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0:08] On appuie dessus des dizaines de fois par jour, presque machinalement.
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0:12] Cliquer sur un interrupteur, c'est le geste le plus banal de la vie quotidienne. Mais aujourd'hui, ce petit carré accroché au mur s'est métamorphosé. Il ne se contente plus de couper ou d'envoyer du courant. L'interrupteur est devenu connecté. C'est la rencontre entre le geste le plus ancien du foyer et la technologie la plus moderne. Car même si l'intérêt de la domotique, c'est de pouvoir faire un certain nombre de choses à distance, même à une courte distance chez soi, depuis son smartphone ou son assistant vocal, les interrupteurs, sur les murs principalement, restent importants. Ça demeure un moyen simple d'interagir avec différents équipements. Comment fonctionnent les interrupteurs ? Comment bien les choisir ? Comment les installer ? C'est ce que nous allons voir maintenant. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Maisons Connectées, le podcast de Monde Numérique qui vous aide à comprendre simplement la maison intelligente.
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1:11] Un interrupteur classique, c'est simple. Il ouvre ou il ferme un circuit électrique. Quand on appuie dessus, le courant passe ou ne passe pas. Le geste agit directement sur le courant. Un interrupteur connecté, lui, ne coupe plus forcément ni surtout directement le courant. Il envoie un ordre numérique à un autre appareil, une lampe, un module, un hub qui va exécuter une action. Ce n'est donc plus un simple bouton mécanique, mais un véritable élément de communication qui s'insère dans le réseau domotique, car il peut recevoir, transmettre et même déclencher des actions. A noter que les interrupteurs connectés ne sont pas réservés aux éclairages, ils peuvent aussi piloter des volets roulants, des thermostats, des prises connectées, etc. Ce n'est donc pas un simple gadget, c'est une véritable brique du réseau de la maison intelligente. Un objet connecté à part entière, au même titre qu'une ampoule ou un assistant vocal, C'est la raison pour laquelle ça nécessite un épisode à part entière.
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2:08] Pourquoi installer des interrupteurs connectés ? Eh bien, parce que même dans une maison hyper intelligente, c'est parfois plus pratique, plus intuitif pour, par exemple, allumer une lampe, d'utiliser un bon vieux bouton plutôt que d'aller sur une tablette, un écran, etc. Bon, l'avantage, c'est que la plupart des interrupteurs et des variateurs connectés peuvent fonctionner sans fil. Du coup, on peut les installer à peu près où on veut dans la maison, soit à la place d'un interrupteur classique, c'est le plus logique, mais si ça vous chante, n'importe où ailleurs sur un mur. Par exemple, près d'une tête de lit, collé sur le réfrigérateur ou simplement posé sur un meuble. Les interrupteurs sans fil sont parfaits d'ailleurs si vous êtes locataire et non pas propriétaire, car ça ne nécessite aucun travail d'installation. On peut en mettre autant qu'on veut, y compris plusieurs pour un même éclairage. Ce qui fait que pour un va-et-vient, par exemple, de part et d'autre d'un escalier, c'est beaucoup plus simple à installer que des interrupteurs filaires. Pour des volets roulants, vous pouvez mettre un bouton près de la fenêtre et un autre à l'entrée de la pièce, qui vont faire la même chose. Bon, on va se concentrer d'abord sur les interrupteurs qui sont utilisés pour piloter des éclairages connectés.
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3:20] Rappelez-vous, dans le premier épisode, on a vu quels étaient les différents types d'éclairages, ampoules, micromodules, prises électriques. Eh bien, on va voir maintenant quels types d'interrupteurs permettent d'interagir avec ces différents équipements.
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3:36] Premièrement, la connexion directe. On appelle ça aussi le binding. Si vous avez des ampoules connectées, des modules encastrés, des prises électriques connectées, le plus simple, c'est d'utiliser les interrupteurs qui sont généralement vendus avec et qui utilisent exactement le même protocole de communication. Par exemple, Nanoleaf, Ikea, Philips Hue, Wizz, etc. Il faut les appairer avec les ampoules, généralement via l'application mobile de la marque, sur votre smartphone. Ça va donc communiquer en direct avec le binding. L'avantage, c'est que c'est stable, c'est rapide. Dès que vous appuyez sur le bouton, l'ampoule réagit immédiatement. Mais seules trois technologies de communication, trois protocoles, autorisent un appairage direct interrupteur ampoule. Le Zigbee, qui est le meilleur système le plus utilisé actuellement en maison connectée. Le couple Thread Matter, le couple magique de la maison connectée.
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4:31] Alors, à noter que c'est du binding, mais il faut quand même un router Thread à la maison pour que ça marche. En tout cas, pour Zigbee ou Thread, l'avantage, c'est que chaque élément du réseau contribue au maillage et donc permet d'étendre au maximum le réseau. On n'est pas dépendant du Wi-Fi et les interrupteurs connectés jouent également ce rôle d'élément du réseau maillé. Enfin, il y a une troisième technologie qui est beaucoup moins utilisée, mais qu'on peut trouver également. C'est le Bluetooth Low Energy, BLE. On trouve ça sur des interrupteurs de marque Gov ou Awox, etc. Certains interrupteurs Philips Hue également. La portée est plus faible, mais c'est plus simple car l'apérage est vraiment hyper facile. A noter aussi que certaines ampoules Wi-Fi, donc des ampoules qui ne fonctionnent pas de la même manière, qui nécessitent un réseau Wi-Fi, peuvent être également compatibles Bluetooth. Ce qui leur permet d'être pilotées sans hub pour ce qui est de l'interrupteur. Et elles utiliseront le Wi-Fi pour la partie beaucoup plus scénario, etc.
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5:35] Ces interrupteurs fonctionnent donc sans aucune connexion filaire. Vous pouvez les mettre où vous voulez dans la maison. Même assez loin d'ailleurs des équipements que vous voulez piloter. Jusqu'à 10 ou 15 mètres en intérieur pour le Zigbee, le Mateur. Jusqu'à 30 mètres même en extérieur quand c'est complètement dégagé. Ces interrupteurs sont aussi bien souvent des variateurs. Ce qui est plutôt pratique. Ça vous permet de régler l'intensité de l'éclairage. et même pour certains qui ont plusieurs fonctions, il y a des interrupteurs avec plusieurs boutons, ça permet aussi de programmer la couleur, les températures de lumière sur la base de scénarios prédéfinis dans l'application. Alors, point important encore, certaines ampoules d'une même marque peuvent fonctionner en binding, en connexion directe, avec des interrupteurs d'une autre marque, dès lors qu'elles utilisent la même technologie, essentiellement du Zigbee, mais ce n'est pas une généralité. Si c'est le cas, tant mieux. Sinon, tant pis. Donc, il faut vérifier au cas par cas.
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6:33] Deuxième mode de communication entre un interrupteur et un interrupteur, un éclairage connecté, la connexion via une box. Car le binding n'est pas toujours la bonne option et parfois il vaut mieux passer par une passerelle, un hub domotique, et même dans certains cas par le cloud, c'est-à-dire par Internet. Dans quel cas est-ce que ça peut avoir de l'intérêt ? Pour piloter des appareils qui ne sont pas compatibles binding. Par exemple, certains interrupteurs, le grand Wiznet Atmo, le Schneiderweiser ou certains modèles d'interrupteurs Sonoff.
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7:04] Autre cas, si vous voulez piloter des appareils totalement hétérogènes qui fonctionnent avec des protocoles différents par exemple des ampoules Philips Hue et des ampoules Nanoleaf dans la même pièce là vous serez obligé de passer par une box qui va unifier tout ça Troisième cas de figure, si vous voulez déclencher en un seul clic un scénario complexe par exemple fermer les volets, baisser la lumière du salon, allumer la lumière du jardin c'est possible de programmer toute cette séquence et de l'attribuer à un interrupteur, mais il faut que l'interrupteur envoie son ordre à la box, et c'est la box qui va effectuer le travail.
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7:36] Et puis il y a aussi, si vous souhaitez, par exemple, remonter un état, c'est-à-dire savoir dans quel état se trouve l'élément que vous pilotez, par exemple un volet, est-ce qu'il est ouvert ou est-ce qu'il est fermé, eh bien il faut que l'appareil puisse le dire à la box, et que ça revienne éventuellement à l'interrupteur. Bref, la box permet de mixer des équipements de technologies variés, Elle est donc obligatoire si on veut orchestrer plusieurs technologies de communication. A noter que lorsque la connexion passe par le réseau, donc par la box, évidemment, le temps de réaction pourra être un tout petit peu plus long quand vous appuyez sur un bouton, mais franchement, rien de dramatique. Beaucoup d'interrupteurs proposent, et il faut le savoir, les deux modes de connexion via le réseau et via le mode direct binding. Ça, c'est l'idéal, parce que du coup, vous pouvez le configurer exactement comme vous voulez. Dans l'absolu, bien sûr, il est plus logique que l'ordre soit direct quand on appuie sur un bouton pour allumer une lampe, mais la connexion avec le réseau, on vient de le dire, autorise des fonctionnalités supplémentaires, notamment à distance.
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8:37] Bon, l'important, c'est que ça fonctionne.
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8:49] Voyons maintenant un autre élément qui distingue les interrupteurs les uns des autres, c'est le mode d'alimentation électrique. Car oui, comme ce sont de véritables objets connectés, ils ont besoin d'énergie. Premièrement, les interrupteurs s'enfilent à piles. Et oui, à piles, mais rassurez-vous, ce sont des petites piles qui durent généralement plusieurs mois. C'est une contrainte de devoir les changer de temps en temps, mais ça n'arrive pas tous les jours. Ce sont des interrupteurs à technologie Zigbee, Z-Wave ou Matter. Et le gros avantage, c'est que vous les mettez absolument où vous voulez. Deuxièmement, les interrupteurs sans fil, sans pile. Et oui, ça existe. Ça fonctionne grâce à l'énergie cinétique, c'est-à-dire le mouvement. En gros, c'est votre doigt qui fournit l'énergie. Le simple fait d'appuyer sur l'interrupteur, à l'intérieur, ça déforme une petite lame métallique où ça actionne un micro-générateur, ce qui crée une impulsion électrique très faible, mais suffisante pour envoyer un signal radio. Alors, il faut quand même appuyer plus fort que sur un interrupteur classique. Mais le gros avantage, c'est qu'on n'a jamais besoin de changer les piles. Le protocole sans fil, sans pile, le plus connu, est aussi assez peu connu. En fait, c'est le système N-Océan. Assez peu connu parce qu'il est peu répandu dans le grand public. Il est surtout utilisé dans le monde professionnel pour équiper des bureaux, des salles de réunion, etc.
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10:08] On trouve certaines marques pro qui fonctionnent avec le système N-Océan, comme El Taco, Legrand, Siemens, Bosch, Schneider, etc., réunis au sein de la N-Océan Alliance. Les interrupteurs N-Océan peuvent piloter en direct, c'est-à-dire en binding, des prises connectées et des micro-modules, à condition qu'ils soient compatibles, mais il n'existe pas d'ampoule N-Océan. Cependant, si vous avez une box, une vraie box domotique, une box plutôt évoluée, style G-DOM, I-DOMU, SOM assistant, etc., Là, vous pourrez, avec votre interrupteur NOC sans pile, sans fil, faire fonctionner n'importe quel appareil, puisque ça passe par la box. Il faudra quand même, même avec une box évoluée, la plupart du temps ajouter un petit dongle, c'est-à-dire un petit récepteur qui va apporter la compatibilité de la box avec ce protocole radio. J'ai personnellement des interrupteurs NOC à la maison, et ça fonctionne assez bien. La portée est très bonne, jusqu'à 30 mètres en intérieur, Ça traverse très bien les cloisons et même jusqu'à 300 mètres en extérieur. Il existe aussi des interrupteurs sans fil sans pile qui fonctionnent avec le protocole Zigbee. Et oui, notre ami Zigbee, que désormais vous connaissez, puisqu'on en parle depuis le début de cette série d'épisodes.
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11:23] Alors, Zigbee, oui, mais un Zigbee un peu spécial qu'on appelle le Zigbee Green Power. C'est une version ultra basse consommation du Zigbee. Le principe est le même, le bouton génère sa propre énergie, très peu d'énergie, quand on appuie dessus, et ça sert à envoyer une trame, ce qu'on appelle une trame Green Power, qui est beaucoup plus légère qu'une trame Zigbee normale. Le hub la reçoit, l'interprète et fait ce qu'il faut de l'autre côté, allume la lumière, rebaisse les rideaux, les volets roulants, etc.
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11:51] Exemple de produit Zigbee Green Power, l'interrupteur U-Tap de Philips, donc on est dans l'univers Philips Hue, ou encore l'interrupteur Zigbee Green Power de la marque Nodon. Donc même principe qu'à l'océan, mais intégré à l'écosystème Zigbee. Enfin, on trouve un troisième protocole de communication également compatible avec ce système sans fil sans pile. C'est le protocole 433 MHz Kinetic. Et oui, Kinetic comme mouvement. Donc, ce sont des modèles moins chers, souvent vendus sur Amazon. Ils émettent une simple onde radio en 433 MHz, comme leur nom l'indique.
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12:30] Mais vers un récepteur dédié. Ce qui veut dire qu'il n'y a pas de compatibilité avec Zigbee, Matter, HomeKit, Google Home, etc. Ça marche uniquement avec des récepteurs propriétaires. C'est simple, mais la portée est à peu près correcte. Mais c'est donc assez fermé. Ce n'est pas vraiment une solution domotique à proprement parler. Et en plus, c'est un signal radio non chiffré. Donc, la sécurité est beaucoup moins forte que sur les systèmes domotiques traditionnels. Troisième type d'interrupteur pour ce qui est de l'alimentation électrique, ce sont les interrupteurs connectés muraux filaires. Rappelez-vous, dans le premier épisode, on a vu qu'il était tout à fait possible de remplacer un interrupteur mural classique par un interrupteur mural filaire connecté pour conserver tout le mode de fonctionnement traditionnel, mais en ajoutant en plus une couche de connectivité.
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13:24] L'avantage, on le voit, il n'y a pas de pile à changer, jamais, et on peut remplacer quasiment à l'existant des interrupteurs. Donc c'est vraiment séduisant. L'interrupteur va jouer un double rôle. D'une part, il va communiquer en direct en filaire avec l'éclairage, donc exactement comme l'installation traditionnelle et l'installation d'origine. Et en plus, il va pouvoir communiquer avec un hub domotique. Vous pourrez donc piloter vos éclairages à distance via une application, un assistant vocal, etc. C'est l'interrupteur qui joue le rôle de passerelle entre la lumière et le réseau. Comme pour les interrupteurs sans fil, ces interrupteurs filaires peuvent fonctionner selon différentes technologies.
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14:03] Et alors là, c'est carrément un festival ! On va passer en revue un petit peu les différents types d'interrupteurs connectés.
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14:20] D'abord, vous avez les interrupteurs mureaux filaires, donc Wi-Fi. Alors attention, certains ont besoin d'un fil neutre. On en a parlé dans le premier épisode. Il faut qu'il y ait ce fil bleu qui arrive dans le boîtier où vous allez installer l'interrupteur. Les marques les plus connues, Konix, Sonoff, Shelly, Touya, Tapo, etc. Ça coûte entre 25 et 40 euros. Les interrupteurs, donc Wi-Fi, c'est pratique si on n'a pas de hub. L'inconvénient, c'est que ça dépend du Wi-Fi. Ça peut donc moins bien fonctionner. Et on a déjà évoqué tout ça dans les épisodes précédents. Deuxièmement, les interrupteurs mureaux Zigbee, avec ou sans fil neutre, à vérifier avant d'acheter. Exemple de marque, Akara, Legrand, Touya, Moos, Schneider, Ikea, etc. Très stable, idéal, avec un hub Zigbee ou une box domotique. Ça coûte entre 40 et 70 euros, jusqu'à 100 euros même pour des produits très haut de gamme.
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15:13] Les interrupteurs mureaux Z-Wave, autre protocole de communication. On va trouver du Fibaro, du Iotech, du Cubino. C'est parfait pour des installations domotiques avancées avec des boxes de type G-Dome, Idomus, HomeA, etc. Ce n'est pas terminé. Il y a aussi les interrupteurs plus récents qui vont fonctionner avec la technologie Matter ou Thread. Exemple, Evelight Switch, Nanoleaf, Essentials, Acara, Wall Switch, H2, etc. Voilà, je vous mets tous les détails. L'avantage du Matter Thread, comme d'habitude, c'est interopérable avec Apple, Google, Amazon. c'est la technologie universelle. Et puis, ce n'est pas terminé. Il existe aussi des interrupteurs muraux filaires de technologie RFID, RF 433 MHz. Bon, on ne va pas s'étendre là-dessus. C'est une ancienne technologie beaucoup moins utilisée, de marques par exemple Chacon, Evology, etc. Très simple, mais non compatible avec les assistants vocaux et n'offrant pas de retour d'état.
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16:12] Alors, comment installer un interrupteur filaire ? Sortez vos tournevis. Parce qu'on est plus là sur de l'électricité que sur de la domotique. Ça pourra faire fuir certains, mais si vous êtes un peu bricoleur, vraiment, ça ne pose pas de gros problèmes. Dans l'ordre, un, on coupe le courant au disjoncteur général, impératif pour des raisons de sécurité. Deuxièmement, on démonte l'interrupteur existant. Troisièmement, on identifie bien les fils, la phase, généralement rouge ou marron, le neutre, qui est bleu, si on en a besoin, et le retour vers la lampe, qui aura une autre couleur.
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16:46] Quatrièmement, on branche les fils sur les bornes du nouvel interrupteur, selon le schéma qui est fourni. Et cinquièmement, on rallume le courant, on procède à l'apérage de l'interrupteur via l'application mobile. Et ça y est, votre interrupteur est devenu connecté. Voilà, ce n'est pas simple, ces histoires d'interrupteurs, je vous l'ai dit. Alors, on va parler également d'un autre type d'interrupteur. Ce sont les capteurs de mouvements et de présence. Et oui, car ce sont également des systèmes qui vont déclencher l'allumage de lumière mais aussi d'un chauffage par exemple en fonction de qui est dans la pièce ou qui rentre ou qui sort.
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17:20] C'est hyper pratique pour plein d'applications, par exemple dans un couloir ou sous un porche, dans une maison, vous pouvez faire allumer automatiquement une lumière, c'est classique, basique, mais là, ce seront en plus des lumières connectées qui peuvent s'inscrire par ailleurs dans des scénarios domotiques. Il faut distinguer les détecteurs de mouvement, qui se déclenchent lorsque quelqu'un entre ou bouge dans le champ du capteur, et les détecteurs de présence, qui sont plus évolués, puisqu'ils sont capables de savoir s'il y a des gens ou des animaux dans la pièce, même si ceux-ci ne bougent pas. Parlons d'abord des détecteurs de mouvement. Les plus courants sont des détecteurs à infrarouge, ce qu'on appelle les PIR, Passive Infrared, infrarouge passif. Ils détectent la chaleur corporelle en mouvement. Ce sont les moins chers, à peine 10 à 50 euros environ. Il y a aussi des capteurs combinés, pire, luminosité. Ils allument la lumière uniquement si le niveau de luminosité est bas, par exemple en fin de journée. C'est pratique également.
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18:16] Et puis, autre type de détecteurs d'un nouveau genre, les détecteurs de mouvements par ondes radio. Ça, c'est assez élaboré, c'est assez récent. C'est ce que propose, par exemple, le nouveau pont Bridge Pro de Philips Hue, qui transforme les ampoules Philips Hue en capteurs. Il faut en avoir au moins trois dans la pièce. Elles vont mesurer les perturbations dans le signal radio, puisqu'il y a en permanence des communications Zigbee. Et donc, cela permettra au capteur de savoir s'il y a quelqu'un ou pas dans la pièce. Une solution pour l'allumage automatique des lumières ou pour l'envoi d'alerte lorsqu'un mouvement est détecté. Ça fonctionne donc comme un capteur de mouvement traditionnel, mais pas besoin d'ajouter un matériel supplémentaire. C'est donc avec le Bridge Pro de Philips Hue. A noter qu'avec un simple détecteur de mouvement, même si des gens sont dans une pièce mais qu'ils ne se déplacent pas pendant un certain temps, la lumière peut s'éteindre.
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19:11] Oui, je peux vous en parler, c'est du vécu, j'ai ça dans ma salle à manger, c'est très amusant. Souvent quand la lumière s'éteint au bout d'une demi-heure parce que personne ne s'est levé de sa chaise, c'est toujours l'occasion d'entamer des discussions interminables sur les bienfaits de la domotique. Autre type de capteurs, ce sont les capteurs de présence, qui eux vont être véritablement capables de savoir s'il y a quelqu'un dans la pièce ou pas, même si cette personne ne bouge pas. Ça marche aussi pour les animaux. Comment ça fonctionne ? En fait, ça détecte quand même des mouvements, mais des micro-mouvements. Donc, deux types de capteurs de présence, les capteurs à ultrasons qui émettent des ondes sonores très légères et qui repèrent les changements de réflexion de ces ondes. C'est ce qu'il y a de plus précis, mais aussi de plus coûteux. Ça détecte vraiment les micro-variations dans l'air. Alors, c'est plutôt pour des alarmes, plus que pour des éclairages. Et ce qui est bien aussi, c'est que ça fonctionne même derrière des obstacles. C'est donc meilleur que les pires, mais c'est moins précis que d'autres systèmes, et notamment que le top du top, le radar MMWave. Système de nouvelle génération capable de détecter la présence de personnes dans une pièce, même sans aucun mouvement visible. Par exemple, si quelqu'un reste assis sans bouger à un bureau, Ça coûte plus cher, 25 à 100 euros pour les modèles les plus évolués.
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20:25] Comment fonctionnent ces capteurs de mouvement et de présence ? C'est un peu sur le même principe que les interrupteurs. Vous avez d'abord le système en binding, c'est-à-dire en connexion directe avec un éclairage, ou bien les systèmes qui nécessitent une box pour faire la liaison avec le réseau, ce qui leur permet en général d'être plus intelligents et de s'inscrire dans des scénarios plus complexes. Le capteur envoie un signal au système domotique dès qu'il perçoit un mouvement ou une présence, et ce signal peut alors déclencher l'allumage d'une lampe, la mise en route d'un chauffage, une alerte de sécurité, etc. Y compris puisque ça passe par une box en tenant compte d'autres paramètres comme par exemple l'heure de la journée, le jour de la semaine ou le niveau de luminosité dans la pièce. Quatre figures, si quelqu'un rentre dans le couloir après 20 heures, le détecteur allume la lumière pendant deux minutes puis l'éteint automatiquement, mais ça ne fonctionnera que le soir et pas en pleine journée quand il y a du soleil par exemple. Comment installer des capteurs de présence ? C'est plutôt facile parce que les modèles sans fil se fixent tout simplement où vous voulez, avec un adhésif double face ou éventuellement avec une vis, et ensuite ils se connectent en Wi-Fi ou en Zigbee. Ça fonctionne avec une pile qui dure plusieurs années. Évidemment, ça consomme très très peu.
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21:37] Et puis sinon, il y a les modèles encastrés ou alimentés qui ont besoin d'être
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21:41] branchés sur le secteur. On met ça souvent dans un faux plafond ou sur un mur, etc. Alors il faut placer des capteurs plutôt en hauteur face à la zone de passage en évitant les sources de chaleur directes comme les radiateurs, les fenêtres ensoleillées, etc.
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22:00] En résumé, j'espère que tout cela vous a donné envie de passer aux interrupteurs connectés. Alors, on récapitule rapidement. Les interrupteurs, ils se distinguent d'une part par leur mode de communication, soit en direct, soit via un hub, soit encore relié en filaire. C'est un mode de fonctionnement classique. Et ils se distinguent aussi par leur type d'alimentation, soit sur pile, on peut les mettre où on veut, soit sur secteur. Et là, vous devez les brancher à la place d'un ancien interrupteur traditionnel.
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22:29] Comme d'habitude, comment faire son choix ? En fonction de vos besoins. Si par exemple, vous n'avez aucun système domotique à la maison, vous allez commencer par acheter quelques ampoules connectées, Wi-Fi ou Zigbee, avec un hub qui va avec. Choisissez tout simplement les interrupteurs qui sont conçus pour fonctionner avec ces éclairages, souvent de la même marque. C'est parfait pour automatiser une ou deux pièces, pour tester la domotique, sans vous lancer dans une usine à gaz. Seul point faible à tension, si vous prenez des équipements Wi-Fi, on le rappelle, une fois de plus, le Wi-Fi a des avantages, c'est plus plug and play, mais si ça tombera, vos lumières ne fonctionneront plus. Cela dit, une panne de Wi-Fi, ça ne dure jamais très longtemps à la maison. Si vous installez des ampoules Wi-Fi pour commencer, puis que vous voulez évoluer vers un système plus complet avec une box domotique, notez que vous pourrez toujours intégrer vos ampoules dans le réseau, à condition que la box le permette. Ce sera donc un élément à vérifier. Deuxième cas de figure, vous avez déjà quelques objets connectés où vous avez l'intention à terme d'équiper toute votre habitation et vous le savez déjà. Alors là, je vous conseille d'aller plutôt directement vers des produits Zigbee ou Matter. Ce sont vraiment les protocoles qui sont pensés pour la domotique. C'est mieux si vous comptez en mettre beaucoup à la maison, les intégrer dans des routines via une box domotique, etc. Il vous faudra donc un hub de base ou bien une box domotique type GDOM, OMEI, INOMUS, etc.
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23:58] C'est rapide, local, sécurisé, le Zigbee ou le Matter, c'est stable. La couverture est maximale grâce au système de réseau maillé. Vous pouvez choisir des interrupteurs de marque EV, Nanoleaf ou Acara qui seront capables de parler à des ampoules de n'importe quelle marque si vous passez par un hub polyvalent. Intéressant, ça fonctionne avec tous les assistants vocaux, ces interrupteurs Alexa, Google Siri puisque ce sont donc des équipements connectés comme d'autres on y revient dans un prochain épisode, Alors, les interrupteurs, ça coûte assez cher, proportionnellement. Si on doit en mettre partout dans la maison, c'est vrai que c'est un poste budgétaire assez important et c'est encore plus cher pour des systèmes Zigbee ou Matter, c'est-à-dire ce qui se fait de mieux actuellement sur le marché. Troisième cas de figure, vous voulez absolument conserver vos interrupteurs existants, mais les rendre connectés. Alors là, on retombe sur une solution qu'on a déjà évoquée dans le tout premier épisode de ce podcast, ce sont les micro-modules. des petits boîtiers à glisser derrière l'interrupteur mural. Et hop, ça transforme n'importe quel interrupteur classique en interrupteur connecté, sans rien changer au design.
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25:07] Exemple de marque Shelley, Fibaro, Sonoff. Il y a même des modules Philips Hue qui doivent donc être intégrés dans le réseau des ampoules Philips Hue. Mais attention, dans ce cas-là, ça nécessite un peu de bricolage, puisqu'il faut démonter l'interrupteur existant, le relier au module, après avoir coupé l'électricité, bien sûr, et en sachant ce que vous faites. Et puis, il faut qu'il y ait de la place dans le boîtier derrière l'interrupteur pour loger le module.
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25:30] Enfin, il faut vérifier, suivant le type de module que vous utilisez, je le répète une nouvelle fois, la présence ou non d'un fil neutre qui sera nécessaire pour certains équipements. Alors, cette solution peut paraître intéressante, sauf que l'on perd l'avantage des interrupteurs sans fil à placer n'importe où dans la maison, évidemment.
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25:48] Quatrième cas de figure, si vous voulez juste un petit interrupteur local, Par exemple, posée sur une table de nuit, vous pouvez vous orienter vers des interrupteurs tout simples de type Bluetooth ou Zigbee. C'est une solution simple, locale, directe, pour piloter une ampoule, une prise, etc. Pas de cloud, pas de hub, pas d'Internet, rien de tout ça, mais une portée limitée également de seulement quelques dizaines de mètres. Bien sûr, c'est une solution qui peut tout à fait se marier avec, par ailleurs, un réseau beaucoup plus complexe. Quelques conseils pour finir. Vérifiez donc la compatibilité des appareils entre eux, Wi-Fi, Zigbee, Thread, Matter. Choisissez en fonction de votre écosystème existant. Essayez quand même de ne pas trop mélanger les différents protocoles, surtout si vous n'avez pas de hub central, ça peut rendre tout ça un peu instable. Nommez clairement vos interrupteurs et vos lampes. Salon gauche près de la porte d'entrée, cuisine à l'est, etc. Positionnez intelligemment vos interrupteurs sans fil, par exemple à côté du lit pour éteindre toute la maison. Et puis pensez à mettre à jour le firmware lorsque vous installez un interrupteur neuf. Bref, le bon interrupteur, c'est tout simplement celui qui s'adapte le mieux à votre maison et à votre situation.
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27:13] Merci d'avoir écouté cet épisode du podcast Maisons Connectées de Monde Numérique et rendez-vous dans un prochain épisode.