Nvidia veut des robots capables d’apprendre comme les humains (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 23/10/26)
Maison Connectée23 octobre 202649:42

Nvidia veut des robots capables d’apprendre comme les humains (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 23/10/26)

Une faille PHP déclenche une alerte mondiale • NVIDIA accélère dans la robotique intelligente • Orange subit une panne majeure en France • Meta expose des conversations avec son IA • L’IA ravive la polémique dans l’édition...

PHP2Shell : une faille critique met le Web sous pression

Deux vulnérabilités critiques du langage PHP ont déclenché une alerte mondiale, avec des risques d’exécution de code à distance et des attaques accélérées par l’intelligence artificielle. La publication prématurée d’informations sur ces failles a compliqué la réponse des équipes de sécurité, tandis que les grands hébergeurs déployaient les correctifs et que les petites structures restaient particulièrement exposées.

OVHcloud et Shadow : une alternative européenne pour l’IA

L’écosystème français du numérique cherche à réduire sa dépendance aux géants américains grâce à de nouvelles infrastructures et à des outils d’intelligence artificielle. OVHcloud travaille sur une IA européenne, tandis que Shadow entend valoriser la puissance de ses cartes graphiques en proposant des ressources de calcul aux jeunes entreprises qui développent leurs modèles.

NVIDIA : des robots qui apprennent à partir du langage naturel

À Berlin, Jensen Huang, patron de NVIDIA, a mis en avant les ambitions du groupe dans la robotique et l’IA physique. Les outils présentés visent à simplifier le développement des robots grâce à des instructions en langage naturel, à la simulation et à l’apprentissage continu, ouvrant de nouvelles perspectives pour l’automatisation industrielle.

Panne d'Orange : dix heures de coupure et un dédommagement contesté

Une panne majeure du réseau mobile d’Orange a privé de nombreux clients de téléphonie, de SMS et d’accès aux données pendant près de dix heures. L’incident, associé à un problème lors d’une migration du cœur de réseau impliquant des équipements Nokia, a perturbé les déplacements et les services numériques, tandis que la compensation annoncée sous forme de données mobiles supplémentaires suscitait des critiques.

Meta Muse : 6 800 conversations exposées

Des chercheurs en cybersécurité ont identifié plus de 6 800 liens permettant d’accéder à des conversations partagées avec Muse, l’agent d’intelligence artificielle de Meta. Certaines pages contenaient des informations personnelles ou professionnelles sensibles, rappelant qu’un simple lien de partage peut transformer un échange privé en contenu accessible publiquement ; Meta a suspendu temporairement la fonctionnalité concernée.

IA et vie privée : ce que nous confions aux assistants conversationnels

Les échanges avec les intelligences artificielles révèlent souvent bien davantage que les publications sur les réseaux sociaux : projets, habitudes, préoccupations personnelles et informations financières ou médicales. Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti s’interrogent également sur les mécanismes de détection des situations de détresse chez les jeunes utilisateurs et sur les limites des dispositifs d’alerte, dont l’efficacité est au cœur de débats sensibles.

Thélyson Orélien : c 'était bien de l'IA

Les Éditions du Boréal mettent fin à leur collaboration avec Thélyson Orélien après une analyse externe ayant révélé des traces de balises d’intelligence artificielle dans les métadonnées de certains documents liés au roman C’était ça ou mourir. L’éditeur ne réimprimera pas le livre et ne publiera pas d’autres ouvrages de l’auteur, tout en reconnaissant ne pas pouvoir déterminer précisément dans quelle mesure l’IA a été utilisée.

Le prix Pascal veut récompenser les livres écrits avec l’IA

Alors que l’utilisation de l’intelligence artificielle divise le monde de l’édition, un nouveau prix littéraire entend valoriser les œuvres conçues avec ces outils. Ouvert aux auteurs francophones, le prix Pascal prévoit que les candidats documentent les modèles utilisés et leur rôle dans le processus de création, afin de mettre en lumière une collaboration entre humains et machines.

Haute-Savoie : une commune coupe les subventions aux associations utilisant l’IA

Une municipalité de Haute-Savoie a décidé de suspendre les aides aux associations qui recourent à l’intelligence artificielle, notamment pour produire des affiches ou des supports de communication. Cette mesure, justifiée par la volonté de privilégier le travail humain, relance le débat sur la place des outils génératifs dans la vie locale et sur les moyens dont disposent les petites associations.


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Bruno Guglielminetti: [0:01] Jérôme Colombin à Paris, bonjour. Jérôme Colombain: [0:04] Bonjour Bruno Boulay-le-Miletti à Montréal. Bruno Guglielminetti: [0:06] Très heureux de te retrouver pour ce nouveau débrief transatlantique. Si tu me permets, je fais la nomenclature des sujets qu'on va, j'espère, être capable de couvrir pendant notre rencontre. Évidemment, on va revenir sur cette méga-alerte mondiale qui concerne la langue de programmation PHP, qui concerne énormément de cette web, c'est assez surprenant. On va revenir sur le passage du grand patron de NVIDIA à Berlin. C'est la suite de son World Tour et il est arrêté. Et cette fois-ci, c'est intéressant parce qu'ils ont renouvelé un peu la présentation et il y avait pas mal de nouveautés à nous présenter. On va revenir sur la méga panne d'orange en France. Ça a foutu le bordel. Il faut voir comment orange répond à ça. Il y a l'histoire de Télisson Aurélien qui arrive à sa conclusion. Ça fait quelques semaines qu'on en parle. Je pense, on en discutera. Et puis, tu nous amènes en terminant, ce ne sera peut-être pas le dernier sujet, mais tu nous amènes, je trouve certaine, en Haute-Savoie, où il fait bon vivre. Mais utiliser l'IA, c'est peut-être autre chose. Mais enfin, on verra plus tard. Jérôme Colombain: [1:24] Le débrief transatlantique. Bruno Guglielminetti: [1:28] Jérôme Colombin, permets-moi de te demander, comment as-tu vécu depuis mardi la crise du PHP? Jérôme Colombain: [1:36] Douloureusement, car pour moi, PHP, j'ai un attachement affectif avec PHP. Alors, personne ne connaît PHP. Enfin, les gens normaux ne connaissent pas. On leur souhaite, en tout cas. Oui, c'est, un langage informatique. en fait, qui est très utilisé pour la conception de sites web. Le grand public ne connaît pas. Bruno Guglielminetti: [2:00] Très, c'est un euphémisme, parce que là, c'est presque quoi? C'est 70 % des sites web? Jérôme Colombain: [2:05] Exactement. On estime que c'est à peu près 70 % des sites web à travers le monde. Mais PHP, c'est un truc qui est génial, qui permet, si tu veux, quand tu as des bases de données, alors des bases de données d'administration, de qui que ce soit, etc., ou même d'un média, parce que, par exemple, tu stockes tes articles dans une base de données et ça fait le lien avec la partie visible du site web. Donc, c'est vraiment un outil qui a considérablement simplifié le travail sur les bases de données pour une diffusion sur le web. Moi, je connais bien le PHP. J'ai programmé en PHP à une certaine époque. Oui, oui, oui. J'avais appris un peu à m'en servir. J'avais créé un site il y a très, très, très longtemps. C'était un site de sortie pour les enfants, tu vois. J'avais fait ça avec mes petits j'meins. Bruno Guglielminetti: [2:52] Ah, je m'en souviens. Mais ça fait longtemps, Jérôme Colombain: [2:54] Ça. Ça fait 2000 ans à peu près, oui. Bruno Guglielminetti: [2:55] Oui, mais presque. Jérôme Colombain: [2:57] Ça s'appelait Comme un dimanche. Vous pouvez aller sur les archives, je ne sais plus comment ça s'appelle. On trouve des... Bruno Guglielminetti: [3:02] Et j'étais toujours frustré quand j'allais voir ton site parce qu'il y avait plein de choses intéressantes à faire avec les enfants. Mais accessoirement, il fallait se déplacer jusqu'à Paris. Jérôme Colombain: [3:10] Et voilà, c'est ça. Et puis, c'est également PHP qui fait tourner WordPress. Et moi, j'ai créé plusieurs fois aussi des sites comme ça, à titre perso, pro, en WordPress. Donc, c'est énorme. Et alors là, cette histoire, elle est étonnante parce qu'en fait, on a découvert une faille dans PHP qui a semé la panique mondiale. Je ne sais pas si tu as vu exactement le déroulé de l'affaire. Bruno Guglielminetti: [3:34] L'histoire, puis tu me corriges, je me trompe, mais il faut dire qu'il y a deux failles qui ont été trouvées. Puis le problème, bien pas le problème, mais c'est encore une histoire des failles qui sont découvertes par l'intelligence artificielle. Et le problème, c'est qu'on a publié à son sujet avant que les correctifs soient disponibles. Parce que normalement, quand il y a des grandes failles comme ça, puis ça n'a pas besoin d'affecter trois quarts des sites web, quand il y a des failles, normalement, on contacte l'éditeur du logiciel ou de l'application, puis on lui dit, il y a ce problème-là, tu le corriges, puis après, moi, je publie. Comme quoi, j'ai trouvé cette histoire-là. Mais là, ça a tellement été vite et j'ai l'impression que c'est tellement une image de ce qui s'en vient dans notre futur assez proche. La faille a été publiée avant que celle-ci soit colmatée et que même que la rustine, pour régler le problème, soit distribuée. Bruno Guglielminetti: [4:23] Et donc, ça a créé le chaos parce qu'il y a encore des sites aujourd'hui, à l'heure où on se parle, et puis peut-être même la majorité qui ne sont pas encore colmatés. Et des gros sites, parce que tu le disais, la beauté du PHP, c'est de permettre de gérer des bases de données. Puis, on s'entend, quand vous allez sur des sites de médias, peu importe que ce soit la presse écrite, la télé, peu importe, ça roule normalement sur du PHP parce que ça permet de donner accès à tout leur contenu et de façon très simple et transparente aux gens qui visitent leur site web, il y a bon nombre ici au pays, au Canada, il y a eu, mercredi, jeudi, il y a des sites web qui sont disparus parce que des éditeurs ont tellement capoté devant cette annonce-là qu'ils ont dit on retire notre site, on débranche le site, on répare ou on trouve la rustine pour réparer puis après on la remet en ligne. Il y a des sites médias, des sites gouvernementaux qui sont disparus de la toile et puis après, ils sont venus colmater. Jérôme Colombain: [5:21] Mais pareil, il s'est passé la même chose en France et puis dans des tas d'autres pays, d'ailleurs. Effectivement, les sites ont été retirés. C'est le cas notamment de beaucoup de sites administratifs. Il y a le site des impôts qui a été neutralisé parce que c'est ce qu'il fallait faire, en réalité. Il fallait couper le site pour le temps de réparer, de colmater la faille, comme tu l'as dit. Et ce que je trouve en plus intéressant, parce que ça nous ramène effectivement à l'usage de l'intelligence artificielle en cybersécurité, c'est que cette faille dans le PHP, elle a été découverte en 2024. Elle avait été identifiée, sauf qu'à l'époque, elle était... C'est-à-dire qu'il y avait des trous, mais c'était tellement compliqué pour, éventuellement l'utiliser pour l'attaquer qu'ils se sont dit, bon, c'est pas grave, on laisse tomber. Et là, ce qui s'est passé récemment, c'est en août dernier, je crois, voilà, ils ont utilisé ChatGPT Sol 5.4, la version qui sont réservés à 5.6, HTTP 5.6 soldes, dédiées à la cyber. Qui a découvert un mode d'emploi, c'est-à-dire en s'appuyant sur ses failles. Et c'est ça, ce que permet l'intelligence artificielle en cybersécurité, c'est de trouver des chemins, c'est-à-dire des tas de suites d'actions successives auxquelles l'humain n'aurait pas pensé ou c'est trop compliqué pour l'humain. Mais lui, un peu comme pour un ordi qui joue aux échecs, en fait, il arrive à anticiper des tas de combinaisons à l'avance. Bruno Guglielminetti: [6:46] À faire toutes les combinaisons. Jérôme Colombain: [6:49] Et voilà. Et c'est comme ça que ça fait le mode d'emploi du piratage de PHP et d'où le branle-bas de combat que tu évoquais. Bruno Guglielminetti: [6:55] Mais Jérôme, tu imagines, aujourd'hui, ça se fait encore sur des serveurs qui ont énormément de puissance de calcul, mais ça reste des serveurs contemporains. Imagine quand on va arriver dans l'ordre du quantique, où là, on va encore pouvoir faire encore plus de possibilités. Ça va être fou. Et aujourd'hui, des choses qu'on trouve sécuritaires, bien évidemment, ça va sauter, mais comme ça, les verrous vont sauter. En quantique va être plus établi. Jérôme Colombain: [7:22] Non, mais ça pose des questions incroyables. Oui, vas-y, vas-y. Bruno Guglielminetti: [7:27] Dans toute cette histoire-là, moi, ce que je trouve dommage, puis on les a nommés, les grands sites, que ce soit de l'administration publique ou des grandes entreprises, ont réglé leur affaire. Et moi, je pense à ces... Millions de petites entreprises qui ont leurs petits sites web qui leur ont été faits en PHP il y a plusieurs années, qui sont là, puis ils le mettent à jour, puis ils mettent à jour leur base de données avec les nouveaux produits, avec les nouvelles offres, mais il n'y a personne qui fait l'administration de ces sites-là au niveau de la cybersécurité. Ces gens-là, ils sont à risque aujourd'hui. Jérôme Colombain: [8:03] Oui, mais alors attention, parce que pour mettre à jour PHP, mais ça se passe vraiment au niveau de l'hébergeur. Ça ne se passe pas au niveau de l'éditeur du site. Bruno Guglielminetti: [8:13] Je suis d'accord avec toi. C'est d'accord. Mais tu vois, puis même, je pense à Cloudflare, qui est un des gros systèmes qui est utilisé par bien des hébergeurs pour assurer la sécurité de leur installation. Eux, ils ont mis les outils en place pour empêcher ce type d'attaque-là. Mais il y a quand même des milliers de commerçants, des centaines de milliers, sinon des millions, de gens qui sont encore hébergés de façon presque artisanale. Et puis, chez les plus petits hébergeurs qui ne font pas partie de l'écosystème qui est mis à jour, ces gens-là, ils sont à risque. Jérôme Colombain: [8:49] Non, non, mais tout à fait. Les gros hébergeurs en France, c'est notamment OVH Cloud. Bon, ils se sont saisis de la faire rapidement. Ils vont faire les mises à jour. Donc, en principe, tous les sites sous WordPress, sous Joomla, Drupal, etc. Bruno Guglielminetti: [9:01] Tout ça, c'est fait, ça. Jérôme Colombain: [9:02] Tout ça, ça va se faire et les éditeurs des sites, les commerces dont tu parlais n'ont pas à s'en occuper en réalité. Mais pour les petits hébergeurs indépendants, tu as tout à fait raison et là, il faut les alerter si jamais ils ne le sont pas parce que c'est eux qui doivent vite, vite se bouger les fesses. Bruno Guglielminetti: [9:18] Imagine si l'administrateur de ce serveur-là est en vacances à quelque part. Jérôme Colombain: [9:24] Il n'a pas le droit. Un administrateur de data center n'a pas le droit d'être en vacances. Bruno Guglielminetti: [9:30] C'est vrai. Bruno Guglielminetti: [9:34] Tu parles d'OVH, on fait un clin d'œil. On a appris cette semaine par le grand patron d'OVH Cloud qu'ils sont en train de travailler sur une IA européenne qui va fonctionner sur un méga super ordinateur européen. C'est une bonne nouvelle, ça. Jérôme Colombain: [9:49] Oui, c'est très bien, c'est très bien. Ça s'inscrit vraiment dans la démarche d'Octave Claba, le patron d'OVH, d'offrir des alternatives aux grands joueurs américains. Il avait déjà annoncé qu'il travaillait sur... Et elle existe d'ailleurs, je crois, déjà une suite logicielle. Bruno Guglielminetti: [10:07] Oui, je l'ai vue à Paris. En juin dernier, on nous l'a montré. Jérôme Colombain: [10:11] Voilà. En fait, on ne les connaît pas toutes, mais il y en a beaucoup des suites, logicielles alternatives. Et puis, effectivement, une IA européenne ou française, c'est vachement bien. Bruno Guglielminetti: [10:23] J'en avais besoin. Jérôme Colombain: [10:24] Oui, exactement. Il y a même, alors, il y a aussi, Shadow, dont j'avais parlé dans le monde numérique il y a quelques temps. Shadow, c'est ce service qui permet de faire du jeu, qui permet d'utiliser des ordinateurs virtuels à distance et principalement pour le jeu vidéo. C'est-à-dire que tu n'as pas de quoi t'acheter un super méga gros ordinateur pour jouer, eh bien, avec un abonnement Shadow, tu peux, à partir d'un ordi très peu puissant, utiliser les ressources, à distance et tu bénéficies de toute la puissance, des meilleures cartes graphiques du moment, etc. Bruno Guglielminetti: [10:58] Alors, corrige-moi, mais c'est le principe du jeu en infonuageque, ça? Jérôme Colombain: [11:01] Oui, c'est ça. Alors, la plateforme, est bien dimensionnée, elle est bien faite pour le jeu, mais ce n'est pas une plateforme de gaming. c'est juste une plateforme d'informatique. Bruno Guglielminetti: [11:12] Ça c'est l'outillage Jérôme Colombain: [11:14] Et d'autant plus qu'ils se sont aperçus qu'à certaines périodes, certaines heures de la journée il n'y avait plus de gamers et donc les serveurs ne servaient à rien donc ils se sont dit on a une super puissance de calcul avec des super, cartes graphiques et bien on va essayer d'en faire quelque chose et donc là ils viennent de lancer encore une nouvelle offre, qu'ils vont offrir notamment pour les startups en leur disant venez mettre vos modèles chez nous etc, vous pourrez les faire tourner avec beaucoup de puissance de calcul etc Et Shadow appartient à Octave Claba. Ça a été racheté, alors ça n'appartient pas à OVH Cloud, mais ça a été racheté par, à titre personnel, je ne sais plus comment, la family office, je crois, de Octave Claba. Donc c'est un peu dans la... Et d'ailleurs, moi, j'y suis allé chez eux il n'y a pas très longtemps. Ils sont dans les locaux d'OVH Cloud. Donc oui, il y a une vraie... Il y a une volonté de créer un écosystème français et puis au-delà européen, alternatif aux géants américains. C'est super c'est génial maintenant il faut voir dans les détails ce que ça donnera. Bruno Guglielminetti: [12:14] C'est quand même des bonnes nouvelles il faut le Jérôme Colombain: [12:15] Souligner c'est des bonnes nouvelles tout à fait en matière c'est la souveraineté, la souveraineté numérique. Bruno Guglielminetti: [12:24] Sinon, est-ce que tu as jeté un oeil sur la présentation, la toute dernière présentation de Jensen Wang, le grand patron de NVIDIA qui était sur ton continent cette semaine? Jérôme Colombain: [12:34] Pas du tout. Non, je n'ai pas été très sérieux cette semaine. J'ai un peu lâché l'affaire. Non, j'ai vu passer quelques photos, mais je n'ai pas du tout suivi. Alors, raconte-nous ça. Bruno Guglielminetti: [12:45] Moi, j'étais curieux parce que j'aime bien suivre ces présentations parce que tu as l'impression de regarder un gros show comme à l'époque au début de l'informatique. Et donc, c'est ça. Alors, le grand patron de NVIDIA est venu faire sa déclaration d'amour avec l'intelligence artificielle. Mais il y a deux choses que j'ai trouvées très intéressantes. Ça a été la présentation de leur nouvel outil, parce qu'ils investissent beaucoup dans l'IA physique. Et là, ils ont créé un environnement, une plateforme de développement pour les robots qui s'appelle Hermès. Et comme le foulard et le reste, un bout clin d'œil à la France. Et par ces temps difficiles, je pense que vous en avez besoin. Jérôme Colombain: [13:25] On a besoin d'être soutenus, je te confirme. Bruno Guglielminetti: [13:29] Je mets ma part, je vous soutiens. Jérôme Colombain: [13:30] On n'a pas trop le moral. Les heures sont douloureuses. Bruno Guglielminetti: [13:34] Ce n'est pas pour rien qu'on est à billard noir. Jérôme Colombain: [13:37] C'est vrai, c'est pour ça qu'on a la tenue. On vous soutient. Rien à voir avec les manifestations. Pas les manifestations. Rien à voir. Rien à voir avec les casseurs. Bruno Guglielminetti: [13:45] Rien à voir. Donc, je reviens à Berlin. Oui. Et donc, Hermès, c'est un environnement qui permet de développer des agences intelligentes qu'on peut utiliser à l'intérieur d'objets. Et ça a été l'occasion de présenter, je pense qu'ils appellent ça les micro-docs. C'est des petits robots qui sont attirés à chaque présentation. Il finit toujours son show avec un robot. Et plus les mois passent et plus les années passent, plus les robots sont petits. Et là, j'ai l'impression que c'est quelque chose qui fait comme… la moitié d'un mètre qui est apparu sur la scène, c'est tout petit. Jérôme Colombain: [14:22] Même moi, non, ça lui monte à peine au mollet, en fait. Bruno Guglielminetti: [14:26] C'est vraiment tout petit. Si vous êtes curieux, vous irez faire un tour sur... Évidemment, si vous regardez la version vidéo, il y a un petit extrait qui est disponible. Là-dessus, il faudrait que tu ajoutes de ton côté, moi je vais le faire. Mais sinon, vous allez sur mon carnet, il y a un extrait de sa conférence et vous allez pouvoir les voir. Mais donc, c'est ça. Alors, avec Hermès, Ça permet... Mais vraiment de la façon la plus facile, c'est-à-dire en mode vocal, de dire à un agent, il y a ce que tu veux que ton robot fasse. Donc, lui expliquer le parcours, lui expliquer ce qu'il devra affronter. Mais pas en langage, pas en code, pas en PHP, pas en code, mais bien de façon verbale, en parole naturelle. Et c'est probablement la première fois qu'on peut aller aussi… On parle souvent de la démocratisation de l'intelligence artificielle depuis quelques années. Ça, dans l'IA physique, je pense que c'est un jalon immense qu'on vient d'atteindre ou de franchir avec cette histoire-là. Jérôme Colombain: [15:30] C'est-à-dire que tu parles vraiment à ton robot comme tu parles à ton assistant vocal. Bruno Guglielminetti: [15:34] Bien mieux que ça. C'est qu'en premier, tu parles à un agent IA qui lui, tu lui expliques c'est quoi les enjeux. Est-ce que ton robot devrait faire? Et à partir de ce moment-là, lui va mettre en forme, il peut même faire de la création 3D pour arriver à créer ton robot. Puis après, une fois que ton robot est fait... Jérôme Colombain: [15:53] Tu as des exemples de... Bruno Guglielminetti: [15:57] Le micro-doc, c'est probablement la meilleure affaire. Et donc, ce que tu fais, tu lui parles d'un parcours qui va... Si on est dans un domaine, évidemment, là, c'était purement... Jérôme Colombain: [16:06] C'était sur scène. Bruno Guglielminetti: [16:07] Oui, c'était sur scène, puis c'était pour divertir les gens, mais tu peux imaginer que tu vas demander à ton IA dans l'environnement d'Hermès de développer un bras mécanique intelligent qui serait capable de prendre des pièces de là à là et de les traiter ou de les prendre soin d'une certaine façon. Mais tu lui expliques ça, dans quel contexte c'est fait, avec quoi il va devoir travailler. Et puis là, après, il va te présenter des choses. Et puis, tu peux aller jusqu'à la modéliser. Jérôme Colombain: [16:40] Il va fabriquer le bras ou il va le piloter s'il existe déjà? Bruno Guglielminetti: [16:43] Il va le modéliser. Et puis après, si tu le fabriques, après, il peut le piloter. OK, d'accord. Il peut lui passer des enseignements. Ça, c'est la première étape. Jérôme Colombain: [16:53] Il faut une imprimante 3D et il faut un tournevis, j'imagine. Bruno Guglielminetti: [16:57] On s'entend que ce n'est pas toi pour faire la vaisselle qui va commencer à développer ça. Il y a d'autres façons plus faciles. Tu prends une petite briève et tu mets toi. Mais donc, si on en revient avec ces petits micro-docs qui étaient présentés, ce qui était intéressant, c'était qu'une fois que les robots existent, les petits robots, peu importe leur taille, il y a l'apprentissage en continu qui se fait. Et c'est à l'intérieur de la mécanique qu'on installe dans ces petits robots-là qui permet de faire de l'apprentissage continu. Et ça, je trouve ça, ça rend vraiment les robots intelligents. Ce qu'on ne voyait pas jusqu'à maintenant, les robots qu'on a vus jusqu'à maintenant, qui n'étaient pas contrôlés par des humains en temps réel, ils font une tâche et ça s'arrête là. Puis s'ils arrivent devant un obstacle et qu'ils ne savent pas quoi faire, ils ne font plus rien. Mais là, avec des robots qui maintenant ont leur propre intelligence et qui sont entraînés, on leur donne un concept de base, mais après, tu développes tes aptitudes. Là, c'est là, puis ça commence à être intéressant. Jérôme Colombain: [17:59] Je comprends le principe, mais voilà, encore faut-il qu'il soit complètement abouti parce que…. Bruno Guglielminetti: [18:05] Ça va être des cas d'usage qu'avec le temps, on va montrer. Mais là, au moins, il y a un bac à sable qui existe pour les gens qui veulent se lancer là-dedans. Jérôme Colombain: [18:12] Ça montre surtout la volonté d'NVIDIA d'aller sur ce terrain-là, le terrain de la robotique, de l'IA physique, etc. Bruno Guglielminetti: [18:20] Oui. Alors, c'était un petit clin d'œil à la présentation de Berlin, d'NVIDIA. Jérôme Colombain: [18:25] C'est intéressant. Bruno Guglielminetti: [18:29] On se déplace, on se rapproche plus près de chez vous avec cette panne d'orange qui a créé un autre chaos cette semaine en France. Mais ça, c'est de la télécom. Jérôme Colombain: [18:41] C'est pour ça que je n'ai pas pu regarder la keynote de Jackson-Wong, parce que je n'avais plus de réseau. Eh oui, c'était énorme. C'était mercredi. Ça a démarré précisément à 11h20 du matin. Ça a duré jusqu'au soir. C'est sans doute la plus grosse panne d'orange depuis... Enfin la plus grosse panne d'orange depuis longtemps, la plus grosse panne de téléphonie mobile depuis un an, parce que j'ai regardé la dernière panne similaire, c'était SFR en 2025, ils avaient subi 12 heures de coupure, là on est environ, à 10 heures d'interruption, et c'est vrai qu'on ne se rend pas compte, mais à quel point je n'étais pas chez moi à ce moment-là, et alors je vais te dire, je te fais une confidence, je devais prendre un Uber, Eh bien, j'étais bien embêté. J'étais très embêté. Et je me suis retrouvé... Alors, en fait, au moment où j'ai commandé le Uber, j'avais du Wi-Fi, donc ça allait bien. Et puis après, au moment d'aller retrouver le Uber, de le localiser, de me manifester, de lui envoyer un message pour préciser parce que je ne le trouvais pas, il n'était pas au bon endroit, etc. Là, c'était la panique totale. Donc, j'ai tourné en rond pendant un bon moment. Heureusement, il m'a attendu. Jérôme Colombain: [19:54] Voilà, c'était dans le sud de la France. Je te raconte ma vie. C'était Aix-en-Provence et bref, c'est vrai qu'une coupure de téléphonie mobile aujourd'hui ça perturbe les communications vocales bien entendu donc plus de téléphone, plus de SMS et puis surtout plus de data ce qui veut dire plein d'activités qui, alors c'est pas simplement le fait qu'on peut plus envoyer un email c'est qu'on peut plus se localiser par le GPS, c'est qu'on peut plus utiliser tous les services de transport de livraison, de trucs, de machin Moi, je devais prendre un train. Je me suis dit, je ne vais pas pouvoir accéder à mon billet. Alors, il se trouve que si, écoute, j'en profite pour tirer un petit coup de chapeau à l'application SNCF Connect, qui même offline m'a montré mon QR code. Donc, il n'y avait pas de problème. Donc, grosse panique, effectivement. Bruno Guglielminetti: [20:44] Mais quand même, à la décharge d'Orange, ils sont tellement conscients de ce qu'ils ont créé comme problème à leur clientèle qu'ils ont décidé de s'excuser en leur remettant... De les dénommager. Jérôme Colombain: [20:55] Et tu me permets de faire un geste un peu vulgaire ? Non, alors ça, je suis désolé, mais ce n'est pas sérieux. Bruno Guglielminetti: [21:03] Qu'est-ce qu'ils ont donné ? Jérôme Colombain: [21:04] À chaque fois, les opérateurs font ça. Oui, on vous a privé de réseau pendant 10 heures, mais on est super gentil. Le mois prochain, on va vous doubler votre forfait data. Or, comme les forfaits data, ils sont surdimensionnés, que personne ou presque les utilise, personne ne va en haut de son... Moi, je ne sais plus, j'avais 170 gigas, j'ai baissé ou je l'ai augmenté, je ne sais plus quoi. enfin j'ai 200 gigas mais je n'utilise pas 200 gigas de 3G ou de 5G par mois. Bruno Guglielminetti: [21:35] De 3G, ça va être long. Jérôme Colombain: [21:37] De 3G, ça va être long. Tiens, la 3G, c'était une des solutions pour contourner le problème parce que c'était un truc comme... C'est vrai que quand il y a ce genre de panne, le fait d'aller manuellement basculer sur de la 3G, ça peut résoudre le problème. Bruno Guglielminetti: [21:52] Mais il n'existe plus le réseau 3G chez vous ? Jérôme Colombain: [21:54] Si, si, si. Non, c'est la 2G qui vient d'être décommissionnée. Ce qui pose plein de questions d'ailleurs non la 3G existe encore mais bon elle est complètement encombrée donc en fait ça fonctionne très très mal et puis c'est pas les débits auxquels on est habitué aujourd'hui avec la 4G et la 5G hein. Bruno Guglielminetti: [22:10] Ça te permet au moins d'aller chercher un courriel dans un texto. Jérôme Colombain: [22:14] Oui, éventuellement, tu as les trucs au compte-gouttes. Non, mais voilà, dédommager en doublant le forfait data, c'est vraiment le cadeau qui ne coûte pas cher, parce qu'il y a peut-être 1% ou 0,5%, des utilisateurs qui vont utiliser ce truc-là. Juste un mot à propos de l'origine de la panne, parce que quand même, c'est la question. Tu vois, dans le contexte actuel, il y a beaucoup de gens qui se sont dit, et moi le premier, j'avoue, on s'est dit waouh, ça se trouve, c'est une cyberattaque. Exactement. Soit c'est une cyberattaque, soit c'est la panne du PHP, la faille du PHP. Bon, en réalité, pas du tout, ça n'a rien à voir parce que l'incidence viendrait d'un problème de migration vers le cœur du réseau 5G. On sait que la 5G, ça se fait en plusieurs étapes et les opérateurs doivent moderniser à chaque fois leur réseau et donc Donc, il y a des cœurs de réseau qui ne sont pas véritablement tout à fait au niveau actuel de la 5G. Et donc, il y a un truc qui s'est mal passé. Mais à l'heure où on enregistre, ils ne savent pas trop quoi encore. Ils l'avouent humblement, mais ils se sont rendus compte avec Nokia, parce qu'apparemment, c'était des équipements Nokia, qu'il y avait quelque chose, qui avait merdouillé. Donc, voilà. Bruno Guglielminetti: [23:33] Aïe, aïe. Bon, merci à Orange pour ce cadeau. Jérôme Colombain: [23:37] Oui, on est trop content. Je vais avoir un tera de données, un tera de data à consommer dans le mois. Bruno Guglielminetti: [23:44] Je te souhaite d'aller en reportage au mois de novembre quelque part dans le monde. Et là, tu feras de la vidéo 24 heures sur 24. Tu vas passer à comment. Bruno Guglielminetti: [23:55] Bon, tiens, je t'amène de ce côté-ci de la planète parce que chez vous, ce n'est pas encore disponible, mais il y a l'agent, il y a Muse de Meta qui a connu cette semaine son premier faux pas. Il y a des gens en cybersécurité qui ont fait enquête, qui ont fait des recherches et se sont rendus compte que Muse avait une fonction, ça, tout le monde le voyait quand on l'utilise. C'était possible de partager des informations qu'on nous envoyait, un peu comme c'est possible de le faire avec ChatGPT et avec d'autres robots conversationnels. Jérôme Colombain: [24:27] De partager, c'est-à-dire? Bruno Guglielminetti: [24:29] C'est-à-dire que tu as un résultat. Jérôme Colombain: [24:31] Oui, et tu le partages avec quelqu'un d'autre. Bruno Guglielminetti: [24:33] Exactement. Et là, dans le cas de Muse, il y a des chercheurs qui se sont rendus compte que les conversations, en tout cas, il y avait 6800 conversations qui avaient été partagées comme ça et c'était en clair et c'était disponible sur le web. Jérôme Colombain: [24:49] – Non. Bruno Guglielminetti: [24:50] – Oui, parce que ça avait créé tout simplement une adresse URL. – Ah oui. – Et donc, c'était disponible comme ça. Alors, évidemment, bonjour le bordel pour ceux qui ont partagé des informations qui étaient sensibles. Ce que vous ne devriez jamais faire avec une IA, d'autant plus qui est offerte gratuitement pour le moment. On rappelle quand c'est gratuit, c'est vous le produit. C'est vrai aussi avec des robots conversationnels et des agents IA. Mais donc, il y a 6800 conversations qui ont été comme ça offertes à l'air clair du jour. Et rapidement, évidemment, un méta qui est Et eux, c'est le bonheur. Ils sont rendus à 11 millions de téléchargements de Muse. C'est parti en flèche sur 40 jours. C'est plus vite que ChatGPT qui avait déjà battu des records. Et donc, eux, ils se sont dit, OK, alors on enlève cette fonctionnalité-là tant que ce n'est pas réparé. Ils ont pris très rapidement et ils ont bien fait. Alors, chapeau à eux. Et moi, de mon côté, ça ne m'empêche pas de continuer à utiliser Muse et Dot. Jérôme Colombain: [25:51] Dont tu es fan, on le rappelle. Bruno Guglielminetti: [25:53] Oui, oui. Et jusqu'à maintenant, je ne suis pas déçu ni l'un ni de l'autre. Jérôme Colombain: [25:57] Bon, j'espère que tu n'as pas partagé des secrets. Bruno Guglielminetti: [26:00] D'État, non. Jérôme Colombain: [26:03] Mais tu sais que c'est un véritable problème, ça, aujourd'hui. C'est-à-dire que c'est la question de la confidentialité des échanges qu'on a avec les IA. Ça devient, je pense, ça va être un des problèmes des années à venir. C'est-à-dire qu'on a tendance, et tous les gros utilisateurs de chatbots d'intelligence artificielle le font, ils livrent plein de secrets, que ce soit, voilà, aide-moi à faire des placements financiers, ou bien, tiens, voici mes analyses médicales, aide-moi à les déchiffrer pour mieux les comprendre, etc. On donne énormément d'informations à ces IA. Jérôme Colombain: [26:43] C'est tellement tentant parce que le résultat est d'une qualité incroyable. Et c'est vrai que d'abord, on donne ces informations aux entreprises d'IA, donc OpenAI, Anthropik, etc. Si là-dessus, tu rajoutes des problèmes de cybersécurité comme celle que tu viens d'expliquer, ça augmente encore le risque. Il y a aussi la question des agents IA. On en a déjà parlé. Les agents IA, pour l'instant, je les fais patienter à la porte. Je ne veux pas les faire entrer sur mon ordinateur ou très peu, alors que je meurs d'envie d'utiliser ces trucs-là. Donc, c'est un vrai, vrai souci. On a connu ce problème-là avec Google et autres, ou avec Google. Avec les réseaux sociaux, on raconte tout et quel sera le prix à l'arrivée? On n'y voit pas très clair encore pour l'instant. Bruno Guglielminetti: [27:37] Mais tu sais Jérôme, moi ce que j'aime bien faire, encore la semaine passée, j'expliquais ça en entrevue à un animateur, c'est que jusqu'à maintenant, jusqu'à l'arrivée, il y a quatre ans, parce que le mois prochain, ça va faire quatre ans, ChatGPT, ça va vite. Ah oui, oui, oui. – Jusqu'à ChatGPT, on confiait beaucoup de notre réalité sur les réseaux sociaux. Et même sans notre permission. Tu allais à quelque part, quelqu'un prenait une photo, tu étais chez quelqu'un ou tu allais être dans un lieu public, ils prenaient une photo, ils partageaient. Donc, on commençait à céder de notre vie privée, avec notre permission ou pas. Ce qui arrive avec les outils, les robots conversationnels ou les agents IA, c'est qu'on commence maintenant à donner du contexte à ce qu'on avait déjà publié auparavant. Et c'est là où c'est encore plus précieux pour les annonceurs, pour les gens qui veulent nous connaître, parce qu'on contextualise. Et quand tu donnes ton exemple de personnes par rapport à la santé, par rapport à la santé physique, mais à la santé financière, c'est ça. Tu sais, les gens pouvaient nous voir vivre dans un environnement. Bon, pour certains, ce n'est pas vrai, c'était gonflé, là. Bruno Guglielminetti: [28:44] Vivent leur best life, comme l'a vu l'expression. À un moment donné, dans les faits, quand tu parles avec ton agent ou un robot conversationnel, tu en donnes pas mal plus que le client en demande pour avoir un résultat à ta requête qui vaut vraiment la peine. Mais tu donnes du contexte en tabarouette sur ta vie, ce que tu veux faire, ce que tu espères faire, tes aspirations, ce que tu n'as jamais partagé sur des réseaux sociaux. Jérôme Colombain: [29:09] C'est plus. Oui, c'est sûr. Oui, même des trucs très intimes. Sans compter qu'il y a certains sujets qui sont particulièrement sensibles et on le sait maintenant et pour lesquels il y a des alertes qui peuvent être lancées si tu commences à dire oh là là je suis déprimé j'ai envie de mettre fin à mes jours, il va se passer quelque chose si tu commences à dire je vais aller attaquer j'ai pour projet d'attaquer le commissariat du coin c'est pareil. Bruno Guglielminetti: [29:33] Ça ça va bouger il Jérôme Colombain: [29:35] Y a eu des il y a eu des il y a eu des alertes et dans un sens tant mieux mais ça alors ça veut pas dire qu'il y a quelqu'un qui écoutent, qui surveillent et qui lient tout ce que tu écris, mais il y a effectivement un système de filtrage. Bruno Guglielminetti: [29:47] Il y a Jérôme Colombain: [29:48] Une moulinette qui détecte ce genre de choses. Bruno Guglielminetti: [29:51] Mais tu sais que concernant, et tu me permets d'en parler parce qu'on n'avait jamais abordé la question, c'était il y a deux semaines environ, je voyais une organisation qui est vouée à la défense du citoyen par rapport aux services qui sont offerts en ligne, évidemment aux États-Unis, et ils avaient fait une enquête ou une recherche concernant le tchat GPT qui était offert pour les adolescents et sur justement le système de filtrage où tu avais des jeunes qui parlaient de s'enlever la vie ou de se faire mal. Et ils disaient que dans plusieurs des cas, ça avait pris... Plus que cinq minutes, là. On était dans presque l'heure avant qu'il y ait un système de filtrage qui embarque. Et certaines fois, ça n'était pas embarqué. Et je le répète. Jérôme Colombain: [30:36] Donc, ça ne fonctionne pas aussi bien que ça devrait. C'est ça que tu veux dire? Bruno Guglielminetti: [30:39] Mais particulièrement dans un marché aussi sensible qu'une application qui est développée pour les jeunes, sachant que les jeunes utilisateurs sont plus sensibles à se confier, mais aussi à vraiment se confier sur, par exemple, leur santé mentale ou leur goût de vivre. Et puis dans un bon nombre de cas, la petite alerte n'était pas partie. Jérôme Colombain: [30:59] Oui, alors après, je ne sais pas, il faudrait peut-être examiner ça en détail. Je ne sais pas si… Ah. Bruno Guglielminetti: [31:04] Bien, c'est ce qui va se faire devant… Non, non, mais… En palais de justice, hein? Jérôme Colombain: [31:08] Non, non, mais ce n'est pas ça que je veux dire, Bruno, c'est qu'un jeune qui va faire état de son mal-être, il ne va pas cinq minutes après se pendre, tu vois. Enfin, ça peut peut-être arriver, mais souvent c'est des choses qui s'étalent, ça dure longtemps ça peut s'étaler sur plusieurs jours donc est-ce qu'un délai d'une heure est vraiment problématique ? Bruno Guglielminetti: [31:33] Si c'est la troisième ou quatrième discussion que tu as et que finalement c'est ce soir-là que tu as décidé de passer à l'acte oui, Jérôme Colombain: [31:39] En cinq minutes ça fait toute la différence Non mais si c'est la troisième ou quatrième Ah oui, d'accord. Bruno Guglielminetti: [31:46] Mais c'est dans ce sens-là. Mais bon, regarde, on laissera les avocats plaider d'un cas ou d'un autre. Ça, c'est de hâte de notre ressort. Mais je voulais juste évoquer le truc parce que je trouvais ça intéressant. C'était une étude qui était vraiment documentée sur le sujet. Jérôme Colombain: [31:58] Non, c'est intéressant, oui. Bruno Guglielminetti: [31:59] Oui. Bon, tiens, faisons le pont entre le Canada et la France. Jérôme Colombain: [32:05] Le pont, c'est-à-dire on se met en congé, c'est ça que tu veux dire? Non, non, non. Faire le pont chez nous en France, ça veut dire se foutre en congé, quoi. Bruno Guglielminetti: [32:12] Quand vous voulez passer d'une rive à une autre, vous êtes en voiture, vous employez quoi exactement? Jérôme Colombain: [32:20] Eh bien, les vacances. Non, le pont. Non. Bruno Guglielminetti: [32:23] Bon, merci, tu me rassures un peu. Jérôme Colombain: [32:24] Le pont, c'est quand tu fais le pont entre deux jours fériés. Bruno Guglielminetti: [32:27] Donc, si je comprends bien, le pont neuf, c'est les vacances multipliées par neuf. Jérôme Colombain: [32:33] Non, ça n'a rien à voir. Bon, allez, j'arrête de t'expliquer les expressions de France. Bruno Guglielminetti: [32:39] Au contraire, mon cher Jérôme, parce qu'encore cette semaine, je recevais des commentaires en vrai. Il y a des gens « in real life », comme on le disait à une certaine époque, et puis aussi par courriel, des gens qui disaient « vous devriez commencer sérieusement à avoir un petit lexique à côté » et vous pourriez y rajouter la terminologie qu'on apprend. Jérôme Colombain: [32:55] Mais c'est ça qui est formidable, c'est qu'on parle la même langue et on a chacun nos expressions. Exactement. Oui, moi, toi, les Québécoises, moi, les Françaises. Bon. C'est ce qui fait la richesse de cet échange, mesdames et messieurs. Bruno Guglielminetti: [33:07] Ah, et tu fais bien de le rappeler. Donc, faisons le pont entre les deux cultures. Bruno Guglielminetti: [33:16] C'est cette histoire malheureuse, à quelque part, de Télisson Aurélien, parce que là, cette semaine, il y a eu une communication de la part de son éditeur. La semaine passée, on apprenait qu'un deuxième ouvrage… Son éditeur canadien, Jérôme Colombain: [33:29] Parce qu'il y a aussi un éditeur français. Bruno Guglielminetti: [33:31] Oui, mais là, c'est l'éditeur québécois, édition Moréale. Et donc, la semaine passée, ils annonçaient qu'ils allaient publier le deuxième livre. Alors, les gens disaient, ah, bien, coudonc, l'affaire est réglée, puis l'éditeur, il va être plus belle avec, il rebelote, ça vient de chez vous. Et qu'est-ce qui arrive? Cette semaine, donc en plein milieu de semaine, il y a un communiqué de presse qui sort et c'est les éditions boréales qui nous apprennent qu'ils cessent toute collaboration avec l'auteur aurélien parce qu'ils ont fait faire une étude à l'extérieur, indépendante, et à l'intérieur des documents qui ont été soumis, ils ont trouvé des datas qui confirment l'utilisation dans différentes étapes de l'intelligence artificielle. Et là, maintenant, il y en a trop pour dire que c'était uniquement ici et là dans certains. Alors, ils partent chacun de leur côté. Mais officiellement, à l'heure où on se parle, on n'a pas encore eu les propos de M. Aurélien. Alors, c'était triste. Jérôme Colombain: [34:36] Sauf une fausse déclaration. Bruno Guglielminetti: [34:39] Oui, qui a été fait circuler sur 20 ans. C'était tellement amusant, ça. Jérôme Colombain: [34:44] Qui est assez drôle. Ne vous laissez pas piéger si vous la voyez passer. C'est une lettre d'excuses. Bruno Guglielminetti: [34:50] C'est comme un communiqué de presse. Jérôme Colombain: [34:51] C'est soi-disant un communiqué de presse. une lettre d'excuse de Télison Aurélien qui dit oui, je reconnais, etc., machin et tout. Et puis, ça se termine par, veux-tu que je te fasse une version plus professionnelle ou je ne sais pas quoi. Bruno Guglielminetti: [35:04] Un genre de petit message que l'IOT laisse quand elle te propose un texte. Jérôme Colombain: [35:07] Voilà. Donc, ce n'est pas du tout, ça n'émane pas du tout de la personne en question. C'est un petit plaisantin qui a fait ça. Mais pour revenir à la décision de l'éditeur québécois, c'est intéressant parce que, oui, ils auraient découvert des traces de balises d'intelligence artificielle dans les métadonnées Alors, ils disent de certains documents, est-ce que c'est le manuscrit, entre guillemets, enfin le document qui a servi à éditer le livre, ou bien est-ce que c'est d'autres documents qui ont pu être transmis par… Parce que c'est. Bruno Guglielminetti: [35:35] Des versions qui avaient été Jérôme Colombain: [35:36] Acheminées. Oui, peut-être des versions. Bruno Guglielminetti: [35:38] Tu le sais, quand on travaille sur un livre, on envoie la première version, puis après, c'est presque un document en martyre. Après, il faut retravailler, il faut retravailler dessus. Jérôme Colombain: [35:44] Oui, oui, effectivement, il peut y avoir plein d'allers-retours, etc., etc. Mais ça prouve que… Enfin, ça montre qu'apparemment, l'affaire est prise beaucoup plus au sérieux de ton côté, donc au Canada, qu'en France. Parce qu'en France, l'éditeur, au contraire, avait maintenu qu'il n'y avait pas de problème, etc. Donc, je ne sais pas trop ce qui va se passer pour lui maintenant, cette affaire qui n'en finit pas de finir, parce que je ne sais même pas si on peut dire que c'est le point final, en fait. OK, le contrat n'est rompu avec l'éditeur canadien. Bruno Guglielminetti: [36:15] Mais pour l'instant… Et de ce côté-ci, il n'y aura pas de réimpression du livre. Jérôme Colombain: [36:18] OK, d'accord. Bon, c'est clair et net. Alors après, ça repose. C'est bien, on va en reparler encore. Alors, donc, la fameuse question de l'utilisation de l'IA en littérature et puis d'une manière plus générale en écriture, pour quel que soit le type d'ouvrage, dans l'édition, etc. Est-ce qu'il faut le faire ? Est-ce qu'il ne faut pas le faire ? Est-ce qu'il faut le dire au lecteur ? Est-ce qu'il faut préciser qu'est-ce qui a été fait par l'IA et qu'est-ce qui n'a pas été fait par l'IA et tout ? Bon, je pense que ça, on ne va pas régler le problème tout de suite, mais je ne sais pas si tu as vu cette news amusante ces derniers jours. en France. Bruno Guglielminetti: [36:50] Avant que t'aies là, moi, je veux juste te faire un truc parce que cette semaine, quand l'histoire est sortie, j'étais sur la route, comme toi, j'étais dans ma bagnole et j'écoutais France Info. Et je trouvais ça intéressant parce qu'ils ont eu l'idée d'aller chercher le président du... Jérôme Colombain: [37:06] Au Canada, toi? Bruno Guglielminetti: [37:08] Oui, sur Internet. Jérôme Colombain: [37:09] D'accord. Bruno Guglielminetti: [37:11] On peut écouter toutes les radios du monde sur Internet. C'est pas vrai. Jérôme Colombain: [37:14] Ça passe. Bruno Guglielminetti: [37:15] Essaye ça, tu vas voir. Jérôme Colombain: [37:16] Incroyable. Bruno Guglielminetti: [37:17] Il y a même une époque où on pouvait écouter Radio Monde numérique, mais ça, c'était autre chose. Donc, j'écoutais France Info et ils avaient eu la bonne idée, c'était tout de suite après la publication du communiqué de presse des éditions boréales, d'avoir en entrevue Philippe Claudel, qui est le président des Goncourt. Et il le disait, j'ai tellement aimé ça parce qu'il a été assez transparent. Il dit, vous savez, pendant l'été, on s'envoie des mots, on lit les livres parce que c'était en liste pour un prix du concours. Il dit, moi, j'ai aimé. Et plusieurs membres du prix ont émis le livre. Jérôme Colombain: [37:59] C'est génial. Bruno Guglielminetti: [38:00] Et c'est ça. Et ça soulève cette certaine question de... Puis tu te souviens, à un moment donné, on en avait déjà parlé dans le débrief, ils ont fait à un moment donné une étude puis ils ont demandé à des gens de lire des textes. Il y avait les textes de l'IA, il y avait les textes qui étaient faits par des humains et la majorité des gens aimaient mieux les textes qui étaient faits par l'IA. Jérôme Colombain: [38:20] Mais voilà, c'est ça qui est fou. donc moi je veux bien il y a des postures qui sont alors il y a un éditeur en France qui a dit que lui il ne publierait que des livres écrits 100% par des humains mais il va aller dans le mur. Bruno Guglielminetti: [38:37] À moyen terme peut-être vite mais pas à long Jérôme Colombain: [38:40] Terme non pas à long terme mais surtout, je comprends que ça les bouleverse ça les bouscule etc pour nous le point de vue est plus facile parce qu'on a épousé l'IA et donc on est convaincu que... Mais c'est ce qu'on a déjà dit. Je trouve que l'IA est là pour permettre de bonifier quelque chose, un travail et tout, et on ne juge pas de la qualité d'un travail en fonction de la quantité de sueur humaine qui a été versée ou pas versée. On juge le produit fini. Bref. Mais juste... Ouais ? Bruno Guglielminetti: [39:13] Ouais, on termine. Jérôme Colombain: [39:15] Non, mais je voulais en venir à donc…. Bruno Guglielminetti: [39:17] C'est là où je voulais t'amener, parce que je t'ai interrompu et je voulais Bruno Guglielminetti: [39:20] que tu me parles de ce concours-là. Jérôme Colombain: [39:22] Oui, c'est un prix. Ce n'est pas le prix concours. C'est un prix qui s'appelle Pascal. Pascal comme Blaise Pascal. C'est le prix Pascal. Bruno Guglielminetti: [39:30] C'est ça. Jérôme Colombain: [39:31] Blaise Pascal, qui était un grand mathématicien et philosophe et inventeur de la calculatrice, la Pascaline. Et donc, par filiation, en quelque sorte, c'est l'un des pères de l'informatique moderne. Enfin, de l'informatique tout court, de l'informatique ancienne plutôt. Bref, et donc, c'est un prix qui va complètement dans l'autre sens, parce que là, il est conçu pour récompenser uniquement des livres qui auront été écrits avec de l'intelligence artificielle. Bruno Guglielminetti: [39:57] Il célèbre la collaboration des deux claviers. Jérôme Colombain: [39:59] Exactement. Voilà, c'est trois Français, des entrepreneurs qui ont lancé ça. Philippe Rodriguez, que j'avais déjà interviewé d'ailleurs pour un autre sujet il y a quelques temps. Albin Servian et Gilles Mantré. Alors attention, parce qu'il y a quand même, il y a quelques spécificités. Le prix donc sera ouvert déjà à des gens qui écrivent en français, mais dans toute la francophonie. Bruno Guglielminetti: [40:21] Dans toute la francophonie, Jérôme Colombain: [40:22] Oui. Tout à fait. Donc s'il y a des auteurs québécois qui travaillent avec Claude ou Tchadjipiti, ils pourront concourir. Et puis l'usage de l'IA devra être déclaré et documenté et les candidats vont devoir fournir leur manuscrit accompagné d'un dossier expliquant quel modèle ils ont utilisé et comment ils l'ont utilisé. C'est-à-dire, t'écris le bouquin, mais en plus, il faut que t'écrives un deuxième bouquin pour expliquer comment a été fait le premier bouquin. Bon, je vois bien, mais voilà. En tout cas, c'est une initiative qui est assez rigolote et ils ont prévu d'annoncer, de décerner le prix à la mi-décembre. Bruno Guglielminetti: [40:53] Et le prix, je sais qu'il va y avoir un certain montant qui va être accordé, mais ce n'est pas encore défini. Et il va aussi avoir la publication de l'œuvre. Jérôme Colombain: [41:00] Oui, tout à fait. Et c'est ouvert aux gens qui passent par un éditeur ou pas par un éditeur. Mais c'est marrant parce qu'on va peut-être faire ressortir, tu vois, des gens qui se cachaient comme ça. Voilà. Enfin, de toute façon, tout ça, c'est la question de l'adoption de l'intelligence artificielle. Tout à fait. Bruno Guglielminetti: [41:20] Dans les différents domaines. Puis c'est le culturel qui commence à réagir. Jérôme Colombain: [41:25] Et tu en parlais en sommaire si tu veux on peut même terminer là-dessus Arrête. Bruno Guglielminetti: [41:31] Je m'amène à Haute-Savoie Amène-nous, allez Décris-nous un peu la Haute-Savoie Jérôme Colombain: [41:40] Je t'ai mangé ton lancement, Désolé C'est une municipalité en Haute-Savoie à Valorcine, je ne connais pas cette région, c'est un article du Dauphiné Libéré qui révèle que la municipalité a décidé de suspendre les subventions aux associations qui utilisent l'intelligence artificielle c'est pas beau ça ? Bruno Guglielminetti: [42:04] Quand même c'est de la vision ça Jérôme Colombain: [42:07] Je trouve ça absolument débile c'est à dire que par exemple si tu as une petite association qui fait une affiche pour la fête du village, générée par l'intelligence artificielle et ben non ils n'auront pas de subvention parce que c'est comme ça alors ils expliquent qu'ils veulent subventionnait les êtres humains pour leur travail et non celui des machines. C'est bien, mais c'est tellement un combat d'arrière-garde. Bruno Guglielminetti: [42:29] Ah ben. Mais c'est drôle, parce que c'est pas en Haute-Savoie, où il y a environ deux ans, il y avait une mairie qui avait décidé de donner l'accès gratuit à Tchad GPT, à tous les citoyens de la municipalité. Ils avaient mis... Jérôme Colombain: [42:43] Je me souviens pas. Bruno Guglielminetti: [42:44] Ils avaient installé... J'en avais parlé, mais ça fait un moment. Ils avaient... J'en avais même parlé à François Sorel sur son émission. Ils étaient surpris de savoir qu'ils apprenaient ça du Québec. Mais c'était une petite municipalité dans le sud de la France et le maire, lui, grand visionnaire, et je le salue, malheureusement, je ne me souviens plus de son nom, il a installé l'accès de l'espace de requête sur la première page du site web de la mairie de sa petite municipalité, sa petite commune. Et à partir de ce moment-là, c'était un abonnement payant qu'ils prenaient pour la municipalité. Et donc, les gens pouvaient autant avoir de l'information sur les services de la commune qu'ils pouvaient savoir comment réparer leur lave-linge s'il y avait des ennuis avec ça. Et ça, comme exemple, j'avais trouvé ça tellement visionnaire de dire, ben oui, on donne l'accès aux gens, puis ils feront ce qu'ils veulent avec. Ça, je trouve que c'est bon. Mais de l'autre côté, je comprends qu'il veut investir dans l'humain et assurer du travail aux graphistes de la commune ou je ne sais pas qui, mais quand même. Jérôme Colombain: [43:48] Non, mais t'imagines, encore une fois, une petite assoce qui veut faire une affiche et de toute façon, elle n'a pas d'argent, elle ne pourrait pas se payer, les services d'un graphiste. Donc elle n'a pas le droit d'utiliser l'intelligence artificielle enfin elle a le droit mais elle ne sera pas subventionnée, elle ne sera pas aidée. Bruno Guglielminetti: [44:07] Ils vont venir aux grandes bannières avec juste du détrage dessus Jérôme Colombain: [44:12] Non ils vont faire des affiches avec Word comment ça s'appelle la calligraphie horrible de Word arrête, Bon, voilà. Je trouve que ça fait un peu archaïque comme combat, mais c'est tellement révélateur de la situation un peu compliquée dans laquelle, on arrive aujourd'hui avec l'IA. Bruno Guglielminetti: [44:40] Jérôme, puisqu'on a passé à travers une partie de l'actualité, on ne va pas tout la faire parce que sinon, on serait dans les oreilles des gens encore pendant quelques heures. Si je te demandais, mon numérique cette semaine, tu parles de quoi ? Jérôme Colombain: [44:53] Cette semaine, je reviens sur le mondial de l'automobile. Alors, pour parler vraiment de technologie, notamment de voitures électriques, parce que... Bruno Guglielminetti: [45:02] Et de design, peut-être ? Jérôme Colombain: [45:03] Pas de design, justement, pas de design cette semaine. Je ne me moquerai pas de la deux chevaux. Non, mais qui est très jolie, la deux chevaux, mais qui... Enfin, on en a déjà parlé. Non, c'est pour... On parle de voitures électriques, parce que le parc électrique progresse en France. Et puis, tous les enjeux, l'autonomie, la recharge rapide, l'infrastructure, où est-ce qu'on en est ? Donc, on en parle avec Julien Villerey d'EDF. Et puis, je retrouve une personne qui, jadis, fut ministre, secrétaire d'État au numérique et qui, aujourd'hui, est start-upper. C'est Cédric O. Ah ouais ? Cédric O, c'est amusant parce que Cédric O, c'était la toute première interview que j'avais faite dans mon numérique, mais alors qu'il était secrétaire. Bruno Guglielminetti: [45:50] Je me souviens, tu avais presque inauguré ton podcast avec ça. Jérôme Colombain: [45:54] Exactement, c'est lui qui avait fait l'ouverture du podcast en quelque sorte. Donc, je suis allé le voir parce qu'il a lancé une start-up qui n'a absolument rien à voir, sauf que c'est dans le numérique, bien sûr. C'est assez ambitieux. Il lance un jouet, en quelque sorte, pour les petits, entre 4 et 10 ans, pour les enfants. C'est un petit appareil qui permet de faire du jeu par intelligence artificielle, mais c'est un appareil sans écran et c'est donc uniquement du jeu vocal. L'enfant discute, écoute un morceau d'histoire, interagit. Il y a à la fois l'aspect pourquoi s'intéresser à ça, pourquoi il m'explique notamment que l'intelligence artificielle qu'on connaît, ChatGPT, Alexa, etc., n'est pas du tout adaptée aux enfants, donc il a fallu développer, des modèles et des outils spéciaux pour les enfants. Voilà, voilà. Bruno Guglielminetti: [46:49] Bonne nouvelle. Jérôme Colombain: [46:50] Bruno, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet? Bruno Guglielminetti: [46:53] Écoute, je vais te parler de drones militaires canadiens. Jérôme Colombain: [46:56] Ouh là! Bruno Guglielminetti: [46:57] Ah, on niaise pas. Mais je veux surtout utiliser ce temps-là pour lever le chapeau ou lever mon chapeau à la nomination. Tu sais qu'au Québec, il y a eu des élections provinciales. C'est le Parti québécois qui est revenu au pouvoir. Et à l'intérieur de ça, évidemment, moi, j'étais très curieux de savoir qui allait prendre le chapeau du ministère numérique. Et la bonne nouvelle, c'est que maintenant, officiellement, il y a un ministre à l'intelligence artificielle et au numérique au Québec. Et c'est Anne Nguyen qui est là. Et Anne Nguyen, je l'ai reçue plusieurs fois dans mon carnet. Ça a été longtemps la grande patronne de l'IA au Conseil de l'innovation du Québec. Avant ça, ça a été quelqu'un qui a innové, qui a fait des transformations numériques dans le secteur de la santé. Écoute, le sourire des gens de l'industrie, quand on a vu son nom être confirmé comme ministre de l'IA et du numérique. Je n'ai jamais vu autant de bonheur dans une industrie Bruno Guglielminetti: [47:54] À l'annonce d'un ministre en charge parce que c'est quelqu'un qui est… Ça fait des années qu'elle a passé à travers tout le cheminement des transformations numériques, de la gestion des données, l'enjeu de la souveraineté numérique. Et puis, elle a passé comme les deux dernières années de sa vie à parcourir le Québec et aller ailleurs dans le monde pour voir quels sont les enjeux, quels sont les défis des PME dans ce domaine-là. Alors, écoute, c'est de la musique aux oreilles de tout le monde de savoir que finalement, il va y avoir quelqu'un qui n'est pas une politique et ce sera là son défi. Elle est hyper compétente pour ce dossier-là, mais là, elle va devoir apprendre à être une politicienne, à être une ministre. Il y a des enjeux, il y a des jeux de coulisses. Alors ça, ça va être son défi à elle, mais moi, un coup de chapeau à Anne-Anne Guyane parce que tout le monde elle est contente de voir que c'est elle maintenant qui va être à la tête de l'IA nationale. Alors, c'est une bonne nouvelle. Jérôme Colombain: [48:49] Super. Effectivement, quand quelqu'un du sérail accède à ce type de responsabilité, ça fait toujours plaisir. Bruno Guglielminetti: [48:56] Tu vois, ça rentre dans le petit lexique, ça. Je ne connais pas cette expression-là. Jérôme Colombain: [49:01] De quoi? Le sérail? Oui. Ah oui, on l'emploie beaucoup ici en France. Bon. Bon, n'hésite pas à revenir la semaine prochaine pour d'autres expressions. Et vous qui nous écoutez pour tout savoir sur les expressions insolites du Québec et de la France écoutez les débriefs transats. Bruno Guglielminetti: [49:21] Jérôme Colombin je te remercie d'avoir été là je te souhaite un bon retour vers chez toi parce que des oreilles de mes auditeurs tu repars chez toi et puis on se retrouve la semaine prochaine Jérôme Colombain: [49:31] Salut Bruno à la semaine. Bruno Guglielminetti: [49:32] Prochaine Salut Jérôme
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