😎 Revivez le salon VivaTech 2025 : IA, souveraineté numérique et robots humanoïdes
Maison Connectée07 août 202550:12

😎 Revivez le salon VivaTech 2025 : IA, souveraineté numérique et robots humanoïdes

[Redif] Revivez les temps forts de VivaTech 2025, l’édition de tous les superlatifs : plus de 160 000 visiteurs, des annonces marquantes, des innovations spectaculaires et un vrai tournant dans la prise de conscience européenne autour de la souveraineté numérique.

(Rediffusion du 14 juin 2025)

🧠 Mistral, NVIDIA et le retour de la souveraineté numérique

C’est sans doute l’image forte de VivaTech 2025 : la French Tech qui passe à la vitesse industrielle. Avec son méga-contrat de 18 000 GPU signé avec NVIDIA, Mistral AI entend bâtir un cloud souverain européen. Un tournant que j’analyse dans cet épisode, avec les éclairages de Capgemini et une lecture géopolitique des rapports de force technologiques en présence.


🤖 Robotique humaine, IA générative et tech utile

Les robots ont occupé le terrain comme jamais : humanoïdes interactifs, compagnons éducatifs ou assistants de santé connectés. Avec des intervenants comme Rodolphe Hasselvander (Buddy), Thierry Menoux (Bodyo) ou encore Stéphane Bohbot (Innovate), on mesure à quel point l’IA générative alimente désormais des applications concrètes, utiles, et parfois très émouvantes.


🇨🇦 Canada à l’honneur et alternative au web classique

Dans le Débrief Transatlantique avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet), nous revenons sur la présence forte du Canada à Paris, et sur ses ambitions politiques en matière d’IA. Nous évoquons aussi Frogans, une interface web nouvelle génération, sans cookies ni tracking, portée par Alexis Tamas, et qui héberge désormais… le site de Monde Numérique.

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[0:00] Music. [0:24] La star de Vivatech 2025, c'était donc Jensen Huang, le patron taïwano-américain de la firme NVIDIA, invité d'honneur, car chaque année, désormais, à Vivatech, il y a un invité d'honneur pour une [0:39] keynote devant un public conquis de plusieurs milliers de personnes. Jensen Huang sur scène, avant un dîner à l'Elysée en l'honneur des startups, avant une autre prise de parole en compagnie d'Emmanuel Macron sur scène un peu plus tard dans la journée. L'homme au t-shirt et au blouson noir, désormais rompu à cet exercice, a pris la parole, non seulement, bien sûr, pour dire tout le bien qu'il pense de la France et de l'Europe, mais carrément, d'ailleurs, pour faire la présentation annuelle de ses nouveautés dans le cadre de ce que Nvidia appelle sa conférence GTC. Il a donc parlé IA agentique et Blackwell, la dernière génération de GPU, les processeurs NVIDIA, jadis destinés aux jeux vidéo et aujourd'hui dédiés à l'intelligence artificielle, positionnés comme le cœur de ce qu'il appelle les AI factories, les usines AIA, autrement dit, ces data centers qui se multiplient un peu partout sur la planète et y compris en France. [1:38] Donc quelque chose est en train de changer. Nous savons que l'IA est une technologie incroyablement importante. Nous savons maintenant avec certitude que l'IA est un logiciel qui pourrait révolutionner, transformer chaque industrie. Elle peut faire ces choses incroyables que nous connaissons. Nous savons également que la manière dont vous traitez l'IA est fondamentalement différente de la façon dont nous traitions les logiciels écrits à la main. [2:03] En fait, ces centres de données ne sont pas du tout des centres de données. Ils ne sont pas des centres de données au sens classique d'un centre de données stockant vos fichiers que vous récupérez. Ces centres de données ne stockent pas nos fichiers. Il a un seul travail et un seul travail seulement, produire des jetons intelligents. La génération de l'IA, ces usines d'IA. Les usines d'IA, voilà l'enjeu et l'annonce la plus marquante, et bien justement, c'est celle qui concerne conjointement NVIDIA et le français Mistral. Mistral AI spécialisé dans les grands modèles de langage pour l'intelligence artificielle générative, la start-up vedette systématiquement mise en avant lors des manifestations consacrées à l'IA actuellement. [2:54] Mistral qui a annoncé donc son intention désormais d'ouvrir à son tour ses propres data centers. Et pour cela, il lui faut des puces, des processeurs évidemment. C'est donc pour cela que Mistral va acheter 18 000 super processeurs Grace Blackwell. Ce sont parmi les plus chers du marché, coûtant entre 30 000 et 70 000 dollars l'unité. Cette opération devrait donc représenter plusieurs milliards d'euros. Jensen Zhang, le patron de Nvidia, se frotte les mains. Arthur Mench, le jeune PDG de Mistral, roule des mécaniques. Et Emmanuel Macron applaudit en qualifiant l'annonce d'historique. Car c'est un projet qui permet à Mistral de brandir la fameuse autonomie stratégique, le leadership technologique européen, comprenez la fameuse souveraineté numérique. Je pense que la partenariat annoncée aujourd'hui entre NVIDIA et Mr. AI est pour moi une histoire historique. Prêt. [3:54] Concrètement, ça signifie que les entreprises qui utilisent des modèles de Mistral et qui devaient jusqu'à présent opter afin de faire tourner ces modèles pour des clouds Microsoft, Amazon ou Google, le plus souvent, pourront s'en remettre au cloud de Mistral. C'est donc présenté comme une solution verticale, intégrée, souveraine, opérée par un seul acteur français. Pour Mistral, ce sera donc le moyen de devenir un acteur global. Il y aurait déjà quelques clients, des partenaires historiques comme Orange, [4:21] Schneider Electric, BNP Paribas, Thalès ou encore Veolia. Et puis des nouveaux sans doute, parmi lesquels la SNCF ou encore des startups comme Miracle qui fabrique les petits robots verticaux sur Gyropod, qui étaient également mis en vedette lors de la keynote de Jensen Huang. Voilà, et pour cela il faudra donc de l'argent qui reste le nerf de la guerre. Mistral a déjà levé 1 milliard de dollars en deux ans, et elle serait sur le point de lever 1 milliard supplémentaire. [4:51] Brièrement, quelques autres annonces à VivaTech, des partenariats, des partenariats importants, donc qui concernent Orange, Telefonica, Swisscom, FastWeb, qui vont donc se lancer dans des constructions d'infrastructures d'IA locales. Scaleway, filiale du groupe Iliad, qui a signé avec France Télévisions ou encore avec le CNRS. Bref, la puissance de l'IA grossit en France et en Europe et l'objectif affiché est de multiplier par 10 la capacité de calcul en intelligence artificielle européenne d'ici deux ans. Voilà pour les principales annonces. Maintenant, du côté des exposants et des innovations présentées à VivaTech, on va s'intéresser dans cette émission au Canada qui était à l'honneur avec un stand gigantesque, 600 représentants invités d'honneur de VivaTech. On en reparle tout à l'heure avec Bruno Guglielminetti, mon camarade québécois qui a fait le déplacement exprès, qui était présent à Vivatech. Les visiteurs ont pu découvrir également quelques robots, et notamment les robots de la marque chinoise Unitree, des robots humanoïdes qui vont être bientôt commercialisés en France. On a pu voir de près aussi le CyberCab, le taxi autonome de la marque Tesla, une voiture sans volant qui commencera à arriver bientôt sur les routes américaines, et à mon avis pas sur les routes européennes avant un sacré bout de temps. Et puis bien sûr, beaucoup d'innovation dans le domaine de la santé, dans la réalité virtuelle aussi. On en reparle dans la deuxième partie de cette émission. [6:16] Le débrief transatlantique. [6:19] Le débrief transatlantique, il est temps de retrouver mon camarade Bruno Guglielminetti. [6:23] du podcast Mon Carnet de Montréal. Bonjour Jérôme Colombain à Paris. Bonjour Bruno Guglielminetti à Paris également. Eh, merci de m'accueillir chez toi comme ça, dans ton environnement. Eh oui, puisque tu es à Vivatech, nous sommes au salon Vivatech. Pour tout dire, on s'est même enfermé dans une petite cabine insonorisée dans la salle de presse. une bulle. On est bien là. [6:44] Vive Atec édition 2025, donc tu as fait le déplacement depuis Montréal. Et il faut dire, ça valait la peine, c'est vrai. Alors, voilà, on va discuter de tout ça ensemble. Que penses-tu de cette édition 2025? Ou en plus, vous êtes complètement à l'honneur, le Canada. Ça fait tellement plaisir. Cette année-là, j'avais presque l'impression de revenir un peu à la maison. [7:04] Tellement le Canada a une place importante. C'est vrai. Le Canada, mais aussi le Québec. Mais ça fait que la présidence canadienne cette année, elle est là. Elle est officielle, mais elle est là. Oui, c'est ça. Parce que vous êtes les invités d'honneur, cette année. Ce qui est important, et je veux vraiment le mettre en perspective, c'est que ça, ça a été décidé il y a longtemps. Avant l'élection de Trump, c'est ça que ça veut dire. C'est pas une réaction aux tensions franco-américaines ou européano-américaines. Sauf que, et ça, les gens qui vont poursuivre l'écoute du podcast vont l'entendre de la part de l'ambassadeur canadien à Paris. Dans le contexte où on est aujourd'hui, où le Canada vient de perdre son allié historique qui étaient les États-Unis, on se retourne vers nos parents, l'Angleterre, la France. Bien sûr. Puis on se dit, bien là, est-ce qu'on peut faire quelque chose avec vous autres? Parce que là, nous, on était partis avec eux, ça fait des années. Puis finalement, on se voit qu'on ne peut pas. C'est vraiment cette image-là qu'on se retourne comme ça. Et puis heureusement, c'est comme si rien n'avait été perdu depuis tout ce temps-là. Et là, quand je parle à des Français, des Québécois ou des Canadiens qui font affaire ici, il y a un paquet de contrats qui ont été annoncés, des partenariats qui vont être annoncés encore cette semaine. Alors, on a comme retrouvé nos liens et c'est tant mieux. C'est super. Nous, on est ravis parce que c'est vrai qu'on est alignés sur plein de choses. On va dire qu'on a les mêmes valeurs pour parler simplement. C'est quoi la tech canadienne, Bruno? [8:32] En tout cas, celle qui a été présentée ici, c'est l'IA. C'est presque que de l'IA. Donc, l'IA partout, mais c'est un peu le thème de Vivatech cette année. C'est moi qui me puisse dire. La souveraineté numérique. Mais donc, c'est ça. Alors, c'est que des gros joueurs canadiens du domaine de l'IA, autant dans la médecine industrielle, la bureautique, l'architecture. Il y a même des trucs qui vous permettent de regarder, de scanner le visage de votre chat. Et puis, l'application va vous dire s'il va bien. Ah oui? Ah oui, ça existe aussi. Ça ne marche que pour les chats? Non, mais ça va arriver. ça pour les humains, ça. On a déjà vu des choses dans le CES. Mais là, pour le moment, ils font pour les chats. Je trouve ça intéressant. Les chiens vont suivre, c'est sûr. On ne va pas faire de discrimination. [9:16] Mais c'est intéressant. N'oubliez pas les hamsters, s'il vous plaît. Je ne sais pas si ils sont rendus là. Je pense qu'ils vont aller aux humains d'abord. Mais donc, ces gens-là, il y a un peu de tout. Mais l'idée, c'est vraiment de présenter le savoir-faire. C'est super. On est ravis que vous soyez là. Que penses-tu de ce Vivatech 2025, sachant que tu as un peu de recul maintenant, puisque tu étais déjà là l'an dernier. Puis après, moi, je te donnerai mon avis. Ben moi, je vais te poser la question, hein. C'est moi qui commence, alors ? Oui, non, mais c'est ça. Ben oui, je suis chez vous. Alors, j'ai déjà pas mal parlé. Alors, toi, comment tu trouves cette édition-ci ? Alors, écoute. [9:50] Déjà, il y a énormément de monde. Tu as vu le monde qu'il y a. J'ai l'impression qu'il y a encore plus de monde que l'an dernier. Les organisateurs ont annoncé, avant que ça ouvre, qu'ils allaient recevoir 165 000 visiteurs. Bon, à l'heure où on enregistre... Ah, c'est un côté des chefs du CRS avec ça. Ouais, mais c'est fou, hein. C'est impressionnant. Alors que c'est plus petit en surface. Ben oui, c'est pas la même taille. Mais en nombre d'exposants, et c'est toi qui faisais la remarque sur le plateau de Tech & Co chez François Sorel et tu as tout à fait raison, ils annoncent 3500 exposants et au CES, on est à 4500, c'est ça? Donc, on n'est pas loin. Non, non, c'est proche. C'est très, très proche et ils n'ont plus rien à envier au CES. Tout à fait. D'ailleurs, il y a votre président qui l'a dit. Vous aviez, je vous avais donné le défi il y a 9 ans d'être les meilleurs. Aujourd'hui, on l'a. Oui, le président qui est en terrain conquis ici, Emmanuel Macron, il vient tous les ans depuis la toute première édition. Je me souviens, même l'une des premières fois, c'est moi qui l'avais interviewé sur scène ici. Il n'était pas encore président, il était ministre, simplement. Mais je lui avais demandé s'il serait candidat et sans surprise, il n'a pas répondu. C'était l'époque du mystère. [10:49] Mais indépendamment de ça, ce que je veux dire, c'est qu'énormément de monde, on peut vraiment parler de succès, je pense. Et puis, malgré ça, alors donc, ça prouve que ça bouge, que la tech européenne bouge. Mais un petit bémol, je trouve que c'est ce que j'avais l'occasion de dire également sur le plateau de Tech & Co, où on participait ensemble. Il y a un petit côté schizophrénique. C'est-à-dire ? C'est-à-dire que tu l'as dit, la grande préoccupation, c'est la souveraineté numérique. C'est comment développer des solutions technologiques françaises, européennes. Il y a d'ailleurs des annonces qui ont été faites en ce sens. NVIDIA, Jensen Huang, la star, était là. Il a annoncé un partenariat avec Mistral, qui va faire un super data center. Ils nous disent que ça va faire du cloud souverain, du cloud souverain avec des cartes graphiques américaines quand même. Bon, voilà, il faut quand même... C'est-à-dire que de toute façon... Mais de toute façon, on est prisonnier. On est prisonnier parce qu'à tous les échelons, on a du sang américain, on va dire, au niveau technologique. Et en même temps, il y a cette volonté tellement de s'en départir. Donc, c'est ça que je trouve un peu schizophrénique. En plus, les Américains sont à l'honneur, ce qui est logique. Ah oui, mais tous les GAFAM, ils sont ici. Les GAFAM, ils sont là. Voilà, Google, Meta, Amazon, ils sont tous là. Et c'est normal, ils ont plein de choses intéressantes à montrer. Ils ont une énorme clientèle. Oui, tout à fait, tu as raison. [12:10] Et en même temps, on essaie de s'en défaire. Donc, voilà, ce côté un peu ambivalent, compliqué, schizophrénique. Oui, oui, voilà. On les aime, on a besoin d'eux. On veut savoir ce qu'ils font. Mais en même temps, on veut s'en défaire. Avoir un plan B. Et on ne l'a pas. On ne l'a pas aujourd'hui, c'est clair. Je pense qu'on ne l'aura jamais en réalité. Mais c'est quand même intéressant. Je reviens sur l'annonce de NVIDIA avec Mistral. Oui. C'est le début de quelque chose. Il y a une prise de conscience. D'ailleurs, ça a été fait en présence du président. Les trois étaient sur scène. Oui. Arthur Mench, le patron de Mistral, Emmanuel Macron et Jensen Wong de Nvidia. Merci. Et donc, pour moi, c'est de l'espoir. D'ailleurs, c'est intéressant parce que Wong a rappelé que la genèse de Nvidia, c'était français. La première carte qui a été faite, ça avait été, je ne me souviens plus quelle [13:01] ville, mais c'était une ville française. Après, ils ont repris ça, puis après, ils ont bonifié. Ça m'a échappé, Serge. Je ne sais pas de quelle ville c'était. Grenoble? Non, peut-être. Je pense que c'est ça, oui. C'était Grenoble, où il y a pas mal de choses. [13:13] Sinon, il y a Lagnon aussi, où il y avait le centre de recherche de France Télécom, et dans les années 70-80, c'était au top, top. Ce que ça veut dire, c'est qu'il y a eu un savoir-faire. De toute façon, on en parle à toutes les semaines. Le nombre d'ingénieurs français qui sont à l'extérieur pour faire vivre les gros GAFAM, à un moment donné, il s'agit, puis je reviens encore avec le président parce que j'ai tout écouté ce qu'il a dit. Ben, dis donc, oui. Ah oui, j'ai fait mes devoirs. Tu as décrypté Emmanuel Macron, c'est bien. Oui, ben, je n'ai pas dormi non plus. Mais donc, c'est ça. Alors, dans tout ce qu'il a dit, lui, il est prêt à pousser les entreprises françaises à mettre de l'argent sur la table pour aller chercher les gens qui, maintenant, sont déçus. Il y a le contexte, on s'entend politique, mais aussi, c'est qu'il y a une façon, puis j'ai trouvé ça habile de sa part, il y a une façon de vivre en France, l'éducation, la culture, les choses comme ça, qu'on ne retrouve pas du côté des États-Unis. Que le monde entier nous envie. [14:05] Non, mais c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai. Mais donc, il y a une qualité de vie qui est là, il y a une façon de faire qui est là, et donc, puis c'était habile de sa part, il interpellait les jeunes qui sont partis à la conquête de l'Eldorado en Amérique. Pour leur dire revenez. Oui, mais qui commencent à avoir une petite famille. [14:20] Finalement, je ne veux pas l'envoyer dans un high school où il va se faire tirer par un fou qui va rentrer dans l'école. Là, tu mets le doigt sur un sujet. Attention, c'est sensible parce qu'il se passe des choses aussi chez nous, malheureusement, des choses dramatiques. Mais bon, j'imagine qu'ils ont les moyens de les envoyer dans des lycées super protégés. Mais l'idée là-dedans, c'est d'aller chercher toute une génération qui étaient partis aux États-Unis, qui maintenant veulent créer un foyer. C'est plus le « choose France », ça va être le « back to France ». Exactement. Voilà. S'ils ont besoin de conseils de communication à l'Élysée, faites-moi signe. J'ai votre nouveau slogan « back to France ». Mais c'est intéressant parce que je trouve que ça marque un temps dans la communication. Et la stratégie, c'est allons chercher, c'est ça, allons rechercher nos cerveaux pour les amener chez nous. Et là, à partir de ces cerveaux-là, on pourra avoir une souveraineté numérique complète. Ça va. Non, mais en plus, tu mets le doigt sur un truc qui est intéressant, c'est que tu as cité je ne sais pas combien de fois Macron, parce que voilà, c'est ça aussi la France, et c'est ça que moi je souligne tous les ans en disant à la fois c'est bien, à la fois c'est pas bien, c'est qu'un salon comme Vivatech, il reste quand même vachement sous la coupe politique. C'est-à-dire qu'en France, tu ne fais rien d'important sans la politique et sans les responsables politiques. C'est comme ça qu'ils attirent les yeux. Mais c'est faux, aux États-Unis, ce n'est pas pareil. [15:36] Non, mais ça serait propre à la France. Oui, c'est propre à la France, tu vois, c'est ça qui est... En Angleterre ou même en Allemagne, quand il y a les grands salons, ça ne fait pas la nouvelle parce que le premier ministre ou le chancelier... Le salon de Barcelone, tous les ans, il y a le roi d'Espagne qui visite, mais tout le monde s'en fiche, à part la presse espagnole et encore. Mais je reviens sur ça. Probablement que c'est parce que, dans le cas de Macron, on verra avec un prochain président, il ne pourra pas se présenter, au moins qu'il change la constitution. C'est vrai que lui, il était là au début de l'histoire, il a accompagné, il a impulsé le truc. La French Tech, la Startup Nation, c'est vrai, c'est vrai, qui est souvent décriée, mais à tort, parce que ça a été un booster incroyable. Si vous êtes rendu là aujourd'hui, c'est grâce à ça. C'est vrai. Non, non, ça, je pense qu'il faut le reconnaître. Avec un dynamo. Tout à fait. Bon, après, sur le plan des innovations, il y a des choses qui t'ont... Non, non, mais là, parce que tu parlais du politique, je voulais quand même parler du politique canadien. Ah, on va rester sur le politique ? Oui, ben oui, parce que... C'est comme ça chez vous aussi ? Non. Non, sauf que moi, je voulais quand même souligner que cette semaine, j'ai vu pour la première fois de ma vie le nouveau ministre de l'intelligence artificielle. Ah, quand même. Donc, il y a des ministres qui sont venus dans les bagages des exposants. Oui, puis il est grand, ce bonhomme-là. C'est un ancien journaliste de la télé anglaise. [16:48] Anglaise? Anglaise canadienne. Ah, OK. Mais c'est ça, donc, le ministre Solomon, qui commence à parler, à travailler sur son français. Mais donc, c'est la première fois qu'il s'adressait officiellement à un public, peu importe le pays, à son titre maintenant de ministre de l'intelligence artificielle. Et c'est ici que j'ai dû venir pour savoir c'était quoi son plan de maths. D'accord. Et d'ailleurs, si ça vous intéresse de savoir, je ne veux pas tout vous raconter ça. Allez, vas-y, fais un peu de pub. Non, non, mais c'est sur moncarnet.com. Il y a un article là-dessus avec les grandes lignes de ce qu'il veut faire. Donc, vous avez un ministre de l'IA maintenant. Et pas que du numérique. C'est vraiment de l'intelligence artificielle. Cool. On n'a pas ça. C'est un message qu'on envoie. Non, non. Nous, on a une secrétaire d'État au numérique, mais qui pense surtout à bloquer les réseaux sociaux et à bloquer pas mal de choses, d'ailleurs. Oui. Non, mais on la salue. Clara Chappas, c'est pas... Ben, qui était sur scène. À la parole facile, il n'y a eu que des sujets un peu merdicos, ces derniers temps. D'ailleurs, la plupart, ce sont cassés le nez. Ah, ben, sur cette histoire de réseaux sociaux, et de l'accès aux mineurs, mais c'est très compliqué. Sur le plan des technologies, des exposants, tu as vu des choses vraiment sympas? Écoute, moi, je me suis plus attardé aux délégations des pays parce que ça, ça existe aussi ailleurs. Je pense au CES, qui est toujours ma référence. Il y a un plancher où il n'y a que des représentations de pays. Mais ici, je sentais l'Afrique beaucoup plus présente, ce qui n'existe pas aux États-Unis. Ils sont là, mais minimalement. Le Maroc, mais ils ont un espace presque aussi grand que le Canada. [18:14] Et donc, tout ce qui est Maghreb, je trouve intéressant, le monde arabe, la péninsule arabe. Assez présent, oui. Oui. Il y a Dubaï, il y a les Émirats. Oui, oui. Puis, ils sont arrivés avec tout leur bagage et leur culture. C'est vraiment impressionnant d'aller faire un tour là. Mais on sent qu'ils veulent aller chercher de la main-d'oeuvre européenne pour les amener chez eux. Je ne dirais pas qu'ils sont agressifs. C'est-à-dire qu'ils en ont marre des influenceurs, ils veulent des ingénieurs maintenant. Oui, exactement. Oui, parce qu'ils ont le virage. Il va le monter un peu en niveau. [18:48] Je garde la responsabilité de mes propos. Et je n'en dose pas nécessairement tes propos. [18:53] Mais non, c'est intéressant parce que là, ils commencent à investir sérieusement dans l'intelligence artificielle. Puis à l'intérieur de ça, ça vient avec des ingénieurs, avec des développeurs. Et là, c'est eux qui sont en train d'attirer. Écoute, et quand tu visites leur kiosque, c'est autant sur la qualité de vie là-bas que les emplois possibles. Alors que normalement, quand tu vas dans un kiosque d'un pays, ils vont te présenter leur entreprise. Là, c'est vraiment, venez chez nous, venez chez nous. Mais tout le monde va s'arracher les ingénieurs français. Mais arrêtez, laissez-les nous un petit peu. On en a besoin. Il faut qu'on les garde. Oui, sauf que je pense... Back to France. Mais cela dit, les salaires seront plus attractifs à Dubaï ou en Arabie Saoudite. [19:32] En plus, il y a une compétition, c'est rigolo, entre les Émirats et l'Arabie Saoudite. Ah oui, c'est des enfants. Moi, je fais une tour de 300 mètres de haut. Moi, je vais faire 305 mètres. Je rajoute deux étages. C'est comme ça depuis des années. Oui, mais donc, au niveau de l'IA, avec les différentes annonces qui ont été faites, ils sont vraiment en train de tout investir là-dedans. Évidemment, on va parler de diversification concernant le pétrole. Ça fait longtemps qu'on en parle de ça, mais là, ils voient leur avenir dans l'IA et ils veulent devenir des superpuissances. Qui ne voit pas son avenir dans l'IA aujourd'hui, franchement. Mais tu as raison, et l'Arabie Saoudite notamment a un projet de développer un LLM arabe, de culture arabe, entraîné sur, parce qu'aujourd'hui, Chad J.P.T. parle arabe, par exemple. Mais déjà... Avec un bagage occidental. Avec un bagage occidental, c'est que de la traduction, et puis voilà, il a appris. Et le problème qu'ils ont, c'est que c'est un peu le manque de ressources, de données, parce que toutes les... Donc, un, il faut entraîner sur des documents, sur de la data en arabe, et Et en plus, c'est souvent, alors après, c'est des questions linguistiques, mais c'est de l'arabe littéraire. Et ce n'est pas forcément l'arabe spécifique parlé dans les différents pays, dans tous les pays arabes, en fait. [20:38] Donc, ils ont cet enjeu-là aussi, à développer leur propre intelligence artificielle. Et tu mentionnais des choses que j'avais vues. Mon coucard, là, c'est pour le kiosque du Liban. Ah oui, je ne l'ai pas vu. Il faut que j'aille voir ça. Tu sais que j'ai quelques attaches avec le Liban. Moi aussi. Alors, quand j'ai vu le kiosque, j'ai pris une photo et je l'envoyais. On l'a dit qu'on est chacun marié à une Libanaise? Ben oui. Et donc, c'est ça, je l'envoyais à ma conjointe. Je disais, quand même, le Liban est là. Puis c'était assez chouette, mais ils sont beaucoup, ça ne surprendra pas personne, ils sont beaucoup dans la e-santé ou la e-beauté. Ça, la e-beauté, ça c'est leur truc. Sauf que je trouve ça intéressant de les voir ici, il y a comme un, je vais prendre le mot en frère, il y a un statement, il y a une déclaration en disant, C'est peut-être le bordel chez nous, mais il y a quand même des initiatives, il y a des start-ups. J'adore le livre. Je trouvais ça chouette parce que c'est comme... Ah oui, ben voilà. C'est un peu comme quand on avait vu la délégation de l'Ukraine débarquer au CES quand les Russes étaient arrivés. C'est vrai. Ben là, moi, de les voir là, j'étais « Ah, quand même ! » C'est le bordel chez [21:40] nous, mais on est quand même créatifs, entreprenants et tout. Et tous des jeunes, évidemment, qui sont là. Bien sûr. Qui essaient de faire une différence. Oui, c'est sûr. Si tu avais à décrire cette édition du VivaTech en 2025 en une phrase. Je ne dirais pas un mot où ça, ils ont déjà fait ça. Bateau, je veux dire que c'est un succès. Non, non, un bateau passe partout. [22:03] Non, franchement, je pense que c'est un vrai, vrai succès cette fois, une fois de plus. Et encore plus que les années précédentes. Ça a vraiment une allure du succès, ce VivaTech. Comme tu me l'as demandé. Si tu le juges, d'ailleurs, par rapport aux embouteillages qu'il y a autour du parc des expositions. Non, puis même à l'intérieur. À l'intérieur, on n'arrive plus à marcher. C'est pire que le CES. Je ne sais pas comment Jérôme est embêté avec toute cette congestion. Tu es un peu énervé le matin quand j'arrive. Un peu. Bon retour chez toi, Bruno. J'étais ravi de te retrouver en chair et en os. Et rendez-vous la semaine prochaine en visio comme d'hab dans Monde Numérique et dans ton carnet. Salut. On va parler de robots, on va parler de réalité virtuelle, on va parler d'énergie propre. Mais avant cela, je vous propose d'avoir une vision un peu globale en écoutant un extrait d'une émission spéciale enregistrée à VivaTech en partenariat avec Capgemini. J'ai eu le plaisir de recevoir trois directeurs de l'innovation de Capgemini pour une vision globale des tendances, des nouveautés. La version intégrale est donc à retrouver sur le fil du podcast Monde Numérique, Mais voici tout de suite le best-of de cette émission spéciale Vivatech 2025. [23:19] Patrice Dubois, bonjour. Bonjour Jérôme. Mathieu Deboeuf-Rouchon à vos côtés. Bonjour Jérôme. On vous connaît l'un et l'autre, vous êtes déjà intervenu plusieurs fois sur Monde Numérique. Et une nouvelle voix sur Monde Numérique, c'est Nicolas Gaudillère. Bonjour Nicolas. Bonjour Jérôme. Alors vous êtes, je l'ai dit, trois directeurs de l'innovation qui intervenaient sur trois secteurs différents. Alors, VivaTech, votre première impression, qu'est-ce que vous retenez ? Patrice ? Allez, je démarre. [23:49] Alors, comme tu l'as dit, c'est effectivement impressionnant. C'est devenu le CES européen. Il n'y a plus aucun doute là-dessus. On le voit également au côté international. J'étais surpris de voir encore plus de pays et des pays qu'on n'attendait pas. Il y a un corner Afrique avec le Nigeria. Ce n'est pas forcément le pays qu'on attend en innovation digitale. Donc, ça montre l'ouverture. Bien entendu, on a la Chine. Bien entendu, on a un méga stand de Huawei. Pas de surprise là-dessus. Donc, ça, c'est quelque chose qui est très intéressant. Les startups, on le savait. ce côté international, ça montre aussi l'impact et la puissance et le pouvoir sans parler des plénières, on y reviendra un petit peu plus tard. Absolument. Mathieu, de Boeuf-Rochon. Ce qui est frappant à l'approche de la 10e édition, puisqu'on est bientôt aux 10 ans, l'année prochaine sera les 10 ans de Viva, c'est l'année de la pleine maturité. Depuis quelques années, on revient à des choses plus tangibles, à plus d'impact. On parle de l'IA, il y a et partout, donc on n'en parle finalement pas, on est beaucoup sur la santé, sur la deep tech, on a beaucoup de start-up, ils sont un ou deux, mais ils ont vraiment un impact fort sur les dimensions autour de la santé. Quand on parle de santé, c'est autant la computer vision pour analyser l'ensemble des problématiques liées à la peau, ça peut être les syndromes de stress, tout ce qui va pouvoir tourner sur mieux vivre plus longtemps, ces éléments qu'on voit beaucoup, mais ce qui marque cette année. [25:05] Densité, internationalisation, santé partout, mais autant que de l'IoT, mais surtout le retour ou l'arrivée, confirmée de la deep tech et des startups qu'on ne voit pas, qui sont diffuses et qui pourtant ont un impact profond sur les solutions qui vont émerger ensuite. Donc, si on a cette couche un peu moins visible de la tech qui fait pouet-pouet globalement, on a vraiment des solutions exceptionnellement intéressantes. On parle d'Adjantic AI forcément pour les agents intelligents. On va en parler, bien sûr. Mais il y a pléthore de solutions autour de l'énergie, des batteries solides, des batteries qui font fi des matériaux critiques. [25:39] Voilà, c'est quelque chose qui est très intéressant. Il y a plusieurs niveaux de lecture et c'est extrêmement énergisant, ne serait-ce que depuis 9h ce matin d'ouverture. Il y a un vrai enthousiasme, Nicolas Godillet. Oui, moi je suis assez frappé par certes il y a tout un ensemble de start-up, c'est absolument incroyable, diversité des sujets. J'ai vu 14 000 start-up, c'est énorme, c'est énorme, avec tout un tas de sujets. Je n'ai pas l'impression qu'il y a un domaine qui est laissé pour compte. J'ai même trouvé des startups qui permettent de digitaliser toutes les formalités en cas de décès avec des agents IA. Donc, on pourra parler des agents IA jusqu'au bout de la naissance à la mort. Mais surtout, moi, j'ai beaucoup aimé aussi la présence des grands groupes dans cet environnement. Traditionnel à Vivatech. Exactement. On a la SNCF juste à côté et il y a une innovation absolument incroyable aussi qui vient des grands groupes. Je trouve aussi un rapport un peu au physique. Il n'y a pas que du digital. Moi, j'ai beaucoup aimé. On en discutera peut-être. J'ai fait un gros focus ce matin sur la partie robotique, notamment. Moi, j'aime bien quand le digital rencontre le physique. Et là, les robots, il y en a un peu partout. J'avoue que ça a été un vrai bonheur. On reparlera de Unitree, qui est absolument incroyable. Oui, Unitree, donc cette marque chinoise de robots humanoïdes. Oui, pas que. Il y a des robots humanoïdes. Et il y a les deux types de chiens qui sont présentés là, juste derrière nous. Et la nouvelle, c'est qu'ils vont sortir en France. Ça y est, ils vont être commercialisés en France. Commercialisés en France. Avec des capacités, avec un rapport prix-qualité qui est absolument incroyable. [27:06] C'est-à-dire, il faut compter... Le chien qui est présenté, le GO2, il est à moins de 2000 dollars. On n'a jamais vu ça. Ça, on peut dire que ce n'est pas cher. C'est presque chez soi, en fait. On n'est pas loin. C'est beaucoup moins cher que le Boston Dynamics. Comment il s'appelait le chien de Boston Dynamics ? Le chien jaune qui était là il y a un an ou deux. Ils ont eu Atlas côté Boston Dynamics, mais qui est beaucoup plus cher. On est sur des centaines de milliers de dollars qui étaient un humanoïde mais il y avait le chien et il y avait le chien exactement ils se ressemblent un peu tous d'ailleurs les chiens ils ont gardé une espèce de form factor qui est un petit peu le même mais là Franchement, les démonstrations sont absolument incroyables. Je crois qu'ils en ont vendu aux pompiers, ça y est. Les pompiers de Paris qui vont utiliser ça, notamment pour aller faire du repérage sur un grand incendie qui a eu lieu au nord de Paris il n'y a pas très longtemps. [27:52] Mais il n'y a pas que. J'ai vu une petite start-up qui s'appelle Enchanted Tools qui fait les robots pour accompagner les enfants, pour accompagner dans des domaines plus ce qu'on appelle robots compagnons. Je trouve ça plutôt pas mal. Ça bouge, c'est assez interactif. Ce choix très rapide de supprimer les jambes pour justement utiliser le gyropode de manière plus flexible, avec beaucoup de cas, tu le soulignes sur l'enseignement, mais aussi dans la santé et notamment l'assistant, le laborantin pour apporter de l'eau notamment aux patients, ça fait partie des petites tâches et il était très humanisé ce qui avait beaucoup plu à l'époque, quand ils étaient sortis, c'était cette capacité d'avoir différents visages sur Miroki, des expressions faciales très gamifiées mais finalement très attachantes. Après c'est pas c'est pas étonnant, juste la robotique a explosé avec l'IA, avec l'IA générative c'est les mêmes primitifs d'entraînement, on entraîne des LLM, on entraîne des modèles pour les apprentissages, des robots et franchement depuis que l'IA générative a explosé j'ai vu une explosion de l'innovation dans le monde de la robotique Nvidia en fait partie ils ont une plateforme de modélisation. [29:00] D'entraînement de robots moi j'ai trouvé ça génial C'est un peu la convergence naturelle, robotique et Généa, IA Générative. Oui, je ne sais pas si c'est naturel en tout cas, mais ça fait du bien, enfin moi en tout cas, je trouve ça fait du bien de ne pas être que digital, de pouvoir toucher les choses. On parlait juste avant tous ensemble peut-être d'enseignement, de l'ingénierie, du scientifique. Je trouve que ne pas être que sur le digital et faire des produits, des choses qu'on peut toucher, des choses, il y a des vis, il y a des boulons, il y a des choses à... Il y a du tangible. Il y a du tangible. Moi je trouve ça me rassure. Il y a une innovation qui est absolument incroyable. Il y a une autre startup que j'ai vue tout à l'heure, encore la robotique, qui fait du coup des prothèses. On parlait santé, on parlait des prothèses de mains, des prothèses de bras. Qui sont des petits robots. [29:51] Exactement, à des prix, je le dis en m'écoutant, mais dix fois moins cher que ce qu'est le prix d'une prothèse aujourd'hui. Donc rendre accessible au plus grand nombre des prothèses à l'état de l'art robotisé pour remplacer doigts, mains, bras. C'est une start-up coréenne qui fait ça. D'accord. Incroyable. Potentiellement imprimable depuis chez soi. [30:15] C'est ça qui est sympa, parce qu'en fait, ça reste de l'impression 3D. Il suffit de télécharger les plans, et si on a une imprimante 3D, on peut presque fabriquer soi-même. Je suis d'accord avec toi. Dans le schéma, ça fonctionnerait comme ça, ce serait l'idéal. Mais c'est vrai que ce qui est complètement dingue sur cette partie-là, c'est que ça vient aussi de multiples brevets. On parlait tout à l'heure de Deep Tech. Et quand on regarde le pas arrière qu'a fait Meta ces dernières années, quand ils étaient beaucoup sur les neurosciences et qu'ils sont revenus beaucoup aux bracelets, et tous ces brevets qui ont été déposés, ces briques technologiques sur l'analyse des muscles des avant-bras pour anticiper les mouvements, ça fait partie de toutes ces choses qui sont réutilisées dans ces prothèses pour justement, quand on a juste le poignet potentiellement ou la main qui a un handicap ou qui a dû être amputée, de pouvoir quand même retrouver une forme de main naturelle. Et ça, ça fait partie des choses qui sont absolument passionnantes, de redécomposer chaque innovation que l'on voit pour comprendre d'où viennent les briques technologiques, les brevets. Et on s'aperçoit qu'il y a des choses qui sont très vieilles et qui globalement [31:06] n'avaient pas trouvé d'application. Et c'est ça la magie de la recherche qui combine dans l'innovation une espèce de zip, une boîte noire qui gomme plein de trucs, mais qui fait qu'il y a plein de chercheurs, plein de diversités scientifiques qui ont travaillé sur ces sujets-là et qui amène aujourd'hui toutes ces innovations autour de nous à faire des solutions qui vont impacter demain. [31:30] Et vous pouvez retrouver cette émission complète sur le fil du podcast Test Monde Numérique épisode en date du 13 juin 2025. On va s'enfoncer un peu plus dans les allées de Vivatech. On évoquait à l'instant les robots Unitree. J'ai rencontré Stéphane Bobod de la société Innovate qui importe les robots Unitree en France. Et il nous parle du petit robot humanoïde G1 auquel j'ai pu serrer la main. Écoutez, c'est le robot le plus avancé aujourd'hui technologiquement sur le marché et qui n'est plus un prototype parce qu'en effet, il est déjà disponible pour la commercialisation. Et donc, c'est là où le groupe Innovate va s'occuper de le préparer parce qu'il y a aussi beaucoup de logiciels à intégrer. On espère que ces logiciels vont être de plus en plus français pour arriver à intégrer l'IA, le rendre de plus en plus intelligent et puis qu'il puisse rendre des services au quotidien. Combien il coûte ? Alors le prix d'annonce est à peu près 16 000 dollars en Chine, il ne sera pas très loin des 20 000 euros pour démarrer en France et après ça dépend du type de fonctionnalité, d'intelligence qu'on va doter et donc ça va s'adapter aussi au grand public mais surtout pour des applications de programmation pour les écoles parce que l'idée c'est aussi de développer le monde de la robotique auprès des étudiants. Donc, ça va être des plateformes de développement pour pouvoir intégrer l'IA et également des applications dans le domaine industriel, dans la sécurité. [32:57] Voilà, donc on va avoir ces robots prochainement dans plein de cas d'usages différents. [33:06] Voilà 20 000 euros minimum pour un robot qui, a priori, ne fera pas grand chose dans un premier temps. Donc, c'est à vous de voir. Robots toujours, j'ai retrouvé à Vivatech un petit robot que je connais depuis longtemps, car c'est un petit robot français qui s'appelle Buddy de la société Blue Frog Robotics. Il fait une soixantaine de centimètres de haut, il circule tout seul sur des petits trous et son papa Rodolphe Asselvander nous donne de ses nouvelles. Il se multiplie, il a de plus en plus de frères et de sœurs, à droite, à gauche, partout, beaucoup en France, mais même à l'étranger maintenant. Là, on va en Amérique du Nord, là, on est en train de faire... On espère qu'on va closer un deal avec des Indiens sur des volumes qui n'ont rien à voir, donc c'est vraiment... Des milliers et des milliers de robots. D'accord. Donc, c'est super. Et puis, l'arrivée de l'IA générative, maintenant qu'on intègre de façon native dans Embuddy, ouvre les champs du possible. C'est vraiment fou ce qu'on peut faire avec le robot et du chat GPT, du Mistral. C'est-à-dire, vous mettez donc du LLM, du chatbot conversationnel dans le robot ? Exactement. En fait, on intègre dedans d'Embuddy, enfin de base. Et ensuite, on peut le personnaliser comme on le souhaite facilement. Et donc, selon les cas d'usage, que ce soit pour un enfant autiste, pour apprendre des cours à l'école ou à la maison comme un coach. En fait, c'est hyper facile de le paramétrer, de mettre toutes les données que vous voulez. Et après, ça devient votre coach ou ce que vous voulez, avec qui on va échanger naturellement. Vu qu'il a des caméras, il est capable de percevoir son environnement et de vous détecter et de vous engager. Alors, Jérôme, tu as bien fait ton sport aujourd'hui. [34:32] Voilà, donc c'est vrai que ça ouvre le champ des possibles. Et donc, l'intérêt, c'est vrai qu'on a un genre de momentum en ce moment autour de l'IA et de l'IA incarné, l'IA physique. Nous, on est un bon porte-drapeau de cette IA physique avec des robots qu'on vend. C'est-à-dire qu'on n'est pas comme beaucoup de... Ce qui n'est pas péjoratif, mais il y a eu beaucoup de protos, de robots, des boîtes qui se montent à droite, à gauche avec différents robots. Je pense qu'on est une des seules aujourd'hui à vraiment les vendre, en fait. Alors, ce n'est pas un robot humanoïde. Il est tout petit, il n'a pas de bras. Est-ce qu'un jour, vous pensez aller vers quelque chose de plus qui ressemble à plus à un robot humanoïde ? C'est une très bonne question. Et en effet, dans les cartons, on a, on va dire, le grand frère de Buddy. Pour l'instant, on ne développe pas plus que ça parce qu'il y a déjà tout à faire. Aujourd'hui, on ne vit pas avec des robots, à part les robots aspirateurs. Donc déjà, il y a une évangélisation à faire pour que les gens comprennent ce qu'on peut faire avec des robots. Des robots comme Buddy, donc accessibles en termes de coût. Parce que même pour le grand public, on sera encore moins cher que ça. Et donc, on veut déjà que les gens s'approprient les usages du robot. Qu'est-ce qu'on peut faire avec un robot même sans bras ? Parce qu'on peut déjà faire beaucoup de choses. Et en effet, après, bien sûr, sur notre roadmap, on a bien l'idée d'avoir des robots avec des bras, capables de faire des choses physiques, donc d'interagir avec le monde physique vraiment. Pas forcément sur les jambes. Moi, je n'y crois pas trop pour le moment. Je pense que ce n'est vraiment pas demain qu'on pourra avoir des robots bipèdes parce qu'il y a trop de problèmes de sécurité vraiment encore. [35:56] Et on va rester dans la tech française. On va passer du robot à la santé. Et après Buddy, c'est Buddy. Buddy. Buddy, c'est une petite centrale, un véritable petit labo médical que l'on pourra bientôt avoir à domicile. C'est une start-up française qui propose ça. Explication de Thierry Menoux. C'est un assistant de santé qui permet de contrôler une vingtaine de paramètres santé grâce à des fonctionnalités de la pression artérielle. Il y a un ECG... Alors, on va dire, pour le décrire, que ça ressemble à une espèce de petit téléviseur portatif, comme on avait à une époque. Voilà, il y a ce côté-là, c'est une espèce de grosse boule, il y a un écran devant. Et là, vous pouvez lever l'écran. On met le bras dedans, on prend l'attention. Sur les côtés, il y a des portes qui s'ouvrent et il y a des sensors. Donc, il y a un ECG Bluetooth. [36:49] Électrocardiogramme. Oui, bien sûr. un thermomètre, un oxymètre, un appareil qui permet de contrôler le cholestérol, l'acidurique, la glycémie. Et donc, en plus de ça, l'appareil permet de faire la téléconsultation. Donc derrière, avec ordonnance digitale, donc sélection du médecin, bien sûr. On a trois plateformes informatiques pour supporter cet outil. Une plateforme administration pour des gens qui gèreraient un grand nombre de robots, par exemple. Une plateforme pour des professionnels, où on peut connecter des médecins, des nutritionnistes, des coachs sportifs. Et une application pour les utilisateurs finaux, où on compile bien sûr tous les résultats, l'évolution des résultats dans le temps, etc. C'est destiné à qui, directement au grand public ? C'est destiné au grand public, peut-être plus particulièrement à des personnes âgées ou à des personnes atteintes de maladies chroniques qui ont besoin de contrôler plus régulièrement leur santé. Mais ça peut être aussi pour des familles à disposition, vu qu'il y a d'autres fonctions qui peuvent aussi intéresser l'ensemble de la famille. Donc, l'application, par exemple, une des utilisations, vous avez dans votre famille des personnes âgées ou très âgées. Ils ont un robot, vous leur offrez pour la fête des mères, des pères, un robot. [38:17] Vous téléchargez l'application sur leur téléphone et sur le vôtre, et vous pouvez suivre leur santé, même sans les visiter toutes les semaines ou tous les 15 jours, savoir si, dans le cas où ils ont besoin de contrôler leur diabète ou leur pression artérielle, vous pouvez suivre à distance où ils en sont exactement. Donc, on a également, dans les fonctionnalités, un symptôme checker. Donc, vous tapez les symptômes et ils vous donnent des recommandations sur ce qui doit être fait ? On a un peu plus de 1000 vidéos, conseils en nutrition et également en fitness, qui vont être adaptées avec l'intelligence artificielle aux résultats et aux besoins de la personne. Qu'est-ce qu'on a d'autre ? On a un bouton SOS qui peut être connecté aux pompiers, à la police, notamment pour les personnes âgées. C'est déjà pas mal. C'est déjà pas mal. [39:12] Présente également à VivaTech 2025 la société F2R2 qui a mis au point la technologie Froganz, partenaire de monde numérique. L'occasion pour les responsables de Froganz d'aller à la rencontre des visiteurs, de leur montrer en quoi consiste ce système totalement nouveau, grâce en particulier à des démonstrations sur des casques de réalité augmentée. Alors, Froganz, qu'est-ce que c'est ? L'occasion de repréciser les choses avec le cofondateur Alexis Tamas. Alors, le web classique, on connaît tous les fenêtres rectangulaires, ce carcan un petit peu informatique dans lequel les contenus sont placés. Avec Froganz, en fait, ce carcan explose puisque les sites Froganz n'ont plus deux bords, je dirais, imposés, rectangulaires, mais ils peuvent exister visuellement avec n'importe quelle forme sur l'écran. Oui, c'est plus fun, ça fait un peu penser aux widgets qu'on avait à une époque, etc. L'enjeu, lorsqu'on a créé ce concept, cette technologie, c'est de dire que la technologie devait disparaître des yeux de l'utilisateur. Dans le web, la technologie encadre complètement le contenu encore aujourd'hui. Le navigateur web n'est pas du tout invisible. On voit bien les barres de navigation en haut, les menus, etc. Dans Frogan, quand on regarde un site Frogan sur un écran, 100% des pixels présents sur l'écran, c'est du contenu. C'est vraiment ça qui fait la particularité du système. [40:33] Effectivement, Froganes vient aussi avec d'autres propriétés. Après avoir observé le web et les limitations potentiellement qu'il a en termes de simplicité d'utilisation, on l'a dit, mais aussi le modèle de sécurité, pas forcément génial. Le modèle de protection de la vie privée non plus. Et donc là, on est arrivé aussi avec des solutions qui, on en avait parlé, qui sont plus à jour. Alors ça, c'est une question. [40:53] Ça fait partie des questions qui se posent. Pourquoi dites-vous que Froganes est plus respectueux de la vie privée ? Alors, Frogan, en fait, n'est pas basé sur la technologie des cookies, dont on sait qu'elle pose énormément de problèmes. A la fois, ce sont des fonctionnalités très utiles d'être reconnus en allant sur des sites. Mais on a un mal fou, les utilisateurs ont un mal fou, et même les experts ont un mal fou à régler les cookies de manière sélective. Entre ce site-là, je suis d'accord, ce site, je ne suis pas d'accord. Quand je visite un site d'un grand avionneur français, par exemple, je vais avoir des dizaines et des dizaines de connexions à des serveurs tiers que je ne connais pas. Alors, la loi impose de savoir qu'ils existent, mais je n'en fais rien comme information. Là, dans Frogance, en fait, on a un autre modèle qui consiste à dire, en fait, quand on visite ton site Frogance et qu'on stoppe sa visite, en fait, on ne va pas être reconnu à la prochaine visite, sauf si je mets le site Frogance dans mes favoris. Et donc, ça crée, en fait, pour l'utilisateur, une possibilité de contrôler complètement les données qu'il envoie et à qui il les envoie. Alors Alexis Tamas, on est à Vivatech. Pour Monde Numérique, c'est toujours un moment particulier parce qu'en fait, c'est à chaque fois l'anniversaire de Monde Numérique. Là, c'est le quatrième anniversaire. Et vous m'avez fait un cadeau pour ce quatrième anniversaire. Vous avez développé un site Fragans consacré à Monde Numérique. Alors moi, qui l'ai un petit peu expérimenté, ce site, je n'ai pas eu beaucoup le temps parce qu'il vient de sortir. Il est tout frais, il n'est pas sec encore, on va le dire. [42:17] Mais pour l'avoir quand même mis sur mon écran, en fait, ce qui se passe, c'est que moi, j'aime bien mon numérique. Merci. Mais c'est sincère. Et donc, en laissant dans un coin de mon écran, je pense à mon numérique un peu plus souvent. Et quand j'ai cinq minutes... Si j'ai cinq minutes à un moment donné dans ma journée, on va dire tiens, je vais écouter cet épisode. Vous cliquez, voilà, comme on allume la radio. Exactement, et avec la disponibilité sur l'écran. Et comme le site Froyance ne me gêne pas sur l'écran parce que je peux le minimiser et qu'il est très discret, eh bien, j'ai comme ça la possibilité quand je parlais de contact avec l'utilisateur, de contact permanent, eh bien, c'est à ma disposition. Je peux, puisque j'aime ce podcast, eh bien, je peux le garder et l'ouvrir pour pouvoir ensuite regarder un petit peu le dernier épisode ou un autre épisode, un épisode plus ancien que je n'ai peut-être pas eu le temps d'entendre encore. La plus-value par rapport à si je lançais mon application de podcast, c'est justement la possibilité de la ranger dans un coin, d'avoir... Déjà, je pense que bon, moi, je ne parle que d'un cas de figure, c'est mon cas particulier, mais effectivement, je pense que sans le site Frogance, je ne pense pas à mon numérique toute la journée. Ah bon ? [43:22] En revanche, là, j'ai sous la main la possibilité d'aller... Et alors, ça peut être aussi avec d'autres applications, si je suis en train de regarder une... Et ce qui est sympa avec Frogan, c'est que je peux superposer, c'est-à-dire qu'en fait, je peux avoir mon numérique dans un coin et je peux aussi avoir un site d'enchaire dans un autre, je peux avoir des photos de vacances de ma famille dans un autre coin, encore de mon écran. Donc, j'enrichis mon écran sans réduire ma productivité, sans être bloqué. Et donc, c'est ça que nous, on considère comme étant une sorte de nouvelle interface sur Internet, donc un nouveau médium. Et c'est ça qui est très innovant dans Froganz, il va falloir qu'on s'habitue et puis aussi qu'on apprenne à bien l'utiliser. Je pense ça, surtout aux éditeurs de contenu. Qu'est-ce qu'il faut mettre dans un site Froganz pour que ce soit réellement pertinent ? Voilà pour Froganz à Vivatech, extrait d'un épisode spécial de Monde Numérique qui est beaucoup plus long et beaucoup plus détaillé si vous voulez en savoir plus. [44:16] À suivre prochainement sur Monde Numérique en audio et en vidéo. [44:22] Et on va terminer avec un autre partenaire de Monde Numérique, présent à Vivatech. Il s'agit d'EDF qui présente une cinquantaine de start-up, des start-up dites à impact, c'est-à-dire à impact positif sur l'environnement, la transition environnementale, la transition énergétique. Et c'est l'occasion de découvrir en vrai la flamme olympique qui fait son retour à Paris. Explication de Julien Villerey, directeur de l'innovation d'EDF. Exactement. Donc en fait, il y a eu dans le ciel pendant Paris 2024, pendant les Jeux olympiques et paralympiques, Une flamme, une flamme qui était électrique. Vous vous en souvenez ? Eh bien, nous avons amené sur le stand le prototype initial de cette flamme. Donc, ce qui ressemble ici à une flamme, je vais faire un truc que je n'ai pas le droit de faire, mais je vais le faire quand même. Je passe ma main. En fait, c'est de l'eau. C'est de l'eau brumisée avec de la lumière. Vous êtes des petits tricheurs. Un peu des petits tricheurs. Et ça, c'est évidemment là pour illustrer le fait qu'aujourd'hui, en électrifiant... Les processus, en électrifiant tout, y compris une flamme olympique, on peut la décarboner, on peut la rendre vertueuse d'un point de vue écologique. Parce que quand vous dites c'est de l'eau, c'est-à-dire que c'est de la vapeur d'eau qui donne ce côté un peu fumé. Exactement. Et dessous, on projette une lumière orange. Une lumière orange qui danse et qui fait danser finalement ça. Alors évidemment, ça c'est le prototype, donc c'est en miniature. Mais la vraie, elle fait 7 mètres de diamètre et elle va revoler dans le ciel parisien à partir du 21 juin tous les soirs, dans le jardin des Tuileries. Eh bien voilà, scoop, vous nous l'annoncez. [45:44] Ça veut dire qu'il faut la recharger régulièrement, non ? Pour en mettre de l'eau, comme ma machine à café ? Alors non, parce qu'on a déposé un certain nombre de brevets sur cette flamme. Et un des brevets, c'est l'alimentation. Et en fait, on ne le voit pas, on ne se rend pas compte quand elle est en l'air, mais il y a un énorme câble qui amène de l'eau sous pression à 60 mètres de haut, ainsi que d'électricité, à l'anneau vasque. Donc en fait, le ballon est relié par un câble. Et autour de ce câble est enroulé des réseaux très spécifiques qui vont venir apporter l'alimentation. Donc, elle peut rester en l'air plusieurs jours ? Elle pourrait rester de façon totalement permanente en l'air. Il se trouve que parce que c'est très, très beau quand ça monte, il y a régulièrement le mettre à ramener au sol et puis le soir de la faire monter à la tombée de la nuit. Très bien. Et on va terminer par une innovation qui est plus domestique, qui pourrait nous concerner en tant que particuliers. [46:34] Exactement. Évidemment, ça touche à l'électricité. C'est cet appareil qui n'est pas, si j'ai bien compris, une table de cuisson. Absolument. Mais une batterie ? Exactement. On a appelé ça, pour plaisanter, ce n'est pas un produit aujourd'hui commercial, mais Kitchen to Grid. Et donc ça, c'est un meuble de cuisine d'une marque suédoise que l'on connaît bien. Donc on pourrait imaginer avoir chez soi. À l'intérieur de ce meuble de cuisine, il peut y avoir là des casseroles et là des assiettes. Mais juste là, en fait, c'est une batterie. Et en fait, c'est une batterie de récupération. C'est-à-dire que les batteries utilisées dans nos voitures électriques, les batteries lithium-ion, au bout d'un moment, elles ont... Une capacité qui s'amoindrit et souvent, on veut changer la batterie parce qu'elle n'a plus la capacité suffisante pour faire fonctionner la voiture. Oui, à partir de 80% à peu près. Dès 70-80%. Mais ça veut dire qu'il reste encore 70-80% de capacité dans cette batterie. Donc, on ne la jette pas. Et donc, on la réutilise. Et l'idée ici, c'est de la réutiliser chez soi, en domestique, en stationnaire. Donc, on l'intègre dans un meuble. Elle est pilotée par un logiciel qui permet évidemment de gérer automatiquement totalement la sécurité de la batterie. C'est ça que j'allais vous demander, parce que ce n'est pas un peu dangereux d'avoir des grosses batteries comme ça, si demain, ça se multiplie dans les habitations ? Alors, ce n'est pas dangereux à partir du moment où on utilise ce qu'on appelle un BMS, c'est-à-dire un outil de battery management system, c'est-à-dire un outil logiciel de gestion de la batterie, parce qu'une batterie peut partir en feu si elle surchauffe. Et donc, la gestion de la température de la batterie, c'est absolument essentiel. Et donc, ça, c'est évidemment des choses qui sont totalement intégrées dans ce type de batterie. Et c'est des technologies qu'on maîtrise très, très bien. [48:03] Et l'avantage, il est multiple. Par exemple, si on a une vocation très écologique, on peut aller charger sa batterie quand l'électricité est bas carbone, c'est-à-dire produite par exemple que par du nucléaire ou que par des renouvelables, et puis utiliser l'électricité de sa batterie, par exemple à 19h où on a un pic de consommation, il peut y avoir d'autres types de moyens de production qui sont démarrés. Un exemple, on peut aussi se dire que si on a des panneaux solaires sur son toit, ils vont venir en autoconsommation alimenter la maison, et puis l'électricité non utilisée, parce qu'on n'est pas chez soi par exemple, elle va venir dans la batterie et le soir quand on entre, c'est la batterie qui va prendre le relais de l'alimentation. Ça a énormément d'usage et c'est totalement écologique puisqu'encore une fois, c'est une batterie recyclée. Donc, c'est une deuxième vie de batterie. Merci beaucoup, Julien Giray, directeur de l'innovation d'EDF au cœur de VivaTech 2025. [48:57] Et c'est ainsi que se termine cet épisode de Monde Numérique Lebdo spécial VivaTech 2025. Vous pourrez retrouver les interviews en version intégrale la semaine prochaine sur le fil du podcast Monde Numérique, ne ratez pas notamment l'émission spéciale avec les directeurs d'innovation de Capgemini et puis les vidéos que je vous propose sur la chaîne YouTube de Monde Numérique notamment une visite express du salon ainsi que des shorts, des vidéos courtes sur les réseaux sociaux, Voilà, merci d'avoir écouté jusqu'au bout, n'oubliez pas de noter ce podcast, même si vous l'avez déjà fait 5 étoiles sur Apple Podcast, un petit commentaires sympas, merci d'avance. Ça marche aussi sur les autres plateformes Spotify, YouTube, Deezer, etc. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode de l'Hebdo. D'ici là, plein de rendez-vous sur ce podcast et sur le site mondenumérique.info, Passez une bonne semaine, pleine de tech, salut ! Sous-titrage ST' 501.
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