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0:01] La robotique ne remplacera pas l'être humain ou l'opérateur. L'IA est un accélérateur pour les gens qui en ont vraiment envie.
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0:14] Bonjour, bienvenue sur Monde Numérique et bienvenue à VivaTech édition 2026, la dixième édition de VivaTech, pour une émission spéciale en partenariat avec Capgemini et avec mes deux invités, mes observateurs de haut vol spécialistes de la technologie et de l'innovation. Patrice Duboé, directeur innovation Europe du Sud chez Capgemini. Bonjour. Et Mathieu Deboeuf-Rouchon, responsable de l'innovation Capgemini Engineering. Bonjour. J'ai tout bon pour tous les deux. Ça ira, ça ira. Je suis ravi de vous retrouver, comme l'an dernier, on avait déjà eu ce rendez-vous l'an dernier, où on passe en revue un peu toutes les tendances. On recommence cette année pour cette dixième édition. C'est quand même un cap important, ça, les dix ans de Vivatech. Comme tout bel anniversaire, c'est un cap, surtout pour Capgemini. Donc, en fait, il est important qu'on soit là. On est là depuis la première année, en fait. On a fait partie des membres fondateurs de cette édition qui a démarré tout petit. Et l'ambition c'est un petit peu de devenir le CES européen et aujourd'hui on sait que c'est réussi, cette année est un bel exemple on a changé de pavillon, on est au pavillon 7, 3 étages très bien remplis, un nombre incroyable de stands, un peu plus d'espace également mais un peu plus de monde on a l'impression qu'il y a tellement de monde, ça bouchonnait l'entrée était un enfer nous on arrive à 7h du matin donc c'est plus pratique ok donc pour vous c'est plus facile effectivement.
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1:39] On peut dire que le pari est réussi quand même pour Vivatech, Mathieu. Le pari est réussi. C'est un dixième anniversaire qui est au rendez-vous des statistiques. Beaucoup de startups et une évolution qui a suivi aussi l'actualité. On a toujours parlé des sujets dont on parlait aussi au CES, c'était la caisse de résonance de milieu d'année. Et dans l'écosystème des salons, le Vivatech a vraiment réussi à se faire sa place dans une ligne rédactionnelle qui n'était pas facile. Beaucoup de concurrence, beaucoup de morts également. Mais CES, Vivatech, IFA de Berlin, tout ça se suit globalement dans une vraie logique. Il y a quand même un fil rouge festival ici qui est très fort. Oui, ça fait même de l'ombre à l'IFA de Berlin. Il commence un peu à s'inquiéter, etc. Bon, puis en plus, moi, Vivatech, égoïstement, c'est symboliquement fort. Non, non, ce n'est pas ça. C'est à chaque fois également l'anniversaire de Monde Numérique donc 10 ans de Vivatech c'est aussi les 5 ans de Monde Numérique bon anniversaire à Monde Numérique qu'on conçue assidûment Capgemini à Vivatech 2026 c'est quoi ?
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2:39] Joli stand, du robot pourquoi vous êtes là ? Qu'est-ce que vous mettez en avant ? Pourquoi nous sommes là lorsqu'on travaille dans le digital, dans l'innovation aujourd'hui on se doit d'être là pour montrer ce qu'il est possible de faire aujourd'hui de façon très pragmatique de rendre l'innovation réelle.
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2:54] Sur le stand, vous pouvez voir des démos réalisées par nos équipes, déployées chez nos clients. Bien entendu, on se doit de parler d'agentique, des agents. Vous pouvez voir une orchestration d'agents sur une tête d'opération. Vous pouvez voir un robot. Vous pouvez voir une simulation d'IA si vous voulez jouer à voir quel modèle est le plus adapté par rapport à votre recherche. Vous pouvez voir des fakes vidéos, comment les détecter. Donc voilà, ça permet un petit peu de parcourir toutes les grandes tendances, souveraineté, IA, cybersécurité, robotique. On est au cœur du domaine. Parce que rappelons que votre mission, c'est d'aider, de conseiller, de développer des solutions pour les grands groupes sur tous ces domaines. Si on s'arrête deux minutes d'ailleurs sur le robot, qui est un robot, alors il est logoté Capgemini. Oui.
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3:41] Vous ne me la ferez pas, on l'a reconnu. Ce n'est pas le nôtre, ce n'est pas le vôtre. C'est un robot Unitree. On ne fabrique pas de hardware encore. Voilà, c'est un robot chinois Unitree. On a déjà eu l'occasion d'évoquer ce sujet dans le monde numérique au cours de l'année, mais à l'intérieur, c'est de l'intelligence artificielle et c'est de l'intelligence, si on peut dire, Capgemini, c'est ça ? C'est de l'intelligence de code. Un robot, il faut le programmer. La différence qu'on a entre un humanoïde et un robot, c'est beaucoup plus complexe. Pourquoi un robot ? On va simuler une action assez simple sur un bras, on va dire, pour faire simple. Lorsqu'on a un humanoïde, on comprend qu'il y a beaucoup plus de sens. On se rapproche de l'humain, donc on va lui apprendre à entendre, à appréhender l'environnement, à se mouvoir avec ses jambes, ses bras, ses mains qu'on peut changer. Donc, on voit que la complexité du ROS, le robotic operating system, c'est très compliqué. Ça ne se fait pas en un jour. Donc, c'est un véritable travail. C'est ça peut-être qu'on a compris maintenant l'ensemble des utilisateurs et des clients. C'est qu'on ne va pas déployer un humanoïde à l'échelle de façon très simple. Donc là, toute cette compétence, elle est chez nous. Ce sont des ingénieurs qui vont paramétrer, qui vont développer. Et tous ces points-là sont importants. Alors, une remarque, on parle beaucoup des robots chinois. Il y a quand même des acteurs français. Il y a Wondercraft.
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4:52] Qui fournit des robots français. Et c'est important. Il y a passé un gros deal avec Renault. Voilà. Donc, ils étaient sur notre stand et vous pouvez venir échanger avec eux. Mais effectivement, c'est un point qui est important. On va beaucoup parler de souveraineté, j'imagine également. On se doit de signaler lorsqu'il y a des acteurs français qui émergent et qui, on espère, vont pouvoir se développer.
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5:10] La souveraineté, c'est vrai que c'est un peu un thème transverse, mais comme chaque année, notion un peu subtile, comment mettre suffisamment de souveraineté, pas trop pour ne pas non plus freiner l'innovation. Mathieu de Boeuf-Rouchon, premier sentiment après quelques heures passées à Vivatech. C'est un sujet qui fait écho à la semaine passée quelque part et l'arrêt de Claude des modèles qui ont été bloqués pour les non-américains et qui démontrent bien qu'on est d'une manière ou d'une autre dépendant. Alors, l'enjeu sur lequel on travaille, bien sûr, est un enjeu de souveraineté quand on fait un démonstrateur orienté de la défense, mais pas que. On a un démonstrateur qui s'appelle Maestro sur notre... Sur notre stand qui orchestre plusieurs agents qui sont intégrés dans des ordinateurs à proprement parler en local, qui sont pluggés sur Mistral, qui déjà sont dans cette tendance de la souveraineté. Et à l'heure de l'IA, il y a vraiment une attention particulière.
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6:06] Sur cette dépendance à d'autres pays qui nous amène à être plus vigilants encore depuis l'actualité de la semaine dernière et qui nous amène surtout à booster nos champions de l'IA et à faire en sorte que nous, grands intégrateurs technologiques, nous puissions aussi travailler avec les meilleures startups et intégrer, ces dernières dans notre stratégie de go-to-market. Et donc, avec les meilleurs accélérateurs et notre capacité d'intégration à l'échelle, ce que l'on veut vraiment, c'est créer les champions de demain et les solutions qui vont nous amener à être souverains et à être, bien sûr, efficaces sur ces sujets. On ne va pas se mentir, on a quand même du retard. Est-ce que ce retard est rattrapable ? Ce retard est toujours rattrapable d'une manière ou d'une autre. C'est une question d'écosystème, d'organisation, je dirais. C'est pas quand on veut, on peut, parce qu'il y a de la complexité quand même dans nos sujets et la tendance à aller souvent sur les modèles étrangers par le fait qu'ils soient sexy, attrayants.
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6:59] Plug and play, facile d'accès, déjà quasi intégré dans tous les écosystèmes cloud, font qu'effectivement il y a peut-être un biais cognitif de ce côté-là. Mais quand on voit ce que fait Mistral aujourd'hui, on n'a clairement pas à rougir du côté européen, bien sûr.
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7:13] Tous ces sujets, bien sûr, c'est rattrapable, mais, C'est une course perpétuelle qui prendra le dessus, l'un et l'autre. On l'a vu sur OpenAI et Anthropik.
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7:20] À chaque fois, il y en a un qui est meilleur que l'autre au lancement du modèle. C'est du continu. Et donc, on ira sur ce rattrapage de gap. Alors, tendance de ce Vivatech 2026 parmi d'autres, notamment. Et ça, ça doit t'enchanter, Patrice. L'espace. On parle beaucoup d'espace. Invité vedette, connu à la dernière minute, Jeff Bezos. Et Jeff Bezos, bien sûr, c'est le créateur d'Amazon. mais aujourd'hui, c'est un monsieur de l'espace. Il est plus dans la course à l'espace avec Blue Origin, concurrent de SpaceX. Et puis, pas mal d'autres choses aussi qu'on peut voir cette année un peu partout sur le salon. Oui, en fait, ça fait quelques tangles. On dit que lorsqu'on est dans les télécoms, l'espace fait partie intégrante du paysage aujourd'hui. Pourquoi ? Pour déployer de nouveaux réseaux, aujourd'hui, ça coûte moins cher. C'est plus rapide de déployer une constellation de satellites que de déployer un nouveau réseau de fibres dans un nouveau pays, par exemple. Donc ça, pour des raisons économiques, écologiques, aujourd'hui, on a des vraies solutions et on voit l'impact aujourd'hui de ce monde spatial, pourquoi les constellations, c'est un véritable enjeu économique. Un exemple, on parlait de souveraineté. Aujourd'hui, l'action du CAC 40 qui explose, c'est Stémicro.
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8:31] Et donc, c'est intéressant. Et quand on regarde les analystes, pourquoi l'action de STMicro se porte si bien ? Il y a bien entendu le côté CPU, souverain, les data centers, on a de plus en plus, mais c'est aussi le côté spatial. Aujourd'hui, il y a de plus en plus de satellites dans les constellations basse-orbite. On parle maintenant de plus de 10 000 satellites pour Elon Musk. Jeff Bezos est parti de ces constellations. On a OneWeb, on va avoir le projet Iris Square. Donc, STMicro fournit déjà beaucoup de puces pour les satellites. Donc, on voit déjà un lien entre l'espace, l'industrie des semi-conducteurs et la souveraineté. Donc, c'est intéressant de voir cet impact du spatial dans l'économie digitale. Oui, mais la souveraineté ne va pas être sur SpaceX ou sur Blue Origin. Exactement. En revanche, OneWeb ? OneWeb, déjà, c'était une spin-off d'Airbus à l'origine. Et surtout, le projet Iris Square, qui est le projet qui est enfin lancé pour avoir une constellation concurrente de Starlink qui sera purement européenne. Donc là, comme on avait fait le Galiléo à l'époque pour concurrencer le GPS américain, on a enfin une constellation Télécom. C'est intéressant de comparer avec Galiléo parce que Galiléo, on rigolait un petit peu au début. Aujourd'hui, ça marche. Ça marche bien. On l'utilise sans le savoir, forcément. On ne le sait pas toujours.
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9:48] Dans nos smartphones, on l'utilise tous les jours. Donc, c'est possible. On peut faire des trucs européens, même en démarrant un peu après. Ça a toujours été le cas. Lorsqu'on parle de régulation, le RGPD, aujourd'hui, au début, les Américains rigolaient en disant, c'est encore une idée des petits Européens. Et aujourd'hui, ça a marché. Dans votre quotidien, la prise USB-C qui est devenue standard, c'est l'Europe qui l'a lancée.
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10:09] Apple n'aurait jamais abandonné son petit câble lactoire. C'est l'Europe qui l'a imposé. Exactement. Et donc, aujourd'hui, ça prend du temps. Au début, ça paraît un petit peu exotique, mais on voit que parfois, l'Union fait la force et l'Europe est un vrai à un vrai poids économique lorsqu'on réagit en tant qu'Européens et non pas en tant que pays français,
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10:30] allemand, espagnol ou anglais. Mathieu, en te promenant un peu dans les allées, tu as ce même sentiment de puissance européenne ?
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10:39] On gonfle un peu plus le torse, parce que cette puissance, elle est là. Les leaders qu'on voit aujourd'hui sur le salon ne seraient pas là s'ils n'en avaient pas les capacités. Il y a peut-être un regain de fierté à avoir des champions européens, des champions français, à les mettre en avant. Mais c'est vrai que je pense que dans les 12 derniers mois, on a vraiment pris conscience de notre dépendance. Au-delà du cloud, globalement, avec Amazon. C'est un peu la peur qui nous fait réagir, finalement. C'est la peur qui nous fait réagir, mais en même temps, la peur peut être aussi source d'innovation plus rapide, moins bridée, sur lesquelles les standards émergeront par les acteurs qui créent, et non pas par des enjeux de gouvernance uniquement. Donc, ce qui ressort, en tout cas, de l'énergie qu'on voit là, c'est que, globalement, on est arrivé à un niveau, aujourd'hui, de représentation de la tech via VivaTech.
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11:29] Hexagonale, et plus encore européenne avec l'Allemagne cette année, vraiment à un niveau qui fait que les salons internationaux se posent aussi la question globalement de l'impact de Vivatech qui est de plus en plus fort. Et quand des grands groupes comme les nôtres sont présents, on voit bien que les startups ne vont pas sans les grands groupes et les grands groupes ne vont pas sans des startups. Ça a toujours été la marque de fabrique. Enfin, Vivatech, le CES de Las Vegas aussi, c'est pareil. Des grands groupes qui viennent avec, sous leurs ailes, des tas de startups. Avec un changement quand même manifest, c'est-à-dire que les deux premières années de la tech, c'était encore de l'incubation assumée. Et que depuis huit ans, on est quand même beaucoup plus sur la relation à aller chercher des marchés communs, à intégrer les startups dans des offres et à moins essayer de les cacher ou de les intégrer en les faisant disparaître. Ce qui fait la force, je pense en tout cas, des associations et les nôtres sur les prototypes qu'on développe en sont la pleine représentation, c'est de se dire que, Quand une startup, on ne dilue pas son ADN et qu'on ne peut pas remplacer 10 ans de R&D pur sur un sujet bien qu'on fasse beaucoup de R&D, on voit clairement que ces associations, intégration, passage à l'échelle que nous, on peut avoir en comprenant bien les technologies qu'on intègre, sont, des binômes, des trios même gagnants qui font que sur des marchés,
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12:41] on est extrêmement différenciant et on accélère beaucoup plus vite. Alors, qu'est-ce que vous avez repéré d'autre ? Qu'est-ce que vous avez pu voir là, Patrice ? Moi, j'aimerais parler un petit peu de Cantum.
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12:52] Pourquoi on parle de souveraineté, on parle de poids européen, et je pense à cette prochaine vague du Cantique qui arrive avec le QD, le jour, l'année où le Cantique va permettre de casser tous les codes. Ah oui, le QD, le QD, c'est le nouveau bug de l'an 2000. Voilà, on avait le bug de l'an 2000, et en fait, on attend le QD, le jour du Cantum, et ça se rapproche. Ça passe un peu mythique.
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13:15] Aujourd'hui, on s'approche plutôt vers 2030 et en tout cas avant 2035. Donc, le risque approche et je vous encourage à aller voir la Quantum Zone où, là, c'est très français. Pourquoi aujourd'hui ? C'est reconnu. Les Français sont très forts dans le quantique et c'est l'une des prochaines vagues et là, je pense qu'on a une véritable avance. Il serait dommage de la louper. Les leaders, on les connaît, c'est Alice et Bob, c'est Pascal.
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13:40] C'est Candela et d'ailleurs, vous allez sur le stand d'OVH, on parlait de Cloud Souverain, vous avez un bel ordinateur quantique au milieu. Donc, ça montre aussi cette association, justement, entre les grands groupes, les clouders, les futurs leaders. Et ça, c'est un bon espoir, c'est un bon signal. Et quand tu parlais tout à l'heure de déclic, effectivement, lorsque ce qui s'est passé depuis quelques jours, avec l'arrêt de Claude, où Trump dit, il faut réserver Anthropie pour les Américains, Anthropie dit, on ne sait pas faire. Lorsque vous vous logez, je ne sais pas si vous êtes Américain, Français ou autre. Et donc ça, la valorisation de... De Mistral, elle est passée de 17 milliards à 22 milliards. Ça leur a fini bien. Donc, on voit qu'il y a un attrait, il y a un véritable, on reconnaît des compétences. Il y a des domaines dans lesquels, aujourd'hui, Mistral n'a rien envié à Claude d'Anthropic ou à d'autres modèles. Donc, encore une fois, il y a plein de choses dans l'IA, dans les agents. Alors, ils ne sont pas dans le quantique encore, Mistral. Non, non, non, mais les autres non plus. Mais par contre, voilà, aujourd'hui, ces innovations se rejoignent pour créer les futurs écosystèmes gagnants de demain.
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14:46] Mathieu un petit coup de cœur j'en ai des coups de cœur je pourrais t'en faire une palanquille allons-y on a encore un petit peu de temps ça dépend quel temps tu m'accordes, effectivement ce qui est intéressant en tout cas à noter déjà dans les grandes lignes beaucoup de deep tech des choses extrêmement j'ai noté ça aussi et beaucoup de layers c'est-à-dire qui se positionnent enfin de layers, de solutions transverses qui s'affranchissent finalement de toutes les contraintes qu'ils pourraient avoir on va préciser pardon juste donc deep tech c'est vraiment deep tech c'est la science, qui crée des briques technologiques qui vont s'intégrer dans des écosystèmes larges. Je prends l'exemple de Biomémory, qui est une start-up du CNRS, très intéressante puisque Biomémory, eux, ils font du stockage dans de l'ADN synthétique. Ils étaient là l'année dernière à Viva, ils sont de nouveau là cette fois-ci, et on voit que on arrive à stocker, à remplacer une bête serveur quasiment dans l'équivalent d'une carte à puce. Alors c'est du stockage à froid qui fait, bien sûr, très peu d'émissions carbone.
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15:44] Mais c'est de l'archivage plus que du... C'est plus de l'archivage, la date est à raison, parce que c'est un problème vraiment de vitesse de stockage et de déstockage, quelque part, pour vulgariser. Et donc ça, c'est un vrai sujet. Il y a Pierre Codd qui fait exactement la même chose, qui est sur la région sud cette année. On voit qu'il y a vraiment des acteurs de la Deep Tech, des gens que l'on ne voit plus quand ils sont encapsulés dans des solutions, mais qui sont bel et bien présents. La Suisse en est une très bonne aussi représentation. Et puis, il y a ceux qui créent les standards, c'est-à-dire qui vont se mettre au-dessus de toutes les autres solutions. Vous utilisez un gestionnaire de flotte pour gérer votre flotte automobile quand vous êtes gestionnaire de flotte, on rajoute une couche d'intelligence. C'est-à-dire qu'on ne va pas rajouter un autre logiciel compliqué. On se plug directement sur une solution que vous avez déjà. C'est la même chose sur les batteries management systems. Ça va être la même chose typiquement sur les caméras de surveillance. On va pouvoir utiliser les flux vidéo existants de caméras vieillissantes et pour autant intégrer de l'intelligence artificielle sur des flux qui sont nouveaux. Donc, il y a plein de petites pépites. Skyteed, qui a grandi depuis des années et qui reconstitue la voie, quand vous parlez très, très bas, pour avoir des bulles de confidentialité. Pareil, aujourd'hui, c'est mature, c'est robuste, c'est français.
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16:49] On travaille avec eux sur plein de sujets, avec des grands industriels. Voilà, je parle de RU dit. Il y a de tout, mais il y a beaucoup moins, comme on pouvait l'avoir, de chats connectés qui font poète poète. C'est à peu près comme ça que je résume. Tant mieux, on ne va pas s'en plaindre. Mais tant mieux, parce que ça veut dire qu'on est passé dans l'ère de la maturité et de la maturité sous l'angle de l'industrie. Tous les gars qui sont là, tous les start-upers qui mettent quand même leurs convictions en jeu sur des start-up, qui créent des modèles économiques qui sont souvent compliqués à comprendre, qui sont sur des briques technologiques qui ne sont pas faciles, trouvent chez nous la capacité d'aller chercher des gros marchés. Et là, cette année, c'est vraiment mature. Donc ça fait 2-3 ans qu'on dit que c'est de la maturité mais je pense qu'on a encore passé un gap avec une vraie vision industrielle et quand on parle de réindustrialisation ça fait du bien d'avoir toutes ces startups qui ont plein d'énergie et qui adressent des sujets que personne ne voit et qui en réalité sont à la base de tous les services et de la valeur concrète pour le pays donc là il y a vraiment en tout cas beaucoup d'énergie moi je suis un grand fan de tout ce que j'ai pu voir en deep tech depuis ce matin il y a franchement des trucs fantastiques à voir non mais c'est top et c'est vrai c'est moins waouh on va dire, avec les chats qui font pouette-pouette. C'est un peu cérébral. Mais c'est super important et on est là pour le faire connaître, pour le médiatiser, le montrer, etc.
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17:58] Et puis, il y a des choses qui sont même encore plus sous le radar et notamment dans le militaire, Patrice. Je crois que tu as vu des choses qui... Alors, ce n'est pas le salon... Comment il s'appelle ? Le Rosatory. Ce n'est pas le Rosatory, mais qui est en parallèle. Mais il y a quand même des choses pour la défense, pour le renseignement, etc. Ici. Effectivement, lorsqu'on parle d'innovation, la défense aujourd'hui, c'est un acteur incontournable. On se doit d'innover. Donc, on a des acteurs comme MBDA qui sont présents, les différents ministères qui sont là. Bien entendu, Airbus qui est là. La DGSE. La DGSE. Comme d'habitude. Donc voilà, ça fait partie aujourd'hui des axes d'églomance qui sont très importants. On le voit dans les grands programmes européens. Donc, l'IA est utilisée par tout le monde, également par les armées. On a parlé d'un démonstrateur maestro qui peut se répliquer sur les têtes d'opération pour déployer des agents IA, pour faciliter les prises de décisions. Donc ça, c'est des points qui sont vraiment importants. Donc c'est l'agent qui va, si on dit ça, ça va faire peur à tout le monde, qui va aider la décision militaire. Exactement, on est sur un théâtre d'opération. Le contexte est important.
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19:06] Comme ça s'est fait, on l'a vu, dans la guerre entre l'Iran et les États-Unis, avec Palantir, etc. Ça a toujours existé. Le renseignement, qu'on l'appelle l'IA ou pas, le renseignement, l'objectif, c'est d'avoir un maximum d'informations pour avoir la meilleure vue possible, et réaliste, et réelle, de façon à pouvoir prendre les décisions. La prise en compte de l'environnement, aujourd'hui, l'IA, on sait qu'à des satellites, on a beaucoup d'informations qui arrivent, il faut avoir la capacité à le traiter rapidement, de façon fiable. Donc, ce côté-là, aujourd'hui, l'IA permet d'accélérer la prise de décision par rapport à des informations qui sont de plus en plus fiables. Et ça, c'est un point qui est très important. Mathieu ? Tous les sujets autour de la défense sont quand même bien ancrés. On a beaucoup de startups qui travaillent sur ces sujets-là. Ce qui résonne beaucoup, pour ne pas paraphraser ce que dit Matrice, c'est vraiment la fiabilité.
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20:00] Je pense qu'on est arrivé à un niveau où on cherche des réponses qui soient fiables. Tu parlais de l'agent Maestro, c'est-à-dire qu'on ne va pas remplacer l'être humain, parce qu'il est en complément. Et j'entends par là que même dans Maestro, on a trois agents qui sont, cinq agents dans l'ordinateur directement, donc des agents numériques, synthétiques, qui vont avoir des compétences très spécifiques. Donc, même pour un agent, on est obligé d'en créer cinq. Un agent humain, on est obligé d'en avoir cinq qui sont numériques. Et puis, trois agents qui sont embarqués dans le téléphone de l'opérateur.
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20:29] Ils font quoi concrètement, ces agents ? Concrètement, il y en a un qui va peut-être suivre la documentation, par exemple, se dire, en fonction d'un contexte ou d'une information, j'affiche telle documentation. On va avoir l'agent qui, lui, va... Attends, la documentation, quoi ? Comment utiliser un canon ? Imaginez un avion qui est tombé en panne, un hélicoptère, un char. Donc, pour pouvoir le réparer, il faut d'abord analyser la panne. Et donc là, si on a recueilli des informations, on a plein de capteurs aujourd'hui sur tout équipement électronique et physique. Donc, on va pour analyser beaucoup d'informations. Un avion, il envoie malheureux des gigabits d'informations. Il y a, permet d'analyser beaucoup plus vite. Ensuite, si on a réalité augmentée, on peut, le technicien peut prendre des lunettes et se mettre sur l'équipement, prenons un avion, un hélicoptère. On peut dire, le problème vient de là. Il faut démonter ça. Il peut être assister par un agent, lui, un expert. Donc, aujourd'hui, Maestro, c'est un bel exemple parce qu'on a un expert, un junior et des agents. Et aujourd'hui, je pense que le futur du data digital, c'est ça. C'est avoir la bonne combinaison entre des juniors qui seront les futurs seniors, des seniors experts et des agents. C'est intéressant, parce que ça va un peu à l'encontre du discours selon lequel, l'IA ferme la porte aux juniors, justement, parce qu'on n'a plus besoin d'eux. Elle les enrichit beaucoup quand même, c'est-à-dire qu'on les fait enrichir en termes d'informations.
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21:43] C'est-à-dire qu'un junior peut aussi accéder à des informations et des capacités de raisonnement qui lui permettent de grandir beaucoup plus vite dans ses compétences. L'IA, c'est un accélérateur, ça ne remplace pas, on le voit bien, c'est un booster, c'est quelque chose qui augmente véritablement l'être humain et le Seigneur, ça lui permet aussi d'aller, beaucoup plus vite. Donc, il y en a un qui renforce très vite sa capacité de formation et de pertinence et il y a l'autre qui va beaucoup plus vite parce qu'il sait où il doit aller et donc il va faire en 15, 30, 50 minutes l'équivalent peut-être des fois d'une journée de travail. Donc, il n'y a pas de remplacement. Je pense qu'il faut enlever ça tout de suite. La robotique ne remplacera pas l'être humain ou l'opérateur, du moins pas dans un avenir court, moyen terme. Une tendance importante, on a vu que les offres d'emploi avaient baissé en euros. Par contre, elles redémarrent aux US sur les développeurs. Pourquoi ? Parce que l'IA permet d'accélérer et donc ça a déculpé la demande. Donc oui, on code plus vite avec l'IA, mais comme il y a de plus en plus de demandes aux US, les demandes d'experts et de juniors, on va dire très curieux, augmentent. Par contre, ça va créer un fossé entre le junior qui n'est pas très compétent et le junior qui est curieux et qui est passionné. La différence va se faire à ce niveau-là. Donc, il y a toujours de l'avenir. Il faut être bon. Ce n'est pas une question d'âge, il faut avoir envie de faire. Il faut avoir envie. Il faut être curieux. C'est ce qui, généralement, déjà, envie, curiosité, la compétence suivra et globalement l'IA c'est un vrai booster c'est aussi le discours je crois que c'est Dario Amodei dans Tropique qui dit aussi arrêtons de fantasmer regardez aujourd'hui il y a des IA.
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23:07] Pour la radiographie et la radiologie médicale oui il y a des IA qui font le travail des radiologues mais il y a de plus en plus de radiologues qui travaillent exactement et on, a besoin de plus en plus de radiologues donc c'est fou on peut développer plus vite donc il y a plus de besoins et donc ils vont être développés sur plein de différents domaines et donc c'est le côté très positif l'IA est un accélérateur pour les gens qui en ont vraiment envie et donc c'est ça qui est avec un niveau de exigence, décuplé donc même pour toi au quotidien tu vois bien que bien en deçà de moins produire d'émissions t'en as peut-être beaucoup plus produite on peut faire plus donc on fait toujours plus et on fait plus exigeant plus fin on est de plus en plus fatigué, par contre effectivement à un moment c'est pour ceux qui sont excités en permanence sur des nouveautés ça permet il faut se réguler c'est un peu chronophage totalement non mais super c'est une spirale positive et merci pour ce message positif,
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23:56] Un dernier coup de cœur, un dernier regard, une dernière anecdote pour finir. Une petite start-up française, Click & Crypt.
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24:06] L'idée, c'est qu'on permet de crypter des données et de travailler sur les données cryptées. Et ça, c'est intéressant parce qu'imaginez deux laboratoires qui ont un panel de patients différents, qui veulent savoir s'ils peuvent avoir accès et qu'ils ont des symptômes équivalents ou pas. On peut travailler sur des données sans avoir accès à la donnée, mais uniquement à la donnée cryptée. Donc ça c'est intéressant de pouvoir aller plus loin toujours en protégeant les données personnelles qui est indispensable aujourd'hui et donc encore une fois on peut faire améliorer avancer la médecine avec des données cryptées sans compromettre, le RGPD donc les données personnelles et donc là c'est la science vraiment encore une fois au niveau de l'humain Ils sont prêts pour le QD eux ? Ils seront prêts Ils seront prêts C'est ça le truc parce que c'est bien de chiffrer mais voilà il faut pouvoir résister au quantique Exactement Donc click and click parfait Mathieu ? Moi je dirais que spontanément Erypharm c'est une société sud-coréenne qui va travailler notamment sur le mycélium qu'on a l'habitude le champignon d'utiliser pour créer des briques de construction et eux ils ont travaillé le mycélium pour aller créer des tissus. On est dans la biotechnologie On croirait que c'est du cuir même quand on le voit et en fait ils ont vraiment travaillé sur.
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25:15] La capacité de travailler de la fibre et donc de la fibre textile qui nous amène très certainement à avoir à terme les mêmes caractéristiques mécaniques ou de résistance de certaines filles pour des vêtements pour des chaussures à base de mycélium, donc voilà ça fait partie des petites pépites qui sont cachées comme ça quelque part parce que Vivatech c'est un poteau quatre startups donc c'est quand même pas fait sur un mètre carré de s'y retrouver c'est vraiment un sujet mais voilà ça fait partie des petites pépites comme ça qu'on a pu découvrir Super, parfait Merci beaucoup Merci à tous les deux Patrice Dubouet directeur innovation Europe du Sud de Capgemini et Mathieu De Bafrouchon responsable de l'innovation chez Capgemini Engineering Merci à tous les deux, Voilà pour ce rendez-vous spécial Vivatech. D'autres contenus, d'autres émissions, d'autres programmes, d'autres reportages et interviews à découvrir sur mondenumérique.fous, sur le podcast Monde Numérique, bien entendu, sur la chaîne YouTube aussi. Et puis, je le redis, on se souhaite un bon cinquième anniversaire pour Monde Numérique et un très bon dixième anniversaire pour Vivatech. Bon anniversaire. Merci, messieurs. Ciao, bye.