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Mais le wifi, qu'est-ce c'est exactement ? Quelle différence avec la 4G ou la 5G ? Comment améliorer son wifi à la maison ? Comment éviter aussi les risques de piratage ? On va parler de tout cela dans cet épisode spécial de Monde Numérique. par la découverte d'une technologie de communication à l'apparence banale, mais qui soulève plein de questions, et surtout, dont on ne plus se passer. Cet épisode vous est proposé en partenariat avec Orange, qui a choisi monde numérique pour vous aider à mieux comprendre la technologie. Alors il faut savoir, pour les plus jeunes notamment, que le wifi n'a pas toujours existé. Et non, pendant longtemps, pour se connecter à internet avec un ordinateur, on avait forcément un fil à la pâte. Mais heureusement, le wifi a fait son apparition. Le wifi c'est une technologie qui a commencé à être développée dans les années 90. Donc c'était une techno qui était là pour remplacer le... le cable, donc le vieux câble RJ45 avec lequel on connectait nos appareils. Mathieu Kinche, enseignant chercheur à l'INS à Lyon et à l'INRIA, spécialiste des technologies sans fil. Et donc il y eu différents développements qui ont été faits aux États-Unis et en Australie un petit peu. Et puis on a vu apparaître à la fin des années 90 une première version du standard qui a été développée au sein de l'I3E, un organisme de standardisation au sein d'un groupe de travail qui s'est appelé... 802 et sous-groupe 802.11 et donc qui a créé la base de cette technologie qui aujourd'hui on utilise encore cette base et donc qui est développée au fur et mesure et à la fin de la zone des 90 la première version du standard est sortie et puis on a vu aussi les premiers appareils qui ont commencé à intégrer cette technologie donc c'était Apple qui a mis ça dans ses premiers high books si je me souviens bien En 99, à l'époque, ça s'appelait le Airport. C'était les premiers ordinateurs qui intégraient le wifi. Et depuis, le wifi s'est intégré dans la plupart de nos appareils, smartphones, tablettes, etc. Le wifi a une origine insolite. On attribue son invention à une actrice hollywoodienne des années 40, Heidi Lamar. En fait, c'était une véritable inventrice injustement méconnue et c'est elle qui a eu l'idée d'un système de chiffrement de fréquences destiné au départ à l'armement et qui sera utilisé ensuite dans le wifi. L'un des tout premiers réseaux wifi a été créé à Hawaï en 1971 pour relier entre elles les îles de l'archipel. C'était pas exactement le wifi qu'on connaît aujourd'hui, mais il avait un nom plutôt sympathique qui s'appelait Aloha Net. Mais alors le wifi au fond, qu'est que c'est ? Et bien ce sont des ondes radio comme la 5G, la 4G ou les ondes du micro-ondes. Ce sont des ondes à courte portée, quelques dizaines de mètres à peine. Et le wifi, bien son boulot, c'est de transformer votre connexion internet filaire qui arrive chez vous le plus souvent par fibre optique, en connexion sans fil pour vous permettre de surfer depuis votre canapé. Le wifi est défini par une norme technique, la norme IEEE ou IEEE 802.11, une norme qui n'a cessé d'évoluer au fil des années. C'est ça qui important avec cette norme, c'est qu'on a vu évoluer les premières versions qui permettaient des débits relativement faibles, et puis on a vu les évolutions de la technique qui ont permis d'améliorer tout ça. On a eu différentes versions, vous vous souvenez peut-être qu'il y avait les normes A, B, G, N, AC, voyait ça sur certains appareils. Donc ça, a été un peu clarifié récemment par la Wifi Alliance qui gère un peu, qui chapeaute le développement du wifi sous le nom de wifi 5, 6 et bientôt 7. Et on a vu donc des améliorations, donc on était passé de quelques mégas, les premiers réseaux wifi c'était un ou deux mégas maximum, un ou deux mégabits par seconde maximum et aujourd'hui... les prochaines versions nous annoncent des 40 gigabits par seconde. Au fait, attention à ne pas confondre les gigabits et les gigahertz. Gigabit par seconde, c'est la quantité de données transportées, gigahertz, ce sont les fréquences radio utilisées. Le wifi est donc une technologie que l'on retrouve aujourd'hui dans de nombreux équipements. Ordinateur, smartphone, téléviseur, objet connecté, etc. Contrairement aux réseaux cellulaires qui sont centralisés, qui appartiennent aux opérateurs, les réseaux wifi en a plein autour de nous. Il suffit d'ouvrir le wifi de son ordinateur pour s'en rendre compte puisqu'ils sont créés par des particuliers, des entreprises, etc. Alors pour que l'on puisse se connecter à tous ces réseaux, à condition d'avoir les codes d'accès évidemment, Il faut que tous les équipements soient compatibles, les ordinateurs, les smartphones, les routers aussi. Il faut que tous ces appareils parlent le même langage. C'est vraiment important dans ces technologies-là, qui vont être déployées et implémentées par beaucoup d'industriels, c'est que tout monde soit bien d'accord sur la façon dont fonctionne cette technologie. Pour ça, derrière, on a un standard qui est développé par l'organisme I3E802, au sein d'un groupe de travail qui s'appelle 802.11. Et par-dessus, on a également la Wi-Fi Alliance, qui est plutôt des consortiums d'industriels qui sont en charge de valider que les produits sont conformes à la norme. d'un côté, a un développement plutôt d'ingénierie au niveau de l'i3e, et puis de l'autre côté, a une validation et une commercialisation, une promotion en fait des nouvelles technologies, un choix parfois des fonctionnalités qu'il faut inclure ou pas dans ce qu'on va labelliser comme étant compatible Wifi. Avant d'aller plus loin, il faut s'arrêter un instant sur quelques grands mystères du Wifi. Et d'abord ce mot, Wifi, Wi-Fi en anglais. En fait, on ne sait pas ce que ça veut dire. Contrairement à la 5G, par exemple, qui signifie cinquième génération de télécommunications mobiles, pour le Wi-Fi, c'est carrément flou. Selon certains, ça voudrait dire « wireless fidelity ». En français, fidélité sans fil. Sauf que ce n'est pas sûr du tout. C'est « wireless fidelity qui a été mentionné plusieurs fois par la Wi-Fi Alliance. Moi, ce que j'avais compris, c'était plutôt un clin d'œil à Wi-Fi. mais que voilà, c'était juste un sigle comme ça, mais qu'il n'y avait pas forcément quelque chose à aller chercher derrière. Alors c'est vrai que Wifi en réalité serait juste un terme marketing inventé dans les années 2000 pour éviter d'avoir à dire IEEE 802.11 qui était vraiment imprononçable. Tout cela nous amène à une autre grande question existentielle. Faut-il dire le ou la Wifi ? Alors en anglais pas de problème. Mais en français, c'est comme la chocolatine ou le pain au chocolat, on ne s'en sort pas. Alors là, c'est un grand débat aussi, je suis pas sûr que ça soit super important, oui, alors moi, j'ai plutôt tendance à dire dans mon domaine, dans ma communauté, c'est plutôt le wifi, parce que c'est le réseau wifi, mais on peut aussi dire la technologie wifi, donc on pourrait en discuter. C'est vrai qu'on pourrait en discuter pendant des jours et des jours. C'est un peu comme le Game Boy ou la Game Boy, fait le sexe des anges numériques n'est pas facile à déterminer. Pourtant, selon les dictionnaires Larousse et Robert, Wifi est bien un nom masculin. Mais en fait, on remarque que ce sont plutôt les geeks qui disent le Wifi, alors que les gens normaux, ceux qui sont moins versés dans la technologie, ont tendance à considérer apparemment que le Wifi est une fille et ils disent la Wifi. C'est intéressant d'ailleurs, peut-être qu'ils trouvent ça plus joli, plus doux, plus rassurant. Allez, toujours au rayon des grandes interrogations, on pourrait débattre aussi de la manière d'écrire le terme Wifi. Est-ce qu'il faut ou non un trait d'union entre le WI et le FI ? Eh bien, normalement oui. C'est comme ça que ça s'écrit. Le dictionnaire de Word s'énerve dès qu'on oublie le trait d'union, mais il faut bien avouer quand même que c'est plus facile d'écrire Wifi tout attaché. Bref, on va arrêter là pour les questions sémantiques et orthographiques et on va revenir à des points plus techniques concernant le Wifi. Alors vous utilisez forcément du wifi à la maison ou au bureau, que ce soit via la box de votre opérateur internet ou bien via un router externe. Mais le problème c'est que, je sais, ça ne marche pas toujours comme vous aimeriez. Dans la pièce du fond, là, ou au fond du jardin, ça passe mal. Et c'est normal car nous sommes dans le domaine des ondes, il y a donc des contraintes physiques. C'est ce que nous explique Gonzague d'Ambricourt, dirigeant de la société Bouche Cousu. spécialisée dans l'installation de réseaux Wi-Fi en entreprise. Comme toute chose qui passe par les airs, elle a comme contrainte qu'elle peut être perturbée. C'est-à-dire de la même façon que de la musique s'arrête quand on traverse des murs. Le Wi-Fi est soumis à ça, est soumis aux perturbations des voisins. Pendant longtemps, le Wi-Fi était majoritairement sur la même fréquence que les micro-ondes, les tokyo-alki, etc. Ce qu'on appelle le 2,4 GHz qui est très, très encombré. Donc ça, c'était fastidieux. Depuis de nombreuses années maintenant, a le 5 GHz qui est beaucoup moins chargé et là on a le 6 GHz qui arrive. Donc ça c'est la partie fréquence et disponibilité dans l'air en gros. Et de l'autre côté effectivement, tous les protocoles qui tournent autour du Wi-Fi, tous les standards se sont beaucoup améliorés pour aider les appareils à mieux comprendre leur environnement radio. Alors Gonzague d'Ambricourt l'a évoqué et Mathieu Quinch l'a expliqué juste avant. Il n'existe pas un Wifi mais des Wifi qui s'appuient sur différentes plages de fréquences. Aujourd'hui les ordinateurs et les smartphones utilisent du Wifi 5 GHz mais de nombreux objets connectés continuent d'être compatibles uniquement avec le vieux Wifi 2,4 GHz. En fait, le 2,4 GHz porte plus loin que le 5 et initialement coutait un peu moins cher à plus je pense beaucoup de constructeurs qui ne faisaient pas d'efforts sur leur carte électronique pour passer au 5 et c'est un peu universel. Tout le monde a dû 2,4, pendant longtemps tout le monde n'avait pas dû 5. Aujourd'hui on pourrait effectivement largement basculer en 5, c'est en train de changer. Mais pour le moment, ne peut pas complètement couper le 2,4 si on a des objets connectés pas très récents ou de constructeurs qui n'ont pas fait l'effort du 5. Les caméras sans fil, des choses comme ça. C'est souvent 2,4 GHz parce que ça porte plus loin et parce qu'on veut que le client se dise je peux la mettre hyper loin de la box. Et c'est comme ça qu'on a souvent les deux Wi-Fi qui cohabitent, parfois sous le même nom, 2,4 et 5 GHz. Dans tous les cas, si on n'est pas content de la couverture de son wifi à la maison, comment l'améliorer ? Petit rappel des conseils de base avec Gonzac d'Ambricour. Le conseil de base, c'est de ne pas enfermer trop sa boxe dans un environnement qui va la contraindre pour l'émission wifi. Par exemple, si vous enfermez votre boxe dans un joli meuble en métal, ça va faire un effet qu'on appelle cache de Faraday. Et donc les ondes vont très mal se diffuser. Pareil, va éviter de la coller trop près d'un mur porteur énorme. Le wifi en extérieur avec aucune perturbation, wifi porte à environ 100 mètres. Et évidemment en intérieur cette portée s'écroule parce que dès qu'on croise des obstacles, une porte, des vitres, une porte blindée, alors là c'est encore pire, donc des murs porteurs, le signal s'affaiblit et donc le travail d'interaction entre votre appareil, c'est à dire votre ordinateur, votre smartphone et la borne wifi, donc parfois... Enfin souvent chez les gens, l'Hourbox, va être beaucoup plus difficile. Un peu comme deux personnes qui s'entendent mal, va passer son temps à répéter ce qu'elle a dit et l'appareil client aussi. donc déjà, ça consomme beaucoup de batteries et c'est du temps perdu. ça induit des latences et ce qu'on connaît de la vidéo qui saute, la qualité qui baisse. Alors quand on a un mauvais Wi-Fi, en général, on se tourne vers des répéteurs, ces petits accessoires censés augmenter la portée du réseau sans fil. Alors c'est une des solutions les plus faciles à déployer, le sens où il n'y a pas besoin de tirer de nouveaux câblages dans son domicile et que effectivement c'est un côté un peu ce qu'on appelle plug and play, c'est on branche, on fait quelques clics et c'est fonctionnel. En général c'est pas mal, ensuite les gens en exigent beaucoup par rapport à ce que ça fait. On a bien tout dans le nom, c'est un répéteur, donc ça veut dire que c'est quelque chose qui va d'abord capter un premier signal et le rediffuser. Donc il faut imaginer qu'on fait des sauts de puce dans la maison. et que chacun de ces sauts fait perdre un petit peu en performance et que pour bien répéter il faut de toute façon bien capter. Si j'essaye de répéter les paroles de quelqu'un que j'entends mal, on a l'expression en France du téléphone arabe, c'est exactement la même chose, le message sera perturbé à la fin. Donc il faut aussi bien placer ces répéteurs. Les solutions modernes sont très chouettes à ce sujet mais elles ne règlent pas tout le problème de la physique. C'est-à-dire que effectivement ce n'est pas des produits qui par magie rendent vos murs transparents aux ondes. Enfin pour étendre un réseau wifi, il a aussi ce qu'on appelle les répéteurs CPL, courant-porteur en ligne, c'est-à-dire qu'ils se branchent directement sur le réseau électrique sur les prises de courant. Je trouve que ce pas ce qu'il de plus fiable pour l'avoir quand même beaucoup expérimenté. Et pourtant, y a une marque allemande bien connue qui vend ça comme des petits pains. Moi, ne pas convaincu de la stabilité de la chose. Et sûrement sur un réseau électrique parfait, c'est génial, mais un réseau électrique parfait, c'est très rare. Et par contre, c'est vrai que ça permet de s'affranchir de beaucoup des contraintes de portée. Et on n'a plus cette contrainte du répéteur qui doit bien capter le signal source puisque là, on ne vient pas capter un signal Wifi, on vient... transmettre un signal informatique à travers le réseau électrique. Si on parle de Wi-Fi, il faut parler de sécurité, sécurité des données. Parce que ce sont des ondes, c'est-à-dire que ça passe par la voie des airs, eh bien il y a des risques d'interception lorsque vous envoyez des messages, lorsque vous consultez vos comptes bancaires ou simplement lorsque vous allez sur le web. Alors heureusement les concepteurs de Wi-Fi ont mis en place dès le début des systèmes de chiffrement pour protéger les communications. Mais on s'est vite rendu compte que ce n'était pas infaillible, comme le rappelle Mathieu Kinch. spécialiste de la sécurité des réseaux sans fil à l'INRIA. Voilà, donc c'est un point qui est central dans le Wi-Fi. Comme vous l'avez dit, le fait que les échanges aient lieu par des signaux radio veut dire que n'importe qui, les compétences techniques, est en mesure de capter les signaux qui sont transmis, d'interagir à distance avec des appareils. Et donc, savez pour ça qu'elle a été intégrée dans la première version du Wi-Fi, ce qu'on appelait le WEP, donc Wired Equivalent Privacy. donc qui permettait de fournir une confidentialité qui était équivalente à priori à celle qui était possible sur un câble. On s'est rapidement rendu compte qu'en fait ce mécanisme web était cassé, y a eu les premières vulnérabilités qui ont été découvertes rapidement. C'est quelque chose qui a fait plaisir d'un grand nombre de hackers dans les années 2000. Le web était très facile à hacker à l'époque et aujourd'hui c'est un exemple très facile pour démontrer les vulnérabilités dans les réseaux sans fil. Ouais, c'est pas très rassurant tout ça. Heureusement les scientifiques nous ont mis au point un autre système baptisé WPA. Mathieu Quinch. Une fois que le web a été identifié comme étant très vulnérable, en réponse à ça, un peu en catastrophe, la Wifi Alliance, sans attendre l'e3e802, a développé une version patchée qu'on appelait WPA, qui reposait sur les mécanismes cryptographiques qui étaient les mêmes que pour le web, mais les utilisait d'une manière un peu différente qui rendait les attaques du web inutilisables. Donc ce n'était pas un changement majeur, mais ça permettait de... de patcher rapidement, de réparer à la va vite le système. Et en parallèle, l'organisme de standardisation l'I3E a développé quelque chose de plus robuste qu'on a appelé par la suite WPA2 et qui a été intégré et qui cette fois-ci repose sur des bases cryptographiques qui sont beaucoup plus solides que ce qu'on avait dans le web et le WPA. Et là plus récemment, on a eu le WPA3 qui est arrivé avec de nouveaux mécanismes de la récu... sécurité renforcée en particulier par le support de fonctions cryptographiques plus robustes et puis aussi des nouvelles fonctionnalités qui permettent de protéger les données dans tout un tas d'autres contextes. Alors ça c'est plutôt rassurant, le WPA veille sur nous. Si notre box est à jour, qu'on a un système qui à jour, qu'on a un mot de passe sur notre réseau qui est robuste, voilà, on va pas revenir là dessus, mais bon, faut choisir ces mots de passe de manière robuste pour pas qu'il soit devinable facilement. va éviter 000 ou un 2, 3, 4. Voilà ce genre de choses. Et puis ici, on a configuré le bon mode, donc WPA2 ou alors WPA3 maintenant quand c'est disponible. normalement notre réseau il est fier. Donc chez vous un conseil, allez dans l'interface d'administration de votre box ou de votre routeur, vérifiez que vous avez bien activé au moins l'option WPA2, éventuellement WPA3. Et une fois qu'on a fait ça, en principe, on peut dormir sur ses deux oreilles. Mais il ne faut peut-être pas se réjouir trop vite, car il y a d'autres risques liés au wifi. Par exemple, si vous communiquez un peu trop facilement vos codes d'accès, des amis, etc. qui on va donner votre mot de passe. Donc là, peut y avoir un risque que le mot de passe soit diffusé et donc quelqu'un d'extérieur puisse y accéder, quelqu'un de malveillant. Et puis, a aussi le problème d'inviter des personnes sur notre réseau Wi-Fi, ça veut dire que c'est des appareils qui vont venir s'y connecter et accéder à notre réseau interne. là, il faut faire attention également parce que si un de ces appareils est compromis et sous le contrôle d'un pirate, cet attaquant pourra faire un peu ce qu'il veut sur le réseau. là, c'est pas le wifi qui est en cause, c'est plutôt la façon dont on gère notre réseau et qui en autorise à se connecter dessus. Alors il y a une question que j'ai envie de poser à Mathieu Quinge. Si quelqu'un a mon mot de passe wifi, certes il peut utiliser ma connexion internet, mais est-ce qu'il peut également entrer dans mon ordinateur ? Alors ça, va dépendre des versions de sécurité que l'on a. Donc si vous êtes sur le WPA2, si vous avez connaissance du mot de passe, la personne, l'attaquant qui observe les communications sera en mesure de récupérer ce qui se passe. Avec des outils spéciaux ? Oui, avec des outils spéciaux, mais qui sont aujourd'hui relativement faciles à utiliser. Alors une bonne nouvelle, c'est qu'on n'a pas qu'un seul niveau de protection sur les réseaux de communication aujourd'hui. Donc on a la protection de la sécurité au niveau du Wi-Fi, mais par-dessus, bien souvent, on a des protections. comme le HTTPS, le petit cadena vert qu'on a dans notre navigateur, qui va faire en sorte que nos communications sont chiffrées. Donc la plupart des échanges qu'on va avoir par-dessus le Wi-Fi vont avoir un niveau de protection supplémentaire qui va nous protéger d'une certaine manière ici. Et puis maintenant on a vu la dernière évolution de sécurité dans le Wi-Fi qui est le WPA3 et qui introduit un mécanisme qui permet justement d'éviter que quelqu'un qui connaisse un mot de passe soit en mesure après de récupérer tous les échanges qui ont lieu sur le réseau. donc ça, c'est une amélioration qui est tout à fait louable puisque ça permet de se prémunir contre toutes les menaces ont discuté tout à l'heure. Donc si on est prudent, globalement, il a peu de risques à utiliser du Wi-Fi à la maison à condition d'avoir un système pas trop vieux et de prendre un minimum de précautions. Par exemple, la plupart des box et des routers aujourd'hui permettent de créer un réseau invité, c'est-à-dire un réseau supplémentaire qui s'appelle généralement Wi-Fi Guest. et qui permet aux gens qui viennent chez vous de profiter de la connexion internet mais sans possibilité d'accéder aux autres ordinateurs du réseau. Mais le problème, c'est que le wifi, on ne s'en sert pas seulement à la maison. C'est bien pratique de se connecter aussi à l'extérieur, dans un café ou dans un hôtel par exemple, d'autant que c'est plus écologique d'utiliser le wifi que la 4G ou la 5G. En prenant en compte l'ensemble du processus, ça consomme moins d'énergie et ça produit moins de CO2. Mais se connecter au réseau wifi de votre restaurateur préféré, malheureusement, ce n'est pas sans risque. Alors je vais prendre le cas le plus simple où on se connecte au réseau d'un hôtel ou d'un restaurant. Donc là on se retrouve dans un cas où on plusieurs, on est sur un réseau sur lequel il a potentiellement d'autres utilisateurs et donc certains ces utilisateurs sont malveillants. Donc on est bien souvent connecté directement, ils peuvent se connecter à notre appareil en échangeant des messages et peuvent éventuellement capter une partie du trafic qu'on va envoyer, donc collecter des données, mais ils peuvent aussi nous attaquer, essayer de compromettre, de s'introduire dans notre système en exploitant des vulnérabilités sur notre appareil qui serait pas forcément à jour, par exemple, donc prendre le contrôle de notre appareil à distance. Donc ça, c'est une des menaces à laquelle on peut s'exposer. Et puis, il a l'autre cas, c'est qu'on n'est pas forcément connecté, mais voilà, vous l'avez dit, ces réseaux Wi-Fi, donc... réseau wifi de l'hôtel, il va avoir un nom de réseau à insécider assez commun, par exemple, wifi hôtel. Et puis une attaque qui est assez populaire dans le milieu, c'est de dire qu'on va créer des faux réseaux qui vont s'appeler comme des réseaux qui sont communs. Et en ce faisant, ça va attirer un grand nombre de connexions puisque nos appareils se connectent automatiquement aux réseaux qu'ils connaissent déjà. Et là, la seule façon de les identifier, les réseaux, c'est le nom. Et ce nom est très facile à usurper. Donc cette technique de créer des faux réseaux va faire en sorte que des appareils vont venir se connecter et une fois qu'on les a attirés, là on a une connexion directe avec eux, on peut faire ce qu'on appelle des attaques d'hommes au milieu, donc intercepter le trafic, faire des attaques, exploiter des vulnérabilités sur l'appareil. Donc là, on est vraiment dans une position qui permet de faire beaucoup de choses. Là, je crois qu'on a bien compris que la sécurité des réseaux informatiques, c'est une histoire quand même sacrément complexe puisqu'il y a plein de niveaux différents et il donc des failles potentielles à tous les étages. Comme dirait l'autre, le risque zéro n'existe pas. Maintenant, il s'agit pas non plus d'être parano. Comme le rappelle Gonzac d'Ambricour, les vrais piratages, concerne surtout les personnes qui sont délibérément ciblées. Dans nos clients, a des gens qui font des missions avec des entreprises de la défense, etc. eux sont beaucoup plus susceptibles de faire l'objet d'espionnage par exemple. là, ça sera quelque chose de ciblé. Ça veut dire qu'il va y avoir des moyens mis en face par des unités parfois étatiques pour aller chercher de l'info, pour voler l'ordinateur, pour voler accéder à son contenu. Pour monsieur et madame tout monde qui partagent leurs photos sur Facebook, vous êtes moins intéressants pour un hacker. Ça n'empêche pas de faire attention. Alors pour se protéger quand on se connecte à un wifi public, Il existe une solution qui tient en trois lettres VPN, Virtual Private Network, autrement dit réseau privé virtuel. Ça se présente sous la forme d'un logiciel payant ou gratuit et qui crée une sorte de tunnel sécurisé dans lequel nos données vont être envoyées. Est-ce une bonne idée pour les particuliers ? Réponse de Mathieu Cinch. Globalement, oui, le VPN, ça va être un avantage parce que ça va rajouter une couche. de protection, c'est que tout le trafic qui va sortir de notre machine, il peut être chiffré ou non chiffré, mais lorsqu'on passe dans le VPN, tout ce qui va transiter au moins sur le réseau wifi, tout ça sera encapsulé dans une couche de chiffrement qui fera que l'attaquant ne sera pas en mesure de voir ce qui se passe. Néanmoins, passer par un VPN, ça veut dire que tout notre trafic va passer par ce fournisseur VPN. Et là peut se poser des problèmes, puisque est-ce qu'on a vraiment confiance ? En fait, on va faire passer toutes nos données par les serveurs d'une entreprise. Et on sait que le VPN, souvent, on a tout un tas d'activités plus ou moins légales qui sont associées avec. Et on a vu des histoires de fournisseurs de VPN qui prétendaient ne pas collecter de données, etc. Et au final, on se rend compte que c'est le cas. il faut bien savoir que lorsqu'on utilise un VPN, il faut vraiment être sûr que le fournisseur de VPN en face, on peut lui faire confiance. Et aujourd'hui c'est une question compliquée. Quand on déroule cette question du wifi, on a un peu l'impression d'aller de surprise en surprise. Alors il ne s'agit pas de se faire peur inutilement, l'important c'est juste finalement d'avoir conscience que ces risques existent. Merci d'avoir écouté cet épisode spécial de Monde Numérique en partenariat avec Orange. Réalisation signée Thomas Langlin. J'espère que vous avez appris des choses sur le wifi. 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