Roadster-fusée de Tesla : coup de com' ou percée technologique ? (📆 L'HEBDO 17/10/26)
Monde Numérique17 octobre 202655:39

Roadster-fusée de Tesla : coup de com' ou percée technologique ? (📆 L'HEBDO 17/10/26)

Tesla fait décoller son Roadster et relance le rêve de la voiture volante • Des scientifiques réclament un meilleur contrôle des IA avancées • ArtCraft recrée des logiciels populaires grâce à l'IA • Un robot télécommandé provoque un scandale en Allemagne • Apple présente HomeView, son centre de contrôle domotique • Réfrigérateurs piratés : la vulnérabilité des infrastructures • Mondial de l’Auto : high-tech contre neo-retro • Recharger les voitures électriques sans câble.

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Tesla Roadster : une voiture-fusée entre prouesse et spectacle

Un Roadster qui roule à l’envers, quitte le sol et réalise des acrobaties : Tesla repousse les limites de la démonstration automobile grâce à un système d’aspiration et à des propulseurs à gaz froid développés avec SpaceX. En plein Mondial de l’Auto, le contraste est saisissant avec la tendance néo-rétro des constructeurs français. Mais derrière le spectacle et le coup marketing, les questions restent nombreuses sur les usages, la sécurité et la commercialisation.

Intelligence artificielle : des scientifiques réclament des garde-fous

Plus de 400 scientifiques, dont Yoshua Bengio et Geoffrey Hinton, demandent un encadrement renforcé des IA les plus avancées, avec un meilleur confinement informatique et une supervision internationale. L’épisode revient également sur les travaux d’Anthropic concernant les possibilités de réplication des modèles sur des appareils connectés, ainsi que sur les enjeux de cybersécurité et de souveraineté.

ArtCraft : pourra-t-on bientôt fabriquer nos logiciels sur mesure avec l’IA ?

Le développeur Brandon Thomas, fondateur d’ArtCraft, propose des alternatives open source à des logiciels comme Photoshop, Word ou Excel, réalisées avec l’aide de l’intelligence artificielle. Cette démarche ouvre la perspective d’outils personnalisés et sans abonnement, tout en soulevant des questions sur leur fiabilité, leur sécurité et la reproduction des interfaces. De quoi interroger le modèle économique des grands éditeurs de logiciels.

Un robot humanoïde au cœur d’une affaire de harcèlement

À Cologne, un robot humanoïde télécommandé aurait commis des gestes à caractère sexuel envers une adolescente, dans le cadre de vidéos mises en scène pour les réseaux sociaux. Derrière le comportement prétendument autonome de la machine, l’affaire pose la question de la responsabilité de ceux qui la pilotent et l’utilisent pour provoquer.

HomeView : Apple veut prendre les commandes de la maison

Apple présente HomeView, un appareil associant écran, haut-parleur et Siri AI pour contrôler les équipements connectés et accéder à des services personnalisés. L’épisode décrypte cette offensive face à Amazon et Google, ainsi que l’absence du produit dans l’Union européenne au lancement.

Frigos piratés : quand les cyberattaques touchent le monde physique

Avec Bruno Guglielminetti, journaliste et créateur de Mon Carnet, retour sur le piratage de systèmes de réfrigération dans plusieurs enseignes françaises. Interfaces exposées, équipements vieillissants, mises à jour et responsabilités des prestataires : la discussion examine les fragilités possibles, sans trancher sur le scénario exact de l’intrusion. Au-delà de la grande distribution, les réseaux d’eau, d’électricité et les équipements médicaux illustrent les conséquences très concrètes de ces menaces.

Agents IA : retour d'expérience avec Dot

Bruno Guglielminetti, de Mon Carnet, explique comment il utilise Dot, l’agent d’OpenAI, pour exploiter ses courriels, préparer des animations de conférences et organiser sa veille technologique. Son témoignage met en lumière le passage d’un outil auquel on pose des questions à un assistant capable de mener des tâches plus longues et de prendre des initiatives. L’échange aborde aussi les différences d’accès à ces services entre l’Amérique du Nord et l’Europe.

Mondial de l’Auto : la high-tech face à la vague néo-rétro

Avec Patrice Duboé, de Capgemini, tour d’horizon des tendances technologiques du Mondial de l’Auto 2026. L’occasion d’interroger la mode du néo-rétro, qui pousse notamment les constructeurs français à revisiter leurs modèles historiques, face à une industrie automobile tournée vers toujours plus de technologies [PARTENARIAT].

Up&Charge : recharger sa voiture électrique sans brancher de câble

Au Mondial de l’Auto, Anthony Plais, directeur des opérations d’Up&Charge, présente une solution française de recharge par induction adaptable à des véhicules déjà en circulation. Sa borne motorisée ajuste la distance avec le récepteur placé sous la voiture, avec un rendement annoncé de 95 % du réseau à la batterie. Accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, recharge des véhicules autonomes et déploiement auprès des flottes professionnelles figurent parmi les applications présentées.

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Monde Numérique : [0:11] La voiture volante, la science-fiction en a rêvé, Elon Musk l’a fait, enfin presque. Dans cet épisode, on vous dit tout sur le Roadster de la marque Tesla, présenté cette semaine, une voiture qui défie les lois de la gravité. L'actu de la semaine, c'est aussi cet effrayant piratage informatique qui a vidé les stocks réfrigérés de plusieurs enseignes de grande distribution en France. Que s'est-il passé ? Nos installations sont-elles si mal protégées ? On en parle avec Bruno Guglielminetti. Un appel à mieux contrôler l'intelligence artificielle, encore un. Il émane de plus de 400 scientifiques. Alors quelles propositions concrètes ? On va regarder ça en détail. Monde Numérique : [1:01] Et puis l'IA menace-t-elle les grands éditeurs de logiciels ? On peut aujourd'hui créer son propre Photoshop, Word ou Excel grâce au Vibe Coding. Qu'est-ce que ça vaut ? Certains ont tenté le coup et ça pose pas mal de questions. Les interviews de la semaine direction le Mondial de l'Auto à Paris avec Patrice Duboé de Capgemini. On va passer en revue les tendances high-tech de cette édition 2026 et on revient notamment sur la mode du néo-rétro qui pousse les constructeurs, notamment français, à faire du neuf avec du vieux. Enfin, on découvrira une innovation française, un chargeur à induction pour véhicules électriques que l'on peut adapter sur n'importe quelle voiture. C'est la start-up Up&Charge. Bienvenue à l'écoute de Monde Numérique, l'hebdo du 17 octobre 2026. Invité : [1:53] Monde Numérique, Jérôme Colombain. Monde Numérique : [1:58] Une actu débordante cette semaine encore. Merci à vous d'être là, fidèles à ce rendez-vous. Chaque samedi, l'hebdo 50 minutes de news, de décryptage, d'interviews sur le fil du podcast Monde Numérique sur toutes les plateformes. Abonnez-vous sur la plateforme de votre choix. Retrouvez aussi l'application mobile de Monde Numérique signée GoodBarber et le site mondenumerique.info. C'est parti pour l'actu. Monde Numérique : [2:31] Des images absolument incroyables que vous avez sans doute aperçues sur les réseaux sociaux ou ailleurs. On se serait cru vraiment dans un film de science-fiction, et ce n'était pas de l'intelligence artificielle, une voiture qui roule la tête en bas, qui se détache de la piste, qui se retourne dans les airs, qui retombe sur ses quatre roues, avant de recommencer et de sauter par-dessus d'autres voitures en faisant des tonneaux dans les airs. C'est le spectacle offert par Tesla dans la nuit de jeudi à vendredi 16 octobre 2026 au Texas pour la présentation de son Roadster. Ce véhicule incroyable développé conjointement par les équipes de Tesla et par les équipes de SpaceX. Une démonstration absolument sidérante. Alors derrière les images, de quoi s'agit-il exactement ? Qu'est-ce qui vole ? Qu'est-ce qui existe ? Qu'est-ce qui relève encore de la promesse ? Déjà, il faut savoir qu'il n'y avait personne à bord de ce véhicule, si ce n'est le robot humanoïde Optimus, mais sans doute uniquement pour la galerie. Monde Numérique : [3:34] Pas pour piloter la voiture, qui était, comme l'a expliqué d'ailleurs Elon Musk, en mode autonome pour des raisons évidentes de sécurité. Il y a deux technologies en fait qui ont été présentées sur ce Roadster. La première, c'est celle qui permet à la voiture de rouler à vitesse assez basse sur une piste verticale et même complètement renversée. Une espèce de tour de magie incroyable qui fonctionne comment ? Eh bien grâce à un système de ventilation qui aspire l'air sous le châssis et qui crée une dépression. Imaginez une sorte de ventouse géante. Et lors de la démonstration, cet effet d'aspiration a permis au Roadster de suivre une courbe incurvée jusqu'à se retrouver les roues en haut et le toit en bas. La deuxième technologie qui a été démontrée, ce sont des propulseurs à gaz froid développés par SpaceX. Le principe, c'est celui de l'action-réaction. On expulse du gaz sous pression. Monde Numérique : [4:31] Depuis différents endroits sur les côtés de la voiture ou par-dessous. Et ça pousse le véhicule dans un sens ou dans l'autre et surtout ça permet de le stabiliser et de le récupérer lorsqu'il retombe sur le sol, exactement comme les fusées SpaceX. Mais là, pas besoin de brûler du carburant comme dans un moteur de fusée classique. Il s'agit en fait de compresseurs embarqués, alimentés par la batterie, qui aspirent l'air ambiant, qui le compriment à haute pression pour remplir un réservoir. Et ensuite, les propulseurs peuvent donner ces fameux coups de pouce qui permettent à la voiture de quitter le sol et de contrôler son mouvement. C'est le mélange entre ces systèmes et le pilotage automatique grâce au numérique qui rend les acrobaties possibles. Alors, ça ne permet pas, en l'état, de faire voler le véhicule sur une longue distance. En revanche, ça permet autre chose, c'est de le faire accélérer quand il est au sol à une vitesse stupéfiante. De 0 à 60 miles par heure, soit environ 97 km à l'heure, en moins de une seconde. C'est-à-dire même, pour être très précis, a priori 0,81 seconde lors du test qui était présenté. Monde Numérique : [5:36] Bon, ce véhicule complètement fou, qu'est-ce que c'est et à quoi va-t-il servir et à qui ? Monde Numérique : [5:42] Évidemment, ce rêve ne sera pas pour tout le monde. On n'est pas près de voir ça sur les routes, ni en France, ni même aux États-Unis, en tout cas pour la partie volante. Il y aura évidemment des tas de problèmes d'homologation et autres parce qu'on ne sait pas ce que c'est que ce véhicule qui s'élève dans les airs. En fait, trois versions du Roadster sont prévues. Une version Thrust, ça, c'est celle qui sera équipée des propulseurs pour l'accélération et qui sera orientée principalement pour les circuits. Donc si vous êtes un riche milliardaire et que vous avez votre circuit privé, vous pourrez vous offrir ce véhicule pour vous faire des petits plaisirs et des grosses frayeurs, sans doute. Il y aura aussi la version Rocket, c'est cette version complètement dingue qui permet de s'élever dans les airs et de faire des loopings et des saltos. Et il devrait y avoir, malgré tout, même s'il n'est pas sûr qu'on puisse l'acheter à titre individuel, des démonstrations, un accès, sur invitation, etc. Bon, à mon avis, ils n'ont pas encore tout prévu et ils vont maintenant réfléchir à comment en faire quelque chose. Et enfin, il y aura un modèle baptisé Performance qui, lui, est le vrai roadster destiné à la route, à monsieur et madame tout le monde. C'est celui-ci qui, d'ailleurs, est déjà vendu parce qu'il y a pas mal d'acheteurs qui l'ont déjà réservé. Mais pour ce qui est de la voiture volante, si on peut dire, eh bien, malheureusement, on n'est pas près de la voir sur nos routes et de pouvoir sauter par-dessus les bouchons juste en activant les fusées, comme dans les films de James Bond. D'ailleurs, on parle de voiture volante, mais en fait, c'est plutôt une voiture fusée, puisqu'on comprend bien que ce qui a été montré. Monde Numérique : [7:11] Ce sont des évolutions un peu tirées de la logique des fusées d'Elon Musk qui peuvent se reposer toutes seules, mais ça ne permet pas, comme je l'ai dit, de faire un vol longue distance. Alors à quoi ça sert ? Ça, c'est la question clé, évidemment. À quoi ça sert ? C'est la question qu'on a vue immédiatement apparaître sur les réseaux sociaux, notamment posée par ceux qui veulent montrer qu'ils ne se laissent pas impressionner par les pirouettes d'Elon Musk. Eh bien, ça ne sert à rien dans l'immédiat, il faut bien l'avouer. Monde Numérique : [7:40] Ça ne sert à rien, à part sans doute, faire rêver. Et ça, c'est déjà bien. Et peut-être aussi faire avancer la technologie. Car rien ne dit que les innovations présentées sur cette machine, comme les super ventouses, par exemple, ou les propulseurs à gaz, ne trouveront pas demain de véritables applications dans nos véhicules du quotidien. En tout cas, cette présentation intervient. Et en fait, c'est un hasard parce qu'elle devait avoir lieu il y a déjà plusieurs semaines. Mais au même moment que le mondial de l'automobile qui se tient à Paris. Et force est de constater que ça donne l'image d'un cruel décalage. Décalage entre d'un côté les véhicules aussi beaux soient-ils et performants que ceux qu'on a pu voir au Mondial Parisien, et ce prototype sorti tout droit, lui, d'un siècle futur. Et décalage encore plus aussi, et ça j'en ai parlé déjà sur le monde numérique, avec les véhicules français, tout droit sortis de la mode du néo-rétro, les Renault 5, Peugeot 208, et autres deux chevaux, certes désormais électrifiés, mais au design inspiré du bon vieux temps qui fleure bon la nostalgie. Bref, deux salles, deux ambiances, deux continents. Alors qu'Elon Musk fait faire des acrobaties à une voiture dérivée d'une fusée autoguidée. Monde Numérique : [8:55] La France cultive son amour du passé. Mais on ne va pas s'étendre là-dessus. Sauf que certains y verront aussi quand même peut-être la dramatique illustration d'un terrible retard européen. Bon en tout cas, côté Tesla, ce Roadster est certainement à la fois du pur génie d'ingénierie et du pur génie marketing. Un formidable coup de com' qui permet à Elon Musk de redorer le blason de Tesla, de replacer la marque au centre du game et de faire oublier au passage que ce fameux Roadster arrive avec un énorme retard de plusieurs années. Voilà, et encore on ne sait pas quand sortiront les premières versions concrètes de ce véhicule. Et encore plus, si on parle des versions Rocket et Thrust, on ne sait rien de, la sécurité, de la consommation d'énergie, de la fiabilité, du prix, bien entendu. Mais au fond, est-ce vraiment important ? Est-ce que le sujet est là ou bien plutôt dans ce que représente ce nouvel engin ? Et c'est sans doute ce que pensent même les premiers acheteurs, dont certains étaient présents sur place au Texas pour assister au show. Ils s'en moquent, très certainement, eux aussi, parce qu'ils en ont pris plein les yeux, avec l'impression de vivre un rêve éveillé, et surtout le sentiment de voir s'écrire une nouvelle page de l'histoire de la technologie et des transports. Monde Numérique : [10:15] Un appel à mieux contrôler les IA, un appel qui émane de 453 chercheurs spécialistes en cybersécurité emmenés par quelques têtes d’affiche, notamment le canadien Yoshua Bengio ou le britannique Geoffrey Hinton qui ont publié une lettre ouverte en début de semaine, une lettre ouverte réclamant des mesures pour un meilleur encadrement de l'intelligence artificielle. Évidemment, cela intervient après les incidents, notamment de cet été, où on a vu des modèles d'IA s'échapper de leur bac à sable pour aller mener des cyberattaques. Dans cette lettre, les chercheurs appellent notamment à améliorer justement le confinement informatique des modèles frontières, c'est-à-dire les modèles les plus évolués, faire en sorte qu'ils soient coupés d'Internet, mais complètement par défaut, afin de ne pas pouvoir. Monde Numérique : [11:02] Mener des attaques de cybersécurité. Ils préconisent également une amélioration de ce qu'on appelle l'alignement des modèles, c'est-à-dire faire en sorte qu'ils respectent un certain nombre de règles et qu'ils ne puissent pas en sortir un petit peu des principes de base. Et puis, ils proposent également la création d'un organisme international qui veillerait justement à ce que les bonnes pratiques soient respectées. Voilà, alors ce n'est pas le premier appel, la première prise de conscience face aux risques supposés de l'intelligence artificielle. Cela vient s'ajouter à de nombreuses autres prises de position, notamment des mêmes personnes, Geoffrey Hinton, Yoshua Bengio, etc. Le fait est que le sujet devient chaud, avec même de nouvelles avancées technologiques comme la réplication de codes. Anthropic a publié cette semaine un article expliquant comment, en laboratoire, ils avaient réussi à faire en sorte que les IA se copient elles-mêmes pour aller s'installer sur des objets connectés. Et là encore, on a l'impression d'entrer dans un univers de science-fiction. Un sujet qui commence quand même à être pris en considération par les pouvoirs publics ici et là, et pas plus loin qu'en France d'ailleurs, avec cette semaine un conseil de défense réuni par Emmanuel Macron pour étudier notamment les risques liés à l'intelligence artificielle. Risques au sens très large, à la fois des éventuels dérapages, mais aussi surtout les conséquences en matière de cybersécurité, donc de défense nationale et de souveraineté. Monde Numérique : [12:29] À propos d'intelligence artificielle, justement, imaginez que l'on puisse peut-être très bientôt créer tous les logiciels dont on a besoin. Son propre traitement texte, son tableur, son logiciel de retouche photo. Tout cela grâce à l'intelligence artificielle et avec la possibilité de les utiliser, ces programmes, sans payer aucun abonnement. C'est la perspective qu'ouvre un projet assez spectaculaire mené par un développeur américain du nom de Brandon Thomas, et fondateur de la société ArtCraft. Il a décidé de s'attaquer à quelques monuments de l'informatique. J'ai nommé Photoshop, Word, Excel, PowerPoint. Il a créé des répliques de ces logiciels, intitulés PhotoCraft, WordCraft, GridCraft ou encore DeckCraft. Le catalogue contient aussi des outils de montage vidéo, de dessin, de création musicale, etc. Il y a toute une bibliothèque. C'est en open source, c'est gratuit, C'est téléchargeable sur le site getartcraft.com. Comment a-t-il fait ? Il explique qu'il n'a pas copié le code propriétaire d'Adobe ou de Microsoft. Mais il a observé le fonctionnement de ces logiciels et à partir de là, il a reproduit les fonctionnalités en réécrivant du code. Monde Numérique : [13:43] Il a vibe-codé d'une certaine manière, ou en tout cas, il s'est fait aider, et ça il ne le cache pas, par l'IA, notamment Claude d’Anthropic. Alors le résultat est incomplet, les logiciels ne reproduisent pas 100 % des fonctions des versions originales, mais le code est public et donc tous les développeurs peuvent le modifier et ainsi améliorer, les outils pour la communauté. On peut aussi se poser des questions quant à la sécurité de ces programmes, les fuites de données, les risques de piratage, etc. Pareil, c'est de l'open source, donc il suffit de mettre les mains dans le code. C'est donc quand même une petite révolution, cette démarche, même si pour l'instant, ça reste complètement anecdotique. Monde Numérique : [14:24] Mais si l’IA réduit fortement le travail nécessaire pour recréer un outil, on peut se demander jusqu'où on pourra aller. Est-ce que demain, chacun pourra créer véritablement son logiciel sur mesure ? Et par exemple, avoir un produit avec uniquement les fonctions dont on a besoin, au lieu de payer très cher pour des outils surpuissants, mais qu'on n'utilise souvent qu'à quelques pour cent de leur capacité. Évidemment, ça soulève des interrogations quant à l'avenir des éditeurs traditionnels de logiciels. Sont-ils en danger ? Si chaque entreprise peut créer son propre Photoshop ou son propre Excel, plutôt que de payer des licences très chères ? Qu'est-ce qui va advenir d'Adobe ou de Microsoft ? Ensuite, il y a des questions de droit. Voler du code, c'est interdit, bien entendu, mais réécrire des fonctions avec un autre code, a priori, sauf si les fonctions sont brevetées spécifiquement, ce n'est pas interdit. En revanche, ce qui pourrait poser problème, notamment en Europe, visiblement, c'est de reproduire des interfaces graphiques qui, elles, peuvent bénéficier d'une protection liée aux droits d'auteur. Voilà, donc pour GetArtCraft, une démarche insolite. pour l'instant isolée, mais qui ouvre peut-être des perspectives insoupçonnées. Monde Numérique : [15:36] L'histoire débile de la semaine, c'est une histoire de robots. Vous en avez peut-être entendu parler. En Allemagne, à Cologne, une adolescente de 16 ans aurait été sexuellement agressée dans la rue par un robot humanoïde. Monde Numérique : [15:52] Le robot, surnommé Ahmed, s'est approché de la jeune fille, lui a touché les fesses et ensuite a mimé des gestes de va-et-vient très explicites. Et cette affaire fait scandale. Alors, il y a une vidéo sur les réseaux sociaux et en tirant le fil, on découvre qu'en fait, ce robot n'en est pas à son coup d'essai. Mais bien entendu, je dis que c'est l'histoire débile de la semaine, car ce n'est pas le robot qui, tout seul, a pris l'initiative de cette action. Derrière se cachent deux jeunes gens de 19 ans qui s'amusent avec leur petit robot Unitree à provoquer des scènes choquantes dans la rue, à filmer et à mettre tout ça sur les réseaux sociaux. Car le robot n'en est pas à son coup d'essai, et en fait, il a plusieurs fois comme ça montré un comportement très gênant, qui bien entendu était faussement spontané, et on voit d'ailleurs. Monde Numérique : [16:44] Le propriétaire du robot faire semblant de s'indigner et d'engueuler son robot pendant que le complice filme avec son smartphone. Mais cette histoire-là a un peu dérapé parce que la police est intervenue, elle a arrêté les jeunes gens, elle a récupéré, le robot, et ils pourraient être poursuivis pour, non pas attouchement sexuel parce que ce n'est pas eux directement, mais pour suspicion d'injures à caractère sexuel. Alors bon, on en a parlé de cette histoire-là parce que ça pose des questions, juridiques sur la responsabilité lorsque des machines avec une apparence humaine se mettent à avoir des comportements pour le moins inappropriés. Les petits rigolos risquent jusqu'à deux ans de prison. Monde Numérique : [17:27] Et on termine par une news concernant la maison connectée. Si vous êtes fan de domotique, vous n'avez pas pu rater cette semaine les annonces d'Apple. La marque américaine a enfin lancé son cerveau pour maison connectée. Monde Numérique : [17:41] Il s'appelle HomeView et c'est donc un assistant, un appareil qui combine à la fois un écran et un haut-parleur. Une enceinte connectée tactile avec assistant IA à l'intérieur. En l'occurrence, il s'agit bien sûr de Siri, Siri AI. Ça sert à quoi ? Eh bien à piloter des objets connectés dans la maison et d'ailleurs Apple a passé un partenariat avec LG pour proposer également toute une batterie de produits interrupteurs, ampoules, etc. Qui peuvent être pilotés par cet appareil. L'appareil est présenté comme un véritable assistant et permet aussi de consulter des messages, de gérer calendrier, appel téléphonique, contrôler les appareils connectés, etc. Il peut reconnaître jusqu'à 6 personnes, il peut être personnalisé. Alors, ça rappelle fortement ce qui existe déjà, notamment avec les produits Amazon et Google, des assistants pour la maison. Apple est un acteur un peu en retrait pour l'instant, mais qui apparemment n'a pas dit son dernier mot. Monde Numérique : [18:40] Petit problème, cet appareil, c'est pour ça que je ne vais pas m'étendre là-dessus, ne sortira pas en France, en Europe, toujours pour des questions de réglementation. Voilà, ça vient s'ajouter à la longue liste des nouveautés technologiques qui ne sont pas disponibles sur le vieux continent à cause d'un bras de fer entre les autorités européennes et Apple, chacun campant sur ses positions et refusant de faire, le premier pas pour essayer de régler le problème. En tout cas, si vous habitez dans un pays qui peut voir sortir ce produit, eh bien, vous pourrez donc en profiter. À partir du mois de novembre, il est annoncé aux environs de 400 dollars. Monde Numérique : [19:19] Avant de passer à la suite, une communication commerciale de l'entreprise F2R2 à propos de Frogans, partenaire de Monde Numérique L’Hebdo. Frogans, dont je vous parle depuis plusieurs mois, c'est un nouveau standard de publication en ligne. Un Internet tranquille, sans publicité tous azimuts, respectueux de la vie privée, avec des contenus qui sortent des fenêtres du web classique. La première grande révolution d'Internet, c'était la vitesse de connexion, grâce au débit, selon les créateurs de Frogans. La seconde sera la vitesse d'utilisation des contenus. Pour financer le déploiement de cette technologie née en France, F2R2 ouvre à nouveau son capital au public, avec une nouvelle offre de titres à différents niveaux d'investissement à partir de 1000 euros et jusqu'à des montants beaucoup plus élevés. Pour connaître les conditions de l'offre de titres ouverte au public, déposée à l'AMF et le document d'information, rendez-vous sur f2r2.fr. Attention, investir comporte un risque en perte de capital. Monde Numérique : [20:12] Allez, c'est le moment d'établir la connexion hebdomadaire avec l'autre côté de l'Atlantique, là-bas, au Canada, pour retrouver mon camarade Bruno. Salut Bruno Guglielminetti à Montréal. Invité : [20:30] Salut Jérôme Colombain à Paris. Monde Numérique : [20:32] Ravi de te retrouver comme chaque semaine pour notre débrief Transat avec cette semaine encore un joli programme. Bruno, si tu veux, je vais t'expliquer comment chez nous, on stocke les produits surgelés dans les supermarchés. Voilà, tu vois ce que je veux dire ? Invité : [20:47] Je ris, mais ce n'est pas drôle. Monde Numérique : [20:48] Non, ce n'est pas drôle du tout. Est-ce que tu as suivi ça depuis chez toi, depuis le Canada ? Invité : [20:54] Écoute, c'est une histoire de fou quand on le regarde de loin parce qu'on n'est pas affecté, donc on ne regarde que les faits. Mais au moment où on se parle, on parle de quoi ? C'est 700 frigos dans des supermarchés, qui se sont mis à faire des folies avec le degré de température. Monde Numérique : [21:13] Exactement. Ça concerne plusieurs enseignes, Intermarché, Carrefour, Leclerc, Monoprix, etc. Ça s'est passé en une nuit, c'était dans la nuit de samedi à dimanche dernier. Et effectivement, tout d'un coup, eh bien, ces réfrigérateurs sont passés en mode dégivrage, en mode super dégivrage, parce qu'il y en a qui sont montés jusqu'à 50 degrés. Donc, c'est complètement fou. Alors, c'est une cyberattaque, ça, on le sait maintenant. On n'a pas encore tous les détails. Il y a encore beaucoup de zones d'ombre, mais c'est effectivement une affaire d'ampleur et qui révèle plein de choses, en réalité. Monde Numérique : [21:54] Déjà, ils sont passés par un système qui permet de piloter ces réfrigérateurs à distance qui sont un système centralisé, d'une entreprise qui s'appelle Danfoss, je crois, qui n'était pas assez sécurisée mais là où je dis qu'on ne sait pas encore ce qui s'est passé c'est qu'on sait qu'effectivement il y a des mots de passe qui étaient très faciles à trouver parce qu'en fait il suffisait de les calculer à partir de la date du jour, mais on n'est pas sûr que ce soit ça qui ait permis d'entrer dans le système. On sait aussi qu'il y avait des failles de sécurité sur ces logiciels, et pour des installations qui étaient trop vieilles aussi, mais que des enseignes continuent à utiliser, et des mises à jour qui, dans certains cas, n'existaient pas et dans d'autres cas, n'avaient pas été faites. Et ça, on a l'impression que c'est un peu toujours la même histoire. Invité : [22:46] Et ce qui est fascinant dans cette histoire-là, c'est de voir comment, parce que quand on parlait de cyberattaque, dans les années passées, on parlait toujours d'entreprises qui se faisaient pirater, ou plus récemment chez vous, des ministères, Mais là, on voit de plus en plus des attaques qui sont perpétrées sur des installations, je dirais, privées, mais qui servent. Par exemple, les frigos dans un marché, donc tu neutralises toute la chaîne d'approvisionnement avec ça, parce que les gens ne peuvent plus s'alimenter avec des produits comme ça. Chez nous, on a vu récemment des attaques être perpétrées dans des centres de traitement d'eau. D'accord. Et là, on a été chanceux parce que c'est dans une petite communauté au Québec, mais il y a un humain qui veillait au grain et a remarqué qu'il y avait quelque chose qui était bizarre. Et le cyberattaquant ou les cyberattaquants, on ne sait pas, se sont mis à jouer avec le niveau du chlore dans l'eau. Monde Numérique : [23:41] Wow. Invité : [23:42] D'accord. Tu imagines que tu peux rendre une population malade. Et donc, ça a donné que la personne regardait son tableau, a vu les changements dans les dosages et a réagi tout de suite. Puis, on a vu dans le passé des attaques sur les systèmes de distribution électrique. Donc, ça commence à faire vraiment partie des cyber-menaces de voir des réseaux comme ça, qui ne sont plus maintenant que d'attaquer des réseaux informatiques d'entreprises. On voit maintenant que le risque évolue dans d'autres types de sphères. Monde Numérique : [24:17] Tu as raison, et ça, c'est vraiment des scénarios catastrophes qu'on annonçait depuis longtemps, où on disait, vous verrez, un jour, peut-être que des pirates pourraient, à distance, perturber, comme tu l'as dit, la chaîne d'approvisionnement alimentaire, les réseaux d'eau, la santé, etc. On se faisait peur, et on est en plein dedans. C'est vrai que c'est nouveau, parce que ces derniers temps, on parlait beaucoup des cyberattaques qui, d’une, avaient un motif financier, c'était pour faire du chantage, et ça concernait uniquement les données. Mais on n'était pas vraiment dans le monde physique. Et là, ça nous rappelle que l'intelligence, pas l'intelligence artificielle, mais que le numérique, il est hautement connecté au monde physique, ou plutôt que le monde physique est même piloté par le numérique. Invité : [25:04] Il n'est pas un dain, oui. Monde Numérique : [25:05] Exactement. Et je pense que c'est un risque qui a été considérablement sous-estimé, en réalité. Invité : [25:14] La semaine dernière, je présentais un reportage qui a été fait, qui a été présenté dans le magazine Challenge avec ta collègue Sabatier. Monde Numérique : [25:23] La fille Sabatier, oui. Invité : [25:26] Et puis elle, c'est intéressant parce que justement, elle a porté un regard sur l'équipement médical, dont la mise à jour devient très complexe et qui sont devenues des cibles dans certains cas dans les institutions hospitalières. Alors c'est ça, on est vraiment, on est rendu dans une autre étape de la cybermenace et, j'ai l'impression qu'on va en voir de plus en plus parce qu'il y a aussi le phénomène de ce qu'on appelle en anglais les copycats, bien là il y a des gens, ça va être acquis, va aller frapper plus fort ou aller frapper autrement. Monde Numérique : [25:58] Alors, on ne sait pas encore qui c'est, bien sûr. Je ne sais pas si on le saura un jour. Monde Numérique : [26:03] Vu le schéma, on pourrait se dire qu'il y a quelques indices qui montrent que c'est peut-être une action d'origine étatique, donc vraiment, pour foutre le bordel, parce qu'il n'y a rien à gagner au niveau argent. Donc, ce n'est pas les cybercriminels habituels qui font ça pour des raisons financières. Mais ça peut être aussi ce qu'on appelle les script kiddies, des gamins dans leur chambre qui ont découvert un truc et qui en ont profité, parce qu'il y en a encore, finalement, ça existe encore, ce profil-là. En France, il y a des hackers de 16 et 17 ans qui ont été arrêtés pour des trucs, qui avaient fait énormément de bruit. Et ça, ce n'est pas normal. Alors, ce n'est pas normal, déjà, que des jeunes comme ça fassent ce genre de choses. mais ce n'est pas normal qu'ils puissent le faire. Et là, dans le cas des réfrigérateurs, alors il y a eu beaucoup de questionnements sur pourquoi des frigos seraient connectés à Internet. C'est vrai que ça peut paraître un peu bizarre, on se demande pourquoi. Mais en réalité, je crois qu'il y a une question d'obligation pour justement le contrôle de la température, pour des questions de salubrité, etc. Et puis c'est beaucoup plus pratique. Mais en revanche, il faut que ce système-là soit sécurisé. Et je pense que là, ils se sont attaqués en fait à une industrie, l'agroalimentaire, qui n'est pas habituée à ça. Ils ne sont pas préparés à ça. Il y avait Michel-Édouard Leclerc, le patron des établissements Leclerc, qui était interviewé il y a quelques jours, qui reconnaissait piteusement presque que ce n'est pas leur préoccupation majeure. Invité : [27:33] Il y a une prise de conscience. Monde Numérique : [27:34] Il y a vraiment besoin d'une prise de conscience. Après, comment ils ont fait ? On ne sait pas. Il y a cette histoire de mot de passe. Est-ce qu'ils ont exploité une faille ? Il y avait... Alors, moi, j'ai noté aussi une chose dans cette histoire-là. Que je trouve un petit peu, enfin, qui m'a un peu fait tiquer, c'est qu'il y avait des failles qui avaient été découvertes dans ce système Danfoss et qui avaient été présentées au DEFCON de Las Vegas, c'est-à-dire le grand rendez-vous des hackers, en ce cas. Donc, ces trucs-là, ces présentations de failles, ces démonstrations de piratage, elles sont faites pour alerter, pour en principe montrer que ça peut être dangereux, mais que personne ne peut le faire, ou en tout cas, c'est déjà colmaté et autres. Et là, ça me paraît bizarre, ça voudrait dire que les failles ont été exposées, publiquement, alors qu'elles n'étaient pas colmatées. Est-ce que ce n'est pas ça qui a servi ensuite aux pirates à passer à l'attaque ? Invité : [28:30] Est-ce que ça existe, la négligence criminelle en France ? Monde Numérique : [28:34] Alors, je ne sais pas si je ne suis pas juriste, je ne pourrais pas te dire, mais pourquoi vous avez ça chez vous ? La négligence criminelle ? Invité : [28:41] Oui, de notre côté, je pense qu'il y a des gens qui paieraient cher. Monde Numérique : [28:44] Mais effectivement, je pense qu'il y a certainement des négligences. Il y a aussi bien souvent, et c'est ça qui est terrible, c'est que c'est structurel, c'est-à-dire que c'est l'organisation qui veut ça. C'est que ce sont des systèmes qui sont décentralisés, où tu as plein d'acteurs, tu as des sous-traitants, tu as Intermarché qui va passer un contrat avec une société d'informatique qui, elle, va utiliser le système Danfoss, et ainsi de suite, et ainsi de suite. Et en fait, les responsables de l'informatique, les DSI, des enseignes concernées n'ont pas la main, elles ne voient pas vraiment ce qui se passe. Invité : [29:16] C'est comme une entreprise tierce d'un fournisseur X qui a finalement le contrôle, des degrés de ces frigos-là pour l'ensemble de leur flotte. C'est drôle parce que cette semaine, je participais à un événement Montréal Connect et justement, ça faisait partie des discussions. On ne parlait pas nécessairement du cas des frigos, mais on parlait de la responsabilité de tiers dans le contexte où une entreprise, elle, n'est pas victime d'une cyberattaque, mais ses fournisseurs-là sont. Monde Numérique : [29:46] Je pense que comme les attaques qui avaient eu lieu cet été contre les impôts, la DGFiP, etc., dont on avait aussi beaucoup parlé, Alors, il va peut-être être temps de commencer à évaluer un peu les responsabilités et puis surtout à prendre des mesures. Parce que oui, le piratage aujourd'hui peut atteindre des niveaux très sophistiqués, notamment grâce à l'intelligence artificielle. J'ai l'impression que tout ça, ce n'est même pas encore le problème. On n'est même pas sûr que Mythos soit dans le coup, tu vois. C'est plutôt, des choses qui sont difficiles à croire. les interfaces d'administration des fameux frigos, ils étaient quasiment en accès libre sur Internet. Alors, il fallait connaître le mot de passe avec la petite manip à partir de la date, mais il n'y avait rien d'autre. Il n'y avait pas de protection, il n'y avait pas de VPN, il n'y avait pas de choses comme ça. Donc, voilà. Invité : [30:38] Aujourd'hui, tu branches ton petit agent IA là-dessus, en disant regarde, trouve la petite astuce, puis ça roule tout seul. Monde Numérique : [30:45] Exactement. Invité : [30:46] Après une heure, il a déjà la combinaison. Monde Numérique : [30:48] Mesdames et messieurs de la cybersécurité, si vous nous écoutez, au boulot, mais vous y êtes très certainement déjà et faites-vous entendre, faites-vous entendre auprès de vos directions générales, c'est surtout ça qui est important et c'est ça qui est parfois difficile. Invité : [31:02] La seule bonne nouvelle de sortir là-dedans, c'est que j'ai l'impression qu'il y a des bourses qui vont se délier et qu'il y a des responsables, justement, de cyber dans différentes organisations qui vont avoir accès à des capitaux pour investir parce que c'est là, c'est toujours le problème. Et on le dit, ça fait des années qu'on le dit, la cybersécurité, ce n'est pas une dépense, c'est un investissement. Parce que quand le problème arrive, ça coûte pas mal plus cher que ce que tu as investi dans les années auparavant. Monde Numérique : [31:32] Dis-moi, Bruno, donc tu t'amuses comme un petit fou avec le nouveau truc de OpenAI avec Dot ? Invité : [31:37] Oui, Dot qui est apparu sur mon radar, sur mon écosystème d'OpenAI. Monde Numérique : [31:45] Tu m'énerves, là, tu m'énerves. Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Invité : [31:48] Je sais que je t'énerve à chaque fois que je parle d’un agent IA parce que pour vous autres, vous n'en avez pas. Monde Numérique : [31:54] Si on a des trucs, je ne sais pas quoi, mais ça vient s'ajouter à la liste de tout ce qui n'est pas disponible en Europe. Les DOT, oui. Invité : [32:02] Comment on va commencer à parler des cyber orphelins, quelque chose comme ça ? Monde Numérique : [32:07] Les cyber sous-développés, je pense. Invité : [32:08] Aussi, oui. Monde Numérique : [32:10] Le tiers-monde de l'IA. Ah non, mais là, je ne vais pas aller plus loin parce qu'on va encore m'accuser de faire du bashing, du France bashing. Parle-nous de DOT. Raconte-nous donc DOT que je testerai la prochaine fois que je viendrai sur ton continent. Que tu passes au-dessus du Canada. Invité : [32:26] C'est ça ? Oui. C'est ça. Dot, donc, c'est l'agent IA qui est disponible. C'est un peu la réponse d'OpenAI au Muse qui a été lancé par Meta. Et dans ce sens-là, il est aussi facile d'utilisation. C'est-à-dire qu'il apparaît dans ton interface, disons que c'est web, où tu vas, ou sinon tu peux le télécharger. Et donc, il va apparaître. Monde Numérique : [32:50] C'est dans l'interface de ChatGPT ? Invité : [32:52] Oui, tout à fait. Dans la liste, il y a comme une grande barre de navigation sur le côté, à la gauche de l'écran. Et donc, le premier élément en haut qui apparaît, c'est Dot, que tu peux renommer. Tu peux le baptiser au nom que tu veux. Tu peux appeler Dot. Moi, je ne suis pas original et je veux savoir à qui je m'adresse. Donc, j'ai laissé Dot, comme j'ai laissé Muse pour Meta. Comme ça, je les reconnais. Je sais qui est là. Et donc, c'est ça. Mais l'avantage que j'ai dans l'expérience, dans l'utilisation de Dot par rapport à Muse, C'est que Muse connaissant Meta, je n'ai donné aucun accès. Invité : [33:25] À tous les logiciels, tandis que Dot, ce que j'ai fait, c'est que j'ai déjà branché tous les accès d'OpenAI, donc le ChatGPT, sur mes logiciels de production, sur mes courriels, sur mon agenda comme ça. Et c'est là où ça devient intéressant. Parce qu'il arrive à gérer, mais surtout à aller puiser énormément d'informations. Et je te disais tout à l'heure que je participais à un événement Montréal Connect à Montréal. Et pour la préparation de mon animation, je lui ai demandé de passer à travers, les 50 courriels que j'ai reçus des participants, des organisateurs, pour aller me faire un portrait global. C'est genre comme si je demandais à un assistant à côté de moi. Va voir dans mes courriels et montre-moi un résumé de c'est quoi l'essentiel des communications et qu'est-ce qu'on doit en tirer et comment je vais l'utiliser dans mes présentations. Ça a pris une heure. Il est revenu et puis il m'a fait un beau document texte, à la Word que je pouvais télécharger. Et ce qu’il m’a monté, c'est carrément le mot à mot de mes quatre animations, de mes quatre panels, avec le minutage qui allait... Je n'ai jamais vu un document monté comme ça. Avec le minutage, en disant de telle minute à telle minute, tu devrais parler. S'il ne parle pas assez longtemps, voici la question que tu peux lui poser. S'il parle trop longtemps, tu peux passer à telle question ou sinon tu ne peux pas. Écoute, c'est là... Monde Numérique : [34:53] – Ça manque un peu de spontanéité. Invité : [34:55] – Oui, non, non, mais c'est une proposition qu'il me fait. Monde Numérique : [34:57] – Oui, c'est une proposition, bien sûr. Invité : [34:59] – Mais il avait vraiment, en termes sportifs de couverture, le play-by-play. Le match était là au complet. C'était la carte que j'aurais pu suivre. Je m'en suis inspiré, mais bon, ça fait quand même 40 ans que je fais ça, donc je savais où j'allais là. Et donc, j'ai animé à partir des notes qui sont là. Je n'ai pas fini. J'ai écrit des trucs. Mais je trouvais ça fascinant. Génial. Monde Numérique : [35:25] Arrête, tu fais tellement envie. Alors, regarde. Invité : [35:28] Puis en sortant de l'événement. Monde Numérique : [35:29] Je dis… On peut faire des choses déjà avec ChatGPT, avec Work. Oui. Avec la partie Work de ChatGPT. Invité : [35:36] Mais ce n'est pas la même chose. Parce que là, ils travaillent vraiment… Tu sais, tu as donné une idée depuis… Ça fait une semaine maintenant que je l'ai. Trois fois par jour, ils m'amènent une veille. sur les informations tech, évidemment. Monde Numérique : [35:51] Trois fois par jour. Et donc, tu les fais travailler les serveurs, toi. Moi, c'est une fois par jour. Invité : [35:56] Oui, oui, je ne paye pas aussi. Mais donc, à chaque fois, à 5 heures le matin, à midi et à 16 heures, il m'amène une veille. Et ce qui est intéressant, c'est qu'il suit en temps réel la couverture que je fais sur mon carnet, sur le blog, mon carnet, sur le podcast, mon carnet. Monde Numérique : [36:12] Donc, il ne va pas te proposer les sujets que tu as déjà traités. Invité : [36:14] Oui, ou faire du suivi. Et c'est ça qui est intéressant. Donc, il est vraiment évolutif. C'est vraiment... Écoute, ça fait... Monde Numérique : [36:21] Alors ça, on peut le faire. On peut le faire en France. Invité : [36:24] Oui. Monde Numérique : [36:24] Ce n'est pas l'onglet DOT, c'est l'onglet planification. Invité : [36:27] Exactement. Monde Numérique : [36:27] Et on peut planifier plein de tâches comme ça, hyper sophistiquées et tout. Invité : [36:31] Oui, bien c'est ça. Ce sont des tâches à faire. Sauf que lui, ce qu'il permet de faire, c'est vraiment de suivre en continu sur Diffler. Et il est... C'est à la fois, c'est ça la différence. Quand tu fais des tâches planifiées avec ChatGPT, il t'amène une livraison. Ça s'arrête là. Mais là, lui, l’agent Dot, il fait la même chose quand tu le mandates de partir faire de la recherche, c'est qu'il prend des initiatives, il va plus loin. Et c'est là où moi, je trouve ça intéressant. Et c'est là, puis je termine avec ça en disant que il y a quatre ans, presque quatre ans, ça va être en novembre prochain, il y a quatre ans, quand ChatGPT est arrivé, on avait dit, ah, c'est génial, t'es un assistant numérique. Mais là, avec l'agent IA, moi, le match a changé. Là, j'ai un vrai assistant. Et l'agent IA, puis donc, j'en utilise pas qu'un. En tout et partout, dans une semaine, je fais appel probablement à cinq agents IA différents. Puis ça, c'est à part des agents IA qui travaillent, par exemple, sur la production de certaines choses que je fais. Donc, c'est énorme, l'apport. C'est probablement l'équivalent de neuf à huit personnes. Monde Numérique : [37:40] C'est dingue. Je travaillerais avec moi. Super. Merci pour ce retour d'expérience. C'est super intéressant, Bruno. Invité : [37:46] Et un jour, je vous le souhaite. Monde Numérique : [37:47] Ben oui. On croise les doigts. J'espère qu'on aura ça un jour ou l'autre. Invité : [37:52] Les pieds aussi. Ça va peut-être arriver plus vite. Monde Numérique : [37:55] Voilà. Retrouvez la version intégrale de ce débrief Transat avec mon camarade Bruno sur le fil du podcast Monde Numérique, épisode du 16 octobre 2026. On parle de plein d'autres choses aussi. On parle du mondial de l'auto Et on parle de tech et de géopolitique avec ce qui s'est passé cette semaine à propos de l'Ukraine, de Starlink et du bombardement de Data Center en Russie. Invité : [38:29] Monde numérique, le meilleur de la tech. Monde Numérique : [38:37] Il est temps de passer aux interviews de la semaine de Monde numérique, l'hebdo, et justement, direction le mondial de l'automobile, avec deux interviews pour découvrir une innovation française en matière de recharge dans un instant, et d'abord pour faire un tour d'horizon des tendances. Pour recharger sa voiture électrique, on le sait en principe, il faut un câble, il faut ouvrir une trappe, il faut mettre une prise, etc. Mais on pourra peut-être un jour recharger sa voiture aussi facilement qu'un téléphone en le posant simplement sur un chargeur sans fil. C'est la recharge par induction. En fait, ça existe déjà. Bonjour Anthony Plais. Invité : [39:12] Bonjour. Monde Numérique : [39:13] Vous êtes le directeur des opérations de Up&Charge. Vous présentez ici au Mondial de l'Auto 2026 votre solution. Donc j'arrive avec ma voiture au-dessus d'une plaque comme ça qui est au sol et j'ai rien à faire. Invité : [39:27] C'est ça rien à faire ça dépend c'est-à-dire qu'aujourd'hui quand on vient se mettre sur une borne de recharge on se gare par-dessus, et on doit juste appuyer sur un bouton dans l'application pour lancer la charge, après quand elle est la charge est finie en fait la borne redescend et ça s'arrête tout seul. Monde Numérique : [39:43] D'accord donc c'est quand même c'est motorisé ça monte pour que ça vienne toucher un récepteur qui est sous le moteur. Invité : [39:48] Alors on n'a pas de contact, on reste entre 6 et 10 cm, par contre on vient optimiser l'entrefer pour améliorer le rendement, aujourd'hui on a un rendement qui est à 95 % du réseau jusqu'à la batterie donc c'est aujourd'hui un rendement qui est équivalent à celui d'un câble voire mieux, parce que ce qu'on ne sait pas aujourd'hui c'est que sur les bornes en courant alternatif on a pas mal de pertes en fait finalement on a 24 % de pertes à peu près d’après l’ADAC. Monde Numérique : [40:11] Donc vous êtes en train de dire que c'est plus efficace que de la recharge filaire alors que normalement on sait que par exemple pour les smartphones bah, c'est moins performant c'est. Invité : [40:20] Pratique mais c'est moins performant bah en fait on est plus efficace mais à plus d'un titre c'est-à-dire qu'en fait on est plus efficace effectivement en termes de rendement, ça c'est un fait parce qu'aujourd'hui on a 95 % de rendement versus 24 donc c'est efficace en termes d'économie d'énergie de facture aussi en fin d'année, ça faut pas l'oublier ouais ça consomme pas plus non, moins du coup, donc moins parce qu'il y a plus d'énergie qui va dans la batterie et moins qui chauffe l'air. Monde Numérique : [40:42] Ah ouais ok. Invité : [40:43] Donc voilà un peu le... le... à ce niveau-là, donc quels sont les... Les bénéfices. L'autre bénéfice qui est assez important, c'est que cette borne, en fait, elle est disponible aussi pour les PMR, elle est accessible. Et ça, c'est un point aussi qu'on se faisait cible, souvent. Monde Numérique : [40:57] Donc les personnes à mobilité réduite ? Invité : [40:58] Exactement, c'est ça. Monde Numérique : [40:59] Qui n'ont pas à s'embêter à déplier des câbles, à brancher, débrancher, etc. Invité : [41:04] Et on installe ça actuellement chez Enedis, pour un test, justement, avec des personnes à mobilité réduite. Monde Numérique : [41:09] D'accord. Invité : [41:09] Qui cherchent des solutions efficaces pour charger leur véhicule. Parce que ça le met, en fait, entre les véhicules et les branchés, son câble de recharge, c'est pas toujours évident. Monde Numérique : [41:17] Ouais, c'est vrai que c'est... Bon, il faut le dire, hein, c'est un peu casse-pieds. C'est la seule chose casse-pieds dans la voiture électrique, je dirais. Le câble, il est sale, on se salit les mains, il s’emmêle tout le temps. On peut se le faire voler, ça coûte une fortune. Invité : [41:30] Il y a ça aussi, parce qu'aujourd'hui, il y a quand même une montée de ces vols de câbles. On le voit d'ailleurs souvent dans pas mal de reportages avec des stats qui sont quand même un peu effrayantes. Monde Numérique : [41:40] Ça peut avoir un intérêt notamment pour les véhicules autonomes, ça. Invité : [41:43] Oui, effectivement. Aujourd'hui, les véhicules sont autonomes, mais jusqu'à la recharge. Donc c'est un peu dommage. Donc en fait on est vraiment la brique qui permet de pouvoir industrialiser le modèle de véhicule autonome parce qu'aujourd'hui le véhicule va pouvoir se charger en voirie directement il fait une course par exemple sur un cybercab Tesla au hasard, il va faire sa course auprès d'un client et revient sur un point de charge qui n'est pas très loin comme l'aspirateur robot et il repart juste après. Monde Numérique : [42:06] Donc les avantages de la recharge par induction c'est un le côté pratique deux le côté et ça j'avoue que je suis un peu surpris le côté efficience énergétique. Invité : [42:17] C'est ça, mais ça c'est vraiment propre à Up&Charge, attention. Monde Numérique : [42:19] D'accord. Invité : [42:19] Ce sont nos brevets qu'on a posés, donc on a une dizaine de brevets aujourd'hui, et poursuivés en France, fabriqués en France, avec une maîtrise à la fois du hardware et du software, qui nous permettent de pouvoir aussi assurer une maintenance de qualité. Parce qu'il y a ce point-là aussi qui est intéressant, c'est que la maintenance, d'ailleurs, sur une borne de recharge, ça peut vite coûter très cher, parce que quand on se déplace une fois pour faire un diag, qu'on attend d'avoir la pièce pour pouvoir changer et se redéplacer une deuxième fois pour poser la pièce, Ça peut coûter cher, alors que nous, comme on maîtrise l'ensemble du sujet, quand on se déplace, on se déplace qu'une seule fois. On sait avant, ce qui se passe, avant d'y aller. Monde Numérique : [42:53] Est-ce que ça doit être intégré sur les véhicules à la fabrication ou bien je peux l'installer sur ma voiture électrique après coup ? Invité : [43:00] C'est une bonne question. Effectivement, on peut installer ça de deux manières. C'est un kit qui est prévu pour l'aftermarket. Donc il peut être intégré soit en bout de ligne de production chez un constructeur, potentiellement. Ça lui évite de modifier sa ligne de production. Il y a juste à rajouter en fin de chaîne de production un pont pour monter ça sous le véhicule. Mais ça peut aussi être monté en aftermarket, donc en seconde monte, sur des véhicules qui sont déjà roulants d'occasion. Et c'est ce qu'on fait d'ailleurs chez nos clients. Soit on a des véhicules qui sortent de concession soit on en a des plus vieux, par exemple des Renault Zoé on a eu qui étaient en fin de vie dans le parc mais qui voulaient essayer cette solution sur des anciens véhicules et donc ça fonctionne très bien. Monde Numérique : [43:37] Et combien ça coûte ? Parce que j'imagine que ça doit être un surcoût non. Invité : [43:39] Négligeable En fait on a un prix entre 1600 et 1000 euros en fonction de la taille du véhicule parce qu'on a différentes tailles de câbles S, M, L en fonction de la longueur du véhicule et, donc on est sur un coût qui est plutôt réduit quand on sait qu'un câble coûte entre 250 et 300 euros c'est pas si loin. Monde Numérique : [43:56] Et il faut l'ensemble de l'installation y compris au sol et dans le véhicule. Invité : [44:03] Alors non ça c'est que la partie véhicule c'est que la partie véhicule qui est décorrélée parce que souvent on se retrouve surtout sur le B2B avec, 1, 2, 3 véhicules voire 4 véhicules par borne, donc on a décorrélé ce prix là on a fait un peu comme une option sur le véhicule et pour la partie borne ça dépend de la puissance donc on a aujourd'hui 3 puissances 7, 24 et 100 et la 7 donc coûte autour de 1000 €, la 24 autour de 6500 € avec l'installation électrique donc avec le raccordement, et la 24 kW coûte autour de 19000 €, la 100 kW autour de 19000 € et donc c'est ce qu'on prévoit en tout cas de... Je vais y arriver je vais la refaire donc du coup je disais que la 100 kW coûte autour de 19000 € donc ça c'est les prix qu'on prévoit en tout cas grand public. Monde Numérique : [44:47] Ouais. Donc si je veux, est-ce que je pourrais installer un système comme ça chez moi, où aujourd'hui j'ai une borne classique avec un câble ? Invité : [44:54] Alors... À l'instant T, ça pourrait, en passant par du B2B2C, donc le cadre d'une entreprise... Monde Numérique : [45:01] Donc je ne peux pas l'acheter directement chez Up&Charge ? Invité : [45:03] Non, pas encore. Monde Numérique : [45:04] OK. Invité : [45:04] On essaye pour l'instant de cantonner, même si on a beaucoup de demandes côté consommateur final, on essaye de limiter quand même cette partie-là parce que ça nous demande en fait une autre organisation. Monde Numérique : [45:15] Bon, ben voilà, c'est peut-être, j'allais dire le futur, en tout cas c'est peut-être la concrétisation d'une promesse qu'on nous fait depuis pas mal d'années en matière de véhicules électriques. On a hâte que ça arrive. Merci beaucoup Anthony Plais Avec plaisir de Up&Charge. Monde Numérique : [45:52] Et voilà, c'est la fin de cet épisode de l'Hebdo de Monde Numérique en date du 17 octobre 2026. Merci d'avoir écouté cette émission jusqu'au bout. Merci pour votre fidélité. Je vous retrouve la semaine prochaine, samedi pour l'Hebdo. Et puis les autres jours de la semaine pour des interviews en version longue. Retrouvez notamment l'interview spéciale Mondial de l’Auto de Patrice Duboé. Ce sera mardi. Et puis également Up&Charge, donc cette startup qui développe un système de recharge par induction. Il y a plein d'autres détails qui sont abordés dans la version longue de cette interview. Comme chaque semaine, le vendredi, c'est le Débrief Transat avec Bruno Guglielminetti. Le samedi, c'est donc l'hebdo. Monde Numérique est disponible sur toutes les plateformes de podcast également sur YouTube Music et puis des vidéos à retrouver sur la chaîne YouTube de Monde Numérique ou sur le site mondenumerique.info ou encore dans l'application mobile Monde Numérique sur iPhone et Android appli signée GoodBarber à télécharger dès à présent. Monde Numérique : [47:12] Je vous souhaite une bonne semaine pleine de tech, salut !
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