#05 Alexa, Google, Siri... Les Assistants vocaux intelligents
Monde Numérique26 décembre 202530:35

#05 Alexa, Google, Siri... Les Assistants vocaux intelligents

Les assistants vocaux prennent une place de plus en plus centrale dans la maison connectée. Longtemps cantonnés à la météo, à la musique ou aux minuteurs, ils deviennent progressivement de véritables postes de commande du logement intelligent. Alexa, Google Assistant, Siri… mais que peuvent-ils vraiment faire ? Et jusqu’où peut-on aller avec la voix pour piloter sa maison ?

Les assistants vocaux prennent une place de plus en plus centrale dans la maison connectée. Longtemps cantonnés à la météo, à la musique ou aux minuteurs, ils deviennent progressivement de véritables postes de commande du logement intelligent. Alexa, Google Assistant, Siri… mais que peuvent-ils vraiment faire ? Et jusqu’où peut-on aller avec la voix pour piloter sa maison ?

Dans cet épisode de Maison Connectée, on explore en profondeur le rôle des assistants vocaux dans l’écosystème domotique. Enceintes connectées, écrans intelligents, intégration sur smartphone, montre ou téléviseur : ces assistants sont désormais partout et constituent souvent le point d’entrée le plus simple dans la maison intelligente.

L’épisode passe en revue les trois grandes familles d’assistants — Amazon Alexa, Google Home (désormais dopé à Gemini) et Siri d’Apple via HomeKit — en détaillant leurs différences, leurs forces respectives et leurs limites. Compatibilité avec les objets connectés, richesse des écosystèmes, prise en charge des protocoles domotiques comme Wi-Fi, Zigbee, Matter ou Thread : on fait le tri pour mieux comprendre.

Vous découvrirez concrètement ce que l’on peut faire à la voix dans une maison connectée : piloter les lumières, le chauffage, les volets, lancer des scénarios complexes avec une seule commande, automatiser des actions grâce aux routines, et utiliser la voix comme interface d’accessibilité, notamment pour les personnes âgées ou à mobilité réduite.

L’épisode explique aussi comment connecter ses équipements à un assistant vocal, que les objets soient compatibles nativement ou qu’ils nécessitent une application tierce, une skill ou un hub domotique. Ampoules, prises, volets roulants, capteurs : vous comprendrez les différentes méthodes d’appairage et les bonnes pratiques pour organiser vos pièces et vos groupes d’appareils.

Autre point clé : ce qui se passe en coulisses lorsque vous donnez un ordre vocal. Communication via le cloud, via un pont domotique ou en local direct, avantages et inconvénients de chaque approche en termes de fiabilité, de rapidité, de dépendance à Internet et de sécurité.

Enfin, un large volet est consacré à la question de la vie privée, souvent source de méfiance. Fonctionnement de l’écoute passive, déclenchement par mot d’éveil, traitement local ou dans le cloud, gestion de l’historique vocal et options de protection des données : on fait le point sans caricature ni paranoïa.

L’épisode se conclut par des conseils pratiques pour choisir son assistant vocal, selon que l’on débute, que l’on souhaite aller plus loin dans la domotique ou que l’on est déjà fortement intégré dans un écosystème Apple, Google ou Amazon.

Un épisode complet pour comprendre pourquoi les assistants vocaux sont en train de devenir le cerveau — et les oreilles — de la maison connectée, et comment en tirer le meilleur parti au quotidien.

Monde Numérique : [0:09] Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Maisons Connectées de Monde Numérique. Après avoir parlé des éclairages, des protocoles de communication, puis des hubs domotiques, il est temps d'aborder maintenant un sujet que tout le monde connaît, mais que peu de gens exploitent vraiment à fond, les assistants beaucoup. Alexa, Google Assistant, Siri, etc. On les appelle enceintes connectées, parfois assistants, parfois aussi espions, on va en parler. Mais concrètement, à quoi ça sert dans une maison connectée, un assistant vocal ? Que peut-on faire avec ? Lequel choisir ? Et comment en faire le poste de commandement de sa maison connectée ? Voilà, on va mettre un peu d'ordre dans tout ça, avec des exemples concrets et quelques références de produits pour s'y retrouver. Bonne écoute pour tout savoir sur la meilleure manière de rendre votre maison vraiment intelligente. Monde Numérique : [1:08] Alors, un assistant vocal, c'est d'abord un logiciel capable de comprendre la voix et de répondre à des questions en langage naturel et de piloter des appareils. Alors, l'assistant est souvent intégré dans une enceinte connectée ou un écran connecté. Il y a aussi des écrans intelligents et on distingue trois familles d'assistants. On les connaît. C'est Alexa d'Amazon, Google Home de Google et Siri d'Apple. Du coup, on trouve trois familles d'enceintes connectées. Chez Amazon, ça s'appelle Echo, Echo Dot, les tout petits, Echo Dot Max, Echo Studio, plus sophistiqué, Echo Show avec écran. Chez Google, ce sont les produits Nest. Alors, il y a le Nest Mini, Nest Audio, Nest Hub, etc. Et chez Apple, c'est essentiellement le HomePod, l'ensemble connecté de la marque à la pomme. Deux versions à l'heure où on enregistre cet épisode, HomePod et HomePod Mini. A noter que les assistants intelligents sont également disponibles sur smartphone. Via les applications associées, et puis aussi sur montres connectées et même sur certains téléviseurs et barres de son. Finalement, ils sont de plus en plus partout. La particularité, c'est donc que l'on peut commander à la voix toutes sortes de choses, ce qui rend l'interaction avec ces appareils extrêmement facile et agréable. Ça prend tout son sens dans le cadre d'une maison connectée. Monde Numérique : [2:30] Concrètement, que peut-on faire avec un assistant vocal ? Plein de choses. La liste est vraiment interminable. Voici quelques exemples. Connaître la météo, écouter de la musique, lancer des minuteurs pour la cuisine ou pour le sport, c'est très utilisé. Écouter la radio ou des podcasts ou regarder la télé sur les appareils à écran. Enregistrer la liste des courses, gérer son agenda, lancer des appels aussi, audio ou vidéo. Bon, ça, c'est tout ce qui est commun aux assistants vocaux, mais surtout ce qui nous intéresse. Nous, c'est l'aspect domotique et donc cela permet également de contrôler des éclairages connectés ou toutes sortes d'autres objets domotiques. En gros, c'est une véritable télécommande vocale universelle pour la maison. Quelques exemples de requêtes de base, vous pouvez dire Alexa, éteins le salon, ou bien Dissiri, mets la lumière en bleu dans la chambre, ou encore Hey Google, règle le thermostat sur 20 degrés, etc. Monde Numérique : [3:28] J'espère que vous n'écoutez pas ce podcast sur des haut-parleurs, car si vous avez un assistant vocal, j'ai dû tout déclencher chez vous. Désolé. L'intérêt, donc, qu'on le comprend, c'est que l'on garde les mains libres. Par exemple, si on est en train de faire la cuisine, si on a un bébé dans les bras, si on rentre de l'extérieur avec les mains chargées, ou simplement qu'on est affalé dans le canapé. Et c'est réellement très pratique. Une fois qu'on y a goûté, même si ça peut paraître un peu bizarre quand on n'est pas habitué à cela. Monde Numérique : [3:58] Eh bien en fait, après, on a beaucoup de mal à faire autrement. Les assistants vocaux permettent aussi d'enchaîner plusieurs actions en une seule commande. Par exemple, si vous dites Alexa, bonne nuit, automatiquement, il va éteindre toutes les lumières, fermer les volets, baisser le chauffage, activer l'alarme, etc. C'est ce qu'on appelle des routines qui se programment très facilement à l'aide de l'application mobile Alexa ou Google Home ou Apple Maison. Les dernières générations d'Alexa et de Google, avec Alexa Plus et Gemini, on va en reparler, vont même encore plus loin avec des commandes vocales encore plus naturelles des routines complexes que l'on peut programmer à la voix et des réponses encore plus contextuelles. Enfin, c'est un élément d'accessibilité. Pour les personnes âgées, malvoyantes ou à mobilité réduite, la voix est vraiment une interface hyper pratique, beaucoup plus simple qu'un smartphone bourré d'icônes. Voilà pourquoi les enceintes connectées sont l'un des équipements domotiques les plus répandus dans les foyers. Devant beaucoup d'autres objets connectés aux Etats-Unis, On estime que 63% des foyers en possèdent. Monde Numérique : [5:03] Les assistants vocaux deviennent aussi de plus en plus de véritables hubs domotiques à part entière. Ils ont des fonctions évoluées de programmation, de télécommande, et en plus, ils peuvent communiquer en direct avec certains objets connectés. La plupart du temps, c'est un Wi-Fi, parce que le Wi-Fi, c'est simple, c'est répandu dans tous les foyers, ça s'utilise sans box supplémentaire, il suffit d'avoir un router Wi-Fi ou une box opérateur, et donc on trouve des ampoules, des prises qui se connectent en Wi-Fi directement à l'assistant vocal. Monde Numérique : [5:34] Et oui, le Wi-Fi, ça a quelques avantages quand même. Mais attention, il y a aussi des inconvénients. Je vous en parle d'ailleurs dans le deuxième épisode de cette série consacrée Monde Numérique : [5:40] au protocole de communication de la maison connectée. Et puis, certains modèles d'assistants vocaux plus récents vont encore plus loin en intégrant des protocoles domotiques comme Zigbee ou Matter. Ça en fait des vrais hubs pour la maison connectée. C'est le cas par exemple de certains produits Amazon, l'écho quatrième génération, l'écho DotMax, certains échos chauds. Tous ces terminaux, toutes ces enceintes intègrent donc un hub compatible Zigbee, Matter et Thread. Ça permet de les raccorder directement à certains objets connectés. Pareil chez Apple, même si c'est très limité, on va le voir, mais HomePod mini ou l'Apple TV 4K également peuvent servir de concentrateur pour les objets HomeKit sous Matter. Donc c'est assez restreint. Dans une petite installation, ça peut suffire. En tout cas, on peut penser que ces assistants intelligents vont prendre de plus en plus de place dans l'écosystème de la maison connectée. Ne serait-ce que du fait de la puissance marketing des grosses compagnies qui sont derrière, Amazon, Google, Apple. Et on peut se demander si ce n'est pas le véritable futur de la maison connectée. En attendant, si vous voulez une installation plus sophistiquée, il faudra quand même vous orienter, pour l'instant, vers une vraie box domotique dédiée. Et pour ça, je vous renvoie vers l'épisode sur les hubs et les box domotiques. Monde Numérique : [7:01] Avant d'examiner en détail comment ça fonctionne, voyons justement un peu plus en profondeur chaque famille d'assistants intelligents. D'abord, on l'a dit, Amazon Alexa, c'est le plus répandu dans les enceintes connectées. On le retrouve dans toute la gamme Eco, EcoDot, EcoPop, EcoShow, EcoStudio. Je m'en répète un peu, Eco, c'est le nom des produits Amazon. Point fort, très vaste écosystème d'objets compatibles, des ampoules, des prises, des volets, des serrures. Une intégration domotique très avancée puisqu'il supporte les protocoles Zigbee, Matter, parfois Thread sur certains modèles récents. Et donc, ça permet des routines assez puissantes. Par exemple, des scénarios en fonction de l'heure, de la présence ou non de personnes à la maison, de capteurs, etc. En février 2025, Amazon a même annoncé qu'ils allaient aller plus loin avec Alexa+. C'est une version améliorée du système Alexa qui repose sur des modèles d'IA avancés. En gros, ça permet d'interagir de manière encore plus naturelle, comme avec le mode vocal de Chajipiti, par exemple. Plus besoin de faire des phrases très précises, ce qui est le cas en principe sur les Alexa. Là, on peut hésiter, se tromper, bafouiller, se reprendre, lui dire Alexa, allume le... Non, attends, pardon, non, s'il te plaît, mets plutôt en route le... Etc, etc. Alexa Plus est également capable d'effectuer des tâches plus complexes, comme prendre en compte des préférences personnelles et même effectuer des réservations de restaurants ou d'hôtels entièrement en mode vocal. Monde Numérique : [8:31] Alors bon, ça, ça ne concerne pas la maison connectée à proprement parler, si ce n'est que l'assistant lui-même est un objet connecté qui rend votre maison plus intelligente, entre guillemets. Monde Numérique : [8:42] Alexa Plus a été d'abord lancée aux États-Unis sur certains appareils compatibles, puis au Canada avant un déploiement progressif en Europe. Alors attention parce que c'est payant. environ 20 euros par mois au lancement, gratuit pour les abonnés Amazon Prime. Deuxième famille d'assistants, Google. Google Home, c'est le système concurrent qui a été lancé à peu près au même moment. C'est le système intelligent de la société américaine Google, mais dédié à la maison connectée. Donc, en fait, il repose sur Google Assistant, qui est vraiment l'intelligence artificielle de Google, ou plus exactement, désormais, d'ailleurs, sur Gemini, qui est vraiment l'IA de Google qu'on trouve aussi bien sur le moteur de recherche pour créer des images dans le smartphone, dans les smartphones Android, etc. Est désormais, petit à petit, dans les enceintes connectées qu'on peut acheter pour la maison. Donc, ce Google Home Gemini, on va le trouver dans des produits de la marque Nest, je l'ai dit, notamment le Nest Mini, qui est un peu l'équivalent du petit Echo Dot d'Amazon, ou le Nest Hub, qui lui est doté d'un écran vidéo de 7 pouces. Les points forts sont à peu près les mêmes que pour Alexa. Ils ne sont pas mauvais pour le pilotage de la maison connectée. Ça devient vraiment un centre de contrôle domotique et encore plus avec l'arrivée de Gemini pour des interactions encore plus riches. Monde Numérique : [10:04] Troisième écosystème, troisième famille d'assistants, Siri d'Apple. Siri existe depuis très longtemps sur iPhone, c'est l'assistant intelligent de la marque à la pomme. Côté maison connectée, ça s'est mis en place un peu plus lentement, plus tard. Et tout passe par la plateforme logicielle HomeKit et par l'application qui s'appelle Maison ou Home en anglais. Donc HomeKit, Home ou Maison. Monde Numérique : [10:28] Ça c'est l'univers Apple. Alors qu'est-ce qu'on trouve comme produit compatible HomeKit pour la maison, comme enceinte connectée ? Le HomePod mini, le HomePod deuxième génération qui est plus cher mais qui a un meilleur son et je l'ai dit l'Apple TV 4K qui peut servir de concentrateur domotique. Les points forts, toutes les fonctions de maison connectées, dans un environnement très sécurisé, très stable et bien sûr bien intégré à l'écosystème Apple. On peut par exemple accéder aux raccourcis directement depuis son iPhone via le centre de contrôle d'un seul geste, sans même avoir à chercher une application spécifique. La plupart des automatisations se font localement, communication locale sans passer par le cloud. C'est fiable, c'est stable et HomeKit est très tourné vers le futur et donc de plus en plus d'objets sont compatibles grâce à Matter. Mais malgré tout, ça reste un écosystème plus fermé que ceux d'Amazon ou de Google. HomeKit est compatible avec moins d'appareils et de protocoles que ses deux concurrents. Alors aujourd'hui, Google Assistant est probablement le plus répandu au monde avec environ 92 millions d'utilisateurs en 2025. Devant Siri d'Apple et Amazon d'Alexa. Ça, c'est pour les utilisations globales des assistants vocaux. Mais pour ce qui est de la domotique plus particulièrement, Alexa semble être le plus utilisé, suivi de Google, puis d'Apple. Monde Numérique : [11:54] On a examiné un peu le paysage des assistants vocaux. Voyons maintenant de manière beaucoup plus concrète comment connecter un produit, quel qu'il soit, intelligent, à son assistant vocal à la maison. Concrètement, comment faire pour configurer une ampoule ou tout autre objet connecté pour pouvoir le piloter avec un assistant vocal. Il y a deux cas de figure. Soit le produit est directement compatible avec l'assistant vocal, soit ce n'est pas le cas, et alors il faudra passer par une application tierce. Si le produit est compatible, c'est-à-dire si l'ampoule ou la prise peut se connecter en Wi-Fi directement avec votre Amazon ou votre Google Home, ou bien en Zigbee ou en Matter si vous avez un assistant compatible. Dans ce cas, c'est très simple, il suffit de mettre en place l'ampoule, la prise électrique ou tout autre produit connecté. Je parle de produit neuf ou réinitialisé aux paramètres d'usine parce qu'il faut quand même à chaque fois repartir de zéro. Ensuite, vous lancez l'application Alexa, Google Home ou Apple Maison sur votre smartphone. Attention, le téléphone et l'appareil Echo doivent être sur le même réseau Wi-Fi. Vous cliquez sur Ajouter un produit et en général, il faut scanner le petit QR code qui est sur l'ampoule elle-même. Et voilà, c'est tout. Votre ampoule ou prise est reconnue et intégrée directement dans l'application avec les autres équipements déjà présents. Deuxième cas de figure, si ce produit n'est pas nativement compatible, c'est-à-dire si vous devez passer par un pont ou une box. Monde Numérique : [13:19] Dans ce cas, il faut d'abord installer l'application du fabricant. Presque tous les produits connectés ont une application dédiée. Philips Hue, IKEA HomeSmart, TP-Link, Akara, Netatmo, etc. Vous créez un compte si ce n'est pas déjà fait, vous appérez, vous initialisez l'ampoule sur l'application du fabricant. Éventuellement, au passage, vous faites une petite mise à jour de firmware. Et ensuite, il va falloir aller dans l'application de l'assistant vocal pour faire reconnaître le produit. Alors, pour Amazon, c'est simple, il suffit de lancer l'application Alexa, de cliquer sur le petit bouton plus, ajouter un appareil, ou bien d'utiliser une fonction que je trouve super pratique. Vous dites simplement, vocalement, Alexa recherche les nouveaux équipements. Et Alexa, comme par magie, va détecter l'objet automatiquement. Ou bien, si ça ne se fait pas tout de suite, vous serez invité à aller chercher la skill du fabricant. Qu'est-ce que c'est que ça ? La skill, c'est une petite application à l'intérieur de l'application Alexa. C'est le système qui a été mis en place depuis le début. Et c'est assez astucieux. En fait, ça utilise les API des constructeurs. Donc, ça va se connecter via le cloud, via Internet. Donc, votre assistant vocal va parler ensuite à vos ampoules ou à n'importe quel autre objet connecté via le cloud. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus direct comme chemin, mais c'est ce qu'il y a de plus universel. Monde Numérique : [14:39] Avec Google Home, c'est à peu près la même chose. Vous lancez l'appli Google Home, vous cliquez sur « Configurer un appareil », vous choisissez si ça fonctionne ou pas avec Google, vous indiquez la marque, etc. Et hop, il va se retrouver dans l'application Google Home. Idem pour l'application « Maison d'Apple ». Petite précision, de plus en plus, on va vous inviter à scanner un QR code, ce qui permet vraiment d'appairer de manière hyper rapide les objets connectés aux assistants vocaux. Monde Numérique : [15:10] Important, lorsque vous êtes dans votre application d'assistant vocal, vous allez devoir un petit peu configurer les choses et attribuer par exemple une pièce à vos ampoules pour pouvoir ensuite lui dire par exemple Alexa allume l'ampoule qui est sur le piano ou bien allume les lumières du salon ou la lumière du salon. Et comme ça, une pièce est un groupe d'objets connectés qui vous permet de piloter tous les objets en même temps. Et ça, c'est super pratique. Monde Numérique : [15:36] Mais il faut bien comprendre comment ça marche. Car dans un même groupe, une même pièce, il peut y avoir des lampes connectées, mais aussi des volets roulants connectés, un téléviseur qui va être relié lui aussi à l'assistant vocal. Du coup, si vous dites éteindre le salon, il va absolument tout éteindre. Si vous ne voulez pas que ça fonctionne comme ça, il faudra sortir éventuellement les appareils et que vous voulez exclure de la routine. Et puis, vous pouvez même créer des groupes de groupes. Par exemple, chez moi, j'ai la pièce salle à manger, la pièce cuisine et la pièce entrée. Mais comme elles sont situées à peu près au même endroit, eh bien, j'ai fait un groupe entrée qui agrège toutes les pièces. Et ça permet, par exemple, quand on est dans le salon, de dire simplement « éteins l'entrée » et il va éteindre les trois pièces d'un coup. Après, il y a la question des volets électriques, les volets roulants. Et ça, c'est tout un poème. Parce que certains systèmes de volets roulants ne sont pas reconnus comme tels par les assistants vocaux, mais ils sont considérés comme des lumières. En fait, le problème vient des modules qui les pilotent ou des API qui leur sont associés plus exactement. Surtout pour les modèles les plus anciens. Donc du coup, ça occasionne pas mal de soucis. Monde Numérique : [16:46] C'est un peu un casse-tête. Et par exemple, vous ne pouvez pas dire « ferme le volet du salon » parce qu'il ne comprend pas la commande. Il faut lui dire éteint le volet du salon, ce qui est assez énervant. Je me suis pas mal arraché les cheveux, j'avoue, là-dessus, pendant des mois, face à ce problème, ça m'énervait beaucoup. Du coup, j'ai trouvé un moyen pour contourner la difficulté. C'est tout simplement de programmer des routines au niveau de l'application de l'assistant vocal. Pour pouvoir dire « ferme le volet » ou « ouvre le volet », et ensuite, cette routine va exécuter l'action d'ouvrir ou de fermer dans l'application native du volet, ou dans la box domotique. Bon, reste quand même la particularité d'un volet qui est que parfois, on souhaite l'ouvrir ou le fermer seulement à la moitié ou au trois quarts, etc. Et ça, vous ne pouvez pas le faire avec une lumière, donc on ne peut pas le faire nativement avec l'assistant vocal. Du coup, il va falloir programmer différents états dans l'application native du volet et ensuite y associer des commandes vocales pour pouvoir dire ouvre à 30%, à 50%, à 70%, etc. Et sinon, pour les plus audacieux et les plus bricoleurs, eh bien, il est également possible de passer par un service externe de type ITTT, qui permet de programmer tout type d'action via une interface web. Mais en tout cas, avec un peu d'imagination, on s'en sort. On arrive finalement à se montrer plus intelligent que l'assistant intelligent, qui finalement ne l'est pas tant que ça. Monde Numérique : [18:14] Bon, maintenant, nous allons plonger un petit peu plus encore dans la technique et on va essayer d'examiner comment fonctionnent concrètement ces assistants vos coûts. Ça vous permettra d'avoir une bonne vision de votre installation. Les assistants Alexa, Google, Siri, il faut le savoir, la plupart du temps ne parlent pas directement aux ampoules, aux volets, aux caméras. Ils passent donc par une chaîne qui est composée de plusieurs maillons. On va répéter un petit peu ce qu'on disait dans l'épisode 2 sur les technologies domotiques, mais en les abordant de manière différente. Voici donc les trois scénarios possibles, du plus courant au plus technique, les trois cas de figure possibles lorsque vous utilisez votre assistant vocal. Monde Numérique : [18:56] Premièrement, la communication par le cloud. Je l'ai dit, c'est le plus fréquent, le plus ancien. Exemple, avec une prise connectée Wi-Fi. Vous dites, Alexa allume la lampe. Là, qu'est-ce qui va se passer ? Eh bien, Alexa va envoyer la commande au cloud d'Amazon. Amazon va envoyer la commande au cloud du fabricant de l'éclairage. Je ne sais pas, Meros, TP-Link, etc. Et le cloud du fabricant va renvoyer la commande à la prise. À la maison, chez vous. Miracle, la prise s'allume. C'est le fonctionnement de 80% des objets connectés. C'est simple à installer. On comprend que ça rend le système universel. Mais on comprend aussi que tout passe par Internet, par le cloud du fabricant. Donc ça dépend de la stabilité de la connexion Internet. Il ne faut pas qu'elle coupe. Et puis c'est un peu moins rapide. Et on peut avoir éventuellement quelques craintes quant à la protection de la vie privée. En gros, il reste des traces de vos requêtes. Alors, ça ne veut pas dire qu'on vous espionne chez vous, et souvent, ce sont des éléments qui permettent ensuite aux fabricants d'améliorer leur système en fonction des usages, etc. Monde Numérique : [20:01] Ça, c'est pour le premier mode de communication par le cloud. Deuxième type de communication, cette fois de manière locale via un pont ou un hub. Ça aussi, c'est très courant avec les protocoles Zigbee, Z-Wave ou Thread. Un exemple, vous prenez des ampoules Philips Hue avec un pont Zigbee, donc un pont Bridge Hue. Vous dites Siri met la lumière en bleu. Siri va alors envoyer une commande au pont U localement via la connexion des appareils entre eux de manière filaire, enfin via le Wi-Fi. Le pont va ensuite envoyer la commande en Zigbee à l'ampoule et l'ampoule va changer de couleur. Donc on a gagné une étape, on ne passe pas par le cloud. C'est ultra rapide, ça fonctionne même sans Internet, c'est plus fiable, c'est plus sécurisé. C'est le mode de fonctionnement, donc des objets Philips U, mais aussi Ikea, Akara, SOMFI, etc. Monde Numérique : [20:55] Troisième type de communication, la communication locale directe sans hub. C'est ce que permettent certains objets connectés. Ils peuvent dialoguer directement avec l'assistant vocal. Exemple, une ampoule Nanoleaf Thread et un HomePod mini. Vous dites Siri allume le salon. Le HomePod mini va envoyer la commande en thread directement à l'ampoule et l'ampoule s'allume. C'est encore plus rapide, encore plus fiable si on peut dire. Bon, et puis aucun risque de fuite de données personnelles, entre guillemets, ça ne passe pas du tout par le cloud. Et ça, c'est l'avenir de la maison connectée grâce aux technologies Matter et Thread. Monde Numérique : [21:36] En résumé, trois types de communication entre assistants vocaux et objets connectés. Soit via le cloud, c'est le plus courant, soit via un pont, c'est le plus fiable, soit en direct, c'est le plus moderne, si on peut dire. Monde Numérique : [21:52] Alors à ce stade, on va dire un mot justement sur la question de la confidentialité des données. C'est un sujet hypersensible à propos des assistants vocaux et de la domotique d'une manière générale. Certaines personnes rechignent à utiliser des assistants vocaux de peur d'être espionnés et de peur qu'on les écoute en permanence. Donc il faut vraiment tirer les choses au clair et pour ça, il faut bien comprendre comment ça marche. Lorsqu'on dit qu'un assistant nous espionne en permanence, par exemple, Eh bien, c'est à la fois vrai et pas vrai. Oui, c'est vrai parce que pour pouvoir fonctionner, l'assistant est dans ce qu'on appelle un mode d'écoute passive, une écoute passive permanente. En gros, il a tout le temps l'oreille qui traîne pour pouvoir détecter le wake word, le mot d'éveil qui va servir de déclencheur. Donc, c'est par exemple Alexa ou bien Ok Google ou bien encore Dissiri. Mais tant que ce mot n'a pas été prononcé, l'assistant ne traite véritablement aucune information. C'est-à-dire qu'il ne fait rien rentrer dans son système. Il n'enregistre rien. Il va commencer à traiter véritablement votre commande vocale seulement à partir du moment où vous aurez prononcé le mot d'éveil. À ce moment-là, que va-t-il faire ? Eh bien oui, il va envoyer des informations la plupart du temps dans le cloud, c'est-à-dire sur ses serveurs, c'est-à-dire les serveurs d'Amazon, de Google, d'Apple. Parce que c'est là que se trouve toute la puissance informatique qui permet de comprendre la requête, de la traiter, etc. Monde Numérique : [23:19] Mais un, il faut savoir que ces informations, avant d'être transmises, sont chiffrées. C'est-à-dire qu'elles ne sont pas écoutables comme ça facilement, notamment par un pirate qui serait derrière la porte et qui essaierait de les intercepter. En outre, il y a une tendance aujourd'hui, c'est de faire un traitement de plus en plus local à l'intérieur de l'appareil, grâce à des processeurs de plus en plus puissants, et donc de passer de moins en moins par le cloud. Et ça, ça dépend donc du type de produit que vous utilisez, Aussi bien de la génération de l'assistant que de la génération des produits connectés, des objets connectés. Enfin, il faut savoir que les trois grandes familles d'assistants vocaux, Amazon, Google, Apple, proposent quand même des fonctions pour protéger la vie privée. D'abord, il y a toujours un bouton qui permet de couper le micro physiquement sur chaque enceinte. Alors attention d'ailleurs, ça peut être trompeur parce que parfois ça ne marche plus. On ne sait pas pourquoi. Vérifiez bien que ce n'est pas allumé en rouge. Ça veut dire que le micro est coupé. Ensuite, il y a une gestion de l'historique des commandes vocales. C'est-à-dire que vous pouvez aller sur votre application Alexa ou Google. Monde Numérique : [24:20] Fouiller un peu dans les réglages et vous trouverez tous les ordres que vous avez donnés à votre assistant. Et là, vous pourrez soit les supprimer manuellement, soit fixer une limite de durée de conservation pour qu'il s'efface automatiquement au bout d'un certain temps. Et puis, vous pourrez aussi ne pas partager ces données, car on va vous proposer de les partager pour améliorer le système, c'est toujours l'argument, mais vous pouvez dire que vous ne souhaitez pas les partager. Alors, c'est un double tranchant parce que, oui, les constructeurs utilisent ces données pour améliorer leur système, mais si vraiment ça vous dérange et si vous avez des craintes, vous pouvez choisir de ne pas les partager. Enfin, ils ont même mis au point récemment des centres de transparence sur ces données où il y a toutes sortes d'informations, où tout le protocole de traitement est expliqué. Voilà pour le principe qui régit la confidentialité des données des assistants vocaux. Mais il faut quand même avouer qu'il y a eu des situations problématiques, surtout au début de l'histoire de ces appareils. Monde Numérique : [25:22] Notamment pour améliorer la reconnaissance vocale, on s'est aperçu que des employés avaient accès à certains enregistrements auxquels ils n'auraient pas dû accéder. Pourquoi ? Quels étaient ces enregistrements ? Il s'agissait la plupart du temps de retranscriptions écrites, d'ailleurs, rarement d'enregistrements oraux, qui étaient, heureusement, quand même anonymisés, donc on ne savait pas qui étaient derrière. Monde Numérique : [25:47] Et qui était fournie à des techniciens pour essayer de comprendre pourquoi, à tel ou tel moment, l'assistant n'avait pas bien fonctionné. Monde Numérique : [25:54] Alors, sur le principe, ça partait d'un bon sentiment, mais les marques n'ont pas joué la transparence et ça leur a joué des tours. Et par exemple, en janvier 2025, Apple a versé 95 millions de dollars pour mettre fin à un litige qui avait été entamé. Monde Numérique : [26:09] Avec des allégations selon lesquelles Siri aurait écouté des conversations privées sans le consentement des utilisateurs. En fait, effectivement, le consentement n'avait pas été recueilli et ces enregistrements avaient été confiés à des sous-traitants pour les raisons que je viens d'exposer précédemment. Alors, il faut savoir qu'il n'y a pas eu de décision judiciaire, il n'y a pas eu de condamnation d'Apple, mais Apple n'a pas voulu que ça fasse trop de vagues et donc a préféré payer les associations de consommateurs et régler le problème rapidement. Tout cela pour dire qu'il faut bien sûr être vigilant face aux technologies d'une manière générale, mais il ne faut pas non plus sombrer dans la paranoïa. Et non, les assistants vocaux ne sont pas à proprement parler des espions qui transmettent à l'autre bout du monde tout ce qui se dit dans l'intimité de votre foyer. Alors la question de la vie privée, ça reste une question avant tout de confiance qui repose sur la technique et puis aussi sur un aspect réglementaire et avec les conséquences judiciaires possibles que l'on voit. On rappellera simplement que le plus gros mouchard potentiel capable d'enregistrer tout ce que vous dites, c'est tout simplement le smartphone que vous avez au fond de votre poche et dont bizarrement on se méfie en général beaucoup moins. Monde Numérique : [27:26] Comment choisir son assistant vocal ? Si vous partez vraiment de zéro, que vous n'avez pas à ce jour d'enceinte connectée à la maison, mais que vous voulez goûter à la joie de la maison connectée pilotée à la voix, eh bien du coup, vous allez devoir vous décider entre les trois familles qu'on a évoquées, Amazon, Google ou Alexa. Alors, ça peut être pour des raisons très personnelles, des affinités, si vous êtes plutôt Apple ou plutôt Google, si vous êtes allergique à l'un ou à l'autre, etc. Mais si on considère par rapport à des cas de figure plus concrets. Premièrement, par exemple, si vous débutez et que vous voulez juste pouvoir parler à la maison. Dans ce cas-là, choisissez une petite enceinte d'entrée de gamme, type Echo Dot d'Alexa, Nest Mini de Google ou le HomePod Mini d'Apple. Ça suffit largement pour piloter quelques ampoules, quelques prises connectées, pour lancer la musique aussi, pour demander la météo, mettre des minuteurs, etc. En gros, c'est la meilleure façon de tester le concept sans trop investir. Monde Numérique : [28:25] Deuxième cas de figure, vous en voulez plus. Vous voulez vraiment piloter votre maison connectée. Alors, vous avez déjà ou vous pensez avoir prochainement des éclairages dans plusieurs pièces, des thermostats, des volets, des prises, des capteurs, peut-être même un système d'alarme, un robot aspirateur, etc. Eh bien, dans ce cas, Alexa ou Google feront très bien l'affaire pour la commande vocale. Choisissez des modèles d'enceintes connectées avec compatibilité mateur, si possible, éventuellement Zigbee, Thread, etc., pour être vraiment tranquille sur la durée. Vous pourrez alors, dans la plupart des cas, vous contenter de cet assistant vocal qui fera office de boxe domotique. Vous pourrez utiliser des routines évoluées. Et puis, si vraiment vous en voulez plus, vous pourrez alors ensuite associer, coupler à cela une véritable boxe domotique. Troisième cas de figure, vous avez une affinité particulière pour Amazon, pour Google ou pour Apple. Par exemple, si vous êtes très Apple parce que vous avez un iPhone, un Mac, une Apple TV, une Apple Watch, etc. Et que vous aimez les choses simples, stables, très intégrées, logiquement, vous allez partir plutôt sur l'environnement HomeKit d'Apple avec un HomePod ou un HomePod mini. Ça vous permettra des automatisations fiables qui passeront uniquement en local, une bonne intégration avec les accessoires mateurs. Quelques limitations, parce qu'il y a moins de produits compatibles sur le marché, mais en tout cas une interface claire avec l'application maison que vous retrouverez sur tous vos appareils Apple. Monde Numérique : [29:52] En résumé, les assistants sont donc les oreilles de votre logement et aussi, dans certains cas carrément, le cerveau lorsqu'il joue le rôle de hub domotique, compatible surtout avec les technologies Zigbee, Mater et SRED. Monde Numérique : [30:08] Pour aller plus loin, rendez-vous dans les prochains épisodes de Maisons Connectées de Monde Numérique où l'on continuera à explorer en pratique tout ce qu'il est possible de faire dans une maison vraiment intelligente.
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