Jérôme :
[
0:10] Un succès, on peut le dire, VivaTech 2026, plus de 200 000 visiteurs. VivaTech, du coup, va-t-il supplanter le CES ? Eh bien, on va se poser la question dans cette émission. N'ayons pas peur des grands mots. Qu'est-ce que c'est que ce ramageddon, cette hausse incroyable des prix des produits tech ? Les étiquettes flambent, c'est presque pire que le prix de l'essence. On va en parler, on va essayer de démêler aussi, de décrypter tout ça. Et puis des caméras sur les voitures, des caméras sur les lunettes, et même peut-être demain des caméras dans les AirPods. La vision est-elle le sens qui manquait à la tech et qui va bientôt se généraliser ? Hein ? On peut se poser la question quand même. Voilà des bons sujets de discussion, mes petits camarades technophiles. Salut, vous êtes là.
François :
[
1:00] Coucou ! Salut ! Salut Bruno, salut Jérôme. Salut François.
Jérôme :
[
1:05] Je suis ravi de vous retrouver comme chaque mois pour ce débrief, ce grand grand débrief. Alors, on est éclaté aux quatre coins, presque les quatre coins du monde. Mais en tout cas, merci d'être là et merci d'être sur le pont pour ce grand débrief du mois de juin 2026. Cette émission vous est proposée avec le soutien de FreePro, le meilleur de Free pour les entreprises. FreePro, c'est un opérateur pour les indépendants, les TPE, les PME, mais aussi les grandes organisations à travers leurs solutions experts. Connectivité, cloud, télécom, cybersécurité. FreePro couvre l'ensemble des besoins numériques des entreprises avec des solutions souveraines. Les infrastructures, les technologies et les équipes sont opérées en France. FreePro maîtrise la chaîne de valeur des données de bout en bout. En plus, des équipes d'experts dédiées accompagnent les projets au plus près grâce à une dizaine d'agences réparties sur le territoire. Expertise, proximité, simplicité. Pour en savoir plus, rendez-vous sur freepro.com. Monde numérique, le grand débrief. Voilà, trois décors différents, puisqu'il y en a un à Paris, c'est moi. Et vous avez vu, je vous ai sorti le costume du préposé à la vente.
François :
[
2:21] C'est la Fashion Week en ce moment à Paris.
Jérôme :
[
2:23] C'est la Fashion Week de Monde Numérique. Le t-shirt officiel de Monde Numérique bientôt en vente sur l'espace shopping. Bien entendu.
François :
[
2:31] 490 euros que vous pourrez payer trois fois sans frais, mesdames et messieurs, avec une carte Monde Numérique Colombie.
Jérôme :
[
2:38] Ce sera probablement moins cher. Si vous n'écoutez que ce podcast en audio, faites-moi un petit mail, je vous enverrai la photo du podcast, la photo du t-shirt. À Montréal, de l'autre côté de l'Atlantique, Bruno Guglielminetti qui a bien de la chance parce qu'il est sous la neige. T'es sous la neige toute l'année de toute façon, non ?
Bruno :
[
2:56] Oui, oui, oui. Il fait quoi ? C'est moins 30 présentement ?
Jérôme :
[
3:00] Non, sérieusement, quel temps il fait à Montréal ?
Bruno :
[
3:01] Non, il fait 24 degrés. Je sors de l'épicène pour m'y avoir.
François :
[
3:06] Oh là là ! La classe !
Jérôme :
[
3:11] Bon, enfin, et puis, il y en a un, je crois, qui sort vraiment de la piscine.
Bruno :
[
3:14] Non, lui, il sort de la mer. N'est-ce pas ?
Jérôme :
[
3:16] Oui, on revient de ce côté-ci de l'Atlantique, mais beaucoup plus au sud, dans une île secrète dont on taiera le nom, bien sûr. François, est-ce que tout va bien pour toi ? Je ne voudrais pas que tu souffres trop de la chaleur, etc.
François :
[
3:28] Non, ben écoute, ça va, ça va bien. Mais bon, après VivaTech, il fallait s'accorder quelques petits jours de congé. Ce n'est pas encore les grandes vacances, parce qu'il me reste encore deux semaines de Tech & Co, de quoi je me mêle, etc. Et donc, voilà, deux, trois jours ici, en Corse, c'est pas mal. C'est plutôt cool. Il fait moins chaud. C'est rigolo parce qu'à l'heure où on enregistre ce podcast, il fait moins chaud en Corse qu'à Paris.
Bruno :
[
3:49] C'est la brise sur la Méditerranée.
François :
[
3:53] Oui, oui, oui, c'est vrai.
Jérôme :
[
3:56] Vous êtes pour ou contre la clim? Non, c'était pas ça le sujet du jour.
Bruno :
[
4:00] Non, mais sérieusement, comme Nord-Américain, j'avoue que je suis un peu dépassé avec votre discussion. Je suis ça sur les réseaux sociaux. Pour ou contre? vous êtes en train de crever de chaleur, la population est dans les rues, est-ce qu'on devrait avoir de France ?
Jérôme :
[
4:15] Eh bien voilà, t'as parfaitement bien résumé les choses.
François :
[
4:18] Bruno. Tout est résumé, Bruno, on ne peut rien ajouter d'autre. C'est important, c'est le petit dandinement à la fin, tu sais.
Jérôme :
[
4:27] Mais on est la risée du monde. Franchement, il y avait un reportage à la télé anglaise, non, anglaise ou américaine, je ne sais plus, pour dire, mais qu'est-ce que c'est ? en France, ils se posent la question de savoir s'il faut installer la clim ou pas quand il fait chaud.
Bruno :
[
4:42] Et au même moment... Et au même moment où vous vous posez la question, on voit circuler, des images sur les réseaux sociaux qui sont dignes du Boxing Day d'une certaine époque en Amérique, où les gens se lancent dans les magasins, se battent pour partir avec des ventilateurs ou des clims. C'est vraiment fou. On a l'impression qu'il faisait tellement chaud que les gilets jaunes ont enlevé leur chandail et que là, ils sont partis à la recherche de ventilateurs. C'est vraiment... Les images qu'on voit de Paris, là, c'est loin des campagnes de relations publiques des années passées.
Jérôme :
[
5:16] Mais tu connais la raison. Et en fait, c'est pour ça qu'on va pas s'étendre parce que c'est en plus un sujet brûlant parce que c'est un sujet politique.
Bruno :
[
5:22] Il fait chaud.
Jérôme :
[
5:23] Non, c'est pas qu'il fait chaud, c'est que c'est un sujet politique.
Bruno :
[
5:26] Non, mais moi, je trouve que c'est un sujet brûlant, alors il fait chaud.
Jérôme :
[
5:29] Ah oui, d'accord. Oui, effectivement, c'est un sujet brûlant. Non, mais parce que voilà, c'est ça, c'est que la clim, ça fait des années qu'il y a, si tu veux, un discours écologiste expliquant que la clim, c'est le mal parce que, pour plein de raisons, ça réchauffe les villes, ce qui reste à prouver, ce qui est d'ailleurs, après ce que j'ai cru comprendre, mais je ne suis pas un expert, ce qui n'est pas vrai, ça pollue l'atmosphère à cause des fuites de fluides réfrigérants, ce qui est également d'ailleurs une fake news parce que les fluides en question ne sont plus utilisés dans les climatiseurs.
François :
[
5:58] Il y a des nouveaux fluides qui ne polluent pas, oui, en effet.
Jérôme :
[
6:01] Voilà, et quant à la consommation et à la surconsommation électrique, c'est également une fake news, puisque, enfin en tout cas, pas une fake news, mais en France, on est un pays vertueux, on a 70% d'énergie, d'électricité non carbonée, donc on n'est vraiment pas les plus gros pollueurs. Et c'est fou, mais j'ai demandé, et puis après on passera à autre chose, mais c'est vrai que c'est tellement le sujet du monde, j'ai demandé à ChatGPT un petit comparatif des taux d'équipement en climatiseur. Vous savez qui est premier ?
François :
[
6:30] Les États-Unis?
Jérôme :
[
6:32] Vous allez dire les États-Unis, ben non. C'est le Japon. Le Japon à 91%. Mais les États-Unis ne sont pas loin derrière, évidemment, à 88%, 90%. Oui, le Japon.
Bruno :
[
6:42] Oui, mais le Japon, avec leur été à 40 degrés pendant toute la semaine, c'est... Moi, j'ai des bons souvenirs de là-bas.
François :
[
6:49] C'est pour ça qu'ils sont très bons en clim, d'ailleurs. Ils sont très bons, les Panasonic, les Toshiba, les Mitsubishi, les plus grands, les Daikin, je crois que Daikin aussi, c'est japonais. toutes ces boîtes-là, ce sont des boîtes japonaises de climatisation.
Jérôme :
[
7:02] C'est aussi parce qu'ils sont bons en tech et en électronique depuis toujours.
Bruno :
[
7:06] Mais ultimement, Jérôme, regardez votre tableau du nombre de morts, si ça peut sauver des vies de mettre de la clim.
Jérôme :
[
7:12] Il ne faut pas y penser deux fois. C'est évident. Après, c'est un peu en train de changer en ce moment. C'est-à-dire qu'on mélange tout. On mélange l'absolue nécessité pour les individus chez eux de ne pas mourir de chaud, notamment les personnes âgées, etc. Les gens qui sont sous les toits, même si ça fait beaucoup rigoler Yann Barthès, mais c'est une réalité. Tu es sous un toit à Paris, un toit d'ardoise, mais c'est criminel. C'est une torture.
François :
[
7:35] C'est un four. En fait, c'est une plaque chauffante à l'envers.
Jérôme :
[
7:38] Ah oui, exactement. Et on met ça... En fait, c'est pour dire... Il ne faut pas dire aux gens que la clim, c'est bien pour eux, parce que sinon, on va penser que c'est la solution contre le réchauffement climatique et on ne va plus trier nos déchets, etc. Ça mélange tout, ça mélange tous les discours. Et bref, juste pour les chiffres, et nous, on est à 25% à peine de clim, parce qu'il y en a un peu quand même dans le sud de la France. Tu le sais bien.
François :
[
8:04] Toi, François.
Jérôme :
[
8:05] Oui, bien sûr.
François :
[
8:06] C'est clair.
Jérôme :
[
8:07] C'est beaucoup plus généralisé.
François :
[
8:07] Mais tu te rends compte qu'aujourd'hui, à Paris, puisqu'on vit à Paris, c'est une absolue nécessité. Parce qu'aujourd'hui, à Paris, il fait plus chaud que dans le sud de la France. Et si tu n'as pas de clim, tu ne dors pas, tu ne peux pas bosser, tu peux avoir des soucis de santé. Donc, la question ne se pose même pas.
Jérôme :
[
8:26] Bien sûr.
François :
[
8:27] Pose même pas. Même si ça réchauffe un petit peu les villes, qu'est-ce qu'on préfère ? Ne pas chauffer les villes et mourir dans son appartement de chaud ? Ou alors ne pas dormir et perdre en productivité ? Ou alors après ? Après, je pense qu'il y a aussi toute une pédagogie sur la manière dont on utilise la clim, tu vois ? Oui, sans doute. Et là, il y a peut-être quelque chose à faire, ne pas la mettre tout le temps à fond, essayer de juguler tout ça. Et voilà, ça ne sert à rien d'avoir un appartement à 20 degrés quand il fait 40 dehors, tu vois. Mais déjà, passer de 40 à 28, c'est monstrueux, tu vois. Donc, je pense qu'il y a aussi toute une pédagogie à faire là-dessus.
Bruno :
[
9:04] Jérôme, merci pour ce segment de service public.
François :
[
9:07] Oui, c'était bien.
Jérôme :
[
9:08] Je ne sais pas si c'est très service public, mais bon, enfin voilà.
François :
[
9:11] Merci beaucoup, c'était le podcast pour la clim.
Jérôme :
[
9:13] Voilà, exactement. Pour ou contre la clim, c'était le débat du jour. On se retrouve le mois prochain pour savoir, pour ou contre les sandales avec les chaussettes.
François :
[
9:26] Ah non, avec, avec.
Jérôme :
[
9:27] C'est un débat intéressant aussi.
François :
[
9:29] Oui, je pense que ça va rameuter les foules.
Jérôme :
[
9:33] Bon, alors, à part ça, de quoi on devait parler ? Ah oui, VivaTech. VivaTech que nous avons vécu tous les trois, y compris Bruno. Où il y avait la clim. Et la température était plutôt pas mal. Plutôt agréable. C'est vrai qu'on a connu des VivaTech trop chauds, trop froids. Là, ils ont trouvé le bon juste milieu.
Bruno :
[
9:51] Ils ont changé d'endroit aussi.
Jérôme :
[
9:53] Oui, ils ont aussi suivi. C'est vrai. Surtout, ce VivaTech, on peut le dire unanimement, et on l'a senti avant même, qui est le bilan officiel à la fin, c'est quand même un succès. Plus de 200 000 visiteurs. Donc là, ils ont explosé le CES en fréquentation. Je vous pose donc la question qui va structurer tout notre échange. Est-ce que, VivaTechh, le petit salon français, va-t-il supplanter le CES de Las Vegas ? Selon vous, qu'en pensez-vous ?
François :
[
10:27] Non ! Je commence.
Bruno :
[
10:30] Où est le buzzer ?
Jérôme :
[
10:31] Vas-y, vas-y, vas-y, vas-y, François, vas-y.
François :
[
10:34] Non, non, non, mais alors, surtout qu'on ne s'y méprenne pas, je ne suis pas contre VivaTech, bien au contraire, je trouve que ce salon est une vraie réussite. C'est bien que VivaTechh existe en France, que ça existe en Europe, que ça grossisse d'année en année, ça fait la dixième année cette année. Franchement, bravo aux organisateurs. Deux petits bémols. Je trouve que c'est un peu trop le fourre-tout. Il y a trop de trucs, on ne sait pas trop où on va, on ne sait pas trop ce qu'on fait, on ne sait pas trop pourquoi on y va. Est-ce que c'est pour du networking ? Est-ce que c'est pour trouver des nouveautés qu'il n'y a pas ? Mais c'est très positif, malgré tout, d'avoir un lieu où toute la tech française et européenne, et même un peu américaine, se retrouve. Mais je pense qu'il ne faut pas du tout le comparer au CES de Las Vegas. On a toujours eu cette discussion. C'est vrai que chaque année, on se répète. Mais là, le VivaTech, les organisateurs disent qu'il y a eu 200 000 participants. Mais ça n'a rien à voir. On ne peut pas comparer le CES et VivaTechh. Parce que VivaTechh, c'est un salon qui n'est ouvert qu'au professionnel. Le CES est ouvert qu'au professionnel. Il n'y a pas d'étudiants au CES. Moi, je ne vois pas beaucoup d'étudiants au CES se balader.
Bruno :
[
11:52] À part ceux qui démarrent des startups.
François :
[
11:54] Alors, oui, voilà. Mais bon, ils sont à la marge, ceux-là. Alors qu'à VivaTech, il y a énormément d'étudiants parce que c'est gratuit, parce qu'il suffit que tu fasses partie d'une école qui soit agrée, etc. Tu peux demander des invitations et des entrées pour VivaTech. Ce qui gonfle aussi la fréquentation. T'es d'accord ? Parce que, voilà, c'est bien de dire 200 000. et moi j'aimerais bien qu'on me dise combien d'entrées payantes combien d'étudiants combien de visiteurs gratuits le samedi parce que c'est ouvert à tout le monde, donc c'est pas comment dire, on peut pas mélanger les deux c'est comme si t'allais faire tes courses chez Lidl et qu'après tu ailles au bon marché tu vois c'est pas pareil il y a deux choses.
Jérôme :
[
12:38] Parce que tu dis toi-même alors il y a le nombre de visiteurs c'est une chose moi j'entends bien tes remarques sur pourquoi il y en aurait plus à VivaTechh, mais il y a aussi le fond, qu'est-ce qu'on y fait et c'est ce que tu disais avant et c'est là et finalement, moi je trouve que la différence elle est surtout sur le fait que le CES, ne l'oublions pas c'est donc un salon consumer où il y a des boîtes qui sont là pour présenter des choses qu'elles veulent vendre des produits qui, in fine sont destinés à être vendus à être achetés par des consommateurs et elles attendent.
François :
[
13:13] Le CES pour présenter leurs nouveautés.
Jérôme :
[
13:15] Voilà. Et VivaTech, ce n'est pas du tout le même esprit. C'est des entreprises qui sont là pour montrer ce qu'elles savent faire. Donc, c'est pour ça que c'est très business. C'est pour ça qu'il y a des grands groupes, y compris des groupes qui ne sont pas des boîtes de tech.
François :
[
13:29] Après, le CES, c'est aussi ça, Jérôme.
Jérôme :
[
13:31] Alors, ça, il est devenu...
François :
[
13:32] Il y a plein de boîtes qui vont au CES, qui montrent ce qu'elles savent faire. Il n'y a pas de boîtes qui ne vendent rien après le CES, mais qui présentent des choses dont elles sont fières et dont elles veulent montrer au monde les particularités, tu vois.
Jérôme :
[
13:47] Oui, c'est vrai que ça a pris un peu ce biais-là, mais ce n'est pas la majorité du truc. Moi, c'est la grosse différence que je vois, principalement. Bruno, qu'est-ce que tu en penses ?
Bruno :
[
13:57] Bien, pour répondre directement à ta question, non. C'est très loin d'être le CES ou d'aller détrôner le CES. Cependant, moi, je pense que l'essentiel de ce qu'on trouve au CES comme grande marque, maintenant, on le trouve chez VivaTech. Et c'est pour ça qu'une petite entreprise ou quelqu'un qui s'intéresse à la chose, je pense qu'il est sur le territoire français. Je pense qu'en allant faire un tour chez VivaTech, il va être rassasié pour l'essentiel de ses besoins. Maintenant, pourquoi on va à VivaTechh? Dans mon cas, c'est pour vous voir.
Jérôme :
[
14:29] C'est mignon.
Bruno :
[
14:30] Non, mais c'est ça. C'est la première raison.
François :
[
14:32] Tu as du contenu aussi. Oui, je vais chercher du contenu. Tu arrives à faire du contenu un peu particulier.
Bruno :
[
14:36] Oui, je sais. Mais si vous n'étiez pas là, je ne suis pas sûr que j'irais.
François :
[
14:40] Oui, oui, oui, c'est clair.
Bruno :
[
14:42] Pour ça, il faudra renouveler votre contrat avec VivaTechh, j'imagine, et puis voir. Mais parallèlement à ça, non, je trouve ça intéressant. Il y a des pays, il y a des délégations qui sont moins présents au CES, notamment toute la présente africaine. Les deux dernières années au CES, on sentait que ça commence à augmenter, mais ce n'est pas encore du calibre, ce n'est pas encore du niveau de VivaTech, la présence africaine. Et pour ça, je vous dirais que ça, ça vaut la peine. Et sinon, bien évidemment, si on parle des chiffres, Je ne sais pas comment les organisateurs arrivent avec ces chiffres-là. On s'entend, le 200 000, ce sont le public qui rentre, les étudiants. Parallèlement, les 15 000 startups qui sont là, je m'excuse, le CES se gonfle le torse en disant qu'ils ont 1 000 startups qui sont réunies dans leur Eureka Park. 14 000 startups, il faut le faire, les ramener à quelque part. Je ne sais pas où ils sont.
Jérôme :
[
15:39] C'est bizarre, je suis d'accord.
François :
[
15:42] Je ne veux pas rentrer dans cette guerre des chiffres parce que finalement, elle est stérile, ça n'a pas beaucoup de sens. VivaTech est une réussite. C'est une réussite incontestée et incontestable. Je veux dire, voilà, il y a du monde, c'est sympa, on célèbre la Tech, on se pose les bonnes questions parce qu'évidemment, c'est un salon qui vit sur l'actualité. Cette année, encore plus que jamais, c'était la souveraineté. Voilà, donc c'est très bien qu'il y ait ce rendez-vous-là. Et franchement, il ne faut pas cracher dans la soupe. Bravo à Publicis, à toute l'équipe qui organise ça. Mais je ne pense pas qu'il faille le comparer au CES. C'est autre chose. Je pense que c'est une mauvaise idée que de vouloir comparer les deux.
Bruno :
[
16:25] C'est quand même qu'on commence.
Jérôme :
[
16:26] Non ? Oui, oui, mais moi, je ne suis pas tout à fait d'accord. Je pense que ça peut se comparer, même si ce n'est pas pour dire que l'un est mieux que l'autre. Mais il y a quand même... Et puis, ne serait-ce que aussi pour pour mettre en avant les différences entre l'un et l'autre. Non, je pense que ce n'est pas absurde totalement de les mettre en comparaison.
François :
[
16:46] Comme tu dis, le CES, c'est vraiment le consumer. C'est-à-dire que tu as des allées entières où tu vas retrouver tous les constructeurs de télé, tous les constructeurs de tech purs, que ce soit de l'audio, de la vidéo.
Jérôme :
[
16:58] Oui, mais ça, il n'y aura jamais ça à VivaTechh.
François :
[
17:00] C'est certain. Tu as des drones de personnes, tu as plein de robots.
Jérôme :
[
17:08] Il y a plein de produits.
François :
[
17:09] Il y a plein de produits. tu vois, c'est vraiment c'est autre chose je trouve que c'est autre chose c'est autre chose bon, enfin voilà mais en tout cas, bravo aux organisateurs de VivaTech c'est une belle réussite, et franchement vivons l'année prochaine et surtout.
Bruno :
[
17:28] Moi je pense qu'il faut souligner le fait de l'amélioration d'année en année moi je regarde les trois dernières années c'est impressionnant de voir comment ils arrivent à évoluer, même désolé de faire le lien, mais mais ils arrivent à évoluer encore plus rapidement que le CES. Et dans ce sens-là, moi, je trouve que c'est garant d'un futur qui semble intéressant pour eux.
Jérôme :
[
17:49] Mais vous savez, encore juste un mot, il y a aussi une chose, c'est que VivaTech est en train de faire de l'ombre un autre salon européen qui est l'IFA. L'IFA de Berlin, qui a lieu en septembre et qui commence à avoir… Qui.
François :
[
18:02] Ressemble plus au CES, je trouve.
Jérôme :
[
18:03] Et qui ressemble… Eh bien, voilà, ça ressemble plus au CES. et en même temps, ils commencent un peu à devoir faire beaucoup d'efforts pour séduire, inciter les gens à venir, parce que les gens qui se retrouvent tous à VivaTechh, en juin se demandent si ça vaut le coup d'aller dépenser de l'argent encore pour mettre un stand ou faire des voyages pour aller à l'IFA de Berlin. Donc, je ne sais pas, mais d'ici quelques années, la question se posera peut-être aussi avec le CES.
Bruno :
[
18:31] Puis si vous me permettez, ça c'est mon point de vue nord-américain, mais, Au VivaTech, je le trouve plus intéressant, en tout cas, je le trouve particulier, c'est qu'il y a aussi la façon de faire française. Bon, ça semble probablement que vous ne le remarquez pas tant que ça parce que vous êtes habitués là-dedans, mais si je compare l'expérience d'un nord-américain qui va au CES, la façon américaine de faire, et puis c'est presque gros gens comme devant, on y va, puis on fait comme on peut. Tandis que VivaTechh, on sent, c'est la structure française, c'est l'administration française, c'est la façon de communiquer française. Et il y a un je ne sais quoi, on va utiliser cette expression-là, qui fait qu'elle est très distinctive et je pense qu'il n'y a personne qui va arriver à la copier. Alors, on pourra comparer des événements qui se passent au Japon ou en Chine avec le CES, peut-être avec l'IFA, mais je pense que dans ce sens-là, l'VivaTech, ça demeure un événement distinct. Ça a son charme, ça a son cachet et juste pour ça, je pense que ça vaut la peine d'aller faire un tour. Après, maintenant, évidemment, c'est pour les organisateurs de toujours aller chercher, le keynote, l'invité qui va faire la différence. Cette année, ils ont fait un coup de com' avec Jeff Bezos. Je ne suis pas sûr que c'était la meilleure personne dans l'actualité, mis à part les gens qui suivent Paris Match, mais.
Bruno :
[
19:59] Dans le passé, ils ont été meilleurs. J'ai l'impression que l'an prochain, ils le seront aussi.
Jérôme :
[
20:03] Oui, mais ça reste une pointure. François ?
François :
[
20:05] Oui, bien sûr. Non, non, non. Je trouve que... Est-ce que VivaTechh ne devrait pas saisir l'occasion, l'opportunité de, vivre justement la différence avec les salons américains et de proposer non pas à des stars américaines de venir, mais plutôt à des stars de la tech autres ? Tu vois, parce qu'on se rend compte aujourd'hui que... Bon, alors évidemment, ça pète, tu vois, Jeff Bezos. OK, d'accord. Mais qu'est-ce qu'il a raconté pendant cette keynote ? Il n'a pas parlé de l'Europe ou très peu. Enfin, lui, il déroule son truc.
Jérôme :
[
20:40] Il a parlé de l'IA. Il a dit, il ne faut pas avoir peur. Ça va permettre de créer des millions d'emplois, etc.
François :
[
20:47] OK, mais est-ce que...
Jérôme :
[
20:49] Il a parlé des espaces aussi. Il a beaucoup parlé de l'espace. En disant, ce n'est pas grave de polluer la Terre. On va aller tout mettre sur la Lune, de toute façon.
François :
[
20:55] Voilà, formidable. C'est super. Mais est-ce que ça ne serait pas plus pertinent, d'en profiter pour donner la parole aux acteurs de la tech européens ?
Bruno :
[
21:07] Des champions européens, oui.
Jérôme :
[
21:09] Oui, mais la tech ne prétend pas être un salon seulement européen. Ils veulent un salon international. Non, mais ils ne le prétendent pas.
François :
[
21:19] Je dis, est-ce qu'ils ne devraient pas le prétendre ? C'est ça la question. Est-ce qu'ils ne devraient pas, si tu veux, légèrement tourner de côté et se dire, finalement, on a eu Elon Musk, on a eu Jeff Bezos, l'année prochaine, ils auront qui ? Sam Altman, Paris Hilton, on ne sait pas.
Jérôme :
[
21:37] Paris Hilton, oui, ça dénoterait.
François :
[
21:40] Non mais avoir tu vois avoir des super keynotes et tu prends par exemple je sais pas moi en Italie il y a forcément des super belles boîtes de tech en Allemagne aussi en Espagne aussi, et faire un truc être plus en avant la tech européenne ben oui et justement
François :
[
21:57] cultiver notre différence tu vois cultiver notre différence et promouvoir ce qu'on fait ok.
Jérôme :
[
22:02] Bon bah écoutez on va s'arrêter là sur VivaTechh et puis on reprendra la discussion l'année prochaine après VivaTechh 2027, Bon, j'espère que vous avez pris vos précautions si vous aviez l'intention d'acheter, un ordinateur, un smartphone, un lave-vaisselle connecté, je ne sais pas, ces dernières semaines. J'espère que vous l'avez fait à temps parce que maintenant, ça va coûter plus cher puisque les prix explosent ou en tout cas, un peu comme le prix de l'essence, ça grimpe en flèche. Et les derniers en date, effectivement, c'est Apple et ça, c'est un peu la surprise qui a annoncé des hausses de prix qui vont... Alors, j'ai regardé, on en a parlé ensemble dans l'hebdo et dans le débrief transat Bruno ça va d'une centaine d'euros jusqu'à 700 euros même d'augmentation selon les différentes configurations ça dépend du modèle, donc il faut qu'on explique aux gens qui nous écoutent mais qu'est-ce qui se passe comment ça se fait ce bazar là pourquoi François et Bruno tout, Pourquoi François ? Mais François n'y est pour rien.
François :
[
23:04] C'est pas moi qui achetais toute la rame qui était disponible dans le monde, pour après la revendre sous le bras, sur Le Bon Coin. Non, non, non, ça n'a pas de sens.
Jérôme :
[
23:11] Sous le bras, de la rame roulée sous les essais.
François :
[
23:13] C'est ça, comme ça, tu vois, et puis après, je la vends, hop là, je la fais tomber.
Jérôme :
[
23:18] Tu voulais dire sous le manteau, j'imagine.
François :
[
23:19] Oui, sous le manteau. Et puis, en plus, je pourrais y parler un petit peu comme ça, en disant, oui, je vous la fais à moins 50%.
Jérôme :
[
23:26] Oui.
François :
[
23:27] Mais, non, c'était prévisible cette histoire là, sauf que ce qui n'était peut-être pas prévisible, c'était l'ampleur des augmentations du prix de la RAM, parce que là c'est quand même assez violent, et quand on voit ce que prévoient SK hynix les Samsung comment ça s'appelle la troisième boîte ? Micron, je crois, ou un truc comme ça, Micron il y a une troisième qui fait de la RAM qui dit les gars c'est pas prêt de se terminer cette surenchère du prix de la RAM, ça va durer encore des années. Ça va durer des années. Et on va se rendre compte que finalement, on aura peut-être vécu des années un peu dorées où la tech n'était pas chère, était assez abordable. Et peut-être que cette période-là, elle est terminée pendant un moment. Quand on voit, l'augmentation des prix des produits Apple, il y a même l'Apple TV qui prend je ne sais pas combien, mais c'est impressionnant. on se dit que les prochains iPhones parce qu'évidemment Apple a communiqué sur tous les produits sauf sur les iPhones parce qu'ils attendent sauf sur les iPhones ils attendent septembre tu vois et là ça va oui.
Jérôme :
[
24:39] Mais du coup ce sera un nouveau modèle donc il coûtera plus cher mais on sera dans la logique.
François :
[
24:43] Habituelle oui mais il coûtera sans doute plus cher que le 17 nouveau de l'année dernière, C'est ça le truc. Et voilà, donc, ça va augmenter les tarifs. Et puis, bon, il y a le pliant qui va sans doute arriver. Et alors qu'il, lui, va tutoyer, à mon avis, des cimes de prix assez impressionnants.
Jérôme :
[
25:03] Oui, ça va être terrible. Bon, Bruno, toi qui as suivi ce dossier à fond, qu'est-ce qui se passe? C'est de la DDR5, c'est quoi ?
Bruno :
[
25:10] Non, mais j'allais dire, si on pensait que le Vision Pro était cher, attendez de voir le téléphone pliant d'Apple.
Jérôme :
[
25:16] Oui, c'est vrai.
Bruno :
[
25:19] Est-ce qu'on fait un pari?
Jérôme :
[
25:21] À bon second, ça.
Bruno :
[
25:22] 4 000 ou 5 000?
Jérôme :
[
25:24] Le téléphone pliant au prix du Vision Pro. Regardez, le Vision Pro n'est pas cher. Il coûte le prix d'un téléphone.
François :
[
25:29] Pas plus d'euros, les enfants. Allons-y.
Bruno :
[
25:32] Aïe, aïe, aïe. Non, mais sérieusement, ce qui est surprenant dans cette nouvelle-là qui est tombée cette semaine, c'est qu'Apple nous a toujours habitués à une certaine hausse de tarification, mais lors de la présentation des nouveaux modèles. Et là que ça nous arrive vraiment dans une fenêtre, à quelques mois de la présentation, on s'entend, ça va être fait à l'automne, on se dit, wow, là, on ressent vraiment. Et d'autant plus que Apple ne veut pas vraiment aller chercher dans sa marge. Alors, il repasse l'augmentation, il refile une bonne partie de l'augmentation à sa clientèle. On se dit, bon, OK, alors ça va aller mal. Et là, on est en train de regarder, cette semaine, il y avait aussi Microsoft qui présentait ses nouvelles Surface, des nouvelles Surface qui disent, ah, mais c'est le même prix ou c'est moins cher. Mais sauf que ce qu'on dit plus ou moins, c'est qu'on a coupé de moitié la mémoire de ces appareils-là. Ah ouais, ça c'est malin.
Jérôme :
[
26:25] C'est-à-dire, pour ne pas augmenter les prix, ils déclassent les produits.
Bruno :
[
26:29] Oui, et il y a même un modèle où on fait moins cher qu'auparavant, mais on a vraiment coupé dans la mémoire. Et donc, et de moitié. Donc, il y a des gens qui vont se retrouver en disant, ben moi, je vais renouveler mon parc par habitude. Ils vont aller chercher le dernier modèle pour finalement se rendre compte qu'ils ont moins de puissance que le modèle qu'ils possédaient auparavant. Il y a aussi PlayStation, les gens de Sony, qui ont annoncé que, bien là, préparez-vous, parce que la nouvelle PlayStation, quand elle va sortir, elle va coûter pas mal plus cher, parce qu'on a un problème de stockage, et bien, on n'a pas un problème. Mais le stockage et la mémoire coûtent plus cher. Alors là, ils sont tous en train de nous alerter à l'avance. Mais j'ai l'impression que le symbole d'Apple qui arrive entre deux présentations, je pense que c'est ça qui est venu frapper l'imaginaire, évidemment des gens qui s'intéressent aux produits Apple. Et de l'autre côté, bien évidemment... Et puis, c'est drôle parce que ça s'est fait cette semaine alors que, je ne veux pas faire de pub là, mais Amazon Prime tenait ses quatre jours de promotion. Et donc, il y a des gens qui ont réussi à acheter un modèle en fait, à l'ancien prix, en commandant sur Amazon, parce qu'il restait du stock là-dessus.
François :
[
27:46] Oui, je crois qu'il y avait Amazon Italie, notamment en Europe, qui n'avait pas mis à jour ces prix et tu pouvais acheter encore des produits aux anciens prix.
Bruno :
[
27:54] Alors, tu sais, quand tu commences à regarder des 700 $ de différence, ça commence à valoir la peine d'aller magasiner en ligne, mais sinon, la plupart des autres sites marchands ont mis à jour assez rapidement. Donc, il reste quoi? L'iPhone, l'Apple Watch et les AirPods qui n'ont pas été touchés par cette hausse-là chez Apple. Et pour les autres fabricants, il va falloir surveiller. Mais c'est sûr que c'est pernicieux. Pendant l'été, les gens font moins attention. Et j'ai l'impression qu'il y a des gens qui, en tout cas en Amérique du Nord, ça se passe comme ça, à la rentrée, à la fin août, quand il y a des parents ou il y a des étudiants ou des gens qui vont vouloir se rééquiper pour la rentrée, il va y avoir une méchante surprise là.
François :
[
28:37] Oui. Non, non, non, mais c'est clair.
Jérôme :
[
28:38] Le back to school, ça va faire mal.
François :
[
28:40] C'est clair, le back to school va être violent, la fin de l'année va être violente. Je veux dire, tout va augmenter. Je ne sais pas si vous avez vu, même la Nintendo Switch 2 va augmenter en Europe. Oui, c'est ça. Et voilà, on n'en est qu'au tout début. Et je pense qu'on n'est pas à l'abri d'une autre mise à jour de prix, de produits, dans les semaines ou les mois qui viennent. Donc, c'est quand même assez inquiétant.
Bruno :
[
29:03] Puis de l'autre sens, dans une situation économique comme on se trouve, parce que ce n'est pas Joujo non plus dans la vie de tous les jours. Jérôme, tu faisais allusion à l'essence qui coûte pas mal plus cher. C'est quoi le message qu'on envoie à la population? On veut qu'ils poursuivent leur achat. On veut que l'industrie, la consommation fonctionne bien dans le monde électronique. Mais de l'autre côté, à force d'hausser les prix, il y a des gens qui vont dire, ben non, moi je vais attendre. Les articles qui fonctionnent le plus sur mon blog cette semaine, C'est tous les articles qui concernent les téléphones d'occasion ou comment retravailler son téléphone. C'est un signe, ça. Et puis, moi, je...
Jérôme :
[
29:44] Après, c'est bon. Ça, c'est peut-être un côté pas trop négatif parce que tout ce qui est reconditionné, c'est intéressant aussi.
François :
[
29:51] Bien sûr. Mais tu vas voir que même les produits reconditionnés, les prix vont augmenter parce que tu vas avoir une demande qui va être beaucoup plus importante.
Jérôme :
[
29:59] Ah oui.
François :
[
30:00] Et donc, tu vas te retrouver avec un iPhone.
Jérôme :
[
30:02] Pas pour les mêmes raisons.
Bruno :
[
30:02] Du coup.
François :
[
30:02] Non, parce qu'il va avoir une appétence, je pense, encore plus importante pour les produits reconditionnés.
Bruno :
[
30:09] En bref, si vous cherchez à remettre à jour votre parc informatique ou votre téléphone cellulaire, regardez présentement.
Jérôme :
[
30:19] Et si on regarde les choses de manière un peu globale, l'explication de ça, c'est qu'il y avait eu dans les années 2022-2023 une chute des prix, en réalité. Et puis, après, il y a eu l'IA, l'IA générative, la voiture hyperconnectée, autonome, etc. Deux gros, gros pôles qui ont absorbé la demande. et du coup les capacités de production de ces usines là dont tu parlais François ont été réduites et aujourd'hui non seulement elles ont été réduites mais même en les remettant à niveau elles n'arrivent pas à satisfaire la demande et il paraît que les stocks, j'ai vu que tout ce qui est production qui était prévu pour 2026, tout est déjà vendu en fait.
François :
[
31:08] C'est acheté par avance on pourrait se dire que ces boîtes là pourraient créer de nouvelles usines mais il y a une latence tellement importante. C'est-à-dire qu'à partir du moment où tu dis...
Jérôme :
[
31:16] Ça prend du temps.
François :
[
31:17] Ça prend plusieurs années.
Bruno :
[
31:19] Trois et cinq ans, c'est ça ?
François :
[
31:21] Voilà, trois et cinq ans pour faire une usine, parce que c'est évidemment une usine hyper high-tech avec une exigence de perfection technologique qui est telle que ça prend des années et des années. Franchement, oui, on ne va pas s'en sortir. Pas tout de suite, en tout cas.
Jérôme :
[
31:40] Finalement malgré cette hausse récente, c'est presque maintenant qu'il faudrait acheter plutôt que de se dire si vous en avez la nécessité, bien sûr, si on a la nécessité évidemment, mais ça ne sert à rien d'attendre en disant oui, je vais attendre si moi ça va redescendre, non ça ne va pas redescendre, ça ne redescendra pas contrairement au prix de.
François :
[
32:02] L'essence parce que c'est vrai que les prix des composants électroniques sont toujours cycliques ça fait toujours comme ça depuis la nuit des temps depuis que la tech existe. Mais là, je ne vois pas on est tout en haut de la crête je ne vois pas quand ça peut redescendre en fait, tu vois. Bon, compliqué.
Bruno :
[
32:21] Oui, parce que, puis Jérôme, tu parlais de l'industrie automobile, mais il y a tous les produits connexes de l'électronique où on a embarqué maintenant. La tendance est à tout est connecté, puis là, on embarque de l'IA là-dessus. Bien, ça aussi, ça demande énormément de mémoire de stockage et c'est tout un écosystème qui n'avait rien à voir avec le monde des puces, des processeurs et de la mémoire qui, là, tout d'un coup, débarque. Et là, on parle de millions de petits produits qui se retrouvent sur les tablettes qui ont besoin de ça. Alors, la demande, c'est fou comment ça prend du marché.
Jérôme :
[
33:01] Mais c'est pour ça que tout à l'heure, je disais en rigolant, les lave-vaisselle, etc.
Bruno :
[
33:05] C'est très sérieux.
Jérôme :
[
33:06] Je veux dire, les lave-vaisselle, il y a des puces à l'intérieur. Moi, j'ai fait la mise à jour du firmware de mon lave-vaisselle il y a deux jours. Après avoir fait la mise à jour du firmware de ma serrure connectée, je ne vous parle pas de mes volets. ça c'est autre chose.
François :
[
33:22] Est-ce que ton linge est plus propre après la mise à jour ?
Jérôme :
[
33:26] Non parce que le lave-vaisselle c'est pour laver la vaisselle c'est pas pour laver le linge je sais pas comment tu fais toi mon lave-linge n'est pas connecté mais toi t'as un lave-linge connecté je le sais.
François :
[
33:35] Oui c'est vrai mais.
Jérôme :
[
33:37] Je pense que tu ne.
François :
[
33:38] L'utilises pas ça sert à rien.
Jérôme :
[
33:43] La seule chose à laquelle ça sert je trouve c'est que ça déporte, l'affichage Et moi, je préfère avoir un message en toutes lettres sur mon smartphone, en plus sur mon smartphone, donc je ne risque pas de le rater. Il me dit, attention, il faut remettre du sel dans le lave-vaisselle plutôt qu'un voyant bidon qui s'allume. Tu le laisses allumer pendant des semaines et des mois. Personne ne sait ce que veut dire ce voyant. Personne ne sait ce que ça signifie. On passe devant tous les jours et puis on comprend tout d'un coup. Tiens, je vais regarder dans la notice. non pour ça pour ça c'est bien je trouve l'électroménager connecté c'est vraiment intéressant, Bon, enfin, voilà où ça nous emmène. Les tensions sur... Oui, le titre est génial. On appelle ça le Ramageddon. C'est l'Armageddon de la rame. C'est ça. C'est hollywoodien.
Bruno :
[
34:34] J'imagine déjà la couverture de ton initial cette semaine. Ramageddon.
Jérôme :
[
34:40] Oui, j'ai y pensé.
François :
[
34:41] Tu peux même rajouter le nom de D, ça fait dramageddon.
Jérôme :
[
34:44] Là, ça fait...
François :
[
34:46] Oui, mais tu rajoutes un peu cette...
Jérôme :
[
34:47] Double allusion.
François :
[
34:48] La dramaturgie de la rame.
Jérôme :
[
34:50] Tu vois.
François :
[
34:50] C'est Dramageddon, c'est pas mal.
Jérôme :
[
34:52] Oui, alors ce titre peut se lire à quatre niveaux. Oui, tout à fait.
François :
[
34:56] Écoutez, Jean-Robert, parlons-en.
Jérôme :
[
34:59] Parlons-en.
François :
[
35:00] Dramageddon, il y a le drame qui, évidemment, fait partie de notre société.
Bruno :
[
35:04] Bien sûr.
François :
[
35:05] Armageddon, donc, ce film avec Bruce Willis, qui n'est pas très en forme, et vous avez le Dramageddon. On pourrait faire un truc aussi comme ça.
Jérôme :
[
35:14] Je vous rappelle qu'une soirée débat aura lieu à l'amphithéâtre de la Sorbonne, le 14 juillet prochain.
François :
[
35:20] Et rétroprojeté à la MJC de Gif sur Yvette.
Jérôme :
[
35:24] Tout à fait. Et peut-être même en duplex avec Montréal.
Bruno :
[
35:30] Sûrement.
Jérôme :
[
35:31] Si on a l'accord des autorités locales.
Bruno :
[
35:32] Sûrement.
François :
[
35:34] Peut-être.
Jérôme :
[
35:36] On passe au sujet suivant. Je pense que là, on a fait le tour. Parce qu'on est allé au fond du coup.
François :
[
35:42] Essorer le sujet, si je puis me permettre.
Jérôme :
[
35:45] Allez, c'est parti.
Jérôme :
[
35:50] Alors, comme troisième sujet, j'avais envie de vous emmener sur un truc un peu tarbiscoté, mais c'est une vision que j'ai eue en préparant cette émission. Et quand on parle de vision, c'est le bon mot, car j'ai l'impression que, oui, la vision est en train d'arriver sur tous nos produits high-tech. Alors, évidemment, la vision sur les smartphones, ce n'est pas nouveau. La vision sur les lunettes connectées, la vision sur les caméras, et surtout, en fait, ce qui m'a fait tilter, je ne sais pas si vous avez vu ça, c'est cette rumeur, concernant Apple qui pourrait mettre des caméras dans ses AirPods, alors ça peut paraître un peu bizarre les caméras dans l'AirPods c'est-à-dire qu'on aurait des caméras aux oreilles, en fait ce qui a priori n'est pas hyper malin mais bon après on ne sait jamais, c'est assez contre-intuitif il faut reconnaître la caméra est dans l'AirPods si tu veux ah, oui non je n'avais pas pensé à ça c'est bon je ne suis pas sûr que ça peut te regarder au fond de l'oreille je pense messieurs que vous n'avez pas lu l'article jusqu'au bout.
François :
[
36:51] Attention, vous avez trop de cérumen. Non, pas du tout. Je l'ai vu. Et tu vois, sur ton téléphone, tu as une alerte cérumen.
Bruno :
[
36:59] Un texte.
Jérôme :
[
37:01] Non, pas du tout. Pas du tout. Parce qu'en fait, non, mais c'est vachement intéressant. C'est-à-dire que ce n'est plus seulement des caméras pour nous permettre, nous, de prendre des photos, de faire des vidéos, de regarder, etc. C'est pour permettre, en fait, aux machines, enfin, oui, pour permettre aux objets connectés de voir et d'avoir une perception du monde environnant. Et ça rejoint un peu notre thème de la soirée des balles à Sorbonne, en réalité. C'est-à-dire que...
Bruno :
[
37:30] Tu te rappelles la date ?
Jérôme :
[
37:34] Le 14 juillet, c'est là où il fait le plus chaud. Et en fait, c'est pour donner aux objets high-tech une nouvelle perception du monde, pour élargir leur perception du monde, en fait. Et notamment sur les AirPods, l'idée, ce serait que ça puisse filmer ce qui nous entoure. Enfin, on comprend mieux, en fait, quand on parle des caméras dans les lunettes. C'est les caméras dans les lunettes. Elles ne sont pas seulement pour espionner les voisins ou les gens dans la rue. Elles sont aussi pour permettre à l'intelligence artificielle de comprendre ce qu'il y a autour. Et c'est comme ça qu'on peut lui dire, tiens, lis-moi le menu ou bien pour les personnes qui sont aveugles, aide-moi à repérer la boîte de petits pois dans les rayons du magasin. C'est-à-dire qu'en fait, l'IA aurait des yeux.
Bruno :
[
38:23] Et ça permet de contextualiser toute l'information, tous les services qu'ils peuvent nous donner.
Jérôme :
[
38:31] C'est assez génial quand même.
François :
[
38:32] Je trouve ça intéressant. et alors ce qu'il y a d'amusant, c'est que tu rejoins, le concept de world model de Yann LeCun avec tout ça.
Jérôme :
[
38:42] Absolument.
François :
[
38:43] Parce que lui part du principe que l'IA, les LLM qu'on connaît qui se nourrissent en fait de texte, c'est pas la bonne solution. Il faut une IA qui entende et qui voit. Et on rejoint ce que tu viens de dire. C'est-à-dire que finalement, ça conforte un petit peu le concept de Yann LeCun, qui a été quand même assez discuté par les géants de l'IA. Finalement, si on a de plus en plus d'appareils qui filment, qui enregistrent, en tout cas qui entendent et qui voient, peut-être que toutes ces données vont pouvoir nourrir une nouvelle intelligence artificielle, qui comprendra l'environnement physique, si tu veux.
Jérôme :
[
39:24] Plus spatial, plus spatialisée ?
François :
[
39:27] On se rapprocherait un peu du cerveau humain.
Jérôme :
[
39:29] Plus contexte. Oui, plus contextualisé. Il y aura plus d'informations à sa disposition.
François :
[
39:34] Exactement. Donc, voilà le rapprochement Yann LeCun et toutes ses caméras et micros, parce qu'il y a des micros aussi sur les AirPods. C'est plutôt intéressant.
Jérôme :
[
39:44] Non, mais tu as raison. Tu as raison.
Bruno :
[
39:46] Il y a deux, trois semaines, quand j'en ai parlé, moi, j'ai fait un article sur un sujet et je trouvais ça intéressant. Évidemment, la première utilisation que je vois, c'est justement pour les non-voyants. L'idée de pouvoir se situer avec ça, parce qu'on parle de caméras qui ne sont pas, ce n'est pas des cas de cas, on s'entend, mais c'est des caméras qui auront assez de capacité pour voir l'environnement. Je vais être presque en noir et blanc, mais au moins pour arriver à voir l'environnement, ça sera de la couleur, mais ce ne sont pas des super caméras, mais assez pour contextualiser et situer l'utilisateur. Alors, les non-voyants, c'est déjà quelque chose. Mais moi, je pense à toutes ces utilisations qu'on fait à partir de notre téléphone. Quand on demande de l'information, si on demande la météo, si on a besoin d'une information, d'être capable que le téléphone ou l'IA soit capable de se situer par rapport à ça. Déjà, il l'a fait avec la géolocalisation, ce qui permet de savoir la température sur place et non pas dans le quartier où vous habitez.
Bruno :
[
40:42] Mais imaginez si, à un moment donné, l'IA, de par ce qu'elle voit ou par les lunettes ou par les oreillettes, va être capable de voir que vous êtes dans le métro, que vous êtes dans le bus. Elle va être capable de comprendre encore plus l'information. Et aujourd'hui, avec les IA qu'on a, Elles peuvent le faire. Puis là, je reviens à ton Yann LeCun. Lui, évidemment, il parle d'IA qui sont, mais presque à la base, formés comme des humains qui découvrent le monde et qui apprennent en regardant, en voyant. Mais déjà, avec les IA qu'on connaît, puis moi, je le sais parce que je l'utilise beaucoup comme ça, moi, personnellement, j'utilise Gemini. Quand j'ai besoin de contextualisation par rapport à l'installation de quelque chose, si j'ai un problème avec mon ordinateur, Je vais ouvrir la caméra, je vais dire, regarde, je me retrouve ici, là. Qu'est-ce que je fais à partir de ça, de là, parce que je veux me rendre ici ou je veux faire quelque chose avec ça?
Bruno :
[
41:37] C'est fascinant de voir toutes les ressources auxquelles ils ont déjà accès et qu'ils peuvent nous donner parce qu'ils voient où on est, dans quel environnement. Alors, imaginez, je reviens avec Yann LeCun, des IA qui seraient développées à partir de ça. Ils auraient cette information-là. Donc, ça veut dire x10, x100, la capacité des IA actuelles à nous aider dans un endroit de façon contextualisée.
Jérôme :
[
42:06] Et ça rejoint tout ce qui est actuellement en route et en préparation aussi pour donner ce sens de la vision aux robots.
Bruno :
[
42:14] Oui, à l'IA physique.
Jérôme :
[
42:16] Et à l'IA physique et aux robots humanoïdes. Et on a vu, il y avait des reportages même récemment sur, je ne sais plus dans quel pays exactement, je crois que c'est en Inde, où on entraîne, pour entraîner des robots, on met des caméras sur des ouvriers, des ouvrières dans les usines. Je ne sais pas si vous avez vu ça.
Bruno :
[
42:34] C'est ça déjà aux États-Unis.
Jérôme :
[
42:35] Des employés d'hôtels aussi.
François :
[
42:37] Oui, bien sûr.
Jérôme :
[
42:37] Oui, c'est vrai. En Californie, j'ai parlé.
François :
[
42:39] En fait, ils ont dit que tous leurs gestes et tout leur savoir-faire manuel, finalement.
Jérôme :
[
42:44] Exactement. Ils ont une caméra sur le front, en fait, et ça filme tout ce qu'ils font avec leur main.
Bruno :
[
42:48] Mais en Inde, pour revenir à ce que tu disais, c'est fou parce qu'on voit les gens en train de plier des choses. Et pendant toute la journée, ils regardent quelqu'un plier, sauf qu'ils apprennent les différentes subtilités du pliage, dépendamment de comment le tissu vous arrive. Et ça, la machine, si elle ne le voit pas de ses yeux, et qu'elle ne décortique pas ces mouvements-là, elle ne pourra jamais savoir être efficace. Et en utilisant, en développant cette IA physique-là, c'est là où on va pouvoir avoir, que ce soit des robots humanoïdes ou simplement une main qui est rattachée à un gros moteur, c'est là où on va avoir des robots qui vont être beaucoup plus pertinents et productifs dans nos environnements.
Jérôme :
[
43:27] Et d'ailleurs, il y en a, il y a les ouvriers qui ont, au lieu de faire ça avec leurs doigts, ils ont des pinces, comme des robots un peu basiques. Non, mais voilà, c'est vrai que ça paraît intéressant, parce qu'en fait, on s'aperçoit que la caméra, c'est en train de devenir un capteur, un nouveau capteur universel qu'on va retrouver partout. Et je me demande même si ça ne va pas, du coup, si ça ne pourrait pas. Tu vois, je reviens aux lunettes méta. À VivaTechh, j'ai interviewé quelqu'un de Meta. C'est super intéressant, d'ailleurs. c'est le responsable du groupe Meta, pour les objets connectés qui embarquent de l'intelligence artificielle, donc essentiellement les lunettes en fait, et donc il me parlait un peu de déjà comment ça avait été inventé, pourquoi cette idée de mettre de l'IA dans les lunettes, apparemment c'était un employé aveugle de Meta qui a eu cette idée-là, et qui a dit ouais c'est génial vos lunettes avec des caméras, et avec des haut-parleurs aussi est-ce que du coup elle ne pourrait pas m'aider dans mon quotidien en me décrivant ce que je vois et c'est là qu'ils se sont dit bon sang mais c'est bien sûr, on va mettre l'assistant IA à l'intérieur, et donc c'est comme ça qu'ils ont eu l'idée de développer le truc on sait aussi tout ce qu'ils font en matière ou tout leur projet en matière de.
Jérôme :
[
44:42] Comment dire, d'utilisation pour la santé le bien-être, etc Et avec des grandes ambitions d'intégrer encore plus de capteurs à l'intérieur, de capteurs qu'on a aujourd'hui plutôt dans les montres connectées, mais qui demain seront sans doute dans les lunettes. Et du coup, le fait d'avoir des caméras sur ces lunettes, ce qui aux yeux de certains est quelque chose d'assez déplaisant. on en a déjà parlé ensemble, ça pourrait peut-être.
Jérôme :
[
45:10] Justifier beaucoup plus la présence de ces caméras, parce que en tant que véritable capteur, qui permet d'avoir un assistant, et avant tout d'avoir un assistant d'intelligence artificielle super efficace.
François :
[
45:25] Le seul problème, c'est comment arrives-tu à différencier les usages, on va dire, d'IA et les usages plus intrusifs, plus voyeur, en quelque sorte. C'est ça, la question.
Jérôme :
[
45:38] Oui, bien sûr. Je ne dis pas que ça va régler le problème de l'acceptabilité, mais en tout cas, ça justifie le fait qu'il y ait des caméras sur des lunettes, et pas uniquement pour espionner les gens dans la rue. Ce n'est pas forcément le but premier. Bon, les amis, c'est un beau sujet, je trouve, en plus, un beau sujet de réflexion pour l'été. Et justement, comme on est en plein été, ça, je ne vous ai pas du tout prévenu à l'avance, mais si je vous dis, voilà, pour cet été, tu te souviens, François, quand on faisait des sujets sur la chaîne Techno, sur « Oui, l'été arrive, alors quels sont les produits qu'ils font emporter avec soi en vacances ?
François :
[
46:19] » Bon, pétard. Là, Jérôme, à 10 minutes à combler, il s'est dit « Pétard.
Jérôme :
[
46:22] Je ne sais pas quoi faire.
François :
[
46:24] Je vais me ressortir le vieux sujet le vieux sujet des familles le marronnier, de l'époque de la chaîne techno ouais est-ce que tu peux.
Bruno :
[
46:33] Nous passer un petit extrait pour les gens qui regardent ou écoutent.
François :
[
46:37] Ah oui ça je pourrais te retrouver.
Jérôme :
[
46:38] Des extraits il y a des.
François :
[
46:39] Extraits qui prennent ah ouais on a fait des trucs c'était quand même impressionnant attends.
Jérôme :
[
46:44] Mais moi j'ai pas honte franchement.
François :
[
46:46] Non moi non plus franchement moi je me souviens de cette vidéo où on voyait nos pieds tu vois devant une piscine Tu te souviens de ce truc-là ou pas ?
Jérôme :
[
46:54] Oui, c'est vrai.
François :
[
46:55] C'est ça. J'avais filmé une piscine. Moi, j'étais dans le sud. J'avais fait une vidéo d'une piscine et puis tu avais rajouté des pieds dessus.
Jérôme :
[
47:02] Oui, oui, oui.
François :
[
47:05] On a fait des choses. C'est incroyable, incroyable.
Jérôme :
[
47:08] Mais on a fait des trucs qui tiennent, même encore aujourd'hui, je trouve que ça tient la route.
François :
[
47:13] Non, mais franchement, on bricolait, et sans doute avec des moyens beaucoup moins élaborés qu'aujourd'hui. Ça, c'est sûr.
Jérôme :
[
47:21] Élaborés qu'aujourd'hui.
Bruno :
[
47:22] Mais à l'époque, c'était déjà avant-gardiste. Je tiens à le saluer.
Jérôme :
[
47:26] Mais merci, merci, cher ami.
François :
[
47:28] C'est très gentil, mon cher Bruno.
Jérôme :
[
47:30] Mais c'est vrai que tous les étés, on traitait ce marronnier qui est « Quels produits high-tech emporter en vacances ? » Donc voilà, je voulais juste vous poser la question. Est-ce qu'il y a un truc en particulier que vous emportez avec vous en vacances ?
Bruno :
[
47:42] Non, mais en 2026, tu amènes ton téléphone et tu as déjà tout. Tu prends ça ? T'as de quoi prendre des souvenirs, t'as de quoi écouter de la musique, lire, t'informer, à la limite te décrocher, t'as des trucs pour presque hypnotiser là-dessus. Tout est là.
Jérôme :
[
48:01] Il fut un temps que j'emportais une liseuse, quoi que si, j'emporte encore, parce que si tu veux bouquiner au soleil ou au soleil à la plage au bord de la piscine, le smartphone, c'est pas idéal, tu vois rien.
Bruno :
[
48:11] Mais t'essaieras le rétro-éclairage. C'est assez impressionnant en situation de soleil.
Jérôme :
[
48:17] C'est-à-dire le rétro-éclairage?
Bruno :
[
48:18] Oui, c'est-à-dire que tu... En tout cas, sur Android, mais je pense que sur iPhone, tu l'as aussi. Ce qui est noir devient blanc, ce qui est blanc devient noir.
Jérôme :
[
48:28] Ah, tu te mets en mode sombre?
Bruno :
[
48:31] Non, non, même pas en mode sombre. Vraiment, c'est un affichage. Les gens utilisent ça normalement pour passer moins de temps sur leur téléphone.
Jérôme :
[
48:37] Mais attends, mais tous les smartphones ne font pas ça. Il y a TCL... Tu parles du truc... Il y a TCL qui fait ça avec le NXTPAPER?
Bruno :
[
48:45] Oui.
Jérôme :
[
48:46] C'est ça dont tu parles? toi t'as un pixel un pixel.
Bruno :
[
48:48] C'est ça ok d'accord et donc quand t'es à l'extérieur et que t'as du soleil tu mets ça.
Jérôme :
[
48:54] Comme ça.
Bruno :
[
48:54] C'est la cinémiote.
Jérôme :
[
48:56] Ah ok mais c'est propre ça fait un peu l'acquichage.
Bruno :
[
48:58] Ancré électronique oui tout à fait.
Jérôme :
[
49:01] Ah mais je savais même pas qu'il y avait ça sur les pixels.
François :
[
49:04] Ben non moi non plus tu.
Jérôme :
[
49:05] Vois cool là là.
François :
[
49:06] Là Jérôme il faut qu'on passe sous Android.
Jérôme :
[
49:08] On a bien fait de venir je vous attends je vous y attends ouais ouais il faut peut-être qu'on passe sous Android c'est vrai pourquoi pas.
François :
[
49:18] Est-ce qu'on est prêt ? peut-être que quand l'iPhone coûtera 4000 dollars ça vous fera réfléchir.
Jérôme :
[
49:25] Ah si quand même il y a une question que je voulais vous poser vous pensez qu'on va avoir un iPhone pliant c'est sûr apparemment ça s'est sérieusement confirmé là.
François :
[
49:34] Moi, je crois que oui. Je pense que oui. Je pense que tous les indicateurs... Tu sais, on commence à avoir l'habitude, mine de rien, depuis toutes ces années, les leaks sont de plus en plus insistants. On voit que, voilà, il y a toujours les... Enfin, ça revient sur le devant de la scène. Il y a même aujourd'hui, tu sais, des moules, des coques, en fait, de ce téléphone pliant. Donc, je me dis...
Bruno :
[
49:59] Oui, c'est ça qu'il y a pas mal à...
François :
[
50:02] Oui. Non, mais moi, j'y crois. J'y crois. Je pense que ça va arriver.
Jérôme :
[
50:06] Il y a Nicolas Lellouche de Numérama qui a fait une vidéo qui était assez intéressante où il expliquait surtout qu'il y avait déjà dans iOS tous les ingrédients pour un iPhone pliant. En fait, il y a tous les modes qui permettent de passer un affichage sur un écran large quand tu bascules, l'iPhone, etc. Donc, ce qui est surtout... Voilà, ça, c'est très tangible et ça laisse vraiment penser qu'il va y avoir un iPhone pliant. Parce que ça, c'est la première interrogation pour 2020, il sera quoi? Oui, il sera 2026. Ça pourrait être septembre 2026, en fait. On est d'accord.
François :
[
50:42] Peut-être. Oui, oui, oui. Moi, je pense que ça va arriver là.
Bruno :
[
50:45] Moi, c'est drôle. Moi, j'ai pas l'impression. Justement, à cause du ramageddon, moi, j'ai l'impression que, parce qu'il va devoir se vendre beaucoup trop cher, j'ai l'impression qu'on va attendre un petit peu plus tard. Mais bon, on verra.
Jérôme :
[
50:56] Ça pourrait perturber les plans. Oui, peut-être aussi.
Bruno :
[
50:59] Mais déjà, que là, ils vont changer leur cycle. Et ça, c'est dans Bloomberg qu'on a eu cette information-là. Où il y a certains modèles haut de gamme qui vont, peut-être que vous allez le voir là, arriver, il y a des modèles haut de gamme qui vont arriver à l'automne et les modèles réguliers ou moins de haut de gamme, pour ne pas dire bas de gamme, vont arriver, quelque chose comme six mois ou sept mois plus tard. Question de ne pas tout mettre ensemble et question de permettre aux modèles plus chers de se vendre, mais avec la hausse de prix qui est anticipée pour les produits d'Apple, ça va commencer à le faire saler. À un moment donné, c'est peut-être 2 000, 3 000, 4 000 dollars à mettre sur un produit. On s'entend. Les premiers mois, ce sont des gens qui ont vraiment soif de produits Apple.
Jérôme :
[
51:45] Oui, en plus, ce serait un appel supplémentaire pour encore plus de rame. C'est-à-dire qu'ils auraient besoin d'encore plus de rame. Après, il faut les trouver. Il y a non seulement le prix auquel on les paye, puis il faut les trouver, etc. et puis après sinon il y a les lunettes du coup est-ce que ça va est-ce qu'on aura les lunettes en 2027 les lunettes connectées Apple.
François :
[
52:08] On verra. Oui, moi, je pense qu'Apple va s'y mettre. Le seul truc, c'est qu'ils ne vont pas se contenter d'une paire de lunettes méta déguisées. Il faut qu'ils proposent autre chose. Et je ne sais pas si vous avez suivi, ils ont racheté une startup 2 milliards en janvier 2026. S'il y a une particularité, c'est que c'est une startup IA. Elle comprend, en fait, quand les gens chuchotent.
Jérôme :
[
52:33] Oui, oui, oui, c'est très intéressant.
François :
[
52:35] Ça. Et elle lit sur les lèvres. Est-ce qu'on ne peut pas imaginer que, justement, dans ces prochaines lunettes, on puisse avoir comme nouvelle interface, finalement, le chuchotement ou le fait de bouger les lèvres pour, tu vois, lancer un appel, envoyer des SMS, se diriger dans la rue ?
Bruno :
[
52:55] Ou dire à ta paire de lunettes, prends une photo, juste devant.
Jérôme :
[
52:59] Non, mais c'est vrai.
Bruno :
[
53:01] Comme n'importe quoi.
Jérôme :
[
53:02] C'est super intéressant, ça. Et là, ce serait vraiment, ouais, je trouve ça attirant, intéressant.
Bruno :
[
53:11] Mais en passant, mes amis, Alexa+ a déjà la fonction de chuchotement.
Jérôme :
[
53:17] Oui, mais Alexa, c'est à la maison.
Bruno :
[
53:20] Oui, non, je sais. Quoi que vous pouvez l'avoir sur votre téléphone, si vous voulez. Mais quand vous lui adressez la parole en chuchotant, elle vous répond en chuchotant.
Jérôme :
[
53:27] Oui, c'est vrai.
Bruno :
[
53:28] C'est très pratique. La première fois, c'est assez impressionnant.
Jérôme :
[
53:30] Mais en pleine nuit, quand tu ne veux pas réveiller le reste, tu vois, les gens dans la pièce.
Bruno :
[
53:34] Etc. Juste à côté, ma conjointe, je peux parler. Oui, tu dis réveille-moi demain. Je n'ai pas une grande discussion avec, mais pour avoir l'information, oui, ou pour mettre le cadran, ou peu importe.
Jérôme :
[
53:43] Ou pour programmer le réveil, etc. Bon, Alexa+, moi je suis en instance de divorce, personnellement. Je ne sais pas vous. Ah, c'est vrai ? Ah ouais, moi je suis très déçu. Tu l'as essayé ?
François :
[
53:53] Non, je ne l'ai pas encore essayé.
Jérôme :
[
53:54] Elle se réveille et elle s'énerve. Je pense qu'elle va m'attaquer.
François :
[
53:57] Aïe, aïe, aïe.
Bruno :
[
53:58] Je la vois arriver derrière toi.
Jérôme :
[
54:00] Ouais, ouais, moi je suis assez déçu. Je suis assez déçu. Le principal problème, c'est la latence. C'est-à-dire qu'elle est devenue beaucoup plus lente à réagir.
François :
[
54:09] Ah ouais. Mais déjà pendant la démo, j'avais posé la question au porte-parole d'Alexa. il disait que tout dépend des actions qu'on lui demande.
Jérôme :
[
54:17] Mais non, ce n'est pas vrai. Ce n'est pas justement, c'est ça qui est embêtant.
François :
[
54:21] C'est ce qu'il avait dit, mais je pense qu'en fait, il faut qu'ils optimisent tout ça parce que c'est beaucoup trop long. Il y a quatre secondes. Quatre secondes de blanc intersidéral entre chaque question.
Bruno :
[
54:32] Et on n'est plus habitués à ça, c'est ça la fin ?
Jérôme :
[
54:35] Non, non, non, non. Ce qu'il y a de bien, il y a des trucs bien. Le côté, tu peux lui donner plusieurs ordres consécutifs, etc. Mais ça, c'était déjà un peu le cas avant. même si ça marchait moins bien. Programmer des routines, je n'ai pas vraiment réussi à le faire. Elle est plus sympathique, mais elle est aussi plus bavarde. tu vois, parfois elle sort un peu de son rôle tu veux juste qu'elle te dise oui, non oui, oui, après.
François :
[
55:02] Moi ce qui m'énerve, tu vois, par exemple dans ChatGPT c'est quand elle me pose des questions sur un sujet que je lui évoquais oui.
Jérôme :
[
55:11] À l'oral ça passe pas ça tu vois.
François :
[
55:12] Par exemple, tu fais une voiture ou quoi, et puis elle te dit ah oui, donc cette voiture, tu vas prendre quelle couleur, rouge ou noire mais ça te regarde pas mais en plus, qu'est-ce que tu t'en fous finalement, dans ton serveur Nvidia qui est, je ne sais pas moi, en Oklahoma. Qu'est-ce que tu t'en tapes de savoir qu'elle soit rouge ou noire? Arrête avec ça.
Bruno :
[
55:31] Fais ton profil de consommateur.
Jérôme :
[
55:33] C'est ton dossier qui est en même temps. C'est pour encourager l'engagement.
François :
[
55:39] C'est pour humaniser le truc.
Jérôme :
[
55:41] Mais on s'en fout.
Bruno :
[
55:43] Mais le pire dans le genre que j'avais vu, c'était avec Grok. Quand ils ont ajouté la fonction vocale, à un moment donné, de nulle part, je tenterais de regarder la télé avec ma conjointe et là, quand on a parlé non mais ça fait doucement mais qu'est-ce qui se passe ?
François :
[
56:02] C'est là qu'il s'immisce dans la discussion.
Bruno :
[
56:03] Il n'y a rien demandé tu sais il cherche un ami, c'est quoi ça ?
François :
[
56:08] Ouais bah écoutez, non, je suis pas d'accord là ses chaussettes sont plutôt jolies ils devraient les conserver donc t'es là ok ok.
Jérôme :
[
56:17] D'accord c'est notre vie aujourd'hui, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
François :
[
56:22] Alors tu te danses un petit film avec ta femme tranquillement, tu regardes ça, et puis il te dit, ah ben non, vous n'allez pas regarder ça, ça va être trop nul.
Jérôme :
[
56:28] Toi t'es là, vous préférez pas regarder plutôt ça ?
Bruno :
[
56:32] Ouais, c'est ça, c'est ça.
François :
[
56:34] Allez-vous coucher, demain vous travaillez tôt.
Bruno :
[
56:37] François, ça c'est le Hall de 2026. C'est exactement ça.
Jérôme :
[
56:42] Bon, enfin bref, donc Alexa+, il va falloir un peu remettre les choses au travail, se remettre au travail pour essayer d'optimiser un peu tout ça.
Bruno :
[
56:50] Mais ils sont conscients de la chose. Oui, je pense qu'ils sont conscients. Moi, j'ai posé la question après ton témoignage alarmant, parce que ça a été lancé au Canada en français une semaine plus tard, et je leur ai posé la question. J'ai dit, en France, c'est l'hécatombe. Les gens sont malheureux. Ça n'a rien à voir avec la canicule. C'est pire.
Jérôme :
[
57:08] Les gens se jettent par la fenêtre. Ils manifestent, mais bien sûr, ils manifestent dans la rue. C'est horrible. La latence, la latence.
Bruno :
[
57:14] Ils ont mal. Ils vont même faire des conférences le 14 juillet, tellement ça ne va pas. et puis finalement on m'a dit non on est conscient du problème on va travailler là-dessus et c'est un des irritants qu'on veut régler assez rapidement alors ils sont conscients maintenant ça va.
François :
[
57:28] Non mais comme quoi on se rend compte que c'est pas fastoche quand même de faire ces trucs-là et même Amazon qui a des serveurs incroyables enfin AWS je veux, dire Ben qu'envoie des fusées.
Bruno :
[
57:39] Dans la lune vers la.
François :
[
57:40] Lune Ouais enfin ils ont du mal en ce moment les pauvres mais c'est vrai que, c'est pas facile c'est pas facile.
Jérôme :
[
57:48] Bon, écoutez, en tout cas, j'ai réussi mon pari.
François :
[
57:50] Voilà, tu as ton heure.
Jérôme :
[
57:51] Effectivement, voilà, j'ai mon heure. Tout à fait.
François :
[
57:53] Il a comblé. Tu sais quoi ? On a magnifiquement comblé.
Jérôme :
[
57:56] Vous êtes vraiment des prêts. On est très frères.
Bruno :
[
57:57] Merci.
Jérôme :
[
57:57] Ah ouais, ouais.
François :
[
57:58] Ça, franchement, tu vois ?
Jérôme :
[
58:01] C'est des étoiles dans le cahier.
Bruno :
[
58:02] Ça.
Jérôme :
[
58:04] Bon, j'espère que les gens qui nous écoutent iront trouver leur compte. On sent, en tout cas...
François :
[
58:09] Les deux qui nous écoutent à la fin, là.
Jérôme :
[
58:10] Ah, c'est pas vrai. Les deux millions. Les deux millions qui nous écoutent. Et qui nous regardent.
François :
[
58:16] Les deux millions. 2 millions.
Jérôme :
[
58:18] En tout cas, on sent le poids de la canicule quand même, parce que c'était un peu débridé. Je trouve qu'on manquait peut-être un petit peu de discipline, mais c'est aussi...
François :
[
58:25] Oui, c'est vrai. Mais bon, après, c'est l'été qui approche.
Jérôme :
[
58:28] C'est l'été qui approche. On se relâche. Là, vous ne voyez pas, mais on est tous en maillot de bain, en fait.
François :
[
58:33] Oui, c'est ça.
Bruno :
[
58:34] Exactement. Ce sont les avatars à l'écran.
François :
[
58:36] Les pieds dans une bassine.
Jérôme :
[
58:37] Exactement. Les amis, je vous remercie beaucoup. Merci d'avoir été là encore une fois ce mois-ci. Je ne sais pas quand est-ce qu'on se retrouve. Je ne sais pas si on fait un truc fin juillet ou autre, qui pourra, qui pourra pas, qui aura envie. Donc on verra bien.
François :
[
58:50] Envoie-nous un fax.
Jérôme :
[
58:51] Voilà, je vous envoie un fax et celui qui tombe dessus, qui est d'accord, on se refait un truc et sinon on laisse passer l'été on se retrouve après. En tout cas, merci encore de passer un très bon été François là-bas dans le sud Bruno là-bas, à l'ouest et puis vous tous qui nous écoutez et qui êtes de plus en plus nombreux à nous suivre et merci pour votre fidélité Vous pouvez nous écouter et nous regarder aussi en vidéo sur la chaîne YouTube.
François :
[
59:18] Regardez-nous en YouTube.
Jérôme :
[
59:19] Regardez-nous en YouTube, c'est génial. C'est génial. Salut, salut, ciao, bye.
François :
[
59:24] Bisous, salut, ciao.
Jérôme :
[
59:28] Ah, c'était grand. Le grand débrief de Monde Numérique vous était proposé en partenariat avec FreePro, le meilleur de Free pour les entreprises.