Monde Numérique :
[
0:11] La France peut-elle rattraper son retard en matière de robotique, et notamment de robotique humanoïde ? Dans cet épisode, on parle robots,
Monde Numérique :
[
0:18] avec le premier prototype de la start-up parisienne UMA. Et puis on va parler aussi du nouveau modèle de Mistral AI, pour permettre aux robots de se déplacer.
Monde Numérique :
[
0:35] ChatGPT devient un gros bavard OpenAI lance une nouvelle version du mode vocal, C'est impressionnant, on en discute avec Bruno Guglielminetti à Montréal, Anthropique commence à comprendre comment son IA cloud réfléchit Les chercheurs ont découvert une petite zone dans le modèle d'intelligence artificielle là où se forment les raisonnements un véritable cerveau virtuel, l'IA aurait-elle une conscience ? Attention, spoiler, en réalité pas du tout. On va revenir également sur le dossier chaud de Chat Control. L'Europe a voté l'autorisation d'espionner les messageries pour lutter contre la pédophilie. Mais certains dénoncent un règlement liberticide. Et puis des lunettes connectées qui enregistreraient tout ce qu'on voit, tout ce qu'on entend, pour nous aider à nous en souvenir, c'est le nouveau projet dingue de Meta. Enfin, on s'intéresse à la généalogie dans cet épisode, avec le créateur du logiciel Généatique, on verra ce que l'IA apporte aujourd'hui à la généalogie qui passionne toujours des millions de Français. Bienvenue à l'écoute de Monde Numérique, l'hebdo du 11 juillet 2026.
Invité :
[
1:52] Monde Numérique, Jérôme Colombain.
Monde Numérique :
[
1:58] C'est parti pour ce nouvel épisode de l'hebdo, le dernier hebdo de la saison, car Monde Numérique va prendre un peu de vacances. Mais rassurez-vous, je ne vous abandonne pas cet été et vous allez pouvoir continuer à écouter ce podcast tranquillement sur la plage ou à la montagne ou ailleurs, où que vous soyez.
Monde Numérique :
[
2:15] Car chaque samedi à partir de la semaine prochaine, à la place de ce magazine L'Hebdo, vous pourrez retrouver le Débrief transatlantique avec mon camarade Bruno Guglielminetti. Le débrief ne s'arrête pas et on continuera à évoquer l'actualité tech. Donc chaque semaine, vous aurez votre dose d'actu tech et vous pourrez rester en veille. Et puis les autres jours de la semaine, du nouveau également pendant l'été, c'est un peu la grille d'été de Monde Numérique, je vous proposerai des rediffusions, des meilleures interviews de la saison et puis également comme chaque été, retour de la série spéciale Tout Comprendre. Tout Comprendre, c'est une série d'épisodes consacrés aux innovations technologiques qu'on utilise tous les jours mais que l'on ne connaît pas forcément et on ne sait pas toujours comment ça marche. Le GPS, le Bluetooth, la souris, des histoires étonnantes parfois pour ces inventions et puis de vrais défis technologiques qui ont été relevés. C'est ce que je vous raconterai tous les mercredis à partir du 15 juillet. Prenez rendez-vous, vous allez pouvoir bronzer utile et apprendre plein de choses, j'espère, grâce à Monde Numérique. Abonnez-vous à ce podcast si ce n'est pas déjà fait sur la plateforme de votre choix. Surtout, laissez 5 étoiles sur Apple Podcasts et un petit commentaire sur votre plateforme d'écoute. Retrouvez aussi l'application mobile Monde Numérique, signée GoodBarber. Et rendez-vous bien sûr sur le site mondenumérique.info.
Monde Numérique :
[
3:34] La France est-elle en train de marquer des points en matière de robotique, et notamment de robotique humanoïde ? Oui, pas mal d'initiatives ces derniers mois, ces dernières semaines, et je voulais donc vous en parler cette semaine.
Monde Numérique :
[
3:47] On a eu l'occasion déjà dans Monde Numérique de parler de Vandercraft, pionnier en matière d'exosquelettes robotiques, d'Enchanted Tools avec son petit robot Miroca, on les salue au passage, ou encore le Bordelais Pollen Robotics, récemment racheté par Hugging Face. Mais cette semaine, les projecteurs étaient braqués sur une start-up parisienne installée au cœur du 9e arrondissement.
Monde Numérique :
[
4:10] Une start-up inconnue jusqu'à présent, mais qui sort du bois, si on peut dire. Il s'agit de UMA. U-M-A. UMA a dévoilé son premier prototype de robot humanoïde. Alors pour l'instant, ce n'est encore qu'un prototype. C'est une espèce de machine, comme on a pu en voir ici et là. Elle n'est pas encore vraiment habillée, mais il faut dire qu'elle a été développée en seulement neuf mois par une équipe d'une trentaine d'ingénieurs, certains de très haut niveau. Le cofondateur Rémi Cadenne est un ancien ingénieur de Tesla qui avait travaillé sur les voitures, un peu également sur le robot Optimus de Tesla, et puis également chez Hugging Face. Alors je me suis rendu au siège d'UMA pour voir tout cela, et vous pourrez entendre dans la deuxième partie de cette émission une interview exclusive de Rémi Cadenne. En matière de robotique toujours, cette semaine également annonce du côté de chez Mistral AI qui a dévoilé non pas un robot mais un modèle d'intelligence artificielle taillé pour la robotique et notamment pour la navigation des robots, c'est-à-dire les déplacements. Ça s'appelle Voxtral Navigate, un modèle qui fonctionne avec une simple caméra, donc pas de capteur compliqué, pas de lidar, pas de truc qui coûte des fortunes.
Monde Numérique :
[
5:19] Un modèle qui devrait être compatible avec différents types de robots, aussi bien des robots sur roues que des robots avec des jambes, pour l'industrie, la logistique, la livraison, l'accueil. Voxtral Navigate a été entraîné avec un dataset de 400 000 trajectoires générées en simulation et qui atteindrait un taux de réussite de plus de 76 % dans des environnements inconnus. Voilà, pour ces toutes dernières innovations en matière de robotique, il y a d'autres choses qui se préparent, bien sûr, et on suivra ça de près. Et derrière ça, évidemment, on se demande si la France pourrait un jour rivaliser avec les Américains et les Chinois. Pour l'instant, on n'en est sans doute pas là, mais plus pour des raisons industrielles et commerciales que technologiques pures. Et en tout cas, ces innovations sont à suivre de près.
Monde Numérique :
[
6:06] Du côté de l'intelligence artificielle cette semaine, encore du nouveau comme chaque semaine évidemment, et toujours du côté des géants du secteur, en l'occurrence OpenAI. OpenAI qui a commencé à déployer son nouveau modèle GPT-5.6, on en parlait la semaine dernière. Ça y est, après avoir reçu l'autorisation du gouvernement américain, donc, GPT-5.6 arrive petit à petit, à droite à gauche, alors pas forcément chez tous les utilisateurs, pas dans tous les pays non plus, un modèle qui se décline en trois versions, Sol, Terra et Luna. Mais surtout, l'annonce la plus spectaculaire de la semaine du côté d'OpenAI, c'est sans doute la nouvelle version du mode vocal de ChatGPT. Ça s'appelle ChatGPT Live. Alors ChatGPT permettait déjà de dialoguer oralement, ils sont même les premiers à lancer ce type d'interaction. C'était déjà assez bluffant en termes de réalisme, mais là on passe à une vitesse supérieure, avec une IA qui est carrément capable de s'adapter quand on discute avec elle, quand on l'interrompt ou au contraire quand on ne dit rien. Elle peut nous écouter en même temps qu'on lui parle. Pour tenir une conversation, le résultat est assez bluffant, avec même un système de traduction en temps réel. On y revient tout à l'heure avec Bruno Guglielminetti parce que lui, il l'a testé et il va nous en parler en détail.
Monde Numérique :
[
7:25] Anthropic, de son côté. Anthropic, concurrent d'OpenAI, veut fabriquer des médicaments. Je vous parlais la semaine dernière du système Claude for Science, développé par Anthropic, un environnement de travail pour les chercheurs, pour les aider à travailler avec l'IA, et qui donc peut permettre de développer notamment de nouveaux médicaments. Mais la maison mère de Claude veut aller plus loin, et elle ne cache pas son ambition de développer un jour elle-même ses propres médicaments. En gros, ils ont l'IA, alors ils peuvent la fournir à des laboratoires pharmaceutiques, mais ils veulent aussi pouvoir s'en servir eux-mêmes. Ils ont donc entrepris de créer leurs propres labos, et Anthropic actuellement recrute des biologistes et est en train de mettre sur pied des laboratoires de tests. Ils ont annoncé qu'ils avaient l'intention de s'intéresser en particulier aux maladies rares et orphelines pour lesquelles ils pourraient développer de nouveaux remèdes. Anthropic veut donc faire de Claude un acteur central du processus de la recherche, et plus seulement un assistant, et l'entreprise veut également devenir un acteur majeur de l'industrie pharmaceutique.
Monde Numérique :
[
8:27] Anthropic qui a fait une autre annonce étonnante cette semaine. On se demande souvent si l'intelligence artificielle peut avoir une conscience. Alors pas de panique, la réponse à ce jour est toujours non. En tout cas, on n'a pas de preuve que ça puisse exister. Mais pour autant, les chercheurs d'Anthropic ont fait une découverte troublante qui est un petit peu sur ce terrain-là. En fait, ils ont identifié au cœur de leur modèle d'IA, de Claude, une structure émergente qui est comparée à l'espace du travail conscient du cerveau humain. Bon, c'est assez technique, je vais essayer de résumer ça simplement. Mais disons que c'est une zone au niveau du réseau de neurones de Claude où se forme la pensée, entre guillemets, avant que le chatbot ne formule une réponse à une question qu'on lui a posée. Ça s'appelle J-space, une sorte de zone qui, et c'est là où c'est assez troublant, n'a pas été codée telle qu'elle par les développeurs, mais qui serait apparue toute seule du fait du fonctionnement des réseaux de neurones. Ils se sont rendu compte, par exemple, que quand on demandait à Claude quelle est la couleur de la quatrième planète du système solaire, et bien en ayant fouillé dans cette J-space.
Monde Numérique :
[
9:41] On constaterait que l'IA mouline des idées pour essayer de conceptualiser tout ça. Et la première réponse qui sort dans sa tête, c'est Mars. Mais elle ne le dit pas, elle le garde pour elle, avant de formuler la réponse, demandée, qui, en l'occurrence, est donc rouge, puisqu'on lui demande la couleur. Alors, ça paraît tout bête pour un humain, puisque nous, on fonctionne comme ça. En principe, en théorie, on réfléchit avant de parler, mais on ne savait pas exactement comment ça se passait au niveau des intelligences artificielles. Et là, les scientifiques d'entropique, eh bien, ont tiré les fils et apparemment, on arrive ainsi à comprendre un petit peu mieux comment ça se passe. C'est intéressant parce que c'est une manière de pénétrer la boîte noire de l'IA et de découvrir notamment s'il n'y a pas des choses parfois qui sont cachées, notamment en matière de cybersécurité, genre des trucs auxquels Claude pense, mais, qu'elle ne dit pas, qu'il ne dit pas parce que ce n'est pas exactement ce qu'on lui a demandé. Donc voilà. Est-ce que ça veut dire que Claude aurait une espèce de conscience cachée ? Eh bien, absolument pas. Et les scientifiques sont formels, c'est simplement un pur mécanisme technique, mais qui révèle ce qu'on pourrait assimiler à une part de raisonnement complexe des réseaux de neurones, et c'est assez fascinant.
Monde Numérique :
[
10:57] Allez, on revient sur Terre avec cette décision qui a dû, énerver en haut lieu à Cupertino, chez Apple, car Apple a perdu sa partie contre l'Union Européenne concernant l'ouverture de son App Store à la concurrence. Le 8 juillet, la Cour générale de l'Union Européenne a rejeté le recours déposé par Apple. C'est un vrai revers judiciaire pour la marque américaine. Et le jugement confirme le statut de gatekeeper, c'est-à-dire de contrôleur d'accès défini par le DMA, le Digital Markets Act, c'est-à-dire pour les entreprises qui dépassent 45 millions d'utilisateurs mensuels en Europe. Concrètement, ça se traduit par quoi ? Eh bien, Apple, comme cela avait déjà été ordonné, va devoir ouvrir des magasins d'applications tiers sur l'iPhone pour qu'on puisse télécharger des applications qui ne sont pas passées par les fourches Caudines d'Apple. Le tribunal a également confirmé l'interdiction de croiser les données personnelles des utilisateurs entre les différents services de la marque, sans consentement explicite. Donc, confirmation du jugement pour Apple, qui au passage va devoir aussi régler l'amende de 500 millions d'euros qui lui a été infligée dans le cadre de cette affaire. Et surtout pour Apple, c'est surtout la marque que son jardin fermé semble s'effriter progressivement sur le marché européen. Cela dit, Apple peut encore faire appel devant la Cour de justice de l'Union européenne.
Monde Numérique :
[
12:20] Des lunettes connectées qui enregistreraient tout ce qu'on voit et tout ce qu'on entend pour nous aider à nous en souvenir. C'est le projet un peu dingue sur lequel travaillerait actuellement le groupe Meta. Meta qu'on connaît déjà pour ces différents modèles de lunettes intelligentes connectées qui sont déjà commercialisées, mais là ça va plus loin. Ça s'appelle le Super Sensing et ce serait donc un concept de lunettes équipées de caméras, de micros et d'assistants par intelligence artificielle qui enregistrerait absolument tout autour de nous, tout au long de la journée. Pourquoi ? Parce qu'après, on pourrait lui demander plein de choses. Par exemple, on pourrait lui demander, tiens, quel est le nom de la personne qu'on m'a présentée ce matin en réunion ? Je ne me rappelle pas. Ou bien, quel est ce restaurant devant lequel je suis passé tout à l'heure ? Ou bien tout simplement, zut, où est-ce que j'ai posé mes clés ? L'assistant, lui, le saurait parce qu'il l'a vu et il l'a noté et il est prêt à répondre à la question. On a une sorte de délégation de la mémoire. Alors, ça ressemble un peu à des choses qu'on a déjà vues chez Google.
Monde Numérique :
[
13:20] Ou encore aussi chez OpenAI et Jony Ive, un projet d'assistant permanent comme ça en préparation. C'est très séduisant en apparence pour des tas de personnes qui peut-être ont tendance à oublier leurs affaires ou bien dans des tas de situations à la fois personnelles ou professionnelles. Mais évidemment, ça pose un sacré nombre de questions en matière de protection de la vie privée. Car finalement, ça révèle surtout une chose, c'est que autant l'être humain a une mémoire finalement éphémère et puis intime, parce qu'elle n'appartient qu'à lui, et bien autant le numérique, pour faire la même chose, lui a besoin d'enregistrer, de sauvegarder et donc potentiellement de donner accès à d'autres, à toutes ces informations. Il n'a pas cette mémoire éphémère et intime. On imagine évidemment ce qui pourrait découler de ce genre d'innovation, même si Meta affirme travailler avec une approche de protection de la vie privée dès la conception, ce qu'on appelle le « privacy by design ». Mais ce projet pose quand même un certain nombre de questions quasi existentielles, je trouve. Et d'ailleurs, c'est pour ça que j'en ai fait un épisode spécial ZoomTech à retrouver sur le fil du monde numérique, paru hier, en date du 10 juillet.
Monde Numérique :
[
14:35] Et on termine par une news anecdotique, juste pour votre culture générale. Ne dites plus GAFAM quand vous parlez des géants américains de la tech. Et non, désormais, il vaut mieux dire MANGOS. M-A-N-G-O-S. Alors, ça ne veut pas dire la même chose, mais ça s'explique. GAFAM, ça voulait dire Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft. Mais aujourd'hui, eh bien, ce ne sont peut-être plus eux les vrais maîtres du monde. Ce sont plutôt Meta, Anthropic, Nvidia, Google, OpenAI ou encore SpaceX. Et du coup, ça nous fait Mangos. Voilà, en tout cas, c'est ce qu'a publié sur X au mois de juin un ingénieur du nom de Krishna B avec une image pour donner vie à ce nouvel acronyme. Alors, il n'y a rien d'officiel, évidemment. Ce n'est pas validé par l'Académie française. Mais ça a fait pas mal de buzz. Ça a été repris partout. Et donc, voilà, c'est un peu la naissance des Mangos. Et si on vous en parle, vous saurez de quoi il s'agit. Mangos, Meta, Anthropic, Nvidia, Google, OpenAI et SpaceX.
Monde Numérique :
[
15:44] L'hebdo de Monde Numérique vous est proposé en partenariat avec Frogans, le pionnier de l'informatique spatialisée. Frogans, c'est une nouvelle vision d'Internet, basée sur des sites d'un nouveau genre, plus visuel, plus libre, loin des carcans du web traditionnel. Une vision innovante pour la diffusion de contenu sur tous les écrans, y compris les casques de réalité augmentée. Les sites Frogans sont réalisés grâce à un langage dédié, le FSDL, désormais disponible en version bêta pour les développeurs professionnels. Frogans est un projet français, ouvert, tourné vers l'Internet de demain. Pour en savoir plus et découvrir Frogans sous toutes les coutures, rendez-vous sur f2r2.fr. F2R2.fr Et merci à Frogans de soutenir Monde Numérique. Salut Bruno Guglielminetti à Montréal.
Invité :
[
16:33] Salut Jérôme Colombain à Paris.
Monde Numérique :
[
16:35] Mon cher Bruno, cette semaine, une actu débordante, ça ne t'a pas échappé. Il y a un projet de réglementation européenne qui fait couler beaucoup d'encre. Ça s'appelle Chat Control. Est-ce que tu as entendu parler de ça?
Invité :
[
16:52] Il y a longtemps, oui. Mais là, je suis tombé en bas de ma chaise quand j'ai appris que ça avait été accepté.
Monde Numérique :
[
16:59] Et oui, tu en avais entendu parler il y a longtemps, parce qu'effectivement, c'est un truc qui est dans les tiroirs depuis pas mal de temps, qui a failli passer deux fois de suite, enfin deux fois, à chaque fois ça a été retoqué, et là, ça y est, cette semaine, le 9 juillet, ça a été adopté au Parlement. Donc, Chat Control, qu'est-ce que c'est ? Eh bien, c'est un système qui vise, il faut dire pourquoi ça existe, qui vise à lutter contre la pédopornographie sur les réseaux sociaux, ce qui est un véritable drame, et en plus, un fléau et avec une ampleur incroyable. En 2023, on parlait de 100 millions d'images d'abus sexuels touchant les enfants. Enfin, un truc de fou. Et donc, eh bien là, on met les grands moyens. Les plateformes auront la possibilité d'écouter ou en tout cas de surveiller, tout ce qui échange, tout ce qui circule sur les plateformes de réseaux sociaux. Donc, WhatsApp, Signal, Messenger, Telegram, etc., à la recherche d'images, des vidéos éventuelles, ou même simplement des propos à connotation pédopornographique pour pouvoir les signaler aux autorités. Évidemment freiner leur propagation.
Invité :
[
18:14] Mais Jérôme, vous étant le grand pays de toutes les libertés, ça ne doit pas faire plaisir à tout le monde de voir, une nouvelle fonctionnalité comme ça qui fait en sorte que les autorités maintenant passent à travers toutes les discussions qui circulent.
Monde Numérique :
[
18:30] C'est exactement ça, parce que oui, on est le pays des libertés, mais voilà, pour beaucoup, on n'est plus vraiment le pays des libertés, et À force de vouloir garantir les libertés des uns, on en vient souvent à instaurer des règlements qui sont de plus en plus... Alors moi, je ne vais pas employer ce mot, je ne vais pas adopter une position trop tranchée par rapport à ça, parce que je trouve que c'est un sujet hyper difficile. Mais effectivement, certains dénoncent l'aspect liberticide de ce règlement, qui potentiellement ouvre la porte à tous les abus. Parce que lutter contre la pédopornographie, tout le monde est d'accord. Le problème, c'est les dérives, les exagérations potentielles. Si demain, on étend cela à, je ne sais pas quoi, le terrorisme, et derrière le terrorisme, il peut y avoir le terrorisme intérieur, l'activisme politique, etc.
Invité :
[
19:24] Alors, comment ça se rapproche à la liberté d'activité, c'est ça?
Monde Numérique :
[
19:28] Exactement, effectivement. Donc, c'est ce que tout le monde craint.
Invité :
[
19:31] Et là, l'idée, c'est que ça se fait sans mandat. C'est ça, la subtilité.
Monde Numérique :
[
19:35] Absolument. Parce que...
Invité :
[
19:36] Tu as raison de le préciser.
Monde Numérique :
[
19:37] C'est sans passer par un juge.
Invité :
[
19:39] C'est ça, parce que dans le passé, ça se faisait, mais il fallait qu'il y ait quand même un mandat qui soit signé par un juge. Même chose ici au pays, de l'autre côté de l'Atlantique. Quand le mandat était signé, les forces policières ou en tout cas les services de renseignement pouvaient faire ce qu'ils voulaient avec ça. Mais là, on parle carrément, c'est une pratique, c'est un robinet, vous l'ouvrez pour regarder ce qui s'y passe.
Monde Numérique :
[
20:02] Voilà, donc c'est un truc qui fait vraiment polémique, même si c'est très pointu. Donc, ce n'est pas une polémique qui est encore vraiment remontée au niveau, du débat public, parce que c'est un peu subtil. Mais dans la sphère tech, dans la sphère numérique, ça fait couler beaucoup d'encre. Et je pense qu'on va encore en entendre parler dans les prochaines semaines.
Invité :
[
20:25] Je ne veux pas en rajouter une
Invité :
[
20:26] couche, Jérôme, mais tu me permettras de te relancer sur cette histoire. C'est quoi la nouvelle loi qui dit que les nouveaux véhicules en France vont devoir être dotés, entre autres, d'une caméra qui va viser le chauffeur?
Monde Numérique :
[
20:42] Oui, absolument. C'est encore une disposition qui vise à nous surveiller pour notre plus grand bonheur et pour le respect de nos libertés. C'est depuis cette semaine également, depuis le 7 juillet exactement, toutes les voitures neuves qui sont vendues dans l'Union européenne, elles doivent avoir deux nouveaux systèmes de sécurité. L'un, c'est le freinage d'urgence automatique. Et l'autre, tiens-toi bien, c'est une caméra à l'intérieur qui est braquée sur le conducteur. Alors, c'est une caméra infrarouge et qui sert à quoi ? Qui sert à détecter quand on passe trop de temps avec le regard ailleurs que sur la route.
Invité :
[
21:19] Tâché de rester sur la route..
Monde Numérique :
[
21:21] Sur ton téléphone, sur la console principale, etc.
Invité :
[
21:26] Les voisins et la voisine.
Monde Numérique :
[
21:27] Voilà, exactement. Donc, le dispositif va devenir obligatoire. Pour l'instant, c'est que pour les véhicules neufs. Donc, ça veut dire que si on possède déjà une voiture, on n'a rien à faire et on n'a rien à nous reprocher. Mais c'est vrai que ça pose quand même question. Moi, je sais que la première fois que je suis monté dans une Tesla et que j'ai vu ce petit œil qui surveille tout l'habitacle, ça m'a un peu gêné.
Monde Numérique :
[
21:52] Je n'ai pas de caméra à l'intérieur de ma voiture. Moi, j'en ai une qui regarde à l'extérieur, une dashcam.
Monde Numérique :
[
21:58] Je pense que c'est un peu une limite. Et c'est assez... C'est dommage, quelque part, d'en arriver là. Mais c'est vrai que c'est pour des questions de sécurité. Il y a de plus en plus d'abus. Il y a le nombre de gens qui conduisent en regardant leur téléphone. Plus encore aujourd'hui, avec les fonctions d'automatisation, avec la voiture autonome qui arrive, ou les voitures semi-autonomes, où tu es quand même censé conserver les mains sur le volant. On voit bien toutes ces images qui viennent des États-Unis où tu as des propriétaires de Tesla avec le FSD où normalement ils doivent garder les mains sur le volant et qu'ils font n'importe quoi. La dernière fois, j'ai vu passer des images d'une femme avec deux enfants à bord qui dormait. Elle dormait dans sa voiture sur l'autoroute. Donc les gens font absolument n'importe quoi. Alors effectivement, face à ce n'importe quoi, on en arrive à des mesures un peu coercitives. Maintenant.
Monde Numérique :
[
22:50] Je trouve que, et ça, c'est mon côté râleur européen, plutôt que d'essayer de fliquer de plus en plus, développons les voitures autonomes, les vraies voitures autonomes. Et nous, en Europe, ce n'est toujours pas autorisé. Ça commence un petit peu à arriver en Grande-Bretagne, au Danemark, par-ci, par-là. Mais il n'y a rien qui est fait pour favoriser le développement des voitures autonomes. Là, il y a Waymo, l'opérateur, filiale de Google, qui vient d'ouvrir des bureaux en France, à Paris. Alors, on ne sait pas trop ce que ça veut dire. Vraisemblablement, ils vont commencer à faire circuler des véhicules Waymo en France, ce qui va être une première, parce qu'il faut d'abord qu'ils s'entraînent et puis ensuite, il y aura ouverture du service commercial.
Monde Numérique :
[
23:33] Mais c'est vers ça qu'il faut aller. Je veux dire, il faut lâcher le volant, il va falloir qu'on puisse lâcher le volant plutôt que de devoir nous fliquer pour nous obliger à garder les mains sur le volant. Sauf que pour l'instant, il faut garder les mains sur le volant.
Invité :
[
23:46] Sauf que la différence entre les deux avenues, c'est que si tu as une caméra qui est capable de voir en temps réel que les gens ne regardent pas la route, il y a des amendes pour ça. Et donc, branche ce système-là au service qui fait l'émission des amendes. Tu imagines les revenus que ça va donner à l'État.
Monde Numérique :
[
24:03] Ça ? Ben oui, c'est mieux. Alors, pour l'instant, on n'en est pas là. Il n'y a pas encore cette connexion.
Invité :
[
24:07] En fait, ce système-là... On est à un pas.
Monde Numérique :
[
24:09] Ah ben, on est à un pas de le faire entrer en vigueur. Oui, bien sûr. Bruno, on parle d'intelligence artificielle un peu?
Invité :
[
24:17] Oui, ça c'est le segment IA de notre rencontre.
Monde Numérique :
[
24:20] Ça fait un quart d'heure qu'on discute, on n'a pas parlé d'IA encore.
Invité :
[
24:24] Je le sais, ça commence à me manquer, je sais, quoi, ce rendez-vous-là.
Monde Numérique :
[
24:28] Est-ce que tu as essayé le nouveau mode vocal de ChatGPT qui est censé casser la baraque et révolutionner notre vie quotidienne?
Invité :
[
24:37] Ça va me faire rire. Ce matin, on en parlait avant qu'on parle officiellement maintenant.
Monde Numérique :
[
24:44] Et je me suis dit.
Invité :
[
24:44] Tiens, je vais...
Monde Numérique :
[
24:45] – Chez toi, c'est le matin. Chez moi, c'est l'après-midi, là.
Invité :
[
24:46] – Oui, tout à fait. Dans le milieu, il y a l'Atlantique. Et donc, je me suis amusé à l'essayer, Écoute, c'est juste faux. Parce que là, tu as vraiment, vraiment… Et c'est drôle parce que j'ai l'impression, ça fait quoi trois ans qu'on en parle du mode vocal qui arrive? Et chaque fois, je suis surpris de voir l'expérience devenir de plus en plus près de la réalité d'une conversation entre deux humains. Et là, un, j'ai été surpris parce qu'évidemment, moi, par défaut, puisque je suis situé au Québec, Fait qu'on m'a donné une voix avec un fort, bien en tout cas, avec un accent québécois. Mais là, ce coup-là, c'était vraiment un fort accent québécois. Je ne sais pas de quelle région il vient, mais c'était quelque chose. Et puis, en plus, à un moment donné, c'est que j'ai tellement été surpris que je suis parti à rire. Et il m'entend rire. Et lui aussi s'est mis à rire.
Monde Numérique :
[
25:40] Non.
Invité :
[
25:40] Oui, mais aussi rapidement que... Exactement. Aussi rapidement que quand je pourrais faire une blague qui te fait sourire ou qui te fait rire et que tu souris et que tu ris, ça a été dans les mêmes délais. Il n'y a pas eu de latence dans l'expérience. Et là, je suis parti doublement à rire en disant, « Ben, voyons donc. » Et lui m'a répondu, « Je suis content de voir que ça te fait rire de m'entendre.
Monde Numérique :
[
26:03] » Bon, bref, c'est une grande histoire d'amour qui commence avec… Donc, l'info, c'est que c'est le mode vocal de ChatGPT qui existait déjà.
Invité :
[
26:11] C'est grandement amélioré.
Monde Numérique :
[
26:12] Mais qui s'est grandement amélioré, qui s'appelle maintenant le « ChatGPT Live One ». Et qui, comme tu le dis, est plus naturel, plus expressif, qui marche mieux en ce qu'on appelle le full duplex, c'est-à-dire que ce n'est plus tellement chacun son tour.
Invité :
[
26:26] Mais ça ressemble beaucoup plus. Non, c'est qu'il peut parler et écouter en même temps. Ça, c'est la grosse nouveauté.
Monde Numérique :
[
26:30] Oui, ça, c'est assez incroyable. Alors moi, je n'ai pas pu le tester parce que, le déploiement est en train de se faire, mais progressivement, suivant les pays, suivant les plateformes aussi. Et c'est bizarre parce que ce matin, malgré tout, je l'ai vu apparaître dans mes paramètres. Il y avait marqué Live One. J'ai discuté et puis là, cet après-midi, il n'y est plus. Mais en plus, c'était uniquement dans la version web. Et la bonne blague aussi, c'est que ça, c'est autre chose, mais ça m'a un peu énervé. Ils ont supprimé, mais carrément supprimé le mode vocal dans l'application Mac. Pas l'application mobile sur smartphone, mais l'application sur Mac qui, par ailleurs, a des avantages. On peut l'appeler d'un simple raccourci clavier, etc. donc c'est plutôt pas mal mais il n'y a plus de mode vocal c'est fini, il a disparu donc ça c'est les joies de ChatGPT tu n'as pas du tout les mêmes expériences suivant, l'outil, la plateforme sur laquelle tu l'utilises, c'est un peu dommage, Grok aussi, il y a une nouvelle version cette semaine. C'est Grok 4.5.
Invité :
[
27:38] Grok 4.5, oui, puis tu fais bien de faire un clin d'œil à ça, parce que c'est disponible, pas en Europe, mais c'est disponible… Ça va.
Monde Numérique :
[
27:48] Ne rigole pas, ne sois pas à ça. Non, ce n'est pas disponible en Europe. Bon, d'accord, qu'est-ce que tu veux que je te dise?
Invité :
[
27:55] Disons que vous venez en Amérique.
Monde Numérique :
[
27:56] Ça y est, j'ai demandé mon passeport canadien.
Invité :
[
27:59] Bon, tu es bienvenu, c'est sûr que tu es bienvenu. Mais donc, c'est ça, Grok 4.5, ça peut vous intéresser si le code vous intéresse, la programmation, ou sinon l'organisation, le traitement de données en entreprise. C'est vraiment les deux marchés sur lesquels les gens de xAI veulent travailler avec ça. D'ailleurs, ça fait un benon à dire.
Monde Numérique :
[
28:21] xAI. – xAI, oui.
Invité :
[
28:24] – C'est la nouvelle appellation de la maison d'Elon Musk. Et donc, c'est ce segment qui vise. Il est assez performant. Et moi, j'ai regardé des simulations qu'ils ont faites. Ils étaient capables de créer, et puis ça, seulement à partir d'une requête, le système planétaire que l'on connaît, qui est près de chez nous. Et donc, d'avoir un module qu'on accède sur le web à partir de Grok 4.5, donc d'avoir un système solaire. Et donc, on pouvait faire tourner le système solaire. Tu as presque l'impression de jouer au bon Dieu, de dire, je vais faire bouger l'univers.
Monde Numérique :
[
28:58] Et c'est programmé par Grok, ça.
Invité :
[
29:00] Oui. Et donc, c'est quelqu'un qui a fait une requête. Pour avoir ça, c'est un système solaire. Et tu le déplaces. Et moi, je me suis amusé à regarder la situation de la Terre par rapport à Mercure, par rapport à Jupiter. Et c'est vraiment impressionnant. Normalement, tu verrais ça. C'était quelqu'un qui aurait passé des mois à programmer ça. Bien sûr, à programmer ça. Mais là, c'était une requête. On est arrivé avec ça.
Monde Numérique :
[
29:22] Ou alors, chez nous, à Paris, tu vas au Palais de la Découverte et il y a des trucs comme ça.
Invité :
[
29:27] Ça a coûté quoi? 100 000 euros, faire un truc comme ça?
Monde Numérique :
[
29:29] C'est pas sur écran, en plus. C'est sûr, c'est des boules en bois et tout.
Invité :
[
29:34] Bon, mais c'est ça. Alors, tu vois, mais là, tu as vraiment l'impression d'avoir un contrôle sur l'univers et de pouvoir le bouger dans la perspective. C'est assez impressionnant. – Jérôme?
Monde Numérique :
[
29:44] – Oui, Bruno.
Invité :
[
29:45] – Tu me permets de te relancer. Je sais, vendredi, tu as fait un papier sur l'histoire des lunettes de méta qui décide. Puis je ne veux pas revenir parce que ça va être embêtant pour les gens qui ont déjà consommé ce que tu as produit.
Monde Numérique :
[
29:59] – Mais il faut aller écouter.
Invité :
[
30:00] – Oui, mais j'invite les gens à aller écouter. Mais parallèlement, je ne sais pas si tu avais vu passer cette semaine, parce que là, on parle pour les gens qui n'ont pas écouté puis qui veulent nous suivre, On parle de Meta qui est en train de réfléchir à la production d'une paire de lunettes qui, en temps réel, en continu, va enregistrer ce qu'on voit et ce qu'on entend pour, par la suite, l'utilisateur puisse consulter pour dire qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là, qu'est-ce que la personne a dit, quelle couleur était le chandail de la personne que j'ai croisée, genre le truc comme ça. Mais parallèlement, je suis tombé là-dessus, il y a Samsung qui est en train de préparer une nouvelle paire de lunettes et elle va être basée sur Android XR et eux, ce qu'ils veulent faire, c'est vraiment bluffant, c'est de te permettre d'avoir une playlist, une liste de lecture en fonction de ce que tu es en train de vivre. Imagine-toi que tu es au bord de la Méditerranée.
Monde Numérique :
[
30:56] Oui. Ambiance romantique, amoureuse, bucolique. Attends, attends.
Invité :
[
31:02] Tu es au bord de la Méditerranée, seul ou accompagné, peu importe. Et là, tu vois le soleil descendre tranquillement. Tu as un superbe coucher de soleil.
Monde Numérique :
[
31:11] C'est beau.
Invité :
[
31:12] C'est beau, hein?
Monde Numérique :
[
31:13] OK.
Invité :
[
31:13] Imagine, tu appuies sur ta petite paire de lunettes et pouf! Tu n'as rien besoin de demander. Et la musique va commencer en fonction de la scène que tu es en train de voir.
Monde Numérique :
[
31:25] Ah là là là! Mais Bruno, imagine, tu es en pleine scène de ménage, par exemple.
Invité :
[
31:29] Bien, tu cliques et tu as une musique. Tu as une bande-son qui parle de ça.
Monde Numérique :
[
31:34] Tu as quoi? Tu as de la musique militaire?
Invité :
[
31:37] Ça dépend des propos de l'autre.
Monde Numérique :
[
31:38] J'imagine.
Invité :
[
31:41] Mais quand même, hein?
Monde Numérique :
[
31:42] Ah ouais, c'est la musique d'ambiance sur ce que les lunettes voient, mais ça rejoint tout à fait effectivement ce que je disais dans ma chronique de vendredi, qui est cette espèce de... On va avoir bientôt des yeux assistés, des oreilles assistées, ou enfin des yeux supplémentaires, et qui auront un avantage par rapport à nous, c'est qu'ils auront une mémoire, une compréhension immédiate que nous, on n'aura pas forcément. Mais ce n'est pas sans poser certains problèmes, parce qu'effectivement,
Monde Numérique :
[
32:15] si on a tous des trucs qui enregistrent en permanence, bonjour la société d'ultra-surveillance. Bruno, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet?
Invité :
[
32:25] D'une autre super idée. Tu sais que les gens de Proton, les Suisses qu'on aime bien, ils viennent de développer une IA, et donc l'IA qui est très confidentielle, qui est très privée.
Monde Numérique :
[
32:35] Oui, écoute, tout à fait, je me suis abonné, je suis en train de la tester justement. Comment il s'appelle déjà?
Invité :
[
32:42] Je peux dire que j'ai fait une entrevue avec le grand patron de la chose. C'est une entrevue en anglais, mais c'est quand même à écouter. C'est fort intéressant. Et puis aussi, une entrevue, pas une entrevue, un panel. Tu sais, tu ne sais probablement pas, mais là, tu vas le savoir, que nous, à l'automne, c'est la grande élection provinciale, qui sera au pouvoir au Québec. Et tout le dossier de la souveraineté numérique, de l'informatique nuagique, des droits, des lois, tout ça, de part et d'autre, les gens dans l'industrie essaient de pousser ça pour que ça devienne des enjeux de campagne. Et puis, j'ai invité dans Mon Carnet deux personnes qui sont du milieu pour justement discuter de ce à quoi à l'automne prochain avec un nouveau gouvernement. Parce que selon les sondages, ceux qui sont là ont peu de chances de revenir. Alors, qu'est-ce qu'un nouveau gouvernement devrait faire? Alors, on en parle dans Mon Carnet.
Monde Numérique :
[
33:39] Merci Bruno, on se retrouve la semaine prochaine alors si tout va bien je serai un peu au soleil je te raconterai ça du soleil il y en a partout je serai plus près de la mer que d'habitude, Bon soleil Ciao Et retrouvez la version intégrale de ce débrief transat avec Bruno la semaine prochaine 13 juillet on parlera notamment du retour en force des écouteurs filaires, Monde numérique.
Invité :
[
34:18] Le meilleur de la tech.
Monde Numérique :
[
34:27] Plus de 70 % des Français se disent intéressés par la généalogie. C'est ce que révèle un sondage Ifop réalisé récemment. Remonter sur les traces de ses ancêtres et surtout faire son arbre généalogique, Eh bien c'est ce que permettent des logiciels spécialisés depuis longtemps comme Généanet ou Généatique, des programmes qui s'améliorent aujourd'hui grâce à l'intelligence artificielle. On va en parler tout à l'heure avec le créateur de Généatique, un des pionniers du secteur.
Monde Numérique :
[
34:54] Mais avant cela, vous allez faire la connaissance donc maintenant d'un nouveau petit robot humanoïde français, l'un des premiers du genre dévoilé cette semaine à Paris. Je veux parler du robot de la start-up UMA, j'ai rencontré son créateur. Les interviews qui vont suivre sont proposées en version intégrale si vous écoutez Monde Numérique, l'hebdo premium sur Apple Podcastss ou Spotify. Sinon, retrouvez-les en épisodes séparés, longs formats, la semaine prochaine sur toutes les plateformes de podcast. Bonjour Rémi Cadenne.
Invité :
[
35:23] Bonjour.
Monde Numérique :
[
35:24] Vous êtes CEO et fondateur de la société UMA, UMA, toute jeune entreprise de robotique française. Vous n'avez que quelques mois d'existence. Vous pouvez nous présenter un petit peu UMA ?
Invité :
[
35:36] On a développé en neuf mois, donc on a un temps record, à la fois l'intelligence artificielle du robot, donc le cerveau du robot, ce qui lui permet d'apprendre en temps réel. On a créé cette nouvelle méthode qui s'appelle Real-Time Learning, l'apprentissage en temps réel, comme quand vous apprenez, pour la première fois à nouer les lacets, vos parents vous montrent, vous montrent, et puis ensuite, par une séquence d'essais et d'erreurs, des fois, très rapidement, vous allez apprendre et vos mains vont savoir le faire de façon quasi innée. Et donc, c'est cette capacité très rapide d'apprentissage qu'on développe dans ces robots. et puis le deuxième, c'est le corps du robot. Et donc, nous, on développe tout. Il y a software, hardware, des pieds, des jambes, au corps, aux bras, aux mains, à la tête. Et du coup, on a développé en neuf mois notre premier prototype qu'on appelle, version zéro, et qui a été conçu, assemblé à Paris, Et qui tient debout tout seul, qui peut être contrôlé, qui peut bouger la tête, manipuler certains objets.
Monde Numérique :
[
36:53] Qui tient le coup quand on le bouscule aussi.
Invité :
[
36:55] Exactement, on témoigne de cela parce qu'on a essayé de le faire tomber.
Monde Numérique :
[
37:01] C'est un grand défi de la robotique, l'équilibre et de faire en sorte que si on le pousse, il puisse retrouver, ne pas se casser la figure.
Invité :
[
37:07] Exactement, et c'est vraiment la clé du développement de ces robots. C'est qu'ils soient assez intelligents, assez adaptables pour être robustes dans plein d'environnements et surtout être le plus sécurisé possible, être conscient de l'environnement et donc ne pas tomber, être aussi léger. Safety c'est extrêmement important pour nous, c'est les fondations de ce qu'on fait et on est persuadé que les entreprises qui gagneront dans cette robotique, il y a plein d'acteurs, le marché est très grand, mais les entreprises qui gagneront, ce sont celles qui créent la confiance dans cette nouvelle robotique qui va être amenée à être très présente dans nos vies.
Monde Numérique :
[
37:49] La confiance, qu'est-ce que vous voulez dire par là ? C'est-à-dire le fait que les robots ne soient pas dangereux ?
Invité :
[
37:53] Exactement, qu'ils soient des assistants mécaniques universels, donc qu'ils soient les plus à même de nous aider au quotidien, à la fois dans l'industrie, pour participer à la réindustrialisation, des besoins d'indépendance des pays, mais en plus de ça, même dans les laboratoires de recherche où ils pourront sûrement accélérer en biologie tout un tas de manipulations d'objets, liées à la recherche, et donc d'accélérer la recherche, les temps de recherche, et puis aussi éventuellement dans vos maisons. C'est une technologie qui permettra de... D'augmenter la qualité de vie pour tous.
Monde Numérique :
[
38:34] C'est votre vision ?
Invité :
[
38:35] Oui, c'est pour ça qu'on crée cette robotique-là.
Monde Numérique :
[
38:39] C'est très difficile de faire un robot. On voit, il y a beaucoup d'annonces partout dans le monde, en Asie, aux États-Unis, en Europe, en France. Et puis, en même temps, il faut faire la part des choses. Entre les jolies vidéos, on voit des robots qui sautent, en fait, ils sont télécommandés. Et puis, ils ne peuvent pas faire ça très longtemps parce qu'ils chauffent, parce qu'au bout d'un moment, ils peuvent se casser la figure, etc. Et puis, la vision que vous décrivez, on en est quand même encore assez loin, finalement.
Invité :
[
39:03] Eh bien, oui, mais il y a des challenges techniques, effectivement. Mais en fait, ça évolue très rapidement. En fait, on arrive à atteindre des capacités. Il y a seulement deux ans, on était encore très, très loin. Même d'imaginer certaines prouesses que ces robots sont capables d'effectuer. Donc, je pense que les choses, justement, avancent rapidement et il faut faire le pari, que l'innovation va s'accélérer et va permettre de développer ces robots. Nous, notre but, c'est à la fin de l'année, d'avoir quelques robots dans des centres, chez des clients, des partenaires, déployés et qui arrivent à automatiser des tâches, des tâches qui peuvent être assez pénibles.
Monde Numérique :
[
39:53] Par exemple, quel type de tâches ? Alors, on voit, vous faites des démonstrations ici, au siège d'UMA à Paris, d'un robot, tout au moins d'un bras robotique qui trie des pièces, c'est des chevilles de bricolage de différentes couleurs et qui peut les remettre, bien les ranger comme il faut. Alors ça fait rêver tous les parents qui ont des enfants désordonnés. On se dit qu'un jour peut-être le robot pourra ranger la chambre des enfants, même si c'est mieux que ce soit les enfants qui le fassent eux-mêmes. Mais est-ce que ça, c'est difficile pour en arriver là ?
Invité :
[
40:22] Eh bien oui, c'est un énorme challenge de pouvoir aller dans des environnements qui sont totalement déstructurés, désorganisés et pouvoir faire tout un tas de tâches. Et c'est pour ça que nous, on s'attaque à la logistique en premier, en Europe, là où le besoin est en fait un des plus forts au monde. Il y a énormément de centres logistiques, de traitements, de colis, avec beaucoup de personnes qui font ce travail qui est assez pénible et épuisant. Il y a des secteurs où 60 % des personnes partent après un an, parce qu'ils sont trop pénibles. Ce sont des secteurs où on est persuadé que cette robotique peut permettre, d'accélérer les choses et de répondre à un besoin.
Monde Numérique :
[
41:13] Donc selon vous, les robots, ce n'est pas fait pour prendre la place des humains et les jeter dehors, mais c'est plutôt pour faire ce que les humains n'ont plus envie de faire aujourd'hui ?
Invité :
[
41:23] Effectivement. Effectivement, il y a des secteurs où, le savoir-faire et les personnes tendent à devenir de plus en plus rares. Et les nouvelles générations sont beaucoup plus intéressées par d'autres métiers. Et donc, ce sont ces besoins-là que nous, on vise à adresser en premier. Il y a aussi un aspect qui, pour nous, est encore plus important. C'est qu'on fait face à une crise démographique, notamment en Europe, où on est déjà en dessous du seuil de renouvellement. Donc, on est à 1,6 et le seuil est à 2,1. Donc, on est déjà dans une pente où en fait la population totale tend à diminuer, ça crée aussi des tensions entre générations, ça crée tout un besoin et surtout, une part de la valeur économique qui tend à manquer, qui va dans ces prochaines années manquer. Et donc, pour maintenir le contrat social et même le renforcer, on pense que ces robots vont être très, très importants et critiques. Et ça, ça va accélérer le développement de ces robots. Et c'est une dynamique démographique, cette dynamique démographique qui touche tous les pays du monde. Donc, c'est ça qui va motiver cette robotique aussi.
Monde Numérique :
[
42:46] Donc, il y a un marché énorme, ce qui explique aujourd'hui la profusion d'entreprises comme la vôtre, je dirais.
Invité :
[
42:52] Exactement. Non seulement le marché, mais aussi le fait que la technologie devient possible.
Monde Numérique :
[
42:57] Alors possible, mais bon, on le voit, on n'est pas encore au bout du chemin. Il y a encore des choses que les robots n'arrivent pas à faire, n'arrivent pas même sur la durée. C'est quoi les grands défis, les grosses difficultés aujourd'hui ? Les points de blocage ?
Invité :
[
43:13] En fait, le premier, c'est vraiment l'intelligence artificielle. C'est qu'on commence à développer de nouvelles techniques qui sont entre la recherche et l'ingénierie, Pour avoir ces réseaux de neurones artificiels un peu les mêmes que ceux qui sont utilisés sur ChatGPT, sur le chat de Mistral et autres. Et qui permettent de s'adapter à tout un tas de tâches. Et donc ça c'est le premier défi. Il y a aussi trois points en fait. C'est la vitesse d'apprentissage qui est clé. La vitesse d'apprentissage sur en fait une nouvelle tâche qu'on va essayer d'apprendre au robot.
Monde Numérique :
[
43:53] Ça c'est votre point fort ?
Invité :
[
43:55] Effectivement, nous, avec notre méthode unique, c'est le real-time learning, donc l'apprentissage en temps réel, on se concentre sur des vitesses d'apprentissage qui sont les meilleures au monde.
Monde Numérique :
[
44:10] On peut avoir une idée, c'est quoi la vitesse d'apprentissage d'un robot ?
Invité :
[
44:13] Alors, nous, justement, c'est un des points clés, donc on n'a pas encore communiqué dessus. Ah, c'est votre secret. C'est secret, on le fera sûrement bientôt. Et puis ensuite, il y a un deuxième aspect, c'est à quel point le robot peut opérer de façon autonome pendant des heures, sans intervention humaine.
Monde Numérique :
[
44:35] C'est-à-dire pour qu'il ne se trompe pas, pour qu'il ne tombe pas en panne, pour qu'il ne chauffe pas trop, etc.
Invité :
[
44:40] Alors, il y a cet aspect hardware, mais il y a le côté software.
Monde Numérique :
[
44:43] Software, ok.
Invité :
[
44:44] C'est parce qu'en fait, il y a beaucoup de tâches qui aujourd'hui ne sont pas automatisées, des tâches très répétitives, mais 1% du temps, Il y a un petit problème, une petite chose imprévue qui n'a pas été programmée, qui fait que le robot s'arrête et qu'on est obligé d'intervenir.
Monde Numérique :
[
45:00] Comme les voitures autonomes, comme certains modèles de voitures autonomes.
Invité :
[
45:03] Effectivement. Alors pour les voitures autonomes, il y a le côté aussi sécurité routière. Ce n'est pas juste des voitures totalement autonomes, mais il peut y avoir un assistant de conduite qui les rend utiles et qui fait qu'on peut récolter des données, assez précises et pas trop chères pour les robots. En fait, c'est coûteux. Et donc, ces données de tâches qui ratent de cas vraiment à la marge, ce sont les données qui sont les plus précieuses et qui permettent d'entraîner des robots qui sont robustes à ces petits problèmes sur des chaînes d'assemblage, sur des chaînes de traitement logistique. Et donc avec ces nouvelles méthodes d'IA, l'idée c'est de pouvoir arriver, c'est d'avoir les méthodes pour y arriver, pour arriver à avoir assez d'intelligence, pour que le robot se débrouille et qu'il n'y ait pas besoin d'intervention. On a un plan étape par étape et là, le premier but, c'est de déployer quelques robots sur rouess avec des capacités de dextérité chez des clients à la fin de l'année et de montrer la valeur de cette technologie. Et puis ensuite, on ne les a pas encore décrites, mais on a déjà plein d'idées en tête pour l'année d'après.
Monde Numérique :
[
46:29] Merci beaucoup Rémi Cadenne, CEO et cofondateur de UMA. Et interview intégrale de Rémi Cadenne à retrouver la semaine prochaine sur le fil du podcast Monde Numérique et puis aussi en vidéo sur la chaîne YouTube. Vous pourrez donc voir des images de ce fameux robot, comme c'est une innovation française, Cocorico. Eh bien, ce sera mardi 14 juillet.
Monde Numérique :
[
46:58] Bonjour François Lerebourg, vous êtes créateur du logiciel Généatique, on se retrouve au salon de la généalogie à Paris, à la mairie du 15ème. Généatique, c'est un logiciel qui existe depuis combien de temps ?
Invité :
[
47:09] Presque 40 ans qu'on a créé la première version du logiciel, on a commencé au siècle dernier, c'était le Minitel, c'était les disquettes, on a commencé comme ça à se faire connaître, à distribuer une version du logiciel, et on a démarré comme ça des généalogistes amateurs qui se sont pris de passion pour la généalogie.
Monde Numérique :
[
47:24] Alors il s'est modernisé ce logiciel, vous allez nous expliquer notamment comment vous intégrez aujourd'hui l'intelligence artificielle Mais avant cela, le concept même du programme c'est quoi ? À quoi ça sert ?
Invité :
[
47:36] C'est un logiciel pour organiser l'arbre généalogique L'idée c'est que vous allez avoir des actes, vous faites vos recherches, vous trouvez des noms, des prénoms Ça fait beaucoup de personnes, beaucoup de données à manipuler Eh bien dans l'écran du logiciel on va pouvoir avoir des cases pour chaque personne on va comme ça enregistrer les parents, les grands-parents, les photos, les notes, les sources et les documents anciens, c'est là qu'on aborde l'IA c'est qu'on va pouvoir demander au logiciel de transcrire automatiquement ces documents anciens et donc ça va permettre de retrouver l'intégralité du document que parfois on n'arrive pas à lire, directement l'outil est capable lui de déchiffrer ces données, Eh bien ça peut être un acte en latin, ça peut être un acte, par exemple un acte alsacien, il y a de l'allemand, mais c'est pendant la révolution française. Ça peut aussi être un document, vous avez des ancêtres en Pologne, la Pologne à cette époque peut-être c'était la Russie, donc des documents en cyrillique, assez difficiles finalement à déchiffrer. On peut demander à Généatique de faire la transcription intégrale, donc avec l'orthographe d'origine, et ensuite on a aussi intégré la traduction. Donc un document qui était en latin se retrouve en français, un document en allemand, on peut aussi l'avoir en français, pourquoi pas.
Monde Numérique :
[
48:44] C'était un point de blocage, ça, pour les généalogistes amateurs, le décryptage des documents anciens ?
Invité :
[
48:51] C'est un passage obligé, de prendre ces documents originaux. Parfois, les gens me disent « Ah non, moi, les documents, je ne m'en occupe pas ». Ah mais non, il faut absolument les regarder, ces documents. Il faut les trouver, il faut les déchiffrer. Et le déchiffrage n'est pas toujours évident. C'est ce qu'on appelle la paléographie. C'est de retrouver l'écriture et le déchiffrage de ces documents anciens. Donc, c'est très intéressant d'avoir ces documents anciens, évidemment.
Monde Numérique :
[
49:15] Donc par exemple, je vais dans des mairies très loin, un peu partout en Europe, je demande l'accès à des documents, je prends des photos, et ensuite je rentre et je mets tout ça dans le logiciel.
Invité :
[
49:26] C'est ça ? Mais aujourd'hui, vous avez accès aux archives en ligne.
Monde Numérique :
[
49:28] Ah oui.
Invité :
[
49:28] Donc évidemment, ce n'est pas la peine d'aller au bout du monde.
Monde Numérique :
[
49:30] Oui, c'est peut-être bête ce que je dis.
Invité :
[
49:31] On est évidemment sur Internet. Vous savez, le monde numérique.
Monde Numérique :
[
49:33] Ça existe. Tout est numérisé.
Invité :
[
49:35] De plus en plus. Oh, pas tout. Tout à l'heure, j'ai vu une personne qui est sur le salon de Paris, de la Hongrie, des archives nationales de la Hongrie, et ils sont en train de numériser effectivement les archives.
Monde Numérique :
[
49:44] Il y a encore des choses qu'il faut aller chercher sur place.
Invité :
[
49:45] Parfois. Mais ce qui est numérisé est donc accessible en ligne aujourd'hui. Donc on peut bien sûr peut-être photographier son nom de famille, l'avoir repéré, mais pas être capable de déchiffrer l'intégralité du document. Donc là, du coup, avec la transcription intégrée au logiciel, je ne sais pas le lire, mais je sais le déchiffrer finalement à travers l'outil.
Monde Numérique :
[
50:01] Qui utilise aujourd'hui un logiciel comme le vôtre ?
Invité :
[
50:04] Alors c'est principalement des particuliers, des gens comme vous et moi qui sommes passionnés de généalogie. Enfin vous, je ne sais pas encore, mais c'est ça l'idée, de se passionner, faire ses recherches en famille. Évidemment, on a un grand-oncle, des cousins, des petits-neveux qui peuvent s'intéresser un peu à la famille. Mais tout ça, ça peut du coup être intéressant de le mettre en image, de mettre les photos, de mettre les documents, de mettre les noms, les anecdotes et de partager. On peut faire son livre après de famille et pouvoir le partager, pouvoir le transmettre aux enfants, aux petits-enfants.
Monde Numérique :
[
50:31] Est-ce que tous les documents qu'on trouve en ligne sont fiables ?
Invité :
[
50:33] Alors, évidemment, on trouve plein de choses en ligne. On trouve des bases de données qui sont des généalogies qui ont été partagées, qui ont été créées par des utilisateurs. Et ces bases de données, forcément, il y a des erreurs, les erreurs humaines. Donc, on trouve des données qui peuvent être intéressantes, mais à vérifier. Donc, la vérification, c'est bien sûr en passant par les documents généalogiques originaux. Il faut vraiment refaire l'enquête à chaque étape, déchiffrer le document et vérifier que ça concorde une date, un lieu, des patronymes. L'orthographe peut être un peu différente. Les noms peuvent avoir varié dans le temps. Parfois, une même personne a un nom écrit différemment sur deux actes. Tout ça, il faut l'analyser, il faut le comparer et comme ça on avance dans son arbre généalogique.
Monde Numérique :
[
51:13] Vous avez des exemples de cas où le logiciel, mais même l'IA qui est derrière, vous a permis de lever des mystères, de mieux comprendre certaines choses ?
Invité :
[
51:22] En fait, intégré au logiciel, il y a aussi le contrôle de cohérence par rapport aux âges. Et ça, le logiciel analyse aussi, il vous met une alerte. Si vous avez saisi une année qui n'est pas cohérente, vous vous êtes trompé de siècle, vous avez mis que trois mois d'écart entre deux enfants dans la naissance, il y a quelque chose de louche. Généatique vous dira, attendez, il y a un truc, cette mère qui a eu deux enfants à trois mois d'intervalle, il y a quelque chose qui n'est pas très clair. Donc Généatique vous alerte, et parfois l'utilisateur ne s'en est pas rendu compte. Il a fait sa saisie comme ça, et puis il est passé d'un autre système, il est arrivé dans Généatique, et Généatique lui dit, attention, Là, à cet endroit, il y a apparemment un problème sur la branche de la personne. Et ça, c'est le logiciel qui, effectivement, le détecte automatiquement.
Monde Numérique :
[
51:59] Alors après, bon, là, c'est intégré dans le logiciel, donc c'est pratique, mais je veux dire, si je mets la photo dans le chat GPT, est-ce qu'il fera le même travail ?
Invité :
[
52:07] Alors, ChatGPT, il est capable d'analyser une photo, il est capable de vous accompagner un tout petit peu sur le déchiffrage.
Monde Numérique :
[
52:13] La photo d'un acte officiel ?
Invité :
[
52:17] Oui, la problématique des IA qui sont génératives et gratuites, c'est que vos données personnelles sont complètement exploitées par ces moteurs. Alors qu'ici, dans Généatique, on a un contrat, nous, en tant qu'éditeur, et on paye ces IA, on a un contrat, ce qui fait que ces données ne sont pas réutilisées et elles ne servent pas à entraîner les robots, les moteurs. Donc c'est très différent entre utiliser l'IA gratuite et l'IA de Généatique.
Monde Numérique :
[
52:38] Combien coûte aujourd'hui votre logiciel.
Invité :
[
52:40] ? Eh bien Généatique, il y a une version gratuite pour essayer parce qu'il faut démarrer, il faut essayer pour voir les choses, on peut créer comme ça 50 personnes pour voir un petit peu les choses faire plusieurs branches et puis après on a une version classique ou Prestige qui est à 99 euros et qui est illimitée dans le temps Ce logiciel.
Monde Numérique :
[
52:56] Vous le distribuez toujours à l'ancienne je dirais c'est-à-dire qu'on l'achète, on le télécharge et puis on peut s'en servir pendant 20 ans ?
Invité :
[
53:04] C'est à l'ancienne, mais malgré tout sur les stores. Aujourd'hui, sur Microsoft Store, on a l'accès au logiciel. Mais pas que. On a aussi, bien sûr, la possibilité de l'installer sur un Mac, depuis Linux. Aujourd'hui, c'est le même logiciel qu'on a sur les différentes plateformes. Mais c'est vrai qu'en termes de modèle économique, on n'a pas voulu forcer l'utilisateur à avoir un abonnement. Aujourd'hui, on préfère avoir une licence. Le client l'utilise, l'achète, l'utilise. Et chaque année, on lui fait des propositions nouvelles, des nouvelles fonctionnalités. Et ça lui permet comme ça d'avoir peut-être le choix d’adopter la nouvelle fonction chaque année, s'il le souhaite.
Monde Numérique :
[
53:36] Merci beaucoup François Lerebourg de Généatique.
Invité :
[
53:39] Merci.
Monde Numérique :
[
53:50] Voilà, c'est la fin de cet épisode de l'hebdo de Monde Numérique, en date du 11 juillet 2026. Merci de l'avoir écouté jusqu'au bout. J'espère que vous avez passé un bon moment. En tout cas, j'étais ravi de passer ce moment avec vous à nouveau, comme tous les samedis depuis 5 ans maintenant.
Monde Numérique :
[
54:09] Hormis une petite pause estivale tous les ans. Et cette période commence maintenant pour l'année 2026. Autrement dit, bye bye les amis, je pars en vacances. Alors pas tout à fait en vacances je reste avec vous puisque je vous l'ai dit rendez-vous la semaine prochaine samedi, comme d'habitude pour un rendez-vous que vous connaissez déjà le Débrief transatlantique plus de 30 minutes en, collaboration avec mon camarade Bruno Guglielminetti du podcast Mon Carnet à Montréal de part et d'autre de l'Atlantique on reviendra pour vous sur l'actu tech de la semaine donc vous ne raterez rien continuez à télécharger les épisodes de Monde Numérique et puis surtout ne ratez pas non plus les autres épisodes que je vous propose les autres jours de la semaine des rediffusions d'interviews et puis la série spéciale Tout comprendre ça démarre mercredi 15 juillet je vous donne rendez-vous et je compte sur vous et ensuite ce sera tous les mercredis jusqu'à la fin août voilà je vous souhaite un très bon été surtout où que vous soyez quoi que vous fassiez profitez-en pour recharger les batteries ou pour travailler deux fois plus parce que l'été ça peut être aussi une bonne période pour bosser.
Monde Numérique :
[
55:14] Mais aussi pour se remettre un peu les idées en place avant de repartir sur une bonne base. Merci encore pour votre fidélité. Restez abonné à Monde Numérique et surtout, surtout, surtout, parlez-en à vos amis pour être de plus en plus nombreux à écouter ce podcast. Je vous souhaite une bonne semaine pleine de tech. Salut !