Monde Numérique :
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0:11] Apple va-t-il inventer la commande vocale sans parole ? La marque à la pomme rachète une start-up israélienne qui pourrait lui permettre d'inventer l'interface
Monde Numérique :
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0:19] homme-machine du futur. On en parle cette semaine dans Monde Numérique.
Monde Numérique :
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0:26] L'actu de la semaine, c'est aussi Samsung qui prépare également une innovation pour protéger la vie privée des utilisateurs de ces téléphones. Les robotaxis Wimo qui se préparent à circuler à Londres, c'est officiel. Bon, en France, on les attend toujours. En revanche, en France, Friend débarque. Friend, c'est peut-être votre futur ami virtuel par intelligence artificielle, mais un ami sans doute un peu trop curieux, on va tout vous dire. Le débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti. Comment protéger les jeunes des effets pervers des réseaux sociaux, tandis que la France vote sa loi interdisant l'accès aux moins de 15 ans ? Aux Etats-Unis, ouverture d'une série de procès sans doute historiques. Première accusée méta, on verra ça en détail. Les interviews de la semaine. Alors que la France part en guerre contre les logiciels américains dans les administrations, ça paraît légitime, c'est l'État qui lance son propre logiciel de visioconférence. Mais ça ne fait pas du tout l'affaire des entreprises françaises du secteur qui crient à la concurrence déloyale. Je reçois le responsable de la société Tixéo. Enfin, l'intelligence artificielle, c'est fantastique, on le sait, mais ça a un coût, l'IA, un coût financier, environnemental notamment. On en parle avec le co-auteur d'une étude décoiffante sur le sujet. Bienvenue à l'écoute de Monde numérique, l'hebdo du 31 janvier 2026.
Invité :
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1:52] Monde numérique, Jérôme Colombain.
Monde Numérique :
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1:57] C'est parti pour un nouvel épisode de Monde numérique, l'hebdo. Vous avez bien fait de cliquer, de choisir d'écouter cet épisode. J'ai plein d'infos intéressantes pour vous. Merci d'être là, merci d'être de plus en plus nombreux, merci d'être abonné à ce podcast, en tout cas je l'espère. Merci pour vos commentaires, soit par les réseaux sociaux, par mail, ou sur votre plateforme d'écoute, ou surtout vous pouvez laisser des petites étoiles, 5 étoiles sur Apple Podcasts ou Spotify, pour dire que vous aimez Monde Numérique et le faire grimper dans les charts. Retrouvez aussi l'application mobile Monde Numérique signée Good Barber sur iPhone et Android, avec une petite nouveauté, la possibilité de rechercher un épisode ancien très facilement. Ben oui, c'est une fonction que j'avais oubliée dans l'appli. Tout bêtement, ça y est, oubli réparé. Et puis on se retrouve aussi bien sûr sur le site mondenumérique.info où vous pouvez même vous abonner à la newsletter. Et puis, comme c'est la fin du mois, je vous donne rendez-vous également pour un nouveau grand débrief avec mes camarades François Sorel et Bruno Guglielminetti. C'est un autre épisode à écouter en date du 1er février. Une heure de discussion entre Paris et Montréal, en audio et en vidéo également sur YouTube.
Monde Numérique :
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3:08] Allez, tout de suite, place à l'actu de la semaine.
Monde Numérique :
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3:12] L'actu, c'est tout d'abord un rachat qui pourrait tout changer. Et j'avais envie de commencer par cette news, parce que ça nous change un peu des mauvaises nouvelles de procès, effets pervers de la tech, etc. L'info est tombée en fin de semaine. Apple vient de faire un chèque de près de 2 milliards de dollars pour racheter une start-up israélienne du nom de QAI. Alors, outre le fait qu'il s'agisse de la deuxième plus grosse acquisition de la marque à la pomme depuis le rachat de la marque Beats en 2014, Eh bien, surtout, ce qui est intéressant dans l'histoire, c'est l'activité de ce QAI, une activité plutôt intrigante qui ouvre la voie à toutes les spéculations, car cette entreprise, pour le moins inconnue du grand public, a pour spécialité la détection des micro-mouvements du visage. En gros, les technologies de Q&A permettent de comprendre, par exemple, des chuchotements dans un environnement bruyant, juste en analysant les micro-mouvements des lèvres, des joues, de tous les muscles du visage. Alors, vous voyez sans doute là où je veux en arriver, ou plutôt là où Apple veut en arriver, on le devine un peu, c'est gros comme une maison. L'acquisition de ces technologies permettrait en toute logique de développer des systèmes pour piloter à la voix nos équipements connectés sans émettre un seul son ou presque.
Monde Numérique :
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4:33] Des écouteurs, des lunettes connectées ou simplement le smartphone. On pourrait leur parler dans n'importe quel environnement sonore juste en chuchotant. Par exemple, dans le métro où il y a beaucoup de bruit ambiant, ou bien au contraire dans un endroit où on peut difficilement s'exprimer parce que c'est très calme, comme une réunion, une salle de cours, un avion, etc. Enfin, on peut imaginer plein de situations de la vie courante. Plus besoin de parler fort à son assistant personnel pour se faire comprendre. Et ce n'est pas tout, grâce à des capteurs et à de l'intelligence artificielle, cette technologie permettrait aussi de capter la voix complètement silencieuse, la parole silencieuse en quelque sorte, c'est-à-dire même plus besoin de faire sortir des sons de sa bouche.
Monde Numérique :
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5:15] Du coup, imaginez, avec le smartphone ou encore avec le Vision Pro ou des lunettes connectées, on l'a dit, eh bien, plus besoin d'émettre un seul son, il suffirait d'articuler pour se faire comprendre. On pourrait ainsi dicter un message dans une réunion sans déranger personne ou piloter une interface en réalité mixte sans faire des gestes, un truc complètement nouveau. Bon, d'un point de vue opérationnel, précisons qu'Apple connaît bien cette société israélienne, Q.ai, car le fondateur Aviad Meisels avait déjà vendu à Apple une autre entreprise baptisée PrimeSense, dont la technologie de vision 3D a servi de base au système de reconnaissance faciale Face ID, qui équipe aujourd'hui tous les iPhones et les iPads. Donc ce rachat apparaît vraiment comme une étape importante, parce que ça pourrait permettre à Apple de craquer en quelque sorte l'un des derniers problèmes de la commande vocale, qui est le fait qu'on ne peut pas utiliser la voix en toutes circonstances et ils inventeraient donc la commande vocale à voix basse. C'est en fait logique d'ailleurs dans la philosophie d'Apple, si on va un peu plus loin.
Monde Numérique :
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6:17] Puisque cette marque n'a jamais cherché à être la première à mettre sur le marché une technologie encore balbutiante, mais en revanche, elle veut toujours être la première à rendre les choses réellement utilisables par les gens et imposer des standards en termes d'interface homme-machine et d'ergonomie. Alors rappelons quand même que pour l'instant, Apple a encore un gros trou dans la raquette, c'est qu'il n'a pas d'assistant IA digne de ce nom. Siri est à la ramasse, mais ça devrait changer l'année prochaine avec l'accord signé avec Google pour l'utilisation de Gemini. Donc Gemini plus QAI, et bien voilà, on imagine le meilleur pour les mois et les années à venir, même s'il y a sans doute encore beaucoup de pain sur la planche, mais voilà qui devrait permettre en plus à Apple de sortir de son image de belle endormie pour reprendre du poil de la bête.
Monde Numérique :
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7:04] Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, cette semaine, autre innovation ou autre promesse d'innovation, signée cette fois Samsung. Une innovation intéressante qui devrait arriver prochainement sur les smartphones de la marque. Mais d'abord, connaissez-vous le shoulder surfing ? Shoulder surfing, ce phénomène, comme son nom l'indique, c'est le fait de... Regarder par-dessus l'épaule de quelqu'un pour espionner son smartphone. Une impression assez déplaisante quand ça nous arrive, par exemple, dans un métro bondé ou dans n'importe quelle autre situation. D'autant que nos chers smartphones sont des outils très personnels et qu'on n'a pas envie de sentir des regards curieux. Alors contre ça, aujourd'hui, on n'a pas trop d'options. Soit on range son téléphone dans sa poche, soit on a pris soin d'installer un filtre de confidentialité, c'est-à-dire une espèce de vitre, un écran par-dessus l'écran qui permet de voir uniquement quand on est pile en face, mais pas sur les côtés. Eh bien, Samsung promet de résoudre ce problème grâce à un système baptisé Privacy Display, un système qui sera donc intégré dans les écrans. On n'a pas encore le détail exact, mais la pré-annonce, en quelque sorte, a été faite le 28 janvier. Il s'agira d'un système à la fois matériel et logiciel permettant, si on comprend bien, d'assombrir subitement l'écran quand on en a besoin pour le protéger des regards extérieurs.
Monde Numérique :
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8:20] Et alors visiblement, ça pourra être activé en fonction de certains moments dans la journée, comme les systèmes ne pas déranger qu'on peut paramétrer à la demande. Il y a des vidéos de démonstration qui montrent par exemple un contenu qui disparaît progressivement dès qu'on se met un peu sur le côté de l'écran, et sans assombrir pour autant complètement l'écran. Samsung explique que ça leur a pris plus de 5 ans d'ingénierie, de test et de perfectionnement pour en arriver là. Cette nouvelle couche de confidentialité permettrait de se passer des films de protection ce serait la même chose mais en mieux et en plus on pourrait l'activer ou le désactiver à la demande alors qu'un filtre une fois qu'il est posé c'est fini et en général ça assombrit beaucoup quand même l'écran ça réduit la luminosité voilà un nouveau système qui pourrait faire son apparition notamment sur les futurs smartphones Galaxy S26 dont on attend la présentation probablement aux alentours du 25 février juste avant le Grand Salon Mobile World Congress de Barcelone.
Monde Numérique :
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9:19] Ça y est, les robotaxis arrivent enfin en Europe. Enfin en Europe, mais pas dans l'Union Européenne, malheureusement, puisque c'est à Londres que la compagnie Waymo, filiale de Google, va lancer sa flotte de robotaxis en septembre prochain. C'est désormais officiel, ce sera la première fois dans une ville non américaine et un déploiement rendu possible par une modification récente de la loi britannique qui va donc autoriser les robotaxis. Ces robotaxis Waymo roulent déjà à San Francisco, à Los Angeles, à Phoenix, à Atlanta, à Austin, à Miami. Ils sont donc entièrement sans chauffeur, même si ce sont des voitures traditionnelles avec volant. Et puis, il faut savoir qu'il y a une bataille qui se prépare, puisque d'autres acteurs et non des moindres sont sur les rangs. Uber prépare également ses robots taxis. Amazon avec sa petite voiture Zouks. Et Tesla également avec son cybercab. Et en France, pour l'instant, rien à l'horizon. Ce type de véhicule est toujours interdit. Malgré les grosses opérations de lobbying des entreprises concernées. Bon, autant vous dire que nous, on est pour à 100%. Et on aimerait bien que ça arrive et que ça se débloque. Pour l'instant, en attendant, il faudra aller à Londres pour faire un tour en Waymo.
Monde Numérique :
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10:34] Un ami virtuel qui vous veut du bien, enfin, en théorie, une IA toujours là quand vous en avez besoin pour recueillir vos états d'âme, pour discuter avec vous, pour répondre à vos questions, mais plus souvent pour vous distraire, tout simplement. Ce n'est pas ChatGPT, ce n'est pas Gemini, ni aucun de ces chatbots connus, non, c'est Friend.ai, un assistant personnel qui n'est pas vraiment conçu pour faire des choses utiles, pour travailler, mais juste pour discuter. Une IA de compagnie. C'est ainsi qu'elle est présentée. Friend, donc, qui existe à la fois sous la forme d'une fenêtre de conversation sur un site web à l'adresse friend.com. Vous pouvez y aller, c'est gratuit, vous pouvez essayer. Je me suis amusé à aller discuter un peu avec lui. C'est plutôt bien fait, les réponses sont assez sympas, mais bon, il faut être client.
Monde Numérique :
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11:27] Il faut être en recherche d'amitié virtuelle, ce qui, je l'avoue, n'est pas exactement en mon cas. Et puis surtout, ce Friend est disponible aussi, enfin en tout cas, il existe aussi sous la forme d'un petit appareil, une sorte de pendentif qui se porte autour du cou, qui est équipé d'un micro et qui est capable d'écouter tout ce qui se passe autour de vous toute la journée, à la fois tout ce que vous dites, mais aussi ce que disent les gens qui vous entourent. Et il peut mettre son grain de sel de temps en temps, en vous envoyant par exemple une notification sur votre smartphone, ou bien il peut discuter directement avec vous si vous voulez entamer la conversation en appuyant sur le pendentif lui-même. C'est une start-up américaine qui a créé cela en 2023. Un jeune homme, ancien étudiant de Harvard, Avi Schiffman, un jeune homme un peu original apparemment, qui a levé quand même pas mal d'argent, mais son premier investissement a été de débourser près de 2 millions de dollars sur la majorité des fonds qu'ils venaient de lever juste pour racheter le nom de domaine friend.com.
Monde Numérique :
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12:24] Et la nouveauté, c'est que Friend arrive en France. Alors, en tout cas, l'appli, c'est ce que laissent penser des publicités qui ont commencé à fleurir dans le métro parisien et avec des slogans assez provocateurs, puisque c'est pour inciter notamment les plus jeunes à développer ce type de relations virtuelles, y compris au détriment de relations réelles. A noter que la même campagne de pub avait eu lieu à New York aux Etats-Unis en novembre dernier et ça s'était assez mal passé. Ça avait donné lieu à beaucoup de protestations, beaucoup de graffiti sur les affiches pour dénoncer le concept d'ami virtuel, une espèce de fronde anti-IA et puis aussi anti-écoute sauvage, puisqu'on l'a compris, ce truc-là enregistre tout en permanence, ce qui est quand même assez touchy en termes de vie privée, et je ne suis pas certain d'ailleurs que ça puisse être autorisé tel quel en France. Donc préparez-vous, ce sera sans doute la petite polémique des semaines à venir, mais cela dit, on sait bien qu'en termes de marketing, rien de tel qu'une bonne polémique pour lancer un produit, après ça passe ou ça casse, mais au moins ça fait du buzz.
Monde Numérique :
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13:30] À propos d'intelligence artificielle, justement, de l'IA compagnon à l'IA dévastatrice, eh bien, il n'y aurait que quelques années d'écart, selon le patron d'Enthropic, société éditrice du chatbot Claude. Selon Dario Amodei, dirigeant d'Enthropic, l'humanité entre actuellement dans une période d'adolescence technologique, et ce n'est pas forcément une bonne nouvelle. Adolescence technologique, c'est le titre d'un essai signé Dario Amodei, qui a été rendu public cette semaine et qui fait pas mal de bruit. Un essai qui met en garde contre les risques liés à l'avènement d'une super intelligence artificielle. Une IA plus forte que tous les humains réunis et qui ne serait plus qu'à un ou deux ans devant nous, selon Dario Amodei. Alors, des arguments pas forcément nouveaux. Cela va de l'impact sur l'emploi, au risque d'une utilisation de l'IA par une puissance totalitaire, mais en tout cas, une alerte qui alimente le débat. Et si vous voulez en savoir plus, je vous invite à écouter un épisode spécial de Monde Numérique, ZoomTech, en date du 30 janvier.
Monde Numérique :
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14:40] Avant d'aller plus loin, un mot de Froganz, partenaire de l'hebdo de Monde Numérique. En 2025, je vous ai fait découvrir cette initiative technologique unique au monde, une nouvelle manière de consulter, de publier du contenu en ligne. Froganz fait sortir Internet du cadre avec des sites graphiques simples, très fluides. 2026 sera une année décisive pour Froganz, qui s'adresse pour l'instant en priorité aux développeurs. Comment ça marche concrètement ? Alexis Tamas, cofondateur de Froganz.
Invité :
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15:07] Le fonctionnement de Frogance, du point de vue de l'utilisateur final, c'est une application. Alors sur un téléphone, ça vient d'un store tout à fait traditionnel. Sur un ordinateur, pareil, on télécharge un petit logiciel qui s'appelle Frogance Player, qui est disponible gratuitement, qui ne nécessite pas d'enregistrement de la part des utilisateurs et qui est distribué par l'OP3FT, qui est en charge de la standardisation de Frogance.
Monde Numérique :
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15:27] Et pour en savoir plus, rendez-vous sur f2r2.fr, f2r2.fr.
Invité :
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15:37] Jérôme Colombain à Paris, bonjour.
Monde Numérique :
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15:40] Salut Bruno Guglielminetti à Montréal, ravi de te retrouver comme chaque semaine pour passer en vue l'ActuTech. Alors Bruno, il faut que tu nous parles de ce gros dossier qui se passe sur, non pas dans ton pays, mais sur ton continent, pardon de te dire ça, c'est aux États-Unis. Grosse vague de procès qui est en train de se mettre en route contre les ténors de la tech.
Invité :
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16:01] Oui, on commence, c'est ça, une série de procès qui visent essentiellement quatre entreprises, c'est-à-dire Meta pour Facebook et Instagram. Ça vise YouTube, la plateforme de vidéos. Ça vise TikTok et ça vise Snap. Sauf que déjà, et puis là, tous ceux qui s'intéressent au droit, à la protection des jeunes, des enfants, s'intéressent à ce procès-là ou cette série de procès-là. Et le coup de théâtre quelques heures avant le début du premier procès d'une longue série qui va se promener un petit peu partout à travers les États-Unis. Il y a eu entente hors cours pour deux protagonistes qui étaient visés par cette histoire-là. TikTok et Snap se sont entendus hors cours, entente à l'amiable. On ne connaît pas les montants qui sont en jeu. Et donc, ils ne feront pas partie de cette vague de procès pour un moment. On les retrouvera peut-être un petit peu plus tard. mais pour le moment ce qui est intéressant et c'est principalement META qui est vraiment sous les feux des accusations et on retrouve donc, Une série. Puis là, quand je dis une série, c'est des milliers de cas qui ont été amassés, des poursuites. Et puis, à un moment donné, il y a des gens qui se sont dit, on va faire une série de grands procès.
Monde Numérique :
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17:20] Mais Bruno, pardon, l'objet, c'est quoi? C'est les effets sur les mineurs, c'est ça? Sur les plus jeunes?
Invité :
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17:27] Sur les jeunes.
Monde Numérique :
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17:27] D'accord, sur les jeunes.
Invité :
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17:28] Exactement. Et un peu, c'est ce que j'allais t'expliquer, un peu comme à une certaine époque, on a fait un grand procès aux fabricantes de cigarettes en Amérique du Nord, où on les accusait d'avoir un effet nocif sur la vie des consommateurs de cigarettes. Puis après, on a vu que c'était les gens qui étaient à côté, les fumeurs de cigarettes. Et puis, par la suite, évidemment, on a décliné toute cette poursuite-là. Alors, au niveau des fabricants ou des éditeurs de plateformes, des réseaux sociaux et des plateformes vidéo, c'est exactement la même approche. C'est-à-dire qu'on prend un cas et on essaie de couvrir un peu large sur l'impact. Alors, le premier cas qui est présenté en Californie, à Los Angeles cette semaine, c'est le cas d'une jeune femme qui aujourd'hui a 20 ans, mais qui a commencé très tôt dans sa vie à utiliser les plateformes, les réseaux sociaux et notamment les propriétés de méta. Et donc, rapidement, ils ont diagnostiqué au fil des années qui passaient des problèmes d'anxiété, des problèmes de vision de soi-même et tout le problème de la dépendance à ces plateformes-là.
Monde Numérique :
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18:33] Oui, c'est-à-dire que souvent, c'est des jeunes filles qui voient des images d'un idéal féminin totalement fantasmé, auquel elles essayent de ressembler. Et c'est évidemment pas très bon pour le moral, tout ça.
Invité :
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18:49] Oui, effectivement, majoritairement, il y a des jeunes filles, mais il y a aussi des codes de jeunes hommes qu'on a vus au niveau de la dépendance notamment. Et donc là, c'est le premier procès qui est ouvert et rapidement est sortie cette histoire qu'on a vue dans les documents qui ont été déposés en cours. C'est l'histoire de Mark Zuckerberg qui, suite à des études internes, avait des études internes qui confirmaient les problèmes qu'ils avaient avec les plateformes et notamment au niveau même plus récemment des IA qui étaient sexualisés, des agents IA qui étaient sexualisés. Il a accepté, il a enlevé, il a déverrouillé les systèmes de protection pour que les jeunes puissent y avoir accès.
Monde Numérique :
[
19:34] Ah oui, donc ça fait des ordres.
Invité :
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19:36] On commence à savoir, là, exactement. Alors là, on commence à voir plein de documents apparaître dans ces diverses poursuites-là, des documents qui sont déposés. Et là, puis là, les semaines et les mois à venir vont nous en présenter quelques-unes fort percutantes.
Monde Numérique :
[
19:50] Donc, c'est le début d'une longue série. C'est intéressant parce qu'on pourrait rapprocher ça de ce qui se passe chez nous en France actuellement. Tu as peut-être suivi, j'en dis un mot brièvement, mais c'est cette loi qui vient d'être votée contre les... Pour les réseaux sociaux, pour interdire l'accès aux réseaux sociaux aux plus jeunes, au moins de 15 ans. Comme quoi la problématique de l'influence des réseaux sociaux sur les jeunes est de plus en plus forte, même si c'est un peu contesté, c'est un peu étude contre étude. Est-ce que véritablement il y a un effet négatif sur les plus jeunes ? On a quand même l'impression qu'il suffit d'ouvrir la fenêtre, c'est-à-dire de voir, de regarder autour de soi, et on voit qu'il se passe des choses. Et d'ailleurs, on va en parler, tiens, avec François Sorel dans le Grand Débrief prochainement, si tu es d'accord. Et avec toi, bien entendu, aussi.
Invité :
[
20:41] J'irais peut-être vous rejoindre.
Monde Numérique :
[
20:43] Oui, passe-nous voir. C'est dimanche.
Invité :
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20:46] Bon, je me prépare. Je prends l'avion et je viens me rejoindre.
Invité :
[
20:49] Restons dans le légalot judiciaire.
Monde Numérique :
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20:52] Oui, dans l'actualité judiciaire.
Invité :
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20:54] Oui, en Europe, il y a une histoire autour d'Android.
Monde Numérique :
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20:57] Oui, alors ça ne concerne pas les jeunes. C'est encore et toujours les histoires d'ouverture à la concurrence. Mais c'est gros quand même. C'est la Commission européenne qui s'attaque à Google, ou plus exactement qui s'attaque à Android au nom du fameux DMA, le règlement européen sur le Digital Market Act, et l'Europe qui ordonne à Google de modifier Android. Je ne sais pas si tu te rends compte d'aller tripatouiller dans les systèmes sur les smartphones pour ouvrir à la concurrence. Alors, pour deux choses principalement, pour que Gemini, l'intelligence artificielle de Gemini, ne soit pas la seule à accéder aux éléments profonds du smartphone, c'est-à-dire le micro, la caméra, le processeur dédié à l'IA, le processeur neuronal. Donc, l'idée, c'est de pouvoir permettre à d'autres IA d'accéder à ces composants du smartphone. Et puis, ça, c'est pour l'IA, mais il y a aussi pour le search, la recherche en ligne.
Monde Numérique :
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21:56] Le moteur de recherche Google, il est très intégré, évidemment, dans Android, mais la Commission européenne souhaite que les données soient partagées avec d'autres moteurs de recherche pour ne pas défavoriser ces tiers. C'est exactement la même histoire que ce qui s'est passé avec Apple, en réalité. C'est-à-dire que l'écosystème de l'iPhone ou l'écosystème des smartphones Android, évidemment, ils sont taillés sur mesure pour les outils de ces marques et quand tu es un prestataire extérieur, eh bien, tu as un peu de mal à...
Monde Numérique :
[
22:32] Proposer la même expérience aux utilisateurs puisque tu n'as pas accès aux mêmes éléments. Donc voilà, il y en a pour plusieurs mois avant qu'on sache un petit peu ce qui va se passer.
Invité :
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22:42] Mais tu parles d'Apple en disant que c'est un peu la même chose, sauf qu'à Apple, eux, ils n'ont pas ce problème-là parce qu'Apple Intelligence, ça ne fonctionne pas. Sauf que, sachant que Gemini, l'équipe de Google, de Gemini, va travailler sur le développement du nouveau Siri, j'imagine que ça, ça va avoir des conséquences dans le développement. Et là, ce serait intéressant de voir si, sachant ça, Sachant ce que l'Europe demande, est-ce qu'Apple va quand même fermer les écoutilles ou va laisser les écoutilles ouvertes? Ça va être intéressant de voir. Et ça, on va voir, ce sera un bel exemple sur la bonne volonté d'être un citoyen corporatif exemplaire par rapport aux demandes européennes.
Monde Numérique :
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23:21] Non, mais on rigole, mais c'est d'une complexité, d'une ampleur, ces histoires-là. C'est incroyable. C'est absolument incroyable.
Monde Numérique :
[
23:29] Bon, autre actualité judiciaire ou en tout cas politico-judiciaire, Bruno, ça, c'est chez toi, spécifiquement au Canada. Ça avait été très gros, je crois. C'est le départ de Meta, enfin, la section actualité de Meta qui avait été fermée, en fait, et qui pourrait revenir, si j'ai bien compris.
Invité :
[
23:48] Oui, je te ramène. 2023, c'est le dépôt d'une loi, c'était fait pendant l'été sous l'administration Trudeau, où on disait à partir de maintenant, il s'adressait au grand réseau américain, si vous désirez partager de l'information qui vient des médias, vous devrez payer des redevances à ces médias-là. Et évidemment, ça ne faisait pas l'affaire de tout le monde. Facebook s'est retiré de la table. Ils sont vraiment partis des négociations en disant « nous on ne paie pas ». Et Google est resté à la table. Eux, ils ont décidé de chaque année mettre 100 millions sur la table.
Monde Numérique :
[
24:24] Mais donc, ils ont fermé le service Google Actu, Méta Actu, c'est ça? Facebook Actu, en fait.
Invité :
[
24:29] Pire que ça, au Canada, tu ne peux pas partager un texte qui vient d'un média qui soit canadien ou étranger.
Monde Numérique :
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24:36] Sur Facebook.
Invité :
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24:37] Par exemple, je vois un texte intéressant de BFM ou de France Télévisions, je ne peux pas le partager.
Monde Numérique :
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24:47] D'accord.
Invité :
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24:47] C'est aussi simple que ça.
Monde Numérique :
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24:49] Tu ne peux pas le partager sur mon compte Facebook. Oui, sur ton compte Facebook. Oui, ça concerne le comité. Oui, d'accord. Et alors là, il faut revenir?
Invité :
[
24:58] Là, c'est ça. Alors évidemment, ça fait mal parce qu'on s'est rendu compte que depuis 2023, il y a eu des élections provinciales, il y a eu des élections fédérales. Et puis, il y a eu surtout des crises et des situations de sécurité civique où on s'est rendu compte qu'on ne pouvait plus se tourner vers Facebook. Parce qu'il interdisait d'envoyer de l'information à ses abonnés. Alors, imagine-toi, pendant les feux en Colombie-Britannique ou au Manitoba, toutes les villes, tous les médias voulaient donner de l'information. Puis, on disait non, vous ne pouvez pas. Ça a été le bordel. Les médias ne pouvaient plus informer les gens. Alors là, il y a eu de la pression qui a été faite à Ottawa. Et il y a des gens maintenant qui représentent le gouvernement et ont réinvité Facebook à la table en disant, On va montrer un peu de flexibilité si vous ramenez la possibilité pour les Canadiens et les Canadiennes de partager de l'information et aux médias de partager leur contenu sur votre réseau. Alors, il va falloir voir parce que parallèlement, il y a quand même Google qui paye 100 millions par année. Eux, du côté du gouvernement, quand on leur parle, ils disent « on… », On va essayer de trouver un terrain d'entente, mais je ne suis pas sûr que… Oui.
Monde Numérique :
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26:10] C'est un peu le gouvernement canadien qui se plie, finalement, là.
Invité :
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26:15] C'est ça? Qui est en discussion, oui, pour montrer un peu de flexibilité. Il faudra voir.
Monde Numérique :
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26:21] Intéressant. Et puis, en plus, si on prend un peu de recul, ça montre bien, encore une fois, l'importance prise par ces plateformes. Ça devient des services publics, quasiment, dont on a absolument besoin.
Invité :
[
26:31] Ça, ça serait un bon sujet, ça, avec François Sorel. Je suis sûr qu'il y a une autre question.
Monde Numérique :
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26:35] Pour le dimanche ou pour le dimanche d'après.
Monde Numérique :
[
26:40] De quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet, Bruno?
Invité :
[
26:44] Écoute, j'attirais l'attention de tes auditeurs et de toi-même sur un seul sujet, qui vaut vraiment la peine. Cette semaine, j'accueille Emmanuelle Petiot. Elle est spécialiste 24 heures sur 24 d'un seul réseau social, LinkedIn.
Monde Numérique :
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27:01] Ah, oui.
Invité :
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27:02] Elle sait tout sur LinkedIn et vous allez tomber en bas de votre chaise. J'ai pris à enregistrer l'entrevue. LinkedIn, cette année, ils ont tout changé. Ils ont tout changé, la façon... Si tu pensais que de publier, de publier, de publier... On en a déjà parlé, nous, ensemble, puis ça a été évoqué ailleurs. La Facebookisation de LinkedIn, pendant la pandémie, à un moment donné, on avait l'impression que les gens mettaient leur journal personnel là-dessus. Bien là, LinkedIn a fait un grand virage à 180 pour arrêter cette hécatombe-là et donc elle L'algorithme a été revu de fond en comble et maintenant, les priorités, si vous désirez utiliser LinkedIn et vous désirez avoir une place de choix, c'est possible, mais il y a une recette à suivre, il y a des priorités à prendre et Emmanuel, dans l'entretien, nous raconte tout ça. C'est vraiment intéressant. Du temps bien investi, si vous avez l'occasion d'écouter cette entrevue-là, vous allez voir, vous n'avez pas peur de votre temps.
Monde Numérique :
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28:03] À LinkedIn, c'est un réseau super intéressant, c'est un réseau professionnel. Bon, régulièrement, on se plaint de LinkedIn. Il y avait la dérive Facebook. Aujourd'hui, c'est un peu la dérive IA. On voit bien, il y a énormément de posts qui sont écrits par l'intelligence artificielle. Ce que moi, personnellement, je ne critique pas, à condition qu'on repasse derrière et qu'on sente un peu une patte humaine, parce que le copier-coller, bête et méchant. Genre, écris-moi un post inspirant pour expliquer comment j'ai réussi ma startup. Bon, ça, c'est un peu l'overdose. Non, mais c'est très intéressant. Tu me donnes des idées. Tiens, allez, j'aimerais bien faire la même chose avec LinkedIn France, moi. Si vous nous écoutez, chers responsables de LinkedIn France, n'hésitez pas. Je serais ravi de vous accueillir dans mon numérique.
Invité :
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28:49] Et puis, s'ils ne répondent pas dans la semaine, je t'invite à parler avec Emmanuel Pétiot, qui habite dans le sud de la France.
Monde Numérique :
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28:56] Ah, mais elle est française?
Invité :
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28:57] Ben oui.
Monde Numérique :
[
28:58] Ah bon? Ah oui? Je croyais que c'était LinkedIn Canada, moi.
Invité :
[
29:02] Non, non, non, non. C'est LinkedIn Worldwide qui a changé. Oui.
Monde Numérique :
[
29:07] Ah, oui. Alors, n'écoutez pas l'interview de mon carnet, j'irais l'interview.
Invité :
[
29:11] Au contraire, écoutez-la et comparez le style d'interview. Ça, c'est fascinant. Quand on a des invités en garde partagée, j'entends souvent ça, les gens disent, je l'avais entendu chez Jérôme, puis tu l'as eu ou l'inverse.
Monde Numérique :
[
29:24] Je l'entends chez vous.
Invité :
[
29:25] C'est pas pareil. Non, c'est pas du tout pareil. Et puis, on n'a pas les priorités aux mêmes endroits.
Monde Numérique :
[
29:29] Non, c'est sûr.
Invité :
[
29:30] Et les intérêts, même chose. Alors, c'est complémentaire.
Monde Numérique :
[
29:33] Merci du tuyau. Écoute, ça fait plaisir.
Invité :
[
29:36] Et puis, c'est juste, si je ne te donne pas ses coordonnées, vous la retrouverez sur LinkedIn. Elle est là. Emmanuel Petit.
Monde Numérique :
[
29:42] On voit ses coordonnées.
Invité :
[
29:43] D'accord, j'ai compris. Bon, qu'est-ce que je te souhaite pour la fin de semaine? Parce que grosse fin de semaine, si t'accueilles François Sorel.
Monde Numérique :
[
29:50] Oui, enfin bon, ça va. Ce n'est pas Michael Jackson non plus.
Invité :
[
29:56] Écoute, est-ce que c'est cette semaine qu'on va avoir, tu m'avais promis que tu allais revoir le générique d'ouverture.
Monde Numérique :
[
30:02] Oui.
Invité :
[
30:02] Juste pour ça, il faut le regarder. C'est un peu comme les pubs pendant le Super Bowl, juste pour...
Monde Numérique :
[
30:07] J'ai toujours fait du sol au plafond pour le grand débrief. Nouveau générique, nouvelle musique, nouvel habillage.
Invité :
[
30:13] Nouveau plateau, nouveau...
Monde Numérique :
[
30:14] Nouveau plateau, un truc de dingue. Non, non, ça reste... Comme on est international, ça reste de la visio. Voilà.
Invité :
[
30:21] D'accord.
Monde Numérique :
[
30:21] Bon, merci Bruno.
Invité :
[
30:22] Mais un jour peut-être avec la visio français, tu sais.
Monde Numérique :
[
30:25] Exactement. Oui, c'est vrai. Question d'être en sécurité. Je crois qu'on va être obligé de l'utiliser en plus.
Invité :
[
30:33] Un autre sujet ça hé Jérôme merci d'être passé dans mon carnet et puis je salue tes auditeurs et je te salue aussi merci.
Monde Numérique :
[
30:39] À toi d'être passé dans le monde numérique et je te dis à la semaine prochaine Bruno salut.
Invité :
[
30:54] Monde numérique, le meilleur de la tech.
Monde Numérique :
[
31:04] Oyez, oyez, braves gens, ne partez pas. C'est la suite du podcast L'Hebdo de Monde Numérique. Et on va passer à la séquence invité, comme chaque semaine, avec deux invités cette semaine. D'abord pour aborder un sujet d'actualité qui fait pas mal de bruit, pas forcément en bien. C'est cette polémique, ou en tout cas, tout d'abord, cette décision des pouvoirs publics français de la DINUM, la direction du numérique, de développer ses propres logiciels, notamment de visio, puis ensuite de bureautique. Vous allez voir que ça grince du côté des entreprises françaises privées spécialisées sur ces secteurs. Et puis, on va s'intéresser aussi à l'impact de l'intelligence artificielle, à la fois l'impact environnemental. C'est un sujet récurrent, il y a des choses intéressantes à préciser là-dessus. Et puis l'impact financier aussi, avec une conséquence très concrète qui pourrait nous concerner assez vite. Attention, l'IA pourrait coûter plus cher, nous prévient notre invité. Les interviews qui vont suivre sont proposées en version intégrale si vous écoutez Monde Numérique, l'hebdo premium sur Apple Podcasts ou Spotify. Sinon, retrouvez-les en version longue la semaine prochaine en épisodes séparés sur le fil du podcast Monde Numérique.
Monde Numérique :
[
32:20] Bonjour Renaud Ghia.
Invité :
[
32:22] Bonjour.
Monde Numérique :
[
32:22] Vous êtes président de Tixeo, une société spécialisée dans les logiciels de visioconférence sécurisés pour les entreprises. La DINUM, la Direction du Numérique, Service de l'État, est en train de développer des logiciels pour les administrations. Et alors le fait que l'État se mette aujourd'hui à développer ses propres logiciels pour ses services, Eh bien, ça vous pose un problème, à vous et à d'autres entreprises du secteur, parce que vous estimez que c'est une forme de concurrence déloyale, c'est ça ?
Invité :
[
32:55] Oui, c'est un petit coup de gueule, enfin, un coup de gueule dans le sens où, on trouve la situation pas normale, c'est-à-dire qu'on se retrouve. Déjà, il faut juste connaître le contexte de notre marché. Dans le domaine de la visioconférence, moi, mes concurrents, c'est Teams, c'est Cisco, c'est Google, c'est Zoom, donc c'est des géants. Donc, on est déjà David contre Goliath. Et là, maintenant, on va avoir un autre concurrent qui est l'État lui-même. Donc, on trouve la situation un petit peu difficile.
Monde Numérique :
[
33:24] C'est un coup de poignard dans le dos ?
Invité :
[
33:27] Un coup de poignard dans le dos. En tout cas, déjà, c'est une incohérence. C'est-à-dire que l'État, il y a des bonnes actions pour stimuler l'écosystème numérique à travers France 2030. Tixeo, il y a deux, trois ans, on en a bénéficié et c'est une bonne chose.
Invité :
[
33:42] Et en même temps, là, on nous ferme du jour au lendemain. le marché des administrations publiques. Et ce marché-là, il est important pour dynamiser l'écosystème. Je veux dire, par là, comment voulez-vous qu'une entreprise progresse, s'exporte si l'état dans lequel il y est lui coupe une partie du marché intérieur ? Ce n'est pas une bonne stratégie. Il y a une sorte vraiment d'incohérence dans la stratégie globale de l'État. C'est-à-dire, d'un côté, on va aider, puis de l'autre, en fait, on coupe le marché, ce qui est hommage. D'autant plus qu'il y a des solutions réellement souveraines dans l'écosystème français, peut-être plus que ceux qu'ils ont développés à l'interne basé sur des briques open source. Ça, c'est le premier point. Et puis, le deuxième point, on peut s'interroger sur est-ce que c'est le rôle de l'État d'être éditeur de logiciels. Si on transpose ça de l'industrie numérique à une autre industrie ça ferait bizarre imaginez que les policiers ont besoin de voitures pourquoi l'état construire des voitures pour les policiers parce que c'est bizarre il se passe la même chose pour l'industrie du numérique et, je ne remets pas en cause les sens eux-mêmes, c'est-à-dire gagner en souveraineté ça c'est important c'est important que les fonctionnaires n'utilisent plus des solutions américaines comme Teams, Zoom.
Invité :
[
35:02] Ou autre, il y a vraiment des risques derrière, puisqu'en plus, ils ont des contraintes légales fortes, ces éditeurs-là. Donc ça, la cause est bonne, la solution est bonne. Elle est, à mon avis, pas bonne et ce n'est pas la bonne solution de se mettre en opposition avec l'écosystème. L'État doit être le catalyseur de l'écosystème, il doit être le terreau, il doit l'entretenir, il doit le faire grandir, il ne doit pas se mettre en concurrence avec cet écosystème.
Monde Numérique :
[
35:30] Cela dit, on peut voir aussi l'autre côté des choses, qui est que ça va être une solution clé en main, gratuite en plus et souveraine pour les fonctionnaires.
Invité :
[
35:42] Alors, si on discute de souveraineté, qu'on va voir dans les détails, ça se discute. Je m'explique. En définitive, là, la solution de l'éta, je parle pour la brique visio, elle se base sur une solution qui s'appelle LiveKit, qui est une solution américaine. C'est deux personnes, deux Américains à San Francisco qui ont créé LiveKit. Donc, la brique, le moteur visio de la suite souveraine française, c'est américain.
Monde Numérique :
[
36:08] Oui, mais c'est de l'open source. Vous voulez dire que, malgré tout, ce ne serait pas véritablement souverain ?
Invité :
[
36:16] Moi, je me pose la question, est-ce que les équipes à la DINUM ont la maîtrise technologique de cette brique américaine ? Voilà, ça, c'est une question. Je n'ai pas la réponse. Ça serait une brique française, je ne me poserai pas la question. Là, c'est une brique américaine. Donc, on peut se poser légitimement cette question. D'autant plus que... Le monde open source, si vous voulez, il faut souvent qu'on fonde open source et souveraineté. Ce n'est pas parce que la brique est open source que de suite, elle est souveraine.
Monde Numérique :
[
36:44] Ça permet quand même de voir un peu comment ça fonctionne.
Invité :
[
36:47] Oui, mais dans la pratique, l'open source vit beaucoup avec les entreprises. Et nous, ça nous est arrivé de sponsoriser des projets open source, voire d'embaucher des contributeurs en projet open source pour le faire évoluer. Et pourquoi les entreprises font ça ? Elles font ça tout simplement parce qu'elles n'ont pas forcément la compétence en interne. Et quand on n'a pas la compétence à l'interne, on n'a pas forcément la maîtrise de la technologie. Donc, l'open source peut faciliter cette maîtrise de la technologie, mais elle ne va pas la garantir. C'est là où il ne faut pas qu'il y ait cet amalgame et confondre ces deux choses. Et souvent, dans le raisonnement, on va dire, c'est open source, j'ai accès aux sources, donc je peux m'accaparer la technologie. Ce n'est pas si simple que ça. J'ai les plantes d'un moteur, ça ne veut pas dire que je saurais le faire fonctionner, le faire évoluer et le maintenir dans le temps si les ingénieurs originels ne sont plus là. Donc ça, c'est important. Moi, j'ai mis quand même l'interrogation,
Invité :
[
37:38] sur la réalité open source, la réalité souveraine de ce projet Visio de la DIME.
Monde Numérique :
[
37:44] Alors en plus, je le disais en début d'entretien, il n'y a pas que la Visio derrière le projet, c'est celui d'une suite bureautique complète qui s'appelle La Suite. Ça veut dire que c'est tout un écosystème aujourd'hui qui se retrouve fragilisé ?
Invité :
[
37:57] C'est ça. Il y a tout le pan collaboratif de l'IT en France qui est concerné. Les emails, la visio, les échanges de fichiers la gestion de projets tout ça c'est des produits qui vont être dans la suite numérique et qui vont rentrer de facto en concurrence avec tous les éditeurs de logiciels français qui proposent ce type de service depuis des années et enfin, c'est pas logique c'est pas normal qu'on est vraiment dans une situation de concurrence déloyale tout simplement parce que le produit, la Métropole qui va choisir la suite numérique de la DINUM enfin je les comprends c'est gratuit donc ils ont tout intérêt de leur point de vue bien sûr mais d'un point de vue macro c'est une ânerie, monumentale voilà et je pense que les les les on en est arrivé sur des mauvais postulats de raisonnement c'est à dire à la base, ces histoires de on conflit open source et souveraineté c'est souvent des des patterns qui font que on fait ce type de raisonnement et là on croit avoir une suite souveraine mais moi je ne suis pas persuadé de la souveraineté à 100%, si un jour le kill switch il faut se poser la question toujours ce fameux kill switch des américains si un jour il s'active, qu'est-ce qui se passe ? C'est-à-dire le fait de couper à distance tous les services numériques, de quelque sorte de manière que ce soit c'est intéressant de se projeter dans ce scénario-là est-ce qu'on sera résilient en longtemps ? c'est des questions qu'il faut se poser.
Monde Numérique :
[
39:25] Merci Renaud Ghia président de la société Tixeo merci beaucoup,
Monde Numérique :
[
39:39] Bonjour Albert Meige.
Invité :
[
39:40] Bonjour Jérôme.
Monde Numérique :
[
39:41] Vous êtes associé au sein du cabinet de conseil Arthur Delittle, vice-président de l'association Impact AI et co-auteur d'un rapport de l'Institut BlueShift, pour être précis, sur les impacts et les coûts cachés de l'intelligence artificielle. Alors en gros, ce que dit ce rapport, c'est que l'IA, c'est fantastique, mais ce n'est pas anodin en termes d'impact environnemental et aussi tout simplement financier. et vous dites « attention, ça va coûter de plus en plus cher ».
Invité :
[
40:12] Oui, on a l'impression quand on utilise l'IA que c'est un logiciel comme les autres, un software comme les autres, alors qu'en réalité derrière, il y a une infrastructure physique et cette infrastructure devient une infrastructure critique au même titre que d'autres types d'infrastructures. Et quand on utilise, on ne se rend pas toujours compte du coût que ça peut représenter. Et il y a un découplage complet entre les investissements qui sont faits, qui se chiffrent en milliards, enfin même en dizaines, voire centaines, voire milliers de milliards d'euros ou de dollars. Vous avez peut-être vu, sans doute vu passer les derniers tours de table d'OpenAI de 40 milliards, les investissements qu'ils veulent faire d'ici 2030, qui se chiffrent en milliers de milliards. Et donc, quand on regarde ces investissements et qu'on les met en regard de la valeur qui est effectivement créée, du chiffre d'affaires qui est généré, Il y a un découplage complet, si bien qu'aujourd'hui, le modèle économique, et en particulier pour les investisseurs, il ne fonctionne pas. Et ce que ça veut dire, et c'est une des conclusions qu'on tire dans le rapport, c'est qu'il n'y a pas d'autre solution à ce qu'à un moment donné, les prix augmentent.
Monde Numérique :
[
41:18] Donc pour vous, ça va augmenter, le ChatGPT ou Gemini à 20 dollars ou même à 8 euros, ça ne va pas durer.
Invité :
[
41:26] Ça ne peut pas durer sous cette forme-là.
Monde Numérique :
[
41:28] Il y a la pub aussi qui arrive pour le grand public.
Invité :
[
41:31] Alors, quand je dis le prix va augmenter, ça va augmenter d'une manière ou d'une autre. Donc, ça peut être en euros, en dollars, et ça peut être à travers la pub ou à travers d'autres mécanismes de financement. Et il y a un scénario que je n'exclurai absolument pas, c'est que demain, soit les États-Unis, soit OpenAI ou les fournisseurs de solutions décident que l'IA pour les entreprises ou les individus européens, c'est cinq fois plus ou dix fois plus.
Monde Numérique :
[
41:57] D'où l'intérêt de développer des modèles souverains, européens, français. On pense bien sûr à Mistral, ils sont un peu seuls, il n'y en a pas beaucoup d'autres. Donc ça, c'est l'autre coup, entre guillemets, c'est l'impact sur la souveraineté numérique. C'est la question de la souveraineté numérique.
Invité :
[
42:20] C'est exactement ça. Donc il y a effectivement, comme vous le dites, il y a développer nos propres modèles, mais il y a aussi développé notre propre puissance de calcul parce qu'aujourd'hui, on dépend quand même assez largement de la puissance de calcul non européenne. Et on a effectivement, pour en parler un petit peu de souveraineté européenne, la chaîne de valeur de l'IA est extrêmement concentrée et on a tous en tête la concentration du côté applicatif, que ce soit le cloud, les écosystèmes de données, les applications... Mais en fait cette chaîne de valeur elle est aussi extrêmement concentrée sur les phases amont avec le design des processeurs avec Nvidia qui a, plus de 80% du marché la lithographie qui est une des phases importantes de la fabrication des processeurs, alors là on a de la chance c'est une entreprise européenne ASML qui a 100% du marché qui.
Monde Numérique :
[
43:14] Fabrique les machines qui permettent de le faire qui.
Invité :
[
43:16] Fabrique les machines qui permettent de faire la lithographie Voilà.
Monde Numérique :
[
43:19] Mais ce n'est pas elles qui fabriquent les puces.
Invité :
[
43:21] Ce n'est pas elles qui fabriquent, parce qu'ensuite, c'est fabriqué, c'est principalement l'écosystème taïwanais. Mais la bonne nouvelle dans tout ça, c'est qu'aucune entreprise et aucune nation n'est véritablement autonome, même pas les Américains. Et donc ça, ça peut aussi donner un certain nombre de leviers. L'écosystème taïwanais, il n'est pas prêt d'être appliqué sur le sol américain avant 10 ou 15 ans.
Monde Numérique :
[
43:39] Et oui, tout le monde est interdépendant, en réalité. Alors, au-delà du coût financier, il y a un autre point que vous soulignez, que l'on connaît, qu'on évoque déjà, mais que vous mettez en chiffre, si on peut dire, c'est le coût environnemental de l'intelligence artificielle.
Invité :
[
43:55] Vous savez aussi bien que moi qu'il y a une explosion du nombre d'utilisateurs qui va d'ailleurs être exacerbée dans le futur par toutes les applications embarquées de l'IA, c'est-à-dire l'IA qui est directement embarquée au sein du navigateur web, voire au sein du système d'exploitation, qui fait que demain, on va utiliser l'IA sans même savoir qu'on utilise l'IA, parce que ce sont nos outils qui l'utilisent à notre place. Il y a une explosion de la complexité des requêtes. Un truc qu'on n'a pas forcément en tête, c'est qu'une requête simple sur un chat GPT version 4, en termes de consommation énergétique, c'est à peu près la même chose qu'une requête sur Google. En revanche, quand on fait la même requête sur GPT 5, dernière version, le coût énergétique est quasiment 100 fois plus élevé. Je ne vous parle pas de tout ce qui est génération de vidéos, qui, pour l'instant, sont quasiment gratuits. Mais un des chiffres qui me sidère, c'est générer 5 minutes de vidéo sur Gemini. Ça consomme autant d'énergie que chargée une Tesla. Donc, sur le long terme, on voit bien que ça ne peut pas durer.
Monde Numérique :
[
45:01] Albert Mej, on est sûr de ces chiffres, parce que régulièrement, il y a des chiffres qui sont avancés. Je ne dis pas ça pour vous. Des chiffres qui sont avancés. Et puis après, on s'aperçoit qu'en fait, ça a été calculé un peu avec les pieds c'est très difficile quand même de mesurer l'impact environnemental de l'IA.
Invité :
[
45:22] C'est très difficile et en particulier à cause du fait que le reporting et la transparence qu'on exigeait des fournisseurs de solutions ou qu'on exige des fournisseurs de solutions ou qu'on devrait exiger, a progressé jusqu'à 2023, il y a eu un pic en 2023 au niveau de la transparence à partir de 2024 il y a eu un écroulement de la transparence et 2025, c'est guère mieux. Donc, on ne va pas dans le bon sens. C'est très difficile de trouver des chiffres. On a fait pour l'étude sur les dépendances cachées d'IA, on a fait une soixantaine d'entretiens avec des experts à la fois chez les entreprises utilisatrices et les startups et les grands fournisseurs de solutions. Donc, on n'est pas revenu à obtenir des chiffres qui sont relativement fiables. En revanche, la difficulté qui subsiste, c'est qu'il n'y a pas de standardisation dans ces chiffres. Donc, les protocoles de mesure ne sont pas forcément les mêmes d'un modèle à l'autre. Et donc, parfois, on peut se retrouver à comparer des choux et des carottes, si vous me passez l'expression. Mais les chiffres que j'avance sont relativement certains.
Monde Numérique :
[
46:23] Est-ce que ça a du sens de parler de sobriété numérique en tant qu'utilisateur de l'IA, que ce soit les entreprises elles-mêmes ou même les particuliers ? Est-ce qu'il faut faire attention à ne pas trop demander au LLM ?
Invité :
[
46:41] Oui, plusieurs niveaux de réponse. Premier niveau de réponse, le LLM n'est pas la réponse à tout. Il y a tout un tas d'applications où on n'a pas besoin d'IA générative, où on n'a pas besoin de LLM. Ça reste néanmoins d'intelligence artificielle, mais on est sur des modèles qui sont beaucoup moins gourmands d'un point de vue énergétique, mais précisément conçus pour une tâche spécifique.
Invité :
[
47:02] Après malgré tout ce qui drive aujourd'hui l'explosion des besoins en puissance de calcul ce sont les lèmes que ce soit pour le texte mais aussi la génération d'images et la génération de vidéos, je pense qu'il y a des usages qui vont disparaître enfin disparaître dans le sens où toutes les vidéos de chats qui font n'importe quoi et qui ne servent pas à grand chose qui sont utilisées sur TikTok aujourd'hui elles sont quasi gratuites mais vu le coût notamment énergétique, elles ne resteront pas gratuites. Donc, elles risquent de se transformer. Mais il y a des chiffres derrière ça qui sont, je pense, qui sont importants d'avoir en tête parce qu'il y a eu un peu un discours de greenwashing autour de ces outils en disant, ne vous inquiétez pas, ce qui coûte cher, c'est l'entraînement de l'IA. En revanche, l'utilisation de ces outils ne coûte pas cher. Mais en fait, ça, c'est vrai quand il s'agit de quelques requêtes. Mais quand on parle de centaines de millions d'utilisateurs et qu'on passe à l'échelle, en fait, on a 95% sur l'ensemble du cycle de vie d'un LLM, on a 95% de la consommation énergétique qui est sur l'utilisation et non sur l'entraînement.
Monde Numérique :
[
48:15] Est-ce qu'on ne peut pas, malgré tout, avoir espoir dans l'amélioration de ces systèmes-là ? On sait que toute l'histoire du numérique, c'est une histoire d'efficience au fur et à mesure. Les systèmes deviennent plus performants, moins consommateurs en énergie et en ressources.
Invité :
[
48:32] Oui, évidemment, vous avez complètement raison. Les modèles vont s'améliorer d'un point de vue énergétique. Après, il y a toujours la question du fameux effet rebond, où même si les modèles s'améliorent, on va toujours utiliser le maximum de la capacité qui est disponible. Moi, j'ai commencé ma carrière dans le monde académique. Je développais des modèles numériques pour comprendre des phénomènes physiques très compliqués. Et le point de référence, c'est qu'il faut que ma simulation ait fini de tourner le lendemain. Et aujourd'hui, c'est toujours la même référence, sauf qu'on a beaucoup plus de puissance de calcul. On utilise toujours le maximum de ce qu'on a de disponible. C'est le fameux effet rebond. Donc, moi, je ne suis pas très optimiste sur le fait que la tendance de consommation énergétique à laquelle on assiste va aller en s'aménuisant. On est déjà sur des chiffres qui sont très élevés. L'IA seul, c'est 60 TWh par an. Ça risque d'être multiplié par 5 d'ici 2030.
Monde Numérique :
[
49:33] Mais il y a aussi l'impact positif de l'IA dans ce domaine que vous soulignez d'ailleurs.
Invité :
[
49:38] On a beaucoup travaillé avec mon équipe chez Arthur D. Little sur l'adaptation au changement climatique. On a sorti une très jolie étude avec les Nations Unies l'année dernière sur ce sujet-là. Et on a regardé quelles étaient les familles de technologies qui permettent d'implémenter les stratégies d'adaptation. Et en fait, une des trois familles de technologies clés, ça va être le numérique et l'intelligence artificielle. On ne s'adaptera pas aux changements climatiques sans IA. Donc, je voudrais déjà apporter ce petit bémol. Oui, qui est important.
Monde Numérique :
[
50:06] Effectivement. C'est un outil pour trouver des solutions d'optimisation, de substitution, etc.
Invité :
[
50:13] Voilà, c'est un outil qui a ses deux faces, ça compte toujours avec les points positifs et les points négatifs.
Monde Numérique :
[
50:18] Qu'est-ce que vous dites en conclusion, qu'est-ce que vous direz aujourd'hui aux entreprises et aussi aux particuliers dans leur pays, Approche de l'intelligence artificielle au quotidien ?
Invité :
[
50:30] Aux entreprises, on voit bien qu'on est dans un... En particulier les grandes entreprises qui sont exposées à des instabilités géopolitiques, bien identifier tous ces points de vulnérabilité absolument essentiels. Donc là, je renvoie à un certain nombre de choses que je viens de dire. Et au particulier, s'il vous plaît, arrêtez de générer des vidéos avec des chats. Ça équivaut à charger une pièce là.
Monde Numérique :
[
50:58] Et ben voilà le message est passé on verra s'il a des chances d'être entendu, merci beaucoup Albert Meige donc auteur de cette étude sur l'impact des coups cachés de l'IA et vice-président de l'impact AI.
Monde Numérique :
[
51:25] C'est fini pour cet épisode de Monde Numérique du 31 janvier 2026. Merci de l'avoir suivi jusqu'au bout. Merci encore pour votre fidélité. Merci d'être à l'écoute tous les jours, chaque jour, sur Monde Numérique. Un nouvel épisode. Alors, tantôt des interviews, tantôt des zooms sur des sujets d'actualité et puis parfois des rendez-vous, de grands rendez-vous. Ce mois-ci, ne ratez pas le Grand Débrief avec François Sorrel-Eboune ou Gullin Miniti. On parle de plein de choses. On revient un peu sur le CES de Las Vegas. On parle aussi justement de notre dépendance aux technologies américaines, avec une question, est-ce qu'on pourrait s'en passer du numérique américain ? Et aussi, qu'est-ce qui se passerait si on en était privé, en fait ? Et puis, on revient aussi sur le sujet des mineurs et des réseaux sociaux, avec cette loi qui est actuellement en train d'être adoptée en France. Voilà, le grand débrief, c'est des sujets sérieux, mais sans se prendre au sérieux.
Monde Numérique :
[
52:23] Ça s'écoute et ça se regarde également sur Youtube je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode de l'hebdo je vous souhaite une très bonne semaine pleine de tech salut.