🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat – Quand ChatGPT détecte un projet d’attaque mais n’alerte pas la police

🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat – Quand ChatGPT détecte un projet d’attaque mais n’alerte pas la police

OpenAI tancée par le gouvernement canadien : la responsable de la tuerie survenue début février avait préparé son coup avec l'aide de ChatGPT mais la compagnie américaine n'a rien dit à la police.

Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet https://moncarnet.com/)

OpenAI face à la tragédie : quand l’IA détecte, mais n’alerte pas

Après une tuerie survenue en Colombie-Britannique, un article du Wall Street Journal relance une question explosive : que doit faire une plateforme quand un échange avec une IA laisse entrevoir une intention violente ? Selon Bruno, des conversations entre l’auteure présumée et OpenAI via ChatGPT auraient été signalées en interne, sans transmission aux autorités, déclenchant l’ire du ministre canadien de l’IA Evan Solomon.

L’affaire met aussi en lumière la “veille” automatisée : détection, escalade vers des équipes de sécurité, puis arbitrage humain. Et, en toile de fond, la question qui revient sans cesse : à partir de quel seuil une entreprise doit-elle contacter la police ?

Mistral accusé d’entraîner son modèle sur des œuvres protégées

En France, c’est Mistral AI qui se retrouve dans la tourmente après une enquête de Mediapart affirmant que des contenus soumis au droit d’auteur (livres, chansons, presse) auraient servi à l’entraînement. Jérôme rappelle que la pratique du “scraping” est largement répandue dans l’industrie, mais que l’Europe n’offre pas le même cadre que les États-Unis et leur notion de “fair use”.

En filigrane, une tension centrale : comment concilier innovation et respect du droit, notamment avec le AI Act ? Et surtout, quelles règles — et quelles compensations — pour permettre un développement de l’IA sans “open bar” sur les contenus culturels ?

Anthropic accuse le chinois DeepSeek d'avoir pillé son LLM

Anthropic accuse le modèle chinois DeepSeek d’avoir récupéré des sorties de Claude via des comptes massifs, pour entraîner ses propres modèles par “distillation”. Une pratique répandue, mais qui devient explosive lorsqu’elle se fait à grande échelle et sans autorisation. Une situation ironique puisque nombre d’acteurs, y compris Anthropic, sont accusés de maux similaires.

La grosse colère de Jean-Baptiste Kempf (VLC)

Une autre histoire fait du bruit : Jean-Baptiste Kempf, cofondateur de VLC / VideoLAN, publie un long message sur LinkedIn menaçant de quitter la France, après un blocage administratif touchant sa femme dans le cadre du concours d’entrée à l’ENM. L’affaire devient politique lorsque le ministre de la Justice Gérald Darmanin lui répond, avant qu’un contact direct ne semble débloquer la situation.

À noter : JB Kempf était récemment l’invité de la série “Innovateurs” de Monde Numérique, à écouter ici : Jean-Baptiste Kempf : de VLC à Kyber, portrait d’un innovateur éthique.

Un MacBook tactile en 2026 ? La rumeur qui s’accroche

Bloomberg fait état d’un possible MacBook à écran tactile pour cette année. Toutefois, la rumeur revient régulièrement. On s’étonne que le débat existe encore tant le tactile est courant sur PC.



Jérôme : [0:07] Salut, Bruno Guglielminetti. Bruno : [0:09] Salut, Jérôme Colombain à Paris. Jérôme : [0:11] Dis-moi, Bruno, où es-tu cette semaine? Je crois que tu es très, très loin de chez moi et aussi même de chez toi. Bruno : [0:18] Oh, tu es au Québec, tout est prêt. Je suis à Rimouski dans le Bas-Saint-Laurent. C'est quelque part entre Québec et la péninsule gaspésienne. D'accord. C'est un beau coin. Je suis ici pour donner une conférence. J'ai rencontré des gens d'affaires du coin, Mais on est sur le fleuve. C'est la mer rendue ici. Jérôme : [0:40] Wow, c'est magnifique. Je regarde sur la carte. Tu es presque au bord de l'océan Atlantique. Bruno : [0:47] Si j'en vois la main, peut-être que je peux voir les gens de Saint-Pierre-et-Miquelon. Jérôme : [0:52] De Saint-Pierre-et-Miquelon? J'exagère. Ça fait rêver. Bon, Bruno, actualité un peu chaude et un peu tragique même chez toi cette semaine. on se souvient de cette tuerie qui avait eu lieu au Canada c'était au Colombie-Britannique c'est ça ? Bruno : [1:14] Et oui, puis une douzaine de 25 blessés. Et ça s'est fait, donc c'est ça, puis c'est autour du 10 février. Jérôme : [1:27] Quel rapport avec la tech? C'est un rapport avec l'IA, en fait. Bruno : [1:30] Exactement. Et c'était assez douloureux. Moi, j'étais content de ne pas en avoir parlé. Mais là, cette histoire-là vient de ressortir. C'est le Wall Street Journal qui a sorti vendredi dernier cette histoire que les gens de OpenAI, donc qui gèrent ChatGPT, ont eu vent en juin dernier. Donc, ça commence à faire plusieurs mois d'échanges entre celle qui a commis la tuerie. Jérôme : [1:56] Oui, parce que c'était une jeune fille de 18 ans. Bruno : [1:58] Exactement, oui. Et donc, entre elle et ChatGPT, et donc des discussions assez écorcées sur son plan, ce qu'elle voulait faire, et puis elle discutait avec l'IA pour valider certains scénarios. Et donc, ça a été assez critique à un point tel que le système automatique qui est piloté par l'IA de OpenAI a trouvé, a marqué cette conversation-là, l'a tout de suite identifié et envoyé aux gens qui s'occupent de la sécurité. Jérôme : [2:28] Oui, parce que maintenant, il y a une détection automatique dans Chagipity qui a été mise en place il n'y a pas très longtemps, d'ailleurs. Bruno : [2:35] Oui, et donc, cette conversation, cet échange-là a été porté à l'attention des gens de OpenAI. Et puis, écoute, ils ont été une douzaine d'employés d'OpenAI à discuter de cette histoire-là pour finalement décider de ne pas aviser les corps policiers canadiens de cette... de cette opération-là ou discussion d'opération-là. Et évidemment, la question, c'était de savoir est-ce qu'ils auraient dû ou à partir de quel moment on l'a fait. Mais là, suite à la divulgation de cette information-là, vendredi dernier, dans le Wall Street Journal, là, il y a le grand ministre de l'IA, Evan Solomon, ministre canadien, qui a dit non, mais ça n'a pas de bon sens. Alors, il a convoqué à Ottawa les responsables de OpenAI pour avoir le fin fond de l'affaire et lui dire qu'ils n'étaient pas du tout impressionnés par la façon qu'ils avaient piloté ce dossier-là parce qu'ils se disaient, écoutez, vous déteniez de l'information qui aurait pu sauver la vie à des Canadiens et vous auriez dû la communiquer. Alors, ils sont repartis évidemment un peu la queue entre les jambes, mais de l'autre côté, on sent que le gouvernement canadien n'est pas vraiment content. mais ça ramène l'histoire de la cybersécurité et de la veille par rapport à ce type d'utilisation de l'IA et des réseaux sociaux à partir de quel moment on communique avec les corps policiers. Jérôme : [3:57] Oui, bien sûr. En plus, c'est quelque chose qui risque de se reproduire. Malheureusement, oui. C'est toute la question de la responsabilité de ces plateformes, en fait. Oui. Ok, bon, écoute, mais on ne sait pas. Pour l'instant, il n'y a pas de suite particulière. Il n'y a pas de... Ben non, mais. Bruno : [4:17] Ce qui est particulier dans cette histoire-là, c'est que la journée de l'attentat, il y avait des gens qui avaient partagé sur les réseaux sociaux des captures d'écran de Roblox où la demoiselle avait été créée un centre commercial. virtuels, où elle tirait sur des gens. Évidemment, ça a été, aussitôt que Roblox a vu ça, ils ont retiré ça, mais ça avait été peu partagé à l'époque, il y a quand même des captures d'écran qui circulaient sur les réseaux sociaux. Alors, c'est de voir, puis pour les enquêteurs, évidemment, d'avoir accès à tout ça, ça leur donne une meilleure idée du profil de la tueuse. Jérôme : [4:57] Malheureusement, un peu tard. Bruno : [4:59] Exactement. Jérôme : [5:00] Malheureusement, un peu tard, oui, tout à fait. Bon, donc, affaire à suivre. Bruno : [5:04] Mais chez vous, ça bouge quand même. Puis on reste dans le domaine de l'IA. Je pense à votre fleuron mistral qui est dans la tourmente. d'avoir avancé la vie ? Jérôme : [5:16] Effectivement, Mistral qui est accusé d'avoir joué les mauvais garçons. C'est une enquête de Mediapart qui a révélé qu'ils avaient fait comme tout le monde, comme les autres, comme les Américains. Ils auraient entraîné leur modèle d'IA avec des contenus protégés par le droit d'auteur. Des livres, des chansons, des articles de presse, etc. Par exemple, on a pu retrouver, en interrogeant le chat, le chatbot, des passages entiers d'Harry Potter ou du Petit Prince, etc. Jérôme : [5:48] Et donc, ils sont accusés d'avoir un peu transgressé l'AI Act, la réglementation sur les droits d'auteur français, etc. Alors, c'est vrai que ça fait un peu désordre parce que Mistral, c'était un peu le... Alors déjà, c'est le fleuron français, donc on n'a pas envie de le voir faire des trucs qui se sont pratiqués aux Etats-Unis. Il faut bien dire que ça s'est pratiqué, ça, aux Etats-Unis. Ils se défendent, ils disent que non, etc. Eux, ils ne sont pas d'accord. Jérôme : [6:19] Honnêtement, franchement, le problème, c'est que tout le monde l'a fait. Tchad GPT l'a fait, etc. Mais c'est vrai que la réglementation n'est pas exactement la même. Aux États-Unis, il y a un système. Il y a le système de, comment s'appelle cette disposition légale ? Le Fair Use. Le Fair Use, exactement. qui autorise, en fait, dans le cadre d'une utilisation d'intérêts général, etc., à pomper un peu ce type d'informations. En France, ce n'est pas la même chose. Non, non. Ça ne fonctionne pas pareil. Donc déjà, on ne peut pas tout à fait comparer les choses. Mais après... Honnêtement, si on va au bout des trucs, moi c'est ce que j'ai eu l'occasion de dire cette semaine sur le plateau de Tech & Co sur BFM Business, c'est mon petit côté hacker qui ressurgit en me disant que, écoute, si les entreprises d'IA n'avaient pas fait ça, on n'aurait pas les chatbots et les modèles d'intelligence artificielle qu'on a aujourd'hui. Donc, ils ont tous fait ça. Ils ont ce qu'on appelle scrappé des contenus. Donc, ils attrapent des contenus et puis adviennent que pourra après. Eux, ça leur permet d'entraîner leur modèle et ils ne se posent pas trop la question. Alors, c'est vrai aussi qu'aux États-Unis, ça peut se comprendre parce qu'on est beaucoup plus dans une logique de on tire d'abord et on discute après. Et on règle ça en justice. Mais en France, ça ne marche pas de la même manière. Bruno : [7:42] Et ça va se refaire encore plus souvent aux États-Unis parce qu'avec le président qu'ils ont présentement, Tu te souviendras, il avait fait une déclaration en disant, écoutez, si c'est pour le bien de tout le monde, pourquoi empêcher une IA comme ça d'avoir accès à un livre, à le lire à notre place, puis après d'être capable de nous parler de ce livre-là? Et donc, il avait vraiment ouvert le canal pour les éditeurs d'IA en disant, allez prendre ce que vous voulez, vous ne serez pas embêté avec ça. Jérôme : [8:10] C'est un vieux combat aux États-Unis, et qui avait commencé avec Google Books. Moi, je me souviens quand Google a commencé à numériser tous les bouquins. Les éditeurs, les ayants droit, étaient fous. Ils avaient raison. À chèque en tête. Oui. Mais je pense que ce n'est pas pareil, parce qu'en fait, bon, après, tout dépend comment on voit les choses, mais Google Books, par exemple, c'était vraiment mettre à disposition des contenus qui, par ailleurs, étaient commercialisés. Donc, c'est un peu du caractère. Oui, toujours sur les commerces. en bonne et due forme. Là, entraîner des modèles, à mon sens, ce n'est pas la même chose parce qu'on a mis au point des nouvelles technologies. Et quand je dis un côté hacker, ça veut dire que je ne suis pas un pirate et je ne dis pas qu'il faut faire n'importe quoi et violer la loi, ce n'est pas ça. Mais quelquefois, pour faire avancer la technologie et tout ce qui a fait avancer la technologie dans l'histoire, c'était en poussant un peu les meubles et en mordant la ligne jaune, on va dire. Après, je veux dire, si on se fait rattraper par la patrouille, il faut payer, il faut en payer le prix. et s'il y a des droits à payer à des ayants droit, allons-y. Mais si c'était le prix à payer pour qu'on ait une IA bien entraînée, une ligne de ce nom, écoute, ils avaient raison de le faire. Bruno : [9:24] Le problème, c'est que ça se passe en France, un pays de la loi, de la règle et du règlement. Jérôme : [9:31] En effet, mais il ne faut pas que ces lois et ces règlements, encore une fois, empêche les entreprises trop d'innover. Je ne dis pas qu'il faut faire n'importe quoi, ce n'est pas du tout ce que je veux dire. Il ne s'agit pas de piller, ce n'est pas open bar. Mais quelquefois, sur des technologies très en pointe, quand il y a une forte concurrence, on mord un petit peu sur le truc. Bruno : [9:53] Et pour le bien commun. Jérôme : [9:56] Et voilà, exactement. C'est amusant parce que la même semaine, aux Etats-Unis, il y avait un petit peu une affaire dans le même genre. Entre les Etats-Unis et la Chine, c'est anthropique. qui accuse Dipsic, le modèle chinois, de l'avoir pillé, Pas pareil, mais d'avoir fait ce qu'on appelle de la distillation. Donc, le fameux dip-sic chinois qui est super fort, soi-disant, et qui aurait été entraîné en coûtant moins cher, avec des machines moins puissantes, etc. Ce qui a donné des sueurs froides, on se rappelle, à OpenAI quand il est sorti l'année dernière, ce dip-sic. Mais on avait déjà évoqué le fait que c'était de la distillation parce qu'en fait, là aussi, c'est une pratique qui est assez courante. Bruno : [10:39] Mais là, on a l'impression qu'ils ont vraiment retrouvé les traces. parce qu'ils parlaient de millions d'opérations. Oui, oui. Ça a été fait sur un gros volume. Jérôme : [10:46] Mais c'était industriel. Ils avaient ouvert 24 000 comptes qui se connectaient sur Claude, qui posaient des questions, qui ramassaient les réponses et qui permettaient d'entraîner deep-seek. Bruno : [10:57] Ah non, c'est faux. Jérôme : [10:58] C'est de la distillation. Mais bon, le même Anthropique qui lui-même est accusé aussi d'avoir un peu, d'avoir copié et pillé des contenus. Donc en fait, tout le monde accuse tout le monde en ce moment. C'était la grande semaine des accusations croisées. Et qui s'en sort gagnant ? Les cabinets d'avocats. Certainement. En tout cas aux Etats-Unis. En France, je ne sais pas trop ce que ça va donner. On verra s'il y a des suites pour l'affaire de Mistral. Bruno : [11:23] Ça, c'est pour Mistral. Écoute, il faut que tu m'expliques quelque chose. Une semaine, tu as un invité, puis la semaine d'après, il est partout. Le patron de VLC, c'est fou. Jérôme : [11:38] Jean-Baptiste Kempf. Bruno : [11:40] Qu'est-ce qui se passe avec lui? Jérôme : [11:41] Oui, Jean-Baptiste Kemp, c'est le co-créateur de VLC, donc le logiciel de vidéo. Effectivement, je l'ai reçu dans la nouvelle série d'interviews que j'ai lancée sur le monde numérique qui s'appelle Innovateur. Et une semaine après, mais ça n'a rien à voir, c'est un hasard. Je ne le sais pas, moi. Oui, si, si. Il a piqué une colère. Il a piqué une colère et sa colère, c'est sur LinkedIn. Il a fait un immense post parce que l'affaire est un petit peu compliquée. elle le concerne indirectement. Enfin, en gros, il menaçait, il a fait un grand post sur LinkedIn pour dire qu'il allait quitter la France, parce qu'il en avait marre, on réservait un... Enfin, voilà, les... La technologie était maltraitée, et il n'y avait pas que la technologie. En fait, l'affaire concerne sa femme, qui n'est pas dans la tech, qui devait passer... Bruno : [12:31] Elle a raté ses examens de juge. Jérôme : [12:33] Mais c'est même pas qu'elle les a ratés, enfin, c'est une histoire abracadabrante. Elle a passé le concours d'entrée à l'École nationale de la magistrature, qui est donc pour devenir juge. C'est un concours très difficile. Et elle a été recalée, mais pour des raisons administratives, en fait. Elle a reçu un papier lui disant « Mais vous n'avez pas le droit de le passer, le concours ». parce qu'il y a plein de voies d'accès à l'ENM et elle suivait l'une de ces voies. Et cette voie-là, tout d'un coup, a été déclarée non valide, etc. Donc, c'était première aberration. On lui a interdit de passer un concours qu'elle avait déjà passé. En fait, elle avait été autorisée à le passer. Et donc, elle était coincée. Et là, ce qui a fait beaucoup de bruit, c'est notamment la personnalité de Jean-Baptiste Kemp parce qu'il est un peu connu quand même en France. Et puis surtout, il mettait en cause très directement le ministre de la Justice la garde des Sceaux voilà, Darmanin qui lui a répondu. Bruno : [13:31] Qui lui a répondu et donc. Jérôme : [13:33] Gérald Darmanin a répondu à Jean-Baptiste Kemme, donc un échange de mots doux entre lui et le ministre et finalement, l'affaire semble s'être réglée parce que en haut du poste sur LinkedIn, on peut lire maintenant que le garde des Sceaux a pris contact directement et qu'ils vont régler le problème. Voilà. Bruno : [13:54] Et on saura la conclusion si elle devient juge. Jérôme : [13:57] Si elle devient juge, absolument. Bruno : [13:59] Mais quelle histoire. Et tout ça parce qu'il t'a accordé une entrevue. Jérôme : [14:04] Je ne sais pas si c'est un grand rapport. Non, moi, je suis persuadé. Oui, tu crois? Bruno : [14:09] Bon, je ne suis pas sûr. Non, mais écoute, on le voit chez vous. Après, on le voit chez François Sorel. On le voit sur LinkedIn. On voit le ministre. Non, non, mais la ligne est claire. Ça a commencé chez vous. Jérôme : [14:21] Il faut aller l'écouter. En tout cas, c'est vachement intéressant, son regard sur l'innovation et puis toute l'aventure de VLC. C'est passionnant. Bruno : [14:28] Puis on le rappelle, c'est à l'intérieur d'une nouvelle série d'entrevues que tu fais avec les créateurs français. C'est vraiment chouette. Jérôme : [14:37] Écoute, c'est gentil. Merci Bruno, en audio et en vidéo. Sinon, est-ce que tu as vu qu'on va peut-être avoir un MacBook avec écran tactile ? Bruno : [14:47] Et finalement, ils ont vu que ça existait et ils ont le goût d'en faire un. Jérôme : [14:50] Ça te laisse sans voix. Bruno : [14:52] Non, mais sérieusement. Au nombre d'ordinateurs PC qui roulent avec Windows, qui ont des écrans tactiles, c'est le temps que ça arrive, ça, non? Jérôme : [15:01] C'est dingo. Alors, c'est toujours la même source. C'est, comment s'appelle-t-il, ce journaliste de Bloomberg. Bloomberg, oui. Mais qui parle de ça depuis 2023, l'histoire de l'écran tactile. Bruno : [15:15] Donc, ça ne date pas l'hier. C'est comme Apple Car, ça. Jérôme : [15:17] Mais on se rappelle qu'en effet, Steve Jobs ne voulait pas d'écran tactile sur le Mac. Il expliquait que c'était nul et que de toute façon, ce qui était tactile, c'était l'iPad. Mais c'était à l'époque où il nous expliquait aussi que l'iPad, c'était l'ordinateur de demain. Bon, c'est resté la tablette d'avant-hier. L'iPad, ce n'est pas devenu l'ordinateur de demain. Et là, on est aujourd'hui. On utilise toujours autant les ordi, donc les MacBook. alors apparemment mais franchement il n'y a rien de sûr parce qu'encore une fois cette rumeur court depuis très longtemps il se pourrait que cette année avant la fin de l'année ils sortent un MacBook avec un écran tactile alors bon, apparemment ils vont en faire ce ne sera pas comme tout le monde tu comprends parce que c'est Apple donc en fait ça veut dire que quand tu mettras le doigt sur l'écran eh bien ça offrira toute une palette de fonctions voilà des interactions un peu spéciales et tout, pour faire un peu différent. Alors, je ne sais pas. Qu'est-ce que tu en penses, toi? Bruno : [16:18] Moi, j'ai hâte de voir ce qu'ils vont sortir. Jérôme : [16:22] Pardon, ce truc-là, c'est comme le conflit au prochain et en quoi. Tu as les pour et les contre. Bruno : [16:28] Non, non, mais sérieux. Moi, je ne fais pas de comparaison entre les deux, mais sérieux, qui peut être contre avoir un écran tactile? Jérôme : [16:35] Eh bien, si. Il y a des intégristes de la marque à la pomme qui pensent que c'est absurde parce que ça salit l'écran, si on met les doigts dessus, etc. Arrête, arrête. Bruno : [16:44] Ils ont qu'à avoir les mains propres. Jérôme : [16:46] Franchement, je suis pour. Je pense que ça manque énormément sur les MacBooks. Personnellement, je l'ai constaté dans une situation bien particulière. Tu sais, moi, j'ai un MacBook, et quand tu montres quelque chose sur ton écran d'ordinateur à quelqu'un qui est à côté, il va avoir le réflexe de faire défiler, et de vouloir faire défiler l'écran. Et bien, évidemment, ça ne marche pas. Alors, ce n'est pas le genre de truc que tu utilises tout le temps, mais dans certaines circonstances, je pense que ce n'est pas idiot, effectivement, un écran tactile. Bruno : [17:15] Moi, j'ai les deux. Jérôme : [17:16] J'ai un laptop Air. Bruno : [17:21] Puis j'ai un laptop PC avec la dernière Windows dans la tranche des copilotes. Et puis, lui, il est tactile. et j'y pense de temps en temps, ça me revient en tête et je l'utilise et je trouve ça pratique justement quand tu veux bouger des choses plutôt que de commencer à chercher la souris quand tu es en mode petit ordinateur. Jérôme : [17:44] Oui, donc c'est plutôt pour. Bruno : [17:46] Oui, tout à fait, plutôt pour. Tu trouves que c'est. Jérôme : [17:48] Une bonne idée. Donc nous, on vote oui. Alors oui, de toute façon, l'écran va se salir. De toute façon, il se salit l'écran. Bruno : [17:56] Si c'est que pour ça. Jérôme : [17:58] Oui, si c'est que pour ça. parce que quand tu manges ta tartine pleine de confiture aussi, il se salit. Bruno : [18:04] Oui, et puis comme elle tombe toujours sur le mauvais côté sur ton clavier. Jérôme : [18:09] Voilà. Bon, Bruno, soyons sérieux, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet depuis Kiyouchouk, là ? Bruno : [18:17] Non, Rimouski. Jérôme : [18:18] Oh, Rimouski, pardon. C'est très... Pardon, c'est hyper exotique. J'avoue humblement, je ne connaissais pas, je n'avais jamais entendu ce nom. Bruno : [18:26] Ah ben, je suis content de t'avoir présenté. Oui, mais c'est... Jérôme : [18:30] Je suis allé regarder, et puis tu m'as envoyé des photos, ça a l'air très beau. C'est une vraie ville en plus, ce n'est pas le fin fond du monde. Non, non, c'est une vraie ville. Bruno : [18:40] Et d'ailleurs, TELUS, qui est une grande entreprise de télécommunication canadienne, du côté de l'est du Canada, c'est ici où elle a ses bureaux chefs. Et d'ailleurs, il y a ici, je vais probablement aller le voir avant de repartir de Rimouski, il y a un énorme centre de données. Quand on parle de souveraineté numérique, il y a un énorme centre de données qui a été monté ici et qui stocke l'information canadienne ici au pays. Non, non, c'est un beau coin de pays, c'est gros et ça vaut le détour, si vous aimez. Mais ce n'est pas de ça que je parle dans mon carnet cette semaine. Bruno : [19:12] Je te remercie d'évoquer la chose. Je parle de deux réseaux sociaux québécois. Il faut être chauvin. C'est probablement le fait que je viens faire mon tour dans ce coin-ci du pays que le chauvinisme vient à moi. mais donc je vais prendre des nouvelles de Club qui est un réseau social qui fonctionne depuis un an et qui va bien et qui commence à se positionner et qui lance une grande campagne de socio-financement, puis je dis québécois mais si vous venez de la France vous pouvez aussi prendre des nouvelles des cousins québécois ça c'est une chose puis de l'autre côté, Il y a un réseau social, ça fait deux ans et demi dont on parle. Ça fait deux ans et demi qu'ils sont en préparation, en travail là-dessus. C'est une coopérative. Bruno : [19:55] Au départ, ça s'appelait Nouvelle Place. Maintenant, ça s'appelle Sociable. Mais c'est toujours pas ouvert. On nous promet une bêta bientôt. Et finalement, tant qu'à parler d'un réseau social québécois, je vais parler de l'autre qui est en développement depuis deux ans et demi. Alors, je fais le portrait de la chose. Et puis sinon, il y a toujours mes collaborateurs habituels qui viennent faire leur tour pour me parler de différents sujets. Bruno : [20:20] Mais Jérôme, de ton côté, de quoi tu vas parler dans le monde numérique? Jérôme : [20:23] Alors cette semaine dans le monde numérique, je parle de logiciels français. Tu sais que c'est toujours cette thématique de la souveraineté numérique et de la dépendance aux solutions américaines. Eh bien, en fait, c'est Christopher Simonelli de la société Orso Media, qui n'est pas une entreprise de logiciels, qui est une agence de podcast. Mais Christopher, que je connais longtemps, est un geek. Et il a décidé de lancer un site et une newsletter pour référencer toutes les alternatives françaises et européennes aux logiciels américains. Donc, en fait, il y a énormément de solutions logicielles souveraines, donc, françaises, européennes, souvent hyper bien faites. mais qui ne sont pas connus et qui pourtant sont accessibles, etc. Et donc, il veut les faire connaître. Et donc, on passe en revue, on jette un coup d'œil sur toutes ces solutions françaises alternatives aux grands outils américains. Bruno : [21:22] Et puis, sinon, on joue… Genre de truc qui va faire plaisir à un fonctionnaire, quelque part, de la fonction publique française, parce que c'est d'autant le cible possible. Jérôme : [21:31] Oui, mais pas seulement, également les entreprises privées, notamment les petites entreprises privées qui peuvent… Non. Bruno : [21:38] Mais moi, j'avais plutôt en tête la compétitivité du gouvernement français envers vos entreprises. Là, maintenant, on va savoir où tirer. Jérôme : [21:44] En tant qu'éditeur de solutions, tu veux dire. Oui, bien sûr. Oui, parce que voilà, c'est des sociétés, des produits qui sont faits par des éditeurs français, pas que français. Il y a aussi des Suisses, il y a des Allemands, il y a des Suédois, etc. Et puis sinon, je parle un peu d'IA, bien sûr. Je parle d'IA et je parle de World Models, avec une société qui s'appelle Présage et qui fait des World Models. Alors, le système est un peu technico-technique, c'est du World Model pour le cloud, mais c'est surtout l'occasion d'aborder ce concept de World Model. Qu'est-ce que c'est? Jérôme : [22:19] Est-ce que ça peut se développer en France? Est-ce que c'est peut-être, est-ce que ce sera la French Touch de l'IA, les World Models, dans les années à venir? Voilà, on parle de tout ça. Bruno : [22:26] Et tu ne veux pas nous dire ce que c'est un World Model? Jérôme : [22:29] Non, il faut écouter. Je ne te dirai pas ce que c'est. Un world model, c'est un peu comme le pendant des LLM. C'est des modèles d'intelligence artificielle, mais qui sont censés avoir une vision beaucoup plus globale du monde, sachant que les LLM travaillent uniquement sur du texte. Ils apprennent le monde, comme Mistral qui pille Harry Potter, uniquement en lisant des textes. Les world models, ils peuvent avoir une représentation du monde à travers les lois de la physique, les règles de chimie, etc. Et donc, une vision qui est censée ressembler un peu plus à notre perception du monde et c'est le modèle que défend Yann Lequin. Bruno : [23:12] Merci. C'est justement là où j'allais t'amener. Bien sûr. Il y a un lien entre les deux. Jérôme : [23:16] Oui, tout à fait. Bruno : [23:17] Et de là, l'importance d'écouter ton entrevue pour avoir l'air intelligent la prochaine fois qu'Yann Lequin va parler. C'est ça. Exactement. Quel service public que tu fais. Merci beaucoup. Jérôme : [23:28] Bruno, je te souhaite une bonne fin de séjour à Trounioukou. Bruno : [23:34] À Rimouski. Jérôme : [23:36] Rimouski. Désolé pour les habitants de Rimouski qui nous écoutent. Bruno : [23:39] Non, mais désolé pour les habitants de Tuyoutou. Jérôme : [23:43] Tuyoutou, qui n'est pas très loin d'ailleurs de Rimouski. Bruno : [23:46] Non, ce n'est pas tellement loin. Entre un eau à chien, on y arrive. Jérôme : [23:48] Non, j'espère qu'ils me pardonneront. C'est pour plaisanter. Oui. Et on se retrouve avant la semaine prochaine. on se retrouve ce dimanche dans le Grand Débrief avec François Sorel super Grand Débrief parce qu'on l'a déjà enregistré en fait et je viens de le réécouter, il est top vous avez été excellent, contrairement à d'habitude. Bruno : [24:08] C'est parce que cette fois-ci il y avait des bonnes questions donc. Jérôme : [24:11] Ça vaut le coup. Bruno : [24:13] Mais sinon on se retrouve mais quand on va se parler toi tu vas avoir passé un petit bout de temps en Espagne oui. Jérôme : [24:21] À Barcelone pour le Mobile World Congress la semaine prochaine, donc si tu veux je te ferai un compte-rendu complet de ce que j'aurais vu sur place. Bruno : [24:29] Oui, mais attends pas pour manger le jambon parce qu'il ne sera plus tellement frais. Jérôme : [24:33] Ça, c'est impossible d'aller à Barcelone sans manger du jambon ibérique. C'est une telle merveille. Bruno : [24:38] Tu sais que c'est très méchant pour les gens qui nous écoutent et qui ont faim. Jérôme : [24:43] Eh bien, écoute, il faut manger. Bruno : [24:44] Ils s'imaginent le jambon qui est prêt à être dégusté. Aïe, aïe, aïe, aïe. Jérôme : [24:49] Arrête, mais moi, ça me donne faim. Bruno : [24:52] Allez, Jérôme, merci d'avoir été là. et puis on se retrouve à une prochaine. Jérôme : [24:55] Et merci à vous de nous écouter et de nous suivre en vidéo désormais systématiquement sur YouTube. Bruno : [25:02] De plus en plus des deux côtés. Jérôme : [25:04] Ciao ciao.
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