⭐️ CES 26 Jour #4 - La tech au service de la longévité
Maison Connectée08 janvier 202619:43

⭐️ CES 26 Jour #4 - La tech au service de la longévité

Au CES de Las Vegas, les startups restent au cœur de l’innovation. De la santé connectée aux robots humanoïdes, plongée dans l’effervescence de l’Eureka Park.

Au CES de Las Vegas, les startups restent au cœur de l’innovation. De la santé connectée aux robots humanoïdes, plongée dans l’effervescence de l’Eureka Park.

En partenariat avec FreePro, le meilleur de Free pour les entreprises

Au CES 2026 de Las Vegas, près de 1 400 startups investissent l’Eureka Park, vitrine mondiale de l’innovation émergente. La délégation française French Tech est un peu moins fournie que lors des grandes années, mais la diversité technologique est bien au rendez-vous, face à une présence asiatique toujours plus offensive, notamment chinoise.

Longévité : la nouvelle tendance phare de la tech

Cette édition met en lumière une tendance forte : la longévité. Au-delà de la e-santé classique, objets connectés, applications et équipements promettent de vivre plus longtemps et en meilleure santé. Biohacking, wearables, prévention, intelligence artificielle et santé personnalisée deviennent des thèmes centraux. Arnaud Auger, de Cathay Innovation, décrypte cette « consumerisation » de la santé, où les outils autrefois réservés aux experts arrivent chez le grand public.

Les professionnels de santé au rendez-vous

Le CES est aussi un terrain d’exploration pour les professionnels de santé. Une délégation de l’AFIB (Association française des ingénieurs biomédicaux) est venue repérer des innovations concrètes, notamment françaises : dispositifs pour personnes malvoyantes, mobilité des fauteuils roulants, dépistage du cancer du sein ou solutions hospitalières émergentes. Mais entre innovation et adoption, les obstacles restent nombreux : modèle économique, validation clinique et lourdeurs administratives.

Robots de service : un marché à venir

Enfin, impossible d’ignorer les robots humanoïdes, omniprésents cette année. S’ils fascinent, leur maturité interroge encore. Exemple avec Starbot, un robot serveur destiné à la restauration : prometteur, déjà en test sur le terrain, mais encore loin d’une perfection industrielle. Le CES demeure ainsi un immense laboratoire, où l’innovation se cherche autant qu’elle se montre.

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Monde Numérique : [0:03] Les startups se ramassent à l'appel au CES de Las Vegas, en particulier à l'Eureka Park, cet espace qu'il leur est réservé. Monde Numérique : [0:11] J'y ai consacré ma journée de mercredi et je vais tout vous raconter. Cet épisode vous est proposé en partenariat avec FreePro, le meilleur de Free pour les entreprises, partenaire de monde numérique, pour cette série spéciale Las Vegas 2026. Monde Numérique : [0:35] 1 400 startups environ, selon les organisateurs, sur 3 500 à 4 000 exposants au total, c'est pas mal. Les jeunes pousses poussent comme des champignons, c'est le cas de le dire. En tout cas, elles constituent historiquement un très gros morceau au CES de Las Vegas. Les startups qui sont rassemblées dans un espace particulier, le Recapark, au premier niveau du Vénécian Expo, ce gigantesque espace accolé au délirant hôtel Vénécian avec ses canaux, ses gondoles et son faux ciel. Les startups sont regroupées par pays. Alors il y a la French Tech notamment, et particulièrement la French Tech, car c'est un peu sous l'initiative de la France d'ailleurs qu'au fil des années, les startups se sont groupées par entités géographiques. Mais la French Tech est moins imposante, la délégation French Tech est un peu moins imposante que les années précédentes. Bon, pas déshonorante, il y a beaucoup de monde quand même, une centaine de startups, mais on est quand même loin des grandes heures de la French Tech flamboyante, Ce qui, dans un sens, n'est pas plus mal, parce qu'à l'époque, ça flamboyait beaucoup en quantité, mais pas forcément toujours en qualité. Alors, il n'y a pas que les Français à Las Vegas, évidemment. Cette année, grosse présence asiatique, encore plus que d'habitude, et notamment chinoise. Comme dans tous les espaces clés du CES, d'ailleurs, et dans tous les secteurs technologiques, les Chinois sont là, c'est clair. Très offensif, très sympathique, qu'au demeurant, quand on les rencontre. Monde Numérique : [1:59] Mais ils en veulent, ils ont énormément de technologies à écouler, à faire connaître et ils sont prêts, on le sent, ils sont hyper motivés alors ça va de la e-santé à l'automobile en passant par l'intelligence artificielle au milieu de toutes ces startups pour aller à la chasse à la vraie innovation, et bien il faut un flair de fin limier et quelques années d'expérience on ne va pas se mentir parce qu'il faut trier, il y a du bon et du moins bon, Entre une trottinette connectée, une appli pour détecter le cancer du sein et quelques robots plus ou moins fonctionnels, on a vite fait de se perdre. Il faut ouvrir l'œil pour distinguer le bon grain de livret, autrement dit la nouveauté vraiment prometteuse, même si elle n'en est encore parfois qu'à ses balbutiements. Alors parmi les tendances cette année, et bien comme d'habitude, la e-santé, les objets connectés, les applications et autres, et les services pour la santé. Mais cette année, on va plus loin, donc avec des objets connectés, des applis en tout genre, des équipements un peu bizarres, on va plus loin que la e-santé traditionnelle. On parle de longévité, vivre plus vieux et vivre longtemps en bonne santé grâce Monde Numérique : [3:06] à la tech. C'est donc la nouvelle promesse. Et j'ai justement rencontré sur place l'un des apôtres de cette néoreligion, venu faire son marché parmi les gadgets en tout genre, qui promettent donc de nous aider à vivre plus longtemps. C'est le Français qui vit en Californie, Arnaud Auger. Bonjour Arnaud Auger. Invité : [3:26] Bonjour Jérôme. Monde Numérique : [3:27] De Cathay Innovation Geek parmi les geeks. Exactement, voilà. Voilà, on n'a jamais. Invité : [3:32] Assez de wearables, donc je vais faire mon shopping. Monde Numérique : [3:34] Alors Arnaud, c'est le monsieur wearable, donc les objets connectés à portée sur le corps, il en a partout, là, il a un magnifique blouson. C'est quoi, c'est un blouson lesté ? Invité : [3:43] Non, alors là, c'est lesté, le t-shirt c'est lesté. Monde Numérique : [3:46] Le t-shirt c'est lesté, mais pourquoi ? Invité : [3:48] Parce qu'en fait, si tu passes qu'à 5% ton poids de corps supplémentaire, tu brûles quasiment 15% de calories en plus. Donc là, du coup, on va faire 25 000 passes aujourd'hui, j'aurais brûlé au moins 200-300 calories grâce au t-shirt. Monde Numérique : [4:00] Eh oui, parce que ton grand truc, c'est le biohacking, c'est comment améliorer sa santé grâce aux technologies. D'ailleurs, on a réalisé une longue interview disponible sur Monde Numérique. Monde Numérique : [4:10] Ton regard sur ce CES 2026, en quelques mots, comment tu le définirais ? Invité : [4:15] Ben, extrêmement intéressant, surtout que le CES a défini trois grandes méga-tendances cette année, et la tendance qui m'intéresse le plus, c'est la longévité. Et donc ça, hyper intéressant quand même que la plus grande conférence tech au monde, parlent de la longévité comme la méga tendance qui va définir la prochaine décennie. Et en effet, parce que la longévité, ça ne concerne pas que la santé. Donc il y a beaucoup de solutions autour de la santé digitale, et notamment autour de la prévention, la détection au plus tôt, et aussi des traitements de précision. Mais la longévité, ça comprend aussi finalement notre environnement. Donc avoir, là, juste à côté, je voyais une start-up qui permet d'avoir des textiles avec, du coup, moins de toxines dedans. Donc ça peut intégrer en effet la mode, la nourriture, le sport. Monde Numérique : [5:02] Des espèces de capsules de régénération aussi. Invité : [5:05] Exactement, de réjuvenation. Vous rentrez dans la capsule, vous ressortez plus jeune. Monde Numérique : [5:09] C'est sérieux ça ? Invité : [5:10] À mon avis, il faut surtout le faire régulièrement. Mais il y a pas mal de technologies, par exemple sur les lumières rouges, qui permettent en effet de mieux nourrir les mitochondries en énergie. Donc finalement, de réduire les inflammations, potentiellement, si ce n'est de ralentir le vieillissement, au moins de ne pas l'accélérer. Donc voilà, en tout cas, il y a une effervescence autour de ce domaine-là que je trouve hyper intéressant. Invité : [5:34] Et ça vient aussi avec une autre grande tendance du CES, c'est la tendance de la consumerisation de la santé. Avant, il fallait attendre d'aller chez le médecin ou à l'hôpital pour parler santé. Aujourd'hui, en fait, on a de la santé directement dans nos équipements, à la maison aussi. Cette année, alors, WeThings, alors c'est une station de longévité. Monde Numérique : [5:54] Quand même. Oui, absolument. Invité : [5:55] Et donc, en fait, voilà, du coup, la santé va directement chez le consommateur. Et avec l'intelligence artificielle, le consommateur peut mieux comprendre aussi ses données de santé et agir au plus tôt. Monde Numérique : [6:07] — Ouais. Bon. Donc tout ça, ça peut laisser présager une démocratisation de ces outils-là qui, jusqu'à présent, étaient réservés à des... J'allais dire à des... à des fous furieux comme toi. — Oui, exactement. Invité : [6:20] Et voilà, je pense que c'est... L'intelligence artificielle aussi permet cette démocratisation en termes d'accès. Parce qu'en effet, avant, voilà, moi, j'avais plein de données, j'avais un tableau pour comprendre toutes ces données. Mais aujourd'hui, les intelligences artificielles peuvent simplifier en effet l'analyse de ces données et vous donner concrètement ce qu'il faut faire pour vous. Et c'est assez marrant d'ailleurs que hier... Ou avant-hier, donc avec la clinique d'AMD, il y avait le cofondateur de PNI qui était sur scène, et je ne sais pas si tu as vu, il a raconté que FijiSimo, la française CEO des applications de PNI, a eu sa vie quasiment sauvée grâce à Chagibiti. Elle était à l'hôpital pour une urgence, le médecin en 5 minutes il a dit « bon on va vous faire tel traitement », elle a dit « attendez, attendez, je vais demander à Chagibiti parce que Chagibiti il a tout mon historique médical ». Et apparemment, elle avait une condition qui, ben, prévenait le traitement qu'elle allait potentiellement subir. Et là, le médecin a dit « je ne savais pas que vous aviez cette condition ». En effet, heureusement que vous l'avez dit, on ne va pas faire ça et on va trouver notre piste. Et donc, en fait, même les médecins, pour mieux faire le diagnostic, en fait, finalement, les données des consommateurs avec l'IA permettent aussi Invité : [7:31] d'avoir des diagnostics plus précis. Monde Numérique : [7:33] Ouais. Et ça, ça fait rêver. Mais il y a la question des données personnelles, des données de santé. Alors, Fidji Simo, elle travaille chez OpenAI. Donc, effectivement, on peut penser qu'elle a confiance dans sa solution. Puis, en tout cas, les confies, ça reste en famille. Mais pour des Français, etc., nos données de santé, on va pas les donner à n'importe qui. Invité : [7:54] Oui, mais après voilà, je pense qu'il y a plein mal de solutions maintenant pour potentiellement qu'en effet, vos données, elles soient soit uniquement en local, pas forcément dans les clubs ou dans les codes plus sécurisés. Donc, y a des solutions. Monde Numérique : [8:08] Si on est à cheval sur ces préoccupations-là, est-ce qu'on ne risque pas de perdre aussi l'avantage de l'innovation technologique et de l'intelligence artificielle ? Invité : [8:16] C'est la question. Après, il y a peut-être un choix à faire. Est-ce que vous préférez votre vie privée ou votre vie tout court ? Monde Numérique : [8:21] Donc, ouais, c'est une vision des choses. Monde Numérique : [8:24] On va essayer de trouver un juste milieu. Le tout, c'est de trouver un équilibre. Merci beaucoup, Arnaud Auger de Cathay Innovation. À bientôt. Alors sinon, pour ce qui est des innovations véritablement e-santé, le CES reste un formidable marché, un formidable déballage de nouveautés en tout genre. Mais là encore, pas toujours facile de s'y retrouver, pas toujours facile d'aller au-delà des pitches très attractifs des start-upeurs. Il faut savoir distinguer ce qui vaut le coup et ce qui est moins intéressant, et notamment quand ce sont des professionnels qui sont sur place. Et parmi les visiteurs très intéressés par cette thématique, des professionnels de santé français que j'ai rencontrés. Nathalie Dominges, elle représente l'AFIB, l'Association française des ingénieurs biomédicaux. Et elle vient chaque année faire son marché et plus encore au CES de Las Vegas. Bonjour Nathalie Dominges. Invité : [9:18] Bonjour Jérôme. Monde Numérique : [9:19] Alors vous êtes au CES ici, professionnel de santé, c'est ça ? Exactement. Vous êtes à la tête d'une délégation de professionnels de santé. Expliquez-moi ce que vous êtes venu faire au CES depuis la France. Invité : [9:32] Alors, nous sommes la délégation, nous sommes la FIB, l'Association française Invité : [9:35] des ingénieurs biomédicaux. Nous sommes une délégation de six ingénieurs biomédicaux. Donc, notre travail, nous, c'est de faire les achats des équipements biomédicaux dans les centres hospitaliers français. Et nous sommes venus en délégation pour découvrir les innovations en priorité française, qu'on ne découvre qu'au CES en priorité. Exactement. Et ensuite, voir ce que font aussi les autres pays. Et on le découvre chaque année, ça fait quatre ans qu'on fait ce CES. On découvre que les autres, la Corée, le Japon, etc., les Etats-Unis, ont les mêmes problématiques que nous en termes de dispositions médicaux, en termes aussi de tout ce qui est infirmier, avec une décertification des services infirmiers, etc. Et quelles problématiques on a en commun, comment ils ont résolu ces problématiques et qu'est-ce que nous, on pourrait faire dans nos établissements. Monde Numérique : [10:23] Qu'est-ce que vous cherchez concrètement et qu'est-ce que vous avez trouvé ou pas ? Invité : [10:27] Alors en priorité, c'est mettre en avant les sociétés françaises, les start-up françaises qui sortent des églises. Et qui sont toujours dans un dédale de procédures en France et en Europe, et comment on peut les accompagner et leur donner de la visibilité au niveau de nos établissements hospitaliers. Donc on rédige un article, on fait toutes les rencontres, les interviews aussi, on rédige un article pour pouvoir ensuite transmettre à nos collègues sous forme de présentation et d'article de newsletter. Monde Numérique : [10:56] Mais est-ce que vous pouvez me donner quelques exemples de solutions que vous avez repérées ? Invité : [11:00] — Alors là, bon, ça fait deux jours, hein, donc nous, on n'a pas les avant-premières. Monde Numérique : [11:03] — C'est beaucoup de jours, à l'échelle du CES. — C'est ça, c'est ça, tout à fait. — On peut faire beaucoup de choses en deux jours. Invité : [11:07] — Ce qu'on a repéré, là, c'est SIAPTIC, la société SIAPTIC, qui fait des ceintures pour les personnes à déficience visuelle, pour avoir aussi, non seulement quand ils se dirigent la partie, donc comme une canne blanche, en fait, mais aussi toute la notion de profondeur, d'obstacle, de vitre, etc., qu'on n'a pas sur une canne blanche classique. Monde Numérique : [11:31] — Tout à fait. Invité : [11:32] — Euh... On a vu aussi... C'était... C'était Wheelmove. Euh... Wheelmove, c'était un système de... de roues tout-terrain pour les fauteuils... Pour les fauteuils... roulants. — D'accord. — Qui permet d'aller sur de l'herbe, des cailloux, des... des pavés aussi. Et sur batterie. — OK. — Donc un système de batterie d'une roue qui complète un fauteuil roulant déjà existant. Donc on ne change pas les... le système du fauteuil roulant. C'est un ajout de cet fauteuil roulant et après la personne, euh... comme, en fait, qui... Peut être autonome sur les circuits et même, c'est sur une forme de télécommande, et donc peut transmettre la télécommande à quelqu'un qui le dirige et il peut se diriger comme ça. Monde Numérique : [12:14] — Ok. Invité : [12:14] — Donc ça, c'est super aussi. Donc pareil, c'est un dispositif médical qui sera ensuite... Ils sont en train de faire les démarches pour la prise en charge vers la Sécurité sociale pour après pouvoir euh... avoir le remboursement. Monde Numérique : [12:24] — Donc ça, c'est des innovations françaises. À l'étranger, vous avez trouvé des choses ? Invité : [12:28] — Trangé, on a vu encore... Nous, on a vu Glidance, qui est une canne... Pareil, une canne blanche, toujours, une sorte d'une canne blanche, mais c'est un petit robot sur roue, avec un GPS intégré. Et donc, par exemple, les personnes à mobilité, quand elles rentrent dans un bâtiment, comme il y a de l'IA dedans, on va dire, ben voilà, moi, je voudrais aller à tel étage. Donc, il va se diriger, l'y diriger, les roues aussi, pour aller jusqu'à l'ascenseur et monter au bon étage, etc. Donc ça, c'était impressionnant aussi, oui. Monde Numérique : [12:57] Mais, alors, tout ce qu'on voit ici, on le sait, au CES, il y a beaucoup de choses parfois un peu spectaculaires. Après, dans la pratique, comment est-ce que vous faites pour savoir si tout cela est fiable, pourrait être véritablement utilisé dans les hôpitaux en France ? Invité : [13:12] Alors, déjà, c'est le modèle économique. Est-ce que le modèle économique est viable ou pas avec le système de santé français ? Monde Numérique : [13:18] Ouais. Invité : [13:18] C'est pas toujours... Et ensuite les mettre en relation aussi avec les centres d'innovation et de recherche clinique pour pouvoir après faire les recherches cliniques et après, dans quelques années, pouvoir être dans nos hôpitaux. Monde Numérique : [13:31] Oui, parce qu'il y a une dimension administrative et autre très importante. Oui, qui est très lourde dans nos hôpitaux. Oui, oui. Invité : [13:36] Exactement. Monde Numérique : [13:37] On est au-delà de l'innovation pure, quoi. Invité : [13:38] C'est ça, exactement. Monde Numérique : [13:39] La difficulté, c'est pas tant de faire communiquer en IA, mais de remplir des formulaires. Invité : [13:44] Mais voilà. Et se faire connaître. Monde Numérique : [13:45] Se faire connaître, oui. Invité : [13:46] Parce que les startups se connaître entre Startup, entre... après les... Tout ce qui est centres de recherche, etc. Mais comment on devient grand public et hôpital de... de province, etc. Monde Numérique : [13:56] Qu'on a... Vous avez encore un exemple ? Où on a fait le tour ? Invité : [13:59] Euh... Non, y'avait HOP-AI aussi, qui était une... application pour... Tout ce qui est palpation mammaire. Donc ça, c'est français. Monde Numérique : [14:06] — Ok. Invité : [14:06] — Innovation française, pour aider les femmes à faire... les dépistages... De... — Du cancer du sein. — Du cancer du sein. Et euh... l'idée, c'est de partir du prérequis que la femme connaît sa physionomie et va lui dire régulièrement comment faire, etc., pour après pouvoir détecter entre deux mammographies. Les mammographies, c'est tous les deux ans, mais quand l'anomalie apparaît avant les deux ans, comment on arrive à faire ? Et ça, c'était super aussi. Monde Numérique : [14:33] OK. Eh bien, merci beaucoup Nathalie Dommage de l'AFIB, donc l'Association française des ingénieurs biomédicaux. Autre star au CES de Las Vegas cette année, il tient sur ses deux pattes et il a le regard perçant, le robot, le robot humanoïde. Des dizaines de robots humanoïdes, on peut le dire, cette année. Ils se ressemblent un peu tous et pourtant, ils ont chacun leur spécificité. Certains sont un peu brinque-ballants, on sent qu'on n'est pas encore au bout du processus, il leur manque encore véritablement de l'intelligence artificielle. Aucun ne semble totalement opérationnel. Et pourtant, certains affirment au contraire que leurs robots vont véritablement jouer un rôle très prochainement dans l'économie. C'est le cas par exemple de cette start-up américaine que j'ai rencontrée sur place, Starbot. Starbot qui propose un robot, lui, destiné spécifiquement à la restauration pour suppléer le manque de main-d'œuvre dans les restaurants. Alors pour tout vous dire, au moment où j'ai réalisé cette interview, le robot Starbot était un peu en panne et c'était amusant de voir les gens de l'équipe en train de le réparer avec même des bouts de scotch. Donc pour vous dire qu'on n'est pas totalement, totalement toujours dans le produit fini et pourtant, Luis Gregorio affirme que son robot est tout à fait capable de jouer les serveurs dans les restaurants. Invité : [16:00] Nous sommes StarBot. Nous sommes basés à Santa Barbara, en Californie, et nous nous concentrons sur les robots de service. Le robot que vous voyez ici est un robot qui peut travailler dans les restaurants et les hôtels. Il peut fournir des services. Lorsque les clients se rendent au restaurant, ils peuvent commander leur repas directement avec le robot. Le robot peut également apporter la nourriture à table. Ça peut vous aider à célébrer des occasions spéciales comme les anniversaires, et vous pouvez le faire en plusieurs langues. Le robot permet aussi de payer directement l'addition Dans un environnement hôtelier, il peut vous assister pour le service en chambre Il peut vous aider à faire votre enregistrement dans votre chambre Et il peut également transporter vos bagages jusqu'à votre chambre Donc tout ce qu'un serveur ou un réceptionniste peut accomplir, le robot peut vous aider à le réaliser également Mais. Monde Numérique : [16:44] Est-ce qu'il est réellement fonctionnel? Invité : [16:46] Oui, il fonctionne aujourd'hui, nous y travaillons activement Oui, le robot est déjà opérationnel dans un restaurant à Santa Barbara en Californie Et nous espérons en déployer davantage très bientôt Il. Monde Numérique : [16:56] Y a beaucoup d'attentes autour des robots, mais on voit que c'est difficile d'avoir des systèmes qui fonctionnent vraiment bien. Invité : [17:04] Auparavant, nous travaillions aussi avec d'autres robots, mais ils étaient parfois difficiles à gérer. C'est pourquoi nous avons créé ce modèle-ci. Et celui-ci, nous avons découvert, est bien plus stable, plus rentable, bien plus rentable et beaucoup plus efficace. Comme vous pouvez le constater, il s'agit d'un robot à roues. C'est donc une approche pour gérer la stabilité de cet appareil. Ainsi, quand il opère sur le terrain, nous rencontrons beaucoup moins de problèmes, ce qui le rend bien plus fonctionnel de cette manière. Il y a beaucoup. Monde Numérique : [17:33] De compagnies qui proposent des robots aujourd'hui. Comment est-ce que vous pouvez vous distinguer, vous, chez Starbots? Invité : [17:43] D'accord, oui, c'est tout à fait exact. Il y a énormément d'entreprises qui sont présentes sur le marché. Certaines d'entre elles sont bien plus grandes et disposent de moyens financiers bien plus importants que les nôtres. Mais la différence, je pense, c'est que nous sommes déjà en partenariat avec un restaurant, ce qui signifie que nos robots sont opérationnels sur le terrain et nous recueillons des données précieuses grâce à eux. Nous avons donc une expérience concrète et sommes en mesure de traiter ces informations pour résoudre les problèmes que nous rencontrons. C'est, à mon avis, un point essentiel qui nous distingue. Monde Numérique : [18:19] Donc, vous pensez que vous êtes vraiment un compétiteur sérieux sur le marché du robot? Invité : [18:24] J'aimerais vraiment le croire. Je pense que nous y parviendrons. Oui, nous y parviendrons et nous sommes en pleine expansion, donc nous sommes vraiment très impatients de voir où tout cela va nous mener. Nous espérons donc déployer beaucoup plus de robots à travers le monde. Monde Numérique : [18:36] Les robots de service, ça a l'air très bien, mais on voit qu'ils sont très lents, ils ont des mouvements très lents. Est-ce que ce n'est pas un problème quand même ? Correct. Invité : [18:45] Ils sont un peu plus lents qu'un humain, mais ils peuvent faire le travail avec un peu de tonne. Mais non, ça n'a pas été un problème. Comme vous pouvez le voir, ça, ça bouge. Monde Numérique : [18:55] Et oui, ça bouge. J'ai vu, en effet, la main du robot essayer d'attraper un gobelet pour me le tendre. Ça a, on va dire, plus ou moins fonctionné. Voilà pour Starbot. Monde Numérique : [19:08] Et voilà pour ce coup d'œil sur le récaparc quatrième jour du salon de Las Vegas, merci d'avoir écouté ce podcast vous pouvez être sûr d'en retrouver un autre demain et puis surtout samedi le récap complet dans l'hebdo, on débriefera tout ça avec Bruno Guilielminetti et puis aussi avec beaucoup d'autres intervenants cet épisode vous était proposé en partenariat avec FreePro le meilleur de free pour les entreprises je vous retrouve demain salut.
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