Dassault Systèmes, leader mondial de la modélisation numérique, multiplie les innovations "à impact" • Facebook lance un service d'actualité en partenariat avec des médias • Test du nouvel Amazon Echo Show 15 • Test des étonnantes oreillettes Sony Linkbuds.
🟥 L'actu de la semaine
• Inauguration du Campus Cyber
• Axa investit dans The Sandbox
• Première manif virtuelle dans le metavers
• Le boom des concerts en réalité virtuelle
🟥 On a testé...
• L'assistant intelligent avec écran Echo Show 15 d'Amazon
• Les étonnantes oreillettes "à trou" Linkbuds de Sony
🟥 Les invités de la semaine
🔵 Frédéric Vacher, directeur de l'innovation de Dassault Systèmes
🔵 Mathieu Fritsch, responsable des partenariats media chez Meta
Bonne écoute !
🎧 Écouter aussi : Dassault Systèmes modélise la contamination Covid... et bien d'autres choses (Frédéric Vacher)
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Quel rapport entre un sous-marin nucléaire, une bouteille de shampoing et la propagation des virus bien, c'est la simulation en réalité virtuelle. Et on en parle cette semaine avec le directeur de l'innovation de Dassault Système, Frédéric Vacher.
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Toute la conception, simulation, production d'un objet simple ou très complexe comme un summumeur nucléaire et ingénierie et conçue dans un monde virtuel sur des sur nos solutions.
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Bien s'informer sur Facebook. Et oui, ça peut surprendre, mais ça devrait être possible désormais grâce à Facebook News, un nouveau service lancé par le réseau social en France, en partenariat avec des médias.
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L'idée avec Facebook News, c'est de proposer à nos utilisateurs du contenu d'information de qualité produit par des médias professionnels.
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Et puis cette semaine, on va parler également des nouveautés Amazon et des nouveautés Sony et aussi un petit peu de bêta vert. Tiens, il y avait longtemps. Bienvenue dans Monde numérique numéro trente-six du dix-neuf février deux-mille-vingt-deux. Merci à Laurent, à Vicarious et à Gekka qui m'ont envoyé cette semaine des messages sur Podcast Addict et merci également à Lisa Divice et à MFR trente-et-un quatre-cent-quatre-vingt-dix, magnifique pseudo qui eux m'ont adressé des petits messages sur Apple podcast. Alors ça fait très plaisir.
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N'hésitez pas, je le rappelle une fois encore à commenter et à mettre des petites étoiles concernant le podcast Monde numérique sur Apple Podcast, sur Spotify et sur Podcast Addict. Monde numérique est disponible sur toutes les plateformes de podcast, également sur votre assistant vocal Amazon ou Google. Et puis bien sûr sur le site monde numérique point info où vous pouvez même m'envoyer des messages audio. On attaque avec l'actu de la semaine et on commence par le nouveau quartier général de la cybersécurité française qui a été inauguré ce 15 février deux-mille-vingt-deux. Ça s'appelle le Campus Cyber, Une tour de 13 étages au coeur du quartier d'affaires de la Défense près de Paris, vingt-six-mille mètres carrés de bureaux qui devraient abriter à terme mille-huit-cents personnes.
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Un campus Cyber qui se veut la plus grosse concentration de spécialistes de la cybersécurité. On y trouve et on y trouvera des services de l'État comme l'ANSSI, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, mais aussi des entreprises spécialisées, des start-up et même des organismes de formation, des pôles de recherche, des associations, et caetera. L'objectif de ce campus cyber, bien, c'est de créer des des synergies autour de la cybersécurité, d'encourager les collaborations et notamment entre acteurs privés et institutions publiques. Alors c'est une initiative de des pouvoirs publics qui s'inscrit dans le cadre du plan pour la cybersécurité qui avait été présenté par Emmanuel Macron en deux-mille-vingt-et-un. Il faut dire que la cybersécurité aujourd'hui, bien on ne rigole plus avec ça.
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C'est une vraie question de de sécurité nationale, de de compétition économique, de souveraineté aussi. Et d'ailleurs, il y a un aspect économique également dans ce cyber campus. Le gouvernement souhaite en effet multiplier par 3 d'ici à deux-mille-vingt-cinq le chiffre d'affaires de la filière cybersécurité en France. Il veut aussi doubler le nombre d'emplois dans ce secteur et faire émerger des licornes, des start-up valorisées à plus d'un 1000000000 d'euros spécialisées dans la cybersécurité. On continue l'actu de la semaine avec, tiens, quelques nouvelles du métavers.
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Il se passe chaque semaine quelque chose dans ces fameux mondes virtuels. Et cette semaine, c'est l'assureur Axa qui annonce avoir acheté à son tour une parcelle de terrain virtuel dans un métavers, en l'occurrence dans The Sandbox, ce jeu vidéo créé par des Français. On n'a pas de précision sur le montant déboursé par Axa. On sait juste que l'assureur a l'intention d'utiliser cet espace virtuel pour permettre à ses collaborateurs de se réunir, de de faire des choses, d'expérimenter de nouveaux services pour les clients également. Et donc Axa suit les traces de Carrefour, de Gucci, de Kenzo et qui ont également acheté des terrains dans des métavers ou encore du footballeur Marc Coverati qui lui aussi vient de s'offrir une île paradisiaque pour environ 100000 euros.
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Voilà, ne sais pas ce que vous attendez pour vous acheter une maison de campagne dans le métavers, franchement. Cela dit, attention, car tout n'est pas aussi tranquille que ça en a l'air dans le métavers. Cette semaine a eu lieu la première manifestation virtuelle. Des avatars se sont rassemblés devant le magasin de Samsung dans le jeu Décentraland. Ils étaient là groupés avec des pancartes, des t-shirts et des slogans et il s'agissait d'une manifestation anticapitaliste initiée par un artiste qui s'appelle Baby Badalov.
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Alors évidemment une manifestation anticapitaliste dans le métavers, ça peut surprendre, c'est un peu comme protester contre la société de consommation avec son iPhone. En tout cas, l'actualité du métavers, bien ce sont aussi les concerts qui pourraient bien se multiplier dans les dans ces univers virtuels. Exemple Arte qui a organisé début février un concert dans Horizon World, le monde virtuel de Facebook qui n'est pas encore disponible en Europe. Mais ceux qui y ont accès via un compte américain ont donc pu assister à un concert organisé par Arte du chanteur pop Timothée Joly. Bon, y avait moins de monde malgré tout que lors du concert de Travis Scott sur Fortnite en avril deux-mille-vingt où tenez-vous bien 12000000 de spectateurs se sont connectés simultanément.
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Ce qui a d'ailleurs permis aux rappeurs d'empocher des 1000000 de dollars de revenus en vendant des gadgets virtuels dans le métavers. Si vous voulez en savoir plus sur ce fameux métavers, tiens je vous signale au passage le dossier dans le l'hebdomadaire Le Point cette semaine avec un article très fouillé de mon confrère et camarade Guillaume Gralet. Il vous explique tout sur ce phénomène et sur l'engouement qu'il suscite. 2 produits high tech dont je voudrais vous parler cette semaine, car j'ai eu l'occasion de les essayer, de les tester en long, en large et en travers. Et le premier, c'est le nouvel assistant intelligent Amazon Ecocho 15.
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De quoi s'agit-il bien, c'est la dernière version en fait de l'assistant vocal Alexa qui se présente sous la forme d'un grand écran, un écran de 15.6 pouces. Alors imaginez une sorte de grand cadre photo qui peut soit se poser sur un meuble ou bien soit se fixer au mur et qui est pivotant. On peut donc l'utiliser soit en format horizontal type paysage ou bien en mode portrait vertical. Alors en fait le concept c'est de de d'avoir un véritable hub, une une station de pilotage pour pour sa maison. C'est fait pour être installé principalement dans la cuisine ou éventuellement dans une autre pièce à vivre puisqu'à l'intérieur, retrouve l'assistant vocal Alexa qui est toujours là pour exécuter le moindre de nos désirs.
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Et puis toutes les fonctions qui va qui vont avec. Donc on peut écouter de la musique, lire des recettes de cuisine, piloter sa maison, piloter ses ses ses volets roulants, ses lumières connectées, et caetera. Donc on fait ça soit à la voix, soit en utilisant l'écran qui est évidemment tactile et qui est désormais équipé d'une nouvelle interface puisque l'on peut partager l'écran en différentes applications grâce à des petits widgets. Donc par exemple dans un coin, vous mettez les commandes de la maison, dans un autre les dernières recettes de cuisine puis dans un troisième, vous pouvez même mettre des pense-bêtes. C'est une nouvelle application qui est en fait un système de de Post-it.
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On peut laisser des Post-it, par exemple pour les autres membres de la famille, pour leur dire tiens, ce soir je rentrerai plus tard, j'ai piscine et ça s'affiche sur l'écran et on peut commander l'écriture de ces post-it de manière vocale, ça c'est assez amusant. Reste à savoir si cela a vraiment un sens aujourd'hui puisque les familles communiquent de plus en plus par mini messages, par SMS, par groupe WhatsApp, et caetera. Autre particularité, c'est l'identification faciale qui permet grâce à la caméra intégrée de configurer des profils. Du coup, premier qui rentre dans la pièce verra apparaître des contenus qui lui sont propres comme son agenda ou des contenus personnalisés de musique, et caetera. Alors si vous avez des craintes en matière de vie privée avec ce type d'appareil qui a quand même une caméra et un micro, bien Amazon se veut rassurant avec certain un certain nombre de sécurités.
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Notamment, il y a un bouton pour couper le micro et la caméra, un obturateur mécanique pour masquer la caméra, donc aucune possibilité véritablement qu'elle soit utilisée. Et puis ce fameux identifiant facial, bien n'est évidemment que facultatif, on n'est pas obligé de l'utiliser. Et si on l'utilise, Amazon précise que la la les visages sont stockés localement dans l'appareil et ne sont pas envoyés dans le cloud, c'est comme sur l'iPhone notamment. Alors mon impression générale sur cet appareil, c'est que si vous êtes fan d'Alexa, c'est fait pour vous parce que vous aurez un grand tableau de bord pour piloter votre maison. En revanche, vous êtes allergique, préférez plutôt une tablette classique, ça vous suffira amplement.
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À noter que le fait d'avoir un grand écran, évidemment ça offre un confort supplémentaire et en plus cet écran est plutôt de bonne qualité, y compris pour regarder des vidéos. Peut regarder YouTube, Molotov TV, donc les chaînes de télé, Netflix, et caetera. Et donc ça peut faire un vraiment office de d'écran vidéo d'appoint dans une cuisine ou dans une chambre éventuellement. En revanche, le son est moins bon que sur le modèle d'avant l'Echo Show 10 qui lui est une vraie enceinte connectée avec en plus un écran de 10 pouces pivotant et motorisé. En tout cas, on peut quand même faire un un nombre incalculable de choses avec ce ce type d'appareil aujourd'hui parce que ça peut également servir pour faire de la visio, pour pour consulter tous les types de contenus, pour s'informer, pour pour s'amuser, et caetera.
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La liste est interminable en réalité des, la liste des fonctions des assistants vocaux et encore plus des assistants vocaux avec écran que ce soit chez Amazon ou chez Google. Voilà donc pour l'Amazon EcoShow 15 qui vient de sortir et qui coûte environ deux-cent-cinquante euros. Alors autre produit high tech que j'ai pu essayer cette semaine et dont je voulais vous parler, c'est une paire d'oreillettes, des oreillettes sans fil, mais alors vraiment des oreillettes originales et insolites. Il s'agit des linkbuds de la marque Sony. Donc ce sont de toutes petites oreillettes True Wireless, donc aucun fil.
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Elles sont indépendantes l'une de l'autre et elles sont étonnantes ces oreillettes, car elles sont en fait elles sont ouvertes et elles permettent de de d'entendre tout ce qui se passe autour, même si on les porte. C'est-à-dire que le problème des oreillettes intra auriculaires, celles rentrent vraiment comme ça dans le conduit auditif, c'est qu'elles isolent en partie du son extérieur. C'est pour ça qu'Apple par exemple a développé un système qui s'appelle transparence avec des micros qui permettent d'écouter quand on le souhaite ce qu'il y a à l'extérieur et c'est ensuite réamplifié dans les oreilles. Mais Sony là a fait un autre choix qui est assez audacieux, chaque oreillette est percée en son centre, ce qui fait que quand on les porte, bien on entend parfaitement bien sans aucune gêne tout ce qu'il y a autour. Et lorsqu'on met de la musique ou qu'on prend un appel téléphonique, bien en fait ça vient se superposer comme si on écoutait de la musique avec des enceintes en fait.
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C'est donc idéal ce produit pour ceux qui utilisent beaucoup leurs oreillettes dans la journée, par exemple pour téléphoner, pour écouter de la musique, des podcasts, et caetera et qui en ont assez de devoir tout le temps les mettre, les enlever, les mettre, les enlever, et caetera. En fait là, vous pouvez vraiment les garder tout le temps sur vous sans être coupés du monde et on au bout d'un moment on les oublie, on on les sent à peine. Si vous avez à répondre à un appel ou à écouter de la musique, comme vous les avez déjà dans les oreilles, pas besoin d'aller les les chercher au fond de votre sac. Et puis, si vous écoutez de la musique et que quelqu'un vous parle, alors si la musique est forte, vous n'entendez rien. Donc il faut couper la musique et dans ce cas, c'est très simple pour mettre sur pause, c'est un système qui est là aussi très original, il suffit de tapoter sa joue à côté de l'oreille.
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On tape 2 fois pour arrêter ou pour lancer la lecture, on tape 3 fois pour passer au morceau suivant là comme ça sur le haut de la joue et ça fonctionne. C'est un système de reconnaissance des vibrations sur la peau. Donc voilà, c'est Ling Boss de Sony, c'est une idée assez originale. Bon, le son est très bon, mais ça manque de basse, c'est normal parce qu'elles ne sont pas fermées, ses oreillettes. Et puis, autre inconvénient, il n'y a pas de réduction de bruit active puisque forcément, bien, c'est ouvert sur l'extérieur.
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Donc, dès qu'il y a beaucoup de bruit autour, par exemple dans le métro, bien, a du mal à écouter de la musique parce qu'on est beaucoup moins isolé. Du coup, peut être surtout intéressant, par exemple au bureau ou encore pour faire du sport. Voilà donc c'est link buds de Sony, environ deux-cents euros et je voulais vous en parler parce que c'est un produit qui sort quand même pas mal de l'ordinaire. Et puis tiens Sony a également dévoilé cette semaine, devinez quoi Un appareil dont le nom vous dira surtout quelque chose si vous avez plus de 40 ans, il s'agit d'un wokman. Sony sort 2 nouveaux wokman.
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Et oui parce que le wokman ça existe encore. C'est cette marque qui a été perpétuée par Sony pour un certain type d'appareils, des baladeurs audio qui ne servent qu'à écouter de la musique. Alors ça peut sembler un peu bizarre aujourd'hui alors qu'on a tous un smartphone qui permet d'écouter de la musique. Mais là, la marque japonaise veut capitaliser sur l'un de ces savoir-faire qui est véritablement l'audio et notamment la qualité audio. Et donc ces 2 nouveaux wokman sont censés offrir ce qui se fait de mieux en matière de de qualité audio avec notamment ils sont compatibles avec les fichiers au format flaque quatre-vingt-seize kilohertz qui sont parmi ce qui se fait de mieux pour respecter la qualité musicale.
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Si vous mettez malgré tout un un m p 3 de mauvaise qualité à l'intérieur par exemple, bien il est censé pouvoir être upscalé, donc amélioré pour arriver à un niveau de qualité CD. Et puis l'appareil est également équipé d'un d'une sortie audio avec un amplificateur numérique. Évidemment derrière, il faudra bien un bon casque pour profiter de ça au mieux. À noter que ces nouveaux Walkman, bien coûtent la Baillatelle 2, tenez-vous bien, accrochez-vous aux branches, mille-quatre-cents euros pour le le premier des 2 et trois-mille-sept-cent euros pour le deuxième modèle qui est plaqué or avec un câblage haute qualité antiparasite et qui illustre surtout la volonté marketing de Sony de faire comme Apple avec des produits haut de gamme qui paradoxalement se vendent toujours très très bien. Car il y un public en quête de produits d'exception qui coûtent particulièrement cher dès lors qu'on peut se l'offrir évidemment, c'est une manière de ne pas faire comme tout le monde.
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Salut, ici Bruno Gouliez-Luminetti à Montréal, animateur du podcast d'actualité numérique Mon Carnet. Vous écoutez Monde numérique de Jérôme Colombin. Je vous souhaite une bonne écoute.
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Alors je vous le disais dans le sommaire, quel rapport y a-t-il entre un sous-marin nucléaire, une bouteille de shampoing et la propagation des virus Et bien la réponse, c'est que toutes ces choses se conçoivent et s'étudient aujourd'hui grâce à la réalité virtuelle et à ce que l'on appelle les jumeaux numériques. Pour mieux comprendre, je vais vous emmener maintenant au siège de la société Dassault Système. Dassault Système, c'est une prestigieuse société française qui est malgré tout assez peu connue du grand public et pourtant elle est leader mondiale de la modélisation numérique. Elle a développé des technologies numériques qui étaient jadis réservées à l'industrie, à l'aéronautique, à l'industrie automobile et qui aujourd'hui deviennent accessibles aux startups et même indirectement au grand public. Allez, c'est parti.
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Direction Vélysie-Vilas-Coublé au sud-ouest de l'agglomération parisienne. Bonjour Frédéric Vacher.
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Bonjour Jérôme.
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Vous êtes directeur de l'innovation de d'Assault Système. Nous sommes au coeur de l'innovation chez Dassault Système, au coeur du lab de l'innovation. Alors je vais le décrire un petit peu. Il y a une salle avec des imprimantes 3 D, il y une salle avec des casques de réalité virtuelle. Il y a une visite virtuelle de vos réalisations dans une sorte de métavers.
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Mais en gros, qu'est-ce que vous faites ici
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Chez Dassoï, c'est la conception 3 D, ça vient de là.
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Ça, c'est votre coeur de métier.
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Le coeur de métier, Depuis tout des industries aéronautique, automobile, mais on couvre 11 industries Et donc toute la conception, simulation, production d'un objet, fut-il simple ou très complexe comme un summum marin nucléaire et ingénierie et conçue dans un monde virtuel sur nos solutions. Et puis, d'année après année, nos marchés se sont étendus et donc du coup, on est déjà passé des projets très complexes comme un avion à des projets plutôt simples, comme une bouteille de shampoing. Nous, on est une société historiquement d'ingénieurs, donc on aime bien la complexité. La bouteille de shampoing, ça, un truc un peu banal quoi. Mais en même temps, c'est devenu de très gros clients parce qu'en fait, il y une complexité dans les volumes, dans l'expérience client.
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Donc quand vous êtes au supermarché, il faut choisir cette bouteille et pas une autre. Et puis quand vous êtes sous la douche, donc il y a le first momot of truth au supermarché. Puis une fois que vous avez acheté, y a de 50 mommet of truth. Quand vous l'utilisez pour la première fois, faut que ça se passe bien. Il faut que le liquide, il coule bien.
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Il faut que quand vous ouvriez, vous cassiez pas l'ongle et donc ça se calcule.
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Tout ça, ça se simule d'abord en réalité virtuelle.
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Ça se simule avec des simulations d'écoulement de fluides qui sont issues de l'aéronautique. Comment le liquide va sortir de la bouteille pour que ça ne va pas faire un gros tas, mais que ça s'étale bien sur votre votre main. Donc ça, c'est le business historique, donc conception, simulation, production. Depuis une dizaine d'années, on investit fortement sur le suivant 2 axes, la nature et la vie. Donc la nature, c'est la modélisation des villes, des sols et des sous-sols.
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Donc on a racheté le numéro un mondial pour faire des simulations des sous-sols pour les ressources naturelles et anticiper les grands enjeux qui sont qui sont devant nous. Et puis la la vie, ce sont les équipements médicaux, mais ça, c'est notre business ancestral, mais c'est l'homme. Et donc on a attaqué par la modélisation moléculaire pour être en capacité de d'imaginer les nouveaux médicaments, les nouvelles molécules dans un monde numérique avec finalement la même chaîne de valeur que pour un industriel, mais cette fois-ci pour un médicament. Donc c'est de la recherche, la modélisation, la simulation, la certification in Silico, puis plus récemment sa mise sur le marché, les tests cliniques.
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Les tests cliniques, c'est-à-dire que les médicaments aujourd'hui et notamment je crois le vaccin contre le Covid sont testés.
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Alors ils sont testés sur des humains. Mais toute cette opération de regrouper des corps de patients qualifiés, remonter les données des patients et puis de les interpréter, ça maintenant, c'est fait sur des plateformes numériques dans le cloud. Donc derrière, il toujours un humain qui teste soit le médicament, soit l'équipement médical, soit le le vaccin et qui va en fait devoir déclarer suivant le protocole défini ce qu'on lui demande de déclarer. Et tout ça, c'est remonté sur des plateformes cloud, ce qui fait que en période de pandémie où tout était fermé, on n'allait pas faire faire des recherches physiques, demander aux gens de venir dans les hôpitaux. A pu finalement orchestrer tout ça à distance dans un monde numérique.
[00:20:16] - [Speaker 0]
C'est ce qui a permis de mettre au point ces vaccins très rapidement.
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Ça fait partie des des des accélérations puisque finalement ces vaccins ont été mis sur le marché en un temps record. Ça a facilité la mise en place et la production effectivement de ces de ces tests absolus. Donc aujourd'hui on estime à peu près soixante-dix pour 100 des des vaccins mondiaux sur le Covid qui sont testés sur nos plateformes. Mais on ne teste pas que des vaccins, il y a beaucoup de médicaments qui sont qui sont testés et et et finalement cette pandémie a été un accélérateur dans l'usage de plateformes numériques pour la virtualisation et les jumeaux numériques en sens large. Mais encore une fois, le test clinique du vaccin
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Il se fait quand même.
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C'est c'est bien un humain qui teste.
[00:20:55] - [Speaker 0]
D'accord.
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Le le le sujet avec des plateformes numériques, c'est comment je vais orchestrer ces tests, comment je vais les opérer, comment je vais remonter la data, comment je vais analyser la data. Le fait d'être dans un univers numérique, ça permet d'optimiser et de gagner en en en qualité et surtout en performance.
[00:21:11] - [Speaker 0]
Ce n'est pas l'effet du vaccin qui est testé.
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Non, alors on le fait d'un point de vue science et donc au niveau moléculaire, on fait des simulations numériques. Je ne sais pas du tout si ça a été fait pour pour les vaccins ou pas, je ne pas vous dire, mais sur un certain nombre de de de protéines, de médicaments, et caetera, on commence à le faire et surtout on on on le fait au niveau des organes. Donc ce qui nous intéresse aussi beaucoup, c'est de c'est de reconstruire votre organe à partir de vos données médicales. Donc ça peut être un IRM, ça peut être un scanner pour avoir l'organe du patient et être en capacité de faire un certain nombre de simulations. Donc au lab, on accélère des des startups qui qui sont déjà en production sur ce genre de choses pour des opérations chirurgicales complexes d'anévrisme avec Biomodex, une petite startup française qui maintenant est en prod, où on va carrément reconstruire l'organe du patient, l'imprimer en 3 D pour en faire un bon test et le chirurgien va s'entraîner avec ces devices au bloc, mais pas sur vous, sur votre jumeau numérique réel.
[00:22:09] - [Speaker 1]
Et une fois qu'il aura bien été entraîné, il va pouvoir passer à l'acte
[00:22:14] - [Speaker 0]
À la, oui, sur sur
[00:22:15] - [Speaker 1]
sur vous et donc du coup, en fait être plus performant et réduit à les risques.
[00:22:20] - [Speaker 0]
Bien sûr.
[00:22:20] - [Speaker 1]
Du reste, l'avantage de s'entraîner dans le monde virtuel, c'est qu'on peut faire des bêtises, il n'y pas beaucoup d'impact.
[00:22:25] - [Speaker 0]
Évidemment. Puisqu'on parlait de Covid, vous avez également travaillé dès le début de la pandémie sur les phénomènes de propagation, et caetera, pour essayer de comprendre comment se propageait le virus. Tout cela grâce à des modèles.
[00:22:38] - [Speaker 1]
Exact. Au début de la la pandémie, nous, c'est nos collègues chinois évidemment qui étaient impactés les premiers, donc on a eu beaucoup de signaux faibles. J'ai mis en place des outils de data intelligence pour comprendre les enjeux et les problématiques. Et quand la pandémie est arrivée en Italie, on avait déjà lancé un grand projet communautaire Open qui s'appelait Open Covid dix-neuf pour essayer de rassembler toutes les énergies, les ingénieurs, les designers, les scientifiques, les médecins qui cherchaient à apporter des solutions, qui voulaient contribuer. Donc rappelez-vous, à cette époque, tout le monde était enfermé chez soi.
[00:23:11] - [Speaker 0]
Oui, bien sûr.
[00:23:12] - [Speaker 1]
Les usines étaient fermées, les entreprises aussi, ceux qui pouvaient faire du télétravail en faisaient. Mais dans certains pays, il y avait des situations extrêmement complexes à gérer, des pénuries, des pénuries de composants, des pénuries de protection, des des pénuries de respirateurs. Et donc on a accéléré à peu près cent-cinquante projets de ce type là dans dans plein de pays. Donc construction en urgence, ingénierie, construction de respirateurs en Inde, au Mexique, au Brésil.
[00:23:37] - [Speaker 0]
Oui, c'est ce qu'on trouvait les plans sur internet, on trouvait des des
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Ou même des ingénieurs ont conçu les plans et puis ont été jusqu'à les les fabriquer.
[00:23:44] - [Speaker 0]
Oui, oui, je peux dire, c'est après qu'on, que d'autres ont pu trouver les plans.
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Et donc l'idée de la communauté, c'était de partager et de faire en sorte que quelqu'un qui soit arrivé à un bon résultat dans un pays, que ça puisse être exploité dans un autre pour aller plus vite. On a fait beaucoup de travaux, donc vous parliez de simulation, de simulation de de de gorge humaine avec éternuement, avec des particules Covid pour comprendre la propagation. À l'époque, rappelez-vous, on ne savait pas si ça se propageait par l'air ou pas. C'était mon questionnement, donc on a pu le démontrer scientifiquement. Et surtout, mon idée au départ, c'était d'optimiser les moyens de protection et donc de vous mettre avec un masque, avec un une protection, les fesses shield, ce qu'on appelle en américain.
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Oui, le masque facial quoi.
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Le masque facial imprimé en 3 D avec du plastique. Et donc, à quelle distance on devait vous recommander Quel type de design pour bien protéger On a très rapidement démontré qu'en fait, fallait un, il fallait une calotte sur le haut parce qu'en fait, si je vous éternue, ça va en fait venir par vos cheveux et dégouliner. Donc tous ceux qui étaient ouverts, ils n'étaient pas très très protecteurs. Donc ça a permis d'optimiser le le design. Il y a même en fait des makers canadiens qui du coup ont adapté une casquette de baseball, qui faisait du coup protection et qui sur le bout de la casquette descendait le film plastique avec des clips.
[00:24:59] - [Speaker 1]
Malin, malin, frugal, mais, mais ça a permis de d'aider des gens.
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Frédéric Vacher, directeur de l'innovation de Dassault Système. Et si ce sujet vous intéresse, bien je vous invite à écouter l'interview bonus de Frédéric Vacher. Vous en apprendrez encore plus notamment sur la manière dont Dassault Système a a permis à un hôpital de comprendre pourquoi les personnels soignants étaient contaminés par le Covid alors qu'ils se protégeaient très soigneusement et tout cela grâce à la modélisation 3 D. Vous saurez également tout sur le 3 D Expérience Lab, une sorte de métavers qui présente les innovations réalisées avec des startups dans différents domaines comme la santé, l'aéronautique ou l'environnement. Donc interview bonus en podcast de Monde numérique.
[00:25:59] - [Speaker 0]
On va parler maintenant de Facebook et d'information. Ah, ça ne fait pas forcément toujours bon ménage. Facebook est l'information, mais il y a du nouveau dans ce domaine. Si vous êtes utilisateur de Facebook, vous avez peut-être remarqué un nouvel onglet sur votre page d'accueil, un nouvel onglet intitulé Facebook News. Alors si vous ne l'avez pas, cela ne saurait tarder.
[00:26:21] - [Speaker 0]
Il s'agit d'un nouveau service que vient de lancer Facebook pour permettre aux utilisateurs de s'informer à partir de sources sûres sans quitter la plateforme. Bon, on trouve déjà évidemment sur Facebook toutes sortes d'informations qui sont postées par pas mal de grands médias, mais là il s'agit d'aller plus loin avec un fil d'actualité en continu, des infos qui y sont issues de de partenariats que la plateforme américaine, enfin la Facebook France en l'occurrence a passé avec des médias français. Alors tout cela peut-il contribuer à faire baisser la désinformation sur Facebook Est-ce que cela aura vraiment un intérêt pour les utilisateurs Et puis également pour les médias qui ont décidé de se lancer dans l'aventure. On en parle tout de suite avec le responsable de ces partenariats. Bonjour Mathieu Fritzh.
[00:27:10] - [Speaker 2]
Bonjour.
[00:27:11] - [Speaker 0]
Vous êtes responsable des partenariats médias chez Meta France, Meta, Meta Europe de l'Ouest même. Bon alors, est-ce que vous pouvez nous présenter un peu ce nouveau service qui est en train de se mettre en place Il n'est pas encore apparu sur les comptes de tous les utilisateurs de Facebook, mais c'est en cours de déploiement ce service Facebook News qui est en train d'arriver.
[00:27:32] - [Speaker 2]
L'idée avec Facebook News qui sera progressivement disponible pour tous les utilisateurs de Facebook au cours des prochaines semaines, c'est donc de proposer à nos utilisateurs du contenu d'information de qualité produit par des médias professionnels. Donc pour en citer quelques-uns, on aura dans Facebook news des quotidiens nationaux comme le figaro ou le parisien ou des quotidiens régionaux comme le progrès au sud-ouest, de la presse magazine, des chaînes d'information, des radios d'information. Il y a 2 sections différentes au sein de Facebook news. Vous avez une première section qui présente l'actualité du jour, qui sera visible par l'ensemble des utilisateurs, où il y a une sélection qui est faite par des équipes de curation. Et en descendant, vous verrez des articles plus personnalisés en fonction de vos centres d'intérêt
[00:28:12] - [Speaker 0]
C'est quoi.
[00:28:13] - [Speaker 2]
Et de vos usages, excusez-moi, j'ai fait une chute d'oreillette. Donc par exemple, si si vous êtes, si on prend l'exemple par exemple de la section sport, si vous vous êtes un fan de football et moi je suis un fan de rugby, il y a quand même plus de chances que vous voyez-vous plus d'articles sur le football dans la section sport et moi peut-être plus d'articles sur le rugby.
[00:28:33] - [Speaker 0]
C'est une recommandation algorithmique des articles en fonction des thématiques.
[00:28:36] - [Speaker 2]
Vous avez donc 2 sections comme je le disais, une première qui est faite par une équipe de curation et donc on a fait, on a un partenariat avec une filiale de live prix qui s'appelle Médias services et vous avez des équipes qui travaillent vingt-quatre heures sur vingt-quatre, 7 jours sur 7 pour actualiser en temps réel ces, cette sélection de 5 ou 6 articles qui va refléter les sujets les plus prévalents dans l'actualité. Ça c'est la première section. La deuxième section comme vous le disiez est une sélection personnalisée où les liens qui s'affichent font l'objet d'une sélection algorithmique et effectivement cet algorithme va vous proposer des sujets en fonction de vos centres d'intérêt, en fonction de vos usages par rapport au contenu d'actualité et c'est quelque chose qui va effectivement évoluer avec le temps et et prendre en compte effectivement la manière dont vous utilisez Facebook News et et les différents sujets qui qui peuvent vous intéresser.
[00:29:32] - [Speaker 0]
Mais comment sont déterminés les centres d'intérêt par le par le profilage de nos usages sur Il
[00:29:38] - [Speaker 2]
y a il y a il y a un grand y a un grand éventail de de paramètres. Moi une des dimensions sur laquelle sur laquelle j'aimerais bien insister parce que c'est un des c'est un des principaux mots d'ordre qu'on a dans dans Facebook News, c'est le concept de de diversité. Diversité à la fois des sources et diversité des thématiques. Et donc l'objectif qu'on poursuit avec Facebook News, c'est de vous proposer un large éventail de sujets et de sources pour que justement l'utilisateur puisse faire son choix dans un large éventail de thématiques d'actualité et surtout un large, large éventail de sources. Donc vous allez pouvoir voir sur une même thématique ou même sur un même sujet d'actualité, différents angles, différents points de vue.
[00:30:17] - [Speaker 2]
Pour nous, c'est une composante, une composante essentielle de ce service. Et donc, ce n'est pas parce que vous cliquez uniquement sur des articles de foot que votre interface Facebook news sera composée uniquement d'articles de football. C'est vraiment le le le but qu'on poursuit est à l'opposé de ça. Quand un article vous intéresse, bien vous pouvez cliquer sur le lien et la lecture de l'article se fait directement sur le site de l'éditeur.
[00:30:40] - [Speaker 0]
C'est-à-dire qu'on quitte Facebook et on va sur le site de l'éditeur
[00:30:43] - [Speaker 2]
Tout à fait.
[00:30:43] - [Speaker 0]
Donc ce qui évite les accusations de captation de trafic. Ce n'est pas vous qui récupérez le trafic en fait.
[00:30:50] - [Speaker 2]
Tout à fait pour les médias. On pense que c'est avant tout une opportunité d'exposer leurs contenus à des nouvelles audiences. Contrairement au fil principal de Facebook si vous voulez où les contenus qui s'affichent sont les contenus exclusivement des pages que vous suivez en tant qu'utilisateur. Dans Facebook News, les utilisateurs pourront voir les contenus de centaines d'éditeurs différents peu importe s'ils suivent leurs pages ou pas déjà sur le Facebook. Et donc comme je disais, la la lecture de l'article, elle s'effectue directement sur le site des éditeurs et donc c'est un moyen pour eux de faire découvrir leurs titres, d'acquérir de nouveaux lecteurs et pourquoi pas à terme de nouveaux abonnés par exemple.
[00:31:25] - [Speaker 0]
Financièrement, ça se passe comment
[00:31:27] - [Speaker 2]
Je ne vais pas rentrer dans le détail et la cuisine des accords, mais concrètement on rémunère nos partenaires médias pour pouvoir avoir l'opportunité d'afficher leur lien au sein de Facebook News.
[00:31:38] - [Speaker 0]
Mathieu Fritz, quel est le but de cette innovation C'est de lutter contre la désinformation sur Facebook qui est, on le sait, absolument galopante et dévastatrice.
[00:31:50] - [Speaker 2]
Je ne pas si je suis d'accord avec votre votre dernière votre dernière affirmation, mais on a 2 buts avec Facebook News. Le premier, c'est de répondre aux attentes de nos utilisateurs en matière d'information. Lorsqu'on interroge nos les utilisateurs de Facebook, on a un certain nombre d'entre eux qui sont très intéressés par l'information et qui qui nous expriment le fait que Facebook dans son fonctionnement, j'allais dire actuel, mais enfin très Facebook news puisque Facebook news est lancé depuis depuis hier, ne répond pas forcément à leurs attentes dans la mesure où vous en avez peut-être déjà fait l'expérience, moi ça a été mon cas, quand vous suivez des pages de médias, les contenus de ces pages médias d'information qui s'affichent dans votre fil Facebook ne sont pas forcément les plus récents ou ne sont pas forcément ceux qui portent sur les plus grands sujets d'actualité et donc pour des utilisateurs qui comme moi et comme vous certainement ont la volonté de s'informer, ça ne répond pas tout à fait à leurs attentes. Et donc l'idée avec Facebook News, c'est de créer cet espace dédié à l'information, à une information de qualité faite par les professionnels avec un mode d'affichage des contenus qui permet justement de répondre aux besoins d'informations de ses utilisateurs.
[00:33:03] - [Speaker 2]
Donc comme je le disais, avec la mise en avant des grands titres du jour et une sélection personnalisée de contenus en fonction de, en fonction de vos centres d'intérêt. Donc ça, c'est le premier grand grand objectif. Et effectivement, comme vous l'avez évoqué, il y a un deuxième objectif qui est de créer cet espace d'information vérifié, sourcé, qui est pour nous un moyen, c'est loin d'être le seul, mais c'est un des moyens de lutter contre les contre les fausses informations. Alors les fausses informations, n'est pas un phénomène qui est propre et exclusif à Facebook, c'est un phénomène qui dépasse largement le cadre de Facebook et qui est qui est assez propre à à l'internet de manière générale on va dire.
[00:33:44] - [Speaker 0]
Oui bien sûr.
[00:33:45] - [Speaker 2]
Nous en tant que Facebook, en tant que plateforme majeure de cet écosystème qui rassemble des des 1000000 d'utilisateurs, on a une vraie responsabilité dans la lutte contre les fausses informations. Alors je ne vais pas énumérer forcément l'intégralité des actions qu'on fait pour lutter contre les les fausses informations, mais pour vous résumer ce qu'on fait, si vous voulez, notre stratégie de lutte contre les informations, elle se repose sur 3 piliers. Nous retirons tous les contenus qui sont contraires aux standards de la communauté, c'est-à-dire les contenus de haine, voilà, contenus qui n'ont qui n'ont pas leur place, qui enfreignent les raids de Facebook, qui n'ont pas leur place sur la plateforme.
[00:34:21] - [Speaker 0]
À condition que vous soyez averti et que et que voilà, que ça puisse être fait rapidement quoi.
[00:34:27] - [Speaker 2]
Exactement. Et donc il y des mécaniques, je veux pas rentrer dans le détail, mais il a des combinaisons de de de mécaniques, de d'intelligence artificielle et on a des dizaines de milliers de de personnes qui travaillent sur la sécurité de la plateforme. Par exemple, on retire plus de quatre-vingt-dix pour 100, je n'ai pas forcément le le chiffre exact en tête, mais des contenus de haine avant même leur arrivée sur la plateforme. Il faut vous donner un exemple un exemple concret. Donc ça, c'est c'est le pilier, retirer les informations qui n'ont pas leur place sur la Le deuxième pilier, c'est vraiment de diminuer la visibilité des informations qui ont été jugées comme erronées par nos partenaires de fact checking.
[00:35:05] - [Speaker 2]
Vous évoquiez tout à l'heure les accords de fact checking qu'on a avec avec certains médias en France. Nous, on estime chez Facebook que ce n'est pas à nous de juger si une information est vraie ou fausse. C'est un travail qui est fait, qui doit être fait par des professionnels et en particulier par des journalistes qui font une enquête et qui et qui source et qui vérifie ces faits-là. Et donc quand nos partenaires fact checkers estiment qu'un contenu est faux, nous réduisons sa visibilité. Donc ça, c'est le deuxième grand pilier.
[00:35:29] - [Speaker 2]
Et le troisième grand pilier qui nous intéresse dans le cadre de Facebook News, c'est le fait d'informer et de pousser et de promouvoir une information de qualité et vérifiée à nos utilisateurs. Et donc, on estime que Facebook News rentre et est un élément essentiel dans ce pilier-là pour pouvoir proposer une information de qualité aux utilisateurs.
[00:35:48] - [Speaker 0]
Merci beaucoup Mathieu Fritz, responsable des partenariats médias chez Meta. Voilà, alors on verra si ce service plaît aux utilisateurs. La question est de savoir si on va sur Facebook pour s'informer sur l'actualité. En tout cas Facebook news donc à découvrir, à essayer. Puis tiens, n'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de cette initiative de Facebook en commentaire sur le site monde numérique point info.
[00:36:28] - [Speaker 0]
Voilà, c'est la fin de ce trente-sixième épisode de Monde numérique. Merci de l'avoir écouté jusqu'au bout. La semaine prochaine, ah mais on risque de reparler encore un petit peu de Meta qui décidément truste l'actualité actuellement puisqu'il y a un un grand événement qui est organisé autour du métavers précisément et de la réalité virtuelle. Mais bon ne décrochez pas, vous allez voir, y aura sûrement des choses intéressantes à en tirer. D'ici là, n'hésitez pas à dire en commentaire tout ce que vous en pensez pour les autres utilisateurs qui passent par là, c'est toujours utile.
[00:36:59] - [Speaker 0]
Dites pourquoi vous avez choisi d'écouter ce podcast et s'il répond à vos attentes. Surtout n'hésitez pas non plus à mettre les petites étoiles si précieuses petites étoiles sur Apple podcast, sur Spotify également, c'est possible maintenant et puis sur podcast addict. Je vous souhaite une très bonne semaine. Je vous salue, à samedi prochain.















