📆 L'HEBDO 29/03 - ChatGPT en surchauffe à cause du raz-de-marée d'images "manga"
Maison Connectée29 mars 202553:42

📆 L'HEBDO 29/03 - ChatGPT en surchauffe à cause du raz-de-marée d'images "manga"

Cette semaine, on s'intéresse à l'engouement pour la génération d'images par IA qui met ChatGPT à rude épreuve, et aussi plein d'autres sujets passionnant. Bienvenue à l'écoute de Monde Numérique "L'Hebdo" !

Découvrez Frogans, l'innovation française qui veut réinventer le Web [Partenariat]

📸 ChatGPT en surchauffe à cause du raz-de-marée d’images "manga"

La nouvelle fonction de génération d’images de ChatGPT cartonne, avec des portraits façon Ghibli qui envahissent les réseaux. L’engouement est tel que les serveurs d’OpenAI ont été saturés, forçant l’entreprise à limiter l’usage.


🎨 Droit d’auteur : peut-on copier un style artistique avec l’IA ?

La popularité de ces images soulève une polémique : est-il légal d’imiter le style de Miyazaki ou Dragon Ball sans autorisation ? Dans le Débrief Transat, on explore les enjeux juridiques liés à l’entraînement des IA sur des œuvres existantes.


🏥 Amazon lance une IA médicale

Amazon déploie “Health AI” aux États-Unis, un chatbot capable de répondre à des questions de santé et de recommander des produits. Une avancée prometteuse mais controversée, qui pourrait bouleverser le marché de la santé.


⚠️ IA et désinformation : quand les chatbots se trompent (gravement)

De plus en plus de gens utilisent ChatGPT pour chercher des infos… mais attention, celui-ci peut se tromper ! Exemple : un voyageur refoulé à la frontière du Chili après avoir cru une réponse erronée de l’IA sur les visas. La mise en garde suffit-elle ? Bientôt des lois pour encadrer ces dérives ?


🔐 Messageries instantanées : la sécurité en question

En partenariat avec ESET

Un journaliste s’est retrouvé par erreur dans un groupe WhatsApp avec des militaires américains : une bourde humaine aux lourdes conséquences. L’expert Benoît Grunemwald (ESET) rappelle que même les apps ultra-sécurisées restent vulnérables aux erreurs d’usage.


🔥 Incendies de forêt : une IA française pour détecter les feux précocement

La startup FireTracking a développé un système de détection ultra rapide des départs de feu, grâce à des caméras et à l’IA. Une innovation déjà déployée en France, qui pourrait compléter les solutions satellitaires comme celles de Google.


🏰 Versailles ressuscité en réalité virtuelle

Grâce aux casques HTC, on peut désormais explorer une partie disparue des jardins de Versailles, avec labyrinthe, grotte et ménagerie de Louis XIV. Une expérience immersive inédite, à découvrir sur place et en vidéo sur notre chaîne.


Monde Numérique : [0:11] ChatGPT en surchauffe à cause de son nouvel outil de génération d'images, c'est le raz-de-marée. Tout le monde veut avoir sa photo transformée en style manga. On en parle cette semaine dans Monde Numérique, car c'est vraiment l'un des sujets forts du moment. Mais alors, les intelligences artificielles ont-elles le droit de générer des images à la manière de tel ou tel artiste ? On va en parler avec Bruno Guglielminetti dans le Debrief Transatlantique. On parlera aussi avec lui d'ailleurs d'Amazon qui déploie son IA pour donner des conseils médicaux. Enfin, pour l'instant, c'est seulement aux Etats-Unis. Monde Numérique : [0:46] Et justement, l'IA, peut-on toujours lui faire confiance ? Eh bien non, puisque les chatbots peuvent aussi raconter des bêtises, ce qui peut poser problème, mais la réglementation pourrait bien évoluer dans ce domaine. Dans cet épisode de Monde Numérique, on va s'intéresser à l'utilisation croissante des messageries instantanées. Vous savez, WhatsApp, Signal, Telegram, etc. Mais avec des conséquences parfois fâcheuses. On l'a vu récemment aux Etats-Unis, dans les plus hautes sphères de l'Etat. C'est un vrai sujet de cybersécurité. On en parle avec Benoît Grunemwald, spécialiste cybersécurité. Et puis au sommaire également, deux innovations françaises vraiment pas mal. D'abord un système pour détecter les incendies de forêt presque avant qu'ils ne se déclenchent, grâce à l'intelligence artificielle notamment. Enfin, je vous emmène à Versailles. Allez, on va visiter la ménagerie et une partie des jardins de Louis XIV, comme c'était à l'époque, car aujourd'hui, la réalité virtuelle permet de s'immerger dans des chefs-d'œuvre qui ont pourtant disparu. Bienvenue à l'écoute de Monde numérique, l'hebdo du 29 mars 2025. Invité : [1:52] Monde numérique, Jérôme Colombain. Monde Numérique : [1:58] Salut, c'est parti pour un nouvel épisode de l'Hebdo de Monde Numérique. L'hebdo, c'est chaque samedi, 50 minutes de news, l'essentiel, pas toutes les actus, uniquement celles qu'il faut retenir, celles qui peuvent vraiment avoir de l'importance pour maintenant et pour le futur. Et puis des interviews, des interviews consacrées aux meilleurs de la tech avec des spécialistes, des innovateurs, des experts. Ça, c'est disponible sur toutes les apps de podcast, également sur YouTube. Et parmi les rendez-vous réguliers à ne pas rater, le Grand Débrief. Le Grand Débrief, c'est une émission mensuelle, celle-ci, avec mes camarades François Sorel et Bruno Guglielminetti. Et l'épisode du mois de mars est en ligne. C'est ce week-end que ça se passe. Monde Numérique : [2:35] Monde numérique, c'est le meilleur de la tech. C'est notamment Frogans. Connaissez-vous Frogans ? Une technologie française assez innovante de diffusion de contenu sur Internet. Alors, ça ressemble à des mini-sites très graphiques qui peuvent fonctionner aussi bien sur ordinateur, sur smartphone, sur tablette que même dans des casques de réalité virtuelle parce que ça ne passe pas par un navigateur classique. C'est un vrai système nouveau en développement et pour assurer le développement de Frogan, justement, la société F2R2 qui est au cœur de cette innovation lance actuellement une offre de titres ouverte au public. Ça veut dire qu'on peut investir, n'importe qui peut acheter des actions de F2R2 et donc soutenir ce projet français avec des perspectives évidemment à l'arrivée. Pour mieux comprendre, vous pouvez aller voir l'interview du fondateur Alexis Tamaz, disponible en audio sur le fil de ce podcast ou en vidéo sur la chaîne YouTube de Monde Numérique. Et pour souscrire, c'est simple, il suffit d'aller sur le site f2r2.fr. Monde Numérique : [3:37] Si vous n'avez pas encore créé votre portrait ou celui de votre famille dans le style de l'illustrateur japonais Miyazaki, vous avez certainement raté quelque chose, désolé de vous le dire, parce que c'est vraiment le phénomène du moment. Prendre une photo de soi ou de ses amis, la glisser dans Chajipiti et lui demander d'en faire une version manga. Résultat des images dans le style du studio japonais Ghibli de Miyazaki, c'est-à-dire ce style un peu naïf, coloré, sympathique, etc. Très connu de plusieurs générations. C'est donc ce que permet la nouvelle version de ChatGPT, ou plutôt la nouvelle version de Dali, donc le système d'IA génératif pour les images, intégré à ChatGPT, mais qui disparaît au profit du nouveau modèle GPT-4O, désormais capable de réaliser ce genre d'images. Alors, résultat, des milliers de dessins ont envahi les réseaux sociaux en quelques jours seulement, ce qui n'est pas sans conséquence puisque, résultat, ChatGPT est en surchauffe, mais alors complètement, il ne s'est plus donné de la tête, ça fait fondre les GPU d'OpenAI, a expliqué Sam Altman, c'est une image, bien sûr, mais c'est pour dire que vraiment il y a eu saturation, on l'a vu vers la fin de la semaine, il devenait quand même de plus en plus difficile de générer ces fameuses images, et le chatbot a dû être débranché. En tout cas, la fonction de génération d'images est désormais limitée. Monde Numérique : [5:02] C'est généré au compte-gouttes, donc il faut attendre son tour, il faut être patient, mais ça marche encore, bien entendu. C'est donc un vrai nouveau phénomène. Alors, j'y ai consacré d'ailleurs un épisode spécial de Monde Numérique ce vendredi, en date du 28 mars, parce qu'en réalité, ce sont plusieurs outils de génération d'images qui ont fait un vrai bon technologique cette semaine. La nouvelle fonction de ChatGPT dont je viens de parler, mais également Grock, l'IA de Hicks, d'Elon Musk a qui s'est enrichie, qui permet désormais de retoucher des images. Ça n'existait pas vraiment grâce à de l'intelligence artificielle générative, grâce à des promptes. On peut lui demander de corriger tel ou tel détail, tel élément dans une photo, enlever un arrière-plan, etc. C'est spectaculaire. Gemini de Google aussi est désormais capable de faire ce genre de choses. Monde Numérique : [5:46] Bref, c'est magnifique, c'est incroyable. On franchit une nouvelle étape. Mais il y en a qui s'inquiètent sérieusement. Ce sont les artistes qui sont un peu en PLS, les illustrateurs, les dessinateurs, etc., parce que tout ça pose de grosses questions de droits d'auteur, notamment en ce qui concerne l'utilisation du style Ghibli par Chagipiti, puisque le studio Ghibli n'a visiblement pas été mis dans la boucle. On revient sur ce sujet tout à l'heure d'ailleurs un peu plus en détail avec Bruno Guglielminetti dans la séquence du débrief transatlantique. Monde Numérique : [6:19] L'intelligence artificielle, c'est fantastique, aussi bien pour faire des dessins que pour générer du texte. Mais le problème, vous l'avez peut-être déjà constaté, c'est que l'IA parfois raconte n'importe quoi. Alors le phénomène est connu depuis le début. C'est intrinsèque au LLM, au modèle d'IA générative. Ce sont les fameuses hallucinations. Monde Numérique : [6:38] Quand on utilise ChatGPT, c'est marqué, il y a une petite phrase tout en bas. Attention, il peut se tromper, mais n'empêche, un phénomène est en pleine croissance, c'est l'utilisation des chatbots d'IA, principalement ChatGPT, mais aussi Gemini, Copilot, etc., pour rechercher de l'information. Car c'est nettement plus pratique que Google. Donc de plus en plus de gens utilisent les chatbots pour trouver des réponses à toutes sortes de questions dans de nombreux domaines. Ok, c'est super, mais c'est très dangereux. Exemple, un Américain récemment qui devait se rendre en voyage au Chili s'est fait refouler à la frontière parce qu'il s'était renseigné sur ChatGPT, sur les formalités. Et le chatbot lui avait répondu qu'il n'était pas nécessaire d'avoir un visa, or c'était faux. Autre exemple, récemment, à New York, un chatbot qui avait été mis en place pour aider les petites entreprises et qui, là encore, a donné de fausses informations, conseillant même parfois carrément de violer la loi, puisque le chatbot indiquait notamment que, oui, oui, un employeur avait tout à fait le droit de licencier quelqu'un, un employé qui se plaindrait de harcèlement sexuel, qui ne révélerait pas une grossesse ou qui refuserait de couper ses dreadlocks. Et ça, évidemment, c'est complètement contraire à notamment la législation locale. Monde Numérique : [7:52] Alors, face à ces dérives, que faire ? On a de plus en plus envie d'interroger des chatbots et plus seulement des moteurs de recherche classiques. Du coup, le législateur commence à se poser la question. Et à New York, précisément, une proposition de loi a été introduite pour tenter d'encadrer Monde Numérique : [8:09] la responsabilité juridique des éditeurs de chatbots conversationnels. Le législateur veut donc qu'il fasse quelque chose pour éviter de donner de fausses informations ou qu'il soit sanctionné lorsqu'il y a divulgation et diffusion de fausses informations. Il s'agit d'éviter que l'éditeur d'un chatbot, comme par exemple OpenAI, puisse écarter toute responsabilité simplement avec une petite mention que j'évoquais tout à l'heure, une phrase disant « attention, parfois il peut se tromper ». D'après les juristes, c'est même un courant qui va se développer. Ça commence à devenir un vrai sujet aux États-Unis. Ça arrive également en Europe. En attendant, quand vous utilisez de l'IA, surtout prudence. Monde Numérique : [8:51] Où en sont les Français avec le numérique ? Pour le savoir, l'ARCEP, le Conseil Général de l'Économie, l'Agence Nationale de la Cohétion des Territoires, l'ARCOM, etc., ont interrogé, comme chaque année, un échantillon de Français. En fait, c'est le Credoc qui s'est chargé de cette étude. Et ça nous donne le baromètre 2025 du numérique. Résultat, on est toujours plus accro aux numériques et aux différents outils. 90% de la population possède aujourd'hui un smartphone ou un ordinateur. 9 sur 10, j'avoue que quand j'ai commencé ma carrière et à parler de technologie, on devait être plutôt aux environs de 10 ou 20. Monde Numérique : [9:29] 75% des abonnés à Internet disposent aujourd'hui de la fibre ou du câble. Ça, c'est vraiment une très bonne nouvelle. Ce qui est intéressant surtout, c'est de noter véritablement l'explosion et le triomphe du mobile. Sans surprise, vous me direz, les Français sont toujours plus accros à leur smartphone. 89% utilisent Internet essentiellement sur mobile et alors pour des bonnes raisons, entre guillemets. C'est-à-dire que le numérique devient vraiment le canal privilégié pour des démarches pratiques. Ça va de la prise de rendez-vous médicaux à la déclaration d'impôt que certains font sur leur smartphone. Récemment également, il y a eu la mise à disposition de la carte d'identité dématérialisée dans l'application France Identité. Et ça, ça cartonne. Les Français, c'est toujours pareil. Au début, sont technophobes et après, deviennent complètement technophiles. Mais il y a aussi, on va dire, de « mauvaises raisons » puisque 72% passent plus de deux heures par jour sur les écrans et 42% estiment que c'est trop. Ils s'en rendent compte, ils pensent qu'ils sont trop accros. Intéressant également, c'est l'utilisation de l'intelligence artificielle avec là encore un chiffre en progression. Un tiers des Français, toujours selon cette étude du Credoc, déclarent avoir utilisé une solution intégrante de l'intelligence artificielle. L'avoir déjà utilisée. Monde Numérique : [10:51] Certains s'en servent tous les jours, et notamment ceux qui s'en servent le plus sont les plus jeunes, sans grande surprise, entre 18 et 24 ans, une proportion qui grimpe encore par rapport aux années précédentes. C'est à la fois pour des raisons éducatives, on le sait, il y a énormément d'utilisations, on va dire, blâmables de l'intelligence artificielle, puisque c'est souvent pour faire un travail qu'on leur demande à la fac ou à l'école sans se fouler. Mais le problème, c'est qu'en réalité, l'école ne s'est pas encore adaptée à l'IA et qu'elle n'est pas vraiment capable de demander une utilisation intelligente de l'intelligence artificielle. Et puis, il y a aussi une utilisation professionnelle. Et là encore, c'est étonnant parce qu'on le sait, dans les entreprises, certains utilisent l'IA en se cachant, ce qui paraît quand même complètement aberrant. Ça, ça ouvre d'ailleurs sur des tas de débats qu'on n'abordera pas aujourd'hui. Enfin, la préoccupation environnementale qui est assez prégnante chez les Français, et notamment 27% désormais gardent leur smartphone au minimum trois ans. C'est en progression par rapport aux années précédentes. Alors, c'est vrai que les smartphones sont beaucoup plus durables, y compris au niveau des logiciels, des mises à jour de sécurité, etc. Donc, ça permet de garder son appareil beaucoup plus longtemps. Monde Numérique : [12:00] Avant, on le changeait au bout d'un an et demi. Monde Numérique : [12:03] Maintenant, cette durée a doublé. Et puis, le marché du reconditionné également se développe énormément. Voilà, c'est le baromètre du numérique 2025. Ça mérite toujours un petit coup d'œil, puisque c'est une photographie assez intéressante de nos propres usages. des technologies. Invité : [12:21] Le débrief transatlantique. Jérôme Colombet à Paris, bonjour. Monde Numérique : [12:25] Bonjour, Bruno Guglielminetti à Montréal. Invité : [12:28] Jérôme, je ne serai pas tellement original, mais tu as attiré mon attention, avec la publication de ton dernier édito sur l'IA. Monde Numérique : [12:39] Sur l'IA et les images? Invité : [12:40] Tu es quelqu'un de visuel, toi? Monde Numérique : [12:44] Oui, c'est vrai que les images en radio et en podcast, ce n'est pas évident à faire passer. Mais on peut raconter des choses. Moi, j'aime bien raconter des trucs. Invité : [12:51] T'as quand même quelques années derrière mon pot à raconter des histoires. Monde Numérique : [12:56] Voilà, on va dire ça. Non, mais écoute, ça ne t'a pas échappé non plus. La semaine a été très, très intéressante à ce niveau-là parce qu'il y a eu des nouveautés chez Grock, donc chez X. Il y a eu des nouveautés chez Google Gemini. Il y a eu des nouveautés chez ChatGPT. Et en fait, ce qu'il faut retenir, c'est donc qu'on a passé un cap, il me semble, en matière de génération d'images et en matière de retouches d'images. Alors, la retouche d'image, déjà, ce n'est pas rien. C'est-à-dire que Grock, tu peux lui donner une photo et puis tu lui demandes, tiens, enlève-moi le petit bonhomme ici ou bien tiens, enlève-moi les gens qui sont derrière, change l'arrière-plan. Là, j'étais à Bourg-la-Reine, fais croire que j'étais à New York. Enfin, c'est joli, Bourg-la-Reine aussi. Invité : [13:37] C'est peut-être Paris. C'est déjà été. Monde Numérique : [13:40] Toutes ces choses-là. Et puis, tu peux même inventer des trucs. Monde Numérique : [13:45] J'ai vu passer une vidéo de quelqu'un sur X qui montrait comment il avait remplacé, il tenait une guitare. Et en fait, il avait demandé à l'IA de remplacer la guitare par un saxophone. Alors, ça ne marche pas à tous les coups parce que du coup, l'IA essayait d'occuper la totalité de l'espace où il y avait la guitare et il avait mis deux saxophones. Donc, évidemment, nul n'est parfait. C'était un peu bizarre. Je crois qu'il avait trois mains aussi. Mais enfin, bref, l'idée est là. Il y a beaucoup de réalisme. C'est hyper facile à utiliser. Et puis, également, ça, c'est le premier versant, c'est la partie retouche. Mais l'autre partie, et c'est toi qui vas en parler parce que tu t'es bien amusé avec, mon coquin, c'est le fait de réinventer des images à la manière d'eux, en fait. Invité : [14:33] C'est un peu particulier. D'ailleurs, c'est un tsunami depuis deux jours sur les internets. On voit apparaître des photos, des illustrations, parce que là, on ne parle plus de photos, mais qui sont très inspirées de l'univers manga. Et par exemple, je nous ai fait tous les deux dans le style de Dragon Ball. C'est assez réussi. C'est assez magnifique. Mais après, je nous ai fait dans différents styles. Et là, c'est ce qu'on est en train de voir. Évidemment, les styles en tant que tels, ils ne sont pas couverts par le droit d'auteur, mais ce que ça soulève comme question, c'est l'apprentissage a été fait à partir de quoi? On présume à partir des vraies œuvres de Dragon Ball et autres mangas célèbres. Monde Numérique : [15:17] Bien sûr. Invité : [15:18] Et c'est là où ça va être intéressant de voir quelle sera la suite. Parce que là, si vous allez sur ChatGPT, vous pouvez demander de vous faire une photo dans le cil de ce que vous voulez. Et pour le moment, il ne s'encombre pas du détail des droits d'auteur et il le fait. Alors là, ça soulève beaucoup de questions. Monde Numérique : [15:36] Exactement. Et tu as raison, parce que moi, c'est un point que j'aborde, effectivement, dans le petit édito que j'ai fait. Invité : [15:40] Mais c'est pour ça que je veux qu'on en parle. Monde Numérique : [15:43] Mais j'ai noté quelque chose. J'ai eu un petit bug en faisant une requête sur ChatGPT, en demandant une image. Il a refusé de me faire l'image en me disant, non, je ne peux pas faire une image à la manière de Gibri, tu sais. Invité : [15:57] Alors qu'on n'en voit pas assez plein. Monde Numérique : [16:00] Alors qu'on n'en voit pas assez plein. alors c'est bizarre et je lui dis mais j'ai jamais demandé ça il me dit ah oui tu as raison c'est pas toi qui l'a demandé c'est pas toi qui l'a demandé c'est moi qui me le suis demandé à moi même, en gros je résume pour que je retrouve la phrase et ça montre deux choses, d'abord il y a quand même quelques limites et d'autre part comment il fonctionne c'est à dire que parfois il se refait des promptes Oui. Invité : [16:31] D'ailleurs, ça, on le voit beaucoup plus maintenant avec le nouveau AI Studio de Jiminy, où on peut voir le processus de création. On clique sur un bouton, puis là, il y a la barre. Et là, on voit tout son processus. Oh, quand même! Et c'est vraiment des petites tasses qui se donnent avant de générer quelque chose. Évidemment, on peut passer autre et ne pas le regarder. Mais donc, ce que tu es en train de raconter par rapport à ChatGPT et sa réflexion qui s'est faite, c'est le genre de truc qu'on voit. Monde Numérique : [16:58] Oui, alors que des images comme ça, c'est vrai qu'il y en a plein en ce moment sur les réseaux sociaux, mais c'est parce qu'en fait, les prompts sont plus sur, on lui demande de faire un truc style manga. Invité : [17:08] Etc. Monde Numérique : [17:09] Voilà, tout ça pour dire qu'ils ont essayé de mettre quelques limites pour qu'on n'ait pas l'air de pirater les images. Mais en fait, le problème, tu l'as dit, c'est au moment de l'entraînement que ça se passe. Ce n'est pas étonnant que OpenAI soit en train de militer sérieusement pour la suppression, en tout cas à la refonte du droit d'auteur. Ils veulent remettre tout ça à plat, ils veulent pouvoir s'affranchir de ces contraintes légales. Et on comprend pourquoi. En attendant, ils piratent. Invité : [17:40] Ben oui. Monde Numérique : [17:41] Légrement. Invité : [17:41] Puis après, quand on a un semblant de piratage dans leur travail, là, oh, c'est là-haut, là. Pense avec Deep Sea et comment ils avaient reçu ça avec un poêlon. Ils étaient prêts à frapper n'importe qui avec ça. Monde Numérique : [17:54] Faites ce que je dis, pas ce que je fais. Invité : [17:56] Exactement. On reste dans le domaine de l'IA. Je sais que ça va déplaire à certains de tes auditeurs, mais ce n'est pas la majorité. Alors, vous nous excusez. Monde Numérique : [18:03] Mes auditeurs sont très, très ouverts. Invité : [18:05] Oui, non, mais moi, je me souviens de certains commentaires que j'avais eus passés. Mais je veux te parler d'Amazon qui vient de nous livrer deux nouvelles IA génératives. Là, c'est sur le marché américain, mais tu peux être certain que ça s'en vient. Il y en a un, c'est Interested AI. Et donc, ça, ça va cibler essentiellement des recherches ou des quêtes d'information dans le contexte de produits de consommation. Ça ressemble un peu à ce qui est déjà intégré maintenant dans l'application, en tout cas au Canada et aux États-Unis. Monde Numérique : [18:36] C'est-à-dire que tu lui demandes, je ne sais pas, j'aimerais, je ne sais pas quoi, je veux tel type d'appareil pour la maison. Invité : [18:44] Oui, ou je cherche un téléviseur avec cinq entrées USB-C. Monde Numérique : [18:48] Par exemple. Invité : [18:49] Bon, bien, il va trouver les modèles qui sont disponibles. Ça, c'est un truc. Mais ce que je trouve encore plus intéressant, c'est le deuxième assistant qu'on vient de présenter aux États-Unis. Ça s'appelle Health AI, donc santé intelligente, IA. Et là, ça sur quoi on s'embarque, c'est le même principe qu'un CHAS-GPT. Mais là, ça vous permet de poser des questions à cette IA-là en ce qui concerne des questions de bien-être, de santé. Et ça va aussi pouvoir vous suggérer des produits. Évidemment que vous pourrez acheter chez Amazon. On ne fait pas chez les marchands d'à côté. Monde Numérique : [19:22] Mais donc, tu achètes quoi? Des médicaments alors? Invité : [19:24] Aux États-Unis, on peut acheter des médicaments parce qu'Amazon vend des médicaments. Mais ailleurs dans le monde, ce que ça va vouloir dire, c'est qu'il y a des produits, des vitamines, des protéines qui sont sur le marché, que les gens peuvent acheter, qui ne prennent pas de prescription. Et là, c'est tout un pan du marché des, comment on appelle ça, il y a un mot pour ça, des suppléments alimentaires. Monde Numérique : [19:46] Oui, du paramédical. Exactement. Parapharmacie et compagnie. Invité : [19:51] Et voilà. Et donc, j'ai presque l'impression d'entendre parler un barbapapa. Parapharmacie. Monde Numérique : [19:59] Parapharmacie. C'est vrai que c'est des pratiques qu'on n'a pas chez nous en Europe. Invité : [20:04] Non, mais c'est ça. Mais chez nous, c'est exactement le genre de conseil que les pharmaciens en boutique vont faire. Monde Numérique : [20:09] Oui, mais parce que vous, vous avez déjà des pharmacies qui sont des pharmacies évoluées. Il y a presque des médecins. C'est comme aux États-Unis, déjà, il y a des rayonnages entiers de compléments alimentaires, de vitamines, de trucs pour j'ai mal à l'oreille droite. Invité : [20:21] Dans les supermarchés. Monde Numérique : [20:22] Le médicament pour quand tu as maille à l'oreille gauche et compagnie. Et puis, au fond du magasin, tu as des médecins. Moi, ça m'est arrivé à Las Vegas. En plein CES, tu attrapes un rhume, une grosse cochonnerie. Tu vas voir le médecin à l'épicerie. C'est incroyable. Invité : [20:38] Oui, ça fait partie de la réalité. Chez nous, c'est des infirmiers et les pharmaciens ont des pouvoirs plus-plus, mais qui permettent de donner même des prescriptions. Mais effectivement, donc, on est en train de voir l'évolution et Amazon conquérir un nouveau marché pour l'amener sur son territoire, sachant que la compétition est vive. Monde Numérique : [20:58] C'est vrai que c'est très touchy comme sujet. Invité : [21:01] Oui. Monde Numérique : [21:02] C'est très touchy, mais… Non. Invité : [21:04] Non, vas-y, vas-y. Monde Numérique : [21:05] Non, mais Bruno, il faut être réaliste. Aujourd'hui, c'est pour les compléments alimentaires. Ensuite, ça va être pour les médicaments. Et après, ça va être pour les consultations médicales. Invité : [21:15] Et qui font déjà Amazon aux États-Unis. Monde Numérique : [21:18] Avec de l'IA? Invité : [21:19] Oui. Monde Numérique : [21:20] Non, avec des vrais médecins. Oui, oui, oui. Non, en visio, etc. Mais on a ça aussi en France, nous. Mais en revanche, les consultations médicales... Enfin, Chagipiti, aujourd'hui, c'est le nouveau Doctissimo. Doctissimo, c'était la plateforme où tu posais tes questions en sauf que tu avais mal au pied ou mal quelque part. Invité : [21:36] Ça t'a mis la référence. Monde Numérique : [21:37] Oui, mais c'était d'ailleurs à la fin le foutoir complet, parce que tu avais tout et n'importe quoi. Tu te faisais une entorse, tu as l'impression que tu t'étais chopé le cancer du pied. Invité : [21:48] C'était la gangrène qui commençait. Monde Numérique : [21:49] Oui, que c'est la gangrène qui commençait. Mais ChadGPT va devenir, moi j'en suis persuadé depuis un moment, va devenir le médecin, le premier contact médical pour très rapidement, très vite. Mais il y a eu d'autant plus que ça marche très bien. Il y a eu des études, il y a eu plusieurs études. Tiens, j'en ai retrouvé une qui montrait que Tchadjipiti, face à des vrais médecins, il était le seul à avoir posé un bon diagnostic dans 90% des cas. Il est meilleur que les médecins. Mais ce qui est intéressant, c'est que des médecins qui utilisent Tchadjipiti, eux, sont meilleurs que des médecins qui n'utilisent pas Tchadjipiti. Donc ça, c'est une révolution, mais en profondeur fondamentale sur la santé et la médecine. Invité : [22:32] Et la différence entre ce qu'on est en train de raconter et le Health AI de Amazon, c'est que là, les gens peuvent déjà, aux États-Unis, pour le début, consulter le Health AI pour avoir de l'information. Invité : [22:43] Alors, c'est assez fascinant de voir ça. Monde Numérique : [22:44] On n'a pas fini d'en parler, à mon avis, Bruno. On est vraiment sur un truc de fond. Invité : [22:49] Mais parlant de parler, tu parles de quoi, toi, cette semaine? Ah, c'est bon, hein? Monde Numérique : [22:52] Cette semaine, j'emmène mes auditeurs au château de Versailles, cher ami, pour leur faire visiter Versailles. Et surtout, ce qui est intéressant, c'est une partie de Versailles qui n'existe plus, en fait. C'est une partie des jardins du château de Versailles. Il y avait un labyrinthe que Louis XIV avait fait faire par le nôtre, le grand spécialiste des jardins. Il y avait une espèce de mini-palais aussi, etc. Et tout ça est reconstitué aujourd'hui et on peut le visiter en réalité virtuelle. En fait, c'est HTC. Oui, exactement. C'est des casques de réalité virtuelle HTC. Donc, il y a tout un parcours et on peut visiter tous ces trucs-là. Et la ménagerie, notamment, de Louis XIV. Et c'est assez intéressant. J'ai fait l'expérience et c'est vraiment pas mal. Et puis, sinon, ce n'est pas tout puisque, eh bien, personnellement, cher ami, je parle également... Alors, attends que je retrouve mes petites notes, là, parce que j'ai déjà oublié. Monde Numérique : [23:50] Je parle de cybersécurité avec mon partenaire Ezet. Et très intéressant, on fait le point sur tout ce qui s'est passé ces derniers temps concernant les messageries instantanées entre les Américains qui font des réunions de défense en invitant des journalistes et les Français qui veulent faire des backdoors pour pouvoir infiltrer les réseaux de narcotrafic, mais finalement, la loi n'est pas passée. Donc voilà, on parle de tout ça avec Benoît Grenembald de ESET cette semaine dans le monde numérique. De quoi parles-tu, Bruno, dans ton carnet cette semaine? Invité : [24:26] Ben écoute, cette semaine, j'ai la chance d'accueillir trois auteurs, rien de moins. C'est presque mon mini-salon du livre. Monde Numérique : [24:33] Wow! Invité : [24:34] Mais je parle avec l'auteur de Load, Carl Bessette, qui a décidé de couvrir en quatre puces l'histoire de l'Internet et il commence dès tout début jusqu'à l'arrivée presque de Netscape. En quatre puces? Oui, quatre tonnes. Monde Numérique : [24:50] Ah, d'accord. Invité : [24:51] Tom, comme tu dirais. Philippe Gendreau, lui, il s'intéresse à la fast fashion, mais l'impact des technologies dans le développement. Parce qu'il y a 20 ans, on en parlait de fast fashion, mais là, avec les TEMU et compagnie, ça commence à faire, il y a un impact important dans le numérique, avec le numérique. Alors, on en parle de ça. Puis sinon, l'auteur d'une étude de chez Deloitte qui parle du retard du Canada dans le domaine de l'IA, évidemment pas au niveau de la recherche, mais au niveau de l'utilisation par les grandes entreprises. Alors, c'est un peu comme la portrait de famille qui a été fait et je parle avec l'auteur. Monde Numérique : [25:32] Eh bien, on ira écouter ça. Ça a l'air très, très bien. J'ai compris. Au puce, ça va. J'avais compris des puces, comme des puces informatiques. Je ne voyais pas le rapport. Enfin, il aurait pu avoir un rapport. Invité : [25:42] Oui, il aurait pu. Il aurait pu. Monde Numérique : [25:44] Voilà, ce n'était pas ça. Invité : [25:45] Avec le sujet suivant, celui des vêtements au puce. Monde Numérique : [25:48] Merci Bruno, on se retrouve la semaine prochaine. Invité : [25:50] Merci à toi, puis bonne écoute aux gens qui sont avec toi, puis nous on continue de notre côté. Salut. Monde Numérique : [25:56] Salut, salut. Invité : [26:05] Monde numérique, le meilleur de la tech. Monde Numérique : [26:12] Le meilleur d'Alatec, ça continue, c'est la deuxième partie de cette émission consacrée aux interviews de la semaine. On ira tout à l'heure au château de Versailles, je vous l'ai dit, pour découvrir en réalité virtuelle des choses qui n'existent plus, mais que j'ai pu voir grâce à une installation avec les masques de réalité virtuelle HTC. On va s'intéresser également à une innovation au service de la prévention des incendies de forêt dans un instant. Mais avant cela, parlons de quelque chose qui nous concerne tous. Nous sommes de plus en plus accros aux messageries instantanées. WhatsApp, Messenger, Signal, Telegram, etc. Certaines sont réputées ultra sécurisées. Oui, mais ça n'empêche pas parfois de faire de grosses bêtises. On l'a vu récemment aux Etats-Unis. On parle de ça tout de suite avec un spécialiste. Les interviews qui vont suivre sont proposées en version intégrale si vous écoutez Monde Numérique, l'hebdo premium, sur Apple Podcast et sur Spotify désormais. Sinon, vous pourrez les retrouver en épisodes séparés la semaine prochaine sur le fil de ce podcast. Bonjour, Benoît Grinemwald. Invité : [27:13] Bonjour, Jérôme Colombain. Monde Numérique : [27:14] Expert cybersécurité chez EZ. On se retrouve pour ce rendez-vous en partenariat entre EZ et Monde Numérique. Benoît, 80% des Français utilisent les messageries instantanées. WhatsApp, Messenger, Signal, Telegram, etc. Au niveau mondial, c'est plus d'un terrien sur deux. Ça ne va pas s'arranger en plus parce que, tiens, c'est une info que je vous donne. WhatsApp annonce qu'on va désormais pouvoir utiliser l'application WhatsApp par défaut sur iPhone, à la fois pour les appels vocaux et pour les messages textes. C'est une vraie petite révolution. Ce sera possible avec la version 25.8.74 de WhatsApp. Alors revenons sur cet incident assez incroyable aux États-Unis. Une conversation entre deux hauts responsables militaires avec le vice-président américain J.D. Vance et au milieu, quelqu'un qui n'aurait jamais dû y être, mais qui a tout écouté, qui a tout suivi, enfin, ce n'est pas réécrit, un journaliste américain. Ça fait un scandale aux États-Unis. Pour bien comprendre, il faut quand même préciser que normalement, cette messagerie est sécurisée, mais là, le problème n'est pas un problème technique. Invité : [28:22] Effectivement, ce n'est pas du tout un problème technologique, c'est simplement une erreur de manipulation. Ce journaliste a été invité au groupe, certainement le plus sélect du monde, le plus VIP, Et puis, il s'est ainsi retrouvé dans la conversation avec des militaires, comme vous le disiez. Et à partir de là, il a pu suivre les différents échanges et être averti de ce qu'il allait se passer sur le terrain. Monde Numérique : [28:46] Donc, c'est incroyable parce qu'on a beau mettre de la sécurité, finalement, c'est une faille humaine. C'est un problème de sécurité, mais c'est un problème humain. Invité : [28:54] Oui, complètement. C'est le fait d'avoir ajouté une personne sans vérifier véritablement son identité. C'est juste peut-être qu'il a sélectionné son numéro de téléphone et il s'est dit, lui, je vais l'ajouter aussi à la conversation. C'est pour ça qu'il faut toujours distinguer sa vie professionnelle et sa vie personnelle. Bien généralement, ne pas utiliser le même smartphone. C'est-à-dire que si vous discutez entre dignitaires ou entre militaires, vous allez utiliser un smartphone. Et si vous discutez avec la vie extérieure, vous allez utiliser un autre smartphone. Et comme ça, vous allez éviter d'avoir ce type d'actes manqués et de confusion entre les différents contacts. Et en France, on voit bien que l'on a des applications qui vont nous permettre aussi d'éviter de mélanger les genres, entre guillemets. Si vous faites partie du gouvernement, vous allez avoir, par exemple, la messagerie Tchap, vous allez avoir AllVid. Donc, ce sont des messageries qui sont, Tout aussi sécurisé, mais qui fonctionne, elle, avec des annuaires, qui fonctionne avec des permissions. Vous n'allez pas pouvoir, comme ça, inviter n'importe qui à rejoindre n'importe quel groupe. Monde Numérique : [29:55] Alors, est-ce que ça veut dire qu'un tel incident ne pourrait pas arriver en France ? Est-ce que tous les responsables politiques appliquent de strictes consignes de sécurité ? Invité : [30:04] Alors, je ne pense pas que ce soit le cas pour certains hommes politiques, notamment parce qu'ils n'ont pas tous la fourniture d'un matériel spécifique. Par contre l'accès à la messagerie de chat je pense que c'est accessible à toute personne travaillant pour le gouvernement, par contre je ne vois pas le GIGN par exemple préparer un assaut sur une messagerie télégramme à partir de leur, smartphone personnel, surtout que les personnels de ce type là, police et gendarmerie ont accès à des terminaux qui s'appellent NEO, il y a eu NEO 1 et maintenant il y a NEO 2 et ces terminaux sont fournis par l'état et sont hautement sécurisés et ils sont surtout fermés, même s'ils permettent de discuter uniquement avec les forces de l'ordre. Monde Numérique : [30:49] Benoît, je reviens sur Signal, Telegram, etc., qui, on le voit, sont quand même également utilisés par ce type de professionnels. Alors, elles ont la réputation d'être hyper sécurisées, inviolables. Est-ce qu'elles le sont réellement, ces applications ? Invité : [31:04] Alors rien n'est inviolable, ça c'est un principe de base en cybersécurité, il faut rester très humble à la fois quand on développe les applications mais également quand on les utilise, toujours vigilant. Et donc la faille peut provenir à la fois de l'utilisateur, on le voit avec ce qui s'est passé aux Etats-Unis, soit elle peut venir d'une faille du logiciel. C'est pour ça, d'ailleurs, que c'est bien d'avoir Signal qui est disponible sur un endroit qui s'appelle GitHub, où on met son code source, qui fait que n'importe qui peut aller l'ausculter, l'auditer, comme on dit. Alors, n'importe qui, il faut quand même avoir des compétences pour comprendre le code, et ça va permettre de vérifier par un grand nombre de personnes que ce code-là est conforme à ce qu'il indique, et éviter, par exemple, qu'il y ait des backdoors qui soient déposées à l'insu des utilisateurs. Monde Numérique : [31:52] Donc, c'est cette transparence qui garantit la sécurité de ces applications, en fait. Mais WhatsApp n'est pas en open source, par exemple. Invité : [31:59] Complètement. Alors, la transparence, là, pour le coup, concerne principalement Signal. Monde Numérique : [32:03] Signal, d'accord. Puis, on sait ce qui s'était passé aussi avec Telegram, etc. Donc, parce que malgré tout, ces applis ont vraiment la réputation d'être inviolables. Alors, elles le sont ou pas. On sait aussi qu'il y avait cette entreprise israélienne qui avait à un moment découvert une faille dans WhatsApp qu'elle avait exploité via un logiciel permettant d'aller écouter, d'aller violer des échanges. Logiciel qui était vendu très cher à des puissances étatiques, on va dire. Invité : [32:29] Oui, là, le problème, c'est que le logiciel, une fois installé, devenait le maître total. Il prenait le contrôle total du smartphone. Donc, quelle que soit l'application que l'on utilisait, au final, comme ce logiciel espion avait le contrôle total sur l'appareil, au final, il arrivait à lire quasiment tout. Monde Numérique : [32:47] Alors, quoi qu'il en soit, ces applis, elles ont la réputation d'être hyper sécurisées, à tel point que c'est ça qui pose un problème aux forces de sécurité. Pour le coup, on le voit dans le cadre d'enquêtes contre la cybercriminalité, la criminalité, le narcotrafic, etc. Et c'est pour ça que récemment, il y avait donc cette proposition de loi du ministre de l'Intérieur pour essayer de demander à ce qu'il y ait un accès pour les enquêteurs dans le cadre d'enquêtes judiciaires. Ça paraît légitime, un peu comme pour écouter les conversations téléphoniques, mais il y a eu une vraie levée de boucliers du monde de la cybersécurité contre ça. Pour quelles raisons, Benoît ? Invité : [33:23] Eh bien, parce que ça provoque un affaiblissement de la sécurité générale. C'est-à-dire qu'à partir du moment où vous ouvrez une porte, qu'elle soit dérobée ou non, la question, c'est qui contrôle cette porte ? Qui l'utilise ? Peut-elle être détournée ? Et c'est là que, malheureusement, peuvent arriver les failles. Parce qu'on l'a vu, notamment aux USA, il y a eu des écoutes téléphoniques, opérée par un opérateur qui s'appelle Salt Typhoon, qui est aligné avec l'État chinois, qui est rentré dans un certain nombre d'opérateurs téléphoniques et qui a réussi à détourner la demande de requêtes officielles qui lui permettait de mettre sur écoute des personnes et d'avoir les écoutes. Donc, imaginez qu'une personne, une entité, arrive à détourner cette porte. Dans ce cas-là, on perd complètement le contrôle. Donc le problème n'est pas de donner ou pas accès à l'État pour des raisons légitimes, le problème est d'ouvrir potentiellement une faille, une brèche, une vulnérabilité qui sera exploitée, non pas par la police, parce qu'elle aura bien sûr les autorisations et ça sera encadré, mais par potentiellement quelqu'un qui va en abuser et peut-être même passer inaperçu, comme ça a été le cas pendant un petit moment pour ce groupe d'attaquants présumé chinois, Salt Typhoon, qui a quand même mis à mal quasiment une dizaine d'opérateurs téléphoniques aux Etats-Unis. Monde Numérique : [34:42] Oui, c'est ça qui est parfois difficile à comprendre quand on se place du côté public sans connaître... Invité : [34:49] Du côté de la protection de la vie privée, tout à fait. Et le problème n'est pas forcément de donner des super pouvoirs, si ça gêne toujours un peu la quadrature du net, le respect de notre vie privée. Il y a un certain nombre d'acteurs qui militent pour ça. Mais le problème, il est surtout qu'on ouvre une sorte de boîte de Pandore, on ouvre une porte et finalement, on se dit, mais ne vous inquiétez pas, La clé n'est gardée que par les autorités, sauf qu'on sait bien que les clés, surtout dans le numérique, peuvent se dupliquer, voire même qu'il peut y avoir une porte dérobée sur la porte dérobée qui permettrait d'exploiter une vulnérabilité de rentrée. Monde Numérique : [35:25] Bon, puis alors, pour les utilisateurs lambda que nous sommes, toujours de ces messageries instantanées, sécurisées, il y a aussi un phénomène qui se développe, qui est un système d'arnaque par QR code, ça s'appelle le quishing. Expliquez-nous ça. Invité : [35:43] Effectivement, le Qishing, c'est la contraction de QR code et de phishing. Phishing, tout le monde connaît, c'est hameçonnage en français. Et donc, on a vu récemment des militaires ukrainiens se faire harponner, notamment sur Signal. On leur envoyait des QR codes qui faisaient en sorte qu'ils allaient associer, en scannant ce QR code, associer leur compte Signal avec le compte Signal d'un opposant et d'un attaquant, d'un adversaire. Et donc, en scannant ce QR code, l'adversaire allait accéder à l'intégralité de leur conversation. Monde Numérique : [36:16] Évidemment, ça pourrait se produire dans un cadre pas seulement militaire, mais également civil, et donc nous arriver à nous. Invité : [36:23] Oui, complètement. Si quelqu'un a pour objectif de vous suivre, c'est ce que l'on appelle le stakeholderware, par exemple, l'installation d'un logiciel espion, ou l'ordre vif, violence intrafamiliale. On pourrait tout à fait imaginer qu'une personne utilise pourquoi pas même d'ailleurs votre téléphone, si c'est un conjoint, un proche, pour scanner ce fameux QR code et ainsi associer son appareil à votre appareil, ce qui fait qu'il recevrait en temps réel l'intégralité de vos conversations et qu'il pourrait ainsi les suivre. Monde Numérique : [36:51] Merci beaucoup, voilà, joie et malheur des messageries instantanées. Monde Numérique : [36:57] Merci Benoît Grenemwald, expert cybersécurité chez EZ. Invité : [37:01] Merci Jérôme. Monde Numérique : [37:09] Détecter les incendies de forêt le plus tôt possible grâce à la technologie et grâce à l'intelligence artificielle. C'est possible aujourd'hui. Deux invités pour en parler dans le monde numérique. Franck Abissira du cabinet Emerton Data. Bonjour. Bonjour Jérôme. Et puis Jean-Simon Chaudier, vous êtes CEO de la startup FireTracking qui a mis au point cette technologie. On verra dans quel cadre d'ailleurs elle a été accompagnée par Emerton Data. Fire Tracking, c'est un système qui permet de détecter les feux véritablement à leur tout début, les incendies de forêt, c'est ça ? Invité : [37:48] Oui, bonjour Jérôme, bonjour à tous. Oui, l'objectif de Fire Tracking, c'est de pouvoir aider les pompiers, les propriétaires de forêts, d'infrastructures, à détecter automatiquement et en quelques secondes seulement les départs de feu. Et ça, vraiment pour pouvoir accélérer leurs interventions et minimiser au maximum l'impact des départs de feu. Monde Numérique : [38:08] Bon alors on voit tout de suite évidemment l'intérêt que ça peut avoir, chaque année en France mais aussi évidemment dans d'autres pays, de plus en plus on est soumis à ce fléau des incendies de forêt parfois gigantesques, techniquement comment ça fonctionne puisque vous faites appel à toute une panoplie d'outils technologiques en fait ? Invité : [38:28] Tout à fait. Le principe, c'est qu'on va positionner des caméras en très haute résolution sur des points hauts, comme des châteaux d'eau ou des antennes, des pylônes télécoms. Et en fait, on va analyser les images de ces caméras afin de détecter des fumées jusqu'à plus de 20 km de distance, les localiser également avec très grande précision, et ensuite remonter les alarmes aux pompiers pour qu'ils puissent ensuite les analyser à distance, possiblement jouer avec les caméras, avec un zoom optique x40 pour pouvoir confirmer le feu à distance et derrière déclencher et préparer leur intervention. Monde Numérique : [39:04] Votre solution est déjà utilisée ou c'est encore en projet aujourd'hui ? Invité : [39:09] Non, c'est une solution qui est aujourd'hui déployée en Nouvelle-Calédonie et également dans l'Inde-et-Loire, en France. Et on a des opportunités de déploiement aujourd'hui dans différents pays, que ce soit l'Australie, en Amérique du Sud également. en Amérique du Nord ou également en Europe du Sud. Donc, c'est déjà déployé à grande échelle en France et en Nouvelle-Calédonie et c'est amené à être déployé, on l'espère, à encore plus grande échelle, notamment à l'international. Monde Numérique : [39:36] Alors, on l'a dit derrière ça, il y a de l'intelligence artificielle et notamment des algos que vous avez développés en partenariat avec le cabinet Emerton qui vous a accompagné aussi, qui vous a incubé, si j'ai bien compris. Franck Abissira du cabinet Emerton, vous êtes avec nous. Qu'est-ce que vous avez apporté en termes technologiques à cette solution de fire tracking ? Monde Numérique : [40:43] Dès qu'on était sur des use case qu'on pouvait en fait scaler pour créer des startups, ça aurait du sens. Alors, pardon, je vais le faire en français. Donc, des cas d'usage que vous pouvez mettre à grande échelle. Monde Numérique : [40:55] Tout à fait. Revenons au français. et donc pour développer ces cadres à grande échelle, on a donc jugé il y a quelques années, ces startups, et on accélère ces startups, et c'est ce qu'on a fait avec Jean-Simon et FireTracking, pour vraiment accélérer, amener toute la compétence et l'expertise d'Emerton Data, et puis largement d'ailleurs. Monde Numérique : [41:25] Business plan, et accompagner nos startups dans l'ensemble des dimensions de leur accélération. Donc, on a compris que l'originalité, c'était notamment l'aspect intelligence artificielle qui permettait de détecter les faux positifs, donc des fausses fumées ou des faux incendies, etc. C'est là qu'on a fait un pas technologique important ? Il existe beaucoup d'intelligence artificielle. Monde Numérique : [42:18] Genre de choses mais il faut savoir que dans le domaine de l'agentique et des IA un peu spécialisés il y a quand même un gros, C'est intéressant parce que votre solution, elle arrive au moment où d'autres également s'y intéressent et non des moindres parce que c'est Google qui a fait une annonce dans ce domaine il y a très peu de temps. Google qui présente un système qui s'appelle Firesat. Jean-Simon, quelle différence ? Comment vous comparez votre solution et ce qui est proposé par Google ? Invité : [43:08] Alors, en fait, je trouve que c'est une excellente nouvelle, ce que vient du publier Google. Après, c'est une solution qui est complémentaire à ce qu'on propose. C'est-à-dire que la solution FireSat de Google, elle va détecter des feux qui font 5 mètres par 5 mètres avec un rafraîchissement des données toutes les 20 minutes. De notre côté, on... Monde Numérique : [43:27] Grâce à des satellites, à une constellation de satellites en orbite basse, je crois. Invité : [43:32] Exactement. Une cinquantaine de satellites qui sera progressivement déployée. Le premier satellite vient d'être relancé. Et en fait, nous, on se positionne vraiment sur la détection extrêmement précoce. On parle de détecter des feux en moins de 3 minutes. Là, la solution de Google, avec des feux de 5 mètres par 5 mètres et un délai de rafraîchissement des données de 20 minutes, on est tout de suite sur des feux de plus grande envergure. Donc en fait, ces solutions, elles sont intéressantes, mais quand on va vouloir surveiller des très grandes surfaces, par exemple la forêt amazonienne, par exemple des régions d'Afrique qui n'ont pas forcément les moyens de pouvoir se doter, ou les régions du monde qui ne peuvent pas forcément se doter de solutions avancées. De notre côté, on va plutôt se positionner sur protéger les zones les plus à risque. On parle des départements en France qui sont les plus soumis, les plus sujets à ce type de risque. Monde Numérique : [44:24] Le sud-est, le sud-ouest. Invité : [44:26] Etc. Monde Numérique : [44:27] Franck, Abissira, comment est-ce que vous voyez la chose par rapport à… On voit que vous n'êtes pas le seul finalement. Enfin, FireTracker n'est pas seul sur ce marché. Malheureusement, on a pu voir que les méga faits aux États-Unis et au Canada ces dernières années ont été quand même assez catastrophiques. On l'a subi, nous aussi, dans les Landes en France et dans d'autres territoires. En Nouvel-Cadonie, ça brûle beaucoup. Qu'on est en train d'organiser avec Jean-Simon actuellement pour passer et accélérer à l'étape supérieure Merci messieurs Jean-Simon Chaudier, CEO de, FireTracking et Franck Abicira de Emerton Data à propos de cette solution de Monde Numérique : [45:51] détection des incendies par intelligence artificielle. Merci à tous les deux. Invité : [45:55] Merci. Monde Numérique : [46:05] Vous connaissez le château de Versailles, vous l'avez peut-être déjà visité, mais ce que vous ne connaissez pas, ce sont les jardins, ou en tout cas une partie des jardins tels qu'ils étaient à l'époque de Louis XIV au XVIIe siècle. Et oui, parce qu'ils ont disparu. Et aujourd'hui, on peut malgré tout redécouvrir ces jardins absolument incroyables grâce à la réalité virtuelle. C'est l'expérience à laquelle je me suis livré en début de semaine, sur place. Je suis allé tester une animation proposée par le château de Versailles. Ça va être en place pendant neuf mois. Pour 15 euros supplémentaires, en plus de la visite, les visiteurs pourront s'immerger dans ces décors complètement fous. On peut visiter les jardins tels qu'ils étaient à l'époque dessinés par le nôtre. Et d'ailleurs, la visite est guidée par le nôtre lui-même. Un personnage qui apparaît dans la vidéo et qui donne l'air d'être là, au milieu des visiteurs. en français ou en anglais. Monde Numérique : [47:07] On peut visiter la ménagerie qui était la grande fierté de Louis XIV, des animaux exotiques rassemblés dans les jardins du château, qui ensuite ont été dispersés, voire mangés lors des famines qui ont suivi. Il y avait également la grotte de Tétis, une espèce de mini-palais avec des sculptures, des fontaines, un truc absolument incroyable. Et puis le labyrinthe, un grand labyrinthe végétal où aimaient se perdre les nobles de la cour. Tout cela est donc reconstitué grâce à la réalité virtuelle et on peut se promener à l'intérieur comme si ça existait encore. Je vous invite d'ailleurs à regarder la vidéo réalisée sur place que vous trouverez sur la chaîne YouTube de Monde Numérique ou sur le site mondenumérique.info. Techniquement, c'est la marque HTC qui est derrière cette animation. Thomas D'Aix-Mier de HTC France nous explique comment cette expérience a été créée. Invité : [48:03] Il y a beaucoup d'acteurs sur le sujet, ça part de faits historiques, véridiques, avérés, vérifiés, archives, etc. Ensuite il y a un studio, comme un studio de jeux vidéo, qui va transformer le contenu en de la 3D, immersive, dans des environnements simulés dans lesquels vous allez pouvoir évoluer et vous perdre. Et puis après il y a toute la partie hardware, donc l'équipement, le casque, le vôtre, et puis celui des collègues avec lesquels vous allez faire l'expérience, qui va vous permettre de progresser ensemble dans cet environnement et en faire une expérience immersive, collaborative à plusieurs. Monde Numérique : [48:37] Ce qui est notable, c'est qu'il n'y a pas de câbles. Les casques sont entièrement autonomes. Invité : [48:42] Tout à fait. Aujourd'hui, on se base sur la puissance du processeur des casques. Il y a une petite connectivité réseau qui permet à tous ces casques de se synchroniser au niveau géolocalisation et position dans la pièce pour éviter les collisions, évidemment. Mais tout le reste, aujourd'hui, c'est la puissance de calcul et de rendu graphique du casque qui, pour cette expérience-là, est le Vive Focus Vision. Monde Numérique : [49:03] D'accord. Mais il y a quand même, j'imagine, un serveur qui envoie la vidéo, parce qu'il y a une histoire, il y a des personnages... Invité : [49:08] Alors, le serveur n'envoie pas la vidéo, le casque, l'application est installée sur chacun des casques, de façon indépendante, il y a quand même un serveur qui synchronise, effectivement, la position et la localisation dans la pièce des différents utilisateurs. Monde Numérique : [49:22] Ok. Alors, c'est super agréable, instructif, etc. Maintenant, si on veut être très on se dit « ouais, il y a peut-être encore une marge de manœuvre en termes de réalisme, en termes de définition d'image, les grilles, les parois, les façades font un petit peu carton-pâte, quoi ». Il faut bien l'avouer. Est-ce qu'on pourrait aller plus loin ? Invité : [49:44] Oui, on peut aller plus loin. Aujourd'hui, le choix qui est fait, c'est le choix de la portabilité, de la simplicité de déploiement, par rapport à des équipements qui seraient bien plus encombrants si on se basait sur des cartes graphiques, sur des gros PC, des grosses machines qui là, pour le coup, feraient des rendus, visuels absolument impeccables avec des réflexions de lumière, de texture, de jeu de couleur qui seraient encore plus réalistes et encore plus immersifs. Mais aujourd'hui, le choix, il est quand même aujourd'hui de faire profiter cette expérience-là à un maximum de gens. Et pour ça, on coupe les câbles, on enlève les PC et on fait tout tourner sur les casques en autonome. Monde Numérique : [50:18] Sinon, il faudrait des sacs à dos, des PC sur le dos. Invité : [50:21] Etc. Oui, mais c'est encombrant, ce n'est pas très inclusif, ça réduit l'accès à un certain nombre de gens parce que c'est assez lourd, ça ne permet pas de liberté de mouvement comme on peut l'avoir aujourd'hui sur l'expérience que vous venez d'essayer. Il y a des problématiques d'autonomie de batterie. Et puis, plus on a d'équipement, plus il y a de potentiels bugs et défauts, donc là aujourd'hui c'est très simple, ça se déploie très facilement. Hier, dimanche après-midi, le déploiement s'est fait en un claquement de doigts, et puis voilà, aujourd'hui ça démarre et ça va tourner pendant quasiment 9 mois. Monde Numérique : [50:49] L'autonomie est de combien ? Invité : [50:51] Les casques ont une autonomie de 2 heures, mais la magie avec les casques HTC, c'est qu'ils sont designés pour ces usages justement intensifs, donc la batterie est remplaçable. Donc il y a toute une batterie de batterie en charge dans la petite pièce derrière, que vous n'avez pas vu, et toutes les 3-4 rotations on va venir changer la batterie sans avoir besoin d'éteindre le casque c'est ça qui est beau aussi ça s'appelle du hot swap, et on reprend l'expérience là où elle a été laissée donc finalement c'est du 9h-18h non-stop, grâce au système d'HTC. Monde Numérique : [51:21] Donc aujourd'hui, Versailles, avant Orsay, c'était vous aussi ? Invité : [51:24] Oui, Orsay, c'était magnifique. Monde Numérique : [51:26] Il y a d'autres projets dans les cartons ? Invité : [51:27] Il y en a plein, mais je ne peux pas les dévoiler aujourd'hui. Mais en tout cas, on est très excités des opportunités justement autour de l'art et de la culture. On a une division d'ailleurs chez HTC qui s'appelle Vive Arts et qui a justement pour but de promouvoir l'usage des nouvelles technologies pour favoriser l'accès à la culture et à l'art en général. Donc oui, il y a eu Orsay, il y en a eu plein d'autres. cette semaine, il y a d'autres ouvertures. En France, on a la chance d'avoir des studios qui sont très très forts avec des grosses productions qui s'exportent très bien puisque la culture et l'art de vivre à la française, ça n'a pas de frontières. Monde Numérique : [52:03] Merci beaucoup Thomas Dexmier de HTC France. Merci. Monde Numérique : [52:13] C'est fini pour Monde numérique l'hebdo du 29 mars 2025, merci de l'avoir écouté jusqu'au bout, merci pour votre fidélité jour après jour ne ratez pas les interviews en épisode séparé la semaine prochaine, également à voir sur la chaîne YouTube la vidéo sur le château de Versailles et puis en vidéo et en audio, le grand débrief avec François Sorel et Bruno Guglielminetti, on parle notamment de ces grandes marques qui sont en pleine tourmente en ce moment Apple, Tesla, Samsung ça va pas, que se passe-t-il, on en discute entre nous dans la joie et la bonne humeur c'est à écouter le grand débrief sur le fil du podcast Monde Numérique, c'est une émission mensuelle, je vous retrouve en tout cas pour l'hebdo, comme son nom l'indique la semaine prochaine, d'ici là, vous pouvez m'envoyer des commentaires n'hésitez pas à noter 5 étoiles sur Apple Podcast pour le référencement de Monde Numérique, faites connaître ce podcast à vos amis également je vous souhaite une très bonne semaine, pleine de tech.
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