😎 Retour sur le MWC 2025 : IA, smartphones et innovations mobiles
Monde Numérique06 août 202541:24

😎 Retour sur le MWC 2025 : IA, smartphones et innovations mobiles

[Redif] Replongez dans le Mobile World Congress 2025, à travers cet épisode enregistré à Barcelone en mars dernier. Un concentré d’innovations mobiles, de visions stratégiques et de technologies prêtes à transformer notre quotidien.

(Rediffusion du 8 mars 2025)

🤝 Débrief des tendances générales

Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet), on fait le point sur les temps forts du MWC 2025. Les constructeurs chinois marquent leur domination, dans un contexte où l’intelligence artificielle devient omniprésente. IA générative, assistants personnels, commandes vocales intelligentes : les cas d’usage se multiplient. Autre fait marquant, la photographie mobile reprend une place centrale avec des capteurs toujours plus puissants et des innovations inédites.

📱 Innovations produits : quand la tech devient tangible

Au fil des interviews, les grandes marques dévoilent leurs nouveautés. Xiaomi mise sur un smartphone co-développé avec Leica et un objectif photo amovible. Samsung démocratise l’IA dans toutes ses gammes, même les plus abordables. Honor promet des agents IA capables de réserver un restaurant. TCL mise sur ses écrans “NextPaper”, agréables pour les yeux et lisibles en plein soleil. Huawei propose une montre connectée avec tensiomètre gonflable, tandis que HTC affirme son virage vers la réalité virtuelle d’entreprise avec des solutions immersives haute précision.

🌐 Réseaux : 5G avancée, satellites et souveraineté

Sous les gadgets se cachent des enjeux techniques majeurs. Le MWC 2025 met en lumière l’essor de la 5G privée pour les entreprises, la promesse de la 5G Advanced, et les perspectives encore floues de la 6G. La connectivité par satellite — Starlink en tête — bouleverse les équilibres du secteur. Tous ces développements sont indispensables pour accompagner la montée en puissance de l’IA mobile et des usages en temps réel. Le salon de Barcelone envoie un message clair : la tech mobile continue d’accélérer… et de se structurer.


Speaker3: [0:00] Cet épisode est une rediffusion du 8 mars 2025. Speaker3: [0:07] Il est temps de traverser l'Atlantique et de retrouver comme chaque semaine mon camarade Bruno Guglielminetti du podcast Mon Carnet, avec lequel on débriefe quelques sujets d'actu. On va parler cette semaine à fond du Mobile World Congress de Barcelone. Je vais tout lui raconter, je vais tout vous raconter. Cette séquence vous est proposée en partenariat avec FreePro, le meilleur de Free pour les entreprises, qui a choisi Monde Numérique pour vous faire vivre le Mobile World Congress de Barcelone. Speaker0: [0:34] Le débrief transatlantique. Speaker2: [0:36] Jérôme Colombain à Paris, salut. Speaker3: [0:39] Salut Bruno Guglielminetti à Montréal. Speaker2: [0:42] Revenu de Barcelone. Speaker3: [0:43] Bien entré, absolument. Gros salon. Speaker2: [0:46] Est-ce que je peux te demander de me faire un petit compte rendu très personnalisé Speaker2: [0:50] de ce que tu as vu à Barcelone cette soirée? Speaker3: [0:53] Avec grand plaisir, mon cher Bruno. écoute moi je dirais d'abord si tu veux en quelques mots les grandes tendances cette année d'abord la première chose c'est que c'était open bar pour les constructeurs chinois C'était vraiment eux les vedettes. Ça s'explique, ils sont très actifs. Et puis, Apple n'est pas là. Samsung fait ses propres événements de son côté. LG ne fait plus de smartphone. Huawei ne fait plus de smartphone en Europe. Donc, les Chinois ont la voie royale. Et puis sinon, les tendances, ça ne te surprendra pas. On a parlé d'intelligence artificielle, de photos, mais pas de grosse rupture technologique malgré. Speaker2: [1:31] OK, mais donc tu le disais, l'IA a quand même eu une belle place. Speaker3: [1:34] Oui, l'IA, vraiment, vraiment à l'honneur. Alors, on en parlait déjà l'an dernier de l'intelligence artificielle dans les smartphones. Cette année, on va dire que ce qui a progressé, c'est que c'est encore mieux intégré dans les appareils qui sont présentés. Alors d'abord, pour les gens qui nous écoutent, il faut dire, l'IA dans un smartphone, c'est quoi ? C'est des choses comme la synthèse de pages web, la synthèse de messages, l'écriture, la génération de courriels, la traduction aussi, ou alors la retouche photo ou la recherche intelligente dans son album photo. Et cette année, on franchit un nouveau cap parce que ce que nous promettent les fabricants, c'est d'aller encore plus loin avec les fameux agents IA. Et j'ai vu des démos qui étaient assez intéressantes. Alors, comment ça marche ? Derrière, on retrouve les grands acteurs, Jiminy de Google, comme par exemple chez Xiaomi ou chez Honor, Microsoft également, par exemple chez TCL. Et puis, il y a des choses qui se préparent. Tu as peut-être vu aussi Perplexity, le chatbot que l'on connaît, qui annonce qu'il veut faire un téléphone, un téléphone IA avec Deutsche Telekom. Et juste un mot sur l'aspect technique aussi, ce qui est intéressant, c'est qu'on va vers, et je ne te l'apprendrai pas bien sûr, on en avait déjà parlé ensemble, des IA de plus en plus locales, c'est-à-dire qui fonctionnent à l'intérieur des téléphones, un peu sur le modèle d'Apple Intelligence. Les requêtes sont traitées localement et c'est pour ça d'ailleurs que Qualcomm, le géant des puces, a dévoilé son X85, sa nouvelle puce qui équipera les futures générations d'Android et qui sera évidemment encore plus puissant et taillé pour l'intelligence artificielle. Sous-titrage ST' 501 Speaker2: [3:04] Mais rassure-moi, Jérôme, la photo a encore de l'avenir sur nos téléphones. Speaker3: [3:08] La photo, tu sais, ça reste un argument commercial très, très fort pour les fabricants. Il y a quelques marques qui se distinguent. La petite vedette, on va dire, de Barcelone cette année, c'était le constructeur chinois Xiaomi qui a présenté un appareil, le 15 Ultra, qui est une bombe atomique en photo avec un capteur de 200 mégapixels, un objectif Leica. Ils ont un partenariat avec l'Eica depuis très, très longtemps. Et puis, également, un concept qui est assez intéressant, mais qui, pour l'instant, n'est qu'un prototype pour le futur. C'est un concept d'objectif amovible que l'on vient plugger, enfin, comme ça, clipser sur l'arrière du téléphone. Alors, au milieu... Speaker2: [3:51] Comme avec les bons vieux appareils photo argentiques. Eh bien, voilà, on changeait l'objectif. Speaker3: [3:55] À l'arrivée, tu as l'impression d'avoir un véritable appareil photo argentique, d'abord dans la forme et puis aussi dans le fonctionnement, parce que c'est un très gros capteur, puisque c'est évidemment plus gros que les capteurs intégrés, une très grosse optique, une connexion par laser, mesdames et messieurs, tenez-vous bien pour faire passer l'information très vite. Bon voilà, c'est assez amusant, mais ça te rappelle peut-être quelque chose, comme moi ça m'a rappelé quelque chose, Sony, si je me souviens bien, avait lancé quelque chose comme ça il y a un certain nombre d'années. Speaker2: [4:28] Il y avait un pointeur, c'est comme ça qu'il calculait la distance, c'est qu'il y a la finale d'objectif en utilisant le laser. Speaker3: [4:36] Oui, oui, tu as raison. Mais là, le laser, il serait utilisé pour faire le transfert d'informations entre l'objectif et le smartphone via des petits connecteurs. En fait, il y a des petits ergots en intérieur. Puis ça permet de caser le mot « laser », ça fait toujours bien d'un point de vue marketing. Ça fait très technique. Speaker2: [4:58] Oui, mais un autre mot qui commence à faire du bien au niveau du marketing, c'est quand on commence à parler de durabilité, as-tu l'impression que c'est quelque chose qui pèse dans la balance? Speaker3: [5:09] Écoute, oui, il en a été question. C'est vrai que tous les fabricants insistent là-dessus en annonçant des durées de vie pour leurs appareils et aussi pour leur système d'exploitation. Mais là où il y a une petite astuce, c'est que chaque marque essaie de faire croire qu'elle est vertueuse et qu'elle fait ça pour le bonheur de la planète. Mais il y a une chose qui est très importante, c'est que nous, en France, on a une loi qui va entrer en vigueur. Enfin, elle est déjà entrée en vigueur, mais une partie concernant les smartphones va rentrer en vigueur en juillet prochain et elle oblige de manière ferme à ce que toutes les marques de smartphones proposent des pièces détachées pendant 7 ans et une maintenance des logiciels pendant au moins 5 ans. C'est la loi AJEC, ça veut dire anti-gaspillage pour une économie circulaire. Donc en fait, si tu veux, toutes les marques sont obligées pour tous ces appareils qui étaient présentés à Barcelone et qui vont sortir dans les mois à venir, d'être conformes à cette loi-là. Et du coup, ils prennent plus ou moins d'avance. Ils le font aussi dans d'autres pays. même si ce n'est pas qu'en France. Donc, finalement, d'une certaine manière, tout le monde en bénéficie. Et à chaque fois, ils présentent ça comme une initiative de la marque qui est toujours bonne pour l'image, en fait. Voilà. Speaker2: [6:23] Je vais te poser des questions, puis je te préviens d'avance pour que tu aies le temps de réfléchir sur des produits insolites que tu aurais vus. Mais les lunettes connectées, il y en avait beaucoup cette année. Speaker3: [6:31] Mais non, pas beaucoup. Et c'était ça qui était… Alors, Speaker2: [6:35] On avait l'impression qu'il n'y avait que ça quand on regardait les publications. Speaker3: [6:38] Ah, bien, alors, écoute, alors moi, je n'ai pas vu ce qu'il fallait voir, Speaker2: [6:40] Parce que… C'était peut-être toujours la même paire de lunettes qu'on nous montrait, mais on nous la montrait. Speaker3: [6:46] Oui, il y a une paire de lunettes qui est intéressante. Elle est signée TCL, qui s'est un peu améliorée. Moi, je l'avais déjà repérée avec François… Mais Speaker2: [6:55] Il y a deux ans, tu avais déjà essayé. Speaker3: [6:57] On avait essayé avec François Sorel le tout premier prototype. Ensuite, l'an dernier, j'avais essayé une version un peu plus aboutie. Avec ces lunettes qui peuvent, par exemple, quand tu discutes avec quelqu'un, ça fait de la traduction simultanée et ça t'affiche la traduction sous forme de sous-titres comme ça devant les yeux, c'est pas mal. Tester ce genre de produit sur un salon, c'est toujours une catastrophe parce que la connexion internet ne marche pas, il y a trop de jeux, perturbations, etc. Mais bon, ils ont ce modèle qui s'appelle les Rayno X3 Pro qui est vendu, qui est commercialisé, mais uniquement sur leur site. Donc c'est pour te dire que c'est un peu une niche quand même. Mais il n'y en avait pas beaucoup d'autres. Il y avait, en revanche, des masques et quelques masses de réalité virtuelle, un pionnier du secteur, HTC. HTC est vraiment pionnier de la réalité virtuelle, qui est toujours là, mais dont on parle moins parce qu'il est très orienté entreprise. Ils font de la formation et ils ont plein de solutions pour les entreprises. Et puis, on a pu apercevoir le projet Wuhan, tu sais, le concept de casque fabriqué par Samsung en partenariat avec Google. Mais très peu d'infos à ce sujet malgré tout. Speaker2: [7:59] Il ne faut pas oublier que cette rencontre-là de Barcelone, c'est quand même, au départ, évidemment, il y avait toujours des téléphones, ce qui attirait les gens qui étaient curieux, mais c'était vraiment un événement de télécombe où on parlait de 3G, de 4G, de 5G. Là, je présume qu'on parle de 6G et de 7G? Speaker3: [8:16] Écoute, on parle un peu de 6G, mais en expliquant qu'elle est encore lointaine parce qu'en fait… Speaker2: [8:23] La 5G n'est même pas Speaker3: [8:24] Complètement déployée. Exactement, elle n'est pas déployée, mais surtout, elle continue d'évoluer, la 5G. Elle continue d'évoluer technologiquement, et puis elle continue effectivement de se développer dans ce qu'on appelle les cœurs de réseau. Donc finalement, ça se traduit par des débits qui augmentent pour les usagers. Il y a aussi quelque chose qui marche bien, c'est la 5G privée. En fait, c'est des petites stations qui permettent d'installer de la 5G, mais dans un cercle fermé pour les entreprises, pour les usines. Et donc ça permet d'avoir une bonne couverture avec une grande portée et puis surtout ça sécurise et le débit et la confidentialité des données. Et puis on parle aussi beaucoup de satellites avec l'ombre de Starlink qui plane derrière et qui, je vais te dire, qui inquiète un peu les opérateurs parce que notamment les opérateurs européens n'ont pas vu arriver Starlink, la concurrence de Starlink et ils sont pris au dépourvu aujourd'hui. Alors ils annoncent des choses avec des concurrents, Hôtelsat, etc. Mais aujourd'hui, Starlink est un concurrent sérieux qui ne va pas remplacer la connexion mobile dans les villes, mais pour des tas de zones, des tas de coins du monde, ça devient un concurrent très, très sérieux. Speaker2: [9:40] Écoute, je t'avais prévenu, je voulais être bon joueur, mais je te relance là-dessus. J'imagine que, c'est le lot de ces événements-là, tu as probablement vu quelques produits insolites. Speaker3: [9:50] Oui, il y a des choses insolites, il y a des trucs qui sortent un peu de l'ordinaire. Écoute, j'en ai même plusieurs sous le coude. Déjà, il y a cette marque de téléphones qui s'appelle Nothing, qui est une marque britannique qui fait des téléphones transparents. Enfin, en partie transparents, on voit les coups. Speaker2: [10:07] Puis, il faut le savoir comment ils sont faits. Parce que chaque fois que je suis arrivé sur des photos des téléphones Nothing, j'avais toujours l'impression que c'était un démo ou un appareil qui n'était pas encore fini. Speaker3: [10:16] Non, en fait, c'est un style de design qui se sont donnés. Ils creusent leur sillon parce que là, ils ont sorti une nouvelle génération. C'est les 3A et 3A Pro, qui sont pareils, un peu transparents. Sinon, il y avait un téléphone qui change de couleur en fonction de la température. Mais là, c'est la coque. Speaker2: [10:37] Après la voiture qui change de couleur. Speaker3: [10:39] Exactement. Alors, il faut le tremper dans l'eau. Il faut le tremper dans l'eau froide. C'est un peu comme une souris verte trempée là dans l'huile, trempée là dans l'eau. Et là, elle devient non pas un escargot tout chaud, mais elle passe du blanc au bleu nacré. Bon, voilà, c'est pour le fun. Quelque chose d'insolite, mais que j'avais repéré depuis l'an dernier pour les premiers modèles, et je trouve ça super bien, c'est TCL qui fait ça. C'est une technologie d'affichage qui s'appelle Next Paper, qui permet de passer ton écran, un écran classique couleur, à un écran monochrome, noir et blanc. Donc, beaucoup moins agressif pour les yeux, beaucoup plus reposant, ça consomme moins d'énergie. Et tout ça avec un simple bouton, tu passes d'un mode d'affichage à l'autre. Ça permet aussi d'utiliser ton smartphone en plein soleil, alors que normalement, ça ne marche pas. Le smartphone en plein soleil, on ne voit rien. Et ils avaient fait ça et mis ça au point sur les tablettes. Et là, ils commencent à le décliner sur les smartphones et c'est vraiment pas mal comme truc. Puis sinon, écoute, il y avait un PC portable avec panneau solaire sur le dessus. Oui, ça j'ai vu, Speaker2: [11:47] J'en ai parlé. Speaker3: [11:49] Et puis, insolite et utile, une montre tensiomètre. C'est un truc qui n'est pas encore vraiment généralisé. C'est Huawei qui fait ça et en fait, le tensiomètre est intégré non pas dans la montre, mais dans le bracelet. Et c'est un petit coussin pneumatique qui se gonfle comme un système de tensiomètre chez le médecin, en fait. C'est pas mal du tout. Speaker2: [12:12] Il fallait y penser. Speaker3: [12:12] Alors, elle est commercialisée, déjà. Elle est déjà sortie. Elle est sortie en septembre ou octobre dernier. On peut l'acheter. Ils n'ont pas le droit de vendre des smartphones, mais ils vendent des montres tensiomètres en Europe. Et puis, dernière chose que j'ai vue qui était sympa, c'est des bras robotiques commandés par reconnaissance des gestes. C'est-à-dire que tu fais des mouvements de avec la main, avec tes doigts, juste devant une caméra. Pas besoin d'enfiler un gant spécial. Et ça fait bouger un bras robotisé avec des doigts robotisés, soit à 5 mètres de là, soit à des milliers de kilomètres. Et en fait, si tu veux, la performance, elle est à la fois sur le... C'est pour vanter les mérites de la 5G, donc le débit, la faible latence, qui permet de faire des mouvements très précis, très rapides. Mais moi, je ne connaissais pas ce système d'appréhension des mouvements simplement par reconnaissance des gestes, en fait. Speaker2: [13:07] Oui, de captation visuelle. Speaker3: [13:09] Exactement, juste la captation visuelle par l'image. Et c'est super précis. J'ai vu ça chez Honor et chez Huawei également. Voilà. Et toi, que proposes-tu cette semaine dans ton carnet, Bruno ? Speaker2: [13:22] Écoute, je reviens sur une grande rencontre stratégique qui s'est tenue à Londres la semaine dernière entre les diffuseurs publics, donc radio-télé. Imagine-toi, ils se sont tous rencontrés à la délégation du Québec pour avoir une grande réflexion sur l'utilisation de l'intelligence artificielle dans le journalisme dans leur institution. Puis évidemment, comme ils étaient à Londres, ils ont inclus la BBC dans la discussion. Donc, je parle avec Colette Brin, qui est prof à l'Université Laval à Québec et qui a demain être dirigé ces discussions-là. Alors, elle revient sur les grandes lignes de cette rencontre-là. Sinon, est-ce que ça dit quelque chose? Je ne pense pas parce que c'est vraiment tout petit, mais ça deviendra grand. La plateforme BEE. Speaker3: [14:06] J'ai connu des choses qui s'appelaient... Speaker2: [14:08] Comme une petite avelle. Speaker3: [14:08] Je ne sais plus. J'ai connu des choses qui s'appelaient BIM, mais je ne sais pas si c'est de ça dont tu veux parler. Speaker2: [14:15] Écoute, c'est presque l'évolution d'un guide Michelin avec ce qu'on avait ici, nous, à l'époque, qui était chez vous, ça aurait été le Minitel. L'idée là-dedans, c'est d'arriver à savoir, quand on est à quelque part, d'aller sur le site BIM et de savoir quels sont les commerçants qui sont autour de nous et qu'est-ce qu'ils ont. Donc, genre de Google Maps plus, plus, mais activé. Et donc, j'ai parlé avec la dame qui est derrière cette initiative-là. Et je pense que ça peut être d'intérêt pour tes auditeurs parce qu'ils sont en train d'agrandir les territoires. Ils sont déjà présents au Canada, mais là, ils sont en train d'aller sur les marchés européens. Et elle est en train de regarder pour des marchands qui seraient intéressés à se joindre à ce service. Speaker3: [15:00] Ça me fait un peu penser à quelque chose qu'on a chez nous qui s'appelle les pattes jaunes et qui existent toujours, me semble-t-il. Speaker2: [15:05] Je ne voulais pas le dire, mais exactement chez nous aussi. Nous, on avait le bottin jaune et qui te permettait de trouver le plombier qui est à côté de chez toi. Là, à défaut, ça n'existe plus. Alors, à défaut de ça, maintenant, il y a B.E. qui est en train de... Speaker3: [15:19] Face à Google, c'est difficile quand même. Speaker2: [15:22] Oui, c'est pour ça qu'il faut souligner ce genre d'initiative. D'autant plus que le Canada se retrouve dans une fâcheuse situation avec nos voisins. Speaker3: [15:30] Non, sans blague. Speaker2: [15:32] Si on peut pousser des initiatives qui sont tout à fait canadiennes, québécoises, je pense que ça a sa place sur notamment mon carnet. Speaker3: [15:42] Eh oui, voilà, tout ça va jouer en faveur des souverainetés des uns et des autres. Eh bien, écoute, mon cher Bruno, bravo, et je te dis à la semaine prochaine. Speaker2: [15:52] Moi, je te dis salut, puis surtout, je te remercie pour ce débrief de Barcelone. Salut. Speaker3: [15:57] Salut Bruno. Speaker1: [16:04] Monde numérique, le meilleur de la tech. Speaker3: [16:16] Nous allons donc rester à Barcelone. Si le sujet des smartphones, de l'innovation en mobilité vous intéresse, ne bougez pas. Je vous propose tout de suite une série d'interviews réalisées sur place. Vous allez entendre des représentants des marques Xiaomi, Samsung, Honor, Huawei, TCL, HTC. Ces interviews sont proposées en version intégrale si vous écoutez Monde Numérique, l'hebdo premium sur Apple Podcast. Sinon, retrouvez-les en version complète la semaine prochaine en épisode séparé sur le fil du podcast Monde Numérique. Bonjour Guillaume Berlemont. Speaker0: [16:51] Bonjour Jérôme. Speaker3: [16:52] On vous retrouve au Mobile World Congress édition 2025 pour la marque Xiaomi avec un concept que vous aviez déjà présenté l'an dernier, Human Car Home. Alors ça veut dire humain, voiture, maison, mais encore. Speaker0: [17:06] Alors déjà c'est une bonne base, effectivement, ça veut bien dire ça. Alors oui, l'an dernier ça avait été présenté comme vision stratégique de Xiaomi pour les années à venir. Et ça s'est matérialisé une première fois d'ailleurs à Paris en juillet l'année dernière et ça se renouvelle ici et le concept c'est de pouvoir avoir un OS, HyperOS et HyperOS 2 j'ai même envie de dire cette année, qui connectent l'intégralité des produits Xiaomi du smartphone en passant par la voiture jusqu'à tous les produits de la maison connectée afin que tout ceci communique de manière hyper fluide, simple et interagisse entre eux. Speaker3: [17:41] Alors l'une des vedettes de ce salon, c'est le smartphone que vous avez en main, c'est le Xiaomi 15. Speaker0: [17:45] Tout à fait. Speaker3: [17:46] Qui a été annoncé. Qu'est-ce qu'il a de particulier ? Speaker0: [17:48] Il a de particulier qu'il est toujours co-conçu avec notre partenaire photographique Leica et qu'il repousse encore les limites de la photographie sur smartphone. On tient là un véritable petit boîtier photo. C'est les photographes qui le disent, ce n'est pas moi. Speaker3: [18:04] C'est un smartphone qui fait des photos ou c'est carrément maintenant un appareil photo qui fait téléphone ? Speaker0: [18:10] Bon, on va dire que ça reste quand même un smartphone, avant tout. Il embarque tout ce qu'il faut dans un produit flagship, super processeur, l'IP68. Mais évidemment, c'est notre pilier principal, la photo. C'est là-dessus que l'on mise côté Xiaomi pour se distinguer du reste de nos concurrents. Et évidemment, la photo, on la repousse dans toutes ses limites. Speaker3: [18:34] Avec une particularité qui est assez étonnante, C'est cette espèce d'objectif qu'on peut fixer à l'arrière du téléphone. Speaker0: [18:42] Alors, ça, c'est un prototype. C'est pour les années à venir. On s'en parlera peut-être en 2026 ou en 2027. Lui va encore plus loin puisqu'elle permet effectivement, par ajout d'un objectif magnétique, d'aller sur des formats 4 tiers, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui sur les smartphones. Donc là, on est en pleine exploration du futur. Speaker3: [19:03] OK. Donc, c'est un accessoire qui possède son propre capteur ? Speaker0: [19:07] Exactement, il a ses propres objectifs et qui pourront justement être interchangés, La communication se fait par laser pour pouvoir transmettre toutes les informations et avoir les données RAW, comme on dit en photo, les plus riches possibles dans le smartphone. C'est intriguant et l'objectif vient se placer au dos du téléphone, mais pas sur les objectifs. Il est à côté, il est indépendant et communique avec le reste du smartphone. Speaker3: [19:35] Il est au milieu de l'appareil, c'est ça ? D'accord. Et puis donc, des voitures, ça c'est quand même la grosse surprise depuis l'année dernière. Vous aviez dévoilé la SU-7, cette fois-ci deux véhicules sur votre stand. Donc la bleue de l'an dernier et une magnifique jaune. C'est la SU-7 Ultra, c'est ça ? Speaker0: [19:53] Exactement, qui vient d'être annoncée en Chine il y a quelques jours. Alors, c'est toujours pour le marché chinois uniquement à ce stade. Mais aujourd'hui, elle sert vraiment à démontrer toute la cohérence de cet univers et cette vision Human Car Home, puisqu'elle se connecte à sa maison et à son smartphone avec l'utilisateur au centre de tout ça à qui on va essayer de donner le plus de liberté possible, le moins de contraintes possibles grâce à la technologie embarquée dans tous ses produits. Et surtout, elle préfigure ce que nous devrions retrouver en Europe d'ici quelques années. Speaker3: [20:30] Est-ce qu'elle pourrait sortir en Europe, cette voiture ? Speaker0: [20:33] Ce sont dans les plans. Leijun, fondateur de Xiaomi, a bien indiqué que le but, c'était d'ici 10 à 15 ans d'être dans le top 5 des constructeurs mondiaux en ce qui concerne les voitures. Et pour ça, il faudra évidemment sortir de Chine. Donc, tout le monde y travaille. Speaker3: [20:51] Merci beaucoup. Speaker0: [20:52] Merci, Jérôme. Music: [20:54] Music Speaker3: [20:59] Jérôme Bloch, Samsung, cette année, plus que jamais, on a l'impression que, et sur votre stand notamment, la grande vedette, c'est l'intelligence artificielle dans les smartphones. Speaker1: [21:09] Oui, exactement. Donc, comme vous savez, on a lancé le S25 en janvier. Donc, nouvelle famille de flagship Samsung avec toute l'intelligence artificielle qui progresse encore, en fait, par rapport à ce qu'on a lancé l'année dernière. Speaker3: [21:24] Que vous aviez introduit dans l'US24 et vous étiez d'ailleurs les premiers à mettre de l'IA. Speaker1: [21:28] On était le premier smartphone IA sur le marché. Ce qu'on a annoncé cette année, quand même, c'est l'intégration de l'intelligence artificielle aussi dans notre gamme A, donc une gamme qui est un petit peu plus basse en termes de prix et qui vient aussi aujourd'hui offrir une multitude de fonctionnalités autour de l'intelligence artificielle. Donc, c'est extrêmement intéressant de voir que ça s'étend aujourd'hui de plus en plus dans la gamme. Speaker3: [21:53] Ça descend la gamme, ça devient plus accessible. Speaker1: [21:55] Exactement. Speaker3: [21:56] Quand on parle de l'IA, on parle de quoi ? Parce que ce n'est pas le tout de dire qu'il y a de l'IA dans le téléphone. Ça se traduit par quoi et à quoi ça sert ? Speaker1: [22:04] Oui, parce que ce qui est quand même intéressant, c'est de parler d'usage. au final en fait le consommateur va pas se poser de la question de savoir comment est ce que ça se passe et comment en fait fonctionne l'intelligence artificielle il va surtout se poser la question de savoir comment il arrive à avoir l'information dont il a envie comment il arrive à faire une tâche dont il a envie et surtout ce qu'il faut c'est que ça soit fluide et que ça soit le plus simple possible donc aujourd'hui quand on parle d'intelligence artificielle il ya de multiples cas d'usages et on va par exemple trouver des cas d'usage pour aller chercher de l'information sur le web, l'envoyer à un ami quasi de façon automatique, on va pouvoir aller chercher les informations sur des dates d'un match de football par exemple et l'intégrer directement dans son agenda. On va pouvoir aussi, et ça c'est très utile, aller chercher les informations à l'intérieur de son mobile. Je donne un exemple, je veux augmenter la taille de police dans mon smartphone, je ne sais pas où c'est. Je vais pouvoir aller dans les paramètres, demander vocalement où puis-je bouger la taille de police et directement, je vais être amené au bon endroit. Speaker3: [23:15] On l'a dit, vous avez été le premier avec le S24 à lancer ces fonctionnalités sur un mobile. Est-ce qu'aujourd'hui, vous avez des retours sur les utilisations que les gens en font ? Est-ce que c'est véritablement utilisé ? Speaker1: [23:27] Alors, on a bien sûr des statistiques sur l'usage de l'intelligence artificielle. Ce qui est intéressant, c'est qu'on a vu que 80% de nos acheteurs ont au moins utilisé une fonctionnalité liée à l'intelligence artificielle. Alors, un tout petit peu plus de détails, c'est que, bien sûr, les fonctionnalités les plus utilisées sont celles qui sont les plus faciles d'accès ou celles qui sont liées à des usages les plus développés. Speaker3: [23:51] Par exemple ? Speaker1: [23:51] Par exemple, une des fonctionnalités entourées pour chercher, qui est directement accessible sur l'écran d'accueil, qui permet d'ouvrir son appareil photo, de scanner un écran, d'éventuellement enregistrer une musique pour essayer d'avoir exactement le nom de l'album ou de la musique qu'on est en train d'écouter. Toutes ces choses-là sont extrêmement utilisées parce qu'elles font appel à des choses qui existaient déjà, mais qui sont nettement plus facilitées. Un autre exemple, c'est tout ce qui est lié à la photo. Parce que la photo, c'est un usage extrêmement développé par les utilisateurs de smartphones aujourd'hui et par tout le monde. Et donc, les corrections de ce qu'on appelle l'assistant photo chez nous, pour gommer un objet, pour améliorer le rendu de la photo, c'est extrêmement utilisé par l'automateur. Speaker3: [24:38] Merci beaucoup, Jérôme Bloch de Samsung. Merci, Jérôme. Speaker3: [24:48] Pierre-Alain Ouar, bonjour. Speaker1: [24:49] Bonjour Jérôme. Speaker3: [24:50] Directeur marketing Honor France. Cette année, au Mobile World Congress, Honor parle encore plus que l'année dernière d'intelligence artificielle. Vous misez tout là-dessus, mais concrètement, qu'est-ce que ça signifie ? Speaker1: [25:04] Merci, merci pour cette question Jérôme. Ça signifie qu'hier, notre CEO, James Lee, a présenté sa nouvelle vision, son nouveau plan, le Alpha Plan. Le Alpha Plan, c'est plusieurs choses. Déjà, c'est une promesse d'investissement. 10 milliards de dollars sur une période de 5 ans, donc c'est très court. On va investir massivement pour améliorer et optimiser nos intelligences artificielles. Et c'est aussi une vision, une vision de collaboration avec les différents acteurs. Parce qu'il y a des choses où on est bon et il y a des choses où d'autres acteurs sont encore meilleurs. Comme par exemple Qualcomm, Google, avec qui on travaille très, très étroitement. Et d'autres acteurs comme par exemple OpenAI et DeepSeek. Et donc, nous, on veut être le lien. le lien entre tous ces différents acteurs de l'intelligence artificielle pour pouvoir offrir aux utilisateurs la meilleure expérience possible. Et c'est vrai qu'en 2024, on a beaucoup parlé de LLM, d'intelligence artificielle générative avec qui on peut discuter, parler. Et on pense, on est même sûr qu'en 2025, c'est un nouveau thème qui va arriver, c'est l'intelligence artificielle agentique. Donc en gros, ce sont des agents qui vont nous aider au quotidien, qui vont par exemple nous permettre de réserver un restaurant. Ils vont regarder automatiquement quelles sont nos disponibilités sur notre calendrier, ils vont trouver en fonction de nos goûts et de nos créneaux horaires, le restaurant le plus proche et nous le proposer. Et c'est ça qu'on essaye de faire et qu'on va proposer en 2025. Speaker3: [26:26] Est-ce qu'il y a déjà des use cases, comme on dit, des cas d'usage qu'on peut imaginer ? Speaker1: [26:32] On peut en imaginer une infinité. La vraie question, c'est est-ce qu'il y a des cas d'usage concrets aujourd'hui qui sont fonctionnels ? Chez Honor, ça arrive dans quelques mois. Et le cadre d'usage sur lequel on travaille, le plus proche, là, c'est celui dont je parlais un petit peu plus tôt, c'est la possibilité de réserver une table rapidement. Donc, par exemple, admettons Jérôme, vous et moi, on a envie d'aller déjeuner. Là, on est à Barcelone, on est au MWC. C'est un peu compliqué de se déplacer et on ne connaît pas très bien la ville. Alors, peut-être que vous, oui, moi, non. Speaker3: [26:59] Non, je vous confirme. Speaker1: [27:00] Par contre, ce que je sais, c'est ce que j'ai envie de manger, c'est des tapas. Et donc, je vais demander à mon téléphone tout simplement, écoute, j'aimerais manger des tapas avec Jérôme. Trouve-moi un restaurant qui soit à moins de 30 minutes. et j'aimerais manger maintenant. Et en fait, l'intelligence artificielle va d'elle-même aller d'app en app pour trouver le meilleur restaurant, le mieux noté. Dans mes tarifs aussi, si je lui dis que je n'ai pas envie de dépenser plus de 30 euros par personne, il va trouver le mieux noté et par rapport à la distance également. Et là, il va me proposer. Il ne fera pas la réservation de lui-même. C'est à moi de cliquer. Le dernier clic sera pour moi juste réservé. Mais en tout cas, il va faire tout ce travail qui habituellement m'aurait pris peut-être 5-10 minutes. Il va le faire en quelques secondes. C'est ça, le vrai use case qu'on peut imaginer tout de suite. Et à l'avenir, c'est une infinité de possibilités. Par exemple, pour la réservation de table, ce sera OpenTable. On fera appel aussi à Gemini, donc Google, ce partenaire. Nous, on fait le lien entre tout ça. C'est vraiment ça, notre cœur de métier. C'est là où on est fort. C'est faire le lien et faire en sorte que l'expérience pour l'utilisateur soit le plus fluide possible et qu'il n'ait pas besoin justement de passer d'app en app, de chat GPT à Google, à OpenTable, tout ça. Nous, on concentre tout. Speaker3: [28:06] Ça fait rêver. Ça, c'est pour quand? Speaker1: [28:09] 2025. Ça arrive en 2025. Speaker3: [28:11] D'accord. Merci beaucoup. Speaker1: [28:12] Merci Jérôme. Music: [28:13] Music Speaker3: [28:25] Bonjour Jérôme Danel. Bonjour. De Huawei Technologies, nous sommes sur le stand de Huawei à Barcelone, qui est un stand absolument gigantesque. Je pense que c'est le plus grand, on peut le dire, parce que c'est vrai que vous êtes présent à tous les étages en matière de télécommunication, du smartphone, au réseau, aux antennes, à la fibre, en passant par les montres connectées, le cloud et je ne sais quoi. Alors vous, c'est essentiellement la 5G. La 5G, j'ai l'impression que ça fait malgré tout des années qu'on en parle ici à Barcelone. Est-ce qu'on continue encore à innover en matière de technologie 5G ? Speaker1: [29:01] Plus que jamais, j'ai envie de dire. Plus que jamais. Alors oui, pourquoi ? Déjà, on ne parle plus seulement de 5G, on parle de 5G Advanced, 5GA. Ça, c'est l'évolution de la norme 3GVP qui évolue tous les ans pour améliorer les choses. Et en fait l'arrivée de l'IA, l'intelligence artificielle, va nécessiter de transformer les réseaux 5G et de les améliorer, d'aller vers la 5GA, la 5G Advanced, pour améliorer notamment la capacité des réseaux mais aussi le fonctionnement des réseaux. Donc l'IA va être utilisée dans plusieurs domaines. On a un écran ici qui explique sur la partie des terminaux, comment les terminaux... Aujourd'hui, vous avez des interactions avec des gens. On a parlé de l'Internet of Things. C'était un gros sujet il y a un an ou deux ans avec des nouvelles technologies, l'IoT, etc. Maintenant, on parle de l'Internet des agents IA. Les agents IA, en gros, dans quelques années, c'est vous qui appuyez sur les applications de votre téléphone. Vous communiquerez à votre agent IA qui, lui, va lancer les applications dont vous avez besoin pour exécuter la tâche que vous lui avez demandé. Tout ça, en fait, ça implique énormément de transformations sur les réseaux 5G. Notamment, ça implique beaucoup plus de données dans le sens descendant, donc du réseau vers vous, mais aussi en sens montant. Speaker3: [30:21] Donc, il faut plus de débit. Speaker1: [30:22] Il faut plus de débit et aussi plus de débit en applique. Ça s'appelle l'applique, le lien montant. Speaker3: [30:27] C'est un peu toujours la même chanson. C'est un peu toujours votre défi depuis toujours. Speaker1: [30:32] Exactement. Le lien montant dans les réseaux mobiles, c'est toujours compliqué parce que votre téléphone a une puissance limitée. Il y a une batterie limitée, il y a une puissance limitée. Donc forcément, c'est toujours un plus gros challenge de remonter une grande quantité de données que de la faire descendre. Mais l'IA change un peu ses paradigmes. L'IA demande aussi un temps de réponse plus rapide. Vous n'avez pas un data center dans votre téléphone qui permet de tout faire. Donc il y a besoin de s'appuyer sur l'IA dans le cloud. Et donc, ça nécessite une latence faible, mais surtout garantie. Speaker3: [31:05] Et la 6G, vous y travaillez ? Speaker1: [31:07] Alors évidemment qu'on y travaille. La CIG, c'est encore assez loin. Les discussions sont au niveau, je dirais, normalisation. Speaker3: [31:14] Oui, on ne sait pas encore ce que c'est, en fait, la CIG. Voilà. Speaker1: [31:16] Je pense qu'il y a des gros débats. Alors, moi, je ne suis pas spécialiste, mais il y a des gros débats sur qu'est-ce que ça doit être, pourquoi on va faire la CIG, comment on va la faire. Donc, tout ça, c'est en train de discuter dans l'industrie. Je pense que ce n'est pas le sujet encore pour quelques années. C'est encore trop. Speaker3: [31:32] Merci, Jérôme Danel de Huawei Technologies. Music: [31:35] Music Speaker3: [31:45] Yassine Bourraoua, alors Mobile World Congress 2025, vous continuez à tirer le fil de cette technologie Next Paper. Speaker3: [31:54] Présentez-moi un petit peu les produits qui vont sortir cette année, ces nouveautés. Tout à fait. Speaker1: [31:59] Donc Next Paper, c'est vraiment la différenciation qu'on a chez TCL. C'est une technologie qui est unique et qui permet d'offrir un confort visuel qui est inégalée Speaker0: [32:07] Aujourd'hui sur smartphone et sur tablette, en réduisant la lumière. Speaker1: [32:09] Bleue et en Speaker0: [32:10] Ayant aussi un aspect mat qui permet d'éviter les réflexions. Speaker3: [32:13] Ce qui est étonnant, c'est de pouvoir passer facilement d'un écran classique à un écran complètement différent qui offre plusieurs avantages. Speaker0: [32:19] Tout à fait. Speaker1: [32:20] Donc, on a évidemment un superbe écran avec des belles couleurs, Speaker0: [32:23] De belles luminosités, du contraste. Et en même temps, lorsqu'on veut passer dans un mode un peu plus lecture, quand on va travailler dessus, on sait qu'on va lire pendant un moment, on a juste un petit bouton à switcher, hop, et on passe en mode liseuse. Speaker1: [32:35] On va dire, noir et blanc, monochrome. Speaker0: [32:37] Qui va, en plus de ça, sur smartphone, augmenter l'autonomie du produit parce qu'on va se couper de toute la distraction digitale avec les notifications des réseaux sociaux, des applications de messagerie et se concentrer sur le contenu. Speaker3: [32:52] Et du coup, je peux utiliser mon smartphone en plein soleil avec ça ? Speaker0: [32:55] Oui, ça réduit beaucoup la luminosité. Donc, on a vraiment des critères de réduction de luminosité qui sont très élevés dessus, ce qui permet. Speaker1: [33:01] D'avoir un confort visuel beaucoup plus agréable à l'extérieur, Speaker0: [33:06] Mais aussi, par exemple, lorsqu'on est comme ici sous des spots lumineux, on ne va pas avoir de reflets sur son écran et donc ça va améliorer le confort visuel. Speaker3: [33:13] C'est la deuxième ou troisième génération de produits que vous lancez avec cette technologie. Alors, elle commence à s'installer. Est-ce que les consommateurs ont compris et utilisent véritablement cet outil, ce système ? Speaker0: [33:25] Oui, oui. Donc, on a fait des études sur nos consommateurs, demandé à toutes les personnes qui ont acheté des produits NextPaper. Speaker1: [33:31] TCL, pourquoi ils les ont achetés et qu'est-ce qu'ils préfèrent sur leurs produits. Speaker0: [33:34] Et aujourd'hui, ces informations montrent qu'ils l'ont acheté pour l'écran, ils ont compris ce qu'était la technologie de Next Paper et c'est la chose qu'ils préfèrent aujourd'hui sur leur écran. Ils préfèrent l'écran et à l'intérieur de, on va dire, sur cette expérience visuelle. Speaker1: [33:49] Ce qu'ils trouvent le plus agréable, c'est le côté Speaker0: [33:52] De réduction de la réflexion et aussi tout cet aspect papier lorsqu'on touche l'écran, c'est beaucoup plus agréable. et l'aspect mat de l'écran évidemment et qui y garde. C'est peut-être un avantage un peu indirect qu'on ne met pas trop en avant, mais aussi on n'a pas de trace de doigt sur l'écran. L'écran est toujours bien propre et au niveau visuel, il y a un meilleur confort. Speaker3: [34:12] Est-ce que ça augmente l'autonomie de l'appareil ? Speaker1: [34:14] On a un form factor qui est beaucoup plus léger, Speaker0: [34:17] Beaucoup plus petit et beaucoup plus ergonomique également. Speaker3: [34:21] Merci beaucoup. Bonjour Thomas D'Aix-Mier. Speaker1: [34:31] Bonjour Jérôme. Speaker3: [34:32] Vice-président de HTC. Je dois dire que je suis un peu ému de vous retrouver ici. Moi aussi, je suis ému de vous retrouver, Speaker1: [34:37] Bien sûr. Speaker3: [34:38] Parce que c'est ici, à Barcelone, que j'avais eu la chance, je me souviens, d'être l'un des premiers à tester. Je pense que c'était le premier casque de réalité virtuelle de HTC. Alors évidemment, ça a beaucoup évolué. C'était de la grosse artillerie. Là, on est sur maintenant des produits beaucoup plus légers et beaucoup plus performants. Malgré tout, HTC n'est plus aussi connu du grand public qu'il a pu l'être à une époque. En gros, que devient HTC aujourd'hui ? Speaker1: [35:08] En tout cas, aujourd'hui, on est sur Mobile World Congress 2025. HTC, c'est une série de business units. Surtout, le cœur de métier, c'est la réalité virtuelle, avec un gros focus sur les usages entreprises. Et c'est peut-être pour ça que vous avez l'impression de moins nous voir. D'un côté, grand public, on est toujours là, avec des casques historiques tels que celui que vous avez pu utiliser pour la première fois il y a 6, 7, 8 ans. Speaker3: [35:32] Le fameux Vive. Speaker1: [35:34] Le Vive original, voilà, qui fait toujours, qui rappelle toujours d'excellents souvenirs. Aujourd'hui, comme vous pouvez le voir derrière moi, c'est beaucoup plus léger, beaucoup plus compact. Et ça permet de faire des utilisations à plus grande échelle sur des zones de tracking qui peuvent aller jusqu'à 1000 m², qui sont énormes, sur laquelle on peut avoir par expérience jusqu'à 120 utilisateurs en parallèle dans un environnement immersif pour aller se replonger quelques millénaires en arrière et aller visiter l'Égypte ancienne, par exemple. Speaker3: [36:05] Alors, malgré tout, aujourd'hui, vous êtes donc en concurrence avec des poids lourds. On pense surtout à Meta, avec son casque qui n'est pas du tout sur le même positionnement prix, puisque votre dernier casque de réalité virtuelle, lui, Speaker3: [36:19] est très cher. Il coûte 1 200 euros. Pourquoi ce positionnement et à qui ça s'adresse ? Speaker1: [36:25] Alors, la stratégie et le business model entre les différents acteurs aujourd'hui de la réalité virtuelle est fondamentalement différent. Nous, ce qu'il faut savoir, c'est qu'on n'a aucune affiliation à un réseau social, quel qu'il soit. Donc, on ne subventionne pas nos casques. Ce qui veut dire qu'aujourd'hui, le prix d'un casque est essentiellement lié autour des composants qui sont dedans. Speaker3: [36:48] Vous voulez dire que c'est son prix réel ? Speaker1: [36:49] C'est le prix réel, voilà. On peut le dire comme ça. Mais en tout cas, ce qu'il faut voir, c'est que par rapport au casque de PC VR que vous avez pu utiliser il y a quelques années, aujourd'hui, tout est condensé dans cette petite boîte que vous avez devant les yeux. Et donc, dedans, il y a du graphisme, il y a du processeur, il y a de la batterie, il y a de la technologie qui est absolument fascinante. Et aujourd'hui, la subvention des casques, ce n'est pas quelque chose que nous, on souhaite faire. Ça ne correspond pas à notre business model. Notre business model, c'est plus d'aller ajouter des services qui vont permettre aux entreprises d'avoir un usage commercial pour en revenir à ce qu'on disait tout à l'heure, que ce soit de la formation à grande échelle. Tout en restant assez ouvert au niveau de l'écosystème pour permettre de faire des choses telles que de la simulation par exemple d'entraînement de pompiers en intégrant des vrais extincteurs, des vrais masques à oxygène et justement en ayant ce réalisme dans l'immersion pour qu'ils puissent s'entraîner sans risque à un coût moindre pour que le jour où ils ont besoin d'aller sur le terrain, ils soient bien plus aptes à s'adapter à la situation, que ce soit par rapport aux gestes ou par rapport justement au mental, puisqu'on sait très bien qu'il y a une énorme corrélation entre ce que les gens peuvent voir et ce à quoi ils s'exposent dans un environnement immersif, est-ce qu'ils vont pouvoir répliquer dans la vie réelle. Speaker3: [38:11] Mais du point de vue justement de vos clients, des entreprises, qu'est-ce qui justifie de faire le choix d'un HTC Vive aujourd'hui plutôt que d'un MetaQuest 3 ? Speaker1: [38:20] Très bonne question. Déjà, on est un acteur historique, on est là depuis le début. On est très prévisibles, très stables. On est là depuis les premières heures de la réalité virtuelle. Et aujourd'hui, comme vous pouvez le voir derrière moi, HTC et Vive, on est là. On est très actifs sur la partie hardware, mais aussi de plus en plus sur la partie software, qui font qu'aujourd'hui, pour intégrer des casques ou une flotte de casques dans un environnement IT, qui, en général, chez nos partenaires entreprises, sont assez contraignants en termes de sécurité, de VPN, de certification ISO, de confidentialité des données, que ce soit des données utilisateurs ou des données entreprises, aujourd'hui, HTC est positionné sur ce créneau-là. C'est ce qui fait la différence fondamentale entre un casque et un système qui est designé pour un usage grand public à la base, et ensuite détourné pour un usage entreprise, ou des casques et des solutions qui sont développées uniquement avec des utilisateurs corporate et business en tête. Speaker3: [39:20] Merci beaucoup, Thomas D'Aix-Millet, vice-président HTC. Speaker1: [39:22] Je vous en prie, merci. Music: [39:24] Music Speaker3: [39:33] Voilà, voilà, c'est fini pour cette plongée au cœur du grand salon de Barcelone consacré à toutes les technologies mobiles. Cette séquence vous était proposée en partenariat avec FreePro, le meilleur de Free pour les entreprises, qui a choisi Monde Numérique pour vous faire vivre le Mobile World Congress de Barcelone et qui a rendu possible la réalisation de ce reportage. Merci à eux. Speaker3: [39:57] Merci à vous d'avoir suivi cet épisode de Monde Numérique jusqu'à la fin. Si cet épisode vous a plu n'hésitez pas à laisser un avis et surtout, surtout 5 petites étoiles sur Apple Podcast ou éventuellement sur votre plateforme d'écoute habituelle si c'est possible c'est important pour le référencement la visibilité de cette émission et de ce podcast et puis envoyez-moi des messages réagissez sur les réseaux sociaux sur le site mondenumérique.info également vous pouvez m'adresser des commentaires si vous le souhaitez vous pouvez soutenir Monde Numérique financièrement en cliquant sur le lien dans la description de cet épisode On se retrouve samedi prochain. D'ici là, ne ratez pas la version vidéo de mon reportage au Mobile World Congress de Barcelone. Vous avez eu le son, vous aurez l'image ce week-end sur la chaîne YouTube de Monde Numérique. Pour ce qui est de l'audio, je vous prépare pour les semaines à venir une rencontre exclusive, très intéressante, avec, tenez-vous bien, le fondateur d'une start-up tech dont on parle beaucoup en ce moment. Il s'agit de Hugging Face. Son cofondateur, Clément Delangue, m'a accordé une longue interview depuis la Floride où il réside. Vous aurez l'occasion de l'écouter dans un prochain épisode de Monde Numérique. Merci pour votre fidélité. Faites connaître ce podcast à vos amis. Abonnez-vous surtout si ce n'est pas déjà fait. Je vous souhaite une bonne semaine. Music: [41:12] Music
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