:17] sur lui dans le monde, il y a des trucs qui l'ont un peu énervé. L'article, l'enquête n'était pas ultra méchante, elle était un peu orientée au niveau des titres, elle était un peu, voilà, c'était très dans la ligne éditoriale du monde, mais il y a quand même des choses qui l'ont énervé et en fait, c'était un peu un droit de réponse et ce que je trouve intéressant finalement, c'est que c'est fou parce que je pense qu'il y a plus de gens qui ont lu le droit de réponse de Bernard Arnault sur X que de gens qui ont lu
[00:26:47] véritablement l'enquête sur LVMH. Et là, tu ne me vois pas, mais je lève la main. Tu lèves la main. Parce que moi, c'est son droit de réponse qui a fait que j'ai été lire l'article qui parle de la nouvelle famille royale française. Ouais, ouais. Mais si je n'avais pas vu son droit de réponse, je ne serais jamais allé lire ça. Mais non, c'est ça. Mais il y a même des gens qui ne sont pas du tout allés lire, je pense, l'article à l'origine parce qu'en plus, il est en mode payant, etc. Mais bon, c'est vraiment un retournement
[00:27:16] de situation parce que, tu sais, avant, quand il y avait un droit de réponse dans un journal, c'était un petit encadré dans un coin trois jours après et tu avais un lecteur sur dix qui tombait dessus. Et là, c'est l'inverse. C'est le droit de réponse qui prend le pas sur l'article d'origine. C'est une espèce de renversement de trucs. Alors moi, je ne dirais pas comme certains le disent que les médias traditionnels sont morts, X est le nouveau média. Non, non, ce n'est pas ça. C'est complémentaire. C'est vrai que l'impact est quand même très, très fort.
[00:27:45] Mais ce qui m'a surpris quand même, parce que souvent, moi, je suis tombé par hasard. Les algorithmes sur X sont forts pour ça. Je suis tombé par hasard. Ça faisait 30 minutes que ça avait été publié. Puis, je me suis dit, Bernard, non, il me semble que je ne l'ai jamais vu sur X, mais je ne l'ai jamais vu nulle part sur les réseaux sociaux. Et là, je commence à dire, effectivement, c'est sa première publication. Comme le patron de Nvidia, c'est une grosse semaine pour les gens qui voulaient brasser des... En tout cas, qui voulaient communiquer sans penser par les médias traditionnels.
[00:28:16] C'est vrai. Bon, après, on va voir s'ils continuent à utiliser ce média ou pas. Est-ce qu'il y aura d'autres publications? Peut-être qu'ils va y prendre goût. Le staff qui s'en occupe trouvera ça intéressant. On verra bien. C'est ça. Parlons du staff, oui. Il y a un autre people qui a fait parler de lui cette semaine. Ben, justement, c'est le patron de X, Elon Musk. Mais alors, lui, ce n'était pas sur X, c'était sur The Economist avec une interview, grosse, grosse interview d'Elon Musk avec plein d'aspects quand même intéressants. Ben, écoute,
[00:28:46] c'est arrivé, je pense que c'était vendredi, jeudi ou vendredi passé, sauf que sur le coup, bon, c'est The Economist qui l'a fait, c'était disponible sur leur site et c'est quand même un site, ce n'est pas les gens qui ont le plus de lecteurs sur la planète, mais à un moment donné, ça a pris, ça a fait du bruit et réseaux sociaux s'en sont emparés, ça a été clippé. À un moment donné, toute l'entrevue était disponible en ligne, elle est disparue. Après, bon, il fallait se rendre
[00:29:15] sur le site du The Economist puis là, maintenant, c'est possible d'avoir accès à ça, mais effectivement, c'était la première fois où, ben, depuis longtemps qu'Ellen Mosk accordait une entrevue à, en guillemets, un vrai média et non pas des gens qui sont en admiration envers lui. Et donc, c'est la première fois depuis longtemps qu'il se faisait confronter par rapport à ses propos, ses idées, ses idées
[00:29:45] au niveau de la technologie, ses idées au niveau de l'espace, mais ses idées politiques aussi. Et c'était la rédacrice en chef des Economists qui a fait l'entrevue et je vais dire, moi, je l'ai regardée puis à un moment donné, ça bardaçait. C'était chaud. Ah oui, ça bardait, c'était chaud. Ben, c'était chaud parce que, oui, Elon Musk, voilà, il fait partie de ces gens, notamment aux États-Unis qui disent, ouais, de toute façon, vous les vieux médias, vous dites n'importe quoi,
[00:30:14] vous êtes progressiste et vous nous emmenez dans le mur, etc., etc. Bon, voilà, ça c'est sur l'aspect politique. Sur l'aspect technologique et un peu prospectif, moi, ce que j'ai retenu, c'est encore, il a quand même développé son idée là qui est assez fascinante. Alors, on en pense ce qu'on veut, bon, mais de dire que d'ici 30-40 ans, avec les robots, avec l'intelligence artificielle, l'économie sera quasiment infinie, on n'aura plus besoin d'argent, on n'aura plus
[00:30:46] la fiscalité ne servira plus à rien parce qu'on sera à une ère d'abondance, c'est-à-dire que les robots fabriqueront tout ce qu'on veut comme on veut, ce sont des IA qui géreront les chaînes d'approvisionnement et qui diront, ben voilà, il faut fabriquer tant, il faut envoyer tant sur les bateaux, voilà comment on optimise les transferts de marchandises, etc., tout sera robotisé, et du coup, ben nous, on n'aura plus rien à faire, et c'est pour ça que lui, il est très favorable
[00:31:15] à un revenu universel pour compenser la disparition des emplois, c'est, bon, c'est de la science-fiction, il vit dans la science-fiction, Elon Musk, de toute façon, en fait, on a l'impression qu'il s'est gavé de science-fiction et puis là, il déroule sa roadmap en fonction de ce qu'il a appris et ce qu'il a lu pendant son adolescence, mais c'est assez troublant quand on voit que par ailleurs, il a fait un certain nombre de choses. Mais, mais tu vois, c'est ce que je trouvais intéressant, tu vois, une fois que ça a été publié, bon, dans Economist,
[00:31:45] ça n'a pas fait beaucoup de vagues, mais par la suite, quand tout le monde a repris des extraits ici et là de l'entrevue, Elon Musk, lui, a répondu sur son site en traitant la rédactrice en chef d'ennemi de l'Occident. Alors, pour quelqu'un qui vante la liberté d'expression, disons que c'était pas fort pour lui, mais bon, regarde, ça permettait de voir où il en était rendu par rapport à sa réflexion et à son engagement aussi.
[00:32:14] Mais c'est comme je te dis, moi, l'intérêt, si Elon Musk vous intéresse, l'intérêt, c'est vraiment d'avoir accès à une entrevue qui n'est pas complaisante et qui pose des vraies questions. Bon, puis il était grand, il est habile et capable de répondre ce qu'il veut, mais ça fait du bien parce que les dernières entrevues qu'on a vues passer, c'était les fan clubs qui accueillaient Elon Musk. Oui, mais à l'inverse, il y a beaucoup de gens, moi, j'ai vu beaucoup de réactions qui disaient, regardez comment il a massacré la journaliste, etc.,
[00:32:44] parce que oui, il répond à tout aussi. Donc, tout se tient. Et puis, les accusations faciles et simplistes sont ridicules avec Elon Musk. Tout ce qui est exagéré est insignifiant, finalement, quand on dit, de toute façon, c'est qu'un technofasciste, extrême droite et tout, mais c'est trop simpliste. Enfin, bref, donc Elon Musk qui a fait parler de lui cette semaine pour notre plus grand bonheur ou notre plus grand malheur, c'est selon. Et tu me permets, Jérôme, de faire de la pub.
[00:33:14] Si vous n'avez pas le temps de passer à travers toute l'entrevue, moi, je l'ai fait, j'ai fait un résumé, c'est sur mon carnet. C'est formidable, Bruno, grâce à toi, vraiment, on ne peut passer à côté de rien. Prendez-vous sur mon carnet. Sur mon effort. Dis-moi, tu es content, Bruno, parce que tu étais très énervé il y a quelques semaines quand on parlait des lunettes méta et surtout de la décision de méta de faire payer une fonction qui existait déjà, qui était gratuite
[00:33:44] et qui tout d'un coup devenait payante. Eh bien, ça y est, changement de programme. Oui, merci, je ne pensais pas que tu t'en souvenais de ma petite montée de lait, mais effectivement, méta est revenu sur sa décision et ils sont revenus sur leur décision parce qu'il y a plusieurs personnes comme moi qui ont fait une montée de lait, tout simplement parce que… Une montée de lait, c'est mignon, c'est très québécois. C'est très québécois, d'accord. Et tu peux faire aussi une montée de lait. Oui, enfin, chez nous, une montée de lait,
[00:34:12] c'est plutôt réservé aux femmes enceintes en général, mais c'est très son truc. Par enceinte, aux jeunes mamans, d'ailleurs. Merci. Mais donc… Bref, mais de quoi on parle? De quoi on parle? On parle de la fonction? Qui te permet, lorsque tu mets les Ray-Band méta ou les nouvelles lunettes méta, donc qui te permettent de mieux entendre la personne qui est devant toi et qui te parle parce qu'elle fait de la… Elle focalise sur le focus
[00:34:43] conversationnel. C'est comme ça qu'ils l'appellent. Alors donc, ils se sont rendu compte, il y a eu des tests qui ont été faits et ils se sont rendus compte que quand la paire de lunettes perdait son contact avec l'Internet, la fonction continuait… La fonction était toujours en place. Et donc, l'idée même de mettre un abonnement à un moment donné, c'est parce que, bon, ça nous demande des efforts, ça nous demande à des serveurs de travailler, mais non, la fonction, elle est locale, elle est dans la paire de lunettes. D'accord. Alors, les gens se sont dit, ben oui, mais pourquoi on va payer si c'est déjà là et qu'on paie déjà
[00:35:13] pour cette paire de lunettes-là? Alors, Meta a fait du rétro-pédalage et puis ils ont dit, non, OK, pour le moment, c'est bon avec ce service-là. OK. On va pas vous faire payer. Donc, parce que c'est vrai qu'on s'était posé la question quand on en avait parlé, on savait pas, en se disant peut-être que ça leur coûte en termes de data, d'utilisation de ressources informatiques et tout, mais toi, tu confirmes que non, alors, en fait. C'était vraiment... OK, c'est ça, ils ont tout simplement coupé l'Internet puis ça, ça fonctionnait encore. Ça marchait encore. Donc, finalement,
[00:35:42] c'était juste pour se faire du blé sur le service. Ben oui, parce que là, les investisseurs chez Meta demandent d'un retour sur investissement. Il y a eu ça cette semaine. Une petite rencontre entre Mark Zuckerberg et ses investisseurs. Ben oui, il faut que tu touches tes dividendes un peu, Bruno, là. Non, j'en ai pas. Moi non plus. Mais ils se tapent du pied, alors il faut qu'ils trouvent de l'argent un peu partout. Oui. Bon, donc là, ils font machine arrière et ce sera gratuit, mais c'est peut-être reculé pour mieux sauter, ce sera pour une prochaine fois.
[00:36:13] La prochaine fonctionnalité, elle va être accordée à l'Internet et c'est sûr que si l'Internet n'est pas là, tu ne l'auras pas. Et là, ça fait du sens. C'est vrai, oui. Mais pour le système de base qui est embarqué, on ne devrait pas payer en supplémentaire. Allez, on termine par, on a gardé le meilleur pour la fin ou presque. On a annoncé la semaine dernière la sortie des trois nouveaux smartphones pliants de Samsung et notamment l'un des trois
[00:36:43] qui a quelque chose de particulier en termes de design et que tu as entre les mains, Bruno. Oui. Fais-nous vibrer, raconte-nous ça. Écoute, j'avais presque une pensée pour François Sorel parce que selon tout… François, si tu nous écoutes. Oui, parce que selon la plupart des rumeurs que j'ai entendues, c'est pas mal la taille du prochain… iPhone. futur iPhone. Oui, iPhone flip. Et donc, c'est ça. Alors,
[00:37:12] ça fait une semaine que je me suis procuré la bête. C'est les gens de Samsung qui me l'ont envoyé pour que je le teste un peu. Et je vais dire que j'aime beaucoup parce que j'ai l'impression, puis là, les gens qui nous écoutent vont avoir une idée, j'ai l'impression d'avoir entre les mains un mini, mini iPad. comme sensation, c'est ça. Alors, quand tu déplies l'appareil, ça devient… C'est ça, tu as l'impression d'avoir un petit iPad. C'est le format, en fait, qui est particulier,
[00:37:41] c'est-à-dire qu'il est moins haut, il est plus large que le fold d'avant. Exactement, parce que la plupart des téléphones pliables sont en hauteur. Je donne l'exemple, par exemple, de mon Pixel Fold qui se plie. Quand tu le regardes comme ça… Oui, là, on voit à l'image, le fold est beaucoup plus long, c'est un smartphone classique, alors que l'autre, c'est le format portefeuille, c'est ça? Exactement. Non, on appelle ça passeport. Exactement, le format passeport et c'est ça
[00:38:10] ce que ça donne. Moi, ma crainte, c'était de regarder de la vidéo là-dessus en disant, si tu vas sur YouTube ou si tu vas sur TikTok pour regarder quelque chose, mais non, il gère assez bien l'image, contrairement aux grands téléphones qui, eux… Ce n'est pas trop carré. Ça ne fait pas un truc trop carré. Non, et il gère bien les bandos noirs. Alors, finalement, ça vaut la peine pour les gens qui consomment beaucoup de la vidéo. Moi, les deux seuls problèmes
[00:38:40] que j'ai avec cet appareil-là, d'une part… Ah non, je te dirais que le gros avantage pour un téléphone pliant et même un téléphone intelligent en général, c'est la légèreté. Oui. Moi, je dis qu'il est aussi léger que les bons vieux iPhone d'une certaine époque, c'est vraiment léger. Ah oui, d'accord. Mais donc, ce que je n'aime pas de ce téléphone-là, c'est… C'est que tu ne peux pas téléphoner avec. Non, tu peux téléphoner avec, j'ai essayé. Mais ce que tu fais, c'est que quand tu le déposes, quand tu le déposes
[00:39:09] sur la table, comme les objectifs sortent de l'appareil, il est toujours en train de vivre. Oui, mais les utilisateurs d'iPhone connaissent ce problème depuis plusieurs générations. Oui, mais les autres fabricants de téléphones qui coûtent 3000 $, eux, ont trouvé des solutions et puis, ils ont créé d'autres boutons pour essayer de niveler l'expérience. Mais donc, ça, c'est assez fatiguant parce que tu mets ça
[00:39:39] et tu es toujours en train de chambraler un peu. Puis sinon, la puissance de la batterie, moi, je l'ai essayé. Si il est en mode tranquille, il ne fait absolument rien, il va tenir longtemps. Mais si tu utilises la vidéo, si tu fais des appels, si tu utilises le téléphone, tu ne passes pas à travers ta journée et donc, il faut la recharger. Et encore plus quand tu as l'écran ouvert, j'imagine. Encore plus, oui. Moi, j'ai deux questions, Bruno. D'abord, quand tu l'as en mode déplié,
[00:40:08] tu parlais de la vidéo, est-ce que c'est intéressant pour le web aussi? Est-ce que c'est maniable? Oui, puis ce qui est intéressant, par défaut, il t'offre le rendu web et non pas le rendu mobile. Ah oui, d'accord. Les pages ne sont pas adaptées spécialement. Exactement. Et ça, moi, j'avoue que j'ai un petit coup de cœur pour ça. Oui. Et bon, puis c'est comme tous les autres pliables. Quand il est plié, tu as l'écran du dessus qui te sert de téléphone
[00:40:38] ou d'accéder à ce que tu veux. Mais quand tu ouvres, tu as un écran beaucoup plus large avec tout le contenu. Oui, voilà, c'était un peu ma deuxième question, c'est quand tu l'utilises en mode plié, ça a encore du sens de l'utiliser de manière classique en mode plié? Oui. Le seul problème, c'est que tu vois, quand tu l'utilises, ben, ce n'est pas un problème, l'avantage, c'est que quand tu l'as en mode plié, il n'y a pas de souci, tu peux l'utiliser avec seulement une main, mais du moment qu'il est déplié, il est tellement large que tu as besoin des deux mains quand tu veux faire de l'entrée de texte
[00:41:08] ou des choses comme ça. tandis que sur les téléphones classiques pliables qui sont faits en hauteur et non pas en largeur, ben, avec une main, tu arrives à couvrir tout l'écran. D'accord, ok. Et je crois qu'ils ont marqué des points aussi sur la pliure parce que, notamment sur… Oui, mais ça, j'avoue que je suis moins hépathé que d'autres probablement parce que Google a fait un bon travail avec son Pixel Fold 10
[00:41:37] et le milieu, je ne le vois pas. Évidemment, si tu le mets en angle, tu vois le pli du téléphone, mais quand tu le regardes de face, tu ne le vois pas contrairement à d'autres générations de téléphones. Et dans le cas du Samsung, autant dans le Fold 8 que j'ai testé, on ne le voit plus que dans le Ultra aussi, on ne le voit plus. Ça, ça a disparu. C'est une bonne nouvelle et j'espère qu'Apple fera la même chose. Très bien, très bien. Merci pour ce retour d'expérience.
[00:42:07] Sinon, il y a un article sur mon carnet, si vous voulez, plus en profondeur, plus technique. je donne plein d'attentation. Bien sûr, évidemment, rendez-vous sur ton carnet. Alors justement, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet, mes côtés podcast? Écoute, je fais une grande discussion avec trois invités. On fait, une quarantaine de minutes sur qu'est-ce que c'est la souveraineté numérique aujourd'hui pour le Canada. Et puis, on passe de fond en comble la question, on prend le temps avec trois experts
[00:42:37] autour de la table. C'est assez intéressant parce qu'il y a des gens qui se posent des questions. Et puis, ce n'est pas d'avoir qu'un hébergeur qui est installé chez nous. C'est plus subtil que ça et on passe à travers toute la question. Très bien. Et toi, cette semaine, qu'est-ce que t'offres aux auditeurs? Alors, moi, je suis toujours aux vacances. Je ne te crois pas. Voilà. D'ailleurs, je précise que si je suis à Beyrouth, c'est juste pour des questions, des raisons personnelles et non pas professionnelles. Mais les affaires continuent sur le monde numérique et la semaine prochaine,
[00:43:07] eh bien, je propose deux rediffusions d'interviews super intéressantes. On reparle de Moldbook. Tu te souviens de Moldbook et OpenCloud ? quand c'est sorti il y a quelques mois, ça a été un vrai événement. Voilà. Donc, si vous voulez vous replonger là-dedans pour bien comprendre l'histoire des agents, reprendre l'histoire des agents au début, j'en parle avec Nicolas Guillon. Et ça, ce sera lundi 3 août et puis à la fin de la semaine, notre rediffusion où on parlera également d'intelligence artificielle. C'est une interview
[00:43:37] qui avait très bien marché. Je la remets parce que peut-être que tout le monde ne l'a pas écouté. C'est un spécialiste aussi qui s'appelle Émeric Rouchet qui a écrit un livre qui s'appelle Ultra Intelligence et il parle du concept même d'intelligence artificielle, de super intelligence artificielle. Est-ce que ça existe ou pas ? C'est super intéressant. Et puis entre les deux, mercredi, nouvel épisode de Monde Numérique Tout Comprendre et on s'intéresse à la souris, la petite souris qui est hyper banale
[00:44:07] et qui a pourtant une grande histoire technologique à raconter. Voilà, je raconte tout ça avec un montage audio signé Lino Tovena. Donc c'est joli tout plein, c'est plein de petites musiques, de petits bruits. C'est un truc à écouter spécialement pendant l'été. Vous mettez ça dans les oreilles, voilà, 15 minutes pour vous replonger dans l'histoire de la souris et puis ce qui se cache aussi derrière ce petit périphérique, ce petit joujou. Du plaisir.
[00:44:35] Merci Bruno d'avoir assuré comme d'habitude avec brio cette prestation internationale. et on est ravis, on est ravis de toute façon de rester ensemble tout l'été pour nos chers auditeurs. Donc on se retrouve la semaine prochaine. Oui, puis on salue, entre moi je salue et je sais que tu es le genre à saluer aussi. Moi je suis très salueur. nous envoie des bons mots sur les réseaux sociaux. J'en ai vu passer cette semaine. À certains j'ai répondu,
[00:45:05] d'autres j'ai pas répondu, mais merci de nous laisser des mots quant à votre appréciation de ce moment respectif de ce débrief transatlantique. Oui, c'est très sympa. Oui, c'est le fun de savoir que vous appréciez. Message écrit ou audio sur les réseaux sociaux et puis sur les apps de podcast aussi, vous pouvez nous dire ce que vous en pensez, mettre des petites étoiles, tout ça, machin et tout. Voilà. Voilà. Eh bien écoute, je te laisse profiter de Beyrouth. Oui, merci. Il fait chaud. Je ne vais t'apprendre à rien. Il fait chaud. Oui,
[00:45:35] mais partout où tu vois, il fait chaud. En plus là, c'est calme, mais ça reste tendu. On entend même, dans la journée, on entend des drones qui tournent autour de nous, au-dessus de la tête. C'est incroyable. C'est des drones de surveillance qui sont là en permanence. Tu entends ça, c'est un peu foufou. Je veux dire, quitte en toute sécurité l'endroit quand tu seras dû. Puis je te retrouve à Paris la semaine prochaine. Ça marche, tout à fait. Salut Bruno, salut à tous. Bye.





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