Exceptionnellement cette semaine, pour cause de vacances, L’Hebdo est remplacé par un épisode spécial du Debrief Transatlantique (avec Bruno Guglielminetti).
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GPS fou ?
Alors que je me trouve actuellement à environ 200 km des côtes d'Israël et du Liban, mon GPS me localise systématiquement à Beyrouth. Explication : les systèmes satellitaires sont brouillés en raison de la guerre au Proche-Orient, ce qui a des conséquences pour les avions, les bateaux, les taxis, les livreurs et même… les applis de rencontre.
Elon vs annonceurs
Jusqu'où ira le bras de fer entre Elon Musk et les annonceurs à propos des publicités sur X ? Le patron du réseau social a gagné une première manche. Que va-t-il se passer maintenant ?
Gemini Live is coming
Google lance Gemini Live, une IA conversationnelle pour concurrencer GPT-4o. Moins réactive mais puissante, pourra-t-elle rivaliser avec le ténor du secteur ?
L’IA pour seule amie ?
Les IA conversationnelles vont-elles nous rendre fou ? Même OpenAI réfléchit aux conséquences psychologiques des relations avec les intelligence artificielles conversationnelle hyper réalistes.
Enfants et écrans : parents irresponsables
Alors qu’une étude souligne les conséquences négatives des écrans sur le psychisme des plus jeunes, on voit toujours autant d’enfants laissés seuls face aux écrans. Coup de gueule.
Jérôme :
[0:04] On le retrouvait d'habitude à Paris, on le retrouvait ensuite en Grèce et aujourd'hui, on le retrouve où ? À Chypre. Bonjour Jérôme Colombain.
Bruno :
[0:13] Salut Montréal, comment ça va Bruno Guglielminetti ?
Jérôme :
[0:17] Une espèce de globe trotter. Comment ça va toi?
Bruno :
[0:19] On dirait que je fais un tour du monde, ce qui n'est pas le cas. C'est juste encore quelques jours de vacances.
Jérôme :
[0:25] Non, parce que ton yacht, tu le tiens en Méditerranée, tu ne vas pas ailleurs avec.
Bruno :
[0:29] Oui, absolument. Alors, j'en ai un en Méditerranée, j'en ai un autre dans l'Atlantique. Oui. Mais voilà, cette année, c'est la Méditerranée plutôt.
Jérôme :
[0:36] Oui, de toute façon.
Bruno :
[0:37] Tout à fait.
Jérôme :
[0:37] Celui en Atlantique, si je ne me trompe pas, il est amarré à New York.
Bruno :
[0:41] Oui. Et puis, je ne sais pas si tu as suivi, là. En fait, je sous-loue, c'est celui de Steve Jobs, mais j'ai eu un problème.
Jérôme :
[0:49] Oui, j'ai vu. Il a percuté un autre bateau.
Bruno :
[0:51] Voilà. Ça va me faire encore des histoires d'assurance.
Jérôme :
[0:55] Bon, on verra. Mais parlant de tes pérégrinations à Chypre, il y a quelque chose de fort intéressant, c'est que tu as un problème avec le GPS.
Bruno :
[1:04] Oui, alors c'est assez incroyable. Écoutez, je voulais t'en parler parce que ça rentre tout à fait dans le cadre de notre échange hebdomadaire. C'est une histoire de tech, c'est-à-dire que comme tu l'as dit, je suis à Chypre et en fait, je suis géographiquement pour situer, pour dire aux gens, C'est donc cette île qui est en Méditerranée et qui est à environ 200 kilomètres des côtes du Liban et d'Israël. Or, quand je regarde mon Google Maps, mon Waze, etc., mon téléphone me dit que je suis actuellement à Beyrouth. Il me localise à l'aéroport de Beyrouth, au Liban, c'est-à-dire à 200 kilomètres de là. Et je ne suis pas le seul. Il n'y a pas que moi.
Bruno :
[1:42] Beaucoup de gens autour de moi sont dans la même situation. Même si c'est une situation qui est variable, ça va, ça vient. « De temps en temps, ça revient à la normale. De temps en temps, je repars à Beyrouth. J'ai aussi mon ordinateur, tu vois, qui est localisé à Beyrouth, ma montre connectée. » Enfin bon, c'est assez surréaliste. Et en fait, tout ça, c'est quoi ? Eh bien, c'est parce que, la raison n'est pas forcément très joyeuse, mais c'est dû à la guerre au Proche-Orient. Et en fait, je me suis renseigné et il se trouve que c'est Israël qui brouille les communications GPS, qui perturbe le GPS sur le territoire israélien, donc également sur le territoire libanais. Et pour te dire à quel point leur brouilleur devait être puissant, moi ici à Chypre, à 200 kilomètres, c'est par la mer, donc c'est à vol d'oiseau, il n'y a pas d'obstacle, eh bien je suis également victime de cette perturbation. Et voilà comment ça se passe. Donc en fait, c'est ce qu'on appelle du spoofing, de l'usurpation de GPS, qui me fait croire que je suis à un endroit alors que je suis à un autre. C'est assez étonnant.
Jérôme :
[2:45] Mais ce que je trouve intéressant, c'est que si quelqu'un décidait d'utiliser, un système GPS pour guider un homicide qu'il envoyait, finalement, ça va tomber sur Beyrouth.
Bruno :
[2:56] Alors, en fait, tu as répondu à la question qu'on aurait dû se poser, c'est pourquoi ? Et effectivement, s'ils font ça, c'est pour éviter, c'est pour dérouter les missiles, les drones, etc. Alors, il n'est pas certain que ça atterrirait sur Beyrouth, parce qu'en fait, il y a des systèmes d'antibrouillage, mais il y a des détections, etc. Mais ça sème une belle pagaille, et ça ne concerne pas que les missiles et les drones. Parce qu'en réalité, ça pose un vrai problème pour les avions, pour les bateaux. Et d'ailleurs, depuis 7 mois, 6 mois que ça dure, cette histoire-là, l'aéroport de Beyrouth a demandé à toutes les compagnies d'avertir leurs pilotes d'utiliser d'autres systèmes que le GPS pour l'approche sur l'aéroport de Beyrouth. Et donc, ils sont obligés de revenir à des vieux systèmes de cartes de boussole ou bien d'utiliser des systèmes de balisage au sol qui sont plus anciens, mais qui fonctionnent très bien apparemment. Mais ça ne marche pas dans tous les cas parce que par exemple il y a quelques mois il y a un avion turc qui a dû faire demi-tour, il n'a pas pu se poser à Beyrouth et puis même il y a des applications, il y a des conséquences qui sont, plus dans la vie des gens, c'est-à-dire que ça perturbe beaucoup.
Bruno :
[4:05] Tout ce qui est les déplacements les chauffeurs de taxi en Israël qu'au Liban sont embêtés et voilà, les services de livraison, les petits livreurs, etc. Ils sont embêtés et même, tiens-toi bien, les applications de dating, de rencontre c'est-à-dire C'est-à-dire qu'il y a des témoignages très amusants de jeunes qui utilisent des applications de rencontre aussi bien en Israël qu'au Liban. Vous savez qu'officiellement, les deux pays sont en guerre. Ils ont une frontière commune, mais il est impossible de passer cette frontière qui est maintenue par le Hezbollah. Et donc, si un Libanais essaie d'utiliser une appli, on lui propose d'aller rencontrer des jeunes filles en Israël et vice-versa. Bon, parfois, il les trouve très jolies, mais ça ne peut pas se faire. Donc voilà, c'est un peu les conséquences de ce truc-là.
Jérôme :
[4:50] C'est fou.
Bruno :
[4:50] Mais c'est déjà arrivé en Ukraine. Enfin, c'est classique finalement aujourd'hui,
Bruno :
[4:55] ce système du brouillage du GPS.
Jérôme :
[4:57] Quand même, ce n'est pas banal. Jérôme, merci pour cette tranche de vie. Je t'amène sur une autre actualité parce que je voulais t'entendre là-dessus. C'est cette histoire où, écoute, il y a quelques mois, il y a Mosk qui envoyait paître les annonceurs qui n'étaient pas intéressés par X. Et puis là, on a appris cette semaine qu'Ellen Mosk, toujours, a décidé de poursuivre un groupe d'annonceurs qui avait décidé tout simplement de ne pas encourager sa plateforme.
Bruno :
[5:25] Oui, mais je sais que tu as suivi l'affaire, toi aussi, de très près de ton côté. Alors effectivement, moi, ce que je retiens de ça, c'est que finalement, il a réussi à marquer des points, puisque au final, la fin de cette histoire, c'est qu'après le coup de gueule de Musk, si j'ai bien compris, les annonceurs ont décidé de dissoudre l'organisation qu'il était censé les représenter et contre laquelle Musk avait protesté. Donc, il a d'une certaine manière marqué des points, non ? si j'ai bien dit ça.
Jérôme :
[5:53] Oui, je trouve ça intéressant, ce geste de la part des annonceurs, mais bon, entre toi et moi, on s'entend que ça ne va pas les empêcher de se parler entre eux et d'avoir une approche commune, sauf que là, maintenant, ça ne sera pas au vu et au su de tout le monde parce qu'il n'y a pas une organisation qui va chapeauter leur philosophie, leur approche d'annonceur. Mais je trouve certaine, c'est quand même intéressant de revenir à la base. Il y a moi qui envoie promener ces annonceurs, Puis là, finalement, comme il voit que son coup d'intimidation ne fonctionne pas, puis que les annonceurs ne sont pas de retour, bien là, il a décidé de faire de la pression pour essayer d'en retrouver.
Bruno :
[6:35] Oui, parce que c'est vrai que tu as raison, il avait déjà haussé le ton, on va dire, il y a plusieurs mois. Enfin, au moment où il avait repris Twitter, en fait.
Jérôme :
[6:44] Il avait envoyé promener le grand patron de Disney, qui était dans une des salles où il tenait la conférence. Mais enfin, on va voir ce qui va arriver.
Bruno :
[6:54] Oui, parce que ça va être intéressant de voir ce que vont faire les annonceurs, parce qu'ils sont un peu pris entre deux feux. D'un côté, Musk devient de plus en plus sulfureux. X devient de plus en plus sulfureux. Donc en fait, ils n'ont pas envie d'être associés à des dérapages. Maintenant, est-ce qu'il y a vraiment à ce jour des dérapages avérés ? Il n'y a pas eu de condamnation, il n'y a pas eu de protestation. On pourrait parler aussi de Thierry Breton, le commissaire européen qui a haussé la voix récemment contre lui. Et en même temps, les annonceurs, ça les intéresse d'être sur une plateforme comme ça. Et puis Musk, lui, il faut qu'il fasse vivre son X, mais qui visiblement aussi perd un peu de sa vitesse de croisière, j'ai l'impression. X est un peu en perte de vitesse là actuellement.
Jérôme :
[7:35] C'est intéressant parce que, je fais écho à ce que tu dis par rapport à la communication que Thierry Breton a envoyée aux gens de X, c'est qu'autant on voyait, avant l'envolée politique et l'engagement politique de Musk vers Donald Trump, on voyait qu'il utilisait vraiment X pour en faire un fameux WeChat, on voyait de plus en plus l'introduction de nouveaux services, Mais là, tu te souviens, lorsqu'il a acheté le réseau social, il y a des gens qui disaient, il va en faire une super plateforme. Puis de l'autre côté, il y a des gens qui disaient, non, il veut simplement se l'acheter pour avoir accès à un média, son média. Oui, pour avoir un média.
Bruno :
[8:15] Tout à fait.
Jérôme :
[8:15] Et là, depuis, je dirais peut-être quelques semaines, on est vraiment en train de voir que, bien là, il a décidé d'utiliser X comme plateforme et faire avancer ses idées là-dessus, même appuyer un candidat à la présidence des États-Unis. Donc, on voit qu'il avait d'autres pensées que simplement faire une plateforme avec ça.
Bruno :
[8:35] Il reste à savoir s'il avait, dès le départ, ce plan-là et, en fait, pas tellement l'idée de faire une super app, ou bien est-ce qu'il n'a pas un peu changé de son fusil d'épaule ou bien simplement reporté son projet.
Jérôme :
[8:50] Oui, bien voyant que ce n'était pas aussi rentable qu'il pensait que ça allait être. Puis de l'autre côté, bon, en bout de ligne, c'est un homme d'affaires et puis il utilise les outils qu'il possède pour faire avancer ses dossiers. Puis, on le sait, en tout cas à l'heure actuelle, Trump a l'air pas mal plus sympathique aux idées d'Elon Musk que peut l'être la candidate démocrate.
Bruno :
[9:11] Ah ben oui, là maintenant, il y a un axe Musk-Trump qui d'ailleurs fait beaucoup…, Enfin, en Europe, évidemment, ça contribue à diaboliser l'un et l'autre encore plus que ça.
Bruno :
[9:21] Bon, ben, on a encore quelques mois d'une belle série Netflix à suivre. Bruno, il y a un autre sujet dans l'actu cette semaine que moi, j'ai vu passer. Je sais que tu l'as suivi d'un peu plus près. Ce sont les annonces Google et notamment avec une nouvelle version de Gemini, l'intelligence artificielle, qui devient un vrai assistant encore plus conversationnel. C'est ça?
Jérôme :
[9:43] Oui, mardi, cette semaine, il y avait la grande présentation en Californie des gens de Google. Ça a été l'occasion de voir le nouveau Pixel 9. Ça, c'est intéressant à voir. De voir le nouveau Fold aussi qui arrive, qui va être disponible. Toujours aussi dispendieux, mais bon, c'est le prix à payer si on veut ce genre de téléphone-là. Mais aussi, puis tu le dis, c'est l'arrivée de Gemini Live, qui est un peu la réponse de Google aux gens d'OpenAI qui arrivent avec une version évoluée, avec leur cap...
Bruno :
[10:14] Gemini GPT-4O.
Jérôme :
[10:16] Exactement. Et donc, bien là, on présente une application, un service qui va permettre d'avoir une discussion beaucoup plus fluide qui ressemble à celle d'un humain, Sauf que dans la démonstration qui a été faite jusqu'à maintenant, puis il faudra voir si les choses vont s'améliorer, Ce qui avait marqué lors de la présentation d'OpenAI, c'était la fluidité, mais aussi presque la parité avec une conversation avec un être humain. C'est-à-dire que je parle, tu réponds, je parle, tu réponds. Dans le cas de Gemini Live, il y a encore toujours ce lag, ce temps qui est utilisé pour processer la demande de la personne. Sauf qu'effectivement, si on compare à l'assistant de Google ou même Siri et compagnie, il y a une fluidité par rapport à ce qu'on demande. Et on n'a plus à chercher les mots corrects avec la boîte de se casser la tête.
Bruno :
[11:08] Oui, on peut éviter, on peut bafouiller.
Jérôme :
[11:10] Oui, exactement. On peut même interrompre la machine lorsqu'elle est en train de nous répondre. Donc, on commence à se rapprocher à quelque chose d'intéressant. Le seul hic dans cette affaire-là, c'est que Gemini Live, lors de son lancement, il va être disponible uniquement aux utilisateurs payants. On comprend qu'ils doivent quand même faire des sous. Donc, les gens qui sont abonnés à AI Premium chez Google vont y avoir accès. C'est 20 $ par mois, mais donc, ce n'est pas demain la veille que tout le monde pourra l'utiliser.
Bruno :
[11:38] Donc, d'après toi, il est quand même un petit peu encore en retrait par rapport à GPT-4O, c'est ça?
Jérôme :
[11:43] Au niveau de la fluidité de la communication, au niveau du rendu, je pense qu'il peut agréablement accoter l'offre. Alors, si ça ne vous fait rien d'attendre deux secondes entre votre question et le début de la réponse de l'autre, il n'y a pas de souci à se faire. Si vous recherchez un outil qui est plus fluide et qui ressemble beaucoup plus à une conversation entre deux humains, je pense que la solution d'OpenAI a encore cette avance-là, mais encore là, regarde, elle n'est pas déployée pour le moment. Est-ce qu'on aura la même expérience qu'on a eue pendant la démo d'OpenAI? Il faudra voir à l'usage.
Bruno :
[12:16] Et en plus, Bruno, tu as vu que ça commence à poser des problèmes aussi, cette espèce de hyper-réactivité, le fait comme ça qu'on puisse avoir l'impression de parler avec un humain. Visiblement, même OpenAI se penche sur le problème en se rendant compte que ça peut créer des distorsions, ça peut créer des problèmes psychologiques, ça pourrait créer des problèmes psychologiques chez certaines personnes. C'est-à-dire qu'entre ceux qui vont devenir amoureux, apparemment il y a déjà des traces et des marques comme quoi certains ont créé des relations un peu trop frontales, un peu trop confiance, en fait, à cette intelligence artificielle, ont un peu trop tendance à la considérer comme un être humain, et ce qui, peut être amusant vu de l'extérieur, mais pour des personnes peut-être plus fragiles, etc., ou que ça peut, dans certains cas, rendre service à des gens qui n'ont pas la possibilité, c'est terrible à dire, mais d'avoir des interactions avec des humains, ben voilà, ça leur fait un substitut, mais l'inverse, c'est que si demain on se met tous à avoir, pour meilleurs amis, des intelligences artificielles, on ne supportera plus les amis humains, qui ont aussi chacun leurs petits défauts. Parfois, ils peuvent nous contredire, ne pas être d'accord, etc., etc.
Jérôme :
[13:31] – Oui, mais je te rassure, moi, je ne veux pas te perdre parce que, écoute, je trouve ça trop amusant de te voir balader, de t'entendre sur les différents sujets. Mais d'ailleurs, à ce sujet-là, par rapport à la dépendance qui se fait, il y a Replica, qui est une application qui existe depuis un bon moment.
Bruno :
[13:48] – Oui, oui, depuis un bon moment.
Jérôme :
[13:50] – Oui, et qui propose des avatars pour développer des relations d'amitié ou amoureuses avec l'avatar. Et il y avait la patronne qui donnait une entrevue cette semaine sur un site américain et qui racontait que ce qu'elle trouvait assez intéressant, c'était que la grande majorité des gens qui utilisaient ce service-là pour avoir une relation amoureuse, c'était des gens qui étaient âgés de 35 ans et plus. Alors qu'en Chine, on voit qu'il y a toute une jeune génération qui s'intéresse à ce genre d'outil-là, parce qu'ils trouvent ça plus compliqué. En tout cas, ils trouvent ça moins compliqué d'avoir une relation avec un avatar que d'avoir une vraie personne. Et surtout… Oui, tu parles.
Bruno :
[14:28] Évidemment. L'avatar, il ne dit jamais non.
Jérôme :
[14:31] Non, et surtout, c'est une question d'horaire. C'est-à-dire que quand tu veux, quand tu as le temps de parler à quelqu'un, tu ouvres ton téléphone et tu lui parles. La personne est là. Elle est toujours disponible alors qu'un humain, évidemment, chacun a son horaire de travail et sa disponibilité. Alors, en tout cas, j'ai hâte de voir ce que ça va donner.
Bruno :
[14:48] Oui, mais on avait déjà abordé cette question ensemble et avec François Sorel. C'est une vraie question, ça, les relations aux IA conversationnelles. Et c'est intéressant, d'ailleurs, qu'Open AI, notamment, se penche là-dessus pour essayer peut-être de ne pas faire trop de conneries. Mais à mon avis, ils vont tirer le signal d'alarme, mais ils feront quand même les conneries.
Jérôme :
[15:08] Le génie est déjà sorti de la bouteille.
Bruno :
[15:10] Oui, exactement.
Jérôme :
[15:11] Oui, avant.
Bruno :
[15:12] Tout à fait. À part ça, mon cher Bruno, ne perdons pas nos bonnes habitudes. Si tu me disais, si tu en profitais pour me donner un petit avant-goût de ton édition de mon carnet cette semaine, tu parles de quoi?
Jérôme :
[15:23] Écoute, je ne suis pas peu fier. Je parle avec Mathieu Turbide, qui est le vice-président numérique chez Québécois. Imagine l'entourloupette, toi. C'est une station de web radio.
Bruno :
[15:34] L'entourloupette, comme c'est mignon.
Jérôme :
[15:35] L'entourloupette, ou la cascade, ou la culbute, comme tu veux. Donc, c'est un géant des télécommunications qui s'appelle Québécois qui avait une web radio à défaut d'avoir l'autorisation par le gouvernement canadien d'avoir une station de radio parce qu'ils sont déjà propriétaires d'un journal et d'une télé. Alors, au Canada, on ne peut pas avoir les trois.
Jérôme :
[15:58] Bien là, ils ont refait, c'est ce que je disais, une entourloupette à la loi canadienne. Ils ont décidé de prendre la programmation de leur web radio et de la rendre disponible sous licence, donc un peu comme les Anglais font la syndication. Et il y a une station à Montréal qui a annoncé qu'elle cessait de diffuser sa programmation et va offrir la programmation de la web radio sous format de licences qu'ils ont payées. Mais écoute, c'est en train de créer la commotion ici dans la scène médiatique. Alors, je fais une entrevue avec le grand patron de Québécois numérique qui nous explique ce qui se passe. Et puis aussi, autre chose qui pourrait intéresser tes auditeurs, je fais une entrevue avec Caroline Fitzpatrick. Elle est chercheure à l'Université de Sherbrooke, ici au Québec. Et ils ont fait une étude sur le lien entre la gestion de la colère chez les 3 ans et les 5 ans, donc les bouchos, et semble-t-il que plus ils passent de temps sur les tablettes et plus ils ont de la difficulté à gérer leur colère.
Bruno :
[17:06] Ah! Ah, ben ouais, tu m'étonnes. Et ça, c'est un vrai, vrai sujet. C'est terrible. Et on le voit, moi, je parlais de mon expérience de vacances, mais on le voit aux terrasses des restaurants, des cafés, etc. Les parents qui, parfois, laissent des enfants, des petits enfants, tout petits, sur des écrans, tablettes, smartphones, pendant des heures et des heures et des heures pour avoir la paix. Parfois, les enfants vont faire des trucs, des jeux. Parfois, ce n'est même pas des jeux, c'est juste du scroll tout bête sur je ne sais pas quoi, TikTok ou autre. Mais c'est terrible, terrible, terrible, ça.
Jérôme :
[17:39] Mais bon, écoute, à une autre époque, c'était la télé qui était la gardienne. Là, c'est la tablette.
Bruno :
[17:43] Oui, mais ce n'était pas pareil. La télé, tu ne pouvais pas l'emporter dans la voiture ou au resto, etc. Et je pense qu'il y a vraiment des parents qui auraient besoin d'être un peu recadrés, pour dire les choses violemment.
Jérôme :
[17:56] Mais je t'entends donner une petite claque derrière la tête.
Bruno :
[18:00] Oui, oui, mais parfois, ça fait mal. Ça fait mal au cœur. En plus, c'est un problème de société.
Jérôme :
[18:05] Ce n'est pas qu'un problème intime.
Bruno :
[18:06] Ce n'est pas juste, tu vois, on ne peut même pas dire c'est mauseux, c'est mes enfants, je fais ce que je veux. Non, ce n'est pas vrai. Je veux dire, c'est des citoyens de demain. Si tu en fais des psychopathes, on va tous en payer le prix. Voilà, c'est mon coup de gueule de la semaine, mon cher Bruno.
Jérôme :
[18:19] Voilà, c'est apprécié. Et puis surtout que ça vient de loin, Chypre, ce n'est pas à la porte. Jérôme, toi, tu es toujours en vacances avec Mon Numérique ?
Bruno :
[18:28] Alors, Mon Numérique est toujours en vacances. Ce samedi, c'est notre conversation qui remplace l'hebdo. Mais en revanche, tout l'été, j'ai beaucoup travaillé avant les vacances et je propose à mes auditeurs pas mal d'épisodes, à la fois des rediffusions et aussi des épisodes un peu spéciaux. On creuse un peu certains sujets. Et à partir de lundi prochain, on parle du casque Vision Pro, on parle de différentes innovations, on parle des femmes dans la tech, etc. Voilà une interview, un épisode par jour à suivre sur Monde numérique.
Jérôme :
[18:58] Il faut vraiment savoir que tu es en vacances parce que moi, je t'écoute à tous les jours et c'est vraiment agréable.
Bruno :
[19:06] C'est très gentil Bruno, je te renvoie le compliment évidemment.
Jérôme :
[19:09] Est-ce qu'on se donne rendez-vous la semaine prochaine?
Bruno :
[19:12] Bien sûr, bien sûr.
Jérôme :
[19:13] Bien sûr.
Bruno :
[19:14] Je ne sais pas encore. Je ne sais pas ce qu'a prévu mon skipper.
Jérôme :
[19:19] Je vais aller voir ça. Jérôme, au nom de tous mes auditeurs et probablement des tiens, je te souhaite une bonne suite de périple et on se retrouve la semaine prochaine.
Bruno :
[19:26] Merci Bruno, je salue tous tes auditeurs ainsi que les miens et à bientôt.
Jérôme :
[19:29] Salut.














