Bruno :
[
0:06] Jérôme Colombain à Paris, bonjour.
Jérôme :
[
0:08] Salut Bruno Guglielminetti à Montréal.
Bruno :
[
0:11] Je pourrais te dire aussi bonjour Jérôme Colombet à Barcelone parce que t'as passé un bout de temps là-bas.
Jérôme :
[
0:16] Alors presque, maintenant je suis rentré, mais effectivement j'étais en début de semaine au salon Mobile World Congress de Barcelone, qui est un incontournable, qui a lieu tous les ans et je ne raterais ça pour rien au monde. C'était la 20e année à Barcelone.
Bruno :
[
0:29] Je t'envie chaque fois.
Jérôme :
[
0:30] Oui, je sais que tu es fan de jambon ibérique tout comme moi.
Bruno :
[
0:34] Non, de technologie. de technologie pardon tais-toi mais Jérôme qu'est-ce que tu retiens de cette édition-ci ?
Jérôme :
[
0:42] Et bien écoute c'était assez intéressant ce salon en réalité d'abord il faut préciser que ce salon il a vraiment deux visages il a un visage très grand public avec des nouveaux smartphones, et là on était un petit peu en retrait je dirais que le smartphone n'est plus le roi de la fête en réalité il y a des nouveautés bon je vais t'en parler il y a quelques nouveautés, mais on sait que le plus gros effet est en matière d'innovation sur les mobiles. Et puis, il y a un aspect un peu moins visible, un peu plus, beaucoup plus professionnel, parce qu'en fait, Barcelone, ce sont aussi les opérateurs, les équipementiers.
Bruno :
[
1:17] Et c'est là que ça signe.
Jérôme :
[
1:19] C'est là que ça signe, c'est là que ça discute. Il y a un aspect très commercial. Il y a un aspect aussi très... On travaille déjà sur les... On essaye d'imposer des normes techniques, des prérequis techniques qui deviendront plus tard énormes, par exemple pour la 6G.
Bruno :
[
1:35] Etc. L'exemple parfait, c'est le grand patron de Nvidia qui était là-bas pour faire du lobby pour que l'IA soit incorporée dans la 6G.
Jérôme :
[
1:44] Voilà, alors effectivement, on a beaucoup... On a beaucoup parlé de l'IA avant qu'elle soit incorporée dans la 6G. Et c'est vrai que les opérateurs s'y intéressent parce que ça leur permettrait, eux, de garder un peu la main. C'est-à-dire parce que, de toute façon, l'histoire des opérateurs depuis longtemps, c'est que cette histoire-là leur échappe un peu au fur et à mesure. Ils n'ont plus la main sur les smartphones, ils n'ont plus la main sur les réseaux, enfin aussi quand même encore. Mais ils cherchent toujours à proposer des nouveaux services à leurs abonnés pour quelque part justifier toujours leurs raisons d'être et puis surtout pouvoir faire du business, facturer des nouveaux services. Et mettre de l'IA dans les réseaux, on ne sait pas encore sous quelle forme ça pourrait se faire, mais c'est effectivement vraiment dans l'air du temps. Même si on parle aussi, tu sais, de plus en plus de l'edge intelligence, c'est-à-dire que l'IA serait de moins en moins distante et elle serait de plus en plus dans les terminaux, grâce à des smartphones toujours plus puissants, etc.
Bruno :
[
2:51] Oui, et des IA qui sont moins gourmantes aussi en puissance.
Jérôme :
[
2:54] Voilà, tout à fait, c'est ça. Et puis, les opérateurs, ils essayent aussi de proposer des nouveaux services. Ils se tournent notamment vers l'espace. Et ça, c'est ça qui m'a marqué, c'est qu'on sent qu'il se passe quelque chose, c'est le cas de le dire, avec l'espace.
Bruno :
[
3:10] Parce qu'aujourd'hui, là, en France, il n'y a aucun fournisseur de services qui offre la connexion satellitaire.
Jérôme :
[
3:16] Est-ce que je me trompe ? Alors, ça dépend de quoi on parle. C'est la connexion satellitaire à la maison avec une parabole. Si, il y a des opérateurs, d'accord, c'est de la connexion fixe.
Bruno :
[
3:26] C'est devenu banal. Voilà.
Jérôme :
[
3:28] Mais sur smartphone, il y a Apple qui offre son système minimal. On peut envoyer des SMS de secours.
Bruno :
[
3:39] Qui sont déjà pré-fabriqués et qu'on envoie, qu'on choisit qu'on envoie.
Jérôme :
[
3:43] Mais on commence à parler de SMS tout à fait normaux, c'est-à-dire des SMS y compris pour des choses pas intéressantes. Et ça, c'est un service qui pourrait arriver prochainement dans les smartphones.
Jérôme :
[
3:54] Il faut que le smartphone soit compatible et il faut que l'opérateur ait implémenté un service. J'ai interviewé d'ailleurs une startup américaine, mais qui fait beaucoup de pressing en France, qui s'appelle Skylo, et qui essayent comme ça de développer cette stack, cette fonctionnalité qui arrivera prochainement sur certains smartphones.
Bruno :
[
4:14] Mais Jérôme, tu me permettras quand même de gonfler le torse en disant qu'au Canada, maintenant, c'est disponible depuis un moment. Avec Rogers qui a fait une entente, c'est une des six ou sept entreprises à travers le monde qui a fait une entente avec Starlink. Maintenant, on peut passer, on peut envoyer des courriels, on peut passer un coup de fil à partir du réseau d'Elon Musk. Et d'ailleurs, la.
Jérôme :
[
4:34] Semaine dernière… Directement depuis le smartphone ?
Bruno :
[
4:36] Exactement, oui, sans rien adapter. Et ce qui est particulier, tu te souviens, pas hier, la semaine dernière, j'étais à Ribouski. Et puis, à un moment donné, j'ai fait exprès, je suis sorti de la zone de couverture de Rogers juste pour tester ça. Et donc, j'étais en connexion satellitaire en utilisant Starlink. Mais je n'ai pas vu, mis à part que ça t'a indiqué sur mon téléphone, je n'ai pas vu vraiment de différence dans le service. Alors, c'est pour te dire comment on est en train de transgresser des lois vieilles du début des télécommunications.
Jérôme :
[
5:08] Exactement, exactement. Non, mais Starlink était présent d'ailleurs à Barcelone.
Bruno :
[
5:12] J'imagine.
Jérôme :
[
5:13] Il fait peur aux Européens parce que, évidemment. Et d'ailleurs, ils ont annoncé, mais là, au même moment, en même temps que le salon, ils ont annoncé qu'ils allaient offrir ce qu'on appelle du direct tout sel.
Bruno :
[
5:26] Exactement, c'est ce dont je te parle.
Jérôme :
[
5:28] Voilà, c'est ça. Donc, ça devrait arriver aussi en Europe. Bon, on n'a pas notre concurrent de Starlink. On a Eutelsat, mais qui ne propose pas directement depuis un smartphone. Et puis, les opérateurs essayent aussi, pour des questions de souveraineté, de s'en tenir un peu à l'écart.
Bruno :
[
5:44] Oui, vous avez développé votre solution européenne.
Jérôme :
[
5:47] Oui, c'est un sujet un peu sensible, ce Starlink.
Bruno :
[
5:50] Jérôme, permets-moi de faire bifurquer tes propos vers quelque chose qui a marqué l'attention de bien des gens. Tu en as parlé parce que tu as fait une vidéo sur le sujet. Moi, j'en ai parlé aussi. Ce sont les téléphones. Notamment, il y en a un qui a tiré l'attention avec ses Honor, avec sa petite caméra qui sort de l'appareil et qui ressemblent étrangement à un appareil de caméra que toi, tu utilises pour faire de la vidéo ou un reportage.
Jérôme :
[
6:18] Oui, tout à fait. C'était l'attraction du salon, ça. C'était vraiment ce qui était le plus un peu spectaculaire. Donc, cette petite caméra qui se déplie et ça devient une caméra stabilisée. Et comme tu le disais, moi, j'utilise ça et je m'en suis servi d'ailleurs à Barcelone pour réaliser toutes mes interviews. Et donc ça a plusieurs fonctions ça stabilise c'est mieux qu'un stabilisateur optique et puis ils ont enrichi le truc, en fait ils ont fait tout un storytelling autour de ça en expliquant que c'était un petit robot alors pourquoi un petit robot ? Parce que eh bien au-delà de filmer, la caméra peut être animée par des petits mouvements en fonction des applications t'as l'impression qu'elle te fait coucou avec la tête elle te dit oui elle tourne la tête dans tous les sens, etc. Bon, cet aspect-là, personnellement, je n'ai pas été très convaincu, je ne suis pas persuadé, mais bon, je me trompe peut-être, c'est parce que je ne suis pas client, je ne m'attends pas d'un téléphone ce qui me fasse des risettes, je veux surtout qu'il me rende service. Et en termes de fonctionnalité, ce n'est pas idiot, parce qu'il y a cet aspect filmé avec la stabilisation, ce qu'on appelle un gimbal, un gimbal, Une caméra stabilisée, en bon français. Mais moi, l'utilité que je vois... Alors, le cas d'usage aussi qui est présenté, c'est que tu promènes avec ton téléphone dans la poche de ta veste et puis tu as la caméra qui peut filmer tout ce qui passe devant et même suivre des personnes.
Jérôme :
[
7:46] Pourquoi pas ? À mon avis, ça fait partie quand même des usages un peu problématiques pour la vie de tous les jours. Si on commence à filmer tout le monde, c'est comme pour les lunettes dont on parlait récemment. Mais aussi tout simplement pour faire de la visio avec de la famille etc moi comme tu vois je sais que quand je fais souvent quand je fais de la vidéo avec ma maman une fois sur deux elle n'est pas devant l'écran bon ben je me dis peut-être avec ça elle pose le truc sur une table et puis la caméra va la suivre, Après, c'est une performance technique parce qu'ils ont fait un moteur minuscule qu'ils ont réussi à intégrer dans un smartphone. Donc, c'est quand même étonnant. Et ils promettent que ça ne consomme pas trop d'énergie parce que par ailleurs… C'était ma question.
Bruno :
[
8:29] Et on ne le sait pas pour le moment.
Jérôme :
[
8:31] Non, mais il y a aussi des innovations en termes de batterie. Ils m'ont montré des batteries qui sont utilisées dans ce téléphone et qui sont incroyables, qui sont épaisses comme une carte à jouer.
Jérôme :
[
8:40] Tu vois, une carte, mais vraiment, c'est une carte de crédit. C'est épais comme une carte de crédit et c'est une batterie donc si en plus tu en mets plusieurs pour augmenter un peu tu peux avoir une autonomie, je pense confortable dans un encombrement minime donc ça c'était vraiment l'attraction, et puis l'autre attraction c'était sur le stand de Samsung c'est le système Privacy Display donc en fait un système comme son nom l'indique un filtre de confidentialité c'est comme les filtres tu sais qu'on peut mettre les filtres physiques qu'on peut poser sur l'écran de son téléphone pour qu'on ne puisse pas voir ce qui se passe quand on n'est pas pile en face, donc sur le côté ou au-dessus, on ne peut pas voir.
Jérôme :
[
9:22] L'écran est tout noir, enfin il apparaît comme s'il était tout noir. Mais là, c'est intégré électroniquement dans le téléphone, donc c'est vraiment malin. On peut l'activer ou le désactiver, parce que malgré tout, ça pompe un peu de luminosité, donc c'est bien aussi de pouvoir le couper à certains moments. Et puis surtout, je trouve le plus intelligent, c'est qu'on peut l'associer à différentes applis, donc sur des applis spéciales. Je ne sais pas, ton appli bancaire, par exemple, chaque fois que tu la lances, le filtre s'active automatiquement. Donc, on ne peut pas voir par-dessus ton épaule. Ça, je trouve que c'est vraiment une super bonne idée. D'ailleurs, ça fait beaucoup de buzz et ce serait bien que d'autres marques s'emparent également de cette innovation.
Bruno :
[
10:06] Sinon, j'ai vu que Huawei était assez présent aussi.
Jérôme :
[
10:10] Alors Huawei était très présent, c'est le plus gros stand de Barcelone traditionnellement parce qu'ils ont à la fois des produits grand public, des smartphones, beaucoup de montres connectées, ils ont lancé une nouvelle montre connectée pour les sportifs, notamment pour les marathoniens, ils ont lancé des écouteurs et ça, ça vaut juste le coup d'être signalé parce que c'est des écouteurs d'une nouvelle forme en réalité avec ces deux petites boules et ça vient se pincer sur le bas de l'oreille. Et en fait, ça te permet d'avoir ça un peu comme des boucles d'oreilles, mais enfin, ça peut se porter aussi quand tu es un homme. Et ce n'est pas des écouteurs intra-auriculaires. Ça ne te rentre pas dans l'oreille. Donc, ça ne te coupe pas de la conversation avec les gens qui t'entourent. C'est beaucoup moins dérangeant. Et tu peux les garder toute la journée, en fait, ces écouteurs-là. Donc, c'est ce qu'on appelle un form factor, enfin, un nouveau modèle. J'ai vu la même forme chez TCL, par exemple. Voilà, mais Huawei est également présent pour des smartphones. Tous ne sont pas distribués en Europe, c'est ça qui est troublant. Ils avaient notamment leur smartphone à trois écrans, comme Samsung d'ailleurs.
Jérôme :
[
11:23] Qui se déplie en trois, l'un comme un accordéon, l'autre comme un portefeuille. Mais ce sont des produits qui ne sont pas distribués en Europe actuellement, donc c'est essentiellement pour le marché asiatique ou pour d'autres marchés dans le monde. Peut-être que tu le verras toi avant nous ici en France. Et puis Huawei, il y a aussi des kilomètres carrés d'expositions consacrées à tout ce qui touche au réseau aussi.
Bruno :
[
11:45] Oui, parce qu'il faut rappeler, Huawei, c'est aussi un des plus grands équipementiers au niveau de la télécommunication mondiale. Alors évidemment, ils ont besoin de cet espace-là pour montrer tout leur équipement qui peut servir à monter des réseaux, particulièrement en Afrique, où ils sont très populaires. Ils ont une grosse partie du marché là-bas.
Jérôme :
[
12:03] Absolument. Et on voit beaucoup de… Alors, j'en ai vu moins cette année d'Africains qui arpentaient le salon. Beaucoup de Chinois aussi. Énorme présence chinoise.
Bruno :
[
12:18] C'est drôle parce que de plus en plus dans les expos françaises qui se passent en France, on voit énormément de présence chinoise.
Jérôme :
[
12:27] C'est impressionnant. Ils étaient très présents au CES, tu te souviens.
Bruno :
[
12:33] Dans l'auto, même dans la tech, ils sont de plus en plus présents.
Jérôme :
[
12:38] Et là, bien que ce soit un salon axé télécom et smartphone, ils montraient aussi des voitures. Par exemple, Xiaomi qui présentait un nouveau concept car. Et puis, des robots, des robots humanoïdes aussi. Donc, il y avait Unitree, il y avait Agibot. Il y avait des démonstrations de robots humanoïdes bon des choses qu'on a déjà vu au CES de Las Vegas mais quand même assez intéressant et Honor aussi a présenté un petit robot alors ils avouent eux-mêmes que pour l'instant, le robot il ne sait pas faire grand chose enfin il est très bien de toute façon l'état de la robotique tu le sais comme moi aujourd'hui, au point de vue électromécanique ça y est on a vraiment franchi une étape on arrive à faire des trucs hyper performants, pas trop lourds avec une autonomie énergétique raisonnable mais question, autonomie logicielle c'est nul ils ne peuvent pas faire grand chose ils sont tous télécommandés en réalité.
Bruno :
[
13:39] Et sinon, si je te demandais, pas ce que tu retiens, parce que tu as fait un bon tour d'horizon, mais si tu compares à d'autres éditions, est-ce que c'était une bonne édition, ça valait la peine d'aller faire son tour?
Jérôme :
[
13:50] Oui, c'était vraiment une édition intéressante. Et puis, ce dont je ne t'ai pas parlé aussi, ce sont les lunettes connectées, nos fameuses lunettes connectées,
Jérôme :
[
13:58] parce qu'il y avait plusieurs modèles. Et notamment, alors chinois, puisqu'on parle des marques chinoises, il y avait TCL qui continue avec leur marque Rayneo. Elles sont pas mal du tout, ces lunettes connectées. Donc, j'ai pu tester la dernière version du système de traduction automatique. Donc, une personne me parle en chinois et ça s'inscrit en sous-titre juste devant mes yeux. Et franchement, ça marche pas mal.
Bruno :
[
14:21] Ça, c'est celle qu'on voit dans la vidéo ?
Jérôme :
[
14:23] Oui, tout à fait. Il y a plusieurs vidéos et il y a plusieurs paires de lunettes. Donc, il y a un peu de tout.
Bruno :
[
14:30] Dans une de tes présentations, justement, on doit avoir cette expérience. Oui, tout à fait.
Jérôme :
[
14:32] C'est celle qu'on voit dans la toute première vidéo que j'ai mise en ligne. Et puis, j'ai testé également les lunettes connectées d'Alibaba qui débarquent en Europe. Je t'en dis. À mon avis, ça va faire très mal. ils ont annoncé à Barcelone le lancement global de leurs lunettes dans je ne sais pas combien de pays et ça va être monstrueux c'est-à-dire qu'il y a plein de modèles il y a plein de fonctions, traductions, etc il y a un petit assistant intelligent en Asie, tu peux payer avec ça tu peux commander un Uber et tout, bon c'est je ne sais pas trop ce que ça va donner, ces lunettes connectées parce que par ailleurs, moi je vois sur les retours des auditeurs, etc Des gens qui commentent mes vidéos sur YouTube et autres, il y a beaucoup de réticence par rapport au fait de filmer en permanence, parce que les lunettes font plusieurs choses, il y a ce qu'elles affichent sur les vitres et sur l'écran, et puis il y a le fait qu'elles puissent filmer, et puis cette histoire que tu as certainement vue passer comme moi avec les lunettes méta, C'est incroyable.
Bruno :
[
15:33] Je parlais, j'avais un article ce matin sur, justement, sur cette histoire où on se rend compte finalement que les images qui sont tournées, à l'occasion, il y en a qui partent de notre environnement pour se retrouver au Kenya, pour être analysés, pour être annotés, pour que l'intelligence artificielle de méta soit plus exacte. Sauf que le problème, c'est qu'il y a des images qu'on ne voudrait pas nécessairement voir partir, que ce soit des images intimes ou que ce soit même des images alors que quelqu'un est en train de regarder son compte de banque sur son téléphone. Mais de l'autre côté, tu vois, Méta rappelle que ça fait partie des conditions d'utilisation. C'est inscrit. Quand vous décidez d'utiliser cette affaire-là, vous acquiescez à ces licences-là, mais on l'oublie assez rapidement. puis bon, c'est ça.
Jérôme :
[
16:21] On l'oublie trop vite. Enfin bon, il faudrait quand même un système permettant de décocher cette option-là.
Bruno :
[
16:27] Oui. Jérôme, merci beaucoup pour ce tour d'horizon et j'invite vraiment fortement les gens à passer sur les différentes plateformes où tu es présent pour voir
Bruno :
[
16:37] les vidéos parce que ça vaut la peine. Tu as vraiment été nos yeux là-dessus. Alors, merci pour ça. Je voulais t'entendre sur autre chose parce que cette semaine, c'était une première chez Apple. et ils ont pris la semaine pour déballer des cadeaux pour certains, d'autres des objets qu'ils vont faire en vie. Et là-dedans, il y a deux trucs qu'on attendait. Il y avait la nouvelle version du iPhone, le 17e, pardon, et je me confonds avec les pixels. Et puis, l'autre qui n'était pas du tout sur le radar et qui a fait sourire bien des gens, c'est le MacBook Neo.
Jérôme :
[
17:12] Oui, pourquoi ça fait sourire?
Bruno :
[
17:14] Parce qu'ils sont en train de vouloir, en tout cas, ils veulent aller dans le marché des ordinateurs bas de gamme, mais se combattent donc les PC pas chers.
Jérôme :
[
17:24] Attention, il ne faut pas dire bas de gamme chez Apple, tu sais que tu risques d'être liquéfié sur place. Tu risques d'être foudroyé immédiatement.
Bruno :
[
17:34] Excommunié. Comme ça, je l'ai déjà vécu l'été passé.
Jérôme :
[
17:38] C'est bon.
Bruno :
[
17:39] Mais donc, eux, ils veulent évidemment viser le marché étudiantin et puis des gens qui utilisent leur ordinateur de temps en temps en disant qu'on vous l'offrira pour beaucoup moins cher que d'habitude.
Jérôme :
[
17:52] Moins de 700 euros.
Bruno :
[
17:54] Oui, 700 euros, c'est 800 $ chez nous. D'ailleurs, si vous êtes européen et que vous venez au Québec, profitez-en, ou au Canada, profitez-en pour en acheter un. Vous allez faire une sacrée bonne affaire avec le taux de change. Ça vous revient à pas beaucoup.
Jérôme :
[
18:08] Ah ben voilà, tu fais la pub pour Apple comme ça.
Bruno :
[
18:10] Quand je te parlais de bas de gamme, c'est ça. Un Européen qui vient acheter son ordinateur, son MacBook Neo au Québec, Là, il a un prix de bas de gamme d'ordinateur avec un ordinateur qui est assez puissant. Mais sinon, c'est ridicule. D'essayer de dire que c'est un ordinateur pour les gens qui veulent, qui ont un petit budget, à 700 euros ou à 800 dollars canadiens, c'est cher encore.
Jérôme :
[
18:36] Bien sûr, ça reste cher. De toute façon, tous les produits Apple sont toujours chers. Mais c'est quand même l'ordi le moins cher de la gamme. C'est même moins cher et plus léger qu'un MacBook Air. Et puis il est taillé pour plaire aux plus jeunes, aux étudiants avec des couleurs, etc. Après, bon, c'est forcément un ordinateur de compromis, ce ne sera pas une bête de course. Alors, c'est un processeur A18 Pro qui est le processeur de l'iPhone qui est bien, qui offre pas mal d'autonomie pour les performances correctes, mais on ne fera pas des montages vidéo en 4K là-dessus. Évidemment.
Bruno :
[
19:19] Non, ça, je pense que tu vas le faire. En 8K, ça va être difficile, mais en 4K, tu vas y arriver parce que tu es capable déjà avec un iPhone.
Jérôme :
[
19:25] Oui, c'est vrai, tu as raison. Et puis, ce qui est intéressant aussi, c'est que, est-ce que ce n'est pas un constat d'échec pour l'iPad aussi? Parce que c'est l'iPad qui devait être le nouvel ordinateur. Et puis, ils ont ajouté des claviers, un clavier à l'iPad, etc. Mais l'iPad n'a jamais été un véritable ordinateur. Oui.
Bruno :
[
19:50] Puis aussi, je pensais que tu allais aller ailleurs dans le constat d'échec au niveau des ordinateurs. On s'entend que quand on regarde les chiffres, les derniers rapports trimestriels qui sont sortis, qu'est-ce qui fait qu'Apple fonctionne bien? C'est parce qu'ils vendent des téléphones et ils vendent des services qui sont branchés sur l'écosystème qu'ils ont créé. Mais les ordinateurs, ce n'est pas ce qui se vend le plus. Et j'ai l'impression qu'ils essaient d'aller chercher une autre part de marché dans un autre marché avec ça.
Jérôme :
[
20:19] Oui, mais après, je crois que c'est une tendance globale. Il n'y a pas qu'Apple qui est frappé par ça, par la baisse des PC. Des ordi, en fait. Surtout Apple.
Bruno :
[
20:29] T'es pissé. Quand on regarde leur performance, on la compare aux années précédentes, il y a une baisse.
Jérôme :
[
20:36] Écoute, on ne peut pas gagner tout le temps.
Bruno :
[
20:39] Tu dois dire ça à l'actionnaire.
Jérôme :
[
20:41] Non, bien sûr. Ça peut être très certainement pour relancer l'intérêt pour les MacBooks.
Bruno :
[
20:47] Je vais faire mon piste vinaigre, mais c'est quand même une bonne chose parce que ça va permettre sûrement à des gens qui n'ont pas les moyens de payer une fortune pour avoir un MacBook. Un Air, de toucher, de découvrir.
Jérôme :
[
21:01] Bien sûr.
Bruno :
[
21:02] Ça a d'ailleurs été ça, le succès des ordinateurs d'Apple, c'est que les gens sont rentrés par la porte du iPhone, ils ont aimé l'écosystème, ils ont aimé l'ergonomie, puis ils se sont dit, peut-être que le prochain ordinateur, je pourrais aller avec un Mac, mais il y avait toujours le volet.
Jérôme :
[
21:19] La barrière du prix.
Bruno :
[
21:20] Et là, c'est une belle porte pour rentrer, alors on leur souhaite beaucoup de succès avec ça.
Jérôme :
[
21:27] Absolument. Sinon, mon cher Bruno, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet?
Bruno :
[
21:31] Écoute, je suis tellement content que tu me poses la question. Parce qu'à Toronto, il y avait une grande fête du podcast cette semaine à Toronto. Et puis, j'ai le podcastologue en chef, Stéphane Bertomet, qui a été faire un tour là-bas. Il nous rappelle plein de nouvelles de l'écosystème podcastien canadien. J'ai aussi des nouvelles, tu te souviens, on n'en a pas parlé, mais tu sais que c'est les 30 ans de Pokémon, hein?
Jérôme :
[
21:56] Oh! C'est pas vrai. Ça m'a échappé.
Bruno :
[
21:59] Ben oui, c'est passé à côté de ton radar. Ben oui, mais tu n'arrives pas, tu ne peux pas te promener à travers la planète puis en même temps courir les 30 ans de Pokémon. Ça, c'est la prochaine fois que tu vas aller au Japon. Mais donc, c'est le 30e anniversaire de Pokémon. Et il y a Carl Edwin Michel qui nous a fait un beau portrait de la situation, 30 ans depuis le début. C'est vraiment intéressant.
Jérôme :
[
22:18] Pokémon, incroyable.
Bruno :
[
22:19] Oui, Pokémon, oui. Et puis, sinon, un petit clin d'œil aux jeunes et la fraude en ligne. s'ils sont aussi affectés par la chose. Et c'est Catherine Dupont-Gagnon qui vient nous en parler. Alors, plein, plein, plein de sujets qui vont ravir les gens qui prendront un peu de temps pour venir nous écouter cette semaine. Mais sinon, toi, tu vas nous parler de quoi cette semaine dans mon numérique?
Jérôme :
[
22:41] Écoute, on va plonger encore plus en détail dans le Mobile World Congress de Barcelone. On entendra le porte-parole d'Honor nous expliquer toute cette philosophie du robophone. Un porte-parole de TCL à propos, de leur technologie d'écran très intéressante que moi j'aime bien hyper ultra mat et qui en plus peuvent basculer de la couleur au monochrome pour réduire la fatigue oculaire on écoutera aussi Skylo qui propose cette fonction de SMS, directement par satellite depuis un smartphone et puis on fera un bilan global avec Patrice Dubois de Capgemini, qui s'est intéressé à toutes les facettes du moment de congrès et même à l'aspect militaire qui était aussi présent à Barcelone.
Bruno :
[
23:33] Genre de bourget de la téléphonie.
Jérôme :
[
23:36] En quelque sorte, oui, presque. On peut dire ça comme ça.
Bruno :
[
23:39] Oui, je vois que tu n'apprécies pas ma comparaison, mais tu es un gentleman.
Jérôme :
[
23:43] Si, si, mais j'apprécie. Écoute, tu connais décidément, tu connais tous des...
Bruno :
[
23:50] Des grands rendez-vous français.
Jérôme :
[
23:51] Tous les événements français dans tous les secteurs. C'est impressionnant.
Bruno :
[
23:55] Oui, mais je t'écoute. Qu'est-ce que tu veux? Hé, Jérôme Colombin, je te souhaite de passer une excellente semaine avec tes auditeurs parce qu'ils ont à boire et aller, et à écouter chez toi. Et puis, j'essaie de t'appasser chez nous. Ah oui, avec ton jambon, c'est vrai, t'en as ramené.
Jérôme :
[
24:11] Je te salue également, Bruno, et je salue tes auditeurs la semaine prochaine.