Monde Numérique :
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0:10] Alors que le salon Mobile World Congress s'apprête à ouvrir ses portes à Barcelone pour son grand déballage annuel de nouveautés dans le domaine des mobiles et
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0:17] des réseaux, les ténors du secteur passent à l'attaque. Samsung dégaine ses nouveaux Galaxy S26 avec pas mal de fonctions innovantes. Merci l'intelligence artificielle. Apple n'est pas loin et fait saliver les fans en promettant des annonces dès le début de la semaine avant une keynote en milieu de semaine. Ça va bouger côté iPhone et côté MacBook. Bref, la saison des nouveautés mobiles est ouverte. On en parle dans cette émission.
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0:45] L'actu tech, c'est aussi l'IA de Google qui fait des images encore plus belles et encore plus réalistes. L'intelligence artificielle qui fait trembler Wall Street et toutes les entreprises du monde avec la peur d'une job apocalypse. Dans le débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti, on évoquera OpenAI qui a été convoqué par le gouvernement canadien suite à une tuerie intervenue en début de mois. Mistral accusé de pillage d'œuvres protégées par le droit d'auteur, ça c'est en France. Les interviews de la semaine. Dans la deuxième partie de cette émission, on va parler d'IA et de World Models. Qu'est-ce que c'est que ça exactement ? Est-ce une troisième voie pour l'intelligence artificielle française, les World Models ? Réponse avec mes invités, les cofondateurs de l'entreprise Présage. Et puis s'affranchir des outils technologiques américains, c'est possible. Il existe des alternatives européennes, Christofer Ciminelli les a recensées, c'est le Switch, il est mon invité.
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1:47] Bienvenue à l'écoute de Monde Numérique, l'hebdo du 28 février 2026.
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1:58] Avant toute chose, quelques rendez-vous à ne pas rater sur Monde Numérique très prochainement. Tout d'abord ce dimanche, 1er mars, nouveau numéro du Grand Débrief avec Bruno Guilleminetti et François Sorel. Chaque mois, on se retrouve entre la France et le Canada. On parle de plein de choses, toute l'actu du mois écoulé. Et ce mois-ci, on parle de l'impact de l'IA sur les métiers, notamment, et aussi de la conscience de l'IA. Et puis, la semaine prochaine, c'est donc le MWC de Barcelone, consacré aux technologies mobiles. Je serai sur place et je vous raconterai tout ce que j'y vois. On attend donc des nouveautés en matière de mobilité, pas mal d'épisodes à ne pas rater en audio et en vidéo, aussi sur la chaîne YouTube de Monde Numérique. Donc, abonnez-vous. D'ici là, c'est parti pour l'actu de la semaine.
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2:49] C'est la saison des smartphones qui s'ouvre avec le salon de Barcelone à partir du lundi 2 mars. Mais avant cela, en avance de phase, Samsung a dégainé cette semaine ses nouveaux flagships, ses smartphones vedettes. C'est la catégorie, c'est la génération S26, alors le Galaxy S26, Galaxy S26+, et Galaxy S26 Ultra. On ne s'étendra pas trop sur les caractéristiques techniques en détail, qui sont naturellement formidables et amazing, mais un mot quand même de cette fonction qui fait pas mal parler d'elle en ce moment. Elle avait été annoncée par Samsung il y a quelques semaines. On l'avait évoqué d'ailleurs dans Monde Numérique. C'est un système de filtre de confidentialité intégré à l'appareil. Alors on connaît les systèmes de vitres qu'on peut coller sur son téléphone pour éviter que quelqu'un puisse voir par-dessus votre épaule. Ce qu'il y a sur votre écran, au bureau, dans les transports en commun, etc. Mais là, le système est intégré directement au Galaxy S26 Ultra, donc le modèle haut de gamme. C'est un système de filtres au niveau directement des pixels.
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3:56] La particularité, contrairement à une vitre, c'est qu'on peut l'activer ou la désactiver, régler l'intensité, et même, ce qui est assez malin, l'associer à telle ou telle application, par exemple, votre appli bancaire, votre appli de messagerie, etc. Oui, parce que pourquoi ne pas le laisser tout le temps ? Parce qu'en fait, ça atténue quand même un peu la luminosité et la brillance de l'affichage. Cette fonction plutôt intéressante qui pourrait bien donner des idées à d'autres et qui permet donc à Samsung de raconter une nouvelle histoire. Autre fonction, un super système de stabilisation qui verrouille l'horizon comme sur les caméras GoPro, ce qui permet ensuite de tourner l'appareil, de le faire bouger dans tous les sens, et pourtant l'image reste parfaitement fixe. C'est assez impressionnant. Il y a tout un tas d'autres fonctionnalités améliorées ou nouvelles grâce à l'intelligence artificielle. Cela dit, la high-tech, la très high-tech a un prix, puisque ce Galaxy S26 Ultra qui concentre les principales nouveautés, à presque 1500 euros. Le S26 de base, lui, démarre à un peu moins de 1000 euros. Et entre les deux, vous avez le S26+, qui démarre à partir de 1300 euros environ.
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5:12] Côté Apple, il y a des choses en préparation également. Des annonces attendues la semaine prochaine. Alors, Apple ne participe pas, ne participe jamais au salon de Barcelone, mais la marque prend toujours un malin plaisir à court-circuiter un peu l'événement en faisant ses propres annonces en même temps. Donc il y a une keynote qui est prévue, une grande keynote prévue le 4 mars et Tim Cook a même laissé entendre qu'il y aurait des nouveautés dès le début de la semaine. Au programme, en principe, un nouvel iPhone, le 17E. Donc c'est un modèle intermédiaire qui viendrait compléter la gamme actuelle, des smartphones de génération, enfin les modèles 17.
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5:50] Peut-être aussi enfin une nouvelle version de Siri, L'assistant vocal sera-t-il enfin plus intelligent que ce que l'on connaît aujourd'hui ? Et puis on attend du neuf également du côté des MacBooks, donc les ordinateurs portables. Il y a eu une rumeur rapportée notamment par Bloomberg, qui est généralement bien informée et qui évoque peut-être une véritable révolution sur les Macs, un écran tactile. Une révolution parce qu'il n'y a jamais eu de MacBook avec écran tactile. Steve Jobs d'ailleurs était le premier à s'y opposer. Pour l'île tactile, c'était l'iPad et rien d'autre. Donc, est-ce qu'Apple, véritablement, aurait décidé finalement de mettre de l'eau dans son vin et de faire comme tout l'univers PC, où quasiment tous les PC portables sont à écran tactile ? C'est ce que croit savoir Bloomberg, mais pour l'instant, rien d'officiel, peut-être du neuf, donc vers la fin de l'année. Ce n'est pas forcément ce qui devrait être annoncé cette semaine, ça, les tactiles. Cette semaine, on s'attend, en principe, plutôt à un nouveau MacBook low cost, en tout cas moins cher, Un ordi portable donc aux environ de 700 euros selon les rumeurs. On verra bien.
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6:56] Côté hardware, toujours, on en sait un peu plus à propos du fameux futur produit mystère de la société OpenAI, maison mère de Chagipity. Parce que vous savez que depuis l'an dernier, depuis mai 2025, il y a un projet qui est dans les cartons. Sam Altman s'est associé avec Johnny Ive, l'ancien designer d'Apple, pour lancer, nous ont-ils expliqué, un produit physique qui donnerait corps, en quelque sorte, à Chagipity. Alors, depuis six mois, on a eu droit à toutes les hypothèses. Est-ce que ce sera un pendentif connecté ? Est-ce que ce seront des écouteurs intelligents ? Eh bien, selon le site The Information, il pourrait s'agir en fait tout simplement d'une enceinte connectée, genre d'Alexa en fait, avec de l'intelligence artificielle, mais en plus avec une caméra. Une caméra pour analyser ce qui se passe autour, les objets et aussi les personnes, et personnaliser les recommandations. Waouh ! Bon, c'est pas sûr que ça plaise beaucoup ça, notamment en Europe, pour des questions de respect de la vie privée. En tout cas, pour l'instant, là encore, rien d'officiel. Sur ce produit qui pourrait coûter, selon The Information, entre 200 et 300 dollars, qui ne verra pas le jour avant la fin de l'année, voire le début de l'année prochaine. Donc, il va falloir encore un peu patienter.
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8:15] Si vous avez l'habitude de générer des images avec l'IA Gemini de Google, vous allez trouver que c'est beaucoup mieux qu'avant en ce moment. Et vous l'avez peut-être déjà constaté. Il y a une explication, c'est que Google vient de mettre à jour son moteur de génération d'images. Nano Banana. Welcome to Nano Banana version 2. Il est plus rapide, il permet de générer des images plus réalistes, avec une ressemblance au personnage réel nettement améliorée. C'est ce qu'annonce Google. Et c'est vrai, on peut le constater en allant l'essayer. Tout cela, ça s'explique par, dit Google, une meilleure connaissance du monde réel. La génération de textes est également améliorée. Le texte est plus lisible, il est plus fidèle à la réalité. On sait quand les IA mettent du texte dans les images, souvent elles se trompent. Elles rajoutent des accents, des lettres en trop, etc. Donc là, ça a aussi été amélioré. Et puis côté vraiment photo, il y a des trucs assez amusants, des styles prédéfinis qui vous sont proposés. Vous pouvez mettre votre propre photo pour générer une image qui est assez bluffante. J'ai fait le test. C'est assez waouh. Bref, Google continue de faire la course en tête en matière d'intelligence artificielle générative en ce début d'année. C'est très clair.
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9:30] Il n'y a pas d'intelligence artificielle dans les aspirateurs robots, mais pourtant, ils n'ont pas fini de nous surprendre. Je vous parlais il y a une semaine ou deux de ces aspirobots de la marque DJI qui avaient été piratés, ou en tout cas, quelqu'un avait pu avoir accès aux données de près de 7000 appareils répartis à travers le monde et donc en installés chez des particuliers.
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9:53] Ce qui avait fuité, c'était carrément les plans des habitations, puisque les robots ont besoin de dresser les plans des maisons pour se déplacer, et puis également l'accès aux caméras, aux micros, etc. Bref, un piratage incroyable. Eh bien, on en sait plus aujourd'hui sur cette histoire. En réalité, ce n'est pas forcément un méchant qui a fait ça, mais plutôt un bricoleur, un ingénieur, un Français, en plus qui vit à Barcelone, visiblement, qui s'appelle Samy Asdoufal, selon la presse spécialisée, et il voulait simplement s'amuser à piloter son propre aspirateur robot, DJI Romo, avec une manette de PlayStation 5. Donc, il a bricolé le truc, il s'est fait aider par l'intelligence artificielle cloud code, afin de comprendre comment fonctionne l'appareil, les serveurs, etc. Et il a réussi à se connecter au serveur de la marque chinoise, ainsi que de fil en aiguille, il s'est retrouvé à avoir accès à plusieurs milliers d'aspirateurs robots dans 24 pays. Ça fait un peu désordre, DJI a été alerté et a immédiatement déployé des correctifs. En principe, aujourd'hui, la vulnérabilité a été corrigée.
Monde Numérique :
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11:04] C'est le scénario noir qui fait trembler l'économie mondiale. L'IA va-t-elle provoquer des licenciements en masse et, par voie de conséquence, une récession économique mondiale ? C'est un peu la crainte qui est dans beaucoup de têtes aujourd'hui et qui a pris une nouvelle tournure il y a quelques jours, en fait, avec la publication d'un billet de blog aux États-Unis émanant de l'entreprise financière Citrini Research. Un billet de bloc qui est en fait un essai d'économie fiction qui décrit un véritable scénario catastrophe lié à l'intelligence artificielle. Alors, selon ce scénario, les entreprises à travers le monde s'apprêteraient à réaliser, à intégrer véritablement l'intelligence artificielle, ce qui va leur permettre de doper leur productivité et ce qui va conduire à des licenciements massifs. Selon ce scénario, le taux de chômage aux Etats-Unis passerait ainsi de 4,3 à 10%. Les jeunes seraient les plus affectés, la tranche des 22-25 ans notamment, dans les entreprises liées au numérique précisément. En revanche, les travailleurs plus âgés, eux au contraire, tireraient leur épingle du jeu et verraient leur emploi progresser grâce à l'IA qui les rend plus productifs. Tout cela, in fine, entraînerait donc une chute de la consommation, si tout le monde est au chômage et n'a plus de revenus évidemment, et un cercle vicieux pour l'économie réelle. Bref, une véritable job-apocalypse.
Monde Numérique :
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12:30] Alors, ce n'est pas une étude à proprement parler, ce n'est pas scientifiquement une étude de prospective, c'est juste un billet de blog, mais qui a beaucoup circulé au point d'affoler Wall Street, qui a connu un mini-crack en début de semaine, et puis ça s'est propagé jusqu'ici en Europe, en France, le texte a circulé dans tous les médias et les cercles économiques, Et en plus, la semaine s'est terminée par un coup de tonnerre bien réel qui est venu presque conforter cette thèse. Cela vient de Jack Dorsey, qui n'est autre que le cofondateur de Twitter, mais surtout le PDG et cofondateur de la société Block, qui s'appelait avant Square, et qui a annoncé la suppression de plus de 40% de ses effectifs à la suite de la mise en œuvre d'outils d'intelligence artificielle au sein de son entreprise. Un peu comme si Jack Dorsey décidait tout d'un coup d'appliquer le scénario de Citrini Research. Bon, il y a beaucoup de vagues de licenciements en ce moment que l'on met souvent sur le dos de l'IA, maintenant de grandes entreprises. Souvent, on fait porter le chapeau à l'IA de manière un peu exagérée. Mais au-delà de ça, l'impact de l'IA sur l'emploi, c'est une peur qui n'est pas nouvelle.
Monde Numérique :
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13:46] Et on a un peu l'impression qu'aucun pays, d'ailleurs, n'en a vraiment pris la mesure et n'arrivent à mesurer cet impact. Mais il faut dire que les avis des experts sont partagés entre ceux qui vous expliquent que oui, on va tous se diriger vers une extrême pauvreté et au contraire, ceux qui vous disent que non, c'est juste la transition vers une phase et une ère d'abondance où tous les biens et services de consommation courante seront produits à très bas coût et donc ne coûteront plus rien et tout le monde pourra en profiter. C'est l'ère d'abondance, notamment envisagée et imaginée par Elon Musk. D'ailleurs, je vous en parle dans un épisode de Monde Numérique en date du 20 février de cette histoire d'abondance. Donc, si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas à écouter cet épisode. Voilà pour l'actu de la semaine. Sachez que cette séquence actue est disponible également en vidéo sur la chaîne YouTube de Monde Numérique. Avant d'aller plus loin, un mot de Frogans, partenaire de l'hebdo de Monde Numérique. En 2025, je vous ai fait découvrir cette initiative technologique unique au monde, une nouvelle manière de consulter, de publier du contenu en ligne. Frogans fait sortir Internet du cadre avec des sites graphiques simples, très fluides, 2026 sera une année décisive pour Frogance, qui s'adresse pour l'instant en priorité aux développeurs. Comment ça marche concrètement ? Alexis Tamas, cofondateur de Frogance.
Invité :
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15:12] Le fonctionnement de Frogance, du point de vue de l'utilisateur final, c'est une application. Alors sur un téléphone, ça vient d'un store tout à fait traditionnel. Sur un ordinateur, pareil, on télécharge un petit logiciel qui s'appelle Frogance Player, qui est disponible gratuitement, qui ne nécessite pas d'enregistrement de la part des utilisateurs et qui est distribué par l'OP3FT, qui est en charge de la standardisation de Frogance.
Monde Numérique :
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15:31] Et pour en savoir plus, rendez-vous sur f2r2.fr. Salut, Bruno Guglielminetti.
Invité :
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15:44] Salut, Jérôme Colombain à Paris.
Monde Numérique :
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15:46] Dis-moi, Bruno, où es-tu cette semaine? Je crois que tu es très, très loin de chez moi et aussi même de chez toi.
Invité :
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15:53] Oh, tu es au Québec, tout est prêt. Je suis à Rimouski, dans le Bas-Saint-Laurent. C'est quelque part entre Québec et la péninsule gaspésienne. D'accord. C'est un beau coin. Je suis ici pour donner une conférence. J'ai rencontré des gens d'affaires du coin. Mais on est sur le fleuve. C'est la mer rendue ici.
Monde Numérique :
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16:15] Wow, c'est magnifique. Je regarde sur la carte. Tu es presque au bord de l'océan Atlantique.
Invité :
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16:22] Si j'en vois la main, peut-être que je peux voir les gens de Saint-Pierre-et-Miquelon.
Monde Numérique :
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16:27] De Saint-Pierre-et-Miquelon? J'exagère. Ça fait rêver. Bon, Bruno, actualité un peu chaude et un peu tragique même chez toi cette semaine. On se souvient de cette tuerie qui avait eu lieu au Canada c'était où ?
Invité :
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16:46] Colombie-Britannique c'est ça ? Colombie-Britannique ouais exactement.
Monde Numérique :
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16:49] 8 morts, je crois.
Invité :
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16:51] Et oui, puis une douzaine, 25 blessés. Et ça s'est fait, donc c'est ça, puis c'est autour du 10 février. Et déjà, c'est...
Monde Numérique :
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17:03] Alors, quel rapport avec la tech? C'est un rapport avec l'IA, en fait.
Invité :
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17:05] Bien, exactement. Et c'était assez douloureux. Moi, j'étais content de ne pas en avoir parlé. Mais là, cette histoire-là vient de ressortir. C'est le Wall Street Journal qui a sorti vendredi dernier. Cette histoire que les gens de OpenAI, donc qui gèrent ChatGPT, ont eu vent en juin dernier, donc ça commence à faire plusieurs mois, d'échanges entre, celle qui a commis la tuerie.
Monde Numérique :
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17:31] Entre elle – Oui, parce que c'était une jeune fille de 18 ans. – Exactement, oui.
Invité :
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17:34] Et donc, entre elle et ChatGPT, et donc des discussions assez écorcées sur son plan, ce qu'elle voulait faire, Et puis, elle discutait avec l'IA pour valider certains scénarios. Et donc, ça a été assez critique à un point tel que le système automatique qui est piloté par l'IA de OpenAI a trouvé, a marqué cette conversation-là, l'a tout de suite identifié et envoyé aux gens qui s'occupent de la sécurité chez OpenAI.
Monde Numérique :
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18:03] Oui, parce que maintenant, il y a une détection automatique dans Tchadipity qui a été mise en place il n'y a pas très longtemps, d'ailleurs.
Invité :
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18:09] Oui, et donc cette conversation, cet échange-là a été porté à l'attention des gens de OpenAI et puis, écoute, ils ont été une douzaine d'employés d'OpenAI à discuter de cette histoire-là pour finalement décider de ne pas aviser les corps policiers canadiens de cette situation. De cette opération-là ou discussion d'opération-là. Et évidemment, la question, c'était de savoir est-ce qu'ils auraient dû ou à partir de quel moment on l'a fait. Mais là, suite à la divulgation de cette information-là, vendredi dernier dans le Wall Street Journal, là, il y a le grand ministre de l'IA, Evan Solomon, ministre canadien, qui a dit non, mais ça n'a pas de bon sens. Alors, il a convoqué à Ottawa les responsables de OpenAI pour avoir le fin fond de l'affaire et lui dire qu'ils n'étaient pas du tout impressionnés par la façon qu'ils avaient piloté ce dossier-là parce qu'ils se disaient, écoutez, vous déteniez de l'information qui aurait pu sauver la vie à des Canadiens et vous auriez dû la communiquer. Alors, ils sont repartis évidemment un peu la queue entre les jambes, mais de l'autre côté, on sent que le gouvernement canadien n'est pas vraiment content. Mais ça ramène l'histoire de la cybersécurité et de la veille par rapport à ce type d'utilisation de l'IA et des réseaux sociaux à partir de quel moment on communique avec les corps policiers.
Monde Numérique :
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19:32] Oui, bien sûr. En plus, c'est quelque chose qui risque de se reproduire. Malheureusement, oui. C'est toute la question de la responsabilité de ces plateformes, en fait. Oui. Ok, bon, écoute, mais on ne sait pas, pour l'instant, il n'y a pas de suite particulière, il n'y a pas de...
Invité :
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19:51] Non, mais ce qui est particulier dans cette histoire-là, c'est que la journée de l'attentat, il y avait des gens qui avaient partagé sur les réseaux sociaux des captures d'écran de Roblox où la demoiselle avait été créée un centre commercial. Virtuels, où elle tirait sur des gens. Évidemment, ça a été, aussitôt que Roblox a vu ça, ils ont retiré ça, mais ça avait été peu partagé à l'époque, il y a quand même des captures d'écran qui circulaient sur les réseaux sociaux. Alors, c'est de voir, puis pour les enquêteurs, évidemment, d'avoir accès à tout ça, ça leur donne une meilleure idée du profil de la tueuse.
Monde Numérique :
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20:32] Malheureusement, un peu tard.
Invité :
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20:34] Exactement.
Monde Numérique :
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20:35] Malheureusement, un peu tard, oui, tout à fait. Bon, donc, affaire à suivre.
Invité :
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20:38] – Oui, mais chez vous, ça bouge quand même. Puis on reste dans le domaine de l'IA. Je pense à votre fleuron mistral qui est dans la tourmente. D'avoir avancé la vie ?
Monde Numérique :
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20:51] Effectivement, Mistral qui est accusé d'avoir joué les mauvais garçons, c'est une enquête de Mediapart qui a révélé que ils avaient fait comme tout le monde, comme les autres, comme les Américains. Ils auraient entraîné leur modèle d'IA avec des contenus protégés par le droit d'auteur. Des livres, des chansons, des articles de presse, etc. Par exemple, on a pu retrouver, en interrogeant le chat, le chatbot, des passages entiers d'Harry Potter ou du Petit Prince, etc.
Monde Numérique :
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21:23] Et donc, ils sont accusés d'avoir un peu transgressé l'AI Act, puis la réglementation sur les droits d'auteurs, etc. Alors, c'est vrai que ça fait un peu désordre, parce que Mistral, c'était un peu... Alors déjà, c'est le fleuron français, donc on n'a pas envie de le voir faire des trucs qui se sont pratiqués aux États-Unis. Il faut bien dire que ça s'est pratiqué, ça, aux États-Unis. Ils se défendent, ils disent que non, etc. Eux, ils ne sont pas d'accord. Honnêtement, franchement, le problème, c'est que tout le monde l'a fait. Tchad GPT l'a fait, etc. Mais c'est vrai que la réglementation n'est pas exactement la même. Aux États-Unis, il y a un système. Il y a le système de, comment s'appelle cette disposition légale ? Le Fair Use. Le Fair Use, exactement. qui autorise en fait dans le cadre d'une utilisation d'intérêt général etc. À pomper un peu ce type d'informations. En France, ce n'est pas la même chose. Non, non. Ça ne fonctionne pas pareil. Donc déjà, on ne peut pas tout à fait comparer les choses. Mais après, Honnêtement, si on va au bout des trucs, moi, c'est ce que j'ai eu l'occasion de dire cette semaine sur le plateau de Tech & Co sur BFM Business.
Monde Numérique :
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22:40] C'est mon petit côté hacker qui ressurgit en me disant que, écoute, si les entreprises d'IA n'avaient pas fait ça, on n'aurait pas les chatbots et les modèles d'intelligence artificielle qu'on a aujourd'hui. Donc, ils ont tous fait ça. Ils ont ce qu'on appelle scrappé des contenus. Donc, ils attrapent des contenus et puis adviennent que pourra après. Eux, ça leur permet d'entraîner leur modèle et ils ne se posent pas trop la question. Alors, c'est vrai aussi qu'aux États-Unis, ça peut se comprendre parce qu'on est beaucoup plus dans une logique de on tire d'abord et on discute après. Et on règle ça en justice. Mais en France, ça ne marche pas de la même manière.
Invité :
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23:17] Et ça va se refaire encore plus souvent aux États-Unis parce qu'avec le président qu'ils ont présentement, Tu te souviendras, il avait fait une déclaration en disant, écoutez, si c'est pour le bien de tout le monde, pourquoi empêcher une IA comme ça d'avoir accès à un livre, à le lire à notre place, puis après d'être capable de nous parler de ce livre-là? Et donc, il avait vraiment ouvert le canal pour les éditeurs d'IA en disant, allez prendre ce que vous voulez, vous ne serez pas embêté avec ça.
Monde Numérique :
[
23:45] C'est un vieux combat aux Etats-Unis, oui, mais qui avait commencé avec Google Books. Moi, je me souviens quand Google a commencé à numériser tous les bouquins, les éditeurs, les ayants droit, étaient fous. À chèque en tête. Oui, mais je pense que ce n'est pas pareil parce qu'en fait, bon après, tout dépend comment on voit les choses, mais Google Books, par exemple, c'était vraiment mettre à disposition des contenus qui, par ailleurs, étaient commercialisés. Donc, c'est un peu du piratage en bonne et due forme. Là, entraîner des modèles, à mon sens, ce n'est pas la même chose parce qu'on a mis au point des nouvelles technologies. Et quand je dis un côté hacker, ça veut dire que je ne suis pas un pirate et je ne dis pas qu'il faut faire n'importe quoi et violer la loi, ce n'est pas ça. Mais quelquefois, pour faire avancer la technologie et tout ce qui a fait avancer la technologie dans l'histoire, c'était en poussant un peu les meubles et en mordant la ligne jaune, on va dire. Après, je veux dire, si on se fait rattraper par la patrouille, il faut payer, il faut en payer le prix. Et s'il y a des droits à payer à des ayants droits, allons-y. Mais si c'était le prix à payer pour qu'on ait une IA bien entraînée, une ligne de ce nom, écoute, ils avaient raison de le faire. Mais le problème, c'est.
Invité :
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24:59] Que ça se passe en France, un pays de la loi, de la règle et du règlement.
Monde Numérique :
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25:06] En effet, oui. Mais il ne faut pas que ces lois et ces règlements, encore une fois, empêche les entreprises trop d'innover. Je ne dis pas qu'il faut faire n'importe quoi, ce n'est pas du tout ce que je veux dire. Il ne s'agit pas de piller, ce n'est pas open bar. Mais quelquefois, sur des technologies très en pointe, quand il y a une forte concurrence, on mord un petit peu sur le truc.
Invité :
[
25:28] Et pour le bien commun.
Monde Numérique :
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25:31] Et voilà, exactement. C'est amusant parce que la même semaine, aux Etats-Unis, il y avait un petit peu une affaire dans le même genre. Entre les Etats-Unis et la Chine, c'est anthropique. Qui accuse Dipsic, le modèle chinois, de l'avoir pillé. Pas pareil, mais d'avoir fait ce qu'on appelle de la distillation. Donc, le fameux dip-sic chinois qui est super fort, soi-disant, et qui aurait été entraîné en coûtant moins cher, avec des machines moins puissantes, etc. Ce qui a donné des sueurs froides, on se rappelle, à OpenAI, quand il est sorti l'année dernière, ce dip-sic. Mais on avait déjà évoqué le fait que c'était de la distillation, parce qu'en fait, là aussi, c'est une pratique qui est assez courante.
Invité :
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26:14] Mais là, on a l'impression qu'ils ont vraiment retrouvé les traces. Parce qu'ils parlaient de millions d'opérations. Oui, oui. Ça a été fait sur un gros volume.
Monde Numérique :
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26:21] Mais c'était industriel. Ils avaient ouvert 24 000 comptes qui se connectaient sur Claude, qui posaient des questions, qui ramassaient les réponses et qui permettaient d'entraîner d'ipsyques.
Invité :
[
26:32] Ah non, c'est faux.
Monde Numérique :
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26:33] C'est de la distillation. Mais bon, le même anthropique qui lui-même est accusé aussi d'avoir un peu, d'avoir copié et pillé des contenus. Donc, en fait, tout le monde accuse tout le monde en ce moment. C'était la grande semaine des accusations croisées. Et qui en sort gagnant? Les cabinets d'avocats. Certainement. En tout cas aux États-Unis. En France, je ne sais pas trop ce que ça va donner. On verra s'il y a des suites pour l'affaire de Mistral.
Invité :
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26:58] Ça, c'est pour Mistral. Écoute, il faut que tu m'expliques quelque chose. Une semaine, tu as un invité, puis la semaine d'après, il est partout. Le patron de VLC, c'est fou, là.
Monde Numérique :
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27:13] Jean-Baptiste Kempf.
Invité :
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27:15] Qu'est-ce qui se passe avec lui ?
Monde Numérique :
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27:16] Jean-Baptiste Kempf, c'est le co-créateur de VLC, donc le logiciel de vidéo. Effectivement, je l'ai reçu dans la nouvelle série d'interviews que j'ai lancée sur le monde numérique qui s'appelle Innovateur. Une semaine après, mais ça n'a rien à voir. C'est un hasard. Je ne le sais pas, moi. Si, si, si. Il a piqué une colère. Il a piqué une colère. Et sa colère, c'est sur LinkedIn. Il a fait un immense post parce que l'affaire est un petit peu compliquée. Elle le concerne indirectement. Mais enfin, en gros, il menaçait... Il a fait un grand post sur LinkedIn pour dire qu'il allait quitter la France parce qu'il en avait marre. On réservait un... Enfin, voilà, la technologie était maltraitée et il n'y avait pas que la technologie. En fait, l'affaire concerne sa femme qui n'est pas dans la tech, qui devait passer le concours.
Invité :
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28:06] Elle a encore raté ses examens de juge.
Monde Numérique :
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28:08] Mais ce n'est même pas qu'elle les a ratés. Enfin, c'est une histoire abracalabrante. Elle a passé le concours d'entrée à l'École nationale de la magistrature, qui est donc pour devenir juge. C'est un concours très difficile. Et elle a été recalée, mais pour des raisons administratives, en fait. Elle a reçu un papier lui disant, mais vous n'avez pas le droit de le passer, le concours. Parce qu'il y a plein de voies d'accès à l'ENM. Et elle suivait l'une de ses voies. et cette voie-là, tout d'un coup, a été déclarée non-valide, etc. Donc, c'était première aberration, on lui a interdit de passer un concours qu'elle avait déjà passé, donc en fait, elle avait été autorisée à le passer, et donc, elle était coincée. Et là, ce qui a fait beaucoup de bruit, c'est notamment la personnalité de Jean-Baptiste Kempf, parce qu'il est un peu connu quand même en France, et puis surtout, il mettait en cause très directement le ministre de la Justice. La garde des Sceaux ? Voilà, Darmanin, qui lui a répondu.
Invité :
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29:07] Je n'avais pas vu ce bout-là.
Monde Numérique :
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29:08] Gérald Darmanin a répondu à Jean-Baptiste Kemme, donc un échange de mots doux entre lui et le ministre. Et finalement, l'affaire semble s'être réglée parce qu'en haut du poste sur LinkedIn, on peut lire maintenant que le garde des Sceaux a pris contact directement et qu'ils vont régler le problème.
Invité :
[
29:29] Et on sera à la conclusion si elle devient juge.
Monde Numérique :
[
29:32] Si elle devient juge, absolument.
Invité :
[
29:34] Mais quelle histoire. Et tout ça parce qu'il t'a accordé une entrevue.
Monde Numérique :
[
29:39] Je ne sais pas si c'est un grand rapport. Moi, je suis persuadé. Tu crois?
Invité :
[
29:44] Ah oui. Écoute, on le voit chez vous. Après, on le voit chez François Sorel. On le voit sur LinkedIn. On voit le ministre. Non, non, mais la ligne est claire. Ça a commencé chez vous.
Monde Numérique :
[
29:56] Il faut aller l'écouter. En tout cas, c'est vachement intéressant son regard sur l'innovation et puis toute l'aventure de VLC, c'est passionnant.
Invité :
[
30:03] Dis-moi, et puis on le rappelle, c'est à l'intérieur d'une nouvelle série d'entrevues que tu fais avec les créateurs français. C'est vraiment chouette.
Monde Numérique :
[
30:12] Écoute, c'est gentil. Merci Bruno, en audio et en vidéo. Bon, Bruno, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet depuis Kiyouchouk, là?
Invité :
[
30:22] Non, Rimouski.
Monde Numérique :
[
30:23] Rimouski, pardon. C'est hyper exotique. J'avoue humblement, je ne connaissais pas. j'avais jamais entendu ce nom.
Invité :
[
30:30] Je suis content de t'avoir présenté une très belle destination.
Monde Numérique :
[
30:35] Je suis allé regarder et puis tu m'as envoyé des photos ça a l'air très beau, C'est une vraie ville en plus, ce n'est pas le fin fond du monde. Non, non, c'est une vraie ville.
Invité :
[
30:44] Et d'ailleurs, TELUS, qui est une grande entreprise de télécommunications canadiennes, du côté de l'est du Canada, c'est ici où elle a ses bureaux chefs. D'ailleurs, il y a ici, je vais probablement aller le voir avant de repartir de Rimouski, il y a un énorme centre de données. Quand on parle de souveraineté numérique, il y a un énorme centre de données qui a été monté ici et qui stocke l'information canadienne ici au pays. Non, non, c'est un beau coin de pays, c'est gros et ça vaut le détour, si vous aimez. Mais ce n'est pas de ça que je parle dans mon carnet cette semaine. Je te remercie d'évoquer la chose. Je parle de deux réseaux sociaux québécois. Il faut être chauvin. C'est probablement le fait que je viens faire mon tour dans ce coin-ci du pays que le chauvinisme vient à moi. Mais donc, je vais prendre des nouvelles de Club, qui est un réseau social qui fonctionne depuis un an et qui va bien et qui commence à se positionner et qui lance une grande campagne de socio-financement. Puis, je dis québécois, mais si vous venez de la France, vous pouvez aussi prendre des nouvelles des cousins québécois. Ça, c'est une chose. Puis de l'autre côté, il y a un réseau social. Ça fait deux ans et demi dont on parle. Ça fait deux ans et demi qu'ils sont en préparation, en travail là-dessus. C'est une coopérative.
Invité :
[
31:59] Au départ, ça s'appelait Nouvelle Place. Maintenant, ça s'appelle Sociable. Mais c'est toujours pas ouvert. On nous promet une bêta bientôt. Et finalement, tant qu'à parler d'un réseau social québécois, je vais parler de l'autre qui est en développement depuis deux ans et demi. Alors, je fais le portrait de la chose et puis sinon, il y a toujours mes collaborateurs habituels qui viennent faire leur tour pour me parler de différents sujets.
Monde Numérique :
[
32:24] Bruno, je te souhaite une bonne fin de séjour à Trunjuktu.
Invité :
[
32:30] À Rimouski.
Monde Numérique :
[
32:31] Rimouski. Désolé pour les habitants de Rimouski qui nous écoutent.
Invité :
[
32:35] Non, mais désolé pour les habitants de Tujuktu.
Monde Numérique :
[
32:39] Qui n'est pas très loin d'ailleurs de Rimouski.
Invité :
[
32:41] Non, ce n'est pas tellement loin. Entre un haut à chien, on y arrive.
Monde Numérique :
[
32:44] Non, j'espère qu'ils me pardonneront. C'est pour plaisanter. Oui. Et on se retrouve avant la semaine prochaine. On se retrouve ce dimanche dans le Grand Débrief avec François Sorel. Super Grand Débrief parce qu'on l'a déjà enregistré en fait et je viens de le réécouter. Il est top. Vous avez été excellent, contrairement à d'habitude.
Invité :
[
33:04] C'est parce que cette fois-ci, il y avait des bonnes questions.
Monde Numérique :
[
33:06] Donc, ça vaut le coup. Ouais.
Invité :
[
33:18] Monde numérique, le meilleur de la tech.
Monde Numérique :
[
33:28] Le meilleur de la tech, ça continue avec les interviews de la semaine. Mes invités cette semaine, savez-vous qu'il existe des dizaines de logiciels et de solutions en ligne françaises, ou en tout cas européennes, qui peuvent bien souvent remplacer les classiques solutions américaines. Mais elles sont souvent peu connues. Alors comment les trouver ? Comment mieux les connaître ? Eh bien, c'est la mission que s'est fixée Christopher Simonelli qu'on va écouter dans un instant. Mais avant cela, allez, parlons un peu d'intelligence artificielle. Ça faisait longtemps et on va s'intéresser aux World Models, C'est autre aspect de l'intelligence artificielle avec mes invités tout de suite. Les interviews qui vont suivre sont en version intégrale si vous écoutez mon numérique hebdo premium sur Apple Podcasts ou Spotify. Et sinon, retrouvez-les en version complète en épisodes séparés la semaine prochaine. Bonjour Benjamin Ray et Arthur Chevalier.
Invité :
[
34:26] Bonjour.
Monde Numérique :
[
34:27] Vous êtes respectivement CEO et CTO de Présage, qui est une start-up française de deep tech. Donc, on est vraiment sur du dur. Vous allez nous expliquer ça en détail. Vous êtes spécialisé dans ce qu'on appelle les world models. Qu'est-ce que c'est, les world models ? Qui commence, Arthur ?
Invité :
[
34:48] Je vais y aller.
Monde Numérique :
[
34:50] Donc, le CTO.
Invité :
[
34:51] C'est ça. Un world model, pour faire très simple, et pour faire une analogie très, très simple, c'est une intelligence artificielle qui est capable de comprendre les conséquences de ses actions. C'est une intelligence qui évolue au sein d'un monde, mais qui comprend les lois de ce monde. C'est comme un physicien par rapport à un LLM qui serait plus prédicteur de mots, mais qui ne comprend pas forcément toutes les lois du monde qui l'entourent.
Monde Numérique :
[
35:17] Benjamin Aré ?
Invité :
[
35:19] Moi, j'irais un petit peu plus loin. Je pense que le LLM, c'est un interprète qui est très bon dans ce qu'il fait. Quand le world model va, lui, aller bien plus dans ce monde et dans la compréhension de ce monde et de sa complexité, avant de prendre une action.
Monde Numérique :
[
35:37] Alors, les world models, on a commencé à en parler grâce à une personnalité, une figure française, qui est Yann Lequin, ex-directeur scientifique de Meta, qui vient de revenir, si on peut dire, en France pour créer sa start-up. Et il a clairement annoncé que lui allait travailler sur les World Models. Est-ce qu'on a l'impression qu'il y a une espèce de flamme ? Il y a quelque chose qui démarre ? Il y a une espèce de dynamique autour des World Models qui est en train de prendre forme ?
Invité :
[
36:07] Oui, je pense que quand une personnalité comme Yann Lequin décide de rentrer à Paris, et de le dire ouvertement je pense que ça crée des chemins je pense qu'il y a deux chemins qui sont en train de se créer, dans l'IA il y a l'IA générative qui se développe énormément encore aujourd'hui aux US et puis il y a un chemin qui est en train de se créer en Europe et plus précisément à Paris donc on est chanceux d'avoir cette localisation là, sur les world models où il y a encore beaucoup de recherches à faire, où il y a encore des papiers dont l'origine et bien évidemment adressé à Yann Lequin il y a plus de dix ans. Mais aujourd'hui, on rentre un peu plus précisément dans l'applicatif de ces World Models. Et donc, en tout cas, je suis présage, on pense qu'il y a un chemin à prendre. Il y a une géographie aussi qui est différente. On sait que l'Europe a toujours pensé différemment par rapport aux grandes technologies. Et on pense que ce World Models-là et cette technologie-là a toute sa place en Europe.
Monde Numérique :
[
37:01] On peut dire que c'est un peu l'alternative à l'IA générative telle qu'on la connaît aujourd'hui ?
Invité :
[
37:05] Oui, je pense que c'est une alternative. Il faut quand même voir ça aussi comme un complément. Comme disait Benjamin, il est important de noter que les LLM sont quand même une très bonne technologie, alors coûteuse en termes d'énergie, il faut le rappeler.
Monde Numérique :
[
37:16] Voilà, c'est ça. Est-ce qu'il faut les opposer, ces deux technologies, en fait ?
Invité :
[
37:19] Je pense, sur un terrain, oui. On n'a pas besoin de LLM pour faire tout ce qu'on en fait. Les LLM, comme disait Benjamin, sont une très bonne interface, comme à la genèse de l'interface graphique à l'époque. Les LLM permettent à l'humain de bien mieux communiquer avec la machine. Ça ne veut pas dire que le LLM est si intelligent que ça. L'interface est très bonne, mais pourquoi ne pas voir un LLM faisant office d'interface qui ensuite parle à des world models qui sont bien plus intelligents et qui comprennent les choses bien mieux.
Monde Numérique :
[
37:46] Donc le world model, pour qu'on comprenne bien, et c'est ce qu'a toujours expliqué Yann Lequin, c'est une meilleure représentation du monde. C'est-à-dire que le LLM, il comprend le monde à travers des transcriptions textuelles. Donc en fait, il ne comprend rien. il fait de la statistique pour mettre les mots les unes à les autres mais l'ambition du world model c'est vraiment de donner à la machine une représentation du monde physique avec les lois de la physique si je fais tomber une pierre elle va s'écraser par terre etc c'est exactement ça.
Invité :
[
38:13] Ça va même un cran plus loin, c'est pas qu'on lui donne comme contexte les représentations des lois physiques c'est que lors de son entraînement elle les comprend, c'est comme si un LLM devait générer des images si on parle de génération d'images et va générer une pomme qui tombe le World Model, lui, comprend pourquoi la pomme tombe et il a dû la prendre lors de son entraînement. Donc on comprend que c'est une intelligence beaucoup plus poussée et on peut l'adapter à des cas beaucoup plus concrets comme le médical, le cloud en l'occurrence pour nous, les voitures autonomes qui seraient beaucoup plus intelligentes dans les actions qu'elles peuvent prendre.
Monde Numérique :
[
38:45] C'est un peu la promesse d'ailleurs pour les voitures autonomes, ça l'entend beaucoup. Alors vous, vous appliquez les World Models au cloud, donc c'est technico-technique, on est dans les bas-fonds d'Internet si on peut dire. Très concrètement, ça veut dire quoi ?
Invité :
[
39:04] En fait, ça veut dire que ce qu'on observe actuellement du cloud, c'est qu'il y a beaucoup de choses à surveiller. Il y a la cybersécurité, évidemment, il y a la consommation énergétique, le prix de ces infrastructures. et surtout bien construire ces infrastructures. Il faut voir le cloud comme un peu un jeu de Lego où on peut construire une architecture à base de services qu'on vient empiler. Et depuis l'arrivée des IA génératives, on s'est dit que c'était une bonne idée de laisser accès à ces Lego à des IA. Et ce qu'on observe, c'est que ça peut casser très très fort. L'idée d'un world model, c'est que comme il comprend les conséquences de ses actions, il est capable de simuler l'état de cette pile de Lego après avoir pris une action. Et donc, le but, c'est qu'il est très bien capable de comprendre ce qui va faire tomber cette pile ou ce qui va la faire tenir en place. Et donc, on est beaucoup plus safe d'un point de vue action prise par une IA. Et surtout, il y a une compréhension beaucoup plus fine parce que comparé à un LLM qui est capable de juste générer du texte comme quoi il aurait compris, par exemple, des principes de cybersécurité, là, on a vraiment une intelligence qui est capable de les comprendre et donc d'agir en conséquence, voire de réagir vis-à-vis de choses qu'elle observe.
Monde Numérique :
[
40:11] Donc, les solutions que vous développez sont destinées à quoi ? À aller gérer les infrastructures cloud à la place d'êtres humains, en fait ?
Invité :
[
40:19] On a beaucoup de pistes. On a des pistes pour gérer, justement, et accompagner des humains. Je pense que c'est bien d'avoir tout le temps, quand même, des humains. Mais on va être capable, avec ce genre d'intelligence, de simuler énormément d'actions très, très rapidement. Il faut aussi noter, par exemple, que les World Models sont beaucoup plus rapides. Là où un LLM prend quelques secondes pour répondre, un world model un des notes fondationnelles est capable de répondre en 3 millisecondes quel sera l'état du cloud après avoir pris une action à une heure un jour une semaine, donc il faut aussi noter ça on n'a pas de coût à l'inférence c'est à dire quand on veut demander une prédiction là où le LLM est capable de faire énormément de calculs donc ça consomme moins et c'est beaucoup plus lent pour les LLM pardon ça consomme moins et c'est beaucoup plus rapide pour les world models plus rapide ouais.
Monde Numérique :
[
41:01] Quelle différence avec les jumeaux numériques ce qu'on appelle un jumeau numérique.
Invité :
[
41:06] Alors c'est très très proche on peut on peut rapprocher les deux dans le sens où un world model en fait utilise comme des jumeaux numériques pour comprendre le monde qui l'entoure alors on peut l'entendre sur des données très très réelles, le world model a une représentation du monde qui l'entoure comme un jumeau numérique mais est capable de simuler les états futurs là où un jumeau numérique n'en est pas très capable ou moins capable de par le fait qu'un jumeau numérique en fait va simuler les étapes qui suivent mais ne comprend pas vraiment les lois ou alors il faut les écrire à la main là où le world model les comprend et donc il est beaucoup plus puissant dans sa façon de raisonner et de décider quelle action il faut mettre Alors.
Monde Numérique :
[
41:48] Bon c'est des concepts qui sont quand même complexes, qui ne sont pas à la portée du premier venu, mais si on comprend bien, on revient sur ce qu'on a déjà évoqué souvent, cette notion de réseaux neuronaux, et tout se passe au niveau du réseau neuronal, notamment l'expertise de Yann Lequin, c'est ça ?
Invité :
[
42:07] C'est ça, exactement. Le World Model est un assemblage de réseaux neuronaux et d'autres architectures, on peut aller très très loin, mais ça serait très technique, pour simplifier fortement, c'est un réseau neuronal, la différence se situe sur ce qu'on lui fait apprendre. On ne lui fait pas apprendre la prochaine étape ou le prochain mot, comme un LLM. On lui fait apprendre l'état du monde suivant suite à une action. Et donc, ça change beaucoup de choses dans sa façon de comprendre les choses.
Monde Numérique :
[
42:39] Merci beaucoup, messieurs Benjamin Ray et Arthur Chevalier de la société Présage. Et pour en savoir plus, écoutez la semaine prochaine, la version intégrale de cette interview sur le fil du podcast Monde Numérique. Salut, Christopher Siminelli.
Invité :
[
43:01] Salut, Jérôme Colombin. Comment tu vas ?
Monde Numérique :
[
43:03] Très bien, merci. Je suis ravi de te recevoir dans le monde numérique. Fondateur d'OrsoMédia, OrsoMédia, écurie de podcast. Comment on présente OrsoMédia ?
Invité :
[
43:12] Écoute, on a un groupe média hybride. À la fois, on accompagne pas mal de créateurs de contenu, notamment des podcasters, des youtubers, sur des sujets de business, finance perso, tech, innovation. Et à la fois, on produit nos propres médias, comme la martingale, combien ça gagne, d'autres projets encore à venir cette année.
Monde Numérique :
[
43:30] Voilà, avec Mathieu Stéphanie notamment, génération du It Yourself, etc. Oui, donc on se connaît bien, mais ce n'est pas de ça dont on va parler. Je voudrais que tu me parles de cette initiative que tu as lancée qui s'appelle Le Switch. Et comme son nom l'indique, switcher en anglais, ça veut dire changer, passer d'un univers à un autre. C'est donc l'ambition qui est derrière ça, c'est de reconquérir une forme de souveraineté numérique, c'est ça ?
Invité :
[
43:59] Oui, c'est ça. En fait, c'est parti d'un constat que je mûris depuis quelques mois déjà et qui a été accéléré avec l'élection de notre cher Donald Trump en novembre dernier. En fait, c'est de se dire qu'on a toujours le réflexe d'aller utiliser des outils numériques américains. Moi-même, quand j'ai lancé OrsoMedia, il n'y avait pas de sujet. Ma messagerie interne, c'est Google Workspace. Mon CRM, c'est Pipedrive, etc. Mes outils de création, c'est Adobe, Canva, etc. Parce que c'est devenu un réflexe. T'as envie un peu de faire comme les grosses boîtes américaines, comme ces startups qui réussissent et qui deviennent des licornes. Et donc, t'as envie d'avoir la même stack logiciel que ces boîtes-là.
Monde Numérique :
[
44:49] Ouais, on n'a pas trop le choix non plus. Enfin, on pense qu'on n'a pas trop le choix, en tout cas.
Invité :
[
44:54] On pense qu'on n'a pas trop le choix, exactement. Et en fait... J'ai eu un déclic en me demandant, avec toutes ces histoires de régulation numérique entre l'UE, les Etats-Unis, et puis l'extrême pouvoir qu'ont ces GAFAM depuis des années et des années sur nos données, sur notre vie numérique au global. Il y a une somme de connaissances qu'on leur donne comme ça, gratuitement. C'est incommensurable et tout ça, ça a une valeur monumentale. Et je suis parti un peu de ce constat en me disant, quand on donne nos data, et notre argent, parce que c'est des outils dans le monde professionnel qu'on paye chaque mois, c'est des modèles SaaS, et bien en fait c'est de l'argent et de la force qu'on ne donne pas à l'écosystème tech européen. Et c'est un peu comme un serpent qui se mord la queue. Et je me suis dit, je vais faire l'exercice avec les CRM, les Customer Relations Managers, c'est-à-dire les outils que toutes les boîtes utilisent pour gérer leurs relations clients, suivre leur prospection, etc. Est-ce qu'il existe au moins des CRM français ? J'en ai trouvé 30. J'en ai trouvé 30.
Monde Numérique :
[
46:01] 30 ?
Invité :
[
46:01] Alors, certains sont très spécialisés, d'autres sont très généralistes, ne serait-ce que Brevo, par exemple, qui est devenue une licorne française, mais il y a une trentaine de CRM français. Alors, imagine au niveau européen combien il y a de CRM développés.
Monde Numérique :
[
46:16] Bon, je vais me faire un peu l'avocat du diable. Parfois, si on ne va pas sur ce genre de solution, en tout cas jusqu'à présent, souvent, c'est parce qu'on ne retrouvait pas forcément toujours ses petits. C'était moins performant. C'était, dans certains cas, moins performant. Où est-ce qu'on en est aujourd'hui ? On est monté en qualité, d'après toi ? C'est quoi les points faibles, sinon ?
Invité :
[
46:38] Sur la richesse des fonctionnalités, etc., il n'y a rien à redire. Tu vois, Nuta, encore une fois, c'est un outil de prise de notes pour les visios, etc., qui fonctionne même sur le téléphone, même avec vos appels téléphoniques classiques. C'est dix fois plus complet que tactique tactique que j'utilisais jusqu'à présent. Donc, c'est même pas une question de...
Monde Numérique :
[
46:56] Nouta, tu dis.
Invité :
[
46:56] Nouta, N-O-O-T-A.io. Dans ma newsletter de la semaine dernière, je parle de Brevo Meetings. C'est un outil gratuit, en plus, gratuit, qui permet, vous savez, de proposer des créneaux d'agenda à des gens avec qui vous avez besoin de caler des rendez-vous. Donc, plutôt que de regarder dans votre agenda et dire, ah ben oui, je suis disponible mardi de 15h, etc. Donc, c'est des outils qui sont... Synchroniser avec votre agenda, qui voit tout de suite quels sont vos créneaux disponibles.
Monde Numérique :
[
47:22] J'allais dire, c'est comme Calendly.
Invité :
[
47:24] C'est exactement comme Calendly, donc c'est une alternative à Calendly.
Monde Numérique :
[
47:27] Bon, on peut peut-être en citer encore quelques autres. Tu as des choses en tête là, donc on a parlé de Bravo Meetings, on a parlé de concrètement, il y a deux, trois trucs encore que tu voudrais recommander ?
Invité :
[
47:39] Oui, bien sûr, un outil que toi tu connais sur le bout des doigts parce que tu es aussi accro que moi, mais c'est Lovable, bien sûr.
Monde Numérique :
[
47:47] Ah ouais, alors là.
Invité :
[
47:47] Lovable.
Monde Numérique :
[
47:49] Donc ça, c'est par français, c'est européen, c'est suédois.
Invité :
[
47:53] L'idée, c'est vraiment de mettre en avant des outils européens, c'est suédois. Donc, tu as ce navigateur web qui s'appelle Vivaldi, tu as Swiss Transfer, qui est une bonne alternative à WeTransfer. J'utilise depuis quelques semaines une alternative à Google Maps qui s'appelle RuleMap, R-O-O-L-E. Oui, tout à fait.
Monde Numérique :
[
48:11] Sur mobile.
Invité :
[
48:12] Tu connais, mais franchement, ça fonctionne vraiment très bien.
Monde Numérique :
[
48:15] Alors, c'est intéressant parce que, bien sûr, aujourd'hui, ces solutions fonctionnent bien. Souvent, je trouve que les interfaces sont vachement bien parce qu'on retrouve même ces petits, parce qu'on a pris des habitudes. ProtonMail, l'interface est superbe. Elle est très bien léchée. En fait, on a l'impression d'être sur Google, mais on n'est pas sur Gmail. Mais on n'est pas sur Gmail. Du coup, on n'est pas perturbé quand même. Pour certaines choses, c'est mieux. mais il y a, c'est toujours le diable est toujours dans les détails et il manque toujours des petits trucs par-ci par-là, Rulemap, c'est ça ? je l'ai téléchargé je ne suis pas allé très très loin j'ai l'impression qu'il manque une fonction que moi j'aime bien c'est le partage de trajet, on ne sait pas ça tu vois, c'est un détail mais c'est pour dire, voilà, souvent est-ce qu'on ne risque pas malgré tout encore de buter sur des petites choses quand on veut switcher.
Invité :
[
49:09] Oui, tu as raison. C'est toujours les 20 derniers pourcents qui peuvent faire la différence et qui font que ces outils qu'on utilise au quotidien américain nous sont si précieux. Mais en fait, ce que je me dis, c'est que si déjà on arrive à absorber 80% des usages, ce sera déjà pas mal. Et sur les 20% restants, quand je vois à quel point il est facile, aujourd'hui, de développer des fonctionnalités, même sur n'importe quel logiciel, que ce soit du web, une app, etc., tu vois, la marge n'est plus aussi grande qu'il y a encore 5 ou 10 ans. On peut encore reparler de Vibe Coding et de Lovable, mais aujourd'hui, je suis un éditeur indépendant. C'est vraiment à ma portée de développer des solutions alternatives et même d'aller encore plus loin parce qu'on a encore plus d'agilité quand on part de zéro que quand on a une dette technique et qu'on doit construire sur des fondations existantes. Alors, je suis peut-être un doux rêveur, mais je pense vraiment que c'est possible. Je pense vraiment que c'est possible.
Monde Numérique :
[
50:17] Merci beaucoup, Christopher Simonelli. Et donc, pour en savoir plus, on s'abonne à la newsletter, le switch c'est le switch.eu.
Invité :
[
50:24] D'ailleurs qui était entièrement développé avec Lovable tu apprécieras.
Monde Numérique :
[
50:28] Super on est vraiment deux Lovable addicts toi et moi c'est clair merci beaucoup.
Invité :
[
50:33] À toi pour l'invitation Jérôme.
Monde Numérique :
[
50:34] Merci et puis on te lira avec plaisir pour découvrir encore plein d'autres solutions merci Chris salut.
Monde Numérique :
[
50:54] Ah, comme j'étais content de passer ce moment avec vous pour cet épisode de l'hebdo du 28 février. J'espère que ça vous a plu. Merci d'avoir suivi jusqu'au bout. On va se retrouver donc, je vous l'ai dit, la semaine prochaine depuis Barcelone pour le Mobile World Congress. Donc, on en reparlera dans l'hebdo. Et puis, il y aura également des interviews séparées et surtout des petites vidéos et reportages vidéo. Je vous propose un petit reportage de type vlog, un peu comme au CES de Las Vegas, Donc rendez-vous sur la chaîne YouTube ou sur le site mondenumérique.info.
Monde Numérique :
[
51:32] À propos de vidéos d'ailleurs, sachez que la séquence actue du début de l'émission est disponible en version vidéo également. Alors c'est encore un peu expérimental, je teste ça, dites-moi ce que vous en pensez. Si vous avez l'occasion de la regarder, surtout n'hésitez pas. Ne ratez pas ce week-end, nouvel épisode du Grand Débrief avec François Sorel et Bruno Gugliel-Minetti. On évoquera l'impact de l'IA sur les métiers, notamment des doubleurs de cinéma, qui ont beaucoup fait parler de dernièrement, mais également les développeurs, avec pas mal de déclarations un peu fracassantes ces derniers temps. Et puis on s'interrogera aussi un peu sur la conscience de l'intelligence artificielle, si tant est qu'elle existe. Merci pour votre fidélité, abonnez-vous à ce podcast si ce n'est pas déjà fait, faites-le connaître à vos amis, vous pouvez réagir sur les réseaux sociaux, vous pouvez vous abonner à la newsletter et vous trouverez toutes les infos sur le site mondenumérique.info. Très bonne semaine, pleine de tech, salut !