Monde Numérique :
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0:11] Qui sont vraiment les patrons de l'intelligence artificielle ? Et font-ils n'importe quoi ? C'est la grande question du moment. Alors que l'IA rebat les cartes dans tous les domaines, les seigneurs des big tech sont-ils à la hauteur ? On en parle cette semaine dans Monde Numérique. L'actu de la semaine, c'est aussi Meta qui lance justement son nouveau modèle d'intelligence artificielle. Pour tenter de reprendre l'avantage, on va en parler avec Bruno Guglielminetti dans le débrief transatlantique. En France, une proposition de loi pour protéger le droit d'auteur face aux appétits de l'intelligence artificielle. Et puis le New York Times affirme avoir identifié le véritable créateur du bitcoin.
Monde Numérique :
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1:09] Les interviews de la semaine de Monde Numérique, comment l'IA bouleverse-t-elle les réseaux sociaux ? On en parle avec David Fayon, grand observateur des phénomènes liés au numérique. Avec lui, on va essayer de voir clair dans cette transformation au long cours. Enfin, comment l'IA, encore elle, impacte la cybersécurité dans les entreprises ? Nouveaux risques, nouvelle manière de se protéger aussi. On fait le point avec Orange Cyberdefense. Bienvenue à l'écoute de Monde Numérique, l'hebdo du 11 avril 2026.
Invité :
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1:52] Monde numérique, Jérôme Colombain.
Monde Numérique :
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1:58] Alors font-ils n'importe quoi ces géants de la tech ? C'est un peu la question qui est posée actuellement dans la presse américaine, avec plusieurs articles qui ne sont pas tendres à l'égard des grands dirigeants de l'intelligence artificielle. D'abord un article assassin du New Yorker contre Sam Altman, le patron d'Open AI. Je vous en parle d'ailleurs dans Monde numérique épisode du 10 avril 2026. Et puis d'autres articles aussi qui s'interrogent sur la toute-puissance pas vraiment réfléchie des Mark Zuckerberg, Mark Andresen, Peter Thiel ou même Elon Musk. En gros, tous ces gens-là ont le pouvoir, la puissance entre les mains, la puissance de l'IA qui est en train de se déployer et qui va considérablement changer nos vies, ça a d'ailleurs déjà commencé. Mais voilà, le problème, c'est qu'ils n'ont pas forcément la sagesse et l'éthique
Monde Numérique :
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2:42] pour mettre tout ça en place. Et pourtant, on les écoute comme des oracles, comme par exemple Dario Amodei, le patron d'Entropique, qui se veut le plus éthique de tous, même si certains y voient un positionnement un peu marketing. En tout cas, Amodei multiplie les prises de parole, oscillant entre alarmisme, catastrophisme et rassurisme, si on peut dire. Par exemple, Anthropique a récemment publié une liste exhaustive des métiers qui vont être fortement impactés par l'IA. Spoiler, si vous êtes informaticien, professionnel du marketing, de la santé ou même artiste, accrochez-vous aux branches, ça va secouer. Mais c'est aussi le même Amodei qui estime qu'il faut juger les ingénieurs dans les entreprises au nombre de tokens qu'ils consomment, c'est-à-dire le nombre de requêtes qu'ils font sur les systèmes d'intelligence artificielle.
Monde Numérique :
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3:28] Autre déclaration ces derniers jours, celle de Demi Sassabis, de Google DeepMind, prix Nobel de chimie, qui estime dans un podcast américain que ChatGPT a été lancé. Trop tôt. Et là, on revient au début de l'histoire, novembre 2022.
Monde Numérique :
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3:42] Selon Demi Sassabis, l'IA générative aurait dû rester encore longtemps dans les labos. Elle n'était pas sèche, elle n'était pas au point. C'est pour ça qu'elle fait tellement de bêtises aujourd'hui et qu'elle nous perturbe tellement au quotidien. Le lancement commercial de Chagipiti fin 2022 a affolé tout le monde. Google, en premier, s'est mis en mode panique pour ne pas se faire distancer. Apple, lui, s'est fait distancer. les méta aujourd'hui tentent de rattraper le coup, on va en parler, sans compter les purs players, Anthropik ou Perplexity. Qui est responsable de tout cela ? Eh bien, c'est encore, et on revient au début de l'histoire, le méchant Sam Altman d'OpenEye. C'est lui qui a brisé l'entente cordiale des chercheurs en IA en ouvrant les vannes de ChatGPT. A-t-il bien fait ou pas ? A-t-il eu raison ou non ? C'est l'histoire et le temps qui le diront. En tout cas, aujourd'hui, ça y est, l'IA Générative est là, accessible à tous, Avec ses qualités et ses défauts, on ne remettra pas le génie dans la bouteille. Il va falloir faire avec, pour le meilleur et pour le pire. Voilà, je voulais revenir un petit peu en ouverture sur ces griefs de plus en plus nombreux à l'égard des géants de l'intelligence artificielle. Ce n'est pas qu'on ne les aime pas, on a besoin d'eux aujourd'hui, mais il est temps de ne pas faire n'importe quoi.
Monde Numérique :
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4:54] En France, faut-il mieux encadrer les entreprises d'IA pour protéger le droit d'auteur ? En tout cas, c'est le sens de la proposition de loi adoptée cette semaine au Sénat, un texte porté par trois sénateurs et qui s'attaque au régime de la preuve en matière de droit d'auteur. Alors c'est un peu juridique, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que concrètement, aujourd'hui, en tant qu'utilisateur, quand vous demandez à une IA, par exemple, d'écrire un texte à la manière d'eux, à la manière de Victor Hugo ou à la manière de n'importe quel chanteur, Eh bien, si le résultat ressemble effectivement à certaines œuvres, ça veut dire que l'IA a probablement été entraînée à partir de ces œuvres et très vraisemblablement sans autorisation. Il y a donc violation du droit d'auteur. Aucune rémunération n'intervient et c'est à l'artiste de prouver, ou en tout cas aux ayants droit, de prouver que l'IA a bien été entraînée avec des contenus protégés par le droit d'auteur. Donc la proposition de loi, en fait, vise à renverser tout cela, à renverser ce qu'on appelle la charge de la preuve. Et désormais, ce serait à l'entreprise high-tech, comme OpenAI, Google ou MistralAI en France, de prouver qu'elle n'a pas utilisé des données protégées par les droits d'auteur.
Monde Numérique :
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6:02] Bon, autant vous dire que ce texte est largement soutenu par les professionnels, les ayants droit, mais fortement contesté par les entreprises d'intelligence artificielle. Et ce n'est pas soutenu non plus par le gouvernement. D'ailleurs, la ministre du Numérique a déclaré que ça pourrait instaurer un risque juridique dévastateur qui pourrait même pousser les champions nationaux comme Mistral et Haï à délocaliser leurs activités. Mistral qui a d'ailleurs proposé une solution alternative, en fait.
Monde Numérique :
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6:30] En proposant que les entreprises de tech financent, abondent à un fonds qui servirait ensuite à indemniser les auteurs. Mais ça, les professionnels n'en veulent pas et ça a été balayé d'un revers de manche. En résumé, faut-il privilégier le droit d'auteur ou bien le développement de l'intelligence artificielle ?
Monde Numérique :
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6:50] L'actu de l'IA toujours, proférer des menaces en se confiant à son chatbot d'intelligence artificielle, c'est une très mauvaise idée. Un Strasbourgeois de 37 ans en a fait les frais. Il s'en est rendu compte la semaine dernière lorsqu'il a vu le RAID débarquer chez lui pour une simple discussion avec ChatGPT. Il faut dire qu'au cours de cette discussion, il confiait son intention d'aller tuer un agent de renseignement. Il cherchait une arme, il a raconté tout ça à ChatGPT. et quelques heures plus tard, les forces de l'ordre sont intervenues chez lui. Alors comment c'est possible ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Eh bien en fait, il faut savoir que désormais, les fournisseurs d'intelligence artificielle ont mis en place des systèmes de sécurité. Donc l'alerte a été donnée par OpenAI, une alerte automatique s'est déclenchée. Les responsables d'OpenAI ont alerté le FBI aux États-Unis qui a contacté les autorités françaises via la plateforme Pharos, laquelle a déclenché l'intervention de l'unité d'élite de la police. Donc apparemment, c'est un système qui marche. L'homme a expliqué qu'il voulait en fait tester précisément ce système d'alerte. Un individu présenté comme ayant des antécédents psychiatriques et du coup, il a été hospitalisé et il n'a pas été poursuivi. L'affaire a été classée sans suite.
Monde Numérique :
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8:03] D'ailleurs, la police n'a découvert chez lui aucune arme ni rien de véritablement dangereux. En tout cas, cet incident montre une chose. Si on ne le savait pas déjà, eh bien, c'est peut-être pas si confidentiel que ça de discuter avec une intelligence artificielle. Et oui, il faut le savoir, il y a des systèmes d'alerte qui permettent de détecter certaines conversations.
Monde Numérique :
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8:22] Bye bye Windows ! L'État français veut se débarrasser des logiciels de Microsoft et acquérir un peu plus de souveraineté numérique. Alors ça ne va pas se faire en deux jours, mais cette semaine, il y a eu une nouvelle prise de position par rapport à ça. C'était mercredi 8 avril, publication d'un communiqué officiel de la DINUM. C'est la direction qui supervise les services informatiques de l'État qui a annoncé qu'elle allait elle-même se débarrasser de Windows au profit de Linux. Le système d'exploitation en open source. Pour l'instant, ça concerne une toute petite partie de l'administration, à peine les 250 postes de travail de la direction elle-même. Mais n'empêche, la volonté est là et le gouvernement a même demandé à chaque ministère de présenter d'ici l'automne un plan précis pour réduire la dépendance aux outils technologiques américains.
Monde Numérique :
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9:12] Plusieurs administrations ont franchi le pas ou sont en train de le faire, comme le CNRS par exemple, qui va délaisser Zoom au profit de l'outil français Visio. L'assurance maladie aussi qui est en train de basculer vers des solutions souveraines. Et on rappelle que la DINUM a mis au point sa propre suite bureautique pour le service public. Ça s'appelle La Suite. C'est gratuit en plus pour les administrations. Donc c'est évidemment tentant car l'argument derrière tout ça est aussi financier. Migrer vers des logiciels libres, ça permettrait d'économiser environ 1 million d'euros par an de licences logicielles payées à Microsoft. Mais cette transition a néanmoins aussi elle-même un coût. C'est pour ça que ça ne va pas se faire de jour au lendemain, comme on l'a vu avec l'Éducation nationale, par exemple, qui récemment a fait le choix, au contraire, de reconduire son contrat pluriannuel avec Microsoft.
Monde Numérique :
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10:03] Un accident de la route peu banal au Texas. Un animal a été heurté et tué par une voiture. Dit comme ça, on se dit que ce n'était pas franchement l'info du siècle, sauf que l'animal qui était une petite canne, d'ailleurs, innocente, n'ayant jamais rien fait à personne, a été tué par une voiture autonome. Et c'est là que tout se complique. La mort de la canne a provoqué l'émoi des habitants de cette région, de cette zone près de Austin au Texas.
Monde Numérique :
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10:33] Un véhicule de la compagnie américaine Everide. L'incident a été rapporté en détail par un résident du quartier sur Facebook, affirmant que la voiture n'avait pas ralenti.
Monde Numérique :
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10:45] Everide, de son côté, confirme que c'est bien la voiture en mode autonome qui a tué la canne, malheureusement, mais affirme qu'il n'y a pas eu pour autant d'infractions. C'est une affaire qui en rappelle une autre. Souvenez-vous, c'était à San Francisco. Un pauvre chat Kit Kat avait été écrasé, lui aussi, par une voiture autonome, par un robotaxi Waymo. Et derrière cette histoire, ce qui se cache, c'est un peu toute la psychologie humaine par rapport aux voitures autonomes. Où finalement, aujourd'hui, ce qui pourrait sembler anecdotique, prend des proportions incroyables parce que c'est une voiture autonome qui a provoqué cela, alors qu'une voiture autonome, normalement, ne doit pas provoquer d'accident. Et du coup, tout incident est vécu comme une anomalie inquiétante. Et pourtant, il faut rappeler que la voiture autonome elle-même ne provoque pas d'accidents pour les mêmes raisons qu'un humain. Ce n'est pas pour des raisons d'inattention, de fatigue, d'alcool, etc. C'est souvent à cause d'un problème causé par un autre humain ou éventuellement une défaillance technique qui n'avait pas été anticipée et qui sera corrigée dans la prochaine version. Ce qui fait qu'il est assez paradoxal en réalité de vouloir freiner le développement des voitures autonomes par crainte d'éventuels accidents, sans penser en réalité à tous les accidents qui, au contraire, pourraient être évités tant que ce sont des humains qui continueront à conduire des véhicules.
Monde Numérique :
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12:06] Allez, on termine par une autre histoire de voitures. Imaginez pouvoir recharger votre véhicule électrique en moins de 10 minutes. C'est la nouvelle folie en Chine où les constructeurs se battent sur ce nouveau créneau, celui de la vitesse de rechargement. La marque chinoise BYD promet ainsi une recharge de 10 à 97% de la batterie en 9 minutes et de 10 à 70% en à peine 5 minutes. Parce qu'on sait que ce sont toujours les 10 ou 20 derniers pourcents qui sont les plus longs proportionnellement pour charger une batterie. La vitesse de rechargement devient donc un argument commercial et ça marche. Il paraît que plusieurs concessions BYD ont vu leur fréquentation exploser depuis que la marque a mis en avant cette fonctionnalité. Mais BYD s'est déjà fait doubler par une autre marque, Link & Co, filiale du groupe Geely, qui annonce avoir battu le record en proposant une recharge jusqu'à 80% en 8 minutes 30. Grâce à une batterie de 100 kWh branchée quand même en 900 V et avec une puissance de 1100 kW. En tout cas, voilà, la bataille des voitures électriques se fera peut-être plutôt sur la vitesse de recharge que sur la disponibilité des bornes finalement.
Monde Numérique :
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13:22] Avant d'aller plus loin, un mot de Frogans, partenaire de l'hebdo de Monde Numérique. En 2025, je vous ai fait découvrir cette initiative technologique unique au monde, une nouvelle manière de consulter, de publier du contenu en ligne. Frogans fait sortir Internet du cadre avec des sites graphiques, simples, très fluides. 2026 sera une année décisive pour Frogans, qui s'adresse pour l'instant en priorité aux développeurs. Comment ça marche concrètement ? Alexis Tamas, cofondateur de Frogans.
Invité :
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13:49] Le fonctionnement de Frogans du point de vue de l'utilisateur final, c'est une application. Alors sur un téléphone, ça vient d'un store tout à fait traditionnel. Sur un ordinateur, pareil, on télécharge un petit logiciel qui s'appelle Frogans Player, qui est disponible gratuitement, qui ne nécessite pas d'enregistrement de la part des utilisateurs et qui est distribué par l'OP3FT qui est en charge de la standardisation de Frogans.
Monde Numérique :
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14:08] Et pour en savoir plus, rendez-vous sur f2r2.fr.
Monde Numérique :
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14:15] Le débrief transatlantique. Salut Bruno Guglielminetti à Montréal.
Invité :
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14:22] Salut Jérôme Colombin à Paris.
Monde Numérique :
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14:25] Bruno, cette semaine, bonne nouvelle. Je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle, mais en tout cas, il y a une nouvelle IA sur le marché. C'est sur ton continent que ça se passe.
Invité :
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14:36] Oui, c'est sur mon continent, mais grâce ou à cause de ton ami Zouk lui-même qui vient de lancer une IA qui est conçue pour d'abord et avant tout répondre aux besoins des outils de méta.
Monde Numérique :
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14:51] Pour l'instant... Dans un premier temps. Donc, c'est MuseSpark. C'est son nom. Pour l'instant, c'est peut-être axé sur l'interne. Mais on voit bien qu'à terme, l'idée, ça va être de la mettre dans tous les outils méta. Facebook, Instagram, WhatsApp, évidemment.
Invité :
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15:13] Et Meta AI.
Monde Numérique :
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15:14] Et Meta AI. Parce qu'en fait, c'est ça. C'est le nouveau moteur de Meta AI. Parce qu'ils avaient déjà Meta AI. et là en fait il le booste avec ce nouveau moteur qui a été développé par le Meta Super Intelligence Labs qui est ce nouveau labo, peuplé d'ingénieurs que Zuckerberg est allé débaucher à prix d'or et notamment le jeune Alexander Wang donc en fait ça y est ils se sont mis au boulot et en quelques mois ils nous ont sorti ce nouveau joujou ce Muse Spark on.
Invité :
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15:47] Peut dire que c'est l'IA post-local.
Monde Numérique :
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15:50] Exactement, c'est l'IA post-Yann Lequin, parce que Lequin a quitté, on ne peut pas dire qu'il a été remplacé par Alexander Wang, enfin presque, ça y ressemble quand même fortement, et c'est intéressant parce que finalement, ça referme la parenthèse Yann Lequin, parce que Yann Lequin travaillait plus sur, il ne voulait pas aller vers les LLM, on le sait, on en a déjà souvent parlé, Et là, on revient sur un LLM classique, en réalité. Et lui, il était plus dans la recherche ouverte. Et avec Alexander Wang, on revient sur de la recherche bien fermée, avec des brevets tout verrouillés bien comme il faut. Voilà, donc cette super intelligence, c'est vraiment la volte-face. Bon, en fait, c'est une manière de dire, bon, ben, vous voyez, un, on n'est pas en retard. Parce qu'en fait, il l'était malgré tout. Il l'était sérieusement. Deux, on a dépensé des milliards et des millions pour remettre en place une nouvelle équipe. Ben voilà, voilà ce qu'elle nous sort, en fait.
Invité :
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16:53] La question que je me pose quand j'ai vu passer cette information-là, cette version-là qu'on lance, est-ce que c'est pour assurer les investisseurs ou pour vraiment faire une différence? Est-ce qu'elle est prête? Parce que la façon qu'on la présente, c'est pour le moment, on va la voir être intégrée aux outils qui sont déjà là. Donc, il n'y a pas vraiment, ce n'est pas transparent. Il n'y a personne qui va dire « Ouais, je souhaite un nouvel outil que je vais pouvoir utiliser. » Non, ça va être intrinsèque au paysage, à l'environnement, de Meta un peu partout.
Monde Numérique :
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17:23] Oui, tu veux dire que ça ne change pas énormément de choses, en fait.
Invité :
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17:25] Non.
Monde Numérique :
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17:26] Non, en plus, c'est comme si on changeait le moteur sans changer la carrosserie. Donc, finalement, il n'y a que les spécialistes qui vont s'en rendre compte. Alors, Meta, sur la page de présentation, met en avant des benchmarks assez prestigieux pour dire qu'il est plus puissant que Clodopus 4.6, plus puissant que Gemini 3.1 Pro, etc. Bon, ça c'est un peu le concours de muscles, pour ne pas dire autre chose. Et il a quand même une particularité. Alors, toute cette puissance, à quoi ça sert ? En fait, à faire ce qu'on fait déjà avec une IA, aller faire des recherches, aller faire du traitement de texte, aller générer des images, aller analyser des images. Ce qui est quand même intéressant, parce que rappelons Donc, Meta a son projet, enfin, a ses lunettes, ses lunettes connectées avec Meta AI. Donc, voilà, à terme, ils vont intégrer ce nouveau moteur d'IA dans les lunettes, dans les, comment elles s'appellent, les Ray-Ban Meta. Et il y a une particularité, quand même.
Invité :
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18:20] Les Meta Ray-Ban Display.
Monde Numérique :
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18:23] Meta Ribbon Display, absolument. Il y a aussi une particularité, c'est qu'il est plus petit et il est moins gourmand en énergie.
Invité :
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18:31] C'est la bonne nouvelle ?
Monde Numérique :
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18:32] Apparemment. Donc ça, c'est pas mal. C'est une bonne nouvelle peut-être pour l'environnement, surtout pour Meta, parce que justement, dans une perspective d'intégration dans un objet connecté où il n'y a pas beaucoup de batterie, etc. Évidemment, c'est presque une nécessité pour eux en faire, en fait, de développer ce type d'outils. Donc voilà, en grosso modo, ça ne révolutionne rien. Ça met Meta au même niveau que les autres et ça conforte un peu la direction stratégique prise par Méta, si j'ai bien compris. Exactement. Bruno, est-ce que tu as commandé ton MacBook Neo?
Invité :
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19:05] Non, parce que j'ai déjà un Mac qui fonctionne très bien et je ne veux pas, polluer la planète en commandant un autre de ces appareils-là, sauf que, à terme, j'ai l'impression qu'il y a des gens qui en veulent et qui Ils ne l'en trouveront pas parce qu'Apple commence à connaître un certain ennui d'approvisionnement. Imagine-toi, on a découvert, c'est les gens de MacRamore et Bloomberg aussi ont travaillé sur cette histoire-là en parallèle. Les MacBooks Neo utilisent des puces A18 Pro. Ça, ce sont les puces qu'on trouve à l'intérieur des téléphones, des plus récents iPhone.
Monde Numérique :
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19:48] C'est les mêmes puces que celles de l'iPhone, en fait.
Invité :
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19:51] Exactement. Et là, il y a dans l'histoire, c'est qu'on se rend compte que dans le fond, ils ont créé un produit pour utiliser les puces qui étaient défectueuses. Attention, on va se calmer. Quand je dis défectueuses, c'est que normalement sur une puce, il y a six cœurs, mais sur ces puces défectueuses, il y en a seulement cinq qui fonctionnent. Alors, dans le MacBook Neo, on se rend compte que ça roule sur cinq puces, cinq heures, qui se tiennent sur des puces, oui. Et donc, normalement, ces puces-là, on les a confectionnées, mais ils ne serviraient pas à grand-chose. Alors là, ils ont créé le MacBook Neo, qui lui est capable d'utiliser ces puces-là. Alors, ça allait très bien, ça permettait de ne pas avoir de pertes sur la ligne de montage. Mais le problème… Oui, d'après le vu industriel.
Monde Numérique :
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20:37] C'est très malin.
Invité :
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20:38] Oui, c'est très malin, mais le problème, c'est que ça fonctionne tellement bien, les lignes de montage, que là, maintenant, ils ont de moins en moins de pertes. Et là, l'approvisionnement des petites puces défectueuses, il y en a moins. Alors là, Apple est obligé de se retourner vers son fournisseur en disant, bien là, il faudrait que vous nous fournissiez des puces avec cinq cœurs et non pas six cœurs. Mais ce que ça fait, c'est que là, c'était beau parce que c'était du matériel qui ne servait à rien. Mais là, s'ils sont obligés de lancer une ligne de montage pour faire ça, en bout de ligne, c'est que ça va faire hausser le prix de l'appareil. Alors, j'ai hâte de voir comment Apple va réussir à jongler avec cette histoire-là.
Monde Numérique :
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21:18] Donc, tu veux dire que ça pourrait faire monter le prix du MacBook Neo?
Invité :
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21:22] Oui, parce que là, on va faire carrément... Eux, la belle affaire avec cette histoire-là, c'est qu'ils récupéraient des pièces qui n'auraient servi à rien. Et là, ils vont devoir payer pour carrément faire rouler une baisse spécifique à 5 coeurs plutôt qu'à 6 coeurs. Ça va être assez drôle de voir ça. Et puis là, quand tu regardes les prédictions financières, on voit entre 5 et 6 millions d'appareils qui vont être vendus très bientôt. Alors, tu te dis comment ils vont arriver à jongler avec cette demande-là. Ça va être intéressant. Mais en tout cas, ça nous a permis de découvrir qu'est-ce qui se cachait sous le capot et qui faisait vraiment une bonne affaire pour la porte.
Monde Numérique :
[
22:03] C'est marrant, c'est marrant. C'était une astuce industrielle, mais qui risque de se retourner contre eux, finalement. Bon, enfin, on va voir. Mais ce MacBook Neo, je pense qu'on n'a pas fini d'en parler parce que d'abord, tu l'as dit, il est bien parti, c'est bien parti pour être un vrai succès.
Invité :
[
22:17] Ah ouais.
Monde Numérique :
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22:18] Et puis, ça pourrait, mais comme on le voyait arriver, et on s'en doutait, ça risque de redynamiser un peu le marché et même de donner un sens au marché. Et même du côté du monde PC, parce qu'on sait que même aujourd'hui, du côté de Microsoft, et du côté des fabricants de PC, ils sont en train de penser à de nouvelles machines. Et je disais un article qui expliquait qu'il y avait des nouveautés dans Windows 11 pour qu'ils soient moins gourmands en mémoire, et du coup, ils seraient beaucoup plus adaptés à des machines plus bas de gamme, d'entrée de gamme, qui pourraient être proposées par différents constructeurs. Donc, en fait, Windows est déjà prêt pour aller équiper des concurrents PC du MacBook Neo, en fait.
Invité :
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23:07] Ça, c'est intéressant. Et sous la pression du Neo.
Monde Numérique :
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23:10] Sous la pression du Neo, mais c'est toujours pareil. Une fois de plus, c'est Apple qui ouvre la voie. C'est toujours la même histoire, quoi qu'on dise. C'est quand même eux, à chaque fois, qui montrent la direction. C'est assez marrant.
Invité :
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23:22] Terminons ce retour sur l'actualité avec une histoire qui, moi, là, Ça me passe 100 pieds au-dessus de la tête, mais il y a bien des gens qui seront interpellés par cette histoire-là. Et c'est l'histoire, parlons du bitcoin, et parlons d'une chasse journalistique qui prend ses origines en France pour arriver à découvrir quelle est l'identité réelle du créateur du bitcoin.
Monde Numérique :
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23:49] Alors en France, pas tout à fait, mais je t'explique. Donc le bitcoin, ça reste un mystère parce qu'on ne sait pas qui a inventé le bitcoin. Mais il y a un nom qui circule depuis toujours, qui est le nom de Satoshi Nakamoto, qui serait le créateur de Bitcoin. Mais on ne sait pas qui est Satoshi Nakamoto, si c'est une personne, plusieurs personnes, et ça fait des années, des dizaines d'années, que tout le monde s'interroge. Et là, il y a un journaliste américain, dont le seul lien avec la France est d'être le fils d'un journaliste français très connu.
Invité :
[
24:21] Voilà le lien français.
Monde Numérique :
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24:23] Voilà, exactement. Il s'agit de John Carreyrou, qui travaille au New York Times et qui est le fils du journaliste Gérard Carreyrou. Mais John Carreyrou a sa propre carrière aux États-Unis. Il est d'une maman américaine, c'est pour ça qu'il est aux États-Unis. Et ce n'est pas n'importe qui, parce qu'il a eu le prix Pulitzer.
Invité :
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24:41] Qui est un prix qui récompense.
Monde Numérique :
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24:43] Voilà, c'est un prix qui récompense. C'est un prix journalistique. Et il a mené une enquête d'un an à l'issue de laquelle il affirme qu'il l'a découvert et il a démasqué le vrai créateur du Bitcoin, Satoshi Nakamoto. Alors, ce créateur, ce serait un Anglais qui s'appelle Adam Back, âgé de 55 ans, qui serait un cryptographe, c'est-à-dire un spécialiste du chiffrement, de tous les mécanismes de chiffrement, et c'est lui qui aura inventé le Bitcoin. Alors, ça tient la route dans la mesure où ce serait dans son domaine de compétences, mais autant te dire qu'il dément formellement, et il a démenti sur X, il a dit « mais pas du tout, c'est n'importe quoi, je ne suis pas le créateur du Bitcoin ». Donc finalement, je ne sais pas s'il faut dire qu'on a fait un pas en avant ou si on se retrouve exactement au même résultat au même état qu'avant parce qu'il y a déjà eu plusieurs tentatives et plusieurs essais d'outing comme ça de créateurs du bitcoin plusieurs fois il y a des gens qui ont dit mais c'est lui c'est lui etc, et jusqu'à présent personne n'a jamais avoué mais après c'est à double tranchant parce que quelqu'un qui se ferait démasquer entre guillemets et qui dit oui oui c'est vrai c'est moi maintenant fichez moi la paix en fait on ne saura jamais si c'est vrai ou pas.
Invité :
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26:02] Exactement.
Monde Numérique :
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26:03] Et s'il ment ou pas. Mais voilà, je trouve ça assez amusant. Puis en plus, il raconte comment lui, John Carreyrou, il a eu l'idée. Pourquoi ça l'a titillé ? Pourquoi il a fait ça ? C'est parti d'un documentaire qu'il avait vu qui était consacré au créateur du Bitcoin. Et l'anglais en question, Adam Back, était interviewé. Et John Carreyrou explique que c'est son langage corporel qui lui a mis la puce à l'oreille. Il dit, moi, j'ai interviewé beaucoup de menteurs et ce monsieur avait l'air de mentir quand il disait que ce n'était pas lui. Et donc, il a creusé, creusé, creusé et il affirme, aujourd'hui, tu peux aller sur le site du New York Times, il y a son article, bien sûr, il y a aussi une vidéo face caméra où il explique que lui, il est certain que Adam Back est le créateur du Bitcoin.
Invité :
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26:51] Il faudrait passer le détecteur de mensonges à l'anglais.
Monde Numérique :
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26:55] Oui, exactement. Il faudrait faire ça. Bon, je trouvais ça assez amusant.
Invité :
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26:58] Prochaine étape.
Monde Numérique :
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27:00] Bruno, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet?
Invité :
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27:03] Écoute, je suis content que tu poses la question parce que cette semaine, en marge du Salon du livre de la Ville de Québec, qui est le deuxième plus grand Salon du livre au pays, j'ai organisé moi-même mon Salon du livre dans le cadre de mon carnet. Alors, je rencontre… On a sorti les grands moyens. Et donc, je rencontre trois auteurs qui arrivent avec trois livres qui portent sur le monde du numérique. Il y en a un qui s'intéresse au grand patron des GAFAM. Il y en a un autre qui s'intéresse sur le sujet de la désinformation et un troisième qui s'intéresse au monde de la cybersécurité, mais particulièrement des brouteurs. Et c'est donc trois rencontres que je partage avec mes auditeurs et les tiens qui viendront écouter aussi mon carnet, j'espère.
Monde Numérique :
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27:48] Oui, je te les prête.
Invité :
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27:50] Bon, je te remercie. Je te les rends tout de suite après l'émission. Et puis, parallèlement, évidemment, il y a les collaborateurs réguliers qui sont là pour partager leur trouvaille de la semaine. et leurs réflexions. Jérôme, je te laisse retourner à ta balado. Ah, ça, j'y arrive pas. Excuse-moi, mais la balado.
Monde Numérique :
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28:07] Pardon, mais je n'y arrive pas.
Invité :
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28:09] Je fais exprès, je suis avec, c'est ce que tu me dirais. Et puis, on se retrouve la semaine prochaine?
Monde Numérique :
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28:13] Ouais. Salut, Bruno, à la semaine prochaine. Ciao, ciao.
Invité :
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28:15] Bye, ciao. Monde numérique, le meilleur de la tech.
Monde Numérique :
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28:38] Allez, on va parler cybersécurité, mais cybersécurité et intelligence artificielle, car l'IA change la donne, surtout dans les entreprises, en matière de risque cyber. Mais avant cela, on va se focaliser sur les réseaux sociaux. Et oui, l'IA change pas mal de choses en matière de réseaux sociaux, Vous l'avez peut-être constaté au quotidien. Si ce n'est pas le cas, vous allez tout comprendre maintenant avec mon invité. Les interviews qui vont suivre sont proposées en version intégrale. Si vous écoutez Monde Numérique, l'hebdo premium sur Apple Podcasts ou Spotify, sinon retrouvez-les en version complète la semaine prochaine en épisode séparé. Bonjour David Fayon.
Invité :
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29:17] Bonjour Jérôme.
Monde Numérique :
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29:18] Tu es spécialiste du numérique créateur, notamment de l'annuaire Numerikissimo, qui est une sorte de wouz-wou du numérique français. Tu es également auteur d'un livre qui s'appelle Informez-vous. J'aimerais qu'on parle ensemble, qu'on rebondisse sur un article que tu as publié sur ton site, sur ton blog, où tu es très actif qui concerne les réseaux sociaux où tu fais une analyse de l'impact de l'intelligence artificielle sur les réseaux sociaux et si on te suit, eh bien, ça a tout changé en fait l'IA.
Invité :
[
29:49] Oui, ça a beaucoup changé, ça a accéléré un processus. D'abord, c'était les algorithmes et maintenant, c'est des contenus qui peuvent être soit générés par l'IA ou soit même, bouleversés les algorithmes eux-mêmes et ce qu'on voit dans les fils de discussion. Et tout ça, ça a été des étapes successives parce que lorsque les réseaux sociaux sur internet sont apparus c'était plutôt en 2003 avec des, des acteurs comme LinkedIn LinkedIn est né en 2003, MySpace et ensuite il y a eu Facebook puis X et en 2010 et 2011 et en 2012 il y a eu beaucoup d'autres acteurs qui sont apparus, les Snapchat, les Instagram etc. Et finalement il y avait une maturité des usages à peu près en 2012-2013 et là, à cette époque-là, on échangeait avec des amis, avec des vrais gens. Et il y avait des réseaux sociaux qui étaient soit symétriques, C'est-à-dire que pour être en contact avec quelqu'un, il fallait qu'il y ait une acceptation réciproque. Ou alors, on pouvait être asymétrique, comme sur X, suivre quelqu'un sans qu'il nous suive en retour. Et à partir de là, progressivement, il y a eu une monétisation du contenu, une premiumisation des aspects payants avec la logique de timeline. Donc, ce qui était visible dans le fil de discussion. Avec les algorithmes qui ont...
Monde Numérique :
[
31:08] C'est là où on a perdu la logique de chronologie aussi. où finalement, ce n'étaient plus forcément les derniers messages publiés qu'on voyait, mais ça pouvait remonter plus loin, etc.
Invité :
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31:18] Ça peut être les plus viraux ou ceux qui vont susciter beaucoup plus d'engagement. Et en fait, c'est le temps de cerveau disponible qui avait été popularisé par un ancien dirigeant de TF1, qui finalement s'est étendu ou déplacé du petit écran au PC, puis au smartphone, parce que tout ça s'est fait avec la révolution smartphone qui a commencé en 2007 avec le lancement de l'iPhone. Et puis le basculement, alors je ne sais pas ça va être à peu près en 2013 ou 2014 où finalement le temps passé sur smartphone a dépassé le temps passé sur PC et après on peut voir aussi des usages différents selon les réseaux sociaux par exemple sur LinkedIn, l'usage de LinkedIn sur PC reste encore assez fort alors que sur Snapchat, sur Instagram c'est 100% mobile ou quasi exclusivement mobile.
Monde Numérique :
[
32:05] Oui, effectivement, le médium lui-même est important. Le terminal, en fait, sur lequel on consomme, quelque part, impacte les usages.
Invité :
[
32:15] Le sociologue canadien disait, le médium, c'est le message. Et on en a un petit peu là. Donc, il y a plusieurs phénomènes qui se sont superposés. Le phénomène timeline avec de moins en moins de visibilité de postes de ses amis, mais de plus en plus de postes sponsorisés ou de postes de marque. Et en fait, le deal, c'est comme c'est gratuit, c'est vous le produit. Et si vous voulez que vos amis soient plus visibles ou que vos posts soient plus visibles plutôt auprès de vos amis il faut payer, et donc c'était aussi une façon pour des groupes comme Meta de contourner le RGPD, en disant on va rester gratuit mais à ce moment là vous serez non mais de pub ou alors si vous voulez être payant il y a eu des formules qui sont à plus de 20 euros par mois qui sont quand même assez salées ou alors le badge qui.
Monde Numérique :
[
33:03] Offre plus de visibilité en fait plus.
Invité :
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33:05] De visibilité ou du moins ce qu'on appelle le riche la portée organique est moins pénalisée parce qu'avant, on voyait bien les postes de ses amis maintenant on est dans la deuxième phase où on voit les postes qui sont, comment dirais-je susceptibles de vous plaire davantage en fonction de l'algorithme et puis on est on est passé même dans cette troisième étape où finalement c'est des contenus générés par l'IA et enfin il y a la quatrième étape qui a déjà commencé mais pas pour le grand public c'est celle de l'IA agentique où finalement c'est les algorithmes qui interagissent et qui prennent des décisions à votre place et pour une marque ça peut être très intéressant parce qu'elle n'a pas besoin d'être connecté ou d'avoir un community manager qui fasse le travail c'est juste un rôle de supervision puisque les fonctionnalités sociales les j'aime les partages les commentaires vont être faits par par des bottes à votre place.
Monde Numérique :
[
33:59] Oui, mais alors bon, David, derrière ça, on voit bien ce qui se profile. Finalement, l'humain est en train de disparaître au profit de l'intelligence artificielle sur les réseaux, aussi bien en tant qu'émetteur d'informations qu'en tant que récepteur, finalement.
Invité :
[
34:17] Donc il y a cet étiolement de la part humaine, je ne dis pas que ça disparaît complètement, mais l'algorithme produit par les IA produit une viralité supérieure à celle de l'humain, même s'il est très doué. C'est un peu ce que disent aussi des personnes comme Laurent Alexandre, où finalement certains décideurs ne se rendent pas compte à quel point l'homme est ubérisé par la machine et qu'on a besoin d'avoir, comme des outils de type copilote, une juste cohabitation entre l'humain et la machine, mais que l'humain doit être formé aux techniques, comprendre ces algorithmes qui sont souvent vus comme des boîtes noires, pour pouvoir avoir une valeur ajoutée et pouvoir re-examiner des résultats qui sont produits par les IA génératifs de façon à leur donner un supplément d'âme.
Monde Numérique :
[
35:09] Alors attends, parce que très concrètement, ça veut dire que c'est vrai qu'aujourd'hui, et le phénomène s'est accéléré, j'ai l'impression, récemment, très récemment, notamment sur X, où il y a énormément de contenus générés par des IA qui sont tous un peu formatés pareil. Ça avait un peu commencé sur LinkedIn. C'est, on va dire, ce mécanisme. Sur LinkedIn, c'était un petit peu le trend des postes inspirants, des témoignages qui commençaient par des pseudo-récits. En fait, la plupart du temps, c'est faux. Et c'est en train de gagner X aujourd'hui, où les postes s'allongent, ça devient très long. C'est très narratif. Ce sont des histoires. C'est à la fois prenant, mais est-ce qu'il n'y a pas aussi un effet repoussoir, en fait ?
Invité :
[
35:54] En fait, ça nécessite un discernement, choisir les comptes qu'on veut voir, est-ce qu'on va être présent sur les réseaux sociaux comme LinkedIn ou X pour consommer de l'information, pour produire ? C'est un peu la logique du lecteur et de... De l'auteur, à quel moment on met le curseur et pourquoi. Avant, c'est quelle est la stratégie que l'on veut viser ? Est-ce que c'est pour faire de la veille ? Est-ce que c'est pour faire passer des messages corporate ? Est-ce que c'est pour chercher des clients ? Est-ce que c'est pour chercher des leads ou autre ?
Monde Numérique :
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36:30] Pour se distraire, la plupart du temps.
Invité :
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36:34] La distraction, c'est plutôt le scrolling. C'est vrai que c'était au départ l'apanage d'Instagram, c'est devenu ensuite sur TikTok. Ce qui est étonnant, c'est qu'il y ait les institutions les ministères qui soient présents maintenant sur des comptes comme TikTok et en même temps il y a aussi.
Invité :
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36:53] Un autre débat, c'est la question de l'interdiction des réseaux sociaux pour les plus de 15 ans et moi j'ai l'un des premiers, avec Fabrice Appelbois et d'autres à être contre cela parce que pour vérifier qu'on a moins de 15 ans ou plus de 15 ans, on va demander à tout le monde de vérifier son identité et vérifier son identité alors qu'il y a des cyberfuites, c'est très très dangereux parce qu'on va avoir des données personnelles qui vont se retrouver sur le darknet. Donc ça aussi c'est des effets pervers du contrôle des réseaux sociaux parce qu'il y a deux contrôles, on est un peu en tant que citoyen, en tant que collaborateur d'une entreprise, le marteau on est un peu entre le marteau et l'enclume d'une part on a les cyberattaques et d'autre part les cybercontrôles qui sont souhaités par l'État, qui réduisent aussi les libertés. Et donc, on a des marges de manœuvre réduites. Et en plus, il y a le tsunami de l'IA qui arrive par-dessus le marché. Et donc, faire preuve d'un discernement sur l'information, parce que souvent, dans la quête de la primauté d'une information, on va la relayer avant même de la comprendre. Or, il faudrait déjà comprendre l'information, la contextualiser, quelles sont les motivations de l'auteur. Est-ce que c'est une information d'ordre ?
Invité :
[
38:11] Distractives ou d'ordre à valeur ajoutée avec une information par exemple ça peut être sur une évolution d'un projet de loi ça peut être sur, un indice des prix à la consommation ou le prix moyen du baril de pétrole, ça peut être des informations comme ça qui ont de la valeur, mais encore une fois une donnée ne vient à information que si elle était contextualisée enrichie, etc.
Monde Numérique :
[
38:37] Et bien merci beaucoup David Fayon spécialiste du numérique créateur de l'annuaire, Numerikissimo on renvoie à ton livre donc informez-vous et puis aussi à ton site web très riche c'est davidfayon.fr je crois merci d'avoir été dans le monde numérique.
Invité :
[
38:55] Merci Jérôme à bientôt.
Monde Numérique :
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39:04] La cybersécurité à l'ère de l'intelligence artificielle. On en parle dans cette série spéciale d'interviews en partenariat entre Monde Numérique et Orange Cyberdefense. Bonjour Kader Seddak.
Invité :
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39:15] Bonjour Jérôme.
Monde Numérique :
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39:16] Vous êtes directeur commercial cloud et sécurité IA chez Orange Cyberdefense. Alors avec vous, on va voir un peu aujourd'hui quelles sont les attentes, les préoccupations de vos clients, c'est-à-dire les entreprises françaises en matière de cybersécurité face au raz-de-marée et au tsunami de l'IA. D'abord, est-ce qu'elles ont pleinement conscience, ces entreprises, de ce qui est en train de se passer ? Qu'il y a vraiment quelque chose qui est en train de se passer avec l'IA ?
Invité :
[
39:43] Oui, je pense. Parce que quand on part avec d'autres technos comme le cloud que j'ai suivi ces dernières années, souvent la sécurité est arrivée comme la cinquième roue du carrosse. C'est la qu'elle est arrivée à Posturi. Aujourd'hui, tout le monde prend conscience qu'on ait face à une technologie disruptive, comme jamais vu.
Monde Numérique :
[
40:04] Mais on voit souvent les avantages. Et puis, le volet cyber, on n'y pense pas forcément.
Invité :
[
40:08] Mais là, je pense quand même que les clients en prennent conscience. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, il n'y a pas d'IA sans données. Et la donnée, c'est la valeur de la société. Donc, on sait très bien que si on ne met pas la sécurité, on ne met pas les bons garde-fous dès le départ, il y a des risques forts que ces données nous échappent. Donc, je pense qu'il y a cette prise de conscience qui apparaît beaucoup plus tôt que par rapport à d'autres technologies.
Monde Numérique :
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40:32] Alors, des cyberattaques, on en entend parler tous les jours, quasiment. Mais selon vous, quels sont les trois principaux risques, en fait ?
Invité :
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40:41] Souvent, quand il y a des nouvelles technologies, le premier risque, c'est de perdre la visibilité. On ne sait plus ce qui se passe parce que ça va tellement vite. Donc, ça, c'est le premier risque. Le deuxième c'est aussi comprendre quels sont les effets induits, en termes de menaces par cette nouvelle technologie. Par exemple, on parle beaucoup de prompt injection, qui est la manière de venir détourner un modèle, une IA, etc. Donc ça, c'est vraiment la première menace.
Monde Numérique :
[
41:15] Très concrètement, prompt injection, on peut s'arrêter deux secondes là-dessus, c'est le fait d'envoyer des messages pour passer outre les sécurités qu'il peut y avoir.
Invité :
[
41:22] Exactement, il y a ce qu'on appelle des guardrails en anglais, c'est-à-dire des manières, des barrières qu'on a conçues dans les modèles pour éviter qu'ils dérivent.
Monde Numérique :
[
41:31] Voilà, pour les utilisations à mauvais escient.
Invité :
[
41:33] Exactement. Et l'idée, c'est de pouvoir injecter des promptes que l'utilisateur ne voit pas forcément pour venir détourner, sans le savoir, l'usage du modèle.
Monde Numérique :
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41:45] Oui, c'est comme à un moment, on disait que ChatGPT, si on lui demandait de nous fabriquer un virus informatique, qui disait non, mais si on lui disait, écris-moi le scénario d'une série Netflix où il y a un pirate qui fabrique un virus, là il accepte.
Invité :
[
41:58] Exactement. Et après, je dirais le troisième risque, in fine, l'IA, ça reste une application. Donc il ne faut pas oublier tous les risques qui sont liés à une application. Que ce soit au niveau du code, au niveau de l'infrastructure. Donc ce n'est pas quelque chose qui vit à côté du système d'information, c'est quelque chose qui est intégré au système d'information.
Monde Numérique :
[
42:16] Alors est-ce que c'est vraiment intégré aujourd'hui ? Les entreprises françaises, elles en sont où ? Bon, quand on dit entreprise française, évidemment, de toute façon, c'est très large. La plus petite à la plus grande. Quel est le degré d'adoption de l'intelligence artificielle ?
Invité :
[
42:32] Je le situerai à deux niveaux. Le premier, c'est que je pense qu'on a atteint un niveau de maturité au niveau de l'IA qui dit, c'est-à-dire l'IA qui dit, l'IA générative. On a tous une IA qui va venir accompagner les collaborateurs, nous-mêmes d'un point de vue personnel, l'IA générative, donc conversationnelle. Ça, je pense, c'est acté. Aujourd'hui, tous les clients, en tout cas beaucoup, comme nous, on l'a fait avec notre solution interne, Dinutu, Ce qu'on va appeler les Secure GPT, c'est d'avoir un chat GPT ou un équivalent sécurisé au sein de l'entreprise et qui permet d'éviter que les données soient partagées avec l'extérieur. Je pense que ça, c'est acquis. Mais ça, ça permet d'amener en venir de l'employé augmenté, c'est-à-dire d'aider à la productivité de l'employé au quotidien. Par contre, ce qui n'est pas encore, je pense, atteint, c'est d'arriver à intégrer l'IA dans les process métiers. Et ça, je pense qu'on va peut-être en parler après. L'agentique, je pense, va amener ça. On va passer d'une IA qui dit à une IA qui fait.
Monde Numérique :
[
43:34] On va parler de l'agentique. Mais juste avant, vous disiez c'est acquis, les chatbots, etc. Mais est-ce qu'il n'y a pas aussi parfois, comme on l'a vu avec des outils, des moteurs de recherche, l'entreprise met à disposition un outil et puis les collaborateurs, ils disent ouais, mais en fait, écoutez, ce n'est pas terrible. Je n'arrive pas à faire ce que je vais faire, du coup je vais sur ChatGPT et là hop.
Invité :
[
43:56] D'ailleurs il est là l'enjeu aujourd'hui, on le voit on a beaucoup de sujets, de discussions autour de ça avec nos clients, c'est justement comment je vais appeler ça l'IA fantôme pour traduire mais l'IA qu'on ne maîtrise pas avec ce risque, d'aller l'utiliser, pourquoi ? Parce que la force des IA grand public ces principes de l'IA l'IA générative c'est que plus elle a de données plus elle est pertinente. Et quand on cloisonne une IA, pour des raisons de sécurité à une entreprise, on a forcément moins de données. Donc, on va être tenté d'aller à côté parce qu'on va sentir que la pertinence des résultats est meilleure. Donc, il est là l'enjeu d'arriver à avoir des outils qui permettent de contrôler l'usage des IA parce que l'impact est énorme, parce que à partir du moment où, par inadvertance et des fois, de manière involontaire, et parce qu'on doit aller vite, on se dit, tiens, je dois rendre un rapport, je vais prendre des données d'entreprise, les mettre dans un environnement, public, en tout cas, une lumière publique, je sors, on pense n'avoir rien fait, mais on a exposé les données de l'entreprise vers l'extérieur. Donc, c'est important. Je pense qu'on parlait tout à l'heure des principales menaces de sécuriser avant tout cet usage-là.
Monde Numérique :
[
45:14] Mais vous dites qu'il y a des outils qui permettent d'éviter ça ? Oui, bien sûr. Au-delà juste de la sensibilisation et des changements de comportement ?
Invité :
[
45:22] Bien sûr, parce qu'encore une fois, l'IA ne ravante pas tout, c'est une continuité sauf qu'aujourd'hui elle a des caractéristiques qui font qu'on a l'impression qu'on ne la maîtrise pas tellement elle va vite, mais ça reste l'évolution technologique.
Monde Numérique :
[
45:32] Mais comment ça marche ? Je veux dire, je fais un copier-coller d'un document de travail, je le mets dans le chat GPT en fait ça me bloque ?
Invité :
[
45:37] Ça vous bloque, voilà c'est ce qu'on a appelé, son prédécesseur, c'est pas nouveau c'est ce qu'on appelait, vous parliez tout à l'heure de Shadow AI, qui est une déclinaison de ce qu'on appelle du Shadow IT c'est-à-dire qu'auparavant on faisait la même chose c'est qu'on prenait des applications d'entreprises, on trouvait des meilleurs à l'extérieur, on y allait, donc on a ce qu'on appelle des barrières. Il y a des barrières, des équipements de sécurité qui permettent de filtrer, de contrôler les flux sortants et de vérifier, On ne va pas rentrer dans les détails, mais d'interdire certains accès vers des applications.
Monde Numérique :
[
46:08] Ça, c'est accessible même aux petites entreprises, aux PME ? Oui, aujourd'hui, justement... Ce n'est pas des trucs qui coûtent des millions.
Invité :
[
46:14] Ça ? Non, non, puisque nous, par exemple, sur le Cyberdefense, justement, on a réussi à proposer des offres segmentées par marché pour pouvoir les adapter, justement, par rapport aux contraintes budgétaires ou par rapport à la taille des entreprises. Donc, aujourd'hui, ça, c'est quelque chose d'accessible qui existe pour contrer ces menaces-là.
Monde Numérique :
[
46:33] Ça, c'est la partie conversationnelle. Les agents, il faut en parler. Effectivement, c'est le phénomène. La révolution dans la révolution. L'IA qui fait, comme vous dites. On voit l'effervescence autour des agents aujourd'hui du côté des big tech américaines. C'est donc de plus en plus les IA qui vont prendre des décisions. On dit que demain, c'est elles qui feront des plans commerciaux, qui négocieront des contrats, qui signeront peut-être des commandes, etc. Effectivement, ça fait tourner la tête un peu.
Invité :
[
47:02] Oui, ça fait tourner la tête, mais en même temps, ça dépend. On regarde le verre à moitié plein, à moitié vide. Mais si on regarde à moitié plein, il y a des opportunités énormes pour les entreprises. On va vraiment rentrer dans des sujets où on pourra amener des vrais ROI. Là où on faisait un peu défaut l'image générative, justement, puisqu'on va pouvoir actionner, ça va être actionnable. Donc, on pourra rentrer dans les process métiers. Et aujourd'hui, il y a même des standardisations qui sont en place. Je vais éviter les jargons, mais je vais m'en permettre un seul, si vous me permettez, c'est le MCP. C'est-à-dire que c'est un moyen. Je vous donne juste un exemple. C'est un peu la... J'ai entendu une fois, j'ai bien aimé cette analogie, c'est la prise électrique de IA universelle. C'est-à-dire celle qui va permettre de connecter les.
Monde Numérique :
[
47:47] Agents avec tous les systèmes. De l'engagement intermédiaire entre les données.
Invité :
[
47:50] Parce que s'il n'y a pas la standardisation de protocoles, ça ne pourra pas aller très loin. Parce qu'aujourd'hui, il faudra interconnecter plein de systèmes entre eux. Mais je pense qu'il est là aujourd'hui l'enjeu. Et je pense que ça,
Invité :
[
48:02] en tout cas de mon point de vue, ma perception, c'est que ça va prendre aujourd'hui. Parce qu'on pourra venir automatiser des process et gagner du temps et amener ce fameux ROI que tout le monde recherche.
Monde Numérique :
[
48:14] OK, mais comment sécuriser ça ?
Invité :
[
48:15] Alors justement, on reprend les mêmes recettes aujourd'hui. C'est de comprendre, un, on ne peut pas se sécuriser si on ne comprend pas. La menace induite par ce qu'on utilise. Ça, c'est la base. Donc, c'est pour ça que nous, notre stratégie, j'ai bien défendu, c'est vraiment d'être à la pointe sur la connaissance de la menace. C'est ça qui va nous permettre d'apporter les meilleures solutions. C'est nécessaire, mais pas suffisant.
Monde Numérique :
[
48:39] Vous faites une espèce de veille.
Invité :
[
48:41] Exactement, de comprendre. Une veille, mais une veille.
Monde Numérique :
[
48:43] C'est quoi la tendance en cybercriminalité ?
Invité :
[
48:45] Voilà, mais pragmatique. C'est-à-dire, il y a la veille, il y a les signaux, ce qu'on appelle les signaux mais vraiment, les signaux exploitables. Et on sent qu'il y a un enjeu fort. et arriver à prioriser. C'est ça qui est important. Et c'est là-dessus où on amène cette valeur. Ce n'est pas juste de sortir un bilan, de dire voilà, attention, et faire peur à tout le monde en disant voilà. C'est aussi comment le corréler avec notre expertise, notre connaissance chez nos clients pour arriver à prioriser, à dire voilà, quel est l'état de menace en 2026 par exemple.
Monde Numérique :
[
49:12] Donc vous dites, vous dites pas, n'utilisez pas les agents. Vous dites, allez-y, mais security by design. Pensez sécurité dès la mise en œuvre Dès.
Invité :
[
49:22] La mise en œuvre, donc arrivée et qui est la continuité, encore une fois, une IA ne va pas fonctionner hors SI. Donc, elle va venir s'intégrer dans l'SI. Donc, comment je l'intègre déjà avec les mécanismes de sécurité que j'ai en place ? Aujourd'hui, il y a des entreprises, il y a un niveau de maturité cyber qui croît tous les ans. Et aujourd'hui, on a des systèmes en place. Donc, comment s'intégrer dedans ? Ça, c'est la première chose. La deuxième, c'est de dire comment ces agents induisent de nouvelles menaces. Par exemple, l'agentique va créer beaucoup de flux entre des agents, mais aussi des systèmes d'information. Comment sécuriser ces flux ? Ça peut être fait par des solutions existantes ou par d'autres. Et c'est pour ça qu'on fait cette veille avec nos partenaires aussi pour savoir comment apporter la bonne réponse par rapport à ça.
Monde Numérique :
[
50:06] Merci Kader Seddak, directeur commercial cloud et sécurité IH chez Orange Cyberdefense.
Monde Numérique :
[
50:21] Voilà, c'est la fin de cet épisode de l'hebdo du 11 avril 2026. Merci de l'avoir écouté jusqu'au bout. Merci pour votre fidélité, une fois encore. Vous qui êtes abonné à ce podcast, pour certains depuis très longtemps.
Monde Numérique :
[
50:35] Pour certains très généreux également, puisque vous pouvez soutenir, si vous le souhaitez, Monde Numérique. Et j'en profite pour remercier ceux qui l'ont fait tout récemment. Voilà, on continue, plus que jamais. Monde Numérique, c'est toutes les semaines l'hebdo, le samedi. Et puis, vous le savez, les autres jours de la semaine, des interviews en version longue, des chroniques, des reportages aussi et des émissions, même des émissions. Oui, une émission d'ailleurs, vous pouvez retrouver l'émission en partenariat avec AWS en direct de l'AWS Summit consacrée à l'IA dans les entreprises. On se retrouve donc samedi prochain, comme d'habitude.
Monde Numérique :
[
51:11] Tiens, on parlera d'innovation dans les lunettes. Voilà, je ne vous en dis pas plus. Et puis d'ici là, portez-vous bien. Passez une bonne semaine pleine de tech. Salut !