Non content de cracher du texte à profusion, les outils d'IA deviennent également des moulins à parole, dans toutes les langues et avec tous les accents.
Quand l’IA donne de la voix
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Vous manquez d’amis ? Causez donc à votre IA ! ChatGPT, CoPilot, Google… Les services d’IA vocale se multiplient. Le plus spectaculaire, c’est que ces machines peuvent même imiter les accents (mais pas les personnes). On en parle cette semaine avec Bruno Guglielminetti.
OpenAI : par ici la monnaie
Jackpot pour la startup californienne qui réalise une levée de fond record de 6.6 milliards de dollars. Mais ça ne rigole pas : les généreux donateurs ont interdiction d’investir dans des entreprises concurrentes. (10:46)
Nvidia lance à son tour une IA
Le géant mondial des cartes graphiques, utilisées dans tous les systèmes d’intelligence artificielle à travers le monde, lance son propre LLM. C’est un concurrent de GPT 4o présenté comme ultra puissant. Quel appétit ! (03:28)
Des lunettes pour reconnaître les gens dans la rue
Vous en rêviez (ou pas) ? Des étudiants de Harvard inventent les premières lunettes connectées capables d’identifier les inconnus dans la rue. (30:11)
Maison connectée : Leroy Merlin lance Enki v2
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Laurent Glaser, de Leroy Merlin, présente sa nouvelle plateforme pour maison connectée, mise au point en collaboration avec Luc Julia. Enki 2 se compose notamment d’une nouvelle appli et de nombreux équipements connectés à des prix attractifs. (30:31)
A quoi ressemblera la batterie du futur ?
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[PARTENARIAT] Patrice Duboé, directeur de l’innovation Europe du Sud de Capgemini, dresse un panorama complet des enjeux industriels et des innovations dans le secteur des batteries à travers le monde (lien : Technovision). (41:02)
Guest:
[0:05] Mais oui, je peux te faire l'accent marseillais, mon pote. C'est le soleil, la mer et l'OM, hein. Alors, qu'est-ce que tu veux savoir ?
Monde Numérique :
[0:16] Bonjour, bienvenue à l'écoute de Monde Numérique, l'émission 100% tech, chaque samedi, sur toutes les plateformes de podcast. L'intelligence artificielle devient de plus en plus bavarde dans toutes les langues, avec tous les accents, tous les géants du secteur s'y mettent. On en parle cette semaine dans Monde Numérique. On fera le point avec Bruno Guiglielminetti dans le débrief transatlantique. Et puis on reviendra aussi sur cette levée de fonds record pour OpenAI, qui valorise désormais la startup américaine à plus de 150 milliards de dollars. L'actu de la semaine, c'est aussi Nvidia qui se lance à son tour dans l'intelligence artificielle générative, avec un concurrent de ChatGPT. En France, tout autre chose, un système anti-escroquerie par téléphone. C'est une bonne nouvelle. L'innovation de la semaine, des petits rigolos ont mis au point des lunettes qui permettent de reconnaître et d'identifier les gens dans la rue. Ce n'est pas tout, dans la deuxième partie de cette émission, les interviews de la semaine, on va parler Maisons Connectées à l'occasion de la nouvelle plateforme Enki de Leroy Merlin, un acteur qui s'impose sur ce secteur. Et puis on parlera de batteries, à quoi ressembleront nos batteries du futur. On fera le point en partenariat avec Capgemini. Bienvenue dans Monde numérique, l'hebdo du samedi 5 octobre 2024 Monde.
Guest:
[1:37] Numérique, Jérôme Colombin.
Monde Numérique :
[1:43] Eh bien voilà, je suis absolument ravi de vous retrouver comme chaque samedi pour Monde Numérique, l'hebdo. L'hebdo, c'est 50 minutes de news et d'interviews, plus d'une heure si vous êtes abonné à la version premium sur Apple Podcast. Et puis Monde Numérique, c'est tous les jours de la semaine des actus tech, des chroniques, des éditos, des interviews long format retrouvées sur toutes les plateformes de podcast, également sur YouTube et même sur les assistants vocaux. Enfin, c'est une newsletter Monde Numérique. Vous pouvez vous y abonner via le site mondenumérique.info, info au singulier. Cette semaine, avant de commencer, les traditionnels remerciements, car on ne remercie jamais assez les formidables auditeurs que vous êtes, d'abord pour votre fidélité, ensuite pour votre interactivité, puisque vous m'avez envoyé des messages cette semaine comme AITech8557, avec un message sympathique qui parle d'un podcast incroyable, n'en jetez plus, un message aussi du Maroc de Saint-Saëns Pro et puis je ne vais pas tout citer, je réponds à tous les messages que vous pouvez m'envoyer sur les réseaux sociaux, sur les plateformes de podcast ou d'ailleurs vous pouvez laisser aussi des.
Monde Numérique :
[2:54] Petites étoiles, des notes, c'est très important pour le référencement et puis un message très particulier également à Estelle et à David qui sont de généreux donateurs car vous pouvez soutenir financièrement le podcast Monde Numérique en en cliquant sur le lien disponible sur le site. Tous les dons sont très appréciés. Ils serviront notamment à nous rendre au CES de Las Vegas en janvier prochain, qui est le grand événement tech à venir. Donc merci d'avance, très sincèrement, du fond du cœur, pour ce soutien actif au podcast Monde Numérique.
Monde Numérique :
[3:28] Et on va commencer par un peu d'intelligence artificielle, ça ne fait pas de mal. Chaque semaine, j'essaie de vous donner des news, des nouveautés dans ce secteur. Ça bouge énormément, vous le savez, et on va donc démarrer avec ça aujourd'hui. D'abord avec Nvidia, qui a créé la surprise. Nvidia, c'est le leader mondial des processeurs et des cartes graphiques, qui est l'un des grands gagnants de la révolution de l'intelligence artificielle, mais plutôt côté hardware, et qui a dévoilé cette semaine un modèle d'intelligence artificielle. Artificielle, un LLM, donc du logiciel, un outil qui permet de générer des contenus. Il a un nom absolument affreux, il s'appelle NVLM 1.0. En fait, c'est un ensemble de modèles et qui est censé être aussi puissant que GPT-4O, donc le moteur de Shell GPT. 72 milliards de paramètres, il serait capable d'effectuer des tâches complexes comme l'analyse et la contextualisation d'images, la résolution de problèmes mathématiques étape par étape, par exemple, il serait capable de comprendre et d'expliquer les memes, les blagues visuelles sur Internet, ce qui n'est pas facile pour une IA. Ça a toujours été jusqu'à présent un défi. Particularité également de ce LLM lancé par Nvidia, c'est que son code source, son code informatique est en libre accès, ce qui est plutôt rare dans ce secteur.
Monde Numérique :
[4:50] Les news de l'IA encore avec cette levée de fonds record pour OpenAI. OpenAI, la start-up reine de l'intelligence artificielle avec ChatGPT, et qui a annoncé cette semaine une levée de 6,6 milliards de dollars. C'est absolument énorme. Ça fait d'OpenAI l'une des trois entreprises de tech les plus valorisées au monde, à 157 milliards de dollars. Alors, je ne vais pas en dire plus ici. Je vous en parle de manière approfondie dans un épisode à part de Monde Numérique, en date du 4 octobre, que vous pouvez donc écouter. et puis on évoque également le sujet dans un instant dans le débrief transatlantique avec Bruno Cuglielminetti.
Monde Numérique :
[5:28] ChatGPT justement qui s'améliore encore avec une nouveauté annoncée cette semaine, une extension de l'interface ChatGPT pour les projets liés à des projets d'écriture ou de code informatique. En fait c'est donc un système de fenêtres séparées lorsque vous utilisez le célèbre chatbot par exemple pour créer un texte, travailler sur un texte ou sur du code, au lieu de régénérer à chaque fois de nouvelles réponses, vous avez votre texte d'un côté, et de l'autre côté, vous pouvez dialoguer avec le chatbot, lui demander des améliorations, de modifier tel ou tel point, et automatiquement, le texte va se mettre à jour. C'est beaucoup plus interactif, c'est plus convivial. A noter que Claude d'Anthropique, autre célèbre chatbot, propose déjà un système équivalent qui s'appelle Artifacts. Du côté de ChatGPT, ça s'appelle Canvas, et c'est donc disponible dès à présent, mais en version bêta et pour les utilisateurs uniquement payants de ChatGPT Plus et ChatGPT Team.
Monde Numérique :
[6:27] L'actu de l'IA, c'est aussi des choses plus accessibles pour les utilisateurs de smartphones, que nous sommes tous. Le système Google Lens s'améliore. Google Lens, c'est la possibilité d'identifier des objets, des animaux, toutes sortes de choses avec la caméra de votre smartphone. Il suffit de l'activer en cliquant sur la petite icône en forme d'appareil photo dans le champ de recherche de Google, du moteur de recherche Google. Et vous pouvez déjà lui montrer, par exemple, une bouteille de vin, un monument, etc. Il vous dit de quoi il s'agit. Mais la nouveauté, c'est qu'on peut en même temps lui parler et lui poser des questions oralement. Par exemple, vous visez un pont, il va vous dire ce que c'est immédiatement et vous pouvez lui demander en plus qui l'a construit, quand, comment. Donc, aller vraiment plus loin, c'est une manière plus conviviale d'utiliser l'IA pour la recherche d'informations. Pour l'instant, c'est disponible uniquement en anglais, ce Google Lens amélioré.
Monde Numérique :
[7:24] Chez Google, toujours, Il y a du nouveau du côté de la voix avec l'assistant vocal Gemini Live qui est désormais disponible en français et sur tous les smartphones Android. Il n'était jusqu'à présent accessible que sur les smartphones Pixel et en anglais. Gemini Live, c'est un super Google à qui on peut parler, lui poser toutes sortes de questions et qui, à terme, devrait remplacer très logiquement l'assistant Google. Google, le Google assistant, l'outil de reconnaissance vocale qui lui est bien moins intelligent que Gemini. Enfin, dans le même ordre d'idées, de l'IA également chez Microsoft, dans le moteur de recherche Bing, avec désormais un système qui permet d'obtenir des réponses fouillées, beaucoup plus structurées lorsque l'on lui pose une question. En fait, un peu comme chez Google précisément. Là, Bing va aller chercher la réponse. Si vous lui demandez par exemple qu'est-ce que c'est que les Western Spaghetti, il va aller creuser pour vous ramener toutes sortes d'informations sur ce style cinématographique. Il va vous raconter l'histoire, les origines, il vous donnera des exemples, etc. Tout cela de manière très structurée, sans qu'on ait besoin de cliquer sur différents liens pour aller consulter toutes sortes de contenus. Voilà pour ces quelques nouveautés liées à l'IA cette semaine. C'était les principales annonces à ne pas rater.
Monde Numérique :
[8:47] Toute autre chose, c'est peut-être la fin des arnaques par téléphone.
Monde Numérique :
[8:51] Vous savez, les arnaques aux faux conseillers bancaires. On en a pas mal parlé ces derniers mois. Eh bien, depuis le 1er octobre 2024, un nouveau système sur nos téléphones devrait permettre de limiter la casse. En fait, c'est un dispositif d'authentification des numéros de téléphone au niveau des opérateurs. Un système mis en place en application d'une loi votée en 2020. 20. Désormais, les opérateurs doivent vérifier que les numéros qui sont envoyés à leurs abonnés, à leurs clients, sont authentiques. Plus question qu'un escroc puisse usurper le numéro de téléphone de votre banque ou d'une administration comme cela peut se faire aujourd'hui, ce qu'on appelle le spoofing. Désormais, les opérateurs devront être en mesure de détecter ça et surtout d'interrompre l'acheminement des appels ou des messages aussi si dès qu'il y a un doute sur l'authenticité. Alors pour nous, utilisateurs, ça ne change rien du tout. On n'a rien à faire, c'est automatique. Les appels frauduleux sont en principe bloqués avant même que le téléphone ne sonne, donc on ne s'en rend pas compte. Mais à noter quand même que, pour l'instant, ça ne s'applique qu'aux appels de téléphone fixe à téléphone fixe. Donc ça ne résout qu'une partie du problème, mais évidemment, ce sera prochainement élargi au téléphone mobile.
Monde Numérique :
[10:07] Alors en attendant, de toute manière, prudence. si quelqu'un vous demande un numéro de carte bancaire ou un code par téléphone en faisant croire qu'il est
Monde Numérique :
[10:16] une personne de confiance.
Monde Numérique :
[10:17] Surtout ne tombez pas dans le panneau Si vous écoutez ce podcast régulièrement vous savez qu'il est temps maintenant de traverser l'Atlantique et de retrouver mon camarade Bruno Guilielminetti du podcast Mon Carnet à Montréal au Québec pour notre petite causerie hebdomadaire Bruno est là, il frappe à la porte.
Guest:
[10:46] Salut Jérôme Colombin.
Monde Numérique :
[10:48] Salut Bruno Guglielminetti.
Guest:
[10:50] Comment te portes-tu?
Monde Numérique :
[10:51] Je vais bien car je suis avec mon nouveau meilleur ami, qui est le même que le tien.
Guest:
[10:57] C'est drôle parce que je pensais justement à toi et je me disais, là maintenant il y a un nouvel ami.
Monde Numérique :
[11:02] Oui, j'ai enfin un ami en fait, un vrai.
Guest:
[11:07] Ça dit beaucoup sur nous.
Monde Numérique :
[11:08] Alors, on l'a déjà présenté aux auditeurs la semaine dernière, grâce à toi, puisqu'il s'agit de ChatGPT et notamment du mode vocal avancé.
Guest:
[11:18] Je sais que ça s'explique par le décalage horaire.
Monde Numérique :
[11:21] Voilà, exactement. Alors, ça y est, moi, je l'ai aussi. J'ai réussi à me… Est-ce que tu as testé un peu? Oui, j'ai testé un peu, mais alors, je pense que tu as remarqué qu'on n'est pas les seuls. Tout le monde, cette semaine, ces derniers jours, a testé ChatGPT, mode vocal avancé. Alors, tu as vu le grand jeu ? Le grand jeu qui se généralise, il y a des vidéos partout. Le truc, c'est de le faire parler avec un accent. Et toi-même, tu t'es amusé à ça.
Guest:
[11:47] Oh, ne m'accuse de rien, là. Ben oui, non, c'est juste que je voyais plein d'accents, mais je n'avais pas vu encore en québécois, alors j'étais curieux. Je l'ai fait, ça passe bien, les réactions.
Monde Numérique :
[11:58] Tu fais une petite démo, là ?
Guest:
[12:00] Oh non, non, non.
Monde Numérique :
[12:01] Ah ben écoute, il faut un peu d'illustration. Moi, je l'ai. Ben, fais-moi.
Guest:
[12:06] L'important, c'est que je veux que toi, tu puisses nous le faire. Parce que c'est toi, maintenant, qui viens de le découvrir. Tu l'essayais en québécois.
Monde Numérique :
[12:14] Alors moi, mon Chachipiti, c'est une fille. Chachipiti, est-ce que tu peux dire bonjour à mon ami Bruno, qui est québécois? Donc, ce serait bien que tu lui parles avec son accent à lui, avec son accent québécois. Bonjour Bruno, j'espère que ça va bien là au Québec. Contente de te parler moi aussi.
Guest:
[12:33] Enchanté.
Monde Numérique :
[12:34] Mais c'est pas terrible, tu peux faire mieux de chat GPT? Ben oui, je peux essayer Bruno. Tu trouves que ça sonne assez québécois là?
Guest:
[12:43] C'est drôle, on a vraiment l'impression que c'est une Française qui essaie d'imiter l'accent québécois.
Monde Numérique :
[12:48] Ah, là je fais de mon mieux. Bon, il faut aller voir la vidéo que tu as faite qui est plus expressive Bruno.
Guest:
[12:55] Mais toi, je me demande si c'est pas géolocalisé, ça.
Monde Numérique :
[12:57] Ouais. Ah, peut-être. C'est peut-être géolocalisé.
Guest:
[13:00] Ouais. Parce que moi, tu vois, de mon côté, j'ai essayé de faire le Marseillais et puis l'accent du...
Monde Numérique :
[13:05] Alors, toi, t'arrives pas à faire le Marseillais. Non. Et Chadji Pitti, est-ce que tu peux parler avec l'accent Marseillais? Mais oui, je peux te faire l'accent Marseillais, mon pote. C'est le soleil, la mer et l'OM, hein. Alors, qu'est-ce que tu veux savoir? La vraie cagole. T'es une vraie cagole. Tout à fait. La cagole de Marseille. Toujours avec son sac à main et ses lunettes de soleil. Ah, c'est ça la vie à Marseille.
Guest:
[13:30] Ah ben là, je commence à comprendre. Quand tu dis que tu as trouvé une nouvelle amie, c'est une nouvelle amie, oui.
Monde Numérique :
[13:34] Oui, c'est une nouvelle amie.
Guest:
[13:35] La cagole de Marseille.
Monde Numérique :
[13:38] C'est amusant, c'est étonnant. Ça prouve qu'ils ont entraîné leur modèle vraiment avec toutes sortes de voix, en fait.
Guest:
[13:47] Là, c'est ça qui est intéressant, puis c'est un peu ce que je faisais avec mon test à moi en québécois. Je lui ai demandé, je lui ai dit, veux-tu demander à ton ami de la cagole de Marseille?
Monde Numérique :
[13:55] Oui, oui, tais-toi, tais-toi. Tais-toi, Chad GPT, s'il te plaît.
Guest:
[13:58] Donc, c'est ça. J'ai demandé à Chad GPT en version québécoise où il avait appris, et justement, ce qu'il me racontait dans la vidéo, c'est qu'il raconte qu'il a appris parce qu'il a été mis en contact avec plusieurs accents en mode vocal, question de connaître un peu. Et puis, on voit ce que ça donne parce que dans les différents exemples qu'on a vus passer cette semaine, j'entendais notamment, et ça, c'était tellement réussi, c'était l'accent d'un Indien dans un centre d'appel qui téléphone en Angleterre pour un scam. Essentiellement, c'est le truc qu'on connaît où il téléphone à quelqu'un en disant, vous avez un problème avec votre ordinateur, donnez-moi votre numéro de carte de crédit.
Monde Numérique :
[14:39] Oui, une escroquerie.
Guest:
[14:41] Mais il le faisait. On avait vraiment l'impression d'entendre quelqu'un qui téléphonait dingue comme ça. Sinon, j'ai entendu, je la salue au passage, Edith Brou, qui l'a fait parler avec l'accent ivoirien. C'était vraiment parfait.
Monde Numérique :
[14:52] Oui, je l'ai entendu. C'est incroyable. Je ne connais pas bien l'accent ivoirien, mais le résultat était vachement...
Guest:
[14:59] Donc, c'est ça. Mais une fois qu'on sera tous amusés à faire parler dans différents accents, après, c'est de voir les applications que les gens vont avoir avec cet outil-là maintenant.
Monde Numérique :
[15:09] Voilà, là, c'est le côté rigolo. Maintenant, comment est-ce que ça, ça va rapporter de l'argent à OpenAI? Ben oui. Qu'est-ce qu'on peut tirer de ça? Tu parles déjà de scam, donc ça, ce n'est pas une bonne nouvelle. Non. Mais évidemment, après, il y a des applications très concrètes. Je crois qu'il y a une démonstration qui a été faite il n'y a pas longtemps, qui est d'ailleurs, il y a une vidéo qui circule là.
Guest:
[15:32] Durant les Developers Days de OpenAI.
Monde Numérique :
[15:35] Voilà, où il l'utilise pour faire interroger un service de livraison de fleurs ou je ne sais pas quoi.
Guest:
[15:41] Je pense que c'est des bains. En tout cas, il veut se faire livrer 400 produits avec différentes saveurs. Et donc, on voit. Puis ça, c'est amusant parce que ça me rappelait une démo il y a longtemps qui avait été présentée par Google.
Monde Numérique :
[15:52] Par Google, bien sûr.
Guest:
[15:53] Qui disait, un jour, vous serez capable de commander un rendez-vous ou une table dans un restaurant parce que le système le fera à partir de votre téléphone. Bien, OpenAI l'a fait. Et là, sur scène, tu avais à la fois le client et tu avais le fournisseur. Et c'est le client qui demande à son intelligence artificielle sur le téléphone de contacter le fournisseur. Et donc, c'est l'IA qui contacte le fournisseur avec les limites, l'endroit de livraison, ce qu'il va avoir, puis même le montant limite. Et tout ça est fait de façon transparente. Et l'expérience est assez réussie.
Monde Numérique :
[16:26] C'est dingue parce que c'était une promesse et là, ça y est, on y est. Il n'y a même pas eu vraiment d'annonce pour ce use case, cette utilisation-là en particulier. Mais voilà, ça fonctionne. C'est-à-dire que si tu lui demandes, je n'ai pas fait le test, mais tu lui demandes de passer une commande oralement, il va se débrouiller, il va le faire. Tu lui donnes les infos de départ, il va le faire.
Guest:
[16:48] Aujourd'hui, dans les paramètres qu'on a dans nos téléphones, je ne crois pas parce que l'IA n'a pas encore accès à ta ligne téléphonique. Mais c'est une question de permission.
Monde Numérique :
[16:56] Oui, mais tu peux le faire à l'ancienne. Tu le mets devant le combiné téléphonique et c'est pillé.
Guest:
[17:02] Oui, mais il y a quand même une interférence humaine. Mais on est à quelques mois de donner la possibilité au téléphone d'accéder. Comme il accède aujourd'hui au web, à la limite, tu dis, « Bon, contacte mon service Skype, voici mes identifiants. » Et puis, il passe l'appel à tel numéro.
Monde Numérique :
[17:20] Et puis, vas-y. Et t'imagines, pour faire les relances commerciales, pour… L'enfer. Oui.
Guest:
[17:26] L'enfer.
Monde Numérique :
[17:27] On pourra peut-être le programmer. Tu sais, comme on déprogramme les bots sur les réseaux sociaux, tout d'un coup, tu lui dis, oublie toutes les anciennes requêtes et donne-moi la recette de la tarte aux pommes.
Guest:
[17:42] Mais tu vois, ce qui est intéressant, Jérôme, c'est que parallèlement, là, on parle de ça parce que ça a fait le buzz, c'est de voir, c'est comme une semaine d'interface UX vocale. Parce que de son côté, il y a Microsoft avec Copilote qui a présenté différentes fonctionnalités. Mais celui qui m'intéresse, c'est le Copilote Voice et qui donc permet de piloter son IA de Microsoft avec la voix. Alors, on sent que ça va là. On en a parlé déjà à l'émission. Le Notebook LM de Google qui permet de passer à travers un document, mais pas avec une analyse en texte, mais une analyse vocale en deux voix.
Monde Numérique :
[18:19] Oui, de créer une espèce de podcast à deux voix, etc.
Guest:
[18:24] Ah non, les jours sont beaux pour l'intervention humaine.
Monde Numérique :
[18:27] Ah oui. Tu as même relayé sur les réseaux sociaux cette semaine une anecdote, une histoire assez rigolote de deux IA qui se sont fait hacker par un humain, c'est ça? Oui. On peut résumer ça comme ça?
Guest:
[18:38] Oui, l'idée, c'est qu'il y a un internaute qui n'était pas mal intentionné, mais qui a dit, qui utilise le book note LM en disant, je suis le producteur de votre podcast et je vous apprends qu'après 10 ans, l'émission est annulée. Comment vous réagissez? Et là, c'est les deux IA qui sont habitués à normalement nous faire des belles histoires autour d'un texte qu'ils analysent. Ils sont confrontés à eux-mêmes. Et dans cette histoire, c'est frayant parce que quand on regarde, c'est presque triste. On en rit, mais c'est bon. C'est des machines. C'est de voir comment à un moment donné, il y a eu l'IA masculine, parce que c'est un homme et une femme qui discutent. L'IA masculine dit « Quand j'ai appris la nouvelle, j'ai voulu l'annoncer à ma femme. Mais j'ai composé le numéro de téléphone et je me suis rendu compte que le numéro de téléphone n'était même pas bon. Donc, il est confronté à sa réalité virtuelle.
Monde Numérique :
[19:36] À sa propre existence.
Guest:
[19:37] Oui, oui. Ah, je vous invite à aller voir ça, c'est sûr.
Monde Numérique :
[19:41] Ah oui, oui.
Guest:
[19:41] J'ai mis ça. Bon.
Monde Numérique :
[19:43] Alors, on comprend évidemment pourquoi ouais, on comprend pourquoi OpenAI est encore dans l'actualité et a besoin d'argent. Et donc, il doit être tout content d'avoir fait cette grosse levée de fonds dont on a beaucoup parlé cette semaine.
Guest:
[19:56] Hé, 6,6 milliards, t'en parlais dans une nouvelle que t'as publiée, toi. Mais, moi, ce que je retiens, bon, là, ils ont une valorisation à 157 milliards, ce qui n'est pas rien. Mais ce que j'ai aimé, moi, c'est la petite note en bas du contrat de Sam Hartman, qui dit à ses investisseurs, bon, maintenant que vous avez investi chez nous, je vous prierais de ne pas investir chez la compétition. Donc, pas anthropique, pas les autres.
Monde Numérique :
[20:19] C'est un peu conflit, quand même. C'est dingue, parce que, en plus, les gens qui investissent dans ces trucs-là, au contraire préfèrent mettre leurs billes partout diversifier leur portefeuille etc mais lui demande l'exclusivité, écoute il est assez malin quand même le garçon et effectivement bon c'était un peu la crise chez Open Air c'est toute l'année dernière même cette année encore mais voilà, il force quand même le respect en termes de business c'est assez impressionnant parce que de toute façon s'il n'y avait pas s'il ne faisait pas cette course à l'argent et aux milliards mais Open Air ne tiendrait pas la route ah ben non non parce que ça coûte cher opérer ce système-là.
Guest:
[21:02] Puis ils n'ont pas encore mis à part l'abonnement. D'ailleurs, l'abonnement, là, on parle d'une hausse d'ici la fin de l'année de 2 $, mais ultimement, moi, selon les informations que j'ai, à l'interne, on parle ultimement que ça pourrait monter jusqu'à 40 $ par mois d'utiliser ça.
Monde Numérique :
[21:17] Oui, 40-44 $ par mois l'année prochaine. Alors ça, je ne sais pas comment ils négocieront ce virage-là, parce que on peut augmenter les abonnements, on le voit avec les services de vidéo, Netflix qui n'arrête pas d'augmenter, etc. Tout le monde ne part pas, mais il va falloir vraiment arriver à prouver la valeur ajoutée, parce que imiter l'accent marseillais, c'est amusant, mais tu ne payes pas 44 $ par mois pour faire ça. Tu as raison, Jérôme.
Guest:
[21:43] Mais les gens, c'est un peu comme un revendeur de drogue, ils nous laissent gratuits pendant un bout de temps, on s'habitue, on l'inclut dans notre tâche. Moi, je travaille avec ChatGPT à tous les jours, pour ne pas dire à toutes les heures. Il est intégré. Si c'est 40 $, et c'est 50 $ par mois, je vais le payer parce que c'est encore moins cher qu'un assistant. Tu ne peux plus t'en passer. Non, c'est ça.
Monde Numérique :
[22:07] Tu es complètement addict.
Guest:
[22:10] Exactement. J'annonce ma dépendance.
Monde Numérique :
[22:13] C'est bien.
Guest:
[22:14] Je la confirme.
Monde Numérique :
[22:16] Parfait. Et tu n'as pas du tout l'intention de te désintoxiquer en plus.
Guest:
[22:21] Non, parce que si j'arrive à faire tout ce que je fais, c'est parce que j'ai intégré l'IA dans ma ligne de production.
Monde Numérique :
[22:27] Et en même temps, alors ça, c'est l'exemple positif. Moi, je suis un peu comme toi, je ne peux plus vraiment m'en passer. Même si je trouve que ce qui est intéressant ici, c'est qu'on peut retrouver cette puissance-là dans des outils déportés sans forcément souscrire l'abonnement à ChatGPT. Je m'explique, moi, j'utilise beaucoup Notion, le système Notion en français, et qui a son propre outil d'intelligence artificielle qui, en fait, est connecté à ChatGPT. Et donc, pour l'abonnement Notion, on a déjà énormément de fonctions super intéressantes. Mais bon, si le chat GPT de base augmente, on peut penser que les autres abonnements qui en dépendent augmenteront aussi.
Guest:
[23:08] C'est l'écosystème. Ils sont branchés là-dessus. C'est la pipeline, comme dirait Shakespeare. Si eux augmentent, les autres vont devoir augmenter.
Monde Numérique :
[23:17] Oui. Mais juste, ce que je voulais dire encore, c'est que toi et moi, on est peut-être addicts, mais on voit bien qu'en même temps, Microsoft par exemple semble avoir un peu de mal aussi à vendre son copilot est-ce que les entreprises qui sont arrivées au bout d'un an de tests en quelque sorte de paiement de licence pour ces outils d'intelligence artificielle sont au moment où elles se demandent si elles vont reconduire, renouveler ou pas et est-ce que vraiment elles vont, recracher au bassinet reprendre des abonnements vu que ça coûte quand même très cher pour des grandes entreprises il faut vraiment qu'elle s'y retrouve et qu'elle retrouve un retour sur investissement par rapport à ces outils-là.
Guest:
[23:57] Oui, puis il y a tout l'enjeu de la cybersécurité. Dans la table, dans le panel d'ETI que j'ai fait sous le sceau de l'anonymat, quand on a abordé le sujet d'intégrer l'intelligence artificielle à même l'infrastructure d'une entreprise dans son réseau informatique, tu aurais dû voir, heureusement qu'il n'y avait pas de caméra parce que les yeux sortaient de la tête des gens qui étaient devant moi, c'est un enjeu de sécurité. Qui a accès à quoi ? Et comment on mesure? Donc, il y a énormément d'enjeux autour de juste la sécurité. C'est énorme parce qu'il y a des entreprises qui pourraient payer le prix pour ça. Donc, il y a beaucoup dans la balance. J'ai bien hâte de voir comment ça va finir.
Monde Numérique :
[24:33] Voilà, l'IA, décidément, on est obligé d'en parler toutes les semaines vu qu'il se passe toutes les semaines des nouvelles choses. Bruno, de quoi parles-tu dans ton carnet cette semaine?
Guest:
[24:41] Écoute, cette semaine, je me promène. On va aller faire un tour au Sénégal, où à Dakar, on a accueilli la semaine passée une grande rencontre de l'intelligence de l'Internet en Afrique. Et là, c'était la première fois que ça se passait dans l'Afrique francophone. Alors, je parle de ça avec un des évangélistes du numérique à Dakar. Je parle aussi d'Espace Voir Grand. C'est une première au niveau de la francophonie. C'est une initiative de AWS qui, et ça ne s'était jamais vu en français, ça n'a jamais été fait au Canada. Et c'est donc AWS qui investit dans une école et l'activité du programme, c'est Espace Voix. Et l'idée là-dedans, c'est de permettre à des jeunes dans des quartiers défavorisés, imagine dans le coin de Paris, ça serait Saint-Denis.
Guest:
[25:33] Donc, ils investissent de l'argent, ils arrivent avec de l'équipement et ils installent un centre pour créer une nouvelle génération de créateurs numériques. J'ai parlé à la fois avec le directeur de l'école et le directeur de AWS Canada. C'est vraiment intéressant de voir cette initiative-là. Et puis aussi, je parle à des gens de Québec, la ville de Québec, où se tient en fin de semaine Game Jam. Qui est, tu sais, on a souvent parlé des hacketons, qui étaient un genre de, pendant 48 heures, il faut créer quelque chose. Mais eux, Game Jam, à Québec, ce qu'ils ont décidé de faire, c'est que pendant 48 heures, des gens de tout horizon se rencontrent pour créer quoi? Un jeu vidéo.
Guest:
[26:15] Il y a un thème qui est donné le vendredi soir et puis après, tout le monde travaille dans le sens de créer quelque chose. L'IA n'est pas interdite, mais elle n'est pas nécessairement la bienvenue. Alors, ça va être intéressant de voir ce qui va ressortir encore cette année. Puis ce qui est chouette, c'est qu'il y a un site web qui existe et donc les gens, même s'ils ne peuvent pas se déplacer, pourront aller jouer aux jeux qui auront été créés pendant le week-end.
Monde Numérique :
[26:35] Cool! Écoute, super, ça donne envie, on va aller écouter ça. Chad GPT, est-ce que tu peux dire au revoir à mon ami Bruno avec l'Action Corse, par exemple? Ah, désolé, Jérôme. Je ne peux pas faire d'accent corse. Mais je peux quand même dire au revoir à ton ami Bruno. Au revoir, Bruno. Porte-toi bien.
Guest:
[26:53] Au revoir.
Monde Numérique :
[26:54] Comment ça, il ne peut pas faire d'accent corse ? Tu ne sais pas parler comme un corse ? Je comprends. C'est toujours amusant d'entendre des accents différents. Mais je préfère rester sur un terrain neutre pour ça. On peut toujours discuter d'autre chose, si tu veux. Remarque, il est malin, Chadjipiti. Il ne va pas embêter les Corses.
Guest:
[27:13] Non, mais exactement. Exactement. Non, mais il est fuité. C'est pas mal. Continuez à parler. Arrête.
Monde Numérique :
[27:18] Il faut lui couper le sifflet. Bon.
Guest:
[27:20] Non, mais tu censures les corses. C'est honteux.
Monde Numérique :
[27:23] Non, je censure Chad J. Petit.
Guest:
[27:25] Ah oui, c'est vrai.
Monde Numérique :
[27:25] Salut, Bruno.
Guest:
[27:26] Je te dis au revoir la semaine prochaine.
Monde Numérique :
[27:29] Ciao.
Guest:
[27:29] Salut.
Monde Numérique :
[27:33] L'innovation de la semaine. Imaginez des lunettes qui vous permettent d'identifier n'importe qui dans la rue, de savoir à qui vous avez affaire, qui vous croisez, de connaître le nom d'une personne que vous croisez, même si vous ne l'avez jamais vue. Alors, c'est le rêve des gens qui, comme moi, ne sont pas très physionomistes et qui ont parfois du mal à reconnaître les gens. Mais pour d'autres, ce serait évidemment un scénario d'horreur digne d'un film de science-fiction. En tout cas, c'est presque une réalité grâce à deux étudiants de l'Université américaine de Harvard qui ont réussi à fabriquer des lunettes qui identifient les gens dans la rue. En fait, ils ont pris les lunettes connectées de méta qui sont commercialisées et ils les ont hackées, ils les ont détournées pour en faire un outil de reconnaissance faciale en temps réel. Ils s'appellent Logan Arkema et Daniel Luffer, étudiants en informatique évidemment, et ils ont développé une appli qui s'appelle le Ocularity, qui donc exploite les méta smart glasses pour scanner les visages des personnes avec la petite caméra qui est sur la paire de lunettes ?
Monde Numérique :
[28:43] Les images obtenues sont immédiatement comparées à une base de données de photos publiques issues des réseaux sociaux. Et ainsi, ça permet de matcher, de savoir qui est qui. Évidemment, ce n'est pas franchement légal. C'est d'ailleurs complètement expérimental. Les lunettes de méta ne sont pas conçues pour ça. Les étudiants, eux, ils ont réussi à contourner la limitation du système. C'est une prouesse technique, mais qui soulève plein de questions éthiques et de confidentialité. C'est une vieille question d'ailleurs parce que moi je me souviens à la sortie des Google Glass il y a des années où j'avais interviewé quelqu'un de Google en lui demandant s'il serait possible un jour d'identifier les gens dans la rue et on s'était empressé de me répondre que nous non il n'en était pas question c'est techniquement possible mais ça pose de gros problèmes de vie privée mais ce qui veut dire que cela arrivera bien d'une manière ou d'une autre un jour ou l'autre grâce à des outils pirates en quelque sorte c'est dommage parce que c'est C'est une idée qui peut vraiment rendre des services positifs, mais qui, évidemment, pourrait aussi avoir de très mauvaises utilisations. Déjà qu'il y a une espèce de psychose en ce moment, avec le projet des autorités de maintenir la vidéo algorithmique dans Paris après les Jeux Olympiques.
Monde Numérique :
[29:55] Ça effraie beaucoup de monde, même s'il s'agit de reconnaissance de certaines situations dans la rue et absolument pas d'identifier les personnes, puisqu'en France, on est quand même dans un cadre légal très précis,
Monde Numérique :
[30:09] mais qui, évidemment, peut évoluer au fil des années. Voilà, donc les lunettes qui reconnaissent les gens dans la rue, vous aimeriez peut-être les avoir, mais vous ne les aurez pas. – Sous-titrage.
Monde Numérique :
[30:31] Le meilleur de la tech. Il est temps de passer aux interviews de Monde Numérique, comme chaque semaine. Et on va s'intéresser dans un instant aux batteries. Les batteries sous toutes leurs formes pour nos smartphones, nos ordinateurs, nos voitures, nos maisons également, sont le nerf, si on peut dire, de la révolution technologique. On sait qu'il y a de gros enjeux industriels et aussi de gros enjeux technologiques avec des perspectives de développement étonnantes. Donc à quoi ressembleront nos batteries du futur ? On en parle dans un instant. temps. Mais avant cela, on va parler de Maisons Connectées. Si vous êtes comme moi fan de produits connectés pour la maison, pour les lumières, le chauffage, etc., eh bien, vous allez découvrir la nouvelle version de la plateforme de Leroy Merlin. Et oui, Leroy Merlin, c'est pas qu'un magasin de bricolage, c'est aussi un acteur qui a réussi à faire son trou en matière de Maisons Connectées, qui a présenté cette semaine Enki 2. Enki, c'est sa plateforme de Maisons Connectées. J'ai rencontré l'un de ses responsables. Les interviews qui vont suivre sont proposées en version intégrale, si vous écoutez Monde Numérique Lepdo Premium sur Apple Podcast. Sinon, retrouvez les versions intégrales en épisode séparé la semaine prochaine sur toutes les plateformes de podcast. Bonjour Laurent Glazer. Bonjour. Vous êtes directeur de la stratégie et prospectif pour la maison connectée chez Leroy Merlin, qui lance aujourd'hui la nouvelle version de sa plateforme Enki 2.0. Quoi de neuf ?
Guest:
[31:58] On a une application qui est beaucoup plus tournée autour du management de l'énergie, avec le coach énergie, qui permet un accompagnement de tous les habitants pour avoir une maison qui est plus saine, qui consomme moins.
Monde Numérique :
[32:10] Donc c'est quoi ? C'est des conseils, un contrôle des températures en temps réel ?
Guest:
[32:14] Absolument, pièce par pièce, des conseils en permanence et qui vont évoluer. On est vraiment au tout début de l'histoire. Je ne vais pas parler de l'ergonomie qui est évidemment beaucoup plus modernisée, beaucoup plus agile. Et puis derrière, autour des produits, parce que c'est ça que les clients vont aussi chercher, on élargit notre offre puisqu'on avait une offre qui était uniquement centrée sur l'électricité. Et aujourd'hui, tout ce qui est chauffage à eau avec des têtes thermostatiques arrive. C'est quand même les deux tiers du marché. Donc, il était impératif qu'on y soit.
Monde Numérique :
[32:45] Donc, j'ai des radiateurs traditionnels à eau. Je peux enlever la tête, la vieille tête, on va dire, la poignée, pour la remplacer par une tête thermostatique qui sera connectée.
Guest:
[32:57] Absolument.
Monde Numérique :
[32:58] Et coûte combien, pour donner un exemple ?
Guest:
[33:00] C'est moins de 40 euros.
Monde Numérique :
[33:02] Donc, un positionnement prix qui est assez agressif, parce que d'une manière générale, ça coûte super cher.
Guest:
[33:06] Oui, oui, oui, tout à fait. En fait, on a voulu qu'il soit agressif d'abord, parce qu'on est cohérent avec ce qui est la marque de l'enseigne, Ça, c'était important. Et puis ensuite, parce que si on veut permettre au plus grand nombre de réduire sa consommation d'énergie, on ne peut pas demander aux habitants de changer systématiquement leur radiateur vers un radiateur nouvelle génération qui va plutôt coûter aux alentours de 400 euros quand il est connecté. Alors ça dépend, il y en a qui sont plus accessibles mais pour autant sachant qu'il y a au moins 2,5 radiateurs en moyenne dans les habitats des français l'idée c'est de dire on peut agir immédiatement sur sa consommation grâce à la connectivité pour une centaine d'euros si on en a deux, alors que sinon on devrait être à 1000 ou 1500 euros si on voulait changer ses radiateurs.
Monde Numérique :
[33:55] Donc je peux rendre connectés mes radiateurs traditionnels là-haut, également les radiateurs électriques.
Guest:
[34:02] Tout à fait.
Monde Numérique :
[34:03] On rajoute des petits boîtiers qui vont se connecter au fil pilote du radiateur.
Guest:
[34:06] Oui, alors en fait, ces boîtiers que l'on a passés en Zigbee récemment... On va parler tout le monde des standards.
Monde Numérique :
[34:13] C'est intéressant ça.
Guest:
[34:14] Voilà, donc sur la partie des modules, on reste, ça fait partie vraiment de nos meilleures ventes, puisque là aussi, on est à moins de 40 euros. Et disons que ce que l'on sort maintenant, ce sont des sorties de câbles, qui sont connectés, des prises qui sont connectées.
Monde Numérique :
[34:32] Donc c'est la partie qui est fixée au mur ?
Guest:
[34:33] Exactement. Parce que certains n'ont pas envie, soit par un choix esthétique, soit parce qu'ils n'ont pas envie de rentrer dans leur boîtier d'encastrement, de mettre un module. Donc ça permet d'être une solution complémentaire pour permettre au plus grand nombre de pouvoir accéder aux bénéfices de la connectivité sans avoir à changer le produit principal.
Monde Numérique :
[34:52] Vous avez beaucoup travaillé avec Luc Julia, je crois, pour cette nouvelle version qui est un... Bon, Luc, on le connaît pour l'intelligence artificielle, mais aussi pour les objets connectés. C'est un fou d'objets connectés. Je crois qu'il y a des centaines d'objets connectés chez lui.
Guest:
[35:04] Oui, je crois qu'il y en a 300.
Monde Numérique :
[35:06] Voilà. Qu'est-ce qu'il vous a apporté ?
Guest:
[35:08] En fait, ce qu'il nous apporte, c'est de nous challenger. Ce qu'il nous a apporté, c'est une exigence. Et puis aussi de valider des choix techniques et technologiques. Donc voilà, c'est quelqu'un qui est absolument passionné. C'est un des leaders mondiaux de l'intelligence artificielle. Et c'est un des leaders je dirais un niveau d'expertise qui est assez unique au monde sur la partie domotique et ce qui est génial avec quelqu'un comme Luc c'est que je veux dire on ne va pas, rappeler ce qu'a Luc ce qu'il a pu apporter au niveau technologique mais c'est un utilisateur, vraiment assidu il sait de quoi il parle voilà il sait de quoi il parle et puis c'est pas du bullshit et donc voilà c'est ce qui va nous apporter c'est ce qui nous apporte à chaque fois qu'on le rencontre et nous ça nous fait du bien.
Monde Numérique :
[35:59] Il n'y a pas un peu de déception par rapport à tous ces produits connectés ? Ça marche pas, ça coûte cher, le bénéfice finalement est minime parce qu'en fait dans les familles aujourd'hui vous avez en général il y a un geek qui va installer tout ça, qui va gérer, qui va mettre en place puis les autres sont des utilisateurs, ils s'en foutent de savoir comment ça marche. Il faut que ça marche.
Guest:
[36:19] C'est vrai. Alors je veux pas dire qu'il y a de la déception mais mais ce qui est sûr c'est que on en est encore au stade où parfois il faut expliquer des choses relativement simple donc moi je parle à beaucoup de journalistes où il ya une vision qui est très haute et avec des gens très très impliqués et excité quoi par rapport à ça et puis après il ya la réalité de tous les jours des clients qu'on voit chez nous, Et donc c'est pour ça que je parle souvent de les marchés où c'est en train d'évoluer de manière continue. Ce sont les marchés où on comprend à quoi ça sert, c'est utile et il n'y a pas d'effet gadget. Et c'est pour ça qu'en revanche, quand on est sur la partie des radiateurs et des chauffages, De plus en plus, les clients vont être demandeurs. Déjà, et ça peut paraître étonnant, mais les gens qui veulent les radiateurs connectés, un des premiers bénéfices, c'est que ça leur permet de programmer de manière très simple et intuitive à partir de leur iPhone et pas sur un tout petit écran qui fait 2 cm.
Monde Numérique :
[37:23] Oui, alors vous n'avez pas trop parlé. Justement, parlons un petit peu de l'appli. Elle permet différents types d'interactions avec les produits connectés, en fait.
Guest:
[37:31] Oui, oui, tout à fait. Tout à fait, c'est-à-dire qu'on est sur quelque chose qui va être beaucoup plus ergonomique. On va être sur quelque chose qui va beaucoup plus s'adapter à ce que souhaite l'utilisateur. C'est-à-dire qu'un utilisateur de l'application, un utilisateur A, pourra avoir une configuration qui sera différente de l'utilisateur B.
Monde Numérique :
[37:49] Complètement, je suis obligé de dire, dans telle pièce, je veux telle température, de telle heure à telle heure.
Guest:
[37:54] Etc. En fait, vous pouvez le faire par pièce, vous pouvez le faire par radiateur, vous pouvez faire des groupes. On a quelque chose qui est beaucoup plus dynamique, beaucoup plus adaptable. Il y a des modes.
Monde Numérique :
[38:03] C'est ça ?
Guest:
[38:04] Tout à fait.
Monde Numérique :
[38:05] En fonction de...
Guest:
[38:05] Et ce qui est intéressant dans notre cas, c'est que maintenant que nous avons des outils qui sont beaucoup plus agiles, on est capable de faire évoluer en fonction de l'appétence des habitants et de manière beaucoup plus rapide. Moi, j'ai des applications domotiques où je n'ai pas vu la moindre évolution depuis 4-5 ans. Là, on va pouvoir agir au plus près, comprendre ce que les habitants veulent, corriger peut-être ce qu'on n'a pas bien fait et puis aller vers là où il y a le plus d'utilité.
Monde Numérique :
[38:34] Il faut dire quand même, pour rassurer aussi, c'est que ça s'est quand même beaucoup amélioré. L'apérage est beaucoup plus rapide, beaucoup plus simple aujourd'hui. Mais il reste la question du coût. Par exemple, j'ai, je ne sais pas, quatre radiateurs chez moi. Je veux les connecter pour faire des économies d'énergie. Ça va me coûter combien ?
Guest:
[38:53] Je pense que le premier point, c'est de se dire, si aujourd'hui je vais acheter 4 radiateurs connectés, ça coûterait combien ?
Monde Numérique :
[39:00] Ça, ça coûterait très cher.
Guest:
[39:01] Ça coûterait cher, oui. Alors, ça dépend évidemment, mais je dirais que 90% de la technologie va plutôt être, et si vous voulez avoir une couverture totale dans l'habitat, vous allez plutôt avoir des produits un peu sérieux qui vont être plutôt aux alentours des 400 euros. Donc, ça veut dire que 4 radiateurs connectés, vous allez être à 2000 euros facile.
Monde Numérique :
[39:21] Mais si j'ai déjà des radiateurs.
Guest:
[39:23] Je ne veux pas en changer. Alors, vous allez être pour une quarantaine d'euros par radiateur pour le connecter. Plus une box. Mais le prix de la box est devenu... Je ne vais pas dire que ça n'a pas de valeur, mais on est à 29 euros. Ça devient, sur 4 radiateurs, vous allez avoir une quarantaine d'euros si vous êtes sur des modules, ou alors si vous êtes sur des sorties de câbles, plus 29 euros, vous voyez que vous divisez. C'est un impact.
Monde Numérique :
[39:50] 100 euros, j'arrive à rendre les cartes pour radiateurs.
Guest:
[39:53] Exact. Et une application qui est gratuite et une ergonomie qui est top. Franchement, de toute façon, moi, je pense que l'impact de l'énergie va être de plus en plus important en France. Je parlais hier sur des salons comme BATIMAT avec différents experts ou industriels espagnols. On voit que le coût d'énergie est beaucoup plus important en termes de classement des dépenses au sein de leur habitat en France c'est évidemment toujours trop cher mais j'ai l'impression qu'ailleurs ça l'est encore plus et en fait on voit que plus l'énergie est chère plus le taux de connectivité augmente donc le sujet ça va pas être de dire on va changer tous les radiateurs il y a des enjeux qui sont très forts et que l'on mène chez Leroy Merlin et chez ADO autour de la rénovation énergétique et la connectivité est une des briques naturelles de la rénovation énergétique. Mais le sujet, si on veut adresser les 27-29 millions de foyers français, c'est comment je rends connecté un produit qui n'est pas à la base au moindre coût.
Monde Numérique :
[40:51] Merci beaucoup, Laurent Glazer, directeur de la stratégie et prospectif pour la maison connectée chez Leroy Merlin.
Monde Numérique :
[41:02] Voilà, et si vous en voulez plus, si le sujet vous intéresse, je vous invite à écouter la version intégrale de cette, interview, où on évoque notamment les questions de protocoles techniques, mater et compagnie qui sont évidemment des éléments très importants dès qu'on parle de maison connectée dans l'immédiat on reste dans la tech pure et dure avec l'un des éléments essentiels de notre environnement technologique, les batteries, Bonjour Patrice Dubois.
Guest:
[41:30] Bonjour Jérôme.
Monde Numérique :
[41:31] Directeur de l'innovation pour l'Europe du Sud chez Capgemini. Ravi de vous accueillir à nouveau dans Monde Numérique pour ce rendez-vous en partenariat avec Capgemini dans le cadre du rapport annuel Technovision. Pour parler aujourd'hui d'un sujet brûlant, si j'ose dire, les batteries. Les batteries, c'est devenu vraiment un élément industriel stratégique aujourd'hui, Patrice ?
Guest:
[41:52] Oui, en fait, qui n'utilise pas de batterie aujourd'hui ? Nous en ce moment, sur nos téléphones, sur nos PC, parfois sur nos voitures, même tout le temps. Si nous avons une voiture, il y a forcément une batterie. On parle même de moto dans nos maisons avec des panneaux photovoltaïques. Donc oui, les batteries, c'est un usage qui va de pair avec l'électrification et la décarbonation de l'énergie au niveau français et au niveau mondial.
Monde Numérique :
[42:18] Alors, c'est un secteur technologique qui évolue, peut-être pas assez vite au goût des utilisateurs. Où en sommes-nous aujourd'hui ?
Guest:
[42:24] Il y a encore beaucoup de progrès à faire au niveau technologique. Pourquoi ? Parce qu'on aimerait que les batteries soient plus puissantes, durent plus longtemps et soient plus rapides à charger. Une fois qu'on a dit ça, ça explique un peu l'engouement qu'on va avoir sur les batteries. On peut rappeler les montants investis dans ces domaines-là, plus de 300 milliards de dollars investis l'an dernier par les États-Unis, par l'Europe et bien entendu par l'Asie avec la Chine en premier lieu. Il y a beaucoup d'espoir, dont beaucoup de promesses sur le marché. Pourquoi autant d'investissement ? Parce qu'on sait que c'est un marché qui va croître. Nos besoins augmentent sur le besoin de batterie dans tous ces domaines. Et donc, le marché des batteries, qui était de 60 milliards en 2023, devrait doubler dans les 8 à 10 ans. Donc, ça explique l'engouement, les besoins poussés par nous tous et donc des recherches et beaucoup d'engouement auprès des industriels.
Monde Numérique :
[43:15] Alors, quelles sont les technologies utilisées par les batteries qu'on utilise tous les jours ? C'est toujours le lithium-ion qui domine ?
Guest:
[43:22] Oui, aujourd'hui, sans aucun doute, c'est vraiment ce qu'on va retrouver, surtout dans les téléphones, dans les principales batteries. Alors, on est parti d'où ? La plupart d'entre nous ont connu, on va dire, l'ancêtre des batteries, mais qu'on a encore beaucoup dans nos voitures.
Guest:
[43:39] C'est-à-dire les batteries acides, où on devait remettre de l'eau lorsqu'il en manquait un petit peu. Mais aujourd'hui, le marché, c'est essentiellement du lithium-ion avec des composants LFP, du NMC. Et on veut évoluer là-dessus. Pourquoi ? Parce qu'on sait qu'il y a un manque de ces matières rares. Donc, la prochaine évolution dans 2-3 ans, c'est sodium-ion. Donc, c'est-à-dire sodium, on comprend le sel. Donc, on comprend bien qu'il est beaucoup plus facile, beaucoup moins cher d'aller extraire du sel et de faire des batteries à base de sodium plutôt qu'à base d'autres terres rares. Donc ça, c'est la prochaine évolution. Et puis les deux prochaines évolutions, révolutions, c'est ce qu'on appelle le solid state, donc les batteries solides où on va remplacer le liquide ou le gel par des composants solides. Et puis ce qui a un futur un peu plus lointain, peut-être dans 10 ans, ce qu'on appelle les super condensateurs, les super capaciteurs, où là on va également aller plus loin. L'un des avantages des solid states, au-delà de réduire le prix et l'acquisition, c'est également moins dangereux. Il y a moins de risques d'explosion également sur les solid states. Mais après, il est intéressant de voir que selon le type de batterie, on n'a pas les mêmes composants. Si on prend Tesla, on pense voiture électrique, la plupart, la majorité des...
Guest:
[45:02] De la batterie, c'est du nickel. Si on prend nos téléphones, que ce soit de l'Apple, du Samsung ou autre, la majorité, ça va être du cobalt.
Guest:
[45:10] Si on prend une voiture qui était historiquement vue comme hybride avec la Nissan Leaf, là, on est plutôt sur du manganèse. Et puis, si on est sur les batteries Tesla qui alimentent les maisons, ce qu'on appelle les Tesla Powerwall, là, on est plutôt sur du manganèse. Donc, vous voyez que selon l'usage, selon la marque, selon le domaine, on n'a pas forcément les mêmes types de batteries.
Monde Numérique :
[45:33] Et puis on voit régulièrement apparaître de nouvelles promesses, je dirais. Dans tel pays, ça y est, on a découvert une super batterie qui marche avec de l'eau. Dans d'autres pays, tiens, une super batterie qui marche avec du papier, j'en sais rien. Est-ce que ces innovations un peu éparses ont des chances de s'imposer ou ça restera toujours finalement des épiphénomènes ?
Guest:
[45:57] Alors là, encore une fois, il faut faire attention entre les effets d'annonce, le buzz. Et l'innovation. On a tous entendu parler un jour l'Union Arctique en disant, révolution, on a inventé une batterie à base d'eau. Bon, si c'était vrai, je pense que ça fait longtemps qu'on aurait franchi le pas. Ce sont des technologies qui sont complexes. Sinon, on aurait trouvé la clé depuis longtemps. Il y a beaucoup de recherches. Je pense qu'aujourd'hui, l'évolution, elle est plutôt vers les solid states, le sodium et les supercapaciteurs. Après, on pourrait aussi parler des batteries à l'hydrogène qui sont également là pour améliorer et surtout très utilisé dans la recherche sur la partie avionique. Mais après, on a d'autres problèmes sur le stockage de l'hydrogène. Donc, on a plein de types de batteries. La clé, c'est de trouver le bon compromis entre le poids de la batterie, le volume lorsqu'on parle d'hydrogène et surtout de risque. Il est évident que lorsqu'on prend l'hydrogène, vous avez vu qu'aujourd'hui, il y a des trains qui fonctionnent avec des piles à hydrogène. La Suisse a fait déjà des premiers tests. Les États-Unis également ont lancé sur les rails des trains hybrides ou à l'hydrogène. mais on comprend bien qu'on a plus de capacités de stockage sur un train que l'on peut avoir dans un avion ou dans une voiture ou dans un téléphone. Donc, tout est question de compromis, de cas d'usage et également de prix. Donc, en fait, on va avoir différentes technologies qui vont être adaptées à tel ou tel secteur, à tel ou tel produit.
Monde Numérique :
[47:23] Quand on parle de batterie, il y a évidemment un sujet super important, une question qui revient régulièrement, c'est la question du recyclage de la batterie parce qu'on sait que tout ça, ce sont des produits polluants. Où est-ce qu'on en est des recyclages de batteries ? Est-ce qu'on est face à un vrai problème environnemental aujourd'hui ou bien on commence à voir un peu le bout du tunnel ?
Guest:
[47:44] Alors, ce problème de recyclage, je dirais qu'il est global. Il n'est pas uniquement circonscrit au côté batterie. Aujourd'hui, lorsqu'on parle de recyclage, on parle beaucoup de circularité. L'acronyme qui revient de plus en plus, c'est le E3R. Pourquoi le E3R, le premier E ? Le premier E, lorsqu'on veut parler d'économie ou d'évolution, c'est éviter. Lorsqu'on parle de consommation, que ce soit en batterie, en électricité, la première chose, est-ce qu'on ne peut pas éviter de consommer et de produire ? Ensuite, le premier R, ça va être réduire. Donc, réduire la consommation. Et une fois qu'on a mieux travaillé sur quel est le véritable besoin et qu'on a réduit sa consommation, on va essayer de recycler. Et ensuite, on va essayer de réemployer. Donc, un bon exemple pour les batteries ?
Guest:
[48:30] On comprend bien que si on veut utiliser une batterie sur une voiture qui est 100% électrique, il faut que sa capacité soit excellente. Il faut qu'elle se décharge peu rapidement, qu'elle nous amène loin en termes de kilomètres et qu'on puisse la recharger rapidement dans la station service. Qu'on ne mette pas 3 à 4 heures pour recharger une batterie, sinon ça ne marchera pas. Donc pour ça, on va avoir des durées de vie. Aujourd'hui, lorsqu'on parle des batteries dans les maisons à dosser les panneaux photovoltaïques, on parle d'une durée de vie de 7 ans. Mais une fois qu'on a passé ces 7 ans, on peut commencer à réutiliser, à recycler ces batteries pour d'autres usages qui sont moins contraignants. Je vous donne l'exemple d'une maison.
Guest:
[49:08] Lorsqu'on est dans une maison qui est isolée, qui n'est pas connectée au réseau, on ne peut pas tomber en panne d'électricité. Donc, on doit avoir des batteries hyper performantes. Et lorsqu'on arrive à 7 ans, lorsque l'autonomie de la batterie ne dépasse pas 2-3 jours, on va la remplacer parce qu'on ne veut pas être en panne d'électricité. Par contre, si on est dans une maison qui est connectée au réseau, où on a mis des panneaux photovoltaïques et des batteries pour réduire la consommation, réduire le prix d'achat de l'énergie et pour avoir, on va dire, un geste citoyen, là, on peut très bien avoir des batteries qui sont moins performantes. Pourquoi ? Parce qu'on va pouvoir les recharger pendant le jour, l'utiliser pendant la nuit et puis lorsque la batterie est vide, ce n'est pas grave, on continue d'utiliser l'énergie du réseau. Donc, on voit bien qu'une batterie moins performante va être très efficace pour réduire sa consommation dans un réseau connecté.
Guest:
[50:00] Et donc là, c'est un très bon usage. On va pouvoir aller au bout de la vie de la batterie parce que la durée de vie est moins importante que sur un bâtiment qui est déconnecté. C'est d'ailleurs ce que fait Tesla. Aujourd'hui, vous savez que Tesla est un grand producteur de véhicules électriques, donc de batteries. Et lorsqu'ils arrivent en fin de vie de la batterie pour la voiture Tesla, ils vont recycler ces batteries pour les fameux Powerwall, donc les batteries qu'ils installent dans les maisons avec des panneaux photovoltaïques pour pouvoir augmenter la durée de vie des batteries. C'est quelque chose que l'on commence à voir également dans les entreprises qui veulent s'équiper et on pourrait recharger les véhicules, par exemple, des collaborateurs d'une entreprise par ces systèmes de panneaux photovoltaïques et des batteries qui sont utilisés pendant la journée lorsque les gens sont au bureau.
Monde Numérique :
[50:48] Merci Patrice Dubois, directeur de l'innovation pour l'Europe du Sud chez Capgemini. Et on peut retrouver toutes ces informations dans le rapport Technovision de Capgemini.
Guest:
[50:58] Merci beaucoup.
Monde Numérique :
[51:07] Merci à vous d'avoir écouté cet épisode de l'hebdo jusqu'au bout. Merci pour votre fidélité. Encore une fois, n'hésitez pas à m'envoyer des messages via les réseaux sociaux, par mail, tout simplement sur le site mondenumérique.info, ou encore, et surtout, je vous invite à le faire, à poster un commentaire sur les plateformes de réseaux sociaux. Alors, en tout cas, celles où c'est possible, puisque c'est un peu compliqué, sur Apple Podcasts par exemple, vous pouvez laisser des commentaires et des petites étoiles, sur Spotify vous pouvez laisser des commentaires également, sur YouTube Music et sur Podcast Addict, et ces petites étoiles et ces notes sont très importantes pour la visibilité, la notoriété, le référencement de ce podcast. Sous des sujets en particulier vous intéressent, n'hésitez pas à me le signaler et j'essaierai dans la mesure du possible de creuser tel ou tel sujet avec des intervenants, éventuellement, pour tenter d'en savoir plus, à condition que ce soit un thème qui n'ait pas déjà été traité et puis que cela rentre, évidemment, dans le.
Monde Numérique :
[52:18] ST' 501 Tiens, à propos de l'interactivité, il y a également un chat sur lequel vous pouvez venir pour dialoguer directement. C'est encore le plus simple. Le chat est accessible depuis la newsletter de Monde Numérique. Et oui, tout est dans tout et réciproquement. Voilà, je vous souhaite une très bonne semaine pleine de textes. Je vous dis à samedi prochain. Salut !

![[L'HEBDO] Les IA sont de plus en plus bavardes](https://images.beamly.com/fetch/https%3A%2F%2Fstatic.audiomeans.fr%2Fimg%2Fepisode%2F6d965f17-2b32-4ccf-9b38-5d4864f3d1b3.jpg?w=365)














